vendredi 29 juillet 2011

Rebecca Kean T2 - Pacte de sang, Cassandra O'Donnell

Résumé :

Depuis que je suis devenue la tueuse attitrée de la communauté surnaturelle du Vermont, je n’ai plus une minute à moi, course-poursuite, exécutions, meurtres en série... Bref je n’ai ni le temps, ni l’envie de m’occuper de ma vie privée. Alors quand mon ex, Michael, un vampire aussi sexy que redoutable a débarqué en ville, ça m’a un peu contrariée. Il faut dire que quand on se retrouve enceinte à seize ans et qu’on plaque son amant, on n’est généralement pas très pressée de le revoir dix ans plus tard et de lui annoncer qu’il est papa.


Avis :

Rebecca est maintenant l’Assayim officiel du Directum (j’aime toujours pas ce nom…), et le moins qu’on puisse dire c’est que ses journées sont bien remplies ! Nous allons d’entrée la suivre sur les lieux du meurtre d’une jeune lycanthrope, membre de la meute de son amie Beth, violée et torturée à mort.
Et un malheur n’arrivant jamais seul, la jeune femme voit Michael, son ex et accessoirement père de sa fille Léo, débarquer en ville d’une humeur massacrante, désireux de la reconquérir. Le vampire va ajouter son nom à la liste des prétendants de Rebecca à côté de ceux de Mark et Raphaël.

Le premier tome avait mis la barre haute, et j’attendais Cassandra O’Donnell au tournant, elle n’avait pas intérêt à me décevoir. Et je ne sais pas si c’est parce qu’elle a eu peur de moi (non ?!), mais Pacte de sang est à la hauteur de mes espérances. L’intrigue est menée tambour battant, on retrouve les ingrédients qui avaient fait le succès du premier opus. Action, humour et sensualité, une plume moderne et nerveuse, je suis toujours aussi enthousiaste.
Il y a juste deux petits trucs qui me chiffonnent : Rebecca devrait châtier son langage, parce que c’est parfois un peu limite. Et puis la petite Léo, moi elle me fait flipper, sérieux j’ai l’impression qu’elle va finir comme le petit Damien dans La malédiction de Richard Donner…
En revanche, je suis ravie de voir Bruce prendre davantage de place dans la vie de Rebecca, je dois avouer que je ne suis convaincue ni par Raphaël ni par Mark, et ce personnage là me plait bien.

Cassandra O’Donnell nous sert une nouvelle fois une lecture ultra-addictive, et j’en redemande !

jeudi 28 juillet 2011

Les âmes croisées, Pierre Bottero

Résumé :

Nawel Hélianthas vit à Jurilan, le royaume des douze cités. A dix-sept ans, elle est une jeune adolescente riche et prétentieuse. Comme ses amis Philla et Ergaïl, elle doit bientôt choisir la caste correspondant à ses aspirations profondes pour le reste de sa vie. Tout indique qu'elle entrera, selon le désir de ses parents, chez les prestigieuses Robes Mages. Mais Nawel s'interroge. Et après avoir provoqué involontairement la mort d'une jeune femme et de son bébé, elle opte pour la mystérieuse caste des Armures, un choix qui bouleversera à jamais son destin. Les Âmes croisées, roman posthume de Pierre Bottero, propose une fantasy épique de haut vol, dans la droite ligne du cycle du Pacte des Marchombres.

 
Avis :

Roman posthume de Pierre Bottero, Les âmes croisées est aussi le premier titre que je lis de l’auteur, et très vite je sais que je vais aimer ce livre. Pourtant, au départ ce n’était pas gagné, tant j’avais d’appréhensions, voir d’aprioris dessus, sans doute à cause des couvertures jeunesse des œuvres de l’auteur parues dans ce rayon. Comme quoi, parfois on s’arrête à un détail. Heureusement, le hasard m’a fait croiser le chemin de cet ouvrage…

Les âmes croisées, c’est l’histoire de Nawel, une jeune fille libre qui va briser le carcan imposé par sa condition de fille de notables pour emprunter la voie qu’elle aura choisie elle-même. Le passage à l’âge adulte, les conséquences de nos actes, le libre arbitre, l’épanouissement personnel, tels sont les thèmes abordés avec finesse, le tout dans un roman fantasy construit et abouti.
Pas de description, d’atermoiements ou de bavardage inutiles, l’auteur va à l’essentiel, donnant un ton très moderne et rythmé à son histoire. Le style est simple et fluide, amenant le lecteur à ne plus vouloir lâcher le livre avant la fin, fin qui ne nous contente pas totalement, l’ouvrage devant avoir une suite qui ne verra malheureusement pas le jour. Aux lecteurs de prendre le relais et d’imaginer le destin de Nawell.

J’ai vraiment été conquise par l’univers de Bottero, la sensibilité et l’intelligence qui transpirent de cette œuvre, et je vous invite à la découvrir si ce n’est pas encore fait. Pour ma part, il est certain que je n’en resterai pas là avec cet auteur…

mercredi 27 juillet 2011

Toi et moi à jamais, Ann Brashares


Résumé :

Alice et Paul. Les deux sœurs et l'ami d'enfance. Voici l'été de leurs retrouvailles. La côte Est des Etats-Unis, les maisons de vacances, les plages de l'île qu'on connaît par cœur. Et pourtant tout a changé. Ils ont vingt ans. L'amitié se trouble. Entre Alice et Paul, une attirance nouvelle s'installe. C'est alors que la tragédie frappe et vient changer le cours du destin...




Avis :

Vacances d’été sur une petite île de la côte Est. Durant leur enfance, Riley, Alice et Paul se sont retrouvés année après année et ont grandi en même temps que leur belle et solide amitié.
Maintenant qu’ils sont adultes, les choses sont différentes. Ils ont perdu une part d’enfance, Riley travaille comme sauveteuse, Alice s’apprête à rentrer en fac de droit, et Paul… Paul ne vient plus depuis des années.
Et puis cet été, il fait son retour, et va redécouvrir celle qu’il considérait comme sa petite sœur. Les sentiments évoluent, les liens se redessinent, jusqu’au moment où tout bascule.

Ecrit par Ann Brashares, la maman de Quatre filles et un jean, j’y suis allée les yeux fermés. J’attendais quelque chose de simple, de frais, d’un peu mélo mais authentique. Le résultat n’est pas à la hauteur de mes attentes.
Si toute la première partie est correcte, un peu niaise mais agréable à lire, la seconde m’a gênée tant les personnages sont couards. On ne se dit rien, on fuit, on est malheureux mais on se complait dans sa mélancolie. Comportement que j’aurais à la limite pu tolérer pour des ados. Sauf que les protagonistes ont entre 21 et 24 ans… On était en droit d’en attendre davantage de maturité. Du coup la seconde partie est longue, et sonne faux, les passages qui auraient du être émouvants tombent à plat, et je suis restée en marge de l’histoire jusqu’au bout.
Dommage…

mardi 26 juillet 2011

Plaisirs Coupables T1, Laurell Hamilton

Résumé :

Pour elle, tuer des vampires, c'est un job, mais aussi une vieille passion liée à des souvenirs d'enfance. Et rien de tel pour garder la forme !

D'habitude, les vampires l'évitent comme la peste. Mais il existe quelqu'un qu' ils redoutent plus encore : un assassin qui s'attaque aux plus puissants d'entre eux. Le Maître de Saint-Louis fait à Anita une proposition qu'elle ne peut pas refuser : pour sauver la vie de sa meilleure amie, l'Exécutrice doit s'allier aux créatures qu'elle a pour mission de traquer et de tuer.


Avis :

Après une longue attente, une très longue attente, je l’ai enfin dans mes mains, pour de vrai, l’adaptation française du comics Anita Blake (au passage merci à Milady Graphics, je me plains de l’attente, mais c’est pour plaisanter… Encore que…).
Il s’agit de la première partie (sur deux) du roman Plaisirs coupables, premier tome des aventures de la célèbre réanimatrice, exécutrice de vampires.
Pour celles et ceux qui ne la connaissent pas, Anita Blake relève les corps des défunts pour le compte des familles ou de la police, et elle est aussi exécutrice officielle de vampires suite à décisions de justice. Autant dire qu’elle n’est pas très populaire auprès des buveurs de sang…
Malgré tout elle va devoir s’allier au Maître de la ville pour sauver sa meilleure amie.

L’histoire est fidèle au roman original, et les dessins de Brett Booth illustrent à la perfection l’univers d’Anita. Cette dernière arbore un air renfrogné à souhait, et Jean-Claude dégage autant de sensualité que de danger, mission accomplie.
La qualité d’édition est à souligner, nous l’avons attendu mais ce livre est beau, la reliure tient la route et le papier est de qualité. 

Tant attendu, ce comics est incontournable pour les fans. Seule interrogation, à quand la seconde partie ?

lundi 25 juillet 2011

Petits contes à régler : le cas Rubis C., Gaël Bordet


Résumé :

Depuis qu'ils ont été recrutés par le Cyclone, un organisme secret, Hector, Sybille, Helen et Jason ne sont plus tout à fait des adolescents comme les autres. Leurs missions? Infiltrer les mythes et les contes de fées afin d'enquêter sur des phénomènes étranges. Pour leur baptême du feu, le Cyclone les envoie dans la forêt de Fontainebleau. Ils y découvrent le corps inanimé de la célèbre Rubis C. Or, cet ensorcellement met en péril l'un des contes les plus populaires de Perrault, menaçant l'équilibre de notre propre réalité. La principale suspecte est identifiée : il s'agit de Pandora, un ex-agent, âgée de quinze ans qui s'est réfugiée dans les Royaumes de Perrault. Pour Hector et ses équipiers, le voyage ne sera pas de tout de tout repos... Attention, dans ce monde, la féerie peut devenir votre pire ennemie !


Avis :

Pour maintenir l’ordre et l’équilibre dans les contes de fées, il existe une organisation secrète, Le Cyclone, qui recrute des adolescents (sans doute car ils gardent une part d’enfance en eux) ayant pour mission d’infiltrer les contes et d’influer sur les évènements et les personnes, afin de maintenir l’ensemble tel que nous le connaissons.
Cette fois, ils vont voler au secours de Rubis C. et s’immiscer dans les contes de Perrault où règne une Cendrillon despotique.

L’idée est attrayante, il faut l’avouer, et voir comment Gaël Bordet pouvait revisiter les contes de fées à sa manière était intéressant.
Malheureusement, le résultat n’est pas à la hauteur de mes attentes. L’auteur mêle contes et mythologie grecque, multiplie les personnages et les légendes, si bien qu’il m’a un peu perdue en cours de route, m’obligeant à revenir en arrière pour m’assurer de la bonne compréhension de l’histoire.
L’histoire en elle-même est originale et prenante (malgré quelques longueurs qui alourdissent inutilement le rythme), le style simple mais non dénué d’humour plaira aux plus jeunes. La narration manque parfois de liant, on passe d’une scène à l’autre sans transition, ce qui est assez déstabilisant. Les personnages sont à mon sens trop stéréotypés, tant dans leur construction que dans leur comportement au fil du livre.

Le cas Rubis C., malgré ses défauts, est dans l’ensemble un livre original et distrayant, il nous reste à espérer que l’auteur nous propose un deuxième tome aussi créatif mais plus abouti sur le plan rédactionnel.

vendredi 22 juillet 2011

Zoé et Chloé T3, Top canon, Sue Limb

Résumé :

Depuis les vacances d’été, Zoé est amoureuse de Brutus, mais il lui est impossible de l’avouer à Chloé, son ex ! Quand Brutus se voit confier la préparation d’une soirée événementielle, un concert pour Amnesty International, Zoé saute sur l’occasion pour l’aider. Mais elle perd le dessin qui doit servir d’affiche et s’aperçoit qu’il était l’objet d’une tricherie... Que faire ? Il y a aussi cette pimbèche de Charlie qui semble vouloir conquérir l’élu de son cœur ! Zoé et Chloé se lancent alors dans l’opération “Top canons” pour éblouir la galerie lors du concert évènement. Pas facile, mais pour s’offrir la robe de ses rêves, Zoé est vraiment prête à tout ! Le soir venu, elle sera pourtant contrainte de prêter sa superbe tenue à la chanteuse vedette... ce qui ne l’empêchera pas de séduire Brutus, apparemment fou d’elle !


Avis :

Zoé s’est enfin rendue à l’évidence, elle est amoureuse de Brutus. Situation peu simple car elle ne peut se confier à sa meilleure amie Chloé, qui est l’ex du jeune homme. Mais notre héroïne a de la ressource, et va trouver le moyen de se rapprocher de lui en l’aidant à organiser un concert. Mais comme rien n’est simple avec Zoé, tout cela va donner lieu a de nouvelles péripéties, avec, en dépit des embûches, l’objectif final que Brutus lui tombe dans les bras.

Ouhla, j’ai envie de dire, Zoé, ma choupette, assieds-toi et recentre-toi, parce que là tu fais vraiment un peu n’importe quoi, tu as l’art de te compliquer la vie. Personnellement, c’est le tome que j’ai le moins aimé car, à force, je m’attendais à ce que les personnages apprennent de leurs erreurs passées. En vain, on retombe toujours dans le même schéma.
Cela dit, je ne fais pas partie du lectorat cible, alors j’ai demandé à ma fille, à qui j’ai fait lire la série, ce qu’elle en pensait. Réponse : « C’est trop bien !». Laconique, mais clair et sans appel. En la questionnant j’ai compris que c’est la simplicité de l’histoire, l’identification aux personnages, les problèmes « existentiels » communs et l’humour omniprésent qui font mouche et ont séduit ma petite lectrice de 10 ans, qui elle est dans le cœur de cible.

Donc mission réussie pour ce troisième tome de Zoé et Chloé !

mercredi 20 juillet 2011

Harry Potter à l'école des sorciers

Nostalgie quand tu nous tiens... Après avoir vu le dernier épisode de la saga du petit sorcier à lunettes, j'ai eu envie de revoir l'intégrale de la série.

C'est donc courageusement que j'ai commencé par ... le premier film. logique, non ?

Courageusement car, soyons réalistes, c'est loin d'être le meilleur. D'abord le réalisateur, Chris Colombus, capable du meilleur (Les Goonies) comme du pire (Maman j'ai raté l'avion), très typé jeunesse. Et mes craintes étaient fondées, le résultat est un film pour enfants un peu cheap. Les vues d'ensemble de Poudlard sont ratées, avec Photoshop je fais pareil, et Touffu frise le ridicule. Sans compter les costumes, et le reste...
L'histoire est plus ou moins respectée, globalement le film est cohérent, mais pas à la hauteur de ce qu'on pouvait espérer. Heureusement, le casting est plutôt réussi. J'ai essayé de retrouver mes premières impressions, et à part le jeune acteur choisi pour incarner Harry (on s'emballe pas, j'ai déjà fait mon mea culpa, au final Daniel Radcliffe était un très bon choix), les autres correspondent à ce que j'avais imaginé, surtout Rogue et Dumbledore qui ne pouvaient être mieux.

Ce premier film ne m'a pas convaincue, loin de là. Destiné aux enfants, sans envergure, la marge de progression est énorme, et la suite ne peut être que mieux, en principe ...



Fiche du film. Source Allociné

Date de sortie cinéma : 5 décembre 2001
Film déjà disponible en DVD depuis le : 6 octobre 2010
Film déjà disponible en Blu-ray depuis le : 18 novembre 2009

 

Réalisé par Chris Columbus
Avec Daniel Radcliffe, Rupert Grint, Emma Watson...

 

Titre original : Harry Potter and the Philosopher's Stone
Film pour enfants à partir de 6 ans
Long-métrage britannique, américain. Genre : Fantastique,Aventure,Famille
Durée : 02h22min Année de production : 2001
Distributeur : Warner Bros. France

3 nominations : Oscars / Academy Awards 2002 edition n° 74

Synopsis : Harry Potter, un jeune orphelin, est élevé par son oncle Vernon et sa tante Pétunia qui le détestent. Alors qu'il était haut comme trois pommes, ces derniers lui ont raconté que ses parents étaient morts dans un accident de voiture.
Le jour de son onzième anniversaire, Harry reçoit la visite inattendue d'un homme gigantesque se nommant Rubeus Hagrid. Celui-ci lui révèle qu'il est en fait le fils de deux puissants magiciens et qu'il possède lui aussi d'extraordinaires pouvoirs.
C'est avec joie que le garçon accepte de suivre des cours à Poudlard, la célèbre école de sorcellerie. Il a enfin la chance de se faire des amis. Blâmé par le professeur Severus Rogue qui lui enseigne les potions et protégé par Albus Dumbledore, le directeur de l'établissement, Harry va tenter d'élucider le mystère de la pierre philosophale.

mardi 19 juillet 2011

Les Faucheurs T1, Chat Blanc, Holly Black

Résumé :

A 17 ans, Cassel est le seul de sa famille à ne pas posséder de pouvoir : son grand-père tue par simple contact, sa mère manipule les émotions (et purge une peine de prison pour escroquerie), son frère Barron trafique la mémoire et l'aîné, Philip, peut briser les os d'une simple pensée. Cassel est hanté par le souvenir du meurtre de son amie d'enfance Lila, fille du chef du clan Zacharov, autre grande famille de magiciens, appelés les Faucheurs et interdits par la loi. Mais Cassel va surprendre de troublantes conversations de famille suggérant que sa mémoire a été altérée. Puis il découvre que Lila est toujours vivante, sous la forme... d'un chat blanc.


Avis :

Cassel, 17 ans, se retrouve sur le toit de l’internat où il vit en pleine nuit. Crise de somnambulisme, tentative de suicide ? En attendant de faire la lumière sur cet évènement, le jeune homme repart avec son frère, le directeur de l’institution ne permettant sa réintégration qu’après avis médical écartant tout danger.
Nous allons donc faire la connaissance de Cassel, seul de sa famille à ne pas être un faucheur (comprenez à ne pas avoir de pouvoirs magiques en gros). Sa seule particularité étant d’avoir tué sa meilleure amie à l’âge de 14 ans (ah oui, je vous l’accorde, avoir des pouvoirs aurait été une meilleure chose pour son épanouissement personnel).
Cette retraite imposée au sein de sa famille va être l’occasion pour le jeune homme de mieux en cerner les membres et leur rôle au sein de la pègre locale, et de faire d’importantes découvertes sur lui-même.

Holly Black propose une nouvelle fois un livre sombre avec des thèmes pour le moins originaux pour un livre destiné à un public YA. Mort, mensonges, folie, mafia, prison, rien n’est épargné au pauvre Cassel dans sa famille totalement dysfonctionnelle. L’ambiance est pesante, impression renforcée par un rythme très lent, parti pris de l’auteur pour engluer, sans qu’il ait le choix, le lecteur dans son univers. Je reconnais que pour certains cette particularité sera rédhibitoire, mais je suis très cliente de ce type de livre où l’ambiance (quand c’est bien fait) a autant d’importance que l’intrigue en elle-même.
Les évènements se mettent doucement en place, les responsabilités apparaissent au fur et à mesure et le piège va irrémédiablement se refermer. Sur qui, comment et pourquoi, je vous laisse le découvrir en parcourant Chat blanc, roman atypique, envoutant et surprenant.

lundi 18 juillet 2011

Zoé et Chloé T2, Mission job de rêve, Sue Limb

Résumé :

Enfin l'été. Zoé et Chloé ne parlent plus que de leurs vacances au paradis des surfeurs. Mais il faut d'abord trouver un job : organiser des soirées avec l'odieux Brutus ou planter des laitues sous la pluie au côté d'Olivier, l'être suprême ? Zoé choisit sans hésiter l'agriculture et les joies des pique-niques bucoliques ! Reste à convaincre Chloé et les parents.




Avis :

Le Bal Sismique est déjà loin, et nous retrouvons Zoé et Chloé en vacances, ne songeant qu’à passer une semaine à Newquay. Seul problème, comment financer leurs vacances ? Du coup, c’est la course au job d’été. Alors que Chloé trouve un emploi pour elles deux assez tranquille et bien rémunéré, Zoé va l’embarquer dans une ferme, pour y retrouver le bel Oliver dont elle est toujours amoureuse…

Nos deux héroïnes ont un peu mûri, mais ont toujours le don de se retrouver dans des situations rocambolesques. Elles vont se faire de nouveaux amis, leurs sentiments vont une fois de plus être mis à rude épreuve avec les garçons qui décidément ne comprennent pas grand-chose… On retrouve Tam, la sœur de Zoé, encore plus égoïste et agaçante que dans le premier opus, aveuglée par son amour pour un homme… marié !
De quiproquo en retournement de situation, les ados, à qui ce livre est destiné, pourront facilement s’identifier aux personnages qui sont en proie aux mêmes problèmes qu’eux, problèmes qui sont traités avec légèreté et une bonne dose d’humour.

vendredi 15 juillet 2011

Vampire City T3, Le Crépuscule des Vampires, Rachel Caine


Résumé :

L'ambiance de la maison des Glass est à l'orage. En devenant vampire, Michael a perdu la confiance de Shane. De son côté, Claire garde des secrets dangereux : Amélie, le vampire le plus ancien et le plus puissant de Morganville, l'oblige à travailler avec l'un de ses amis, vieux et malade, pour trouver un remède, et Claire n'a pas avoué à Shane, Michael et Eve qu'elle était désormais sous la Protection d'Amélie. Et quand bien même, cette Protection est-elle suffisante face à la vague de crimes qui ébranle la ville ?

 
Avis :

Petit résumé des épisodes précédents : Michael est devenu un vampire, et on ne peut pas dire que Shane voit ça d’un bon œil, rendant leurs relations compliquées, ce qui rejaillit sur tous les habitants de la maison.
Claire s’est quant à elle mise sous la protection de la Fondatrice, se mettant pas la même occasion à son service, ce qui va s’avérer plus dangereux que prévu.
Eve n’est pas en reste, puisque son frère, limite psychopathe, est de retour en ville…
Voilà où nous en sommes au début de ce troisième tome. Et à partir de là les évènements vont s’enchaîner à un rythme soutenu, et nos héros ne sont pas au bout de leurs surprises.

Quel plaisir de se plonger dans l’univers de Morganville ! Chaque tome est un délice, un savant cocktail d’action, d’humour, et de danger, avec une pointe de romance.
La petite Claire sort définitivement de sa chrysalide, elle a gagné en confiance en elle et en maturité, et je n’en apprécie que davantage le personnage. Le couple qu’elle forme avec Shane permet au livre d’avoir des pauses douceur au sein de l’impression de danger perpétuel qui en émane, laissant le lecteur souffler un peu.
Cet opus nous permet de découvrir beaucoup de choses sur la ville, son origine et son avenir, mais soulève aussi de nombreuses questions. Et comme d’habitude, il s’achève sur un évènement fort qui donne habilement une énorme envie de connaître la suite.
Morganville vampire est une saga dont la qualité ne faiblit pas au fil du temps, bien au contraire.

jeudi 14 juillet 2011

Harry Potter et les reliques de la mort - Part II



Et voilà, la boucle est bouclée, je ne sais pas si je dois me réjouir d'avoir vu cet ultime film qui met un point final à cette saga tant livresque que cinématographique.
En attendant que je réponde à cette question existentielle, je peux au moins dire ce que j'ai pensé, à chaud, de ma séance de ciné. Attention, ça va spoiler, que ceux qui ne connaissent pas l'histoire ferment les yeux ^^

Le film reprend sur la plage après la mort de Dobby. Très rapidement nos héros vont retourner à Poudlard, ce qui m'a ravie car le château est un de mes personnages préférés, emblématique de l'ensemble de la série.
Les évènements s'enchaînent et se bousculent, l'action est menée tambour battant, les deux heures passent à vitesse grand V, trop vite même. L'émotion n'est pas en reste, la scène où les professeurs unissent leurs pouvoirs pour protéger l'école m'a fait frissonner, la mort de Fred Weasley m'a tiré les larmes, tout comme la fin de Rogue, même si je savais pertinemment que ça allait arriver.
David Yates garde la magie intacte, l'esthétique est toujours parfaite, c'est à mon avis celui qui a le mieux su capter et restituer l'univers créé par JK Rowling, répondant exactement à mes attentes, encore une fois.

Si globalement le film est parfait, il y a quand même quelques points qui m'ont chiffonnée. Sans surprise la fin est ratée, fidèle à celle du livre qui m'avait tant déçue. Évidemment on ne pouvait espérer un épilogue différent, mais j'aurai aimé un traitement un peu moins mièvre. Et puis un autre moment m'a choquée, je pense que c'est un problème de traduction (je verrai ça lors du visionnage en VO), c'est le moment où maman Weasley gratifie Bellatrix d'un "sale pétasse"... Han, c'est vraiment vilain dans sa bouche, et du coup ça flanque un coup dans cette scène qui aurait mérité d'être traitée avec sobriété.

Revenons aux acteurs, et à la justesse de leurs interprétations. Alan Rickman est parfait comme toujours et restera le meilleur Rogue qui puisse être. Helena Bonham Carter est toujours aussi convaincante dans son rôle de folle psychopathe, Jason Isaacs a su faire évoluer son personnage à merveille... La liste est longue, et j'avoue que je préfère les méchants, car plus charismatiques ^^
Mention spéciale pour Daniel Radcliffe, sur qui je ne misais pas une cacahouète au départ, et qui au final est un très bon Harry Potter.

Je vous recommande vivement de foncer dans le cinéma le plus proche de chez vous afin que la magie opère ...





Fiche du film Source Allociné

Date de sortie cinéma : 13 juillet 2011
Réalisé par David Yates
Avec Daniel Radcliffe, Rupert Grint, Emma Watson

Titre original : Harry Potter and the Deathly Hallows - Part 2
Long-métrageaméricain,britannique. Genre :Fantastique
Durée : 02h10min Année de production :2011
Distributeur : Warner Bros. France
Synopsis : Dans la 2e Partie de cet épisode final, le combat entre les puissances du bien et du mal de l’univers des sorciers se transforme en guerre sans merci. Les enjeux n’ont jamais été si considérables et personne n’est en sécurité. Mais c’est Harry Potter qui peut être appelé pour l’ultime sacrifice alors que se rapproche l’ultime épreuve de force avec Voldemort.


lundi 11 juillet 2011

Après les hommes, Mathias Bernardi


Résumé :

Dans un monde où l’argent détermine plus que jamais votre durée de vie, des foyers de protestation naissent dans les grandes capitales. Paris, Londres, Berlin, Athènes, Mexico, partout des émeutiers tentent de renverser les gouvernements établis pour faire entendre leur voix. En l’espace d’une génération la face du monde a changé, avec l’arrivée d’un seul médicament : le Trant T. Pour une somme faramineuse les puissants s’achètent un tiers d’espérance de vie en plus alors que le reste de la population meurt de plus en plus jeune.
Et les projets des grands groupes pharmaceutiques vont encore plus loin. En secret, on a fondé le Club de Rome, composé de grands industriels, de chefs d’État, de médecins. Silencieusement, on y prépare le projet Renaissance, qui pourrait bien changer radicalement l’essence de l’homme et l’humanité telle qu’on la connaît.
Au cœur des villes en proie au chaos, Kathryn, jeune inspecteur privé, doit enquêter sur les meurtres violents de grands industriels pharmaceutiques. En s’infiltrant dans les milieux altermondialistes, toutes ses idées sont mises à mal, et un passé douloureux refait surface.
Avec Après les hommes, Mathias Bernardi signe un thriller d’un réalisme angoissant, et dessine avec force l’avenir d’un monde à la dérive.


Avis :

Dans un futur pas forcément si lointain, la science a fait de tels progrès que vieillir n’est plus inéluctable, on peut garder une apparence juvénile et tout son intellect quelque soit son âge. Avoir un enfant sans le porter est devenu réalité. Mais seulement pour les plus riches, les plus puissants. Les écarts entre riches et pauvres n’ont jamais été si creusés, et ce qui devait arriver finit par arriver, la révolte éclate, les émeutiers s’en prennent aux symboles du pouvoir et des inégalités : les labos pharmaceutiques, et deux de leurs industriels sont tués.
Dans un Londres complètement désorganisé en proie aux affrontements, Kathryn, dépêchée depuis les États-Unis, va devoir mener l’enquête.

Mathias Bernardi nous dépeint un monde futur, mais pourtant très proche du notre, plongé dans la violence à cause du déséquilibre croissant de la société. Ça ne vous rappelle rien ? À la lumière des évènements du « Printemps arabe », ce scénario n’en paraît que plus crédible.
Ses personnages sont fouillés, même si pour moi il manque un petit quelque chose pour les rendre attachants. L’enquête est lente, on progresse pas à pas, et c’est un peu dommage car il y a des longueurs, il manque un peu de dynamisme pour que ce thriller soit un peu plus palpitant, car malgré une très bonne intrigue, l’ensemble reste un peu plat faute de rythme.
Néanmoins, Après les hommes reste un très bon roman, avec une intrigue ô combien réaliste, et des personnages solides.

vendredi 8 juillet 2011

Ricochet, Sandra Brown

Résumé :

Savannah, Géorgie. Au cœur d'une chaude nuit d'été, Elise, la jeune épouse du juge Laird, abat le cambrioleur qu'elle surprend dans leur maison. Mais s'agit-il seulement de légitime défense? Entre son devoir et son désir, Pour répondre à cette question, l'inspecteur Duncan Hatcher et sa coéquipière DeeDee Bowen mènent l'enquête. Bien vite, ils découvrent que la séduisante Elise Laird a un passé trouble.




Avis :

Le livre s’ouvre sur un procès dont le juge Laird ordonne l’annulation pour vice de procédure. Duncan Hatcher, le flic ayant réussi à coincer le prévenu est un peu sur les nerfs et le ton monte entre le juge et lui.
Quelques jours plus tard, lors d’une réception, il est littéralement subjugué par une femme qui n’est autre que celle du juge. Et, le hasard faisant bien les choses, il est, avec sa co-équipière Dee Dee, peu de temps après appelé sur la scène d’un crime, dans la résidence Laird.
Duncan va de nouveau se retrouver face à Elise Laird, qui, à priori, a abattu un cambrioleur en état de légitime défense, mais plus le dossier avance, plus l’enquêteur s’oriente vers un meurtre… 

Rebondissements, faux-semblants, et petits secrets, voilà le cocktail servi par Sandra Brown. L’auteur ne laisse pas un moment de répit à son lecteur, l’action est omniprésente, et on ne s’ennuie pas un instant. Le tandem Duncan / Dee Dee fonctionne bien, et la relation Duncan / Elise est tendue et ambiguë, si bien qu’elle n’en est que plus intéressante.
L’auteur sait ménager le suspens et distiller le doute dans l’esprit du lecteur, faisant de Ricochet un très bon roman policier.

mercredi 6 juillet 2011

Zoé et Chloé T1, Cherche garçon sachant danser, Sue Limb

Résumé :

Zoé craque pour le bel Oliver Wyatt, sauf que la première fois qu'il lui adresse la parole, elle se ridiculise pour l'éternité. Chloé, elle, flashe sur Brutus, malgré sa réputation de dragueur impitoyable. Zoé est horrifiée... mais le vrai problème, c'est le Bal Sismique : comment trouver des garçons assez sexy pour les accompagner ? Et pourquoi pas une petite annonce ? Les entretiens d'embauche s'annoncent inénarrables !


Avis :

Un vrai vent de fraicheur ! Je me suis laissée emporter par ce roman jeunesse plein d’humour et de bonne humeur. 

Zoé et Chloé sont les meilleures amies du monde, et comme toutes les ados, elles ont des préoccupations de la plus haute importance : acheter une nouvelle robe, dire du mal d’autrui et trouver un cavalier pour le Bal Sismique.
Comme elles ont des vues sur des prétendants inaccessibles, elles vont finir par organiser un véritable recrutement… 

Entre les garçons, les jumeaux que garde Chloé, sa sœur, la mère de Zoé, c’est une galerie de personnages plus loufoques les uns que les autres qui défilent au cours du livre. Les ficelles sont parfois un peu grosses, mais les péripéties de nos jeunes héroïnes ne peuvent que nous faire sourire tant l’ensemble est léger et agréable à lire.

J’ai vraiment passé un très agréable moment avec ce petit roman jeunesse que je conseille pour les jeunes lectrices à partir de 12 ans.

mardi 5 juillet 2011

Le fermier Gilles de Ham, JRR Tolkien

Résumé :

Le fermier Gilles de Ham coule des jours paisibles en compagnie de son chien, Garm. Jusqu'au jour où un géant vient semer la pagaille sur ses terres. Gilles le chasse avec bravoure et le voilà hissé au rang de héros. Mais il n'est pas au bout de ses peines Cette fois c'est un dragon, poussé par une faim dévorante, qui terrorise le village tout entier. Armé de Mordqueues, la légendaire épée qui lui est donnée par le Roi, Gilles de Ham doit repartir, bien à contrecœur, vers de nouveaux exploits... Un conte truculent par l'auteur de la célèbre trilogie, Le Seigneur des Anneaux.


Avis :

Le Fermier Gilles de Ham a été écrit par Tolkien avant Bilbo le Hobbit, mais on y retrouve déjà son goût pour les dragons et autres créatures imaginaires, sur fond d’aventures médiévales.

Gilles de Ham est un donc un fermier qui mène une vie paisible, sans histoire. Le hasard va le mettre face à un géant qu’il chassera avec son simple fusil, et cette péripétie va faire de lui un héros dans son village et au-delà, si bien que son exploit vient aux oreilles du Roi. Ce derrnier va le charger de débarrasser son royaume du dragon qui y sévit. 

Tolkien nous offre là un conte particulièrement drôle et impertinent, Gilles étant un fermier pas particulièrement courageux embarqué dans une quête qui le dépasse. Malgré tout, il en sortira grandi grâce à sa ruse et son audace.
Peu connu par rapport à ses œuvres principales comme Le Seigneur des anneaux ou Le Silmarillion, Le fermier Gilles de Ham mérite qu’on le parcourt pour apprécier encore davantage la plume aiguisée de l’auteur.


lundi 4 juillet 2011

Epic, Conor Kostick

Résumé :

La Terre a été détruite par une guerre sans précédent. Les hommes ont construit, sur une autre planète, une société où toute violence est interdite, et les conflits sont gérés par un jeu vidéo, Epic. Dans ce jeu, chaque citoyen a un alter ego virtuel dont les résultats définissent sa condition sociale. Avec ses copains d'enfance, Erik, 14 ans, va participer à un tournoi sur Epic qui déterminera son destin dans la société. Ses amis ont choisi d'être représentés par de courageux guerriers, une guérisseuse et une sorcière. Contre toute attente, Erik, lui, prend pour avatar Cindella, une jeune aventurière, peu armée mais séduisante et astucieuse. Grâce à Cindella, Erik a un regard neuf sur Epic et découvre les failles du jeu. À travers elle, le garçon se lance dans une formidable quête qui le conduira à remettre en cause les bases mêmes de la société...


Avis :

Au début, j’ai eu un peu de mal à tout bien comprendre. On est tout de suite plongé dans la vie d’Erik, dont l’avatar vient de mourir dans « Epic », et il se dispute avec son père qui refuse de jouer. Après quelques passages un peu techniques sur un monde avec lequel le lecteur n’est pas encore familier, tout s’éclaire.
Dans ce futur post-apocalyptique où toute forme de violence est proscrite, les différents se règlent et les destins des survivants se jouent à travers une sorte de jeu vidéo, « Epic ». Mais Erik est certain de pouvoir trouver une faille dans le jeu afin d’en changer les règles. 

Epic est une dystopie (oui, j’ai appris un nouveau mot, faut que je le ressorte) où se mêlent science-fiction et fantasy sur fond d’anticipation.
Le style est fluide et rythmé, et l’ensemble est entraînant si bien qu’on a hâte de se « reconnecter » avec le livre pour retrouver les personnages.
S’il est clairement orienté vers un lectorat assez jeune, les lecteurs plus âgés (comme moi quoi) qui ont expérimenté les premiers jeux vidéos sur Amstrad ou Atari y retrouveront le graphisme et la communication primaire des personnages que l’on pouvait y croiser.
Du coup, le livre peut toucher un lectorat plus vaste qu’il n’y paraît, et en tant que Geekette ayant fait ses premiers pas sur CPC 6128 entre deux « livres dont vous êtes le héros », j’ai été complètement emballée par ce roman qui m’a divertie et a su m’emporter dans son univers. J’en sors à peine, un peu nostalgique, et j’espère que la suite sera rapidement traduite pour que je puisse suivre les aventures d’Erik…

vendredi 1 juillet 2011

La route, le film

En préambule je précise que je n'ai pas lu le roman de Cormac McCarthy, donc il ne s'agira pas d'un comparatif entre les deux, juste de mon ressenti face à ce film qui m'a soufflée.

Loin des films traitant habituellement d'un monde post-apocalyptique où l'action et le spectacle prennent le pas sur l'émotion, John Hillcoat dépeint tout en finesse et émotion la relation entre un père et son fils pour survivre sur cette terre ravagée en proie à la violence.
Viggo Mortensen est parfait dans son rôle de père prêt à tout pour protéger son fils qui est sa seule raison de rester en vie. Toujours juste, que ce soit dans l'aspect dur de son personnage qui veut faire grandir son enfant plus vite pour qu'il puisse se débrouiller quand il sera seul, ou dans l'affection qu'il lui porte.
Kodi Smit-McPhee est lui aussi touchant, effrayé mais croyant pouvoir changer les choses, il est la lumière du film qu'il éclaire par sa bonté, porté par l'espoir et l'innocence de sa jeunesse.
La psychologie des personnages est fouillée, le spectateur s'attache à eux, rendant leur errance plus douloureuse.

La photographie n'est pas en reste, le monde est recouvert d'une couche de poussière, tout est gris-brun, renforçant l'ambiance glauque et l'impression de danger permanent. Pas d'effets spéciaux ni de décors spectaculaires, l'esthétique est au service de l'histoire, de l'itinéraire de ces deux êtres en quête d'un hypothétique salut.

Au final La route est film poignant par sa sobriété et le jeu des acteurs. Le désespoir, la solitude et l'amour émanant du couple père/fils m'a bouleversée et continue à me hanter.






Fiche du film Source Allociné

Date de sortie cinéma : 2 décembre 2009
Film déjà disponible en DVD depuis le : 4 mai 2010
Réalisé par John Hillcoat
Avec Viggo Mortensen, Kodi Smit-McPhee, Guy Pearce
Titre original : The Road
Interdit aux moins de 12 ans

Long-métrage américain. Genre :Science fiction,Drame
Durée : 01h59min Année de production :2009
Distributeur : Metropolitan FilmExport

Synopsis :  Il y a maintenant plus de dix ans que le monde a explosé. Personne ne sait ce qui s'est passé. Ceux qui ont survécu se souviennent d'un gigantesque éclair aveuglant, et puis plus rien. Plus d'énergie, plus de végétation, plus de nourriture... Les derniers survivants rôdent dans un monde dévasté et couvert de cendre qui n'est plus que l'ombre de ce qu'il fut. C'est dans ce décor d'apocalypse qu'un père et son fils errent en poussant devant eux un caddie rempli d'objets hétéroclites - le peu qu'ils ont pu sauver et qu'ils doivent protéger. Ils sont sur leurs gardes, le danger guette. L'humanité est retournée à la barbarie. Alors qu'ils suivent une ancienne autoroute menant vers l'océan, le père se souvient de sa femme et le jeune garçon découvre les restes de ce qui fut la civilisation. Durant leur périple, ils vont faire des
rencontres dangereuses et fascinantes. Même si le père n'a ni but ni espoir, il s'efforce de rester debout pour celui qui est désormais son seul univers.