samedi 25 mai 2013
vendredi 24 mai 2013
La conjuration primitive, Maxime Chattam
Résumé :
Et si seul le Mal pouvait combattre le Mal ?
Une véritable épidémie de meurtres ravage la France. Plus
que des rituels, les scènes de crimes sont un langage. Et les morts semblent se
répondre d’un endroit à l’autre. Plusieurs tueurs sont-ils à l’œuvre ? Se
connaissent-ils ? Et si c’était un jeu ?
Mais très vite, l’hexagone ne leur suffit plus : l’Europe
entière devient l’enjeu de leur monstrueuse compétition.
Pour essayer de mettre fin à cette escalade dans l’horreur,
une brigade de gendarmerie pas tout à fait comme les autres et un célèbre
profiler, appelé en renfort pour tenter de comprendre.
De Paris à Québec en passant par la Pologne et l’Ecosse,
Maxime Chattam nous plonge dans cette terrifiante Conjuration primitive, qui
explore les pires déviances de la nature humaine.
Avis :
Avec La
conjuration primitive, Maxime Chattam revient à ce qu’il fait de mieux ;
le thriller sombre et horrifique à souhait.
La France se voit devenir le terrain de jeu
de serial killers ayant comme point commun de signer leurs meurtres avec le
même étrange symbole : *e. Les modes opératoires sont différents, mais les
meurtriers semblent se répondre, voire se connaître…
Cet auteur n’est jamais aussi bon que
lorsqu’il explore le côté obscur de l’homme et décortique la manière d’agir de
ces prédateurs que sont les tueurs en série. Malgré quelques maladresses dans l’histoire,
Maxime Chattam offre à ses lecteurs un thriller sanglant et captivant, dans les
traces de sa Trilogie du Mal, sans
toutefois l’égaler. Son style nerveux et direct ne laisse pas de place au temps
mort, et l’intrigue réserve son lot de surprises, révélations, rebondissements
et retournements de situation. Si quelques-uns sont relativement faciles à
deviner, d’autres sont complètement inattendus et j’ai été vraiment été étonnée
(positivement) par certaines situations. De plus, j’ai beaucoup aimé le clin d’œil
à la fin, les fans de l’auteur me rejoindront sur ce point.
Si vous êtes amateurs de frissons, La conjuration primitive vous fera
passer un très bon moment, ne passez pas à côté.
jeudi 23 mai 2013
Le Trône de Fer T13 - Le bûcher d'un Roi, George R.R. Martin
Résumé :
Le destin des Sept Royaumes est sur le
point de basculer. À l'Est, Daenerys, dernière descendante de la Maison
Targaryen, secondée par ses terrifiants dragons arrivés à maturité, règne sur
une cité de mort et de poussière, entourée d'ennemis. Mais alors que certains
voudraient la voir passer de vie à trépas, d'autres entendent rallier sa cause,
tel Tyrion Lannister, le Lutin, dont la tête vaut de l'or depuis qu'il s'est
rendu coupable du meurtre de son père, Tywin. Au Nord, où se dresse l'immense Mur
de glace et de pierre qui garde la frontière septentrionale des Royaumes, Jon
Snow, le bâtard de feu Eddard Stark, a été élu 998e Commandant en chef de la
Garde de Nuit, mais ses adversaires se dissimulent des deux côtés du Mur, y
compris parmi les troupes de Stannis Baratheon qui ont élu domicile dans ces
contrées glacées...
Avis :
Si vous suivez les chroniques du Trône de Fer sur ce blog, vous
remarquerez qu’on passe de l’intégrale 4… au tome 13 ! Eh oui, j’ai
rattrapé la numérotation de Pygmalion, l’éditeur qui saucissonne l’œuvre de
George R.R. Martin sans complexe. Soyons logiques, pourquoi se priver du
plaisir de découper le cinquième tome (en version originale) en trois livres ?
Pas de petit profit, pourquoi se contenter de la vente d'un livre alors qu'on peut en vendre trois et multiplier ainsi le bénéfice ?
Le
Bûcher d’un Roi reprend chronologiquement après les
évènements du tome 3, et se déroule en même temps que ceux du tome 4 (petit
rappel, l’auteur a découpé son quatrième tome trop volumineux en deux, de
manière géographique, et non chronologique, le tome 4 se concentrant sur les
événements se déroulant au sud de Westeros, le 5 centré sur ceux du nord).
Du coup, c’est plus compliqué de chroniquer
la première tranche d’une œuvre, chaque personnage n’ayant pas été au bout du
cheminement prévu par l’auteur, et la fin du roman n’en étant pas une,
forcément. Retour donc vers le Nord, et vers Tyrion, Daenerys et Jon
principalement. Ce tome 13 commence assez lentement, l’action est peu présente,
cette première partie permet surtout de reprendre contact avec les personnages
qu’on avait laissé de côté pendant un tome complet, et de les resituer dans
l’intrigue. Il reste à savoir où tout cela va nous mener dans la deuxième
partie version Pygmalion…
À noter aussi le changement de traducteur,
j’ai eu un peu de mal à l’apprivoiser. Autant au départ le style de Jean Sola
m’avait un peu « perturbée » au départ, autant je m’y étais vraiment
habituée au fil des pages, et j’ai eu un peu de mal à me couler dans le style
de Patrick Marcel.
mercredi 22 mai 2013
Ce qui nous lie, Samantha Bailly
Résumé :
Alice a un don. Les liens entre les individus lui
apparaissent sous forme de fils lumineux. Un phénomène inexplicable qu'elle a
appris à dissimuler... et à utiliser pour démasquer les hommes infidèles et
venger les femmes trompées. Mais au fond, Alice aspire à retrouver une vie «
normale », celle du bureau, des collègues et des relations simples. Son nouveau
job dans un cabinet de recrutement semble lui offrir tout cela, et plus encore.
Parmi les personnalités variées qui cohabitent dans
l'open space, elle rencontre Raphaël, chasseur de têtes et de cœurs, un homme
inaccessible qui ne la laisse pas indifférente. Le seul dont Alice n'arrive pas
à percevoir les liens...
Un récit émouvant et juste, porté par une héroïne hors
du commun, signé par une jeune auteure au talent éblouissant.
Avis :
Alice est spéciale, elle voit les liens
affectifs entre les gens sous forme de fils lumineux. Trahie en amour par le
passé, elle se sert de ce don pour dénoncer les hommes volages à leurs
conjointes. Démarche nocive qui l’enferme dans sa rancœur et l’empêche
d’avancer. Aujourd’hui, Alice prend un nouveau départ et réintègre le monde du
travail. Elle y rencontrera Raphaël, un homme séduisant et mystérieux qui
l’intrigue et l’attire à la fois. Mais le jeune homme est fiancé, Alice
pourra-t-elle progresser et se reconstruire, ou reproduira-t-elle les mêmes
erreurs ?
Ce qui m’a le plus marquée dans Ce qui nous lie, c’est que dès les
premières phrases je suis tombée amoureuse de l’écriture de Samantha Bailly,
avant même de vraiment découvrir l’intrigue. Sensible et emplie d’émotion, elle
sait toucher le lecteur et le maintenir captif de son récit grâce à la magie de
ses mots. L’histoire d’Alice en elle-même n’est pas en reste, cette jeune femme
qui veut se donner un nouveau départ, ou tout simplement reprendre goût à la
vie m’a happée. L’alternance de la narration entre passé, présent et futur
permet de reconstruire le puzzle de sa vie au fur et à mesure, de mieux
comprendre les personnages, leurs relations et leur évolution. En revanche, la
romance n’est pas le point central du livre, il s’agit davantage d’une
introspection, d’un cheminement intellectuel et personnel du personnage
principal, ce qui peut dérouter les amateurs de romance pure.
Ce
qui nous lie est un vrai coup de cœur. Samantha Bailly
écrit avec une maturité incroyable pour son âge, avec un regard juste, mais parfois
désabusé sur la vie, tout en gardant toujours une note d’espoir finale. Je vous
recommande vivement ce roman pour découvrir cet auteur dont je vais rapidement
me procurer un autre ouvrage.
mardi 21 mai 2013
Beautiful Bastard, Christina Lauren
Résumé :
L’esprit vif, bosseuse et volontaire, Chloé Mills n’a
qu’un seul problème, son patron : Bennett Ryan. Exigeant, direct, dépourvu de
tact, ou d’une quelconque considération à l’égard d’autrui, il est
absolument... irrésistible. Un salaud magnifique. Bennett retourne à Chicago
après avoir séjourné en France pour jouer au sein de l’entreprise familiale
qu’il dirige, un grand groupe de media, un rôle de premier plan. Rien ne
laissait supposer que son assistante chargée de l’aider à distance lorsqu’il
était à l’étranger, puisse se révéler être, cette sublime créature – dotée
d’une innocence toute provocatrice et absolument exaspérante – avec laquelle il
allait désormais devoir travailler chaque jour. Malgré sa réputation, Bennett
n’est pas du genre à entretenir une aventure sur son lieu de travail. Mais
Chloé est si séduisante qu’il envisage de faire une entorse à la règle – pour
ne pas dire, la faire complètement voler en éclats – si c’est le seul moyen
pour lui, de la conquérir, de se l’approprier, de la posséder. Alors que désir
et attirance mutuelle ne cessent de croître jusqu’à un point limite, de
non-retour, Bennett et Chloé doivent décider exactement ce qu’ils sont prêts à
perdre ou à sacrifier, pour continuer à s’auto-posséder, l’un l’autre sans
répit.
Avis :
La mode est aux romances érotiques, et en
voici encore une qui se passe dans l’univers du bureau, mettant en scène un
patron, beau comme un Dieu mais odieux, et sa jolie assistante. Mais rangez les
menottes et autres accessoires SM, oubliez les protagonistes torturés ayant
besoin d’une thérapie, Beautiful Bastard
évite la surenchère et revient à une certaine simplicité dans l’histoire de
Bennett et Chloé, et ça fait du bien.
Nous allons donc suivre le sexy Bennett,
fraîchement revenu dans l’entreprise familiale, qui, découvrant sa charmante assistante,
la désire plus que tout. Si au départ il arrive à se maîtriser, il va finir par
céder à la tentation. Et ça tombe plutôt bien, la jeune femme est sous le
charme aussi et éprouve le même désir à l’égard de son boss. Mais Chloé n’est
pas une marionnette et sa relation avec Bennett ne va pas se contenter de rester
une simple histoire de sexe.
Et justement, l’évolution entre les
personnages, l’absence d’artifice ou d’accessoires et la psychologie simple des
personnages ont pour résultat une histoire très agréable à suivre, ne s’embarrassant
pas de fioritures ni d’accessoires, ce qui est très reposant après la
surenchère subie dans les autres livres du genre.
Le sexe est très présent, donnant lieu à
des scènes au bureau qui vous fera envisager votre patron sous un nouvel angle
(ou pas !). Le résultat est émoustillant sans être vulgaire, mise à part au
départ pas mal de grossièretés que j’ai trouvé superflues. Des mots crus, pourquoi
pas, mais à bon escient. Mais c’est bien le seul reproche que je peux faire.
Si vous êtes lassés du SM et des
personnages qui courent chez le psy toutes les deux heures, n’hésitez pas à ouvrir
Beautiful Bastard qui vous fera
passer un très bon moment où la passion et le désir se mêlent aux sentiments.
lundi 20 mai 2013
Rainbow pour Rimbaud, Jean Teulé
Résumé :
On n'est pas sérieux quand on a 36 ans, une
queue-de-cheval rouge, une taille de géant et une armoire pour couche de
prédilection. Robert vit à Charleville-Mézières, chez ses parents. Comme
d'autres connaissent toutes les paroles de leur chanteur préféré, Robert sait
tout Rimbaud. Par coeur.
Isabelle, standardiste à la SNCF, ne sait
encore rien de Rimbaud, rien de l'amour, ni rien du monde. Un doux colosse
nommé Robert, échappé de Charleville, les lui révélera. Entre Le Caire, l'île
Maurice, Dakar et Tarrafal, ces deux-là brûleront d'amour et de poésie.
Vagabonds célestes, amants absolus, ils laissent à jamais sur le sable et sur
les âmes la trace de leurs semelles de vent. Enfin, leur odyssée sublime
confirmera le mot du poète, tatoué sous le nez même de Robert : Je est un
autre... Je est Rimbaud.
Avis :
« Je est un autre... Je est Rimbaud »
et moi j’ai été complètement larguée pendant 200 pages.
Je ne sais pas si ça vous est déjà arrivé,
mais il y a parfois des lectures qui vous laissent plus que perplexe,
complètement désœuvré de n’y avoir rien compris. C’est le cas de Rainbow pour Rimbaud. Sans doute est-ce
un manque de culture de ma part (pour moi Arthur Rimbaud c’est Le dormeur du Val, les opiacées et
l’amant de Verlaine, et c’est à peu près tout), mais j’ai raté toutes les
références au Poète s’il y en avait (sauf Charleville-Mézières, mais c’est bien
mince), et l’histoire en elle-même est restée nébuleuse du début à la fin, tant
et si bien que je serais bien incapable de vous en parler, car au final je ne
l’ai pas comprise, ou du moins je n’en ai pas compris l’intérêt.
Pourtant j’ai essayé, mais en vain.
Peut-être n’y a-t-il rien à comprendre, que ce texte n’est qu’un exercice de
style déjanté hommage à Rimbaud. Je ne sais pas (je ne sais plus, je suis
perdue), mais en refermant l’ouvrage j’ai eu un grand sentiment de solitude en
constatant que j’étais passée à côté du roman…
dimanche 19 mai 2013
samedi 18 mai 2013
vendredi 17 mai 2013
Dix bonnes raisons d'être célibataire, Lindsey Kelk
Résumé :
Depuis que Simon m'a larguée, rien ne va
plus. Moi, Rachel Summers, je suis de nouveau célibataire - ce qui ne m'était
pas arrivé depuis belle lurette. La déprime, quoi. Heureusement, après une
bonne cuite, Emelie et Matthew, mes deux meilleurs amis, ont concocté pour moi
une liste sur mesure: celle qui me fera découvrir les joies du célibat. Sur les
murs de mon appartement, j'ai écrit: " Simon est un connard. " C'est
un bon début. Il me reste quinze jours pour changer de look, partir à
l'étranger, me faire tatouer, enfreindre la loi et dégoter l'homme de ma vie.
Alors, pari tenu ?
Avis :
Premier titre lu de la collection Grande
Romande de chez Milady, Dix bonnes
raisons d’être célibataire est une bonne pioche, pour mon plus grand
plaisir.
Rachel Summers, maquilleuse
professionnelle, s’est vue imposer une « pause » par Simon, son
compagnon depuis cinq ans, avec qui elle a acheté une maison, devait se marier,
avoir des enfants, bref, avec qui elle comptait bien finir ses jours. Mais la
pause tourne à la rupture, et Rachel va devoir apprendre à être célibataire,
situation qu’elle n’a jamais connue. La douce et paisible Rachel va se
transformer en tornade prête à tout pour assumer son célibat, et en
profiter !
Selon moi on est plus dans la chick lit que
dans la romance. Le lecteur sourit, voire glousse, à la lecture des aventures
de la pétillante héroïne et de ses amis. La romance, elle, ne tient qu’une
petite place, à la fin, ce qui me conforte dans mon avis que ce livre est de la
chick lit. Et ça tombe bien parce que j’adore ça, quand c’est bien écrit, ce
qui est le cas ici.
Alors, bien sûr, on n’échappe pas aux
clichés, la cuite suite au largage, le meilleur ami homosexuel beau comme un
dieu et malheureux en amour, ou la meilleure amie complètement délurée, mais ça
fonctionne bien, et le lecteur passe outre, se concentrant sur les déboires de
son héroïne principale.
Le rythme est soutenu d’un bout à l’autre
du roman, il y a de l’humour, un soupçon de romance, le style est enlevé, il y
a dans Dix bonnes raisons d’être
célibataire tous les ingrédients pour un excellent moment de lecture
rafraîchissant et sans prise de tête, et je vous le recommande vivement.
jeudi 16 mai 2013
La Peau des rêves T3 - Les Chimères de l'aube, Charlotte Bousquet
Résumé :
Anja, mutante vivant dans les bas-fonds de Berlin,
sauve la vie d'un jeune homme. Croyant reconnaître Rain, étoile montante
d'Ishtar, elle décide de tout abandonner pour le retrouver. Mais Rain n'est pas
celui qu'elle a sauvé, c'est un homme sans cœur qui ne croit qu'au pouvoir et
n'a pas hésité à tuer pour se l'approprier. Anja ouvrira-t-elle les yeux à
temps ?
Avis :
C’est encore Namja, la gypsie captive, qui
nous conte une nouvelle histoire. Adieu Cléo, Lyn et Axel, le lecteur va faire
la connaissance d’Anja, une sirène, amoureuse d’un humain haïssant les mutants.
Changement de décor aussi puisque l’histoire se déroule cette fois-ci dans les
ruines de Berlin.
Le début du roman est un peu lent, d’autant
qu’il faut faire connaissance avec de nouveaux personnages, tâche d’autant plus
difficile que ceux mis en scène dans les deux premiers tomes étaient vraiment
attachants. Mais le lecteur se familiarise vite avec Anja, une mutante sirène
qui renie sa nature par amour pour un homme (ça ne vous rappelle rien ?).
Après le droit à différence et son
affirmation, c’est cette fois-ci une autre préoccupation forte de la période
adolescente qui est au centre du roman : rentrer dans le moule et se faire
aimer quel qu’en soit le prix. Et pour le coup, le prix est sacrément élevé.
J’ai souffert pour Anja, elle m’a fait mal au cœur, et même en la comprenant,
car quelque part ses motivations sont logiques à son âge et dans sa condition,
j’ai eu envie de l’extirper du livre pour la sauver…
Charlotte Bousquet réussit une nouvelle
fois à emporter le lecteur dans son univers et à le rendre tangible grâce à
plein de détails, d’indices disséminés dans le roman. Sa plume poétique et
néanmoins cruelle est efficace dans les moments légers comme dans ceux plus
durs où elle restitue avec une véracité terrible les tourments de ses
personnages. On ne lit pas La peau des
rêves, on la vit. Et maintenant, j’ai fortement envie de vivre la suite des
aventures d’Anja…
mercredi 15 mai 2013
Zombies : Un horizon de cendres, Jean-Pierre Andrevon
Résumé :
Premier jour : Au loin, il y a votre
voisin. Vous lui faites un signe avant de poursuivre votre route. Jusqu'au
moment où vous réalisez que le voisin en question est décédé depuis des
semaines... Troisième jour : Vous décollez plus de la télé, qui enchaîne les
émissions spéciales : partout dans le monde les morts se réveillent.
Apathiques, ils errent au royaume des vivants... Cinquième jour : Paralysé de
trouille et de dégoût, vous regardez votre femme dans ses bras, au beau milieu
de votre salon une chose, qui fut sa mère... Huitième jour : Votre femme vous a
quitté après que vous avez réduite en cendres l'ignominie qu'elle appelait
" maman ". Derrière vos volets cloués, alors que le chien ne cesse de
geindre, ils rôdent. Neuvième jour : La télé diffuse un reportage au cours
duquel on voit une de ces choses dévorer un chat vivant... Ils sont désormais
des millions et vous ne vous posez qu'une question : mon monde n'est-il pas
désormais le leur ?
Avis :
L’histoire s’ouvre sur les morts qui se relèvent.
Ok, jusque-là vous allez me dire que c’est assez classique pour un livre de
zombies. Ce qui l’est moins, c’est qu’ils se relèvent tous. Tous. Même votre
mamie décédée en 1980. Même votre ancêtre mis en terre au début du siècle pour
peu qu’il soit encore en état de se mettre à marcher en un seul morceau. Et
puis, ils sont plutôt gentils ces morts-vivants, ils retournent voir leurs
proches qui leur ont tant manqué. Vous pouvez présenter à mamie vos enfants
qu’elle n’a pas connus, voire vos petits-enfants, et prendre ainsi une jolie
(moui, tout le monde ne sera pas joli, mais on ne va pas chipoter hein) photo
de famille sur laquelle l’odeur ne sera pas présente, et c’est mieux ainsi
croyez-moi ! Sauf qu’on ne va pas se mentir, des zombies qui n’essayent pas
de vous croquer, c’est pas des zombies, donc…
Et voilà notre valeureux narrateur pris au
milieu de tout ça. Sa femme se réjouit que le cadavre de sa mère soit venu la
rejoindre, mais lui est plutôt du genre méfiant. Et il a raison, parce que les
« gentils » zombies vont rapidement montrer leur vraie nature. Mais
avant cela, sa femme sera partie face à son intolérance, emmenant leur fille
avec elle. Dans ce monde chaotique, il partira à leur recherche, sur la route,
dans les camps de réfugiés…
Zombies :
un horizon de cendres n’est pas révolutionnaire dans le genre,
il se situe au croisement des films de Romero et fait largement écho à Je suis une légende. Agréable à lire
pour les adeptes de zombie-book, divertissant, mais pas incontournable à cause
de son manque d’originalité.
Bienvenue à Zombieland
Synopsis :
Dans un monde infesté de zombies, deux
hommes tentent de survivre. Columbus, le plus jeune, est terrorisé à l'idée
d'être dévoré. C'est une poule mouillée, mais sa prudence pourrait bien lui
sauver la vie... Tallahassee, lui, est un chasseur de zombies qui ne craint
plus rien ni personne. Armé d'un fusil d'assaut, il se donne corps et âme à la
seule mission qui compte pour lui : trouver les derniers exemplaires de ses
biscuits préférés, des Twinkies, encore disponibles sur Terre.
Dans leur périple, les deux survivants sont
rejoints par Wichita et Little Rock, deux jeunes filles. Tous ont désormais
deux défis impossibles à relever : affronter les zombies et apprendre à
s'entendre...
Avis :
Depuis Shaun
of the Dead je n’avais pas revu de film de zombies traitant le sujet de
manière humoristique. Et puis est arrivé Bienvenue
à Zombieland. Et là j’en profite pour remercier Nicolas, qui me l’a
recommandé depuis très longtemps, parce que j’ai passé un excellent moment avec
ce film jubilatoire.
Dans un monde infesté de morts-vivants,
Colombus, le geek de service, est très au point sur les techniques de survie.
Du moins en théorie, parce que sur le plan pratique c’est un peu plus
compliqué. Il va croiser la route de Tallahassee (Woody Harelson est juste
excellent dans son rôle de dur à cuire déjanté et psychotique à la recherche de
Twinkies), expert en armes à feu et armes blanches, et faire un bout de chemin
avec lui. Vont se rajouter au groupe deux jeunes filles plus dangereuses et
sournoises que ne le laissent supposer leurs minois angéliques…
Bienvenue
à Zombieland est un cocktail particulièrement réussi
entre l’horreur (les zombies sont vraiment crades) et l’humour (j’ai réellement
ri, ce qui est assez rare quand je regarde un film), à prendre au second degré.
Les acteurs sont parfaits, Woody Harelson et Bill Murray en tête, le scénario
efficace et les surprises sont au rendez-vous.
Ce film sans prétention vous fera passer un
excellent moment, on ne s’ennuie pas un instant et vous prendrez une dose de
bonne humeur d’une heure vingt!
mardi 14 mai 2013
Le livre qui rend dingue, Frédéric Mars
Résumé :
C'est le plus grand best-seller de tous les
temps. Le livre raz-de-marée. En quelques semaines, il se vend à des centaines
de millions d’exemplaires, le monde entier est subjugué. Mais bientôt
d’étranges phénomènes frappent les lecteurs…
Avis :
C’est grâce à l’avis de Strega que je me
suis intéressée à cette nouvelle de Frédéric Mars. Elle y parlait, entre
autres, de canard et j’avais du mal à imaginer le rapport entre un canard et un
livre qui rend dingue. Il a donc fallu que j’aille y jeter un œil pour m’assurer
que ma copinaute était toujours saine d’esprit (enfin pas plus attaquée que d’habitude
quoi ^^).
Alors oui, il y a bien un canard. Ou pas.
En fait il y a le narrateur, écrivain non par réelle passion, si ce n’est celle
pour la jolie Fadila, mais par hasard, et son manuscrit où chacun lit ce qu’il
veut bien y lire. Ceci aidant, le livre devient un bestseller, et le narrateur
une star malgré lui.
Cette nouvelle jubilatoire sur le petit
monde littéraire m’a tout bonnement ravie. Sur ce format court, Frédéric Mars
arrive à remettre en perspective les notions de notoriété et le rapport aux médias,
les relations entre l’auteur et son public, égratignant au passage tout ce
petit monde (puis-je en profiter pour dire que le petit coup de griffe sur Denisot
m’a particulièrement plu, un autre sur Drucker et mon bonheur eût été complet !).
Le style de Frédéric Mars m’a enchantée, à
la fois intelligent et impertinent, je suis conquise.
Facile et rapide à lire, avec une pointe de
cynisme, Le livre qui rend dingue, avec
son format court est un interlude sympathique à découvrir entre deux romans.
lundi 13 mai 2013
Lux T1 - Obsidian, Jennifer Armentrout
Résumé :
When
seventeen-year-old Katy Swartz moved to West Virginia right before her senior
year, she’d pretty much resigned herself to thick accents, dodgy internet
access, and a whole lot of boring, but then she spotted her hot neighbor, with
his looming height and eerie green eyes. Things were looking up…until he opened
his mouth. Daemon Black is infuriating. Arrogant. Stab-worthy. It’s hate at
first sight, but when a stranger attacks her and Daemon literally freezes time
with a wave of his hand, well, something…unexpected happens.
(Résumé
coupé car la suite est un énorme spoiler)
Avis :
À force de lire Suny se pâmer (si si, tu te
pâmais !) sur le connard sexy qu’est Daemon, ma curiosité a été piquée et
j’ai fini par craquer et lire Obsidian,
premier tome de la trilogie Lux.
Bon alors au départ ça ressemble un peu (beaucoup) à Twilight quand même… On a la petite Katy qui vient s’installer dans un patelin paumé, le connard sexy Daemon qui se la joue beau ténébreux, mais vraiment gros con sur les bords, et puis sa sœur Dee qui veut absolument être la nouvelle meilleure copine de Katy, tellement qu’elle en devient épuisante pour le lecteur. Oh, et puis il y a quoi d’autre ? Un accident dont va réchapper de justesse la petite Katy, pardi ! Par contre pas de vampire à l’horizon, c’est déjà ça. Alors au final, est-ce que j’ai aimé cette copie ? Eh bien oui ! Malgré une grosse ressemblance avec Twilight, Obsidian s’en écarte grâce à un héros masculin aux antipodes du chevaleresque Edward et à une héroïne moins cruche que la douce Bella, et blogueuse de surcroit ! L’histoire de Daemon et Katy fonctionne, même si on voudrait parfois secouer la jeune fille qui est parfois d’une passivité effrayante. Et puis, autre point positif, il y a aussi tout le background dû aux origines de Daemon (tu as remarqué lecteur que j’essaye de ne pas spoiler ?!) qui m’a bien plus et qui change un peu de ce qu’on trouve habituellement en littérature YA.
Le style de Jennifer Armentrout est quant à
lui fluide, facile à lire, du coup j’ai bien accroché et les pages se sont
succédé les unes aux autres sans que je m’en aperçoive.
Obsidian
est une petite romance paranormale vraiment agréable, ce serait dommage de
passer à côté si vous lisez en anglais.
dimanche 12 mai 2013
C'était bien les vacances...
Piste d’atterrissage le long de la mer,
soleil et chaleur à la sortie de l’appareil, pas de doute, ça y est, elles sont
bien là mes vacances en Grèce.
À peine arrivés, Nimbus s’échappe pour
aller à la piscine. Y’a du soleil, je lui dis de mettre de la crème, il met de
la crème, je lui d’en remettre, il m’écoute pas, j’insiste, il persiste. Le
soleil, la piscine, la réverbération : le coup de soleil et la Biafine.
Pratique, son visage rouge est luisant dans la nuit, je le retrouve facilement.
Justement, le soir venu j’entends que la chanson du Club est Gala. Ça me
rappelle mes vingt ans. Du coup, grisée par l’effet vacances, je danse jusqu’au
bout de la nuit. Le lendemain matin, je me rends bien compte que j’ai vraiment plus
vingt ans…
Entre deux séances de farniente, Leeloo
Multipass et moi allons visiter Athènes. L’Acropole, ça se mérite, ça grimpe et
ça glisse, et en plus il fait une chaleur écrasante. Vieilles pierres et
échafaudages, même en travaux ça vaut le coup d’y aller, on est conquises.
Retour au Club, il fait soif. Je profite de
mes vacances pour mener une très sérieuse étude comparative sur le Mojito.
Après délibération, Stefano est le meilleur barman, et Costa termine bon dernier,
sa version du Mojito est limite une offense à mes papilles.
Avec Leeloo on préfère la mer à la piscine,
alors on a profité de la température relativement clémente de la Méditerranée
pour y faire trempette. Surtout que l’eau est vraiment transparente, on voit
bien les bernard l’hermite, les poissons, les méduses et … Leeloo est sortie de
l’eau vitesse grand V, en piaillant comme une portée de souris (horrifiée par ces terribles découvertes), et elle préfère maintenant la
piscine à la mer !
Bref, entre glandouille, activités et
culture, on a pris le temps de prendre notre temps et de profiter de nous, et
ça, ça n’a pas de prix :)
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