vendredi 29 avril 2011

Là où j'irai, Gayle Forman

Résumé :

Adam est une rock star adulée dont la réputation sulfureuse attire les paparazzi. Un jour de dérive à New York, il tombe en arrêt devant des yeux noirs sur une affiche. Les yeux de Mia, son ancienne petite amie. Devenue une violoncelliste virtuose, la jeune fille donne ce soir un concert au Carnegie Hall. Trois ans plus tôt, Mia est partie sans un au revoir, sans une explication. Leurs retrouvailles sont un choc les souvenirs bons et mauvais resurgissent, les sentiments encore à vif les submergent, leur amour qu'ils pensaient indestructible se heurte à la réalité de leurs vies. Peut-on revivre une passion, malgré les cicatrices du passé ? La musique emporte Mia et Adam dans un tourbillon d'émotions. Est-ce suffisant pour les réunir de nouveau ? Là où j'irai nous entraîne dans une belle histoire d'amour et une course-poursuite poétique au sein d'un New York méconnu.


Avis :

Voilà la suite tant attendue de « Si je reste » (chronique ici).
On retrouve Adam et Mia, tous deux ont percé dans le milieu musical, Adam en rock star borderline, et Mia avec son violoncelle. Mais leur histoire est terminée, Mia y a mis un terme peu de temps après sa sortie du coma. Elle a disparu sans une explication, laissant Adam désemparé, écorché vif.
Trois ans ont passé, Adam est adulé par les foules et traqué par les paparazzi. Jamais Mia n’a repris contact avec lui, et pourtant elle est toujours présente. Trop présente. Et puis un soir il la retrouve alors qu’elle donne un concert. Au cours d’une promenade à New-York, le passé et le présent se confondent, les plaies au cœur sont à vif, et ils réapprennent à faire connaissance.

Alors, au risque d’entendre une grande majorité me hurler que je n’ai rien compris à la beauté de l’histoire, je dois avouer que je me suis profondément ennuyée. Autant « Si je reste » avait su me séduire, autant là Gayle Forman m’a laissée complètement indifférente.
La magie n’a pas opéré, l’histoire a perdu de sa fraicheur, les personnages ne sont que souffrance et remord, et si Mia a des circonstances atténuantes, il faut le reconnaître, Adam m’est apparu comme un geignard de premier ordre, insupportable.
Seule la promenade dans New-York vaut le coup, en fermant les yeux on imagine le décor et on se promène en même temps que les personnages.

A réserver aux âmes douces et sensibles qui raffolent des héros torturés. Moi je retourne à mes zombies !

jeudi 28 avril 2011

Le dernier jour de ma vie, Lauren Oliver

Résumé :

Et s’il ne vous restait plus qu’un jour à vivre ? Que feriez-vous ? Qui aimeriez-vous embrasser ? Et surtout à quel sacrifice seriez-vous prête pour changer votre destin ?" Samantha Kingstone a tout pour elle : le petit copain le plus craquant du monde, trois meilleures amies géniales, et une cote de popularité illimitée. Ce vendredi de février aurait dû être un jour comme les autres. Un jour parfait dans une vie de rêve. Mais ce vendredi de février est le dernier pour Sam. Pourtant elle va obtenir une deuxième chance. Ou plutôt six chances. Six jours pour démêler le mystère entourant sa mort. Six occasions de découvrir la vraie valeur de tout ce qui l’entoure. Ce vendredi est le dernier jour de la vie de Sam. Ou le premier ?


Avis :

*Musique*
Babe
I got you Babe
I got you Babe

*Réveil*
« Debout les campeurs et haut les cœurs.[…] Croyez-vous que Phil verra son ombre à son réveil?
Oui, bûcherons bûcheurs, c'est le jour de la marmotte, celui de Punxsutawney. Debout les morts, y en a marre des mottes!"»

Voilà, en principe, vous devriez comprendre de quoi je parle, c'est-à-dire du film « Un jour sans fin » (au passage, si vous ne l’avez pas vu, filez vite vous procurer le DVD !). Alors c’est vrai, je prends des chemins détournés, mais pour résumer l’histoire, c’est ce à quoi j’ai tout de suite pensé ! (La référence sera faite par l’auteure elle-même page 132).
Ce qui d’ailleurs a été un peu handicapant vu que pendant tout le livre, dès que je pensais à Samantha, le visage de Bill Murray flottait dans mon esprit…

Nous avons donc Sam, jeune américaine belle et superficielle, qui se réveille (ok, sans Sonny & Cher) à la bourre en ce vendredi 14 février. Jour plein de promesses, qui va lui permettre de mesurer sa popularité au nombre de roses reçues, mais surtout de perdre sa virginité dans les bras de Rob, son petit ami, espèce de tonneau de bière sur pattes.
Elle est flanquée de trois amies aussi frivoles qu’elle, avec qui elle va se rendre le soir même à une soirée organisée chez un autre élève, Kent. Au programme, alcool et cigarettes qui font rigoler, et contre toute attente, virginité préservée, le tonneau de bière ambulant étant trop fait aux pattes pour une autre activité que vomir dans les toilettes (on a pas tout perdu, au moins il est relativement propre). Sam et ses copines repartent donc, faisant fi des conseils de la prévention routière « celui qui conduit, c’est celui qui ne boit pas ». Sa copine plaisante sur la non-consommation de l’acte amoureux (c’est bien la seule chose qui n’ait pas été consommée à cette soirée), et lance un « je vais pas laisser ma meilleure amie mourir vierge ! ». Ben si, surprise ! La voiture finit dans le fossé, personne n’en réchappe, clap de fin, rideau.

Sauf que le lendemain matin, de nouveau réveil à la bourre, de nouveau le jour de la marmotte, euh de la St Valentin. Eh oui, Sam va avoir le droit de revivre cette funeste journée, et d’y apporter quelques modifications pour en changer le cours. Et cela va se reproduire sept fois (Sam serait-elle en réalité un chat ?!).

La lecture du premier quart du livre s’est avérée laborieuse. Très laborieuse. Les tribulations d’une bande de minettes imbues de leurs personnes, accros à la clope et à l’alcool, ça va bien deux secondes, mais plus de 100 pages, c’est l’overdose. Impossible d’éprouver la moindre once de sympathie à leur égard, elles m’insupportaient. Heureusement, à mesure que Sam revit sa journée, elle va en changer des détails, ou des pans entiers, et on découvre ses failles, celles de ses amies, et son personnage gagne en profondeur et en intérêt… Elle va se rendre compte de la souffrance qu’elle et ses copines infligent aux autres, et va tenter d’y remédier, de sauver ce qui peut encore l’être, si bien qu’au final, la jeune fille se révèle attachante dans sa fuite en avant.

Au final, j’ai trouvé le cheminement de l’héroïne principale intéressant, la façon dont Lauren Oliver développe les personnages par petites touches au fil de chaque journée recommencée, sa manière d’emmêler les destins pour mieux les différencier est maitrisée, tout en subtilité.
Quant au dénouement, c’est ainsi que je voyais les choses, mais finalement non, j’aurais souhaité autre chose tant ma façon de penser a évolué en même temps que celle de Sam.

Après un début pour le moins chaotique, « le dernier jour de ma vie » et moi avons fini par nous trouver, et ce livre m’a beaucoup touchée, je ne peux que le recommander.

mercredi 27 avril 2011

L'oeil des Cieux, Marjorie M. Liu

Résumé :

Blue Perrineau est un membre actif de l'agence très spéciale de détectives Dirk & Steele. Spéciale ? Et comment ! Ses membres ont certaines... comment dire... particularités. Celle de Blue est d'être électro kinésiste. L'affaire qui se présente à lui n'est pas habituelle : son père, mourant, lui révèle l'existence de son demi-frère et lui demande de le retrouver. Facile, pour un détective, non ? Si seulement c'était aussi simple...


Avis :

Blue (Félix de son véritable prénom, mais c’est moins glamour) Perrineau est détective au sein de l’agence Dirk & Steele, agence dont les membres ont tous une faculté paranormale. Celle de Blue, c’est son affinité avec l’électricité.
Alors qu’il revient de sa dernière mission en Asie, il est envoyé par son père (prétendument mort) à la recherche de son demi-frère. Pas vraiment tenté par la proposition, Blue est néanmoins contraint d’accepter, son père menaçant de dévoiler les particularités de l’agence Dirk & Steele.
Ses investigations vont le mener à Las Vegas, dans un cirque où se produit son demi-frère. Il y fera aussi la connaissance d’Iris, une change-forme qui semble être la cible d’un groupe extrémiste de défense des animaux.
Si au départ Blue pensait juste venir chercher son frère et le livrer à son père, les choses vont se compliquer car une réelle amitié va naître entre les deux hommes. De plus, il va s’éprendre d’Iris, qui a en fait des problèmes bien plus graves et des ennemis bien plus dangereux que les écolos précédemment cités. Et il va bien sûr vouloir la protéger coûte que coûte.
Mais, les ennuis arrivant toujours groupés, Blue va se voir confrontés de nouveau à ses propres ennemis.

De l’action, de la romance, des personnages troubles, tous les ingrédients sont réunis pour un bon moment de détente. En principe. Sauf que pour moi, la mayonnaise n’a pas pris. Je n’ai pas réussi à m’attacher aux personnages, l’intrigue est parfois un peu brouillonne et je m’y suis perdue. La romance est gentillette, mais pas transcendante.
Malgré les rebondissements et l’imagination fertile de l’auteure, je me suis ennuyée dès le départ, et ce sentiment ne m’a pas quittée jusqu’à la fin.
Dommage.

mardi 26 avril 2011

Alpha et Omaga l'origine, Patricia Briggs

Résumé :

Anna est un loup-garou.
Elle découvre un nouveau sens à son existence quand le fils du chef des siens débarque en ville pour réprimer les troubles au sein de la meute de Chicago et qu'il insuffle à Anna un courage qu'elle n'avait encore jamais ressenti.


Avis :
Enfin Milady publie la nouvelle qui introduit la série de Patricia Briggs, « Alpha et Omega », spin-of de « Mercy Thompson ».
« Le cri du loup », premier tome de cette nouvelle série est sorti l’année dernière, toujours chez Milady, et il manquait au lecteur le prologue de l’histoire d’Anna et Charles, le laissant un peu déconcerté au commencement du livre. « L’origine » vient combler ce manque, pour notre plus grand plaisir.

Anna, membre de la meute de Leo à Chicago, appelle le Marrock pour dénoncer des agissements douteux au sein de sa meute. Bran dépêche donc son fils Charles, son exécuteur, pour tirer cette affaire au clair et prendre les mesures qui s’imposent.
En faisant la connaissance d’Anna, Omega ayant le pouvoir de l’apaiser, le loup de Charles sait qu’il a trouvé son âme sœur, et une fois la situation assainie à Chicago, il ramènera Anna dans le Montana. Et c’est là que nous les avions retrouvés dans le tome précédemment cité.

Cette nouvelle, très courte, a néanmoins toute son importance pour comprendre la suite des évènements, et mieux cerner la personnalité d’Anna. Il aurait d’ailleurs été judicieux de la publier en premier… Je recommande à celles et ceux qui n’ont pas entamé la lecture d’« Alpha et Oméga » de commencer par ce court ouvrage qui est vraiment indispensable pour apprécier la suite.
En quelques pages, Patricia Briggs a le talent de nous embarquer avec elle dans son histoire, et prouve qu’elle excelle aussi dans un format court.

lundi 25 avril 2011

La prisonnière rebelle, Trich Morey

Résumé :

Sophie est aux anges lorsque son frère lui demande d'organiser son mariage. Mais sa joie fond comme neige au soleil devant l'hostilité de Daniel Caruana, le frère de la future mariée. En effet, ce richissime homme d'affaires semble, sans qu'elle en comprenne la raison, très opposé à cette union. Aussi, lorsqu'il lui demande de l'accompagner sur une île paradisiaque où il consentirait que les noces aient lieu, s'empresse-t-elle d'accepter. dans l'espoir de l'amadouer. Mais, une fois sur place, elle comprend très vite qu'il lui a tendu un piège...


Avis :

Lilie était tellement déçue que pour le défi lecture je trichouille (mais je suis pas la seule à le faire hein) en choisissant un titre dans la collection Red Dress Ink que je lui avait promis de lire un vrai Harlequin, collection azur. Du vrai de vrai quoi.
Et je suis peut-être une tricheuse, mais je tiens mes promesses. Pauvre de moi. Me voilà donc avec « la prisonnière rebelle », tout un programme.

Je vous résume l’histoire rapidement.
Sophie est organisatrice de mariage, et de celui de son frère en particulier. Et il se trouve que ce dernier est en froid avec son futur beau-frère, le riche et puissant Daniel. Sophie va le rencontrer pour tenter de renouer le dialogue entre eux et faire en sorte qu’il accepte ce mariage. Bien sûr, une fois face à lui, elle ne pourra résister à son « charme viril » ni à son « corps de Dieu grec ». Quant à lui, il va malgré lui céder à « son corps de liane » et ses yeux « si mystérieux ombragés de longs cils bruns ».

Wow, c’est un choc un Harlequin en fait ! Passées les descriptions à deux balles (pardon, à 30 cents, faut vivre avec son temps), l’histoire est épaisse comme une feuille de papier à cigarettes slim, c’est dire. Heureusement, ce bouquin a le mérite d’être très drôle, bien que je ne sois pas sûre que ce soit une volonté de l’auteure ! Heureusement, un peu de second degré est salvateur.

Au final, mon petit cœur n’a hélas pas palpité au rythme de ceux des héros, je ne suis pas convaincue par la collection azur, mais j’ai honoré ma promesse, donc l’honneur est sauf. Tout est bien, qui finit bien !

vendredi 22 avril 2011

Une blonde et ses livres : un blog à découvrir de toute urgence !




Il était une fois une blonde qui avait ouvert un blog pour y poster ses chroniques du défi lecture. (Comme quoi ce défi a vraiment de bons côtés, même si je pense rester traumatisée à vie après la lecture de mon Harlequin... Mais là n'est pas le propos, passons...)

Et c'est un véritable petit bonheur que de guetter chaque nouvel article. Lilie nous raconte avec humour ses coups de coeur ou ses déboires livresques, et je vous recommande fortement, à la veille de ce long week-end pascal, d'aller faire un tour sur son blog "Une blonde et ses livres" pour faire le plein de bonne humeur et découvrir les livres qu'elle conseille (ou pas).

jeudi 21 avril 2011

Ce que j'ai vu et pourquoi j'ai menti, Judy Blundell

Résumé :

Installée précipitamment en Floride avec sa mère et son beau-père, un ancien GI, la jeune Evie tombe amoureuse de l'énigmatique Peter. Sa vie bascule lorsqu'elle découvre qu'elle est entourée de mensonges... Toute en nuances, cette intrigue policière dans une ambiance euphorique propre à l'époque fait la part belle au difficile passage à l'âge adulte.


Avis :

Nous sommes en 1947. Evie vit à Brooklyn avec sa mère et son beau-père Joe, ancien soldat reconverti dans la vente d’électroménager. Après un mystérieux coup de téléphone, Joe décide d’emmener sa famille passer quelques jours de vacances en Floride, à Palm Beach.
Les voilà arrivés à l’hôtel Mirage, quasi désert car la période touristique n’est pas encore commencée. Dans la chaleur moite et étouffante de ce mois de septembre, Evie va voir sa vie complètement bouleversée.
Après un début assez lent qui installe merveilleusement bien le lecteur dans l’ambiance de cet hôtel fantôme sous une chaleur accablante, l’intrigue se met en place. Les personnages sont attachants et plus complexes qu’ils n’y paraissaient au départ, et de doutes en rebondissements on ne peut plus lâcher le livre. Le dénouement est assez ouvert, et chacun sera libre de se mettre à la place d’Evie et d’écrire la fin de son histoire telle qu’il le souhaite, et j’aime assez  cette idée.

Dans cette ambiance d’après guerre où tout redevient possible et où le futur ne peut que promettre des jours meilleurs, « Ce que j’ai vu et pourquoi j’ai menti » c’est d’abord un livre sur le passage à l’âge adulte, avec son lot de désillusions et de douleur.
C’est aussi un roman qui aborde les sujets sensibles et tabous de cette Amérique victorieuse, porteuse de tant d’espoirs et ayant en même temps un côté obscur portant la marque du mensonge et du racisme.
Judy Blundell propose un roman fort et envoutant, qui malgré l’impression de douceur et d’optimisme du départ vous laissera à la fin un petit arrière goût d’amertume.

mercredi 20 avril 2011

Loup y es-tu ? Henri Courtade


Résumé :

Et si les êtres maléfiques des contes de notre enfance existaient réellement ?
Sans doute ces créatures vampiriseraient-elles notre planète. Elles seraient de tous les génocides, manipuleraient les plus grands dictateurs. Bref, tapies dans l’ombre d’Hitler ou sous le feu des projecteurs des plateaux télé, elles auraient entre leurs mains expertes le devenir de l’humanité.
Sinistre tableau !
Si de tels êtres vivaient, il serait à souhaiter que leur alter ego bienfaisant existe également. Qu’en ce début du XXIe siècle, ces personnages merveilleux s’éveillent et décident de se battre. Et alors, qui sait de quel côté la balance pencherait…



Avis :

La Belle au bois dormant, Blanche-Neige et les sept nains, Cendrillon, le petit chaperon rouge… Henri Courtade revisite pour son premier livre les contes qui ont bercé notre enfance et qui sont profondément ancrés dans notre culture commune. Et c’est une réussite !

Le récit commence avec une jeune fille qui rêve de gloire, et tous ses espoirs sont réduits à néant au pied d’une tour du World Trade Center le 11 septembre 2001.
Dix ans plus tard, une jeune femme succombe de la maladie du sommeil faute d’avoir pu être soignée à temps.
Puis nous faisons la connaissance d’Albe Snösen, vendeuse de billets de spectacle qui se fait accoster par un nain particulièrement timide, de Marilyn Von Sydow propriétaire d’un vaste empire médiatique, de Virginia Woolf, styliste détestant le rouge, du mystérieux traqueur. Si au départ tous semblent n’avoir aucun point commun, nous découvrons au fil des pages le lien particulier qui les unit, et nous verrons comment leurs histoires s’imbriquent dans l’Histoire.

Le Bien, le Mal, leur interdépendance et leur influence sur notre monde, c’est le thème principal du récit que nous conte Henri Courtade dans « Loup y-es-tu ? ».
L’auteur réussit à nous proposer un univers très cohérent et inquiétant à partir d’éléments on ne peut plus connus et rebattus. Le style est agréable et maîtrisé, les personnages attachants, même la vile Marilyn, et l’intrigue tellement addictive qu’une fois commencée, on ne veut plus interrompre la lecture.
Un premier roman frais et qui ne peut que donner envie de suivre les prochaines publications d’un auteur qui, je l’espère, continuera à nous proposer des romans aussi divertissants.


mardi 19 avril 2011

On m'a demandé de vous calmer, Stéphane Guillon

Résumé :

"Le patron de Radio France me propose un thé vert. Deux énormes théières trônent sur une table de réunion ovale. Je décline son offre. "Vraiment? Vous ne voulez rien boire?" S'ensuit une longue discussion sur l'humour, ses limites, ce qui est drôle, ce qui ne l'est pas... Bizarrement ma tête bourdonne, je repense à mes débuts, mes galères, mes premiers pas sur scène, mes premières chroniques radio, avec toujours le même but: faire rire les autres... Et puis j'entends cette phrase étrangement menaçante: "On m'a demandé de vous calmer." . Comme si quelqu'un venait de siffler la fin de la récré." S. G.


Avis :

J’adore Stéphane Guillon. Alors cet avis ne sera pas forcément très objectif.
Si, au fil des ans j’ai pu suivre ses prestations télévisées et ses spectacles, ses chroniques radio m’étaient par contre inconnues, si ce n’est par le buzz autour de son débarquement de France Inter.
Dans « On m’a demandé de vous calmer », on revit les évènements de 2008-2009 à travers le regard aiguisé de l’auteur qui n’épargne personne et appuie là où ça fait mal.
L’album de Carla Bruni, les frasques de DSK, les tailleurs de Rachida Dati, ou encore les excellents résultats de Brice Hortefeux, le seul du gouvernement à pulvériser ses objectifs (je rappelle qu’à cette époque il était ministre de l’immigration…), Stéphane Guillon sait en quelques mots, avec cynisme et humour noir, grossir les travers de nos politiques et relever les absurdités de notre société.
Une lecture jubilatoire à mettre entre toutes les mains.

lundi 18 avril 2011

Monster High, Lisi Harrison

Résumé :

Des créatures branchées à mort !

Frankie Stein vient tout juste de s'inscrire à Merston High, le lycée de la petite ville de Salem. Elle a hâte de voir ce qui l'y attend : des fêtes incroyables, des virées shopping et des garçons sexy, c'est sûr !
Mais Merston High renferme un secret monstrueux : les rejetons des monstres les plus célèbres de tous les temps y côtoient des ados tout à fait normaux. Même si elle n'est âgée que de quinze jours, Frankie est assez maligne pour se douter que si jamais son secret était découvert, tous ses rêves s'écrouleraient...


Avis :

Mélodie, une Normie (personne normale), vient de déménager et se prépare à la rentrée scolaire au lycée de Merston High situé à Salem, dans l’Oregon (et non le Massachussetts). Malgré sa rhinoplastie toute fraiche et les facettes en céramique sur ses dents, Mélodie se voit toujours comme le vilain petit canard de l’école.
De son côté, Frankie, se prépare elle aussi à la même chose, à la différence qu’elle est une RAD (Résistants à l’Apparence Dominante). Sa peau est d’un joli vert menthe, avec boulons et sutures intégrés, et cette ado qui semble avoir 15 ans n’est sortie du laboratoire de son père que depuis 15 jours. Fière de son apparence pourtant si particulière, elle ne comprend pas pourquoi elle devrait la cacher aux Normies.
L’une et l’autre vont devoir trouver leur place dans cet établissement et affronter le regard d’autrui.

Rivalités, jalousies, moqueries et amitiés au lycée, on retrouve tous les ingrédients des livres pour ados. Sur un ton léger et avec pas mal d’humour, le sujet traité est surtout la différence et l’acceptation de soi et des autres.
On découvre un lycée où se côtoient la petite fille de Frankestein, le descendant du Dr Jekyll, de jeunes vampires ou monstres des profondeurs… qui tentent d’évoluer au sein des humains. La jeune Frankie, forte des gros titres des magazines tels que « Passez au vert » ou « Acceptez-vous telle que vous êtes » ne veut pas renier sa nature de « monstre » et veut prouver que ses amis et elles sont inoffensifs.

L’idée est intéressante et originale, et ce livre plaira aux ados, de par ses références à leurs marques préférés, codes vestimentaires, et langage (voltage !).
En ce qui me concerne, j’ai sans doute (largement) passé l’âge limite de lecture…

vendredi 15 avril 2011

Victoria reine et tueuse de démons, A.E. Moorat

Résumé :

Au palais de Kensington, il y a de nombreux domestiques pour remplir chaque rôle : un homme est chargé d’attraper les rats, un autre de nettoyer les cheminées. Qu’il y ait donc quelqu’un pour chasser les démons n’a pas étonné la reine, mais savoir que c’était à elle de tenir se rôle fut une réelle surprise ! Victoria est couronnée, elle reçoit l’orbe, le sceptre et un arsenal sanglants d’armes magiques. L’Angleterre est en passe de devenir la plus grande puissance de tous les temps, et pour y parvenir, il va falloir s’occuper de quelques démons au passage. Rempli d’entrailles fraîches, de décapitations et de démons monstrueux, ce roman est un portrait qui met sous un nouveau jour la vie d’une femme remarquable, une monarque légendaire et probablement la plus grande chasseuse de démons que le monde ait jamais vu.


Avis :

Des zombies, des démons et des loups garous, une reine combattante face au Mal, le tout à l’ère victorienne, voilà le programme de cette uchronie jubilatoire.

Alors que Lord Quimbly s’apprêtait à prendre du bon temps en compagnie de jeunes femmes de petite vertu, les morts-vivants sur lesquels il faisait des expériences le devancent et les dévorent. La même nuit, des rats à deux têtes agressent des humains, et surtout le roi meurt. La jeune Victoria va donc accéder au trône, non sans angoisse.
Quel rapport entre tous ces évènements ? C’est ce que nous allons découvrir au fil de « Victoria, reine et tueuse de démon », un roman mêlant habilement Histoire, horreur, humour et action.
Des alcôves de Buckingham Palace aux quartiers pauvres de Londres, A. E. Moorat brosse un tableau imagé de la ville à la fin du 19è siècle pour mieux immerger le lecteur dans cette époque où la souffrance des plus pauvres côtoie l’insouciance des nobles. Et il y ajoute une dose de surnaturel qui s’intègre parfaitement à l’ensemble pour un rendu très réussi.
Les personnages sont fouillés et attachants, avec une mention spéciale pour Quimbly, ce noble décadent, amateur d’orgies et réanimateur de zombies, affublé d’un serviteur non-mort mais dévoué, à l’humour particulier.
À noter que certaines scènes sont quand même très gores (notamment la dernière), mais toujours avec cette pointe d’humour complètement décalé qui m’a séduite, d’autant que l’auteur réussit tout du long à ne pas verser dans le ridicule.

« Victoria, reine et tueuse de démons » est un excellent moment de lecture à dévorer de toute urgence.

jeudi 14 avril 2011

Vampire Academy T3 - Le baiser de l'ombre, Richelle Mead



Résumé :

Perdre sa meilleure amie pour toujours, ou perdre l'être aimé...
Rose va bientôt passer son diplôme. L'entraînement est difficile, elle manque de concentration et ses cauchemars l'empêchent de dormir. Mais ce qui la perturbe le plus, c'est qu'elle est amoureuse de Dimitri. Quand les Strigoï prennent la Vampire Academy comme cible pour l'attaque la plus dévastatrice de l'histoire Moroï, Dimitri est pris en otage. Or, c'est Lissa que Rose doit protéger à tout prix.
Accomplir son devoir envers sa meilleure amie signifie-il forcément perdre Dimitri pour toujours ?



Avis :

Je referme le livre, et je me dis : WOW !
Comment peut-on raisonnablement proposer cette fin à un lecteur sans qu’il puisse avoir la suite immédiatement ?? Ami masochiste, Richelle Mead a pensé à toi, torturer son lecteur semble être à son goût…

Après un début un peu long, l’action se met en place et le rythme de baisse pas jusqu’à la fin. Ce troisième tome est très riche en rebondissements et découvertes. L’auteure ne ménage pas sa peine et fait passer le lecteur par toutes les émotions possibles. Les héros gagnent en maturité et l’ambiance générale est plus sombre, même si quelques touches de douceur sont insufflées de-ci de-là.
« Le baiser de l’ombre » nous fait découvrir les machinations politiques à la cour Moroï, et ainsi que sur la profondeur du lien entre Rose et Lissa, et ses conséquences. Mais encore une fois, ce ne sont que des bribes qui nous sont données, renforçant notre soif d’en connaître davantage.

Cet opus est clairement le meilleur des trois, et j’ai hâte de savoir ce que nous proposera Miss Mead la prochaine fois… Vivement le 13 mai !

mercredi 13 avril 2011

Les Vampires de Manhattan T1, Melissa De La Cruz


Résumé :

Il n'y a pas plus glamour que Mimi et son frère Jack au lycée ultra chic Duchesne, à New York. Snobs et branchés, ils forment avec leurs amis un club très sélect. Theodora, qui est plus vintage que Prado, n'est pourtant pas insensible au charme du très sexy Jack. Pourquoi un garçon si populaire s'intéresse-t-il soudain à elle ? Quel rapport avec Aggie, une élève retrouvée morte, vidée de son sang ? Theodora est déterminée à le découvrir quand apparaît sur sa peau un entrelacs de veines bleutées qui lui glace le sang. Elle non plus n'est pas une fille tout à fait comme les autres...




Avis :

Pour commencer, je pense que le suspens aurait été ménagé et le plaisir de la découverte préservé si le titre avait été moins explicite…

Theodora est une jeune fille issue d’une famille de la bonne société New-Yorkaise pourtant quelque peu mise à l’écart pour des raisons qui seront données au lecteur plus tard. Avec son style vestimentaire qui ne colle pas aux codes en vogue dans sa prestigieuse école, elle est mise à l’écart, ainsi que ses deux amis Dylan et Oliver. Raillés par les autres, ces trois là forment un groupe à part, pour qui l’essence d’une personne ne se résume pas aux marques des vêtements qu’elle porte, au contraire des autres beaux et riches étudiants qu’ils côtoient. C’est une des raisons pour lesquelles Theodora est d’autant plus surprise quand Jack Force, le garçon le plus populaire de l’école semble s’intéresser à elle.
Son quotidien va être bouleversé lorsqu’au cours d’une soirée une jeune fille sera retrouvée morte, vidée de son sang.

« Les vampires de Manhattan » est un mélange des genres à mi-chemin entre « Gossip Girl » et « Le cercle secret ». Je dois avouer qu’au départ j’étais assez sceptique face à l’énumération des marques de vêtements, j’ai même failli reposer le livre. Avec courage j’ai poursuivi ma lecture, et j’ai même pris plaisir à suivre les aventures de ces jeunes gens antipathiques de prime abord, qui se révèlent finalement ne pas être aussi superficiels qu’ils en ont l’air. Une fois que l’intrigue en elle-même se met en place, le lecteur veut connaître la suite, et les pages se tournent vitesse grand V.
Au final, passé le côté « bling-bling », reste une histoire assez originale et intéressante pour que j’ai envie de connaitre la suite.

mardi 12 avril 2011

Kitty Norville T1 - Les Ondes de minuit, Carrie Vaughn

Résumé :

Vous l'aurez compris, je suis animatrice radio et la nocturne n'est pas de tout repos ! Quand j'ai commencé mon émission, Les Ondes de minuit, je m'attendais à tout sauf à recevoir l'appel de tous les dépressifs du monde de la nuit. Eh oui, tous y passent : vampires, sorcières, lycanthropes... Il est vrai qu'étant moi-même un loup-garou, mes auditeurs sont en confiance. Seulement, le succès est tel que ça commence à s'agiter dans l'ombre. Que ce soit ma meute ou la clique vampirique du coin, ils préféreraient que je me taise... définitivement.



Avis :

Kitty est animatrice d’une petite station de radio la nuit. Mais c’est aussi un loup-garou, elle a été mordue quelques années auparavant et a intégré la meute locale, tout en bas de l’échelle, voir même au -1 tant elle est soumise à son alpha.
Un soir, son talk-show fait, comme à l’accoutumée, passer un auditeur à l’antenne, mais cette fois la conversation dérive sur les êtres surnaturels, à qui Kitty va donner des conseils. Le succès grandissant, le sujet devient son fond de commerce, et elle va finir par avouer sa vraie nature en direct. C’est le début des ennuis pour elle, entre son alpha qui veut qu’elle arrête son émission (mais qui empoche quand même la moitié de son cachet au passage) à la reine de l’essaim de vampires qui veut qu’elle se taise à jamais, Kitty va faire le plein d’ennemis, ayant même un chasseur de primes aux trousses.
De fil en aiguille, le phénomène va prendre de l’ampleur, et Kitty va se révéler à elle-même.

Ce livre et moi, ça partait mal. D’une part parce que les loups-garous, c’est pas trop ma tasse de thé. Et d’autre part parce que les loups-garous soumis qui sont le paillasson de la meute, c’est encore moins ma tasse de thé !
Heureusement, la personnalité de Kitty Norville est attachante, et son évolution rapide, si bien qu’au final cette histoire peu ordinaire m’a séduite. Le tandem avec Cormac apporte une touche d’humour, et le vilain est vraiment vilain et machiavélique. J’aurais souhaité que certains personnages soient davantage développés, mais l’ensemble est dynamique et divertissant.
Et encore une fois, je me dis « vivement la suite » !

lundi 11 avril 2011

Dôme, Stephen King



Résumé :

Le Dôme : personne n’y entre, personne n’en sort. A la fin de l’automne, la petite ville de Chester Mill, dans le Maine, est inexplicablement et brutalement isolée du reste du monde par un champ de force invisible. Personne ne comprend ce qu’est ce dôme transparent, d’où il vient et quand – ou si – il partira. L’armée semble impuissante à ouvrir un passage tandis que les ressources à l’intérieur de Chester Mill se raréfient. Big Jim Rennie, un politicien pourri jusqu’à l’os, voit tout de suite le bénéfice qu’il peut tirer de la situation, lui qui a toujours rêvé de mettre la ville sous sa coupe. Un nouvel ordre social régi par la terreur s’installe et la résistance s’organise autour de Dale Barbara, vétéran de l’Irak et chef cuistot fraîchement débarqué en ville…


Avis :

« Dôme », ou l’histoire d’une petite ville coupée du monde, comme mise sous une cloche de verre.

Chester Mill, petite ville du Maine, 2 000 âmes environ. Une ville paisible, semblable à tant d’autres, si ce n’est qu’elle est tenue d’une main de fer (dans un gant de velours, of course) par Jim Rennie, vendeur de voitures d’occasion, et l’équivalent chez nous d’un premier adjoint au maire. Bien qu’en vérité le pouvoir soit pleinement entre ses mains. « Big Jim » connaît les petits secrets de chacun, les addictions des uns, les désirs des autres, et s’est arrangé pour qu’une bonne partie des habitants lui soit redevable.
Et puis il y a ceux qui sont indépendants telle Julia Shumway, et ne lui doivent rien, et puis les gens de passage, comme Dale Barbara, vétéran d’Irak reconverti comme cuisinier dans le restaurant de la ville.
Dans ce contexte, l’arrivée du Dôme va exacerber la soif de pouvoir de Rennie. Face à lui, une poignée de « résistants » qui entendent agir pour le bien collectif et mettre fin à son règne.

Dans cette ville en état de siège, comme va s’organiser le quotidien ? Y’aura-t-il assez d’eau, de nourriture, de propane pour faire fonctionner les générateurs de secours ? Y-a-t’il un médecin compétent, suffisamment de médicaments ? Qui va gérer les ressources et planifier les tâches ?
D’abord, c’est bien évidemment la panique, puis la peur et un sentiment collectif d’impuissance, ingrédients rêvés pour faire d’un manipulateur né le leader en situation de crise et lui donner carte blanche pour diriger la ville, et de faire passer un magouilleur au rang de dictateur.

Voilà le postulat de base de « Dôme ». Comment réagit un échantillon de population à taille réelle face à une situation de crise. Quelles seraient nos réactions ? Héros, suiveurs, planqués, paumés ?

Les bases sont posées, maintenant, reste à savoir ce que j’en ai pensé.
Stephen King, pour moi, c’est un peu l’auteur ultime, qui sait tout faire, et sait le faire bien. Et comme beaucoup de ceux qui ont grandi avec lui, je reste une fan inconditionnelle de la première moitié de sa carrière. « La petite fille qui aimait Tom Gordon » marque pour moi la rupture, la fin de l’amour inconditionnel que j’éprouvais pour l’œuvre de King. Ok, Chani, c’est sympa de nous raconter tout ça, mais tu veux en venir où ? J’y viens.

Avec « Dôme » je retrouve le Stephen King que j’ai tant aimé. Alors non, à mon avis ce n’est pas son meilleur livre, pour moi rien ne peut égaler « Le Fléau », mais j’ai enfin pu de nouveau lire le conteur surdoué à l’imagination débordante qui m’a accompagnée de longues années.
« Dôme » n’est pas exempt de défauts bien sûr, les personnages sont très manichéens, ce qui cela dit a le mérite de permettre de les situer tout de suite, gros avantage vu leur nombre. Mais même s’ils sont peu travaillés, on arrive quand même à s’attacher à certains et à en détester d’autres. L’autre chose que je n’ai pas aimé dans ce roman, c’est la fin, quand est dévoilé le pourquoi du comment, j’ai trouvé ça un peu léger, facile, je m’attendais à carrément autre chose et j’ai été un poil déçue sur le coup.
Et puis au final, en réfléchissant aux 1 200 pages de pur bonheur livresque que je venais de parcourir, j’en suis arrivée à la conclusion que ces petits défauts là, on s’en fout. « Dôme » est un excellent livre, sans doute une œuvre majeure de Stephen King, du moins l’une des plus marquantes. Enjoy !




vendredi 8 avril 2011

Mauvaise fille, Michelle Jaffe

Résumé :

Diriger la police scientifique de Las Vegas, c'est une proposition qui ne se refuse pas. Pour Windy, jeune veuve, c'est aussi l'occasion de repartir du bon pied. Dommage que le boulot de ses rêves tourne au cauchemar ! Une famille tout entière. Assassinée avec une sauvagerie sans nom. Et quelques jours plus tard, une autre famille, même horreur, même mise en scène. Pour Ash Laughton, patron de la brigade criminelle, c'est une évidence : ces crimes sont l'œuvre d'un tueur en série. La course contre la montre est lancée. Mais dans cette ville où le prisme du strass déforme la réalité, où les néons travestissent la frontière entre le bien et le mal, la vérité a un prix... Et ce pourrait bien être la vie de Windy.



Avis :

Qui dit Michelle Jaffe dit enquête policière sur fond de romance. Dans « mauvaise fille », l’histoire d’amour est assez peu présente, n’est distillée que par petite touche, laissant la plus grande place au côté thriller, ce qui n’a pas été pour me déplaire.
Nous faisons la connaissance de Chicago Thomas, dite « Windy » (parfois il vaut mieux éviter les surnoms, on est d’accord) qui vient tout juste de déménager avec sa fille Cate, et de prendre son poste à la tête de la police scientifique de Las Vegas. Après une démonstration de ses capacités de profilage dans une enquête annexe à l’histoire principale, Windy va se trouver au cœur de meurtres en série particulièrement glauques de par leur mise en scène. Avec l’aide d’Ash Laughton, patron de la brigade criminelle en charge des meurtres, elle va tout mettre en œuvre pour stopper ce tueur particulièrement sadique, y compris faire passer sa vie de famille au deuxième plan, jusqu’à se rendre compte que sa propre vie est en danger.
Cette fois Michelle Jaffe nous livre très rapidement l’identité du coupable, et, comme dans un épisode de Colombo, nous allons suivre la manière dont l’enquête est menée, jusqu’à sa résolution.
Comme toujours, l’histoire est passionnante, on a du mal à lâcher le roman une fois commencé. L’auteure est toujours machiavélique, et manipule le lecteur autant que ses personnages, ce qui décuple le plaisir de la lecture.
Un très bon moment pour les amateurs de suspense en tout genre.

jeudi 7 avril 2011

Read If You Can Challenge



En me promenant chez Rose, je suis tombée sur un article qui proposait un petit challenge bien sympa.

L'idée de base est toute simple : chacune (oui, il n'y a que des filles qui participent, on est plus curieuses et courageuses que les mecs) ayant un style de livres qui la rebute ou lui déplait, elle se verra proposer 5 titres (triés sur le volet par sa marraine) dans le style qui lui fait peur... Non, c'est pas du masochisme... Encore que... Et bien sûr, chacune conseillera 5 titres dans son genre de prédilection à sa filleule.
Le but du jeu est d'en lire au moins un, cinq pour les courageuse ou les converties.

J'avais promis qu'en 2011 je devais élargir mon horizon littéraire, forcément, je me suis dit que c'était là une occasion en or !

Mon bourreau... euh, pardon, ma marraine sera Azilys qui aura la dure tâche de me faire aimer la romance. Oui, oui, le truc cul-cul la praline dégoulinant de guimauve, c'est bien ça !

Quant à moi, je vais essayer de faire découvrir, et si possible apprécier, la fantasy à June. J'ai un peu la pression, je dois l'avouer...

Pour découvrir la règle du jeu et les participantes, c'est ici.

Allez, je vais peaufiner mes propositions et me préparer psychologiquement à sombrer corps et âme dans la romance ;o) Il est trop tard pour reculer, que la Force soit avec moi !

mercredi 6 avril 2011

Helter Skelter, Kyôko Okazaki

Résumé :

Splendeur et misère d'une top-modèle... Lili a un visage et un corps "parfaits". Son incroyable physique entraîne des spéculations sur ses origines, et la jeune femme fait tout pour maintenir le mystère. Mais la réalité est plus simple, et sordide, sa beauté n'étant que le fruit de la chirurgie esthétique. Au fait de sa gloire, la star peine cependant de plus en plus à camoufler ses imperfections. Un jour, l'inévitable se produit : son agence engage une beauté de 15 ans. Lili, menacée, se transforme alors en criminelle...
Portrait au vitriol d'une star sur le déclin, réalisé par l'une des auteurs phares de la bande dessinée nippone, Helter-Skelter est, une charge subtile contre une société conformiste et soumise au diktat de la "Beauté". Effrayant de vérité.


Avis :


Jusqu’où seriez-vous prêts pour avoir un physique de rêve, la célébrité et la gloire ?
Pour réaliser ses rêves, Lili a eu recours à la chirurgie esthétique. Et pas qu’un peu. Seuls ses os sont d’origine, le reste a été sculpté/raboté/rehaussé/diminué… Pour maintenir le tout à peu près en bon état, elle se voit obligée de suivre un traitement médicamenteux expérimental, et de repasser sur le billard de temps en temps. Rien de bien grave quand on veut rester jeune et belle, modèle pour les jeunes filles, fantasme vivant pour les hommes.
Hélas, le temps faisant son œuvre, les signes de l’âge sont de plus en plus difficiles à camoufler et deviennent une phobie obsessionnelle pour Lili. Sans compter que son agence vient d’engager un mannequin de 15 ans à la beauté 100% naturelle, et qu’elle apprend que son « fiancé » va se marier avec une autre.

Grandeur et décadence…
Satyre cruelle de notre époque où l’apparence est primordiale, Helter-Skelter a le mérite de pointer du doigt nos travers, notre quête du physique parfait et de la médiatisation. Un manga original qui fait réfléchir, c’est plutôt agréable d’en trouver un sur sa route.
Le graphisme m’a dans l’ensemble plu, si ce n’est certaines pages « torchées à la va-vite », ma fille de 10 ans aurait fait mieux, c’est dire. Ou alors c’est un concept, des pages moches en opposition avec la beauté de l’héroïne… Bon, je vais pas disserter sur cette possibilité, je suis une fille basique, un dessin moche reste un dessin moche, même s’il est conceptuel !

Au final, même si tout ne m’a pas pleinement emballée, c’est une impression positive que je garde une fois la dernière page tournée. D’ailleurs la fin suggère une suite et, sauf erreur, il n’y en a pas (pour l’instant), ce qui est bien dommage car je pense qu’elle aurait été encore plus intéressante.