lundi 28 février 2011

Les Chevaliers d'Emeraude T12, Irianeth, Anne Robillard

Résumé :

Après des siècles de paix, les armées de l'Empereur Noir Amecareth envahissent les royaumes du continent d'Enkidiev. Les Chevaliers d'Émeraude doivent alors protéger Kira, la princesse magique liée à la prophétie et qui peut sauver le monde. Pressé par l'ennemi, Onyx adoube les jeunes Écuyers, les estimant capables de se débrouiller seuls. Mais la perte du grand commandant de l'armée continue de démoraliser les Chevaliers... Rongé par le chagrin, l'un d'eux quitte même le groupe pourtant si près du dernier affrontement. Malgré les bons soins prodigués par les araignées, Liam dépérit, comprenant qu'il ne reverra plus jamais ses proches. Mais ces derniers ne l'ont pas abandonné et feront tout pour lui venir en aide par-delà les Territoires Inconnus. Acceptant enfin son destin, la princesse rebelle vole au secours du porteur de lumière et des Chevaliers d'Émeraude qui subissent les attaques incessantes de l'Empereur Noir. Cependant, Asbeth lui a préparé un piège machiavélique... Et c'est sur Irianeth qu'a lieu l'ultime combat. Mais qui s'en sortira vivant ?


Avis :

[Attention spoiler]

Comme le chantait Jean-Louis Aubert « Voilà, c’est fini ».
Douzième et dernier tome d’une saga qui m’a accrochée dès les premières pages, tant j’étais sous le charme de l’univers et les personnages créés par Anne Robillard. J’ai tremblé, espéré, et même versé quelques larmouilles en suivant leurs aventures, dévorant les tomes les uns après les autres. Et voilà qu’arrive « Irianeth », tant attendu, et tant redouté. L’auteure a déjà prouvé que nul personnage n’est à l’abri, et je me demande déjà qui va s’en sortir, et qui tombera dans cet ultime combat qui verra la fin d’Amecareth et d’Asbeth. Oui, dans mon esprit c’est clair, c’est la seule issue possible.

La dernière page est tournée, les ressentis sont nombreux. D’abord le bonheur d’avoir suivi mes héros encore une fois, et d’avoir passé un bon moment. Mais aussi la tristesse que cette aventure s’achève. Et puis un peu de déception à cause de la fin un peu trop rapide et facile, Amecareth et Asbeth, qui ont donné du fil à retordre aux Chevaliers pendant des années, sont défaits trop facilement à mon goût. Ensuite certaines relations entre les personnages étaient prometteuses et sont balayées d’un revers de la main, l’auteure ayant créé une sortie providentielle.

Alors oui, certains détails ne sont pas comme je l’aurais souhaité, mais il faut reconnaître que l’ensemble vaut largement le détour, et que « Les Chevaliers d’Emeraude » reste à mon sens la plus grande (et la meilleure) saga fantasy francophone des dix dernières années.
Un grand merci à Anne Robillard de m’avoir fait voyager sur Enkidiev.

vendredi 25 février 2011

Morgane Kingsley T4 - Faute avouée, Jenna Black

Résumé :

Morgane Kingsley, la meilleure exorciste d'Amérique, paie le prix d'une mission qui a mal tourné. La famille de sa " victime " la traîne devant les tribunaux, la Commission la suspend de ses fonctions. Il s'agit d'un complot et quelqu'un semble déterminé à détruire la jeune femme. Une personne ou un démon qui n'hésite pas à lui envoyer de macabres présents, comme cette main coupée. Alors que son persécuteur devient plus violent et se met à semer les cadavres, Morgane n'a pas d'autre choix que de faire appel à son côté sombre pour échapper à ce fou qui a décidé de la supprimer.


Avis :

Encore une fois je me suis laissée emporter dans le tourbillon des aventures de Morgane Kingsley, pour mon plus grand plaisir.

Certaines choses sont immuables, Morgane a des ennuis. Et pas qu’un peu. Un jeune homme, dont le démon a été exorcisé, reste dans le coma, et son père veut trainer notre exorciste préférée devant les tribunaux. Suspendue de ses fonctions et sans ressource, elle se voit obligée d’héberger Saul chez elle. Ce qui finalement tombe plutôt bien car elle se rendra vite compte qu’il s’agit en fait d’un véritable complot contre elle, et qu’elle a grand besoin d’un garde du corps. À vrai dire, pour être exacte, ce sont ses proches qui s’en rendent compte. Morgane, elle, fait tout pour échapper à sa surveillance. Enfin, quoi qu’il en soit, humain ou démon, quelqu’un cherche à la faire souffrir, à ruiner sa vie, et le moins qu’on puisse dire c’est que cette personne est très motivée et n’hésite pas à employer les grands moyens.

Avant-dernier tome de la série. Gloups. Mais quel tome ! Je me suis régalée à suivre les péripéties de Morgane, d’Adam, Dom Lugh et tous les autres personnages récurrents, avec une nouvelle venue, « Barbie », que nous devrions retrouver par la suite. Brian s’est quant à lui acheté un caractère pour l’occasion, mais il a pris le modèle « caractère de cochon ». Comme si notre héroïne avait besoin de ça…
La relation entre Morgane et Lugh prend un tournant décisif, et Morgane murit en encaissant pas mal de déconvenues. Elle n’en est que plus attachante et humaine.

Action, humour et sexe, le cocktail est savamment dosé et à déguster sans modération !

jeudi 24 février 2011

Nuits d'Enfer au Paradis




Résumé :

Quelle fille n'a jamais rêvé d'être la reine du bal de fin d'année ? Une robe vaporeuse, un cavalier élégant et amoureux, une musique entêtante... Les histoires de ce recueil réunissent des héroïnes qui ont tout pour accéder au podium. Malheureusement, c'est sans compter sur les vampires, démons et autres morts-vivants qui s'invitent à la fête... Alors, prêtes à danser avec le Diable ?


Avis :

Un thème commun pour cinq nouvelles écrites par cinq auteures différentes : un bal de promo typiquement américain (avec robes meringues en satin et gros bouquet au poignet), porteur de tous les espoirs et rêves des participants, tourne mal, et c’est l’enfer sur terre.
Libre à chacune de raconter l’histoire à sa manière.

Je ne vais pas tourner autour du pot, l’ensemble se laisse lire, mais ne m’a pas transcendée.

La nouvelle de Stephenie Meyer est décevante (ouaip, je fais partie de celles qui aiment Twilight, et j’assume !). Une démone cruelle qui ne demande qu’à plonger le monde dans le malheur et la détresse croise un beau jeune homme (Gabi, ou plutôt Gabriel), et en moins de deux elle est prête à partir avec lui se rouler dans la guimauve au pays des Bisounours. Un peu léger…

Puis vient celle de Meg Cabot, auteure que j’aime bien aussi, contant les aventures d’une jeune fille passant ses soirées à planter des pieux dans les poitrines des vampires. Angel et Spike ne sont pas là, pourtant c’est bien l’esprit de Buffy qui flotte sur cette nouvelle, divertissante, mais pas originale.

Le bouquet de Lauren Myracle, avec sa voyante et son histoire de vœux m’a laissée de marbre, je n’y ai vu aucun intérêt, donc on va passer.

Enfin, Kim Harrison vient relever le niveau avec Madison Avery, cette jeune fille qui refuse son nouveau statut de morte. Drôles, enlevées, avec une pointe de cynisme, j’ai été ravie de ses quelques pages qui avaient un goût de trop peu.

Michelle Jaffe clôture le recueil et sauve l’ensemble avec « Baisers fatals », une nouvelle très drôle, menée tambour battant avec une wonder-woman un poil coincée et une serial-kisseuse complètement déjantée. Encore une fois cette auteure me ravit.

Les deux dernières nouvelles valent le coup, si on vous prête le livre n’hésitez pas, mais n’allez pas mettre vos économies dedans !

mercredi 23 février 2011

Madame en retard, c'est moi !

Avant tout je tiens à préciser que dans la vraie vie je suis une fille à cheval sur la ponctualité. Fixez moi une heure de rendez-vous et je serai là pile à l'heure, et même avec dix bonnes minutes d'avance. Eh ouais, IRL je suis comme ça ! Bon, ok, à part avec une ou deux personnes avec lesquelles je suis systématiquement en retard, mais ça je pense que c'est ce qu'on appelle le destin ^^
Mais quand on commence à parler boulot, lectures ou chroniques, là ça se gâte. Prendre de l'avance semble impossible, être dans les délais est compliqué, et en fait j'ai pluôt tendance à accumuler le retard avec application. Sûrement que le stress, l'approche de la deadline, le claquement du fouet de la patronne de V&S, me poussent à me dépasser. Enfin je suppose que c'est ça. Sinon, c'est ce qu'on appelle du masochisme, et j'ai beau être fan de Morgane Kingsley, j'en suis pas encore rendue là !
Alors régulièrement je prends de grandes décisions : pas plus de 50 livres dans ma PAL (j'en ai pas loin de 80 à l'heure où j'écris ces quelques lignes), 3 CR en instance maxi (7 en ce moment), des objectifs somme toute atteignables, mais à priori, même ça, j'y arrive pas... Et j'avoue que ce soir je suis un peu découragée face à l'ampleur du phénomène... Mais je vais me reprendre en main et me remettre à flots ^^
Alors, pour me consoler, on va dire qu'être perpetuellement charette fait partie de mon charme hein ?! (hum j'entends déjà quelques ricannements, on se contient !).

mardi 22 février 2011

Bal de givre à New York, Fabrice Colin



Résumé :

Anna Claramond ne se souvient plus de rien. Seul son nom lui est familier. La ville autour d’elle est blanche, belle, irréelle. Presque malgré elle, la jeune fille accepte les assiduités du beau Wynter, l’héritier d’une puissante dynastie. Bal de rêve et cadeaux somptueux se succèdent avec lui mais Anna sent que quelque chose ne va pas. Qu’elle est en danger. De plus, des indices et des messages sont semés à son attention par l’insaisissable Masque, un fugitif recherché. Qui est son ennemi, qui est son ami ? Anna sait qu’elle doit se souvenir. Mais que lui réservera sa mémoire une fois retrouvée ?


Avis :

Féérique, magique, troublant, émouvant… Les mots me manquent pour définir « Bal de givre à New York ». C’est une évidence, c’est LE Colin que j’attendais depuis si longtemps, un roman qui mêlerait sa poésie, son univers décalé et son émotion au talent de sa plume. Là je suis aux anges, et c’est mon premier coup de cœur de cette année.

Mais revenons à l’histoire…
Anna Claramond se réveille devant une voiture, sûrement celle qui l’a renversée. Quand elle reprend ses esprits, elle ne se souvient de rien, ou presque. Un jeune homme l’aide à se relever, et il se passe quelque chose entre eux, c’est indéniable. Trop beau, trop riche, trop puissant, Anna ne peut entendre que Wynter Seth-Smith veuille la revoir. Et pourtant il l’invite au Bal de Givre, le bal le plus en vue de la bonne société New Yorkaise.
Nous allons suivre Anna dans ce New York si différent du notre et pourtant si proche, avec son architecture visionnaire. Du manoir de ses parents disparus, dans lequel ne reste que Jacob, son fidèle majordome télé-kinésiste, à la Tour Seth-Smith, propriété des parents du mystérieux Wynter, Anna va s’interroger sur sa relation avec celui-ci, la disparition de ses parents, l’identité du « Masque » qui semble la poursuivre, et tant d’autres choses.

Une fois commencée, on ne peut interrompre la lecture tant la ville est fascinante et envoutante, bien qu’on n’arrive pas à savoir où Fabrice Colin veut en venir. Il nous promène dans Central Park, nous perd dans le métro, pour mieux nous retrouver dans un hall d’immeuble, et finalement nous amener exactement là où il veut, au moment où il le souhaite.

« Bal de givre à New York » est un ouvrage magique, voilé de nostalgie, à la fois triste et beau, où l’ambiance sert une histoire toute en retenue.
Je suis encore sous le charme.


lundi 21 février 2011

Gossip Girl T1, Cecily Von Ziegesar

Résumé :

Bienvenue dans l'Upper East Side, le quartier chic de New York, où vivent Olivia et ses amis. Ils sont jeunes, ils sont riches, ils sont beaux, ils ont un penchant immodéré pour l'alcool, la fête, la cigarette... et les grossièretés. Ils fréquentent les écoles privées les plus prestigieuses de NY dans l'objectif d'intégrer Yale ou Harvard et de faire les plus beaux mariages, rien que ça... Bienvenue dans un monde de jalousie, d'envie et de trahison où se nouent et se dénouent les amours et les amitiés - le tout sous 1'œil de lynx et la langue de p... de la mystérieuse Gossip Girl qui voit tout, entend tout et relate tout sur Internet dans une rubrique où elle n'hésite pas à déformer à l'envi les aventures et mésaventures de ses " copains ". Plat de résistance : le retour du pensionnat de la sublime Serena après un an d'absence : elle est la fille que tous les garçons désirent et que toutes les filles désirent être. Le petit monde d'Olivia, son ex-meilleure amie, et de ses inséparables copines langues de vipère, risque fort d'être chamboulé. Olivia n'aura plus la vedette, elle ne sera plus la plus belle, la plus convoitée. Et si, en plus, Serena avait les meilleures notes, se mettait tous leurs profs dans la poche et, pire, lui piquait Nate, son petit ami si sexy ? Un vent de folie va souffler sur le monde de scandale et de commérages de ces pauvres petites filles riches !


Avis :

Bienvenue dans l’Upper East Side, où sévissent une bande de jeunes gens riches, beaux et célèbres (mais pas intelligents) dont la principale occupation est de dégoiser sur leurs voisins. La vacuité de leurs propos n’a d’égal que leurs égos démesurés, et l’intérêt qu’ils méritent est directement proportionnel à leur QI digne d’un bulot comateux…

Non, je ne suis pas hermétique à cet univers, j’avais adoré « Hell » de Lolita Pille qui dépeignait aussi les tribulations de jeunes « filles et fils de », mais avec tout le talent de sa plume acérée.

Dans Gossip Girl, pas de manigances pour ruiner la vie d’untel, pas de descente aux enfers d’Unetelle qui, à force de se fariner les naseaux perd pied, pas de cynisme sur cette jeunesse désœuvrée. Non, rien qui puisse pimenter ces 250 pages qui ne nous racontent que des pia-pias et des petites embrouilles dignes d’une cours de récré de primaire. Ni plus ni moins.

vendredi 18 février 2011

Stop à la maltraitance livresque !

Il est des jours où le boulot me monte tellement à la tête que j'ai besoin de changer d'air. Et ces jours là, je finis invariablement par me réfugier à la Fnouc (les noms des lieux ont été changés pour des raisons de confidentialité  bien sûr ^^).

Les Brag et Milady étant sortis, je me rends donc vers le magasin avec un sourire extatique plaqué sur le visage, telle Bernadette Soubirou après l'apparition de la Vierge. Je connais le chemin par coeur. Deuxième étage, un bonjour au vigile sur la droite, 30 pas tout droit, je tourne à droite, 43 pas, et sur ma gauche je vois déjà les couvertures flashy des "Chasseuse de la nuit" qui me brûlent la rétine. Je presse le pas, ma carte bleue commence à frétiller dans mon sac, et j'imagine ma banquière en train de se ronger les ongles en attendant de connaître le montant de la facture.

Enfin, j'arrive devant les podiums réservés aux nouveautés. Rhaaaa les ouvrages que je veux sont là. Je tends la main pour m'en emparer... Ah nan, pas celui là, la couverture est cornée. Ah celui là est abîmé aussi... Les pages de celui-ci sont froissées... Hey mais qu'est-ce qui s'est passé, on dirait qu'ils ont tous été brassés dans une essoreuse à salade ?!

L'avantage de fréquenter assidûment un magasin, c'est que certains vendeurs vous reconnaissent (nota : quand ils vous reconnaissent et vous envoient un client pour que vous le conseilliez, c'est que vous fréquentez trop souvent le magasin !). J'alpague donc une tête connue et lui fait part de mes observations. Si jusque là je passais pour une acheteuse compulsive, je viens d'être promue "acheteuse compulsive maniaque". Bref, ce brave vendeur, voyant l'ampleur de mon désarroi, m'explique qu'ils font le réassort en allant chercher différents livres qu'ils mettent plus ou moins en vrac dans des casiers plastiques. Aujourd'hui plus que moins d'ailleurs, d'où les petits soucis que j'ai pu noter, mais qui ne dérangent pas trop les clients, en règle générale. A ce moment là je crois que je viens de décrocher le statut "acheteuse compulsive maniaque et chiante". Comprenant que je suis choquée et que mon équilibre mental a été sérieusement ébranlé par cette révélation, il me propose d'aller me chercher, rien que pour moi des exemplaires qui viennent juste d'arriver, tout en m'assurant qu'il va faire remonter l'info pour que davantage de soin soit apporté lors de la mise en rayon (je le soupçonne de me pipeauter sur ce point, mais bon...).
Enfin, quoi qu'il en soit, grâce à lui, ma CB a pu chauffer lors du passage en caisse !



jeudi 17 février 2011

Les Mystères de Harper Connelly T1, Murmures d'outre-tombe, Charlaine Harris



Résumé :

" Depuis que j'ai survécu à la foudre, je suis capable de sentir et de revivre les derniers instants des morts. Contrairement aux apparences, cela peut s'avérer utile : on me contacte pour retrouver les personnes disparues... enfin, décédées devrais-je dire. Du coup, j'en ai fait mon métier. C'est sûr, tout le monde n'apprécie pas la façon dont je gagne ma vie mais, puisque je dois vivre avec ce "don", autant m'en servir. Tolliver, mon demi-frère, m'accompagne. Un associé dont je ne peux me passer. Aujourd'hui, nous allons à Sarne dans l'espoir de retrouver une adolescente. Dénicher le corps ? Facile ! Mais quitter la ville, c'est une autre affaire ! "


Avis :

Harper Connelly est frappée à l’âge de 15 ans par la foudre. Elle en réchappe, et se voit douée de la capacité de sentir les morts et de voir leurs derniers instants. Profitant de ce « don », elle en fait son métier et sillonne le pays en compagnie de son demi-frère Tolliver pour retrouver les corps des défunts, confirmer ou infirmer les causes des décès, à le demande des proches ou des autorités. Une profession particulière qui ne lui attire pas forcément la sympathie d’autrui, y compris des personnes qui font pourtant appel à ses services.
Harper et Tolliver se rendent donc à Sarne afin de retrouver le corps d’une adolescente disparue, et les évènements ne vont pas se dérouler aussi simplement que prévu. Au fil de l’histoire la tension monte et l’auteur arrive à nous prendre dans l’atmosphère étouffante de cette petite ville, nous faisant redouter la suite des évènements.

Premier tome de cette nouvelle saga signée Charlaine Harris, « Murmures d’outre-tombe » est une excellente surprise pour moi qui ne suis pas une inconditionnelle de la « Communauté du Sud ». L’histoire est une intrigue policière, exit les vampires et autres créatures surnaturelles, le seule élément « hors-norme » étant le don d’Harper.
L’héroïne est une simple humaine ayant écopé d’une particularité qui ne lui simplifie par vraiment la vie, et elle tente malgré tout de l’utiliser au mieux, et de faire face à l’antipathie presque générale qu’elle suscite. Dans ses missions, elle est aidée et soutenue par son demi-frère Tolliver, dont elle semble fortement dépendante. Leur relation est sans doute plus complexe qu’il n’y parait et j’ai hâte d’en savoir davantage…

« Murmures d’outre-tombe » a la lourde tâche, en tant que tome d’ouverture d’une série, de planter le décor et de présenter les personnages. Mission largement accomplie puisqu’il arrive en outre à nous captiver et nous donner envie de connaître la suite au plus vite !

mardi 15 février 2011

Cygne noir T1, Fille de l'orage, Richelle Mead


Résumé :

Ça, c'est tout moi ! Aucune vie sexuelle pendant des mois, et d'un coup, tous les obsédés de l'Outremonde se mettent à me courir après...
Eugenie Markham est chaman. Dotée de grands pouvoirs, elle exerce un fructueux business en bannissant de notre monde les Faës et autres esprits qui s'y aventurent. Engagée pour retrouver une ado enlevée dans l'Outremonde, Eugenie découvre une prophétie qui met au jour des secrets bien gardés de son passé et lui réserve de très désagréables perspectives d'avenir ! Eugenie a beau manier la baguette avec autant d'assurance que le flingue, il lui faut des alliés pour une telle mission. Elle aura Dorian, un roi Faë séducteur avec un faible pour le bondage, et Kiyo, un magnifique changeforme.


Avis :

Bon, on ne va pas se mentir, ce livre étant de Richelle Mead je partais avec un à-priori plus que positif sur lui Et je n’ai pas été déçue, loin de là.

Eugénie Markham, notre héroïne, est belle, forte, intelligente, avec un caractère bien trempé, bourrée d’humour et très attachante. Elevée par Roland, chaman de son état mais qui n’est pas son père biologique, c’est grâce à lui qu’elle va développer ses pouvoirs chaman, et en faire son métier. C'est-à-dire qu’elle a le pouvoir de renvoyer les faës dans l’outre-monde. Ce détail mis à part, Eugénie mène une vie on ne peut plus banale et tranquille.
Tout va se compliquer quand elle se rend compte que son nom véritable est connu dans l’outre-monde, et qu’elle est devenue l’objet de convoitise de ses habitants qui en veulent tous à son corps !
Elle découvrira lors d’une visite chez les faës pour retrouver une jeune fille, qu’elle fait l’objet d’une prophétie, et qu’elle n’est pas ce qu’elle croit être, ce qui explique l’intérêt soudain des faës pour sa personne.
Eugénie ira de découverte en découverte, essayant de maîtriser les évènements de son mieux…

Un roman plaisant, fluide, et drôle, Richelle Mead nous embarque dans cet univers qu’elle a entièrement construit, et ça marche bien. Des personnages attachants et atypiques (Vollusian, j’adore), de l’action, de l’amour et surtout l’envie de ne pas reposer le livre avant qu’il soit terminé !

A noter que je pense préférer cette série à celle des Succubus finalement.

lundi 14 février 2011

Ne dites pas à ma mère que je suis voyante, elle me croit libraire à Vancouver, Eileen Cook


Résumé :

On dit souvent que l'amour rend aveugle. Pas dans le cas de Sophie Kintock, qui, après une rupture, se découvre un don de double vue jusque-là insoupçonné ! Quand Doug la quitte après six ans de vie commune, Sophie, libraire à Vancouver, est prête à tout pour le récupérer. C'est pourquoi, lorsqu'elle apprend que sa nouvelle petite amie, la pulpeuse Mélanie, s'intéresse au paranormal, elle a une idée aussi folle que diabolique : proposer à sa rivale une fausse consultation de voyance destinée à faire rompre les tourtereaux. Mais rien ne va se passer comme prévu, car Sophie se retrouve vite dépassée par le succès inattendu de ses nouveaux talents... Eileen Cook signe une comédie désopilante portée par une héroïne au caractère bien trempé, maladroite et attachante à souhait.


Avis :

Que du bonheur !!

L’histoire est somme toute assez simple. Doug quitte Sophie après 6 ans de vie commune (et d’abnégation de la part de l’héroïne !). Alors que lui n’hésite pas à rapidement faire une nouvelle conquête en la personne de « Miss Melons », elle, persuadée qu’il s’agit juste d’un moment d’égarement, lance un grand plan pour le ramener à la maison, quitte à se faire passer pour une voyante…

Le schéma de l’histoire est assez classique et typique de la chick lit, et au fil des pages on en devine l’issue, mais cela n’enlève rien au plaisir que j’ai eu à lire ce livre car l’ensemble est original et riche en rebondissements.
Les personnages sont bien développés et hauts en couleurs, l’héroïne est pétillante et jamais agaçante malgré sa maladresse et son accumulation de bourdes, l’ex-petit ami est tellement insipide qu’on se dit que l’amour est réellement aveugle, la meilleure amie est une Wonder Woman moderne (sans le bustier ni la ceinture), sans oublier la belle mère et ses bibelots ainsi que le banquier pince-sans-rire.
La plume d’Eileen Cook est fluide, légère. Et surtout drôle. Je ne compte plus les éclats de rire et les gloussements à la lecture, certaines scènes sont vraiment irrésistibles.
Petit bonus, chaque chapitre est précédé d’une prévision astrologique, j’ai bien aimé ce petit détail qui colle parfaitement au thème.

Un excellent livre antimorosité et sans prétention qui aura le mérite de vous faire passer un bon moment, et de sourire. Je vous le conseille vivement.

vendredi 11 février 2011

Dark Divine, Bree Despain

Résumé :

Grâce Divine, fille de pasteur, a toujours su que quelque chose d'effroyable s'était produit la nuit où Daniel Kalbi a disparu et où son frère, Jude, est rentré couvert de sang. Mais quand Daniel refait surface quelques années plus tard, toutes les vérités ne semblent pas bonnes à dire. Que s'est-il passé durant cette mystérieuse nuit ? Que cache l'animosité de Jude envers son ancien meilleur ami ? La réapparition de Daniel est-elle liée à la découverte, dans la petite ville, de cadavres d'animaux et d'humains atrocement déchiquetés ? Ne pouvant résister au charme envoûtant de Daniel, Grace va très vite être confrontée à un choix impossible : ses sentiments pour lui ou sa loyauté envers son frère. Lorsqu'elle apprendra l'incroyable secret de Daniel, elle fera tout pour sauver les personnes qu'elle aime. Mais cela lui coûtera peut-être ce qu'elle chérit le plus au monde : son âme.


Avis :

Bienvenue dans la famille du Pasteur Divine, famille exemplaire portant bien son nom car louée par tous pour son honnêteté, sa bonté, sa générosité… Chez les Divine pas un mot plus haut que l’autre, tout n’est que respect, amour et assistance à autrui. Une famille unie dans laquelle tout le monde s’aime, même entre frères et sœurs, pas de brouille, juste de la compréhension et du soutien…
Hélas, ce joli vernis va se craqueler et faire ressortir des problèmes et des secrets enfouis depuis des années, ce qui amènera Grâce, la fille ainée de la famille, à reconsidérer sa vision des choses et son échelle de valeurs.

Pour être honnête, au départ j’ai été un peu effrayée par cette famille parfaite et je me suis demandée où on allait. Heureusement, Daniel Kalbi va venir semer le trouble et apporter une touche un peu rock n’roll à l’ensemble.
La thématique est usée jusqu’à la corde, les ficelles parfois un peu grosses, mais dans l’ensemble on passe un agréable moment, si tant est que l’on prenne ce livre pour ce qu’il est, à savoir un ouvrage destinée aux adolescentes fan de romans à la sauce Twilight.

jeudi 10 février 2011

Les enfants du Mal, Eroïne Devalda


Résumé :

Joe, jeune orphelin, grandit dans une famille pauvre et subit à longueur de temps son père violent. Cette vie dans la peur lui fait refouler sa véritable nature, dont il ignore tout.
Tout juste adulte, il va faire la rencontre d’Ambre, une jeune correspondante Française qui va lui dévoiler ses origines : du sang de démon coule dans ses veines.
Il va alors la suivre afin d’obtenir, avec elle, le pouvoir suprême, et de devenir un vrai démon !
Mais un groupe mystérieux, connaissant leurs existences, a pour but de les tuer… Joe, va-t-il trouver ce pouvoir avant de se faire attraper ?



Avis :

Le livre commence au Moyen-âge. Une jeune servante fuit, emmenant pour les sauver les deux enfants de ses maitres qui, eux, périront sur le bucher, accusés d’être des démons. Et c’est avec leurs descendants que l’histoire prendra corps de nos jours.
Après ce début très accrocheur, l’histoire va se centrer sur Joe, qui lui aussi sera confié à des étrangers par sa mère qui fuit à son tour ceux qui la persécute. Hélas, la famille « choisie » ne va pas donner à l’enfant un cadre de vie rêvé. Battu, brimé, humilié, c’est un jeune homme brisé qui rencontrera celle qui le révèlera à sa vraie nature.

Premier roman d’Eroïne Devalda, « Les enfants du Mal » est assez inégal. La première partie est centrée sur Joe, son enfance et toutes les épreuves traversées. C’est un récit dur, rien n’a été épargné au jeune homme, et rien ne nous est épargné de son calvaire. J’ai été très surprise de l’extrême violence contenue dans cette partie, ce qui me fait dire que ce livre n’est pas à mettre entre toutes les mains. Malgré quelques incohérences et une écriture parfois assez maladroite, le lecteur est saisi aux tripes et ne peut se retenir d’aimer Joe, sentiment qui ne le lâchera pas, même dans la seconde partie. Cette fameuse seconde partie est marquée par l’arrivée d’Ambre, la correspondante française. Autant Joe est attachant, autant Ambre n’a rien pour plaire, arrogante et cruelle, elle finira par entrainer notre héros dans sa chute. Et justement, cette partie est trop rapide. Il se passe trop de choses, trop vite, et la fin est vite expédiée en comparaison du temps pris pour développer la personnalité de Joe. C’est en cela que c’est un peu décevant, le lecteur reste sur sa faim, les événements auraient mérités d’être davantage exploités, tout comme la personnalité d’Ambre qui, outre l’antipathie renvoyé dès le départ, n’est abordée que de manière superficielle.
Au final cette seconde partie ternit un peu l’impression plus que positive laissée par la première, alors que j’avais vraiment été séduite.

Avec ce roman, Eroïne Devalda démontre une réelle capacité à happer son lecteur, mais ne l’exploite pas jusqu’au bout. Son style manque un peu de maturité, alors que ces propos non, ce qui renforce l’ambivalence de l’ensemble du récit.
Un auteur à suivre, qui avec l’expérience réussira, je pense, à gommer ses faiblesses et nous proposera un récit construit et palpitant du début à la fin.


mardi 8 février 2011

Sans âme, une aventure de d'Alexia Tarabotti, Gail Carriger



Résumé :

Miss Alexia Tarabotti doit composer avec quelques contraintes sociales.

Primo, elle n’a pas d’âme. Deuxio, elle est toujours célibataire. Tertio, elle vient de se faire grossièrement attaquer par un vampire qui, ne lui avait pas été présenté ! 
Que faire ? Rien de bien, apparemment, car Alexia tue accidentellement le vampire. Lord Maccon – beau et compliqué, écossais et loup-garou – est envoyé par la reine Victoria pour enquêter sur l’affaire. 
Des vampires indésirables s’en mêlent, d’autres disparaissent, et tout le monde pense qu’Alexia est responsable. Mais que se trame-t-il réellement dans la bonne société londonienne ?


Avis :

Nous faisons connaissance avec Alexia Tarabotti, jeune femme célibataire de 25 ans, et donc plus précisément une vieille fille selon les critères de l’époque Victorienne. Alexia est une paranaturelle, une « sans âme », qui a pour particularité d’annuler les pouvoirs des créatures surnaturelles en les touchant. Les crocs des vampires se rétractent et le loup est refoulé chez les garous à son contact. Outre cette particularité, Mademoiselle Tarabotti a le fâcheux défaut, selon sa mère, d’avoir un caractère bien trempé, assorti d’une grande intelligence, mais aussi d’avoir la peau mate de son père Italien, et non le teint de porcelaine en vogue à l’époque. Les trois éléments conjugués sont surement la cause de son célibat d’ailleurs !
Et les choses ne vont pas aller en s’améliorant puisqu’Alexia va tuer un vampire solitaire et se retrouver prise dans la spirale des événements qui vont en découler.

Gail Carriger signe là un steampunk réussi, drôle et inventif, servit par un style au charme suranné qui m’a beaucoup séduite.
L’héroïne est attachante, impertinente et drôle, le duo formé par Lord Maccon et le professeur Lyall n’est pas sans rappeler Holmes et Watson, Lord Akeldama est déjanté et décadent à souhait, nous avons une galerie de personnages hauts en couleurs tous réussis, ce qui est assez rare pour être souligné.
L’histoire quant à elle est surtout un prétexte à l’épanouissent de l’idylle entre notre héroïne et Lord Maccon après des débuts plus que tumultueux.

Mais hélas, malgré tous les points positifs relevés précédemment, je n’ai pas été séduite par l’ensemble de l’œuvre, trop typée romance paranormale à mon goût. Mais pour celles et ceux qui apprécient le genre, foncez, je pense que vous ne le regretterez pas.

lundi 7 février 2011

Loverboy, Michele Jaffe

Résumé :

Grâce à ses facultés exceptionnelles de synesthésie, Imogen Page était la star de l'unité de science cognitive du FBI, jusqu'à ce que la mort de son frère la pousse à démissionner. Elle reprend pourtant du service lorsque le Dr Rosalind Carnow, scientifique de renom, est enlevée par le tueur en série " Loverboy ". Echaudée par un précédent échec, Imogen se jure cette fois de mener l'enquête à sa guise, quoi qu'en pensent la police locale et surtout Benton Arbor, nabab de l'automobile, play-boy bien connu et meilleur ami de Rosalind. Contre toute attente, Imogen trouve en ce dernier un allié précieux, prêt à l'aider à décrypter le message que le sadique a, selon son rituel, transmis aux policiers. Les sévices qu'il compte infliger à Rosalind ne sont que trop clairs, et le temps leur est compté...


Avis :

Imogen Page, est ancien agent du FBI douée de synesthésie (en l’occurrence ce qu’elle voit, ressent, se traduit en goût. Par exemple la peur qui émane de son interlocuteur a un goût de griotte). Elle a démissionné suite au décès de son frère Sam dont elle n’arrive pas à faire le deuil, vivant au milieu de ses affaires, portant certains de ses vêtements… Célèbre et reconnue professionnellement pour avoir arrêté un tueur en série surnommé «  le Connaisseur », on fait de nouveau appel à elle pour retrouver la trace de « Loverboy » qui l’avait autrefois tenue en échec. Cette fois il a enlevé Rosalind Carnow, et Imogen n’a que deux semaines pour la retrouver avant qu’il ne la tue…

« Loverboy » m’a fait passer un excellent moment. Du suspens, de l’humour, de l’amour, des rebondissements, tous les ingrédients pour un thriller réussi.
Imogen est une héroïne forte, humaine, avec un caractère de cochon (comme j’aime quoi !) embarquée dans une enquête dans laquelle le tueur semble avoir toujours une longueur d’avance et où le temps est compté, les plus horribles tortures infligées à la victime plusieurs jours avant son exécution. Flanquée d’une équipe en admiration devant elle, elle va devoir composer avec Benton Arbor, homme d’affaires et play-boy de son état, meilleur ami de la victime, qui supervise l’enquête.
Rapports tendus et situations cocasses, ces deux là vont s’affronter, se jauger, puis finir par s’apprécier.
L’enquête est menée tambour battant, le style est fluide et dynamique, on ne s’ennuie jamais. Michele Jaffe sème quelques pièges et fausses pistes sur notre chemin pour mieux garder le suspens du dénouement final.

Découverte avec « Hantise », Michele Jaffe est une auteure que je vais continuer à lire tant ses écrits sont agréables.

vendredi 4 février 2011

Mortels petits secrets, Laurie Faria Stolarz

Résumé :

Camelia échappe de peu à un accident de voiture : elle est sauvée par Ben, un mystérieux garçon qui disparaît avant qu’elle ait pu le remercier. Depuis, Camelia ne cesse de penser à lui, et à l’étrange sensation ressentie quand il l’a touchée. Pourtant, lorsqu’elle le revoit au lycée, Ben l’évite. La rumeur dit qu’il aurait tué son ex-petite amie. De son côté, Camélia reçoit des lettres de menaces. Pourquoi ne peut-elle résister à son attirance pour Ben ? Peut-elle vraiment lui faire confiance ?

Avis :

Le roman s’ouvre sur Camélia, l’héroïne, qui voit la voiture de sa meilleure amie lui foncer dessus. Pétrifiée par la peur, elle ne bouge pas et se dit que son amie va finir par freiner ou l’éviter. Heureusement, un inconnu surgit de nulle part, et pousse Camélia sur le côté, lui sauvant la vie, puis disparaît…
Elle ne le retrouvera que plusieurs mois plus tard, lors d’un cours de biologie…
Dès les premières pages, une forte impression de déjà-vu, et nombre d’entre vous voient ce que je veux dire.
Heureusement, les ressemblances s’arrêtent là, l’histoire et la nature des personnages n’ont rien à voir avec le roman auquel on peut penser au départ.

On retrouve les codes propres aux livres « young adult », avec une Camélia très sage et lisse, une copine un peu barrée, un copain décalé et gentil looser, et un beau héros mystérieux et tourmenté. Les personnages manquent un peu de relief, on ne les connaît qu’en surface, et du coup on a du mal à s’identifier. Dans le même esprit, les sentiments éprouvés par Camélia au fil de ses découvertes sont décrits, mais ne prennent pas vie, du coup le lecteur aura un peu de mal à prendre partie pour elle. Cela dit, cet opus étant le premier de la série, et ayant la lourde tâche de planter le décor, ces petits défauts seront sûrement gommés par la suite.
La construction du livre est en revanche très sympa, une narration classique à la première personne par Camélia, avec entre deux chapitres des extraits de journal intime de l’admirateur secret de la jeune fille, plutôt agréables au départ, puis franchement inquiétants.
Le style de Laurie Faria Stolarz est fluide, léger, elle donne un coup de projecteur sur chaque personnage, semant le doute sur sa culpabilité possible, et invitant le lecteur à trouver le bon avant qu’il ne soit trop tard.

« Mortels petits secrets » est un thriller agréable à lire, parfait pour un moment de détente entre deux livres plus ardus, et devrait se bonifier par la suite.

jeudi 3 février 2011

Hex Hall, Rachel Hawkins



Résumé :

Quand on est expédiée à Hex Hall pour usage inapproprié de la magie, qu'on doit empêcher une vampire aux cheveux roses de prendre feu, lutter contre trois ravissantes sorcières aussi dangereuses que des top models en manque de magazines et résister à un séduisant sorcier très très agaçant, on n'a aucun besoin qu'une élève soit retrouvée vidée de son sang. C'est pourtant ce qui arrive à Sophie Mercer, une sorcière qu'il ne faut surtout pas énerver...


Avis :

Bienvenue à Hex Hall, établissement scolaire à mi-chemin entre un centre d’apprentissage et une maison de correction. Destiné aux jeunes Prodigium (comprenez jeunes gens ayant des pouvoirs ou une nature hors du commun, tels sorcières, garous, vampires…) ayant utilisé leur don de manière inappropriée, Hex Hall a pour mission de les remettre dans le droit chemin, et de leur apprendre à maitriser leur nature ou leur don.

Sophie Mercer, jeune sorcière de 16 ans ayant quelques soucis pour maîtriser ses pouvoirs, ce qui lui a valu un nombre incalculable de changements de lycée et de déménagements (elle en est à compter les États dans lesquels elle n’a pas encore vécu, c’est dire…), échoue dans ce lycée un peu particulier. Élevée par sa mère humaine et n’ayant jamais rencontré son père ou côtoyé d’autres sorciers, le choc des cultures promet d’être rude. Et évidemment, c’est le cas. La jeune fille qui partage sa chambre est un vampire qui ne jure que par le rose, elle tombe amoureuse du garçon le plus beau et populaire mais hélas déjà en couple, une de ses profs la prend tout de suite en grippe, bref, ses premiers jours sont pour le moins mouvementés…
Son séjour à Hex Hall va lui apprendre beaucoup, non seulement sur ses pouvoirs, mais aussi sur sa famille et ce qu’elle est.

Une héroïne avec un caractère bien trempée et attachante, de l’humour, de l’amour, des rebondissements, Hex Hall est un livre très réussi, qui, s’il reprend certains codes et univers déjà maintes fois exploités, apporte une touche d’originalité et de fraicheur qui le rendent unique.
Le ton est léger, et le roman très visuel, le lecteur « regarde » l’histoire en même temps qu’il la lit, et ça j’aime beaucoup. Une jolie réussite, j’ai été séduite et j’ai hâte de lire la suite !


mardi 1 février 2011

Sans un adieu, Harlan Coben

Résumé :

Suspense magistral, intrigue machiavélique à souhait, tension psychologique à son comble. Des côtes australiennes aux parcs de Boston et aux banlieues new yorkaises, le tout premier roman de celui qui allait révolutionner le monde du thriller. Laura Ayars et David Baskin, l'ancienne top model devenue femme d'affaires et la superstar de l'équipe de basket des Celtics : un couple béni des dieux ! Mais, en pleine lune de miel, la tragédie frappe. David part nager et disparaît. Sans un adieu... Accident ? Meurtre ? Suicide ? Laura se lance dans l'enquête et découvre bientôt des secrets vieux de trente ans, que ses proches ont tout fait pour enfouir... Mensonges, trahisons, jalousies, meurtres... Quand le passé menace de ressurgir, un tueur tapi dans l'ombre est prêt à tout pour empêcher la vérité d'éclater.


Avis :

Bon, il faut savoir que ce livre, récemment sorti, est en fait le premier d’Harlan Coben. D’ailleurs, dans la préface, si on lit entre les lignes, l’auteur nous demande d’être indulgents avec son texte. Oups, ça met pas en confiance ça…

Mais revenons d’abord sur l’histoire en elle-même.
Laura, ex-mannequin devenue femme d’affaires, et David, basketteur professionnel, partent en voyage de noces en Australie. Alors que Laura se rend à un rendez-vous concernant sa ligne de vêtements, David part nager. Son corps sera retrouvé quelques heures plus tard.
La thèse de l’accident est d’abord explorée, puis celle du suicide, et puis finalement Laura découvre des éléments troublants qui l’amènent à reconsidérer les choses. Le meilleur ami de David, TC ne semble pas complètement honnête et lui cache des choses, sa mère agit étrangement, de l’argent a disparu, et tout ça amène Laura à imaginer la thèse du meurtre.

L’auteur multiplie les fausses pistes et les rebondissements, mais hélas j’ai toujours eu un temps d’avance sur lui, du coup je n’ai jamais été surprise. Idem pour l’histoire développée en parallèle de l’intrigue principale, elle était cousue de fil blanc et n’a pas apporté la touche de mystère qu’elle aurait pu instiller à l’ensemble. Les personnages sont caricaturaux, le méchant trop repentant, et le super méchant trop lâche.

Coben nous a habitués à mieux, beaucoup mieux. L’ensemble est malgré tout distrayant à défaut d’être haletant, mais pas à la hauteur de ce que cet auteur nous propose habituellement.