vendredi 31 décembre 2010

On fait le bilan !

L’année s’achève, c’est l’heure des bilans… Non que je sois très fan de ce genre de choses. Mais, déformation professionnelle oblige, c’est plus fort que moi, dès qu’il y a quelque chose à « stater » (non, ne cherchez pas dans le dico, ce verbe n’existe que dans nos esprit dérangés de statisticiens !), je fonce.

Ne partez pas en courant, je vais vous épargner la partie avec les histogrammes et autres diagrammes, juste faire un court résumé de mon année livresque.

Ce sont donc 127 romans et 20 mangas que j’ai dévorés cette année. Ça fait beaucoup, mais pour atteindre ce chiffre je n’étais pas seule. En effet, je tiens à remercier mon partenaire, la SNCF, qui, grâce aux retards et suppressions de RER m’a permis d’augmenter considérablement mon temps de lecture. Clap clap clap.
Sur ces 127, 90% des ouvrages étaient « des lectures de l’imaginaire ». Si certains avaient encore des doutes sur mon genre littéraire préféré, là ils n’en ont plus.
J’arrête là pour les chiffres avant de faire fuir les courageux qui n’ont pas encore renoncé à me lire.

Par contre, je ne vais pas résister à l’envie de vous faire mon petit classement des meilleures et pires lectures de l’année.


Les meilleurs moments de lecture 2010 :

-          Par le sang du démon de Virginia Schilli
-          La série Hunger Games de Suzanne Collins
-          La maison de Londres de Lydie Blaizot
-          La série « Fever » de Karen Marie Moning
-          La saga des Chevaliers d’Emeraude

Cette liste n’est pas exhaustive, ce sont les ouvrages qui m’ont vraiment marquée, mais j’en ai aimé tant d’autres…

Le pire de l’année :

-          La horde noire de Paul Z. Wood
-          Le cavalier vert T1 de Kristen Britain
-          Le symbole perdu de Dan Brown
-          L’homme maudit de Sherrilyn Kenyon


N’hésitez à laisser en commentaire vos coups de cœur ou vos boulets de l’année !

Pour 2011, des bonnes résolutions ? Euhhh.. Aller au bout du défi lecture déjà. Et puis diminuer ma PAL !!
Après, pour ce qui est du nombre de livres, ça dépend aussi de mon partenaire... Mais, si l’année prochaine le nombre de lectures est en hausse, vous en tirerez vous-même les conclusions qui s’imposent !


Au delà des chiffres, cette année fut surtout riche en rencontres, IRL ou pas. Je ne vais pas lister toutes les personnes qui comptent pour moi (on est pas aux Césars !), mais à ceux qui prétendent que la lecture isole et qu'à passer notre temps dans nos bouquins on en oublie les "vrais gens", ils devraient réviser leur jugement...

Alors bon réveillon à toutes et à tous, et à l'année prochaine pour de nouvelles aventures !


jeudi 30 décembre 2010

Morgane Kingsley T3 - Confiance aveugle, Jenna Black


Résumé :

"Fais-moi confiance." Faire confiance à un démon ? Morgane Kingsley, exorciste, a toutes les raisons de ne pas croire celui qui la possède, illégalement qui plus est, aussi séduisant soit-il. En plus, elle a une mission à accomplir : enquêter sur la possession très étrange d'un jeune homme appartenant à une secte anti-démons. Une affaire qui va la plonger dans un univers terrifiant de dépravation sexuelle. Cette fois, Morgane Kingsley risque fort de se perdre dans le monde de la nuit...


Avis :

On entre tout de suite dans le vif du sujet avec une femme qui contacte Morgane pour enquêter sur la possession (à son sens illégale) de son fils Tommy, membre actif de « Colère de Dieu » secte anti-démons.

Nous allons retrouver avec plaisir les personnages récurrents de l’univers créé par Jenna Black, Adam et Dom, Raphael/Andy, et bien sûr Brian (aka Le Bulot, cf. chronique de « Moindre mal »).
Cette fois, très peu de sexe, Jenna Black ne nous abreuve pas de scènes SM, et le récit gagne en profondeur. Les personnages prennent de la consistance et deviennent de plus en plus attachants. Adam se retrouve face à un choix difficile entre sa loyauté à Lugh et ses sentiments, Morgane essaye de lâcher prise, Lugh compose entre son statut de roi et l’affection qu’il a pour son hôte, et les motivations de Raphaël sont toujours aussi obscures.
Si le conflit pour le trône du Royaume des Démons est toujours au cœur de l’intrigue, ce sont surtout les personnages qui sont développés, peut-être au détriment de l’histoire en elle-même qui est un peu molle. Les interrogations soulevées dans « Moindre mal » ne trouvent pas de réponse, on en apprend un peu plus, mais ça reste assez léger, cette facette aurait mérité d’être davantage approfondie.

Cela dit j’ai vraiment apprécié ce tome, Morgane avec son caractère de cochon, toujours en colère et invivable, Adam qui devient plus humain, Dom qui s’affirme. Un très bon moment, je ne regrette pas d’avoir eu la curiosité de dépasser mon impression mitigée après le premier tome.

mercredi 29 décembre 2010

La horde noire, Paul Z. Wood

Résumé :

Un royaume vénérable. Des amitiés pures. Des princesses vierges. Des combats héroïques. Des magiciens érudits. Des chevaliers courtois. Il n'y a rien de tout cela dans La Horde Noire. La Horde Noire, c'est un monde peuplé d'êtres bizarroïdes, de gourgandines, de félons, de soiffards, de nains ithyphalliques, de complots iodés, de chants virils, de légendes boiteuses, d'animaux louches, de tout ce qui fait le sel de cette Terre du Milieu créée par des dieux qui, le jour où ils eurent l'idée de la pondre, devaient avoir un sacré coup dans le nez. Premier tome d'une trilogie à venir, ce roman de Pathetic-Fantasy nous fait découvrir le monde connu en compagnie d'Ottomar et Mitou, fils du royaume de Tagell. Après moult péripéties, ils s'enfonceront toujours plus profondément dans l'absurde, quelque part entre Monty Python, Groland et Kaamelot.


Avis :

Après avoir tourné la dernière page, mon réflexe premier a été de pousser un énorme soupir de soulagement. 167 pages (soyons précis, je ne suis pas sûre qu'à 170 pages ma santé mentale en soit sortie indemne) de souffrances, que dis-je, de torture littéraire.

Souvent quand un livre ne m’a pas plu du tout, j’arrive quand même à lui reconnaître un petit quelque chose de positif, un peu comme une prof qui, pour ne pas mettre 0/20 à une copie, donnerait un point pour le soin et l’écriture. Là, j’ai beau chercher, il n’y a rien de positif ou d’intéressant à retirer de ce livre. Rien.
Pourtant la présentation est alléchante, j’aurais du me trouver quelque part entre Monthy Python et Kaamelot. Eh bien il me semble que Paul Wood s’est perdu en route, j’étais plutôt entre « hot shot 2 » et « Lost in space » (version fantasy), le tout en bien pire et remixé par un Jean-Marie Bigard particulièrement en forme, comme à Montreux il y a quelques semaines. Histoire qui ne tient pas debout, vulgarité, humour lourd (voir super lourd) et graveleux, ne vous attendez pas à mieux, on atteint le fond du fond. C’est dire…

Si vous n’avez jamais lu de « navet littéraire » et que cela manque à votre culture livresque, faites-vous plaisir (contactez moi, je cherche à me débarrasser de mon exemplaire !). Sinon, passez votre route.
Quand je pense qu’une trilogie est prévue, j’en ai des frissons par avance.

mardi 28 décembre 2010

L'âge des Cinq T1 - La prêtresse Blanche, Trudi Canavan


Résumé :

- Gardiens divins, il est temps de choisir votre dernier représentant. Son devoir sera de protéger le peuple d'Ithanie. Cinq êtres de lumière apparurent sur l'estrade. Un silence absolu s'abattit à l'intérieur du Dôme. Alors vint le moment qu'elle n'oublierait jamais. - Nous offrons ce don à la Prêtresse Auraya. La jeune femme prit une grande inspiration tremblante. Elle baissa les yeux vers l'anneau blanc qui semblait luire à sa main. À travers lui, les dieux lui conféraient l'immortalité et des pouvoirs extraordinaires. Auraya avait été une jeune fille comme les autres. Elle était désormais l'Élue des dieux. ainsi commence une fabuleuse saga dans un monde de magie, de héros, de dieux et d'amour interdit.

Avis :

Auraya est une jeune fille choisie pour devenir prêtresse grâce à ses Dons. Elle va suivre sa formation, et sera élue des Dieux à l'issue, devenant ainsi la cinquième "Blanche", l'une des cinq immortels au service des Dieux.
Dans ce monde, on trouve aussi les tisse-rêves, que je rapprocherais un peu des Druides. Leurs talents en médecine sont incontestables (et ils en ont d'autres), mais étant considérés comme des hérétiques il est interdit de faire appel à eux. Cela dit, il y a une large tolérance dans la pratique !
Auraya a été l'élève du tisse-rêves Leiard avant d'intégrer le clergé Circlien, ce rapport privilégié lui sera utile pour agir diplomatiquement avec eux dans la mission qui lui est confiée, à savoir l'unification de l'Ithanie du Nord
Evidemment, tout n'est pas si simple, la paix que veulent les Dieux va être menacée par des Sorciers qui se réclament représentant d'autres divinités sur Terre et ayant soif de conquête.
Et l'amitié entre Auraya la Blanche et Leiard le Tisse-Rêves va s'avérer un peu plus complexe que ce qu'il y parait...
On rentre tout de suite dans l'histoire, pas de temps mort, l'héroïne est attachante, l'univers décrit a un gout de déjà vu mais n'en est que plus familier. L'histoire est assez simple, peu de surprises, le rythme est bon, malgré quelques longueurs dans le récit à certains moment (ou alors c'est moi qui n'ai pas accroché aux peuples de Huan, et c'est pour ça que les passages les mettant en scène m'ont parus longs...).
En revanche beaucoup, beaucoup de personnages, il faut rester concentré sinon on s'y perd. Et certains sont pas mal développés, mais pas exploités dans l'histoire, ce qui est un peu frustrant, même si je me doute bien qu'ils auront davantage d'importance dans les tomes à suivre.
En lisant ça, vous allez vous demander pourquoi j'ai tant aimé cette histoire, puisqu'elle n'a rien d'exceptionnel ? Ben je sais pas en fait, mais j'ai envie de connaitre la suite ! C'est sans doute la magie qui a opéré...

dimanche 26 décembre 2010

Damien Rice

Une des voix qui me touchent le plus, avec des mélodies superbes...

Damien Rice naît le 7 décembre 1973 à Celbridge, bourgade en périphérie de Dublin, en Irlande. Il grandit en écoutant du folk et en jouant inlassablement de la guitare.

Juniper
Au milieu des années 1990, il débute comme chanteur au sein du groupe de rock Juniper. En 1999, après quelques singles auto produits, le groupe s'apprête à signer chez Phonogram. Mais Rice décide de partir voyager en Europe, seul. Juniper, privé de son chanteur, se reconstitue sous le nom de Bell X1. À son retour, en 2000, Rice se met au travail et commence à écrire ce qui deviendra son premier album, O. Il enregistre un premier single, « The Blowers Daughter ». Il envoie une maquette au compositeur et producteur David Arnold, qui a travaillé avec Björk ou David Knopfler. Celui-ci est enthousiasmé et prend Rice sous son aile.

O
Le premier album de Damien Rice, O, sort en 2002 en Irlande, et l'année suivante à l'international. C'est un succès fortement accéléré lorsque la chanson « The Blowers Daughter » est utilisée pour la bande originale de Closer, long-métrage à succès de Mike Nichols (2004). Désormais installé à Londres, Rice voit les ventes de son disque s'envoler : 2 millions d'exemplaires s'arrachent à travers le monde. O se classe seconde meilleure vente de tous les temps en Irlande… derrière U2 ! Le public, charmé par la voix délicate et les cordes romantiques de Damien Rice, le suit lors d'une longue tournée internationale. Sur scène, Rice s'entoure d'un petit groupe de musiciens et de la chanteuse Lisa Hannigan, qui prête également sa voix en studio.

9
Après avoir sorti un maxi de faces B (B-Sides, 2006), Damien Rice retourne en studio enregistrer son deuxième album, 9. Il paraît en 2006. Ce disque, pourtant de la même veine que son prédécesseur, bénéficie d'un peu moins de notoriété. L'année suivante, sa tournée affiche cependant des guichets complets, tout particulièrement en France où Rice est très apprécié. Ce dernier se sépare de Lisa Hannigan, et retourne travailler sur un nouvel album. En attendant le troisième opus de Damien Rice, un Live from the Union Chapel sort en 2008, ravissant ses nombreux admirateurs.

 Copyright 2010 Music Story Sophie Rosemont











jeudi 23 décembre 2010

Succubus Shadows, Richelle Mead


Résumé :

Georgina a des super pouvoirs, elle est immortelle, elle est capable de séduire n'importe quel homme (ou femme), elle peut changer de forme à volonté... Mais donner un coup de main pour la préparation du mariage de son ex, c est une tout autre histoire. Heureusement, il y a des distractions, comme ce succube récemment débarqué à Seattle.
Mais le réel danger réside dans la force mystérieuse qui a commencé à envahir les pensées de Georgina...


Avis :

Seth a demandé Maddie en mariage, et bien sûr cette dernière réquisitionne sa meilleure amie pour l’aider à organiser l’évènement.
Comme si ça ne suffisait pas, Georgina emménage avec Roman, le fils de Jerome, nephilim de son état, qui parfois est encore tenté de lui ôter la vie comme elle a ôté celle de sa sœur.
Comme base de départ, plus glauque et déprimant, y’a pas. Le tome de plus sombre de la série, mais paradoxalement le plus positif aussi.
Cela dit, amis dépressifs passez votre chemin, ce livre ne va pas vous remonter le moral !

Malgré l’ambiance un peu tristoune de l’ensemble, cet opus nous apprend beaucoup sur le passé de Georgina, et son cheminement pour devenir un « gentil » succube. Des passages très émouvants, (notamment celui avec Luc) qui renforcent l’attachement du lecteur pour l’héroïne.
Et puis surtout, si jusque là on soupçonnait une possible happy end (parce qu’au fond nous sommes d’incorrigibles romantiques), ce tome nous donne plus d’indices que ce qu’on a pu avoir dans les 4 précédents réunis. On devine que le lien particulier qui unit Seth et Georgie est encore plus fort qu’il n’y parait, que Georgie elle-même est « différente » et tient un rôle bien particulier, à moins que ce ne soit une faille dans son contrat qui en soit la cause.

Quoi qu’il en soit il va falloir prendre son mal en patience car l’attente va être très longue pour connaître le dénouement, le prochain et dernier tome de la saga ne sortant aux US qu’à la rentrée 2011…

mercredi 22 décembre 2010

La Maison de la Nuit T3 : Choisie, PC Cast



Résumé :

La vie sentimentale de Zoey est un véritable casse-tête : elle n'a plus un mais trois petits amis ! Et ses ennuis ne s'arrêtent pas là. Pendant que des assassins, humains, sèment la mort dans la Maison de la Nuit, Lucie, sa meilleure amie, rate sa transformation en vampire. Elle ressuscite sous la forme d'une morte vivante et erre désormais dans les rues à la recherche de sang frais... Zoey doit impérativement trouver un moyen de la sauver. Mais elle ne sait comment s'y prendre. Et demander conseil à ses amis les plus proches risquerait de les mettre en danger. Son seul appui ? Aphrodite, son ennemie jurée...


Avis :

[ Attention spoiler ]

Déjà déstabilisée par la « transformation » de sa meilleure amie Lucie, Zoey va être au centre d’un complot visant à l’isoler de ses proches afin de la rendre plus vulnérable. Manipulée, humiliée, elle va faire le vide autour d’elle, ne trouvant comme soutien qu’Aphrodite qui veut à tout prix se racheter aux yeux de la Déesse Nyx.
De plus, une guerre entre les humains et les vampires se profile, et Zoey se retrouve au cœur du conflit avec son « beauf-père » haineux, pour qui les vampires sont une abomination.
A moins que tout cela ne soit qu’une mise en scène de plus de la part de Neferet pour affaiblir Zoey ?

Toujours bien écrit, c’est un tome plus sombre, plus adulte, qui laisse le lecteur avec plein de questions en suspend. Une série complètement addictive !

mardi 21 décembre 2010

La Maison de la Nuit T2 : Trahie, PC Cast




Résumé :

Zoey a trouvé sa place dans la Maison de la Nuit. Désormais, pour exercer son autorité, elle peut compter sur le soutien sans faille de ses amis et de son petit copain Erik. Mais un jour surviennent des événements tragiques : des adolescents humains sont assassinés. Tout laisse à penser qu'il s'agit de l'œuvre de vampires rebelles... Zoey a besoin de tous ses pouvoirs pour trouver les coupables car la mort frappe, impitoyable... Surtout, aura-t-elle le courage d'affronter la terrible trahison, à laquelle elle était loin de s'attendre ?



Avis :

Un tome riche en rebondissements et évènements. Des prétendants qui se pressent auprès de notre héroïne, des « vampires-zombies », des apparences qui s’avèrent trompeuses, des supers-pouvoirs inespérés, voilà le programme de ce deuxième tome.

A mesure que Zoey devient plus forte grâce à ses pouvoirs, elle est déboussolée face à ses sentiments, puis trahie par l’une des personnes en qui elle avait le plus confiance, et enfin le coup de grâce à la fin du livre… Elle reste malgré tout forte et plus déterminée que jamais dans sa quête de vérité.
Si dans le premier tome tout semblait clairement défini, celui-ci trouble les contours et se joue de nos certitudes, gagnant en intérêt.

On est pris dans un tourbillon, le livre va vite, tout se bouscule, jusqu’au cliffhanger final qui ne nous donne qu’une envie : avoir la suite !

lundi 20 décembre 2010

La Maison de la Nuit, T1 : Marquée, PC Cast


Résumé :



Dans un monde qui pourrait être le nôtre vit Zoey Redbird, une adolescente presque comme les autres. Un soir après les cours, un jeune homme inquiétant s'approche d'elle. Soudain, il la désigne du doigt et lui dit : " Zoey, ta mort sera ta renaissance, ton destin t'attend a la Maison de la Nuit ". A ces mots, une marque mystérieuse apparaît sur son front. Zoey est terrifiée niais - elle le sait - elle doit intégrer le pensionnat où sont formés les futurs vampires, pour y réussir sa Transformation ou... mourir.


Avis :

Ici on ne devient pas vampire par morsure, mais on le devient (ou pas) grosso-modo au moment de la puberté. Et on part dans une institution spéciale pour apprentis vampires, afin d’être accompagné pendant la transformation, et d’apprendre tout ce qu’un petit vampire se doit de connaître.
Zoey est donc « marquée », et doit partir à la Maison de la Nuit.
On retrouve les codes du genre, la nouvelle qui essaye de s’intégrer, qui devient amie avec les élèves les moins populaires, et qui va affronter la « reine du lycée » qui est bien entendu une peste blonde. Le tout sur fond de magie et de soif de sang.

Comme tout premier tome de série, il a pour mission principale de planter le décor et de présenter les personnages, et il remplit bien son rôle tout en restant divertissant et en piquant la curiosité du lecteur qui veut connaître la suite. L'héroïne ne manque pas de caractère, les personnages secondaires sont attachants aussi, la méchante est tête à claques à souhait. Tout semble un peu trop rose et facile pour Zoey, reste à voir ce que ça donnera par la suite.

Même s’il est clairement destiné à un public plutôt YA, ce roman est très agréable à lire, même pour un lectorat plus âgé. L’écriture est fluide et rythmée, et le langage un peu typé « ado » ne m’a pas du tout gênée.

Sans être le livre de l’année ce « Harry Potter version fille et chez les vampires » reste un agréable moment de lecture.

dimanche 19 décembre 2010

Tom McRae

L'auteur-compositeur-interprète anglais Tom McRae a réalisé un premier album, surprenant de maturité musicale, intitulé Tom McRae (2000), encensé par la critique. Just Like Blood (2003) vient confirmer le pouvoir émotionnel de sa voix, assortie d'arrangements subtils. Il publie deux autres albums en 2005 et 2007.


Fils de pasteurs, Tom McRae (né le 19/3/1969) grandit dans la petite ville de Chelmsford située au nord-est de Londres. Il chante dans les chœurs de l'église et, à dix ans, emprunte la guitare de sa mère. Il développe sa curiosité musicale en collectionnant les disques. A dix-huit ans, il entre à la Guild Hall University pour étudier la musique. Parallèlement, il compose et est membre de plusieurs groupes.

Tom McRae a la chance de rencontrer le producteur Roger Bechirian (Carlene Carter ou Elvis Costello) qui l'aide à réaliser un premier album. Sobrement intitulé Tom McRae (2000), ce disque, dans la lignée musicale de Nick Drake ou Bob Dylan, entraîne le chanteur dans une tournée, avec notamment un passage aux Transmusicales de Rennes ou la première partie d'Autour de Lucie. La critique lui réserve un excellent accueil et le chanteur sera nominé à deux reprises lors des Mercury Music Prize. Le titre « You Cut Her Hair » est repris par Kenzo pour une publicité.

Son Second album Just Like Blood (2003), plus risqué musicalement et produit par Ben Hillier (Blur), utilise une instrumentation plus recherchée, à l'exemple de la partie de xylophone de « A Day Like Today » regardant vers d'autres horizons musicaux.

Tom McRae s'installe ensuite en Californie où il réalise All Maps Welcome (2005) avec le violoncelliste Oliver Kraus, le pianiste Olli Cunningham, le guitariste Lyle Workman, le bassiste Justin Meldal-Johnsen et le batteur Joey Waronker, les trois derniers étant entre autre des musiciens de Beck.

Tom McRae retrouve des studios anglais pour enregistrer son quatrième album King of Cards (2007). Musicalement plus prévisible que les précédents, l'album perd en profondeur et déçoit.


En 2008, Tom McRae propose un Tom McRae Live 2007 (2008) disponible en téléchargement sur son site.

Source







samedi 18 décembre 2010

vendredi 17 décembre 2010

Le cri du Loup (Alpha et Omega T1), Patricia Briggs


Résumé :

Anna a toujours ignoré l’existence des loups-garous, jusqu’à la nuit où elle a survécu à une violente agression… et en est devenue un elle aussi. Dans sa meute, elle a appris à faire profil bas et à se méfier des mâles dominants jusqu’à ce que Charles Cornick, Alpha, et fils du chef des loups-garous d’Amérique du Nord entre dans sa vie.
Il affirme qu’Anna est non seulement sa compagne mais aussi une Omega d’une puissance rare… ce qui se révélera très utile pour traquer un loup-garou doté d’une magie si sombre qu’il pourrait menacer l’ensemble de la meute.



Avis :

« Le cri du Loup » est un spin-ff de Mercy Thompson, et raconte les aventures de Charles (l’un des fils de Bran, le Marrock) et de sa compagne Anna.
En préambule de dirais qu’Anna n’est pas Mercy, et que pour pleinement savourer cet opus il ne faut pas chercher à comparer les deux.

En commençant ma lecture, j’ai d’abord été un peu déstabilisée, Charles et Anna ayant déjà fait connaissance, j’essayai de me remémorer l’histoire et de la replacer au sein d’un des tomes de Mercy. Petit souci, ce passage ne m’avait pas vraiment marquée, et je n’en avais qu’un très vague souvenir… Et puis en cherchant j’ai compris qu’il manquait une nouvelle détaillant les péripéties de Charles et sa rencontre avec Anna. Me voilà rassurée, ce n’est pas ma mémoire qui fait défaut !

Ce point mis à part, l’histoire de Charles et Anna et très agréable à lire. Leur duo fonctionne bien, on découvre Charles sous un jour nouveau, il n’est pas si froid et austère, au contraire je l’ai trouvé assez sensible (surtout pour un assassin !) et attachant.
Le personnage d’Anna est un peu mou, un peu effacé au début, je ne suis pas fan de ce type d’héroïne, mais c’est cohérent vu son passé de louve brimée.
Outre les personnages principaux, ce tome nous permet d’en apprendre davantage sur Bran et son passé, et j’ai particulièrement apprécié cet aspect.

L’intrigue en elle-même consiste en une chasse au loup solitaire dans la forêt enneigée, chasse qui va s’avérer un peu plus compliquée que prévue, et qui mettra en scène un des loups les plus âgés, le Maure, dont la compagne était elle-même un Oméga. Je pense qu’à l’avenir ce personnage prendra de l’importance dans cette série de par ses connaissances, du moins je l’espère parce qu’il m’a beaucoup touchée.
L’action est bien menée, bien déroulée, et permet surtout à Anna de s’affirmer et de prendre place au sein de la meute du Marrock, meute que j’ai découverte sous un nouveau jour d’ailleurs. Comme toujours avec Patricia Briggs, c’est agréable à lire, fluide et rythmé, et on passe un très agréable moment.




jeudi 16 décembre 2010

Le portrait du Mal, Graham Masterton


Résumé :

Ils étaient prêts aux pires atrocités pour conserver l'éternelle jeunesse. Un portrait de douze personnages au visage en décomposition... La toile est l'œuvre d'un certain Waldegrave, ami d'Oscar Wilde et passionné d'occultisme, mais elle est sans valeur et plutôt médiocre. Alors pourquoi la mystérieuse Cordelia Gray veut-elle à tout prix s'en emparer ? Quel est le secret du portrait ? Qui sont ces douze personnages ? Vincent Pearson, l'actuel propriétaire du tableau, découvre un lien entre cette œuvre démoniaque et une série de meurtres particulièrement abominables qui secouent la Nouvelle-Angleterre depuis quelques mois.



Avis :

Des gens enlevés et dépecés, une famille étrange, un tableau énigmatique, un galeriste qui voit les gens qui l’entourent disparaitre et un flic qui essaye tant bien que mal de boucler son enquête, voilà en gros de quoi est composé « le portrait du mal ».
Un livre qui mêle enquête classique et éléments surnaturels, avec une pointe de mysticisme et de gore.

L’écriture est fluide et facile. Le génie de Masterton, c’est de suggérer. Les descriptions ne sont pas crues, c’est notre imagination qui fait tout le boulot, et la mienne est assez débridée, donc j’arrive bien à visualiser les pires choses, comme le dépeçage de la petite américaine du début, et surtout les vers qui s’échappent du corps d’Edward (berk berk berk). De plus le roman est parsemé de pointes d’humour noir, j’ai beaucoup apprécié.
L’histoire en elle-même est bien menée, sans temps mort, le récit est structuré. Les personnages ne sont pas plus attachants que ça, ce qui n’est pas plus mal et permet d’appréhender le roman dans sa globalité, sans prendre partie.
L’épilogue quant à lui m’a particulièrement plu.
En revanche, un sentiment de malaise m’a accompagnée d’un bout à l’autre. Outre les évocations des atrocités commises, l’histoire en elle-même fait appel aux notions de croyance et de magie.

Un très bon roman horrifique, mais un peu trop gore pour moi (qui suis une fille sensible).

mercredi 15 décembre 2010

Fièvre noire, Karen Marie Moning



Résumé :

« Ma philosophie tient en quelques mots : si personne n'essaie de me tuer, c'est une bonne journée. Autant vous le dire, ça ne va pas très fort, depuis quelque temps. Depuis la chute des murs qui séparaient les hommes des faës. Pour moi, un bon faë est un faë mort. Seulement, les faës Seelie sont moins dangereux que les Unseelie. Ils ne nous abattent pas à vue. Ils préfèrent nous garder pour... le sexe. Au fait, je m'appelle MacKayla Lane. Mac pour les intimes.
Je suis une sidhe-seer. La bonne nouvelle : nous sommes nombreux. La mauvaise : nous sommes le dernier rempart contre le chaos. »


Avis :

Pas de suspens, je suis très très très fan ^^

Au départ, la petite MacKayla vit dans une petite ville de Géorgie, aimée et entourée de ses parents et de sa soeur Alina, partie étudier à Dublin depuis quelques mois. Sa seule préoccupation est de s'assurer que son vernis à ongles est en accord avec sa tenue, et son plus gros souci de trouver LA paire de chaussures qui ira le mieux avec sa robe sans qu'elle ait mal aux pieds... C'est dire...
Sa vie bascule le jour où on lui annonce que sa sœur a été assassinée à Dublin. Elle décide de partir pour Dublin élucider le mystère de sa mort, d'autant que peu de temps avant de mourir, Alina avait laissé un message étrange sur son répondeur.
Arrivée à Dublin, Mac va voir ses repères se troubler et son petit univers s'écrouler.

Les premières pages, j'avoue avoir été agacée par Mac qui me rappelait un peu Sookie (True Blood). Mais au fil des pages, on la découvre tenace, rusée, intelligente, battante : la jeune fille écervelée fait peu à peu place à une vraie guerrière.
La transformation, il faut bien l'avouer, tient surtout au fait que sur son chemin s'est trouvé Jéricho Barrons, officiellement libraire, mais qui possède des dons quelques peu étranges...
Dans ce Dublin en apparence normal, il va l'aider et la préparer à assumer sa mission de Sidhe-Seer. Pas gratuitement, bien entendu. Antipathique et agaçant, il est l'antithèse de la lumineuse Mac, et n'obéit qu'à ses propres règles, et entend bien les imposer à autrui, laissant deviner des motivations secrètes, et troubles.
Barrons est typiquement le personnage qu'on adore détester, puis qu'on finit par aimer, même si on ne lui fait pas confiance. Le duo qu'il forme avec Mac fonctionne à merveille et est un des intérêts majeurs du livre.
Quant à l'intrigue, elle est bien ficelée, on suit l'enquête de Mac, les indices sont donnés au compte gouttes, tenant le lecteur en haleine jusqu'à la dernière page.

mardi 14 décembre 2010

Morgane Kingsley T1-T2, Jenna Black


Résumé :


L'exorcisme n'est pas un job, c'est une vocation... une malédiction. Demandez à Morgan Kingsley qui est plus puissante que la plupart des démons. Enfin c'est ce qu'elle croyait, jusqu'à ce qu'elle se retrouve elle-même possédée, le comble pour une exorciste ! Mais pas par un simple démon. Celui-là est beau à mourir et de fait il pourrait bien entraîner la mort de son hôte. Car dans un monde où certains humains haïssent les démons et où d'autres les idolâtrent, celui de Morgan mène une guerre de succession sur le plan démoniaque. Être possédée par un superbe démon rebelle quand on veut vivre une vie à peu près normale et qu'on sort avec le petit ami parfait, cela entraîne certaines complications.



Avis :

On découvre dans « Démon intérieur » Morgane, une héroïne au caractère bien trempé, qui évolue dans un univers qui pourrait être le notre, si ce n’est que les démons sont parmi nous, possédant des hôtes volontaires… ou pas ! Et c’est là que Morgane, qui leur voue une haine viscérale intervient en tant qu’exorciste, pour débarrasser les hôtes non consentants de leur démoniaque passager (l’autre façon étant de brûler vifs l’hôte et le démon… gloups…).
Suite à un exorcisme qui manque de mal tourner, elle découvre qu’elle est elle-même possédée par un démon illégal. Et pas n’importe lequel, Lugh, le roi des démons. Pourtant, malgré sa puissance, celui-ci ne peut prendre le contrôle de Morgane, sauf pendant son sommeil.
Notre exorciste va se retrouver bien malgré elle au cœur d’un conflit ayant pour enjeu le trône du royaume des démons…

Exit les vampires et garous, et c’est assez agréable de ne se retrouver qu’avec des démons. Enfin, « agréable », je me comprends… L’univers est bien décrit et tangible, l’héroïne a du caractère (mauvais le caractère !) et une bonne dose d’humour (noir), l’histoire est originale, tout est réuni pour passer un bon moment. Sauf que ce premier tome est vulgaire. Non, ce n’est pas de la pudibonderie de ma part, mais j’ai été navrée par le nombre d’expressions vulgaires, les scènes de sexe inutiles qui parcourent le roman (même si l’auteur a pris soin de varier les pratiques, protagonistes et accessoires pour chaque scène, dont une SM d’anthologie !).
Du coup, le livre refermé j’étais très mitigée quant à la suite que j’allais donner à cette série. Et puis finalement, j’ai du me rendre à l’évidence, j’aime bien Morgane. Alors je lui ai donné une deuxième chance.

« Moindre mal » est moins vulgaire. Beaucoup moins. Plus sensuel et subtil, même si certains fantasmes de Morgane ne sont pas les miens !
L’histoire m’a happée dès les premières pages, et la quête de vérité que mène notre héroïne m’a tenu en haleine de bout en bout. On commence à y voir plus clair sur la lutte fratricide pour l’accession au trône, les qualités intrinsèques de Morgane qui rendent impossible la prise de contrôle sur elle.
Faire connaissance d’Adam sans Adam était une bonne idée, et l’a rendu bien plus sympathique à mes yeux. Par contre, par pitié, que Brian aille faire un tour ailleurs, il est certes décoratif, mais aussi captivant qu’un bulot… Ou alors qu’il soit possédé par un gentil démon charismatique !
Rythme, suspens, humour, un peu de sexe, pas ou peu de vulgarité, les ingrédients sont réunis pour passer un excellent moment.
Du coup, cette série est venue se placer dans le peloton de tête de mes préférées, et j’ai du me retenir pour ne pas enchainer de suite avec le troisième tome.
J’espère que je ne serais pas déçue…

lundi 13 décembre 2010

Liste (prévisionnelle) des livres pour le défi lecture

Je récapitule, 26 ouvrages en tout, répartis comme suit :

- 15 imaginaires
- 5 classiques (avant 1940)
- 1 pièce de théâtre
- 3 mangas/bd/comics
- 1 harlequin

- 1 livre bonus.

Comme je suis une fille prévoyante, j'ai déjà cogité sur ce que j'allais lire ^^

Pour les "imaginaires"

- Les Radley, M. Haig
- Clio Kelly, A. Ferreira
- De fièvre et de sang, Sire Cédric
- Délivre-nous du mal, V. Schilli
- Les enfants du Mal, Eroïne Devalda
- Loup y es-tu ?, H. Courtade
- Flash forward, R.J. Sawyer
- Légende, D. Gemmel
- Merry Gentry T1, L.K. Hamilton

Pour les 6 autres, on verra en cours de route.

Classiques

- Claudine à l'école, Colette
- Marie-Antoinette, S. Zweig
- Gatsby le Magnifique, F.S. Fitzgerald
- Des souris et des hommes, J. Steinbeck
- La nausée, JP Sartre

Pièce de Théâtre

Les monologues du vagin, E. Ensler

Manga/BD/Comics

- BX
- Lorette et Harpye
- ?

Harlequin

Bientôt 30 ans, toujours célibataire, S. Poonam

Bonus

Love Machine, J. Susan ou Ambre, K. Winsor

samedi 11 décembre 2010

Puggy

Parce que Chani n'est pas monomaniaque et qu'elle s'intéresse à autre chose que ses bouquins (si si !), les week-end seront dédiés à la musique.

Alors, pour ouvrir le bal, un p'tit groupe bien sympa qui me donne la patate ^^ (Et par avance toutes mes confuses à celles et ceux que j'ai déjà saoulés avec ce groupe...)

On se souvient d’un légendaire concert de Dylan lors duquel l’artiste, devenu le grand maître du folk, choqua la planète en brandissant une guitare électrique : l’histoire de Puggy, trio belge encore méconnu en France, pourrait proposer le scénario inverse. Car si les jeunes hommes- l’Anglais Matthew Irons, le Français Romain Descampes et le Suédois Egil « Ziggy » Franzen, réunis logiquement dans la capitale européenne, ont aiguisé leurs instruments en se produisant en première partie des Smashing Pumpkins ou d’Incubus, c’est semble-t-il pour encore mieux revenir ensuite à une pop essentielle, dépouillée, mélodieuse et intimiste, sans disto ni chichi.
S’inscrivant dans la lignée d’artistes comme Ben Folds, Eels, ou même du regretté duo londonien Ben&Jason, vrai trésor caché de la pop anglaise des nineties, Puggy dévoile un songwriting érudit, cherche l’énergie sans les artifices, l’émotion dans le martellement acoustique du bois.  Ici pas de guitare saturée, mais un piano baroque, une voix virevoltante et des formats imprévisibles comme chez Arcade Fire, pour au final un flacon aussi important que l’ivresse- démarche remarquable à l’heure de l’auto-tune, du gros rock qui tabasse et du lyrisme pompeux. A même pas trente ans, le trio affiche ainsi déjà une vraie maturité et un CV bien garni- cursus qui lui vaut d’être le premier groupe signé en France sur Casablanca, reprise du fameux label de Los Angeles qui publia dans les années 70 quelques disques de disco-pop mutante : Kiss, Diana Ross, Giorgio moroder, Parliament…










vendredi 10 décembre 2010

Chani et l'ortogrâf

L'idée de ce billet m'a été inspirée par certaines réactions à mon avis sur "Le Mal en la demeure" publié sur la page Facebook de son auteur (que je remercie d'avoir partagé ma chronique ^^).

Avec cette simple petite phrase "La seule chose qui m'a agacée, ce sont les fautes d'orthographe (et de frappe) qui jurent d'autant plus avec le style de l'auteur", j'ai réussi, à mon grand étonnement, à déchainer les passions, alors que je la trouvais plutôt élogieuse cette critique (du moins c'était ce que je voulais partager)... En substance, les commentaires disaient que quelques fautes d'orthographe, ben c'est pas gênant, faut pas pousser...
Certes, ça n'empêche pas la lecture, mais il faut bien reconnaitre que c'est pénible, non ? Et que celui qui n'a jamais pesté en lisant un Milady me jette la première pierre !!

Au risque de passer pour une vieille chose (comment ça c’est déjà fait ?!), je persiste et je signe. Un joli texte avec des fautes, c’est un peu comme Scarlett Johansson avec les cheveux gras, ou Jake Gyllenhaal avec un bout de salade coincé entre deux dents : même si l’ensemble est joli, ces détails gâchent un peu le tableau…

jeudi 9 décembre 2010

Food for Maggots, Virginia Schilli


Résumé :


Velours, violence et volupté.
"Avec Food for Maggots, recueil oscillant entre le noir fuligineux des faubourgs londoniens, la pourpre ensanglantée des lèvres des vampires et les gris blêmes, cendreux, des cimetières, Virginia Schilli offre à ses lecteurs – vous, moi - un nouveau florilège de sa plume acérée. "
(Charlotte BOUSQUET)


Avis :

J’ai abordé ce recueil avec envie et doutes.
Envie parce que j’avais vraiment adoré « Par le sang du démon », et que j’avais envie de retrouver la plume de Virginia Schilli.
Doutes parce que je ne suis pas fan des nouvelles, trop courtes à mon goût, je préfère que l’histoire et les personnages prennent le temps de s’installer, et ce format ne le permet pas vraiment.

Autant le dire tout de suite, je ne suis pas déçue. Même si, forcément, je n’ai pas aimé toutes les histoires avec la même intensité.

Je ne vais pas revenir sur chacune, mais ce qui m’a plu dans ce recueil, c’est que malgré le thème général, chaque nouvelle est innovante, prend un nouveau point de vue, un parti différent de la précédente.
Virginia nous emporte d’une époque à l’autre, d’une mort à l’autre avec aisance et naturel. Les personnages sont tour à tour contemporains, ou sortent tout droit de l’ère Victorienne, on passe de Londres aux Bermudes sans heurt, on se trouve face à des divinités déchues, ou à une inconnue que vous avez déjà peut-être croisée dans la rue…
Ni répétition, ni lassitude à la lecture, et c’est à mon sens une vraie réussite dans ce type d’exercice qui est somme toute fort compliqué.

Alors forcément, j’ai mes nouvelles préférées : « Bilirubine » m’a particulièrement touchée, « death on the box » m’a frappée par la dérive de son personnage, « la lumière du bout du monde » m’a emmenée loin et j’ai complètement adhéré.
Et puis le recueil se termine par « Dernier Soupir », texte si simple, si beau, qui m’a vraiment émue…

Cette fois encore, Virginia Schilli m’a convaincue, et je vous recommande vivement de pénétrer dans son univers.