mercredi 29 juin 2011

Le Cercle T1-Les liens du sang, Holly Black

Résumé :

Rue Silver, seize ans, croit devenir folle. Depuis que sa mère a disparu, elle est témoin d’étranges phénomènes. Partout où elle pose les yeux, elle peut distinguer des fées sans leur déguisement. Et ces créatures ne sont pas les êtres bienveillants et diaphanes des contes. La réalité est bien plus sombre.
Pour retrouver sa mère, Rue va devoir fouiller les recoins de sa propre identité et parcourir le dangereux sentier de sa destinée.


Avis :

Un goût de trop peu. C’est ce que j’ai éprouvé en refermant cet album. Et c’est un poil frustrant, d’autant que je ne sais pas quand sortira le tome 2…

Revenons sur l’histoire. Rue vit seule avec son père depuis que sa mère a disparu, et ce dernier est accusé d’avoir un lien avec la disparition d’une de ses élèves.
En parallèle, Rue commence à voir des choses étranges se manifester de manière fugace d’abord, puis devenir de plus en plus tangible : des fées, mais assez loin de l’image de la gentille créature ailée mise à l’honneur par Disney avec la gentille Clochette. Ces fées-là sont inquiétantes, et semblent plus malveillantes qu’autre chose. Rue va donc s’interroger sur le fait qu’elle puisse les voir, et le livre va tourner autour de sa quête d’identité.

On a une héroïne forte et limite insolente, un monde très sombre pour une histoire d’adolescents (oubliez le beau vampire ou fée qui viendra ravir le cœur de l’héroïne, je n’ai pas l’impression que l’auteur ait pris ce chemin là). L’intrigue est au départ un peu fouillis, et ce n’est que dans le dernier tiers que j’ai compris où on allait (je suis lente parfois…), d’où mon impression de trop peu.
Quant aux illustrations, j’avoue que pour moi c’est le petit bémol, je ne suis pas trop fan. Le style agressif correspond certes à l’ambiance du livre, mais c'est pas ma tasse de thé.
J’ai néanmoins hâte de lire la suite pour voir ce que l’auteur nous propose, l’univers proposé par Holly Black étant riche et intéressant.

mardi 28 juin 2011

Rebecca Kean T1 - Traquée, Cassandra O'Donnell

Résumé :

Nouvelle-Angleterre, Burlington... Pas de délinquance, élue la ville la plus paisible des Etats-Unis, bref, un petit havre de paix pour une sorcière condamnée à mort et bien décidée à vivre discrètement et clandestinement parmi les humains. Malheureusement, en arrivant ici, je me suis vite aperçue que la réalité était tout autre et qu'il y avait plus de démons, de vampires, de loups-garous et autres prédateurs que nulle part ailleurs dans ce foutu pays. Mais ça, évidemment, ce n'est pas le genre de renseignements fournis par l'office de tourisme. Maudit soit-il...

Avis :

Rebecca Kean est une sorcière de guerre venue s’exiler à Burlington avec sa fille de 9 ans, Leonora, qui a elle aussi de puissants et d’étranges pouvoirs.
À part sa meilleure amie Beth, seconde de la meute de loups-garous du coin, nul ne sait à quel point Rebecca est dangereuse et puissante, et cette dernière, pour qui son indépendance est plus importante que tout, compte bien rester dans l’anonymat aussi longtemps que possible.
Hélas pour elle, le Directum (euh pour le nom de l’organisation, peut mieux faire…) qui regroupe les chefs de chaque clan (vampires, démons, métamorphes…) va faire appel à elle pour résoudre une affaire d’enlèvement…

Pour évacuer le sujet tout de suite, oui Rebecca Kean nous fait penser à notre Anita (mais sans personnage comme Richard, soit bénie Cassandra !) avec un soupçon de Riley Jenson. Oui Raphaël nous rappelle furieusement Jean-Claude avec son « ma douce », oui Rebecca a un caractère de cochon comme Anita et peut se constituer un harem tranquille si elle voulait.
Voilà, c’est dit, on n’en parle plus.

Traquée est avant tout un roman accrocheur, servi par une plume fluide et efficace. Cassandra O’Donnell ne s’embarrasse pas de description inutile, elle va à l’essentiel et imprime à son roman un rythme dynamique, sans temps mort (soit bénie Cassandra, encore !). Elle aurait pu facilement nous perdre dans la multitude de personnages qu’elle nous propose au fil du livre, mais curieusement ce n’est pas le cas, on s’y retrouve facilement. Alors, évidemment on peut reprocher que la plupart ne soient que survolés, et qu’un travail plus en profondeur serait un plus. Pour ma part, je vais être honnête, connaître les états d’âme du videur de la boite, je m’en tape un peu.
Autre écueil évité, vu le tempérament de l’héroïne et les montées de testostérone des personnages masculins, on aurait pu s’attendre à une succession de scène de sexe, avec une ardeur revisitée à la sauce Kean. Eh ben non, ça reste très soft, le sexe n’est pas l’essentiel du roman, juste un ou deux passages hot qui sont justifiés (un peu facilement quand même) plus tard (pour ne pas nous avoir fait une héroïne chaudasse de plus, soit bénie pour la troisième fois Cassandra !).
On pourra malgré tout noter quelques maladresses dans la narration, et parfois une tendance à céder à la facilité, mais ça reste du détail.

Il est clair qu’en ouvrant Traquée je voulais une histoire divertissante avec une héroïne sur-vitaminée, un roman du genre de ceux que Laurell Hamilton ou Patricia Briggs en fait. Et je n’ai pas été déçue. Pour un premier roman, c’est une réussite, Cassandra O’Donnell connaît bien les codes de l’urban fantasy et a su en reprendre les ingrédients essentiels.

lundi 27 juin 2011

Ecriture #1 : Poésie

Bien, maintenant qu'on se connait mieux, je vais consigner ici aussi les quelques écrits que j'ai pu produire (hors critiques de bouquins hein ^^).

Le premier date de l'année dernière (oui, en fait c'est mon rythme ça, un par an), dans le cadre d'un concours de poèmes sur le thème d'Emily the Strange organisé par bit-lit.com (je précise qu'à l'époque je ne faisais pas partie du staff donc je pouvais participer sans souci).

Il fallait, en trois strophes, composer un petit poème en rapport avec la couverture du livre, et ça a donné ça :


Arabesques et volutes,
Dans le miroir entouré de chats,
C'est ainsi que je percute,
Qu'au centre se trouve ton minois.

Le regard est perçant,
Et l'air boudeur,
Ce que je ressens,
C'est une certaine froideur.

Ce visage insatisfait,
En fait je le reconnais,
Ma fille arbore le même...
Identique petit visage blême...






Aux ceusses qui se bidonnent devant leur écran, sachez que j'étais l'un des cinq gagants, na !

vendredi 24 juin 2011

Rupture de contrat, Harlan Coben

Résumé :

Sale temps pour l'agent sportif Myron Bolitar. Ex-champion de basket, ex-agent du FBI, il est pourtant habitué aux coups durs. Sauf que là, c'est vraiment tordu : son poulain, le prometteur Christian Steele, est sous le choc. Il vient de recevoir par la poste une revue porno dans laquelle son ancienne petite amie Kathy pose langoureusement dans le plus simple appareil. Problème : Kathy, mystérieusement disparue depuis des mois, est aujourd'hui considérée comme morte. Plus étrange encore, elle n'est autre que la sœur de la romancière Jessica Culver, grand amour de Myron. En pleine négociation de contrat, l'agent sportif croit d'abord à une technique d'intimidation de la part de ses concurrents.
Mais la réalité se révèle autrement plus sordide…


Avis :

Premier opus de la série Bolitar (il était temps que je le lise !), Rupture de contrat est un agréable divertissement qui tient en haleine jusqu’à la dernière page.
Les ingrédients sont toujours les mêmes, une disparition ou un crime non élucidé, de multiples suspects, des retournements de situation, et toujours une bonne dose d’humour.
On est bien d’accord, ce n’est pas de la grande littérature, mais il faut reconnaître que Harlan Coben est un maître dans le genre, il sait immerger son lecteur dans son histoire et lui faire passer un bon moment, et personnellement, c’est tout ce que je lui demande.
Enfin, si un jour il pouvait aussi faire un roman centré juste sur Win, moi je signe de suite !

jeudi 23 juin 2011

American clichés, Sophie Simon

Résumé :

Howard est un prodigieux chanteur d’opéra davantage reconnu par son chien que par sa femme. Debby est une midinette séduisante qui se cherche un mari parmi ses amis homosexuels. Ed et sa femme coulent des jours tranquilles jusqu’au soir où il renverse le fiancé de sa nièce…
Mais on est en Amérique, et rien n’est jamais noir, rien n’est jamais perdu. Tout commence dans les années 1950, le mythe de l’American Dream est à son apogée. Les foyers sont coquets, les banlieues paisibles et familiales, les cow-boys ont les mains calleuses mais le cœur tendre, et les actrices, forcément blond platine, sont sexy et névrosées.
D’autres nouvelles se situent de nos jours, les jeunes femmes prennent des amants tandis que leurs maris rêvent de beaux enfants blonds dans leur jolie banlieue. Les héros de ce recueil viennent des quatre coins des États-Unis. Ils ne vivent pas à la même époque, n’ont rien en commun, si ce n’est une réalité qui ne leur convient pas vraiment.
On les rencontre à un moment crucial de leur vie. Là où quelque chose, normalement, devrait changer la donne.


Avis :

American clichés est le premier livre de Sophie Simon. Eh bien j’en redemande !

Dès les premières pages, j’ai été séduite par le style fluide, dépouillé et direct de l’auteur. Sophie Simon nous fait entrer dans l’intimité de ses personnages, sans voyeurisme mais avec beaucoup de tendresse, à un moment clé de leur vie. À la manière d’un cameraman, elle filme ces tranches de vies, tantôt drôles, tantôt tristes, et nous propose une palette variée de personnages, d’époques et de situations.
Sans dévoiler le fil de chaque nouvelle, il y en a deux qui m’ont davantage marquée, « À moi, Hollywood », à cause de son côté rêve américain que j’affectionne tant et de sa fin douce-amère, et « Debby », pour la loufoquerie de son héroïne qui finalement n’a peut-être pas totalement tort … 

Chaque histoire est unique, et la lassitude ne s’installe jamais, si bien que mon seul regret a été de terminer le livre.

mardi 21 juin 2011

RIYCC - La liste que m'a concoctée Azilys



Pour ceux qui auraient raté le premier épisode, je me suis embarquée dans le "Read If You Can Challenge" (RIYCC), dont le but est de nous ouvrir sur un genre littéraire que nous aurions naturellement tendance à fuir. Pour moi, c'est la romance, et c'est Azilys qui a du s'y coller...

Je retrancris son billet tel quel ^^

"Alors alors, ma tite liste !
elle n'est pas pas facile à émettre !
pour elle je devais lui faire part de mes conseils en lecture romantique (et Oh mon dieu !! elle lit des livres de Zombies... respect et inclination, et tout d'un coup je réalise que sur ce plan il y a des chances pour que nous ne palpitions pas pour les mêmes "choses" !!)
Bref, et en fouillant, je me rend compte qu'elle a été emballé par Irrésistible Alchimie que j'avais rayé de ma liste quand je m'étais rendu compte de son amour des zombies et aussi Là où j'irais !! bon tout n'est pas perdu alors...

les histoire d'amour qui m'ont marquée et me marquent encore (tout genre confondu, en balayant large, plus de chance de faire mouche):

E=MC2 , mon amour de Patrick Cauvin : la première du genre et qui reste indétrônable à mes yeux
Chasseuse de la nuit T1 de Jeaniene Frost : je suis assez surprise, de ne pas voir ces lectures sur ton blog... donc tu ne l'a pas lu ??? IL FAUT LE LIRE!!! et là les personnages ont du chien!! (à mon sens)
Quand souffle le vent du nord de Daniel Glattauer : épistolaire ( des e-mail) , je prend le risque que tu trouve ça hyper cucul la praline ils ne passent pas leur temps à se regarder dans le blanc des yeux ! (ben oui ils sont derrière leur écran, bon ok je sors...)
Les pages de notre amour de Nicolas spark : un maître du genre, une histoire bouleversante, je te laisse découvrir et si tu aimes, continues avec
l'homme qui murmurait à l'oreille des chevaux de Nicolas evans : un autre auteur, mais histoire qui m'a trèèèès longtemps marquée (j'ai bien conscience que je
m'éloigne de tes lectures habituelles...)
ma première romance paranormale était assez différente de ce qui se trouve actuellement en rayon... j'étais tombée sous le charmes de :
Et si c'était vrai de Marc Levy : je ne sais pas si tu a essayé, car un Marc Levy s'essaie, et après comme les jeans on voit s'il nous va ou pas !!! moi, il m'allait bien pendant un temps..."

Vu que j'en ai déjà lu certains comme Chasseuse de la nuit ou Marc Lévy, je me suis arrêtée pour commencer sur les trois premiers titres, laissant de côté L'homme qui murmure... vu que je me suis endormie sur le DVD à chaque fois, ça met pas vraiment en confiance pour le bouquin ...

Et j'ai même commandé les livres en question ^^ la preuve :


J'ai jusqu'à la fin de l'année pour m'y mettre, mes premières impressions au prochain épisode ...


lundi 20 juin 2011

Malédiction du sang - Celia Rees

Résumé :

A seulement seize ans, Ellen souffre d'une étrange maladie du sang. Dans la maison londonienne de sa grand-mère, où elle tente de reprendre des forces, sa seule distraction est la lecture des journaux intimes de son arrière-arrière-grand-mère, dénichés dans une malle au grenier. Ellen se plonge avec passion dans le quotidien de cette jeune fille déterminée, élevée par son père médecin, en pleine période victorienne. Avec l'arrivée chez eux d'un comte séduisant, d'une pâleur et d'une étrangeté glaçantes, le destin de la jeune fille bascule... Au fil des pages, Ellen a l'impression d'être plongée dans un palpitant roman sur les vampires. Sauf que cette histoire est vraie. Sauf que, parallèlement à sa lecture, la jeune fille se sent de plus en plus mal, comme si la malédiction dont avait été victime son ancêtre perdurait dans ses veines...


Avis :

Ellen, seize ans, est atteinte d’une étrange maladie que les médecins n’arrivent pas à soigner. En convalescence chez sa grand-mère elle va découvrir au grenier les journaux intimes tenus par son aïeule, elle aussi prénommée Ellen. Au fil des pages, elle va faire connaissance avec cette dernière, et les évènements survenus en cette fin de 19ème siècle, et étrangement, plus elle avance dans ses découvertes, plus son état de santé se dégrade.

Ce roman, dont l’héroïne principale vit pourtant à notre époque, nous plonge habilement dans l’époque victorienne. Les vies des deux Ellen se croisent et s’entremêlent si bien que parfois on en oublie la contemporaine pour se concentrer sur le destin de son ancêtre.
Atmosphère pesante et inquiétante, l’auteur distille l’angoisse avec talent, à défaut du suspens, puisque très rapidement le lecteur sait à quoi s’en tenir, ce qui est un peu frustrant. Le personnage du comte y est pour beaucoup, sombre et ambigu, son évocation seule fait dresser les cheveux sur la nuque. Si la jeune Ellen de 1878 est très attachante par sa modernité et son caractère malgré son époque, et donne un réel dynamisme au récit, sa descendante, elle, est si frêle qu’elle finit par en être insipide. Heureusement que l’essentiel de l’histoire ne tourne pas autour d’elle …

La façon dont l’auteur aborde le thème du vampire à une époque où Dracula de Bram Stocker n’est pas encore paru est intéressante, mais malheureusement ne suffit pas à tenir en haleine jusqu’au bout. La dernière partie est trop rapide et facile, et fait hélas un peu retomber le soufflé.

vendredi 17 juin 2011

Alexia, Quand nous étions morts, Francesc Miralles

Résumé :

C'est l'histoire de Christian, un jeune Espagnol de 17 ans qui, en perdant son frère jumeau, a perdu le goût de vivre. La seule chose qu'il aime encore : errer dans les cimetières comme une âme en peine, de la musique classique plein les oreilles, en lisant les grands Romantiques. Jusqu'au jour où il entend un chant étrange, comme venu d'outre-tombe, un chant féminin qui le touche au plus profond de son être. Un chant... ou peut-être un rêve ? Deux mois plus tard, il la rencontre enfin. Alexia. Un seul regard et, pour la seconde fois, sa vie bascule.


Avis :

Christian, jeune homme de 17 ans, a perdu son frère jumeau dans un tragique accident de moto. Sa vie se désagrège alors. Sa mère, ne supportant pas le drame part aux Etats-Unis le laissant seul avec son père, homme taciturne rongé par la peine. Le jeune homme va se replier sur lui-même, se repaissant de la mélancolie émanant de ses lectures et de la musique qu’il écoute. Attiré par une certaine forme d’esthétisme gothique, il arpente souvent le cimetière de sa ville, lieu qui l’apaise. Jusqu’au jour où il y croisera trois jeune gens s’appelant eux-mêmes « les pâles », surnom dû à l’épaisse couche de fond de teint blanc qu’ils appliquent sur leur visage afin d’arborer une mine blafarde. Parmi eux, la belle et mystérieuse Alexia va d’emblée l’attirer, et précipiter son choix d’intégrer le groupe.

Best seller dans son pays d’origine, Quand nous étions morts est un roman qui change de ce que l’on peut trouver actuellement sur le marché. Empreint de romantisme gothique et bercé de mélancolie, servi par une bande son et des références littéraires très marquées, le roman captive le lecteur pour mieux l’immerger totalement dans l’ambiance oppressante qui s’installe peu à peu.
Vu le succès phénoménal du livre, nombreux sont ceux qui se sont laissés emporter par cette atmosphère sombre. Hélas, ça n’a pas été mon cas. Je suis restée de marbre face à ce groupe d’adolescents qui arpentent les cimetières comme d’autres les centres commerciaux. La première partie m’a semblée très longue, et quand enfin on voit où l’auteur veut nous amener, le récit est trop rapide, les événements s’enchaînent et les révélations sont cousues de fil blanc.

Au final, la sauce n’a pas pris, et si nombre de lectrices ont refermé le livre avec un soupir de contentement, ce fut pour moi un soupir de soulagement…

jeudi 16 juin 2011

Chimères d'âlbatre, Stéphane Soutoul, et les Editions Cauchemars

Sur son blog, Stéphane fait une mise au point sur son recueil de nouvelles, dont la commercialisation a cessé avec la fermeture des Editions Cauchemars.


"Avec l'arrêt des activités des éditions Cauchemars, la diffusion de cet ouvrage n'est plus assurée.[...]

Je demande donc, à ceux qui le veulent bien, de ne pas commander le recueil Chimères d'albâtre ni auprès du pseudo éditeur, ni auprès de personnes qui diraient disposer d'un stock à écouler. Car les bénéfices passés et futurs engendrés par cette œuvre me sont complètement étrangers et je ne peux garantir le bon déroulement des commandes. Pour ceux qui se poseraient la question, je n'ai pas touché un seul centime depuis fin avril, date à laquelle les premiers droits d'auteurs devaient être versés. En fait, je n'ai plus aucune nouvelle… Seulement des interrogations et des remarques de lecteurs, ainsi que des problèmes qui n'en finissent plus. [...]

Ce billet ne se destine pas à partager ma frustration ou me plaindre. Simplement à vous mettre en garde sur les pratiques de ce qui fut les éditions Cauchemars, de ses procédés en coulisse, et de l'indisponibilité du recueil Chimères d'albâtre, ouvrage qui, j'en ai conscience, risque de mettre un terme à mon activité d'écriture après autant de remous. Difficile de regagner la confiance d'un lectorat suite à de tels scandales… "


Je vous invite à consulter l'intégralité de ce billet ici, et à témoigner votre soutien à cet auteur talentueux, ce serait dommage qu'il se retire du monde littéraire, même si je pense que ces lignes ont été écrites sous le coup d'une vive émotion.

Démons, Royce Buckingham

Résumé :

Ça devait être un boulot sans histoires... C'est devenu l'enfer !

Nat est devenu gardien de démons... depuis que son mentor a disparu, il y a un mois. Mais ce n est pas si dur, après tout. La plupart des démons sont pénibles mais inoffensifs. Enfin, sauf la Bête enfermée dans la cave. Et puis Nat a des instructions claires. Par exemple : pas de fille quand on est gardien. Sauf que... un soir Nat oublie ses bonnes résolutions... et tout part en vrille : la maison est cambriolée et la Bête s'échappe.


Avis :

Prenez un jeune homme dépassé par les évènements, des petits monstres qui se veulent effrayants mais qui finalement font doucement rigoler, un ado bourrin, un plus malin, et une jeune fille trop avenante, ajoutez-y une cascade d’évènements rocambolesques, et saupoudrez le tout d’une touche de vilain méchant pas beau, et vous aurez tous les ingrédients de Démons.

Malgré une scène peut-être un peu dure pour les lecteurs les plus jeunes, l’histoire se laisse lire, sans pour autant révolutionner le genre. Si on ne se passionne pas pour le jeune héros, on ne peut que le prendre en pitié et se féliciter qu’il ne soit pas embarqué dans un univers plus dangereux, sinon il y laisserait la raison.

Un livre qui se lit vite, et s’oublie à la même vitesse.


mercredi 15 juin 2011

Hunger Games T3, la révolte, Suzanne Collins

Résumé :

Contre toute attente, Katniss a survécu une seconde fois aux Hunger Games. Mais le Capitole crie vengeance. Katniss doit payer les humiliations qu'elle lui a fait subir. Et le président Snow a été très clair: Katniss n'est pas la seule à risquer sa vie. Sa famille, ses amis et tous les anciens habitants du district Douze sont visés par la colère sanglante du pouvoir. Pour sauver les siens, Katniss doit redevenir le geai moqueur, le symbole de la rébellion. Quel que soit le prix à payer.


Avis :

Nous retrouvons une Katniss fragilisée après son sauvetage de l’arène par les rebelles, et ébranlée psychologiquement après l’anéantissement du District 12 par le Capitole.
Peeta est entre les mains du président Snow, Gale s’est transformé en combattant, les rebelles ne voient en elle qu’un symbole et la poussent à prendre les armes afin de pouvoir l’exhiber comme « visage de la révolte ». La colère monte et la répression se fait de plus en plus dure.
Piégée au sein de ce tourbillon, Katniss va réaliser qu’une fois de plus, elle n’a pas le choix, et va endosser le costume de geai moqueur, symbole et leader de la révolte.

Pour ce tome de clôture, Suzanne Collins nous surprend une nouvelle fois. On se doutait bien que le thème du livre serait la révolte, mais le ton est encore plus dur, la cruauté et la manipulation encore exacerbés. C’est le récit d’une guerre où tous les coups sont permis, toutes les alliances, trahisons et retournements de situation. Encore une fois Katniss doit faire face, se montrer forte et rusée, car même si elle n’est plus dans l’arène à proprement parler, c’est le monde dans lequel elle vit qui est devenu une arène grandeur nature où les pièges sont légions et les être humains indignes de confiance.
Rien n’est épargné au lecteur, l’auteur l’emmène au cœur du conflit, et le fait passer par toutes les émotions, de la peur à la colère en passant par la souffrance et l’amour. Et comme sur tout champ de bataille, Suzanne Collins n’oublie pas de nous rappeler les horreurs d’une guerre…

La révolte rend honneur aux tomes précédents et clôture avec brio une des séries les plus brillantes et marquantes qu’il m’ait été donné de lire.

mardi 14 juin 2011

Des souris et des hommes, John Steinbeck

Résumé :

L'histoire de Lennie, colosse innocent, et de George, deux ouvriers migrants liés par une solide amitié, sillonnant les routes de Californie des années trente à la recherche d'un travail.


Avis :

Ecrit en 1937, Des souris et des hommes raconte l’histoire de deux journaliers qui vont de ranch en ranch chercher du travail, pour économiser le moindre sou et s’offrir leur lopin de terre à eux.
Sur fond de grande dépression et de rêve américain, Steinbeck nous offre un roman au style simple et épuré, mais riche en émotions.

Lennie Small, véritable force de la nature, mais hélas simplet, et Georges Milton, plus malingre que son ami, mais vif et intelligent, on dû quitter le ranch où ils travaillaient précédemment à cause Lennie, dont la manie est de vouloir toucher tout ce qui est doux, et qui a voulu caresser la robe d’une fille qui, elle, a cru qu’il voulait l’agresser. Les voilà de nouveau sur la route, Georges faisant une nième fois la morale à son compagnon de route, ce dernier ne pensant qu’aux lapins dont il pourra s’occuper quand les deux amis auront réaliser leur rêve : avoir leur propre ferme.
Ils arrivent dans un nouveau ranch, où le fils du patron, Curley, prendra tout de suite Lennie en grippe. Stupide et vaniteux, il n’aura de cesse de tourmenter le géant placide. Malheureusement, il a une femme, aussi légère que son mari est jaloux.
Provocante et tentatrice, elle tourne autour des ouvriers, ces derniers faisant de leur mieux pour l’éviter, et s’éviter des ennuis par la même occasion.
Jusqu’à ce que Lennie croise son chemin, et voit ses cheveux qui semblent être tellement doux…

L’écriture est sobre et dépouillée, le récit ne s’embarrasse pas de détours ou descriptions inutiles. L’auteur va à l’essentiel, dans cette histoire qui, au début, est pleine d’espoirs qui vont s’effondrer peu à peu. Le duo inattendu formé par Georges et Lennie est attachant et bouleversant, le premier s’appliquant jusqu’au bout à protéger son ami « idiot » comme il le qualifie, le second essayant d’imiter Georges qu’il admire, et de lui faire plaisir. Les personnages qui gravitent autour d’eux sont très représentatifs de l’époque, entre l’éternel journalier qui vivote de ferme en ferme, dépensant sa modeste paye en filles et en boisson, le fils du patron, cupide et méchant, sa femme qui se voyait un avenir radieux et pour qui la désillusion est énorme… Chacun est touchant ou détestable, mais ils suscitent tous de vives émotions, et ils vont tous participer d’une manière ou d’une autre au terrible épilogue de cette amitié hors du commun.

Des souris et des hommes n’est pas un roman fleuve, mais la démonstration qu’en peu de pages on peut toucher le lecteur et le marquer pour longtemps, car ce livre n’est pas de ceux qu’on oublie une fois refermé, il continue à trotter dans votre tête bien après le mot « Fin ».


lundi 13 juin 2011

Nouvelle addiction !

Ouch, encore une nuit où j'ai très peu dormi...
Pour une fois, je n'ai pas traîné sur la toile, je n'ai pas lu jusqu'à des heures indues. Nan, j'ai regardé la télé. Enfin un DVD, parce que les programmes proposés à la télé, ça fait bien longtemps que je passe mon tour.
Il y a quelques semaines, j'achète le coffret, à force de n'entendre que du bien de cette série, de voir les copines se pâmer, être en transe à l'annonce de la prochain saison. Au départ, j'étais très peu motivée, notamment parce que les livres qui ont inspiré la série ne m'ont absolument pas plu. Et du coup, le coffret est resté sagement sur son étagère, jusqu'à hier soir. Six épisodes à la suite ! Et encore, je me suis fais violence pour aller me coucher, et j'ai hâte de trouver un peu de temps pour poursuivre le visionnage ...

Mais de quoi elle parle la fille à la fin ?! Allez, je vous mets un indice, et la première ou le premier qui trouve gagne un Carambar ^^






jeudi 9 juin 2011

Quatre filles et un jean, Ann Brashares

Résumé :

Rien ne peut séparer des amies comme Tibby, Carmen, Bridget et Lena. Rien… sauf des vacances d'été qu'elles vont passer pour la première fois chacune de son côté. Pour surmonter cette épreuve, elles ont, comme un trait d'union… un jean. Bleu, vieux, bête comme un pantalon, oui mais voilà, ce jean-là est magique, puisqu'il va à merveille à chacune de ces filles pourtant aussi différentes physiquement que moralement. Il sera leur lien, leur témoin et le gage de leur amitié. Après se l'être passé toutes les semaines, elles écriront dessus, à la fin des vacances, un mot ou un dessin qui résumera leurs aventures.


Avis :

Au départ, Quatre fille et un jean n’est pas forcément le livre que j’aurais lu spontanément. Sauf que ma fille l’a emprunté à la bibliothèque, et que je voulais le lire avant, pour m’assurer qu’elle n’était pas trop jeune pour cette lecture, tout en me disant que moi j’étais sûrement bien trop vieille !

À l’arrivée, je suis totalement séduite par les aventures de ces quatre jeunes filles, amies pour la vie, séparées le temps d’un été. Toutes différentes, elles sont toutes attachantes et émouvantes. Evidemment, étant des adolescentes, leurs sentiments sont exacerbés. Elles aiment trop, pleurent trop, sont parfois paumées ou insaisissables, et Ann Brasheres sait retranscrire leurs émotions et leurs troubles avec beaucoup de justesse et de pudeur, sans jamais verser dans le girly ou le pathos.

Un livre plein de fraicheur qui sonne vrai, dans lequel les adolescentes se retrouveront forcément, tandis que les lectrices plus âgées se remémoreront avec nostalgie cette période d’insouciance, hélas révolue.

mercredi 8 juin 2011

Jane Yellowrock T2, Faith Hunter

Résumé :

En tant que chasseuse de vampires et porteuse de peau, Jane Yellowrock est l’ennemie public numéro un de la communauté des vampires ; pourtant, elle est aussi la clé de leur survie. Elle va bientôt apprendre que travailler pour l’ennemi peut être aussi dangereux que de le traquer.


Avis :

L’histoire se situe juste après la fin du tome 1. Après avoir rempli son contrat, Jane est engagée par le Conseil des vampires pour débusquer le Sire qui crée des scions et les laisse livrés à eux-mêmes, animés par leur seule soif de sang.
La situation a un peu évolué puisque Léo, vampire à la tête du clan Pelissier lui en veut à mort (et non, je n’exagère pas), mais heureusement Molly (sa meilleure amie sorcière) est venue en renfort (avec ses deux jeunes enfants, je suis pas sûre que ce point soit une bonne idée quand on est une mère responsable, passons). 

J’attendais beaucoup de ce livre. Ayant trouvé le premier très maladroit, j’espérais sincèrement que celui-ci allait corriger le tir et gommer les erreurs du précédent.
Au final, c’est très brouillon.
D’abord Jane, qui oscille constamment entre la fille qui aime s’habiller, se maquiller pour ensuite minauder et la dure à cuire, hésite entre Gros-bras et Joe (Georges et Rick de leurs vrais prénoms, elle n’a pas perdu cette sale manie de donner un surnom à tout le monde).
Et puis surtout l’histoire. Beaucoup plus dense que le premier tome, le livre manque de cohérence, comme si les séquences étaient posées les unes après les autres, sans transition. On a franchement l’impression que l’auteur avait décidé de caser certains thèmes coûte que coûte, et le résultat est loin d’être probant… Même si l’intrigue principale est plutôt bonne, l’ensemble est tellement embrouillé qu’on passe un peu à côté, et c’est dommage car je persiste à dire que cette série a un certain charme malgré tout.


mardi 7 juin 2011

Jane Yellowrock T1, Faith Hunter

Résumé :

L’année dernière, Jane a frôlé la mort en anéantissant une famille de vampires sanguinaires qui semaient la terreur parmi la population. Après des mois de convalescence, la voilà de retour, prête à se battre à nouveau. Sauf que, cette fois, elle a été engagée par ceux qu’elle a l’habitude de tuer : des vampires.


Avis :

Katie, puissante vampire de la Nouvelle-Orléans, et tenancière d’un établissement « spécialisé », fait appel à Jane Yellowrock pour chasser et tuer un vampire paria qui sévit dans la ville. Notre héroïne va donc mener l’enquête, armée jusqu’aux dents (enfin, jusqu’aux cheveux) et aidée par sa meilleure amie qui est une puissante sorcière, et va goûter aux subtilités de la politique chez les vampires.

Si l’histoire en elle-même ne brille pas par son originalité (des tueuses de vampires, on en connaît déjà), il faut aller la chercher dans le fait que l’héroïne est une « porteuse de peau », c’est-à-dire qu’elle peut se changer en n’importe quel animal, avec une préférence pour le puma. Cela va même au-delà puisqu’elle cohabite avec cette personnalité animale, la bête, qui intervient même lorsque Jane est sous sa forme humaine.
Le souci, c’est que la bête est très basique, lors des passages où elle est en scène la syntaxe est très limitée (moi bête, bête a faim, bête veut courir…), rendant ses interventions assez pénible pour le lecteur.
Jane, sous sa forme humaine s’avère parfois intéressante, parfois franchement agaçante à se revendiquer comme une dure à cuire, elle en devient limite pénible, tout comme sa manie de donner des surnoms à tout le monde, qui cesse d’être amusante au bout d’un moment. Elle a tout oublié de son enfance, et cherche des réponses au beau milieu de son enquête (c’est peut-être pas le meilleur moment pour entamer une thérapie…). Et comme la nature, enfin l’auteur, fait bien les choses, elle percera le mystère… 

Bref, un sentiment très partagé sur ce premier tome, où de bonnes idées côtoient une maladresse sans limite…

lundi 6 juin 2011

Vampire Academy T4, Promesse de sang, Richelle Mead

Résumé :

Comment trouver le courage de tuer celui qu'on aime?
Le monde de Rose a basculé lors de la dernière attaque meurtrière contre l'académie: Dimitri s'est fait enlever par les Strigoï. Or Rose lui a juré qu'elle le tuerait plutôt que de le laisser devenir l'un de ces êtres cruels et sanguinaires.
Elle va devoir abandonner sa meilleure amie Lissa et partir à la recherche de Dimitri pour honorer sa promesse.


Avis :

Nous retrouvons Rose, qui a quitté l’académie pour honorer sa promesse à Dimitri. Elle s’est lancée sur ses traces, et la voilà en Russie à chercher désespérément où se trouve le village de Dhampirs dont il est originaire.
Dans sa quête elle va faire de nombreuses rencontres et découvertes.

Ce tome est moins dans l’action et davantage dans l’introspection du personnage de Rose, ce qui peut être un peu déstabilisant. Bien qu’elle ne soit plus à Saint Vladimir, nous avons toujours des nouvelles de ce qu’il s’y passe grâce à son lien avec Lissa et à Adrian qui vient lui rendre visite dans ses songes.
Richelle Mead nous livre de nombreuses informations, sur la politique Moroï et les Strigoïs, si bien qu’aux deux tiers du livre j’avais imaginé comment allaient se dérouler les deux tomes suivants.
Et puis dans les dernières lignes, renversement de situation, tout est bouleversé, et une nouvelle option se profile, même si je ne suis pas certaine de ne pas préférer ce que j'avais imaginé en premier lieu…
Quoi qu’il en soit, il me tarde de connaître la suite, tant les personnages sont attachants, et la plume de l’auteur addictive.

vendredi 3 juin 2011

La lignée, Guillermo Del Toro

Résumé :

Depuis son atterrissage à l'aéroport JFK à New York, un avion en provenance de Berlin ne répond plus à la tour de contrôle. Le spectacle qu'Ephraïm et son équipe d'épidémiologistes découvrent à bord a de quoi glacer le sang : tous les passagers sauf quatre sont morts, en apparence paisiblement. Ont-ils été victimes d'un attentat au gaz ? D'une bactérie foudroyante ? Lorsque, le soir même, deux cents cadavres disparaissent des morgues de la ville, Ephraïm comprend qu'une menace sans précédent plane sur New York. Lui et un petit groupe décident de s'organiser. Pas seulement pour sauver leurs proches. C'est la survie de l'humanité entière qui est en jeu...


Avis :


Un avion atterrit à l’aéroport JFK de New-York. À son bord, tous les passagers sont retrouvés morts. Enfin, non, pas tous, quatre sont vivants, mais ont tout oublié des événements.
Ephraïm Goodweather, épidémiologiste, va être chargé de découvrir ce qui est arrivé aux passagers de ce vol. Au fur et à mesure, son enquête va placer sur son chemin Abraham Setrakian, prêteur sur gages rescapé des camps de concentration, qui semble en savoir long sur ce qu’il se passe réellement.
Après avoir découvert et assimilé la vérité, Ephraïm et ses acolytes vont être entrainés dans une véritable course contre la montre pour endiguer l’épidémie et sauver l’humanité.

Premier roman du réalisateur Guillermo Del Toro (Hellboy, Blade II), en collaboration avec l’écrivain Chuck Hogan, La lignée est aussi le premier tome d’une trilogie consacrée aux vampires.
Exit les classiques du genre, on oublie le suceur de sang romantico-gothique qui fait fantasmer les jeunes filles, place à une créature uniquement mue par sa soif de sang et ses instincts meurtriers.
Les auteurs vont moderniser le mythe du vampire et lui donner une explication scientifique, tout en le mêlant aux légendes populaires. Ils offrent au lecteur un roman très visuel, facilement transposable sur grand écran, mais qui manque un peu d’âme. Beaucoup d’action et de personnages, mais pas de réel lien créé avec le lecteur, ce qui m’a un peu déçue. Du coup, je suis restée un peu en dehors de l’histoire tout du long, plus spectatrice que réellement impliquée. Dommage…


jeudi 2 juin 2011

Lettre ouverte à toi, Ô défenseur de la propriété intellectuelle ...

En ce beau jeudi de l'Ascension ensoleillé, en rentrant de vadrouille, je vois que j'ai un commentaire sur mon article du Chaperon Rouge. Youpi, je m'empresse d'aller le lire, et là je suis, je dois l'avouer, un peu déçue de ne pas lire d'éloges (oui, c'est bon, je sais, mais laissez-moi rêver), mais un laconique "Encore une critique pompée sur un site professionnel". Alors pour toi cher Anonyme, je me fends d'un billet rien qu'à ton attention, afin de te répondre, et de me faire pardonner d'avoir supprimé ton commentaire (et sois gentil, ne va pas sur l'article pour commenter le fait que j'ai supprimé ton commentaire, sinon on va pas s'en sortir).

Alors oui, à toi, Ô défenseur de la propriété intellectuelle, je peux bien l'avouer, la plupart des chroniques de ce blog tu as déjà pu les lire soit sur Vampires & Sorcières, soit sur Romance, Charmes & Sortilèges, je suis démasquée ... Je t'imagine déjà, l'oeil brillant, exultant de joie à la lecture de cette confession. Mais ne sors pas le champagne pour autant, car si je me permets de compiler certaines critiques sur ce modeste blog, c'est que j'en suis l'auteur. Ben oui, tu aurais du aller lire le "Qui êtes-vous ?" de ce blogounet, et tu aurais vu que par timidité je me cache sous le nom de Chani, comme je le fais sur les deux sites cités plus haut.

Cela dit, ne te méprends pas, je ne t'en veux pas, c'est que quelque part ce que j'ai écrit t'a marqué, donc c'est plutôt bien. Et puis, si un jour tu tombes sur un de mes textes ailleurs que chez V&S et Bit-lit.com, là c'est qu'il y a vraiment plagiat, et je veux bien que tu me contactes ;)

mercredi 1 juin 2011

L'appel de l'ange, Guillaume Musso

Résumé :

Dans leur téléphone,
Il y avait toute leur vie...
New York. Aéroport Kennedy.
Dans la salle d’embarquement bondée, un homme et une femme se télescopent. Dispute anodine, et chacun reprend sa route.
Madeline et Jonathan ne s’étaient jamais rencontrés, ils n’auraient jamais dû se revoir. Mais en ramassant leurs affaires, ils ont échangé leurs téléphones portables. Lorsqu’ils s’aperçoivent de leur méprise, ils sont séparés par 10 000 kilomètres : elle est fleuriste à Paris, il tient un restaurant à San Francisco.
Cédant à la curiosité, chacun explore le contenu du téléphone de l’autre. Une double indiscrétion et une révélation : leurs vies sont liées par un secret qu’ils pensaient enterré à jamais...


Avis :

Madeline et Jonathan vont échanger leurs téléphones portables lors d’une bousculade. Ils vont se découvrir à travers l’appareil de l’autre, et ce jeu, cette indiscrétion sans conséquence au départ, va les amener plus loin qu’ils ne l’auraient imaginé, bouleversant totalement leurs vies au passage. L’auteur va habilement lier ses personnages par un passé commun sous la forme de la disparition d’une jeune fille…

Le problème de Guillaume Musso, c’est que c’est de « l’easy-reading » : ça se lit facilement, c’est plaisant, mais ça s’oublie tout aussi facilement. Je les ai tous lu, et je suis aujourd’hui incapable de vous dire de quoi ils parlaient. Et pourtant j’ai bonne mémoire. Si, si !
Sauf que depuis « La fille de papier » (paru l’année dernière), j’ai l’impression d’une amorce de changement, avec des histoires plus profondes qu’il n’y parait. « L’appel de l’ange » confirme cette sensation. S’il s’agit toujours d’une comédie romantique, cette fois-ci elle est couplée à un thriller pas mal ficelé du tout.

Guillaume Musso garde son style d’écriture fluide et léger, en y ajoutant des zones d’ombre et des passages plus sombres, gagnant par la même occasion en épaisseur.
Si ce livre présume des ouvrages à venir, nous ne pouvons que nous en réjouir.