jeudi 31 mars 2011

De fièvre et de sang, Sire Cédric

Résumé :

Une jeune fille se réveille entièrement nue et entravée sur un matelas couvert de sang. Elle sait qu'elle va mourir, toute tentative de fuite semble inutile. La douleur n'est rien en comparaison de la peur panique qui s'est emparée d'elle... Le commandant Vauvert mène l'enquête en compagnie d'une profileuse albinos, Eva Svärta. Personnage excentrique et hors norme, Eva a un véritable sixième sens qui fait d'elle une redoutable traqueuse de l'ombre. Ensemble, ils vont tenter de remonter la piste d'un tueur en série qu'ils croyaient mort et qui a pour habitude de vider entièrement ses victimes de leur sang. S'agit-il d'une réincarnation, d'un spectre, d'un homme, d'une femme, d'une créature d'un autre monde ? Suspense, angoisse, horreur, sensations étranges, crises de démence, folie meurtrière, rite satanique... Un thriller oppressant qui entraîne ses lecteurs au-delà de la raison.


Avis :

Après mon coup de cœur pour « L’enfant des cimetières », j’ai dévoré « De fièvre et de sang ».

Nous retrouvons le commandant Vauvert, personnage récurrent dont nous avions fait la connaissance dans l’ouvrage précédent, qui collaborera pour les besoins de cette enquête avec Eva Svarta, profileuse albinos travaillant au 36, quai des Orfèvres, marquée par la tragédie qu’elle a vécue dans son enfance. Fragile et forte à la fois, un personnage intéressant et attachant qu‘on prend plaisir à suivre, et qui s’intègre parfaitement dans cette histoire qui finalement lui apportera beaucoup.
Tous deux sont sur la piste d’un tueur en série particulièrement sadique qui ôte le visage de ses victimes et recueille leur sang. L’horreur des meurtres est décuplée par le nombre impressionnant de victimes à son actif. De Toulouse à Paris, ils vont organiser la traque de ce meurtrier d’un nouveau genre.
Scènes de torture, mutilations, Sire Cédric n’épargne rien à ses lecteurs, les faisant trembler au rythme des découvertes des deux policiers, jouant sur leur envie d’avoir peur. En peu de mots, il a le talent de créer une ambiance qui va capturer le lecteur comme dans une bulle pour mieux savourer le livre. Avec brio il mêle les genres, thriller, fantastique et horreur, avec une pointe d’humour, multiplie les faux semblants et les fausses pistes, pour emmener son lecteur jusqu’au dénouement, sans temps mort.

« De fièvre et de sang » est une réussite, l’intrigue est originale et bien menée, servie par la plume vive et acérée de Sire Cédric. J’ai hâte de trouver un peu de temps pour me plonger de nouveau dans son univers avec « Le jeu de l’ombre », sorti il y a quelques jours.

mercredi 30 mars 2011

BX, Mari Okasaki



Résumé :

Nenohi est une lycéenne d'aujourd'hui. Elle couche souvent avec des garçons, même peu de temps après les avoir rencontrés et même si elle ne sait pas toujours qui ils sont. En rentrant d'une soirée arrosée dans un bar, elle va rencontrer un boxeur et se retrouve dans le gymnase de ce dernier, dans un état d'ivresse total. Ce boxeur a la ferme ambition de devenir un grand champion du monde et Nenohi va tomber éperdument amoureuse de lui. Lui ne pense malheureusement qu'à son art. Il s'entraîne avec passion et rage, comme s'il cherchait à oublier un événement douloureux de son passé... Nenohi ne sait plus quoi faire. Avec chaque journée qui passe, elle sent son amour pour lui grandir démesurément...


Avis :

Eh ben voilà, ça m’apprendra à ne pas suivre les conseils de Tan en matière de Manga. Je me suis laissée séduire par la pub à la fin de « Nana », et par la couverture. Mal m’en a pris…

L’histoire en deux mots : Nenohi se réveille une nouvelle fois aux côté d’un jeune homme dont elle ignore jusqu’au prénom. Jeune fille en perdition, sa route va croiser celle d’Usagi, jeune boxeur qui se rêve champion du monde et consacre toute son énergie à ce sport, quitte à mettre sa santé en danger. Leurs chemins se croisent, et pour Nenohi, c’est le coup de foudre. Usagi quant à lui, s’il semble avoir de l’affection pour elle, n’est pas prêt à la faire passer avant sa passion.
L’adolescente va essayer de se faire aimer de lui, alors qu’en parallèle Yoshinobu, avec qui elle avait eu une relation, tente de la faire revenir vers lui.

Wow… Ben voilà, c’est à peu près tout ce qui se passe. Et soyez moi reconnaissants, je vous épargne les « tu as souffert, moi aussi, alors cessons de souffrir et regardons l’avenir devant et non le passé et nos fêlures derrière » ou encore les « je ne comprends pas pourquoi tu aimes la boxe – Tu ne comprends pas ? – Non – Alors tu ne me comprends pas ! ». Je caricature, ok, mais à peine. Du drame, du pathos sans fond et de la morale à deux sous. J’ai rien contre le manga un peu cul-cul la praline, ou plein de héros tourmentés, mais là ça sonne faux, et au final, faut bien se rendre à l’évidence, ce qui va arriver aux héros, je m’en tapais royalement !

Un malheur n’arrivant jamais seul, même le graphisme ne sauve pas l’ensemble, c’est un de ces mangas avec les bouches en crapaud (ou alors avec des bouches à la Emmanuelle Béart, pour ceux qui auraient séché les cours de sciences nat.), et je déteste ce type de dessin.

Néanmoins, et c’est là le seul mérite de « BX », j’ai tellement de choses (certes négatives) à dire sur ce titre que je pense que je vais passer haut la main les 1 500 caractères., alors que je me disais qu’atteindre ce seuil serait compliqué pour la catégorie BD/manga.
Si ça, c’est pas de la positive attitude…



lundi 28 mars 2011

Les derniers jours de Stefan Zweig, Laurent Seksik

Résumé :

Le 22 février 1942, exilé à Pétropolis, Stefan Zweig met fin à ses jours avec sa femme, Lotte. Le geste désespéré du grand humaniste n'a cessé, depuis, de fasciner et d'émouvoir. Mêlant le réel et la fiction, ce roman restitue les six derniers mois d'une vie, de la nostalgie des fastes de Vienne à l'appel des ténèbres. Après la fuite d'Autriche, après l'Angleterre et les Etats-Unis, le couple croit fouler au Brésil une terre d'avenir. Mais l'épouvante de la guerre emportera les deux êtres dans la tourmente - Lotte, éprise jusqu'au sacrifice ultime, et Zweig, inconsolable témoin, vagabond de l'absolu.


Avis :

Comme le titre l’indique, Laurent Seksik nous raconte les derniers jours de Stefan Zweig, auteur autrichien poussé à l’exil par l’arrivée au pouvoir d’Hitler.
Nous le suivons en Angleterre, où il épouse Lotte, sa seconde femme qui le suivra dans la mort, ne voyant pas l’intérêt de vivre sans lui, puis aux Etats-Unis, et enfin au Brésil où il mettra fin à ses jours.

L’auteur nous dépeint les tourments de Zweig, torturé de voir cette Europe qu’il chérit chuter au rythme de l’avancée des nazis, mais aussi torturé par la fièvre de l’écriture, lui qui veut écrire une œuvre majeure qui restera comme référence incontestable. Torturé aussi par ses amis qui le pousse à s’engager politiquement, comme eux, amis qu’il va voir disparaître au fur et à mesure qu’ils sont rattrapés par leurs origines en cette sombre période.

Et en parallèle, j’ai redécouvert Lotte, sa jeune épouse à la santé fragile qui voue un amour et une admiration sans borne à son mari, un mari qui pourtant s’occupe peu d’elle au quotidien, la laisse en marge de son travail, n’est pas démonstratif, enfermé comme il l’est dans ses propres soucis et dans l’écriture.
Ces deux portraits sont servis par la plume juste de Laurent Seksik, qui, sur le sujet, aurait pu être tenté d’en faire trop.

Un ouvrage intéressant qui m’a permis de découvrir non pas Zweig, mais Lotte sous un autre angle, même si elle reste insaisissable pour moi, je ne la comprends toujours pas…

jeudi 24 mars 2011

Wicca, Cate Tiernan

Résumé :

Morgan Rowlands est une adolescente comme les autres, dont la vie change le jour où Cal Blaire arrive au lycée. Beau, charmant et mystérieux, il est aussitôt adulé par toutes et tous. Lorsque Cal organise une soirée pour faire connaissance avec les autres élèves, le garçon leur explique qu’il pratique la Wicca. Cette forme de magie blanche est une religion ancestrale qui célèbre la nature. Morgan se trouve irrésistiblement attirée. Cal propose aux intéressés de se voir régulièrement pour continuer à pratiquer la Wicca. La jeune fille se prend de passion pour ces rendez-vous et aiguise l’intérêt de Cal, qui voit en elle une possible sorcière…




Avis :

Après mon coup de cœur pour « Immortels », je me suis jetée sur cette série signée elle aussi par Cate Tiernan.

Morgan est une lycéenne de 16 ans on ne peut plus banale, flanquée d’une meilleure amie qui l’étouffe un peu, dont la principale occupation est de faire tomber les garçons à ses pieds. Elle a une petite sœur de deux ans sa cadette qu’elle adore, et vit au sein d’une famille unie et aimante.
Sa vie va se trouver radicalement changée avec l’arrivée de Cal, nouvel élève très vite populaire de part sa beauté, sa gentillesse et son charisme naturel. Cal va initier Morgan et ses amis à la Wicca, la Magye blanche. Morgane va tout de suite se sentir à l’aise avec cette pratique qui va la révéler à elle-même.
La jeune fille effacée va prendre de l’assurance, aller de découvertes en déconvenues qui feront exploser sa cellule familiale et qui lui attireront les foudres de certaines de ses « amies ». Au fil des pages, on sent la menace d’un danger qui plane sur elle, de plus en plus palpable même si on ne sait pas exactement quelle est sa nature.

A la fin de ce livre, vous serez incollables sur les grandes lignes de la Wicca. Les sabbats, les esbats, les runes, le pouvoir des plantes, l’auteure initiant ses lecteurs sur les bases de la Magye autant que son héroïne. Il faut bien l’avouer, certains passages sont longs, la mise en place se fait tout doucement, et du coup le livre manque de dynamisme, on est plus dans le « guide du petit Wiccan » débutant que dans un roman, et c’est sans doute ce qui m’a gênée pour apprécier l’histoire.
Heureusement, les personnages sont attachants, et les rebondissements des dernières pages donnent envie de poursuivre l’aventure avec Morgan.

mardi 22 mars 2011

"L"

Résumé :

« L »
Là-bas. En enfer. On Hell.
Trahies, asservies, meurtries.
On leur a brisé les ailes.
Là-bas. En enfer. On Hell.
Pas si loin d’ici. Tout près, parfois. Si près.
Entravées. Mutilées. Violées.
On leur a volé leur vie.
Des ailes. Pour Elles. On Hell.
Pour qu’elles s’enfuient. Pour qu’elles s’envolent. Pour qu’elles soient libres.
Enfin.

« L ». Elle(s). Hell. Aile(s). Trois mots contenus dans une simple lettre. Trois mots pour signifier l’horreur, le combat, la liberté, l’indépendance, aussi. Trois mots, une infinité d’univers, d’histoires et de contes sur les femmes, pour les femmes…


Avis :

L’imaginaire en soutien à la lutte contre les violences faites aux femmes.
Violence physique ou morale, ponctuelle ou endurée régulièrement, barbarie sans nom ou torture sournoise, tels sont les thèmes abordés par cette anthologie.
Sous la direction de Charlotte Bousquet, 15 auteurs nous présentent des textes forts, émouvants ou dérangeants autour de ce thème aux multiples facettes.

Au sommaire de cette anthologie :
Legs d’honneur de Nicolas Cluzeau
Luciole de Li-Cam
L raider de Virginia Schilli
Larme de laine de Joëlle Wintrebert
Lune de mon cœur de Lucie Chenu
Lésions de Maëlig Duval
La bouche de Nathalie Dau
L’âme bleue de Menolly
Liberté de Justine Niogret
Laylat d’ Ambre Dubois
La jetée de M.B.Cras
Libre choix de Sophie Dabat
Libera me de Jean-Michel Calvez
L.A. Woman d’ Estelle Valls de Gomis
Bonus track : Carnage de Sire Cédric

Comme dans tout recueil proposant des auteurs différents, tous les textes ne m’ont pas touchée de la même manière, mais il faut reconnaître la qualité et la force qui se dégage de chacun.
Je suis passée par tous les sentiments, de la haine à l’émotion, de la révolte aux larmes, et, si je ne reviens pas sur chaque nouvelles, je vais faire un focus sur celles qui se détachent de l’ensemble, du moins selon mon avis.

Il fallait s’y attendre, l’héroïne de L Raider de Virginia Schilli m’a tout de suite embarquée avec elle dans son aventure au goût de road-movie de l’étrange. Cette adolescente torturée a rendez-vous avec la menace du viol et va régler le problème à sa manière. Une histoire servie par un ton juste, avec une plume très cynique et sombre.

Le monde de Sophie Dabat, terrifiant matriarcat où le libre choix n’existe pas, où l’individu est renié dans l’intérêt du collectif m’a laissé un goût de cendres dans la bouche, malgré le souffle libérateur de la fin. Un texte dérangeant sur un monde cruel bien qu’exclusivement féminin.

Et puis il y a cette femme abandonnée, invisible pour les uns, réduite au rang d’objet pour les autres, qui malgré tout sourit et ne laisse rien paraître de sa détresse… Jusqu’au jour où c’en est trop. M. B. Cras brosse son portrait avec sobriété sans pathos, mais avec émotion et tendresse.

Jean-Michel Calvez met quant à lui en lumière la précarité, encore plus grande, des femmes « sanpapié » par rapport aux hommes, enfermées physiquement chez elles par peur d’être découvertes, enfermées culturellement car désemparées face à une langue qu’elles comprennent peu, ou interprètent mal.

En écrivant ces quelques lignes, je me rends compte que chaque texte, à sa manière a poursuivi son cheminement dans mon esprit, et au final, je les aime tous, ces textes qui se complètent, se font échos, et raisonnent encore en nous une fois le livre refermé.

Mais il faut conclure, alors ce sera avec « L’âme bleue » de Menolly, une histoire qui m’a crevé le cœur et arraché les tripes, avec cette femme battue, soumise, qui souffre jour après jour, qui a honte de ses hématomes. Cette femme, que personne ne s’inquiète de voir alitée si souvent, de la voir souffrir à chaque pas quand ses reins ou ses côtes, trop abimés par les coups de poings qui se sont abattus, rendent chaque geste insupportable. Cette femme qui a abdiqué depuis longtemps, mais qui va se redresser par amour pour sa fille, même si elle sait déjà qu’il n’y a pas d’issue, et qu’une souffrance remplacera l’autre.

« L » est, de loin, la meilleure anthologie que j’ai pu lire, la plus marquante, une de celle dont les histoires continuent à vivre bien après la lecture.

Pour commander ce recueil, c’est ici
A noter que les droits sont reversés à l'association Aurore - La maison Cœur de femmes qui accueille des femmes en danger ou en souffrance, battues, violées...


Morgane Kingsley T5 - Péchés Capitaux, Jenna Black

Résumé :

La propriétaire des 7 Péchés capitaux, un club pour démons de Philadelphie, sollicite Morgane pour mettre fin à une crise de taille : des démons, possédant contre leur gré des corps en piteux état, semblent apparaître en quantité alarmante au club.
Morgane est certaine que Dougal, l’ennemi juré de Lugh, se cache derrière tout ça. Mais pourquoi ?
Elle devra prendre tous les risques pour mettre fin à cette guerre totale des démons.


Avis :

Toutes les bonnes choses ont une fin, et ce tome marque l’arrêt de la série « Morgane Kingsley ». Le précédent opus « Faute avouée » était très bon, mais ne faisait pas avancer l’intrigue, la guerre pour le trône du Royaume des Démons était reléguée au second plan, les expériences génétiques à peine abordées, mais en contrepartie nous avancions dans la psychologie des personnages.
« Péchés capitaux » doit donc répondre à toutes nos attentes, à savoir Lugh va-t-il  triompher de Dougal, Raphaël est-il vraiment un gentil, Morgane succombera-t-elle à Lugh, Brian va-t-il enfin devenir intéressant, j’en passe et des meilleures…

Et nous sommes replongés dès les premières pages dans l’intrigue avec Shae, démon illégal et informatrice d’Adam, qui vient trouver Morgane pour l’informer de l’arrivée massive de nouveaux démons dans des corps en piteux état, loin des standards demandés pour être hôte. Morgane et Lugh pensent tout de suite que Dougal est derrière tout ça, sans doute le déploiement de ses forces avant la dernière offensive.
Le Conseil va devoir se rendre à l’évidence, il n’est plus temps de se cacher, il faut agir et mettre définitivement Dougal hors d’état de nuire…

De l’action, des rebondissements, et une bonne dose d’érotisme, c’est en apothéose que se termine la série Morgane Kingsley, même si la fin est peut-être un peu rapide et facile, trop convenue par rapport au ton provocateur qui a fait la différence par rapport aux sagas du même genre.


lundi 21 mars 2011

Les chasseurs d'âme, S.A. William

Résumé :

Encore une journée ordinaire pour Zack, jeune étudiant gauche et solitaire, qui peine à lier connaissance avec ses camarades de faculté. Alors que ce dernier est en route pour l’université, une rencontre singulière bousculera le caractère infiniment ennuyeux de son existence. Qui est donc cette intrigante jeune femme qui lui a légué un mystérieux anneau dont il ne peut se défaire ? Quel est cet obscur mal qui plonge les foules dans un profond coma ? Zack sera ainsi précipité au sein dune incroyable aventure, traversée par une fabuleuse galerie de personnages attachants et rocambolesques.


Avis :

C’est une promenade dans le monde des rêves que nous propose S.A. William avec ses « Chasseurs d’âmes ». Certains humains sont plongés dans une sorte de coma, où ils poursuivent leurs rêves. Tant qu’ils ne trouvent pas l’issue du rêve, ils ne se réveillent pas. Zack est un chasseur d’âme, c'est-à-dire qu’il est chargé de pénétrer dans les songes des personnes touchées par ce syndrome, de poursuivre leur aventure avec eux, de les aider à atteindre leur but pour qu’enfin elles puissent sortir de cet état.
Jusqu’au jour où Zack va se retrouver personnellement impliqué.

Alors autant le dire tout de suite, c’est pas mon truc. Non que ce soit mauvais, au contraire, l’univers construit est cohérent, les personnages attachants, il y a de l’humour, de l’action, et un zeste d’amour, mais j’ai pas adhéré, il manque un petit je-ne-sais-quoi pour que je sois embarquée dans l’histoire.
L’ensemble est néanmoins agréable à lire, et la fin donne tout de même envie de connaître la suite, donc je me laisserai peut-être tentée, qui sait ?

mercredi 16 mars 2011

Skeleton Creek, Patrick Carman

Résumé :

Il se passe des choses étranges à Skeleton Creek. Des choses terrifiantes.

Avec Sarah, ma meilleure amie, j'ai tenté de percer un sinistre secret. J'ai failli en mourir. A présent, je suis coincé chez moi, une jambe dans le plâtre. Je ne peux plus faire confiance à personne. C'est à peine si j'ose croire à ce que j'ai vu et entendu.
Depuis que nos parents nous ont interdit de communiquer, Sarah et moi, je suis désespérément seul. Je m'efforce de mettre cette effrayante histoire par écrit pendant que Sarah, armée de sa caméra, poursuit notre enquête. A chacune de ses découvertes, elle m'envoie un mot de passe qui me permet de visionner la vidéo en cachette.

Ainsi, ensemble, nous continuons à traquer le mystère, prêts à tout pour exhumer la vérité.

Mais, nous le savons, rien n'est plus dangereux que de vouloir déterrer les fantômes du passé. Surtout dans une ville comme SKELETON CREEK.


Avis :

J’avais hâte de plonger dans cette expérience, et j’en ressors enchantée.

Ryan et sa meilleure amie Sarah se sont rendus à la drague, là où était extrait l’or il y des années de cela, mus par leur curiosité et les rumeurs courant sur cet endroit. Lors de cette expédition, Ryan va être victime d’un accident et se casser la jambe. Immobilisé, c’est Sarah qui va poursuivre leurs investigations, lui transmettant ses découvertes au fur et à mesure par mail et vidéos, bien que leurs parents, suite à ce nouvel incident, le plus grave d’une longue liste, aient interdit le moindre contact entre eux.

Plus qu’un simple livre, « Skeleton Creek » est un concept mêlant des scènes vidéo au livre, permettant au lecteur de voir les mêmes évènements que les héros et de mener l’enquête en même temps qu’eux.
Le procédé est très impliquant et exaltant, et je suis très cliente de ce type d’expérience. Je me suis donc très vite prise au jeu, courant à mon PC munie de mon code pour voir à mon tour les images tournées par Sarah.

L’ambiance est lourde et angoissante, un peu à la sauce du «projet Blair Witch » et d’un soupçon de « Silent Hill » (enfin là c’est mon imagination qui a travaillé, mais je trouve que la loi du silence qui règne dans cette ville me renvoie à ce film). On progresse au rythme des personnages principaux, et ce qui pouvait au départ passer pour une blague un brin potache se trouve finalement réellement angoissant et plus complexe qu’il n’y parait.

mardi 15 mars 2011

Nightside T1, Vieux Démons, Simon R. Green

Résumé :

Je m'appelle Taylor, John Taylor. Ma carte de visite dit que je suis détective privé, mais en fait je suis plutôt un expert pour retrouver les objets perdus. Ça fait partie du don avec lequel je suis né... dans le Nightside. J'en suis parti il y a pas mal de temps pour sauver ma peau et ce qu'il me restait de raison. Aujourd'hui, je gagne ma vie au grand jour. Mais ces derniers temps, les clients se font rares. Aussi, lorsque Joanna Barrett a débarqué dans mon bureau, le fric suintant par tous les pores de sa peau, pour me demander de retrouver sa fugueuse de fille, je n'ai pas pu dire non. C'est là que j'ai découvert où sa fille s'était barrée. Dans le Nightside : deux kilomètres carré d'enfer en plein cœur de Londres, un endroit où il est toujours trois heures du mat' : où l'on croise des mythes à tous les coins de rue ; où l'on peut boire un pot avec un monstre. Faut pas s'y fier aux apparences et tout y est possible. J'avais juré de ne jamais y remettre les pieds. Mais une jeune fille est en danger, et sa mère compte sur moi. Alors je n'ai pas le choix : il faut que je rentre à la maison...


Avis :

J’avais envie de changer un peu de style de lecture, et de retrouver un récit où le personnage ne serait pas une jeune femme belle, intelligente et forte.

Vœu exaucé grâce à « Vieux Démons » et son héros John Taylor, détective privé ayant le don de retrouver certains objets. Né dans le Nightside, il est revenu dans notre monde plusieurs années auparavant pour prolonger son espérance de vie ! Le Nightside, c’est un Londres parallèle où tout est possible, où vivent toutes sortes de créatures, aussi bien humains que démons, sorciers… C’est aussi un lieu dangereux et glauque, où les apparences sont trompeuses.
Même si ce tome pose essentiellement le décor, l’intrigue n’est pas négligée pour autant, et se suit sans temps mort, même si la fin est un peu convenue il faut l’avouer. Au fil de son enquête, John Taylor croisera de nombreux personnages, tous plus originaux (voir déjantés) les uns que les autres, personnages que je souhaite croiser de nouveau par la suite.
Le style de Simon R Green est fluide, mêlant l’horreur, l’humour et le cynisme avec brio pour proposer au lecteur un ouvrage fort divertissant.

Une plongée réussie dans cet univers qu’on prend plaisir à visiter… par livre interposé !

vendredi 11 mars 2011

Eve Dallas, T14 Réunion du crime, Nora Roberts

Résumé :

Walter C. Petitbon avait fait fortune grâce aux fleurs. Sa puissante entreprise intergalactique, composée d'une nuée de serres et de chaînes de distribution, employait des centaines d'horticulteurs et de fleuristes. A soixante ans, Petitbon était un homme heureux. Il avait épousé l'année précédente une jeune idiote dotée d'un insatiable appétit sexuel, entretenait de bonnes relations avec sa première femme et s'apprêtait à céder son empire floral à ses deux enfants - deux charmants jeunes gens. Le jour de son anniversaire, Walter C. Petitbon, entouré de ses amis, avait vidé d'un trait une coupe de champagne et s'était écroulé. Mort. La dose de cyanure qu'il avait avalée était un drôle de cadeau ! Pour Eve Dallas, pas de doute : c'est l'œuvre de Julianna Dunne, une tueuse qu'elle connaît bien. Mais pourquoi Julianna a-t-elle assassiné Petitbon ?


Avis :

Double enquête pour le lieutenant Eve Dallas. D’abord une affaire non résolue datant de plusieurs années, et une série de meurtres mettant en scène une vieille ennemie mise autrefois sous les verrous par Eve elle-même.
Comme amorcé depuis plusieurs tomes, et notamment dans le dernier, Eve se retrouve une nouvelle fois confrontée à son douloureux passé, l’affaire en cours l’emmenant à retourner à Dallas, sur les lieux même des tragiques évènements. Encore une fois, l’aide Connors lui sera précieuse, même si ce dernier est en danger…
Cet opus marque aussi la place plus importante que prend Peabody au fil du temps, puisque c’est elle qui sera chargée de démêler l’affaire non-classée, tâche qu’elle accomplira haut la main bien entendu.
Humour, enquête, amour, l’ensemble est toujours efficace et divertissant.

jeudi 10 mars 2011

Eve Dallas, T13 Fascination du crime, Nora Roberts

Résumé :

La jeune femme était tombée du douzième étage, à 1 h 30 du matin. D'après un témoin, ses longs cheveux bruissaient comme des ailes durant sa chute. Mais ce qui l'a tuée est autre chose. Les tests sont formels : heure du décès 1 h 15. La victime se nommait Bryna Bankhead. Vingt-trois ans, métisse, célibataire. Domiciliée dans la tour au pied de laquelle on a trouvé son cadavre. Les vidéos du hall révèlent qu'elle est rentrée ce soir-là au bras d'un compagnon séduisant et attentionné. Yeux verts, piercings rehaussés de petites émeraudes, longs cheveux bruns, vêtements élégants. Le parfait chevalier servant dont rêvent toutes les femmes... Chevalier servant ? Quelle blague ! Pour Eve Dallas, cet homme est un pervers, tout simplement. Si on ne l'arrête pas le plus rapidement possible, il tuera d'autres femmes, comme il a tué Bryna.


Avis :

C’est toujours un plaisir de retrouver le Lieutenant Eve Dallas.

Le corps d’une jeune femme gît, disloqué, au pied d’un immeuble. Bien qu’à première vue on puisse penser à un suicide, il n’en est rien, elle a été droguée à en mourir, puis jetée depuis son balcon pour maquiller le crime.
Eve Dallas se saisit de l’enquête, et une autre victime ne tarde pas à être découverte. Si le visage du tueur a été filmé par les caméras de surveillance et son ADN relevé sur les lieux du crime, l’enquête n’en est pas simple pour autant.

Dans ce tome, les évènements vont rappeler à Eve son passé qu’elle cherche à oublier. Heureusement, Connors, toujours à ses côtés, va la soutenir et la protéger, parfois même contre sa volonté. Les personnages récurrents habituels sont bien sûr là, et apportent une touche d’humour à l’ensemble.
Un roman plaisir à dévorer sans se prendre la tête.

mercredi 9 mars 2011

Bientôt 30 ans, toujours célibataire, Poonam Sharma

Résumé :

A 30 ans, ce n'est pas normal d'être toujours célibataire... Lorsque, au cours d'un repas de famille, ma mère m'a lancé cette réplique à la figure, je n'ai bien évidemment pas relevé. Après tout, j'ai un job en or à Wall Street, un super appartement en plein Manhattan, des tonnes de paires de chaussures et des amies formidables. Pourquoi aurais-je besoin de m'encombrer d'un petit ami, voire, pis encore, d'un mari ? Bon, d'accord, je vais vous dire la vérité : en fait moi aussi il m'arrive de m'inquiéter un peu du désastre de ma vie amoureuse. D'autant que ces derniers temps, j'ai touché le fond : mon dernier petit ami m'a trompée au bout de deux mois, je sers d'alibi à mon meilleur ami gay et, last but not least, pas plus tard que ce matin, je me suis réveillée dans le lit de mon prof de sport Mais est-ce vraiment ma faute si, à New York, le prince charmant est une espèce en voie de disparition ?


Avis :

Voilà, le moment tant redouté, je dois lire mon « Harlequin » pour le défi lecture. Pour ne pas être trop déstabilisée par cette expérience, j’ai choisi un titre dans la collection « Red Dress Ink ». Pas de romance pure et dure au programme, je m’attendais plus à de la chicklit qu’à autre chose en fait.
Effectivement, c’est bien ce dont il s’agit. Vina a 27 ans, sa famille est originaire du Punjab, elle a réussi sa vie professionnelle et travaille à Wall Street, belle, riche et intelligente, mais n’est toujours pas mariée, au grand désespoir de sa famille. Alors on lui arrange une rencontre avec un beau, jeune, et riche indien de sa communauté. Sauf qu’il préfère les garçons… L’affaire se complique un poil ! Mais heureusement, après moult rebondissements, Vina finira par trouver l’amour.

Je n’ai certes pas opté pour la romance traditionnelle Harlequin, mais je n’ai pas eu le meilleur roman de chicklit non plus. Pourtant je suis bon public et je ne crache pas sur un Kinsella ou un Wolff. Là c’est gentillet, on sourit un peu, mais ça reste un cran (un gros cran quand même) en-dessous de ce que j’aime. Et puis certaines particularités de l’histoire m’ont gênée, comme l’obsession de la famille de cette pauvre Vina de la marier avec un garçon de la même communauté. J’avoue que ça me dépasse et m’agace, donc un mauvais point pour ça. Et puis il y a un passage au milieu du livre où l’héroïne fait une retraite spirituelle pendant laquelle je me suis ennuyée comme un rat mort… Rien de dramatique, mais ça alourdit une lecture qui n’est pas non plus super passionnante.

Pour conclure, un bouquin pas désagréable, mais très moyen, qui me fait d’ailleurs regretter de pas avoir joué le jeu à fond et choisi un vrai Harlequin, parce qu’il faut avouer que j’ai un peu l’impression d’avoir trichouiller en choisissant un Red Dress Ink. Et quand je vois le résultat je me dis que finalement j’aurais peut-être eu une bonne surprise dans une collection Azur ou autre…


mardi 8 mars 2011

Les Dissidents, Jay Davidsen



Résumé :

Des disparitions mystérieuses frappent Manhattan. Martin Gilbes, journaliste au Manhattan Midnight, enquête sur celles-ci et rencontre par hasard Helena Fenn, la mère d'une récente disparue. Ensemble, ils découvrent que ces disparitions ont un rapport avec le Sukhâvatî, un club étrange tenu par un groupuscule obscur. S'ensuit une réaction en chaîne où les découvertes les plus surprenantes se succèdent aux événements les plus macabres, entraînant Martin et Helena dans une spirale infernale où certaines croyances terrifiantes deviennent réalité...




Avis :

Le livre commence tambour battant avec la disparition on ne peut plus spectaculaire et horrifique de trois égoutiers. Une atmosphère lourde et pleine de mystère, un brin malsaine, s’installe dès les premières pages. Puis ce sont deux jeunes filles qui sont emmenées, de leur plein gré, comme envoûtées, par un homme charmant mais dont émane une aura de dangerosité…
Martin Gilbes est journaliste et s’interroge sur cette vague de disparitions sans lien apparent qui les relient les uns aux autres. Helena Fenn, la mère d’une des jeunes filles, se heurte à l’inertie des forces de polices qui refusent d’enquêter en arguant d’une simple fugue. Leurs routes vont se croiser et ils vont unir leurs déterminations pour lever le voile sur les sombres évènements qui se déroulent à Manhattan. Leurs vies et leurs visions de notre monde en seront irrémédiablement bouleversées…

« Les Dissidents » est un livre qui vous accroche dès le départ et vous donne envie de connaître la suite. De découvertes macabres en rebondissements, le lecteur ne s’ennuie pas un seul moment, même si en ce qui me concerne j’en attendais encore davantage après le prologue brillant que l’auteur nous offre.
Les dialogues sont parfois un peu maladroits, mais l’ensemble est agréable à lire, le style fluide.
Certaines idées auraient gagné à être davantage exploitées (certains passages sont trop rapides), et les personnages auraient pu être travaillés plus en profondeur, notamment dans leurs relations les uns aux autres.
Néanmoins, « Les Dissidents » est un livre prenant, qu’on parcourt avidement.

lundi 7 mars 2011

Mon PRS-350, mon précieux

Après des mois d'hésitation, je me suis enfin lancée, et sur les conseils avisés de copine Bouilloire, j'ai commandé mon PRS-350 coloris argent, ainsi qu'une couverture de protection (rouge bordeaux), avec une petite patte pour la refermer, afin d'éviter que mes clés, ou tout autre objet composant le bordel  contenu hétéroclite de mon sac à main, ne viennent se glisser entre la couverture et l'écran.


Première remarque quand je le reçois (48h après la commande, merci Sony) : il est très beau. Quant à la housse, je dois reconnaître qu'elle est aussi très jolie, et fonctionnelle de surcroît. Bref, je suis conquise rien que par le côté esthétique de l'ensemble. Si vous cherchiez un avis chiadé sur le plan technique, passez votre chemin, vous voyez où sont mes priorités hein...

A part l'envie d'avoir un joli objet, je voulais que mon reader soit léger, peu encombrant, facile d'utilisation, et surtout que la lecture soit aussi agréable qu'avec un livre (pas de reflet, pas de fatigue visuelle après une utilisation prolongée).
Contrat totalement rempli.
Le format est parfait pour rentrer dans mon sac, la prise en main rapide et intuitive, et l'écran tactile vraiment réactif. L'interface "Reader library" fournie est assez facile d'utilisation, même sans notice je m'en suis sortie. Bon, pas haut la main, j'ai du tatonner entre l'importation et la synchronisation, mais pour une handicapée de la technologie comme moi, c'était quand même une réussite !
Avec sa capacité de stockage supérieure à 1 000 livres et ses 15 jours d'autonomie, le PRS-350 répond complètement à mes attentes. Certains pourront sûrement lui reprocher l'absence de connexion wifi, mais moi ça ne me gêne absolument pas, au contraire, je ne voulais pas d'une bête de technologie, je cherchais juste un moyen de lecture nomade, et c'est exactement ce qu'il m'offre.
Un petit détail qui a son importance, la présence d'un dico anglais, pour ceux qui lisent en VO et ne sont pas bilingues, c'est un vrai plus.
Seul reproche que je pourrais éventuellement faire : l'absence d'horloge en bas de l'écran pendant la lecture. Ou alors je n'ai pas trouvé comment l'afficher, si c'est possible et si quelqu'un sait comment faire, contactez-moi ...

Pour celles et ceux qui veulent aller plus loin dans l'aspect technique, je vous renvoie sur le site de Sony.

Pour conclure, je dirai que je ne regrette absolument pas mon achat. J'ai trouvé le reader qui me convient parfaitement, et plus je l'utilise, plus je loue ses qualités, et plus je l'aime ^^




 


vendredi 4 mars 2011

Le cercle secret T1, l'initiation, L.J. Smith

Résumé :

Contrainte de quitter le soleil de la Californie pour s’installer dans la maison lugubre de sa grand-mère en Nouvelle-Angleterre, Cassie regrette sa vie d’avant. D’autant que dans son nouveau lycée, la flamboyante Faye n’a pas l’air de la porter dans son cœur. Pourtant, elle se sent étrangement attirée par elle et par un groupe d’adolescents qui semblent être les rois de l’école et forme un cercle très fermé nommé le Club. Le destin va pousser Cassie à se rendre compte que certaines légendes pourraient bien être plus réelles que ce qu’elle ne pensait...


Avis :

Dans la série « J’ai essayé de comprendre l’engouement général pour tel auteur, mais non, décidemment rien n’y fait… Allez je tente encore et…aaaahh quelle bonne surprise ! », voici L.J. Smith. Sa saga phare « journal d’un vampire » m’a laissée de marbre, mais j’avoue que son « Cercle secret » m’a plutôt séduite.

En vacances à Cape Cod, Cassie se languit de retourner en Californie quand elle croise un jeune homme sur la plage qui tente d’échapper à deux autres garçons. En quelques mots échangés, Cassie est sous le charme, et déçue quand il disparaît. Pour couronner le tout, sa mère lui annonce qu’au lieu de retourner sous le soleil Californien elles iraient vivre à La Nouvelle Salem… Tout un programme.
Dans son nouveau lycée, Cassie sera mise à l’écart, jusqu’à ce que Diana la prenne sous son aile, augmentant de fait sa cote de popularité. De là elle apprendra qui elle est vraiment, qui sont ses nouveaux amis, et qui est le mystérieux jeune homme de la plage.

Rien de nouveau sous le soleil, mais l’ambiance créée par L.J. Smith enroule le lecteur dans un cocon de mysticisme et lui propose une histoire certes simple, mais prenante.
Les personnages sont attachants même si on retrouve les incontournable du genre, et l’intrigue est bien menée, servie par une plume efficace.

C’est avec plaisir que je lirai la suite.

mercredi 2 mars 2011

Le chevalier servant, Virginia Henley

Résumé :

Orpheline dès son plus jeune âge, Rosamond Mareshall a été placée sous la tutelle d'Aliénor de Montfort, sueur du roi Henri III Plantagenêt et épouse de Simon de Montfort. À douze ans, on la fiance à Rodger de Leyburn, intendant du prince Édouard, que ce dernier entend récompenser en lui faisant épouser une riche héritière.
Cinq ans plus tard, Rosamond est sommée de rejoindre celui qui doit devenir son époux. Furieuse, la jeune fille tente de se soustraire à ce mariage forcé. En vain : elle doit s'incliner devant la décision royale.
Séduit par la beauté et l'intelligence de Rosamond, Rodger déploie des trésors de délicatesse pour apprivoiser celle qui doit devenir sa femme. Peu à peu, Rosamond tombe sous le charme et s'épanouit en découvrant la sensualité dans les bras de Rodger.
C'est alors qu'une guerre civile éclate. Rodger est rappelé par Édouard pour mater une révolte des barons menée par Simon de Montfort.


Avis :

Ma première romance historique !
C’est avec un peu d’appréhension, je l’avoue, que j’ai entamé cette lecture. Peu habituée du genre, et avec un a priori certain, j’avais néanmoins envie de me vautrer dans la guimauve de la romance.

J’ai donc découvert Rosamond, jeune fille de 17 ans, promise à un jeune homme depuis plusieurs années, et qui a bien l’intention de rompre cet engagement car elle est secrètement attirée par un autre homme.
Dotée d’un caractère bien trempé, d’un esprit vif et d’un solide sens pratique, elle a en tête tous les arguments pour faire en sorte que ce mariage n’ait jamais lieu. Hélas pour elle, Rodger, son promis, est justement séduit par son tempérament de feu et va n’avoir qu’un but, la faire succomber.

Quelle agréable surprise. La plume de Virginia Henley est agréable, et cette romance sur fond de guerre civile est menée de main de maître, loin de toute mièvrerie.
Le couple mis en scène est attachant, avec de forts caractères, et j’ai beaucoup apprécié de me trouver non pas face à une damoiselle évaporée et apathique, mais face à une jeune femme intelligente et têtue. Rodger est quant à lui charmant et charmeur, et je pense que si j’avais été à la place de Rosamond j’aurais rendu les armes bien avant !
Même si l’issue est connue par avance (ils vécurent heureux etc…), le cheminement des personnages est intéressant et je ne me suis pas ennuyée un seul instant.

Alors je ne sais pas si j’ai eu la main heureuse en choisissant ce livre, mais il est certain que je poursuivrais dans cette voie.