vendredi 30 septembre 2011

Minuit T1 - Le baiser de minuit, Lara Adrian

Résumé :

À la suite d'un meurtre, Gabrielle Maxwell est projetée dans un monde où les vampires rôdent et se livrent une guerre fratricide. Lucan Thorne méprise la violence de ses congénères. Lui-même vampire, il a juré de protéger non seulement les siens, mais aussi l'humanité. Il ne peut courir le risque de se lier à une mortelle. Mais quand Gabrielle devient la cible de ses ennemis, il n a d'autre choix que de l'entraîner dans les profondeurs où il règne l'entraîner dans son univers.

Avis :

Gabrielle assiste à un meurtre et, à défaut d’intervenir, prend quelques clichés du massacre qui se déroule sous ses yeux pour les donner à la police. Quand les forces de l’ordre se rendent sur les lieux, pas de corps ni de trace de quoi que ce soit.
Quelques jours plus tard, un prétendu inspecteur du nom de Lucan Thorne prend contact avec elle pour en savoir plus sur ce qu’elle a vu.
Ce dernier va l’entrainer dans un univers qu’elle ne soupçonnait pas, en plein milieu d’une guerre entre vampires.

Nouvel essai avec la romance paranormale et … nouvel échec !
Les gentils vampires contre les méchants, la belle photographe qui reprend goût à la vie grâce au gentil vampire à l’âme tourmentée, je suis complètement hermétique à ça. Pourquoi la dame doit forcément avoir traversé des épreuves qui l’ont marquée et ont fait de sa vie une longue et terne routine ? Pourquoi le monsieur est-il si viril, fort, beau, mais pénible à force d’être en boucle sur sa nature de vampire ?
Pour moi c’est trop stéréotypé, ça manque de peps et je n’accroche point du tout.

Si quelqu’un a une romance paranormale à me conseiller, qu’il se manifeste, parce que je n’ai vraiment pas la main heureuse pour les choisir !

jeudi 29 septembre 2011

Côté face, Anne Denier


Résumé :

J'étais en retard et si ce n'avait pas été le cas jamais je n'aurais pris ce tram et jamais je ne l'aurais rencontré. Lui. Celui qui allait détruire ma vie en réveillant une mémoire qui sommeillait en moi et dont j'ignorais l'existence. Un autre côté de moi-même.

« Te séduire, t'emmener, te torturer, te violer et t'assassiner. »

J'avais une vie...


Avis :

« Te séduire, t'emmener, te torturer, te violer et t'assassiner. » 

C’est en lisant cette phrase, dans l’excellent avis de Kamana, que la psychopathe qui sommeille en moi a voulu lire ce livre. Intriguée, j’ai été farfouiller sur le site de l’auteur où j’ai lu les cent premières pages. Enfin pas complètement lu, une partie des chapitres étaient proposés en version audio, très bonne initiative qui m’a permis de rentrer encore plus facilement dans l’histoire et de me sentir davantage proche du personnage principal. Au bout des cent pages, je ne tenais plus et j’ai commandé l’ouvrage que j’ai dévoré dès réception.
Le seul petit bémol, c’est la couverture qui fait davantage romance historique qu’autre chose et qui ne m’a pas séduite, voir même qui m’aurait dissuadée d’acheter le livre de prime abord. Je sais, c’est du détail, mais ceux qui me suivent savent à quel point je peux parfois être futile… Passons…

Comment parler de ce livre atypique, qui m’a énormément plu ? De vous à moi, je préfère presque lyncher un bouquin, c’est beaucoup plus facile de dire ce que l’on n’a pas aimé plutôt que d’essayer de donner envie.

Une jeune fille croise le regard d’un garçon dans le tram, c’est ainsi que le quotidien bien tranquille d’une adolescente va commencer à basculer dans un cauchemar éveillé. Réminiscence du passé ou folie, que lui arrive-t-il, pourquoi des évènements inconnus lui semblent tellement familiers ? Qui est ce jeune homme, qui est-elle au final ?

On ne peut pas résumer ce livre correctement si on ne veut pas spoiler, et je ne veux pas spoiler. Donc il faudra vous contenter de ces quelques phrases, et à la fin de cette chronique vous devriez être suffisamment intrigués à votre tour pour avoir envie de vous procurer un exemplaire de Côté face (enfin en principe. Si ce n’est pas le cas c’est que je me suis plantée).

Mais revenons à notre intrigue. Anne Denier nous entraîne petit à petit dans son univers inquiétant, étrange et parfois glauque, de sorte que l’on se retrouve, sans s’en apercevoir, plongé au cœur du roman. Cette proximité renforce l’empathie ressentie pour l’héroïne, mais je pense que certains lecteurs trouveront cela étouffant, voir dérangeant à cause de l’ambiance sombre du livre et de certains thèmes abordés comme la cruauté, la domination ou la violence, qui peuvent mettre mal à l’aise... Cette jeune fille, comme les autres personnages contemporains, n’a pas de prénom, on sait peu de choses d’elle, ce qui lui donne un petit côté irréel et désincarné. En revanche, les personnages évoluant dans le passé sont tous nommés, les rendant plus tangibles que les précédents, accentuant le trouble du lecteur.
Le récit est quant à lui rythmé, bien mené, l’auteur abat ses cartes lentement, méthodiquement, et avec brio. Si ses personnages ne semblent pas toujours l’être, le récit est équilibré, la narration dynamique, il y a juste ce qu’il faut de descriptions pour contenter le lecteur, sans verser dans l’excès de détails. Mention spéciale pour les dialogues, exercice ô combien difficile rarement maitrisé par les jeunes auteurs, auto-édités de surcroît, qui sont ici totalement réussis.
D’ailleurs, pour rebondir sur le fait que ce roman est auto-édité, je dois dire que je suis très agréablement surprise par la qualité de syntaxe et la quasi-absence de fautes diverses et variées. Certaines grandes maisons d’édition ne font pas aussi bien de ce côté-là…

Pour son premier livre, Anne Denier nous offre un roman fantastique, teinté de romance, avec une pointe d’horreur. Un roman prenant, atypique, loin de ce que l’on peut trouver en ce moment dans les rayons de la Fnouc.
Après, la seule chose que je ne comprends pas, c’est le manque d’intérêt des éditeurs traditionnels pour cette histoire, parce que, franchement, Anne Denier et son histoire n’ont rien à envier à certains titres qui ont trouvé leur place en librairie (pour certains ça ne peut être que du copinage, ou bien de la magie noire, je ne vois pas d’autre explication…).
S’il n’a pas (encore) trouvé d’éditeur, Côté face a largement mérité sa place dans mes coups de cœur (oui, je sais Anne, à choisir tu aurais sans doute préféré l’éditeur !).



Côté face est disponible à la vente ici.



mercredi 28 septembre 2011

Pretty Little Liars S01



Après ma frénésie estivale qui m'a fait engloutir en mois de deux semaines les huit tomes de la série de Sara Shepard (Les menteuses en VF), je me suis penchée sur la série télé. Ma grande interrogation était de savoir comment allait être transposés l'intrigue et ses rebondissements sur petit écran, sans que l'esprit des livres ne soit perdu en chemin.

Le premier épisode m'a un peu douchée puisqu'il résume ... le premier tome ! Oups, il va falloir que les scénaristes brodent et dépassent du cadre des bouquins pour tenir les 22 épisodes que compte la première saison.
Au final, c'est plutôt bien fichu, voir même très bien fichu puisque j'ai visionné l’ensemble vitesse grand V. Décidemment, que ce soit en livres ou en série, Pretty Little Liars sera mon guilty pleasure de cet été ^^
On retrouve les ingrédients qui ont fait le succès de la saga (la personnalité des filles, le suspens, les rebondissements, les thèmes de société finement abordés tels que le vol, l'homosexualité, l'inceste...), et les éléments ajoutés ou modifiés s'intègrent bien à l'ensemble (j'ai particulièrement aimé le personnage de Caleb, ou la situation des parents d'Aria entre autres).
Le choix des actrices m'a d'abord laissée perplexe, si Aria correspond parfaitement à l'idée que je m'en faisais, pour les autres j'ai eu du mal à m'y faire (et à les reconnaitre au départ). Par exemple, Emily, décrite comme ayant les cheveux blonds tirant sur le verdâtre à force de passer son temps dans l'eau chlorée, apparait sous les traits d'une jeune fille asiatique. Ok, c'est du détail, mais il en faut pas beaucoup pour me perturber moi !

Passé ce petit temps d'adaptation, je ne peux qu'avouer (en rougissant) que je me suis laissée emportée par cette série, tout comme je me suis faite avoir par les livres. Je commence la deuxième saison bientôt d'ailleurs !



Fiche de la série Source Allociné

Série en production- 2 saisons, 28 épisodes
Première diffusion aux U.S.A. le 08 juin 2010
Créée par I. Marlene King en 2010
Avec : Lucy Kate Hale, Troian Bellisario, Ashley Benson
Titre original : Pretty Little Liars
Série américaine. Genre : Drame. Format : 42mn

Synopsis : Quatre adolescentes reçoivent de mystérieux messages d'une ancienne amie qui a disparu un an plus tôt...

mardi 27 septembre 2011

Les menteuses T7 - Représailles, Sara Shepard

Résumé :

Eh bien les filles, vous n'êtes vraiment pas passées loin cette fois. Je peux encore sentir cette épouvantable odeur de brûlé et voir les flammes vous encercler. Quel spectacle effrayant! Pardonnez-moi de rire, c'est nerveux. Allez, détendez-vous, ce n'est pas la fin du monde. On dirait que voue avez vu un fantôme... Oups, j'ai touché un point sensible? Vous pensez réellement avoir vu le fantôme d'Ali? Ne soyez pas idiotes, votre amie est morte depuis longtemps. À moins que... Bon, il se peut que j'aie des informations sur le sujet, mais si vous voulez obtenir quoi que ce soit de moi, il va falloir me faire confiance et m'obéir. Vous verrez, tout se passera bien. Est-ce que je vous ai déjà menti? Oui, peut-être un peu par le passé, mais pas de rancune entre nous. Vous et moi, c'est une amitié de longue date, maintenant. De toute façon, si vous voulez apprendre le fin mot de cette histoire, vous n'avez pas le choix... Génial, on va jouer. J'adore jouer! Je vous recontacte très vite, mes beautés.


Avis :

[ Attention, cet avis contient des spoilers sur les tomes précédents !! ]

Nos petites menteuses ont failli y rester, et on vu (ont cru voir ?) Ali (ou son fantôme ?) dans les bois. Autant dire que je me suis jetée sur ce tome pour connaître le fin mot de l’histoire. Peine perdue, ce n’est pas encore cette fois que Sara Shepard nous livre la clé du mystère…

Ce tome là est un peu en-dessous des précédents. La saga s’essouffle t’elle, ou l’auteur hésite t’elle encore sur la fin qu’elle veut donner à sa série, nous noyant sous les informations et les pistes contradictoires pour mieux endormir notre vigilance sur la cohérence du récit ?
L’attitude de « A » est de plus en plus ambiguë, tantôt il vient en aide aux jeunes filles en leur donnant des indices, tantôt il les persécute, de sorte qu’elles s’enfoncent peu à peu dans leur solitude et leur parano.

Représailles est un peu en marge de la série, et j’ai hâte de voir ce que va donner le prochain et dernier tome.

lundi 26 septembre 2011

Quand souffle le vent du nord, Daniel Glattauer

Résumé :

Un homme et une femme. Ils ne se connaissent pas mais échangent des mails. Jusqu’à devenir accros. Jusqu’à ne plus pouvoir se passer l’un de l’autre, sans se rencontrer pour autant… Savoureuse et captivante, cette comédie de mœurs explore avec finesse et humour la naissance du sentiment amoureux.


Avis :

Emmi envoie un mail pour stopper un abonnement à un magazine, et se trompe dans l’adresse. Son mail arrive dans la boite de Léo. Elle commet la même erreur quelques temps plus tard, et Léo, amusé, va lui répondre. Ils commencent alors une correspondance régulière, et vont apprendre à se découvrir par écrans interposés. Leurs sentiments vont évoluer, étant mutuellement séduits par la personnalité de l’autre…

Deuxième lecture pour le Read If You Can, et pour le coup, un grand merci à Azylis sans qui je n’aurais jamais ouvert ce livre (on se croirait un peu dans les Césars, non ?!). Je crois qu’au bout de cinq pages j’étais déjà amoureuse de cette histoire, et ce pour plusieurs raisons.

D’abord parce que j’ai beaucoup aimé le ton drôle de ces échanges épistolaires et la dynamique de l’ensemble. J’ai souri tout du long, avec même quelques gloussements parfois. Outre ce côté drôle, j’ai adoré voir la naissance de cette idylle, la façon dont les sentiments des protagonistes muent vers quelque chose de plus intime, et comment chacun fait un pas en avant pour en refaire trois en arrière tout de suite après, de peur que la magie prenne fin si leur histoire prenait corps dans la « vraie vie ».

Ensuite les personnages. J’ai adoré Emmi, du début à la fin, dans ses qualités comme dans ses défauts. Dynamique, incisive et parfois arrogante au départ, elle peut paraître franchement agaçante à la fin, mais toujours touchante, drôle et intelligente. Emmi vit dans une routine bien huilée, elle a réussi à se convaincre que sa vie était parfaite et sa « rencontre » avec Léo va tout remettre en cause. Emmi n’est pas chiante, non, Emmi est paumée, et elle essaye de contrôler la situation, sauf qu’elle n’y arrive pas et perd pied. Elle se retrouve dans une situation pour le moins inhabituelle qui la révèle à elle-même et elle n’arrive pas à gérer cette transition que son cœur désire mais que son cerveau refuse.
Léo n’est pas en reste, toujours amoureux de son ex, un peu imbu de sa personne et volontiers donneur de leçons à l’occasion, plus réfléchi et critique face à son écran, il aborde ces échanges de mails comme un jeu, et Emmi comme une distraction, voir une confidente. Il est davantage dans l’action qu’elle, et se rend plus vite compte que leurs échanges dérivent irrémédiablement vers un registre plus sentimental.
Deux personnalités opposées mais complémentaires, s’ils voulaient bien regarder la réalité en face…

Et puis, il faut bien l’avouer, mon côté midinette est ressorti, et j’aurai aimé vivre une histoire à la Emmi, où le hasard (le destin ?) bouleverse complètement vos repères et vous fait vivre une histoire intense et hors du commun…

Quand souffle le vent du nord est mon plus gros coup de cœur de l’année, et j’espère vous avoir donné envie de vous y plonger.




vendredi 23 septembre 2011

Zombie thérapie, Jesse Petersen

Résumé :

Pour sauver leur couple, Sarah et David tentent une thérapie. Mais en arrivant dans le cabinet, ils découvrent que leur conseiller est en train de dévorer les clients précédents. Cannibales, passe encore, mais ils sont tous morts et devraient se comporter comme tels... Qui a dit morts-vivants ? Désormais Sarah et David doivent non seulement sauver leur mariage, mais aussi sauver leur peau au cœur d une apocalypse zombie. Quoi de mieux pour échapper à la routine ? Avant elle ne rebouchait pas le dentifrice, maintenant elle laisse des bouts de cervelle partout. Avant il passait son temps à jouer à Resident Evil, maintenant, ça lui sert !


Avis :

Sarah et David se rendent chez leur thérapeute pour tenter de sauver leur couple, bien que ni l’un ni l’autre n’y croit vraiment. La séance va tourner court puisque le gentil docteur est en train de grignoter la cliente précédente, après avoir déjà festoyé sur le mari. Le couple (vivant, pas celui qui est en voie de zombification) va tenter de sauver sa peau dans un Seattle regorgeant de morts-vivants.

J’ai adoré ! Ce couple à la dérive, obligé de se rapprocher pour lutter contre les zombies qui se multiplient plus vite que des crevettes d’élevage ne manque pas d’intérêt. À la fois drôle et gore, l’histoire est menée tambour battant, le lecteur est complètement embarqué dans la course folle de David et Sarah.
Si le propos n’est pas novateur (des invasions de zombies, j’en ai déjà lu des tonnes), la façon dont Jesse Petersen le met en scène est originale et truculente. Les héros font preuve d’un sang froid à toute épreuve et conservent un sens de l’humour (particulier, certes) qui vaut le détour. De plus chaque chapitre est introduit par un conseil de type « comment sauver votre couple et éclater du mort-vivant pour renouer les liens » qui donne le ton.

Drôle, cynique et plein de sang (et de vomi noirâtre), Zombie thérapie est un excellent divertissement pour les amateurs de livres un peu décalés.

jeudi 22 septembre 2011

Le cas Jack Spark T1 - Eté mutant, Victor Dixen

Résumé :

Quand Jack Spark, adolescent insomniaque de 15 ans, arrive au ranch de Redrock, Colorado, il ignore que sa vie est sur le point de basculer. Car les méthodes de rééducation appliquées dans ce camp de vacances dédié aux « cas » difficiles ont des effets effroyables. Surtout chez Jack, dont le corps semble subir d inquiétantes mutations chaque fois qu’il est soumis aux séances de thérapie... Comment ce frêle garçon parviendra-t-il à survivre à l enfer du camp de Redrock ? D'où viennent les bruits inquiétants que Jack entend la nuit, lorsque ses camarades dorment à poings fermés ? Et pourquoi la racine de ses cheveux a-t-elle subitement viré au bleu, est-ce un symptôme de son étrange métamorphose ? Homme ou monstre, Jack est à la croisée des chemins mais a-t-il vraiment le choix ?


Avis :

Jack Spark, insomniaque depuis l’enfance, attend les vacances d’été avec impatience pour retrouver son grand-père. Malheureusement, ce dernier a été envoyé en maison de retraite par les parents de Jack, qui vont aussi organiser l’été du jeune homme. Présenté comme un joyeux camp de vacances de type scout censé aider les jeunes gens présentant des difficultés, Jack va atterrir au ranch de Redrock, dans le Colorado, coupé du monde.
L’adolescent va rapidement se rendre compte que le ranch est plus proche d’une prison aux méthodes barbares que d’une colonie de vacances. Au fil des séances de thérapie, le jeune homme va observer des transformations sur son corps. Qui est-il vraiment, pourquoi (et en quoi) se métamorphose t’il ?

Le résumé, les critiques que j’avais pu lire, tout me donnait envie de lire ce livre, et je me suis jetée dessus dès que j’ai pu. Et même quand tous les avis sont unanimes, on arrive bien à trouver quelqu’un qui ne se range pas à l’avis général. Eh bien pour cette fois, c’est moi.
Alors qu’on soit bien d’accord, je ne vais pas dire que le livre est nul, loin de là. Très objectivement, Eté mutant est un bon livre, original, bien écrit, rythmé, traitant de façon sobre et intelligente des problématiques intéressantes comme le droit à la différence ou le malaise adolescent. Je comprends tout à fait qu’il ait séduit tant de lecteurs car il est vraiment bourré de qualités. La preuve, je le garde précieusement pour pouvoir le proposer à mon fils dans quelques temps. Mais malgré tout, il ne m’a pas emportée. Il y a une part complètement irrationnelle dans le fait d’aimer un livre ou pas, et là, même si je suis suffisamment objective pour dire qu’il est bon, il a manqué l’étincelle qui aurait pu me le faire aimer, et ça ne s’explique pas…

mercredi 21 septembre 2011

Mercy Thompson T1, Retour aux sources, Patricia Briggs

Résumé :

« Les loups-garous peuvent être dangereux si vous leur chemin. Ils ont un talent extraordinaire pour dissimuler leur véritable nature aux yeux des humains. Mais moi, je ne suis pas tout à fait humaine. »
Mercy Thompson n est pas une fille ordinaire. Mécanicienne, dure à cuire, elle n’hésite pas à mettre les mains dans le cambouis. Et si vous la cherchez, elle se change en coyote. Un pouvoir bien pratique quand elle se retrouve plongée en pleine guerre des meutes de loups-garous, mais inefficace contre sa mère !


Avis :

L’arrivée de Mercy dans les Tri-Cities, sa rencontre avec Zee et le pourquoi de son emploi de mécanicienne, son emménagement dans son mobile-home avec Adam comme voisin, le début de son amitié avec Stephan, voilà tout l’intérêt de ce comic qui se situe chronologiquement avant L’appel de la Lune. Bon, il y a aussi l’intrigue qui sert de toile de fond au récit, à savoir une guerre entre meutes de loups-garous, mais j’avoue que pour moi là n’était pas le principal.

Fan de Mercy Thompson qui représente, avec Harry Dresden, mes premiers pas dans l’urban fantasy, j’ai apprécié de connaître les événements qui ont accompagné l’arrivée de Mercy dans les Tri-Cities. C’est vrai quoi, on découvre des personnages dans un cadre bien précis, on s’y attache, on apprend des bribes de leur passé, mais on a rarement la chance d’en connaître les détails. Retour aux sources nous offre cette possibilité, et c’est avec plaisir que je l’ai parcouru de la première à la dernière page.

Sauf que … Si vous êtes attentifs, pour l’instant je ne me suis extasiée que sur l’histoire. Or il s’agit d’une BD… Ben oui, j’ai pas aimé le graphisme. Si dans l’ensemble je peux réussir à m’en accommoder, le personnage de Mercy est une horreur. Shootée à la prot’ et aux stéroïdes, elle pourrait briser un crâne humain entre ses cuisses. Non je n’exagère pas. En fait Mercy n’est pas indienne, non non non, c’est juste la fille naturelle de Schwartzenegger et de Stallone. Ouais, ça fait peur, je sais. Evidemment, sous sa forme de coyote c’est guère mieux. Le coyote est un petit canidé censé ne pas dépasser les 60 cm (merci Wiki !). Là c’est limite un poney, les loups sont plus grands que lui, heureusement, mais pas de beaucoup… Vous comprendrez qu’on est loin de ce que j’imaginais, et du coup je tombe de haut.

Alors, pour les fans de Mercy, ce comic reste indispensable pour le lot d’informations qu’il apporte sur notre héroïne. Il suffit simplement de lire principalement les bulles, et de ne pas s’appesantir sur les dessins, et ça passe bien mieux…

mardi 20 septembre 2011

Les menteuses T6 - Dangers, Sara Shepard

Résumé :

Alors les filles, toujours dans mes pattes à ce que je vois! Non pas que ça me déplaise, comme vous le savez j'ai beaucoup d'affection pour vous. Une belle histoire née... d'un mensonge. Une sorte d'effet papillon: une farce qui tourne mal, des décès en chaîne, et une vie à tenter de s'en remettre. Bouh, je vous plaindrais presque! Malheureusement, je n'ai pas de temps pour ça. Garder un œil sur vous en permanence, c'est du travail. Ceci étant, j'excelle en la matière, rien ne m'échappe : vos relations désastreuses avec vos parents, la jalousie envers vos frères et sœurs (ou, à plus forte raison, demi-sœurs), sans oublier votre incapacité à garder un petit copain - ou pour certaines, une petite copine. Et sans vouloir trop me vanter, j'ai comme l'impression d'y être pour quelque chose. Confidence pour confidence, ce n'est pas près de s'arranger car je me sens d'humeur particulièrement joueuse...A très vite, mes beautés.


Avis :

[ Attention, cet avis contient des spoilers sur les tomes précédents !! ]

On pourrait craindre qu’au sixième tome la sauce ne prenne plus. Eh bien détrompez-vous, la recette fonctionne toujours aussi bien. Emily s’interroge de plus en plus sur sa sexualité, Hanna déteste encore plus Kate (et moi aussi), Spencer est délaissée par sa famille, et Aria a du mal à gérer ses coups de cœur. Et bien sûr « A » est toujours de la partie et s’ingénie à compliquer les choses.
Ian semblerait ne pas être le coupable du meurtre d’Alison, relançant la grande question « Qui a tué Ali ? ».

L’écriture est toujours fluide et prenante, on est pris dans le récit et on ne peut en ressortir… qu’à la fin ! Une nouvelle fois j’ai élaboré ma théorie sur l’identité de l’assassin, mais j’ai appris de mes erreurs précédentes, et je ne me fais guère d’illusion sur mes capacités de déduction, Sara Shepard étant une manipulatrice de premier ordre !

Et comme d’habitude, la fin nous scotche et nous laisse impatient d’enchainer sur le tome suivant pour connaître la suite, ce que je vais m’empresser de faire !

lundi 19 septembre 2011

E=mc², mon amour, Patrick Cauvin

Résumé :

"Lui un peu voyou, elle un peu bêcheuse, ces deux bambins qui totalisent moins de vingt-trois printemps vont se rencontrer, se flairer, se reconnaître et vivre dans l'incompréhension générale ce qu'il est légitime d'appeler un grand amour. J'aime dans le roman de Patrick Cauvin - outre toutes les qualités de fraîcheur, de légèreté, d'invention qu'il faut pour faire l'enfant sans faire la bête - j'aime ce qu'il dit sans avoir l'air d'y toucher et qui va beaucoup plus loin que son joli récit."


Avis :

Premier des trois livres conseillés par Azilys pour le « Read If You Can Challenge », E=mc², mon amour me faisait de l’œil depuis un bon moment. En fait, ado je louchais sur ce livre qui était sur les étagères de la chambre de ma cousine, et auquel je n’avais bien évidemment pas droit de toucher. Au fil du temps j’ai oublié ce titre, et quand je l’ai vu dans ma liste j’étais très enthousiaste… Sauf que quelques années sont passées depuis mon adolescence (un bon paquet même).

Les héros ont 13 ans, évoluent fin des années 70 / début 80, et il faut l’avouer, l’ambiance est très typée de cette époque, tant dans les descriptions de vêtements et autres, que dans le ton. J’ai été catapultée dans un épisode de Pause Café, et ce qui avait du charme à une époque est limite un peu ringard aujourd’hui. Du coup ces jeunes avait un petit côté vieillot qui m’a déçue. L’histoire est gentillette, pas de risque de se griller un neurone lors de la lecture, mais ne m’a pas séduite. J’ai observé cette petite histoire d’amour avec indulgence, mais sans entrain.

Cette première incursion dans la romance n’a pas été une réussite, espérons que la suite soit plus à mon goût.


EDIT : Cette chronique a été écrite il y a un petit moment déjà, et entre-temps j’ai lu un deuxième titre de ma liste. Et là, j’ai eu un vrai coup de foudre !
A suivre…



jeudi 15 septembre 2011

Masques, Patricia Briggs

Résumé :

Aralorn a choisi une vie d'aventures en devenant mercenaire. Mais sa dernière mission s'avère plus périlleuse qu’elle l'avait imaginée... Elle doit recueillir des renseignements sur un sorcier dont le pouvoir et la popularité ne cessent de croître. Aidée de son énigmatique compagnon, Loup, elle rejoint la rébellion. Mais dans une lutte contre un adversaire armé du pouvoir de l'illusion, comment savoir quel est le véritable ennemi et comment anticiper sa prochaine attaque ?


Avis :

Aralorn, changeforme qui pratique la magie verte et espionne de profession, va sauver un loup blessé, pris dans un piège, et promis à une mort certaine. Or ce loup est en fait un mage puissant et mystérieux, avare de détails sur son identité.
Quatre ans plus tard, la jeune femme, toujours accompagnée par Loup, va devoir barrer la route à l’ae’Magi, sorcier versé dans la magie noire qui a envouté la majeure partie du pays et veut le pouvoir absolu. Aidée d’un roi déchu, de Loup et de son cheval qui est un personnage à part entière, Aralorn va se jeter tête baissée dans la lutte contre cet ennemi redoutable.

Tout premier roman de Patricia Briggs, Masques était jusque là introuvable. Ce sont les éditions Milady qui nous permettent de découvrir cette œuvre de jeunesse que l’auteur n’a presque pas retouchée.
Si en France Patricia Briggs est surtout connue pour ses sagas d’urban fantasy comme Mercy Thompson ou Alpha et Omega, Masques est un roman de fantasy on ne peut plus classique. Pour résumer : une guerrière, un roi sans royaume, un mage puissant et avide de pouvoir, des goules, un dragon, de vastes étendues où chevaucher, un soupçon de romance, tout y est.
Les personnages sont quant à eux très manichéens, pas besoin de se casser la tête pour les cerner, les gentils sont vraiment gentils et les méchants vraiment méchants ! On ne s’appesantit pas sur leur psychologie, Aralorn mise à part, les autres sont juste survolés.
L’intrigue est convenue, de la même manière que, dès le départ, le lecteur sait comment les personnages vont évoluer, l’histoire est elle aussi limpide, pas de suspens ni de retournement de situation de dernière minute.

Personnellement, je n’y ai pas trouvé mon compte. Patricia Briggs est une excellente conteuse, ce qui fait que cette histoire se laisse lire, mais c’est trop sage et lisse pour me plaire. Il manque un souffle épique, ou un héros un peu ambigu, une petite dissonance dans ce tableau trop parfait.
La suite sort en septembre, mais ce sera sans moi.

mercredi 14 septembre 2011

L'Ange de la nuit T1 - La voie des ombres, Brent Weeks

Résumé :

Le tueur parfait n'a pas d'amis, il n'a que des cibles. Pour Durzo Blint, l'assassinat est un art et il est l'artiste le plus accompli de la cité, grâce à des talents secrets hérités de la nuit des temps. Pour Azoth, survivre est une lutte de tous les instants. Le petit rat de la guilde a appris à juger les gens d'un seul coup d'œil et à prendre des risques -comme proposer à Durzo Blint de devenir son apprenti. Mais pour être accepté, il doit commencer par abandonner son ancienne vie, changer d'identité, aborder un monde d'intrigues politiques, d'effroyables dangers et de magies étranges, et sacrifier ce qui lui est le plus précieux...


Avis :

Dans le royaume de Cenaria, quand on a pas eu la chance de naitre nanti, on n’a d’autre choix que de vivre selon les lois de la rue. C’est ainsi qu’Azoth, rat de guilde, cherche les moindres pièces tombées à terre pour payer sa taxe hebdomadaire, faute de quoi il sera roué de coups. Sa porte de sortie, il l’imagine sous les traits de Durzo Blint, talentueux pisse-culotte (quel affreux terme, tueur à gage aurait été plus juste et plus joli). Ce dernier va le prendre comme apprenti, et nous allons suivre l’évolution de l’enfant qui va peu à peu se transformer en assassin, à l’image de son maître.

L’univers créé par Brent Weeks ne respire pas la joie de vivre. Complots, lutte pour la survie et le pouvoir, pègre, trahisons, pièges, j’en passe et des meilleures, il ne fait pas bon vivre à Cenaria. Dans les royaumes voisins non plus d’ailleurs, ne rêvez pas, il n’y a pas d’endroit paisible dans cet univers.
Le jeune Azoth va suivre la voie des ombres, qui lui semble être la seule façon d’échapper à son destin de victime désignée, de ne plus avoir peur. Hélas, les années passant, il se rend compte des sacrifices qu’il doit faire, de la complexité de la politique et de la fragilité de sa propre existence. J’ai suivi avec plaisir son évolution, même si le personnage central reste à mes yeux Durzo Blint, assassin froid et méthodique qui en réalité cherche à s’en convaincre lui-même.
L’intrigue est quant à elle assez complexe. C’est du lourd, de la fantasy comme on l’aime, mais Brent Weeks a invité un peu trop de personnages dans son récit, si bien qu’il est parfois difficile de s’y retrouver, et que les entrelacs de la politique semblent un peu confus au départ.
Une fois que le lecteur se familiarise avec l’ensemble, le récit gagne en clarté, mais il faudra accepter d’être un peu (voir complètement) paumé au départ pour ensuite goûter au plaisir de la lecture.

Amateurs de Robin Hobb ou de David Gemmel, vous ne serez pas déçus, faites vite la connaissance de Durzo Blint et d’Azoth !

mardi 13 septembre 2011

Les menteuses T5 - Vengeances, Sara Shepard

Résumé :

Les filles, les filles, les filles... Vous m'é-pui-sez ! Je ne peux pas vous laisser seules deux minutes, sans que vous ne recommenciez vos bêtises ! Vous pensiez vraiment que j'en avais fini avec vous, que vous pouviez recommencer à vivre comme si de rien n'était ? Eh bien au risque de vous décevoir, je suis de retour. Et pourtant, vous n'avez pas rêvé, vous m'avez bien vu mourir sous vos yeux. Il semblerait qu'un " A " puisse en cacher un autre... Alors, heureuse ? Mettons les choses au clair, je n'ai pas du tout apprécié votre petit stratagème pour me piéger et je ne compte pas en rester là. L'heure de la vengeance a sonné... Un conseil, toutes aux abris ! Bien à vous mes beautés.


Avis :

[ Attention, cet avis contient des spoilers sur les tomes précédents !! ]

Bien, on sait maintenant qui est, enfin était, « A ». Et on a même appris qui était le meurtrier d’Alison. Ça semble un peu trop facile quand même, et vous doutez que les choses rentrent dans l’ordre pour Emily, Spencer, Aria et Hanna ? Eh bien vous avez raison.
Un nouveau « A » fait son apparition. Copycat ou complice de Mona ? Ian fait un coupable idéal, mais justement, n’est-ce pas top simple pour être vrai ?

Les vies de nos petites menteuses reprennent tant bien que mal leurs cours, de nouveaux secrets apparaissent, de nouveaux problèmes surgissent, et elles ont de quoi finir déprimées tant tout semble se compliquer pour elles. Et toujours « A », qui qu’il soit, qui continue à les persécuter, à les faire douter, à les manipuler, et le lecteur avec.

Toujours aussi bien écrit et diaboliquement mis en scène, ce tome poursuit avec brio une série qui aurait pourtant pu s’arrêter au tome précédent. Je suis définitivement accro !

lundi 12 septembre 2011

Les mystères de Harper Connelly T3 - Frissons d'outre-tombe, Charlaine Harris

Résumé :

" Je crois qu'aujourd'hui je suis tombée sur la pire affaire de ma vie. À la surprise du shérif de Doraville, Sandra Rockwell, j'ai découvert dans sa ville les cadavres de huit jeunes garçons. Et comme d'habitude, ce que les gens ne comprennent pas les effraie... Tolliver et moi nous serions bien tirés d'ici, seulement, au moment de boucler nos bagages, un taré armé d'une pelle m'a expédiée à l'hôpital. A présent, on ne joue plus : un tueur en série court les rues... ".


Avis :

Harper est appelée à Doraville pour retrouver le corps de six adolescents déclarés fugueurs par l’ancien shérif. Sa remplaçante n’est pas de cet avis, et poussée par la grand-mère de l’un des disparus, elle va faire appel, en désespoir de cause, au don particulier de la jeune femme.
Toujours accompagnée de son « frère » Tolliver, elle va faire la macabre découverte des corps des jeunes gens, plus d’autres. Cette découverte éprouvante va fragiliser Harper, tant physiquement que moralement. Pour arranger le tout, elle se fait agresser dans la soirée, supposément par l’assassin des adolescents que la découverte des corps a du mettre hors de lui.

On change un peu de registre, Harper n’est plus la cible de la haine des habitants de la ville, bien au contraire. Malheureusement, son don a mis l’assassin très en colère…
Frissons d’outre-tombe est un excellent thriller, avec toujours en toile de fond la sensibilité d’Harper et sa relation particulière avec Tolliver. D’ailleurs ce tome va voir leur relation encore évoluer et prendre un tour pour le moins surprenant.
Nous retrouvons aussi Xylda et son petit-fils Manfred, toujours aussi charmeur et charmé par notre héroïne. Si l’univers de Harper est toujours empreint de mélancolie, la voyante et son petit-fils apportent une touche de couleur à l’ensemble, du moins jusqu’à un certain point…

Ce tome est sûrement le meilleur de la série (pour l’instant en tout cas), dense et riche en rebondissements, il captive le lecteur du début à la fin.

vendredi 9 septembre 2011

Algernon, Charlie et moi ; Trajectoire d'un écrivain, Daniel Keyes


Résumé :

" Pourquoi, soixante ans après la rédaction des Fleurs pour Algernon, le personnage de Charlie Gordon me hante-t-il toujours ? " C'est par cette interrogation que Daniel Keyes ouvre cet essai autobiographique, dans lequel il revient sur la genèse d'un des textes majeurs de la littérature contemporaine. Il nous explique comment Des fleurs pour Algernon est un condensé de son expérience et de ses questionnements sur l'intelligence humaine, mais il nous raconte aussi l'histoire éditoriale d'une nouvelle qui a bien failli ne jamais voir le jour. S'y dessine un formidable témoignage sur la seconde moitié du XXe siècle littéraire américain.


Avis :

Algernon, Charlie et Moi raconte la genèse d’une nouvelle, Des fleurs pour Algernon, œuvre marquante de Daniel Keyes, comment et pourquoi elle hante toujours son auteur. À travers son récit c’est aussi l’histoire de l’homme que le lecteur va découvrir, comment ce qu’il a vécu, vu, ressenti a pu influer sur la conception de ses personnages et de son histoire.
Âgé de 17 ans au début de l’essai, tiraillé entre son envie d’être écrivain, le désir de ses parents de le voir médecin, et la nécessité pressante de gagner un peu d’argent dès maintenant pour aider sa famille à joindre les deux bouts, le jeune homme va finir par s’engager dans la marine, qu’il quittera par la suite, toujours poussé par son besoin d’écrire. Patient et opiniâtre, Daniel Keyes finira par atteindre son but, sera un écrivain non seulement publié, mais aussi reconnu puisqu’il remportera le prix Hugo de la meilleure nouvelle courte en 1960.

Chaque expérience, chaque rencontre va venir nourrir sa future œuvre, que l’auteur le dise clairement ou le suggère simplement. C’est pourquoi il est préférable d’avoir lu Des fleurs pour Algernon au préalable.
Bonne nouvelle, le texte figure à la suite de l’essai. Par contre, le danger est que, comme moi, vous soyez complètement conquis par l’histoire de Charlie, et qu’en comparaison la première partie du livre semble un peu fade. Du coup je vous conseille d’espacer un peu les deux, afin d’avoir le temps de prendre un peu de recul vis-à-vis de Charlie pour mieux apprécier l’histoire de Daniel…

jeudi 8 septembre 2011

Les menteuses T4 - Révélations, Sara Shepard


Résumé :

Salut les filles... Alors, on ne se quitte plus, on dirait ! Enfin, il s'en est fallu de peu que l'on ne perde notre chère Hanna en cours de route. Je vous avais prévenues. Vous avez essayé de me doubler, j'ai sévi. Action / Réaction. C'est aussi simple que ça. Pourquoi vous acharner à chercher des réponses que vous n'obtiendrez pas ? Quand je vous regarde, j'ai l'impression de voir des insectes qui se débattent dans une toile d'araignée. Vous êtes vraiment pathétiques ! Et votre calvaire est loin d'être terminé. Je me suis promis de faire de votre vie un enfer, et, contrairement à vous, je tiens toujours mes promesses... Juste une dernière chose : n'oubliez jamais que c'est moi qui dicte les règles du jeu ! A bon entendeur, salut !


Avis :

[ Attention, cet avis contient des spoilers sur les tomes précédents !! ]

Le tome précédent nous avait fait toucher du doigt la solution, mais la fin nous la rendait inaccessible. Hanna a été renversée par une voiture, et du coup les questions se bousculent. Va t’elle s’en sortir ? Si oui, se rappelle t’elle qui est « A » ? Sinon ses amies vont-elles comprendre l’erreur de « A » et à leur tour le démasquer ?

Ce quatrième tome va enfin nous livrer la solution, l’identité de « A » va nous être révélée. Et toutes mes belles théories sont balayées d’un revers de la main, j’étais loin de penser à cette personne là ! Si quelqu’un avait trouvé qui était « A » (pour de vrai, sans tricher hein), qu’il se fasse connaître, je lui tire mon chapeau.

Sara Shepard est vraiment très douée pour brouiller les pistes et livrer une solution à des lieues de ce que l’on pouvait imaginer, mais qui colle pourtant avec les indices donnés au fil des quatre tomes.
J’espère que la suite sera tout aussi palpitante.

mercredi 7 septembre 2011

Département 19, Will Hill

Résumé :

La vie de Jamie Carpenter bascule le jour où il assiste en direct à l’exécution de son père. Il n’a que quatorze ans mais il apprend que son père était impliqué dans des missions secrètes. Ecrasé de chagrin, Jamie en veut à celui qui n’a pas su les protéger et qui les laisse seuls lui et sa mère.
Deux ans plus tard, alors que l’adolescent et sa mère Marie ont tenté de se refaire une vie, c’est au tour de celle-ci d’être enlevée. Jamie se retrouve alors aux mains d’un colosse répondant au terrifiant nom de Frankenstein mais qui lui sauve pourtant la vie. Alors d’où vient le danger qui pèse sur la famille Carpenter ? Jamie commence à faire le lien entre la disparition de sa mère et le meurtre de son père. Emmené de force par Frankenstein, il se retrouve au Département 19, une section secrète du gouvernement britannique. Là, il découvre les arcanes d’une organisation scientifique chargée de contrôler les phénomènes surnaturels qui menacent le royaume. Cette organisation créée plus d’un siècle auparavant par le professeur Van Helsing, est célèbre pour avoir mené un combat inlassable contre le comte Dracula, combat qui semble plus que jamais d’actualité. Avec l’aide du monstre Frankenstein, d’une jolie vampire aux motivations mystérieuses et des membres du Département 19, Jamie doit tout faire pour retrouver sa mère et l’arracher à l’emprise de vampires terrifiants.


Avis :

Le début est prometteur et pose certaines bases d’entrée : oui, Département 19 est classé YA, mais ça déménage, ce livre n’est pas à laisser entre toutes les mains !

L’histoire commence par l’exécution du père du héros, sous ses yeux, alors que ce même soir il avait vu des choses étranges rôder dans son jardin. Deux ans plus tard, il rentre chez lui et ne trouve pas sa mère, mais du sang partout. Il fait la connaissance de Frankenstein, le monstre ayant pris le nom de son créateur, qui va le sauver et lui révéler que son père n’est pas celui qu’il croit, et que notre monde recèle bien des dangers.
Pour retrouver sa mère, le jeune Jamie va intégrer le fameux département 19, organisation secrète britannique, et se lancer à sa recherche.

Je disais un peu plus haut que le début était prometteur, et quand je dis ça, faut bien avouer que ce n’est pas bon signe…
Département 19 regorge de bonnes idées, mais l’ensemble est lent, et part dans tous les sens. Si les flashbacks sont d’excellents moyens de revenir sur les origines de l’organisation, ils interviennent entre deux chapitres comme un cheveu sur la soupe, sans lien avec les évènements précédents, alourdissant l’histoire. Idem, trop de tergiversations, d’atermoiements, le livre manque de dynamisme et s’essouffle par moments. Le jeune héros m’a un peu laissée de marbre aussi tant il semble s’adapter facilement aux évènements. Je défie tout adolescent normal de 16 ans de garder son calme alors que sa mère est enlevée par des vampires, que son nouveau meilleur ami est vert avec des boulons dans le cou, qu’il en pince pour une vampirette dont la mission était de le tuer, et que vous apprenez que votre père a trahi son pays. Ou alors c’est le flegme anglais, je ne vois pas d’autre explication…
Et hélas, le texte est bourré de coquilles, de noms en remplaçant un autre, ce qui a ajouté à ma grogne…

Département 19 est au final un condensé de bonnes idées, mais hélas servies par une narration laborieuse et un héros trop stoïque pour capter le lecteur.