lundi 31 octobre 2011

Les guerriers de l'ombre T1 - Amour brûlant, Sharon Kena


Résumé :

En posant son regard sur Kraler, Angel était loin de se douter que sa vie allait basculer du tout au tout. Imposant, fort, musclé et terriblement sexy, sous ses airs menaçants, il a pris possession de son cœur sans préavis. Fine, belle à l’odeur florale épicée, elle a su briser sa carapace et le rendre dépendant. Mais comment leur relation pourrait-elle avoir la moindre chance ? Déjà si fragile, elle devient impossible lorsque le vampire perd le contrôle pour une seule raison : il veut se rapprocher d’elle selon les coutumes de sa race.


Avis :

[ Cet avis contient des spoilers, et est déconseillé au jeune public ainsi qu’aux âmes sensibles ]

Un soir, dans un moment de délire profond avec quelques membres du staff de bit-lit.com, nous avons eu la bonne idée de faire une lecture commune sur un roman de Sharon Kena. Avec Lila, nous avions déjà lu Jane Hunter, et nous pensions être vaccinées. On se disait qu’après avoir lu quelque chose d’aussi mauvais rien ne pourrait être pire. Erreur, grossière erreur. Jane Hunter est sûrement son titre le plus abouti. C’est dire… En fait, pour donner une idée de ce que nous avons subi, dites-vous que n’importe quelle dissertation de lycéen passerait pour du Balzac à côté. Si si…

Je vous résume l’histoire. Angeline va en boite, tombe sous le charme de Kral, le patron de l’établissement, qui est un … vampire ! Bah oui, originalité quand tu nous tiens ! Ce qu’elle ignore, c’est que Kral et ses amis sont des vampires rebelles et que des militaires sont à leurs trousses. Rebelles, ok, mais en quoi me demanderez-vous. Oh trois fois rien, ils refusent juste de boire du sang synthétique et se servent sur les humains, qu’ils vident complètement, avant d’abandonner négligemment leurs corps en pleine rue. Et notre brave godiche d’Angeline ça ne la rebute pas, sa seule peur c’est que son amoureux meure au combat. Gloups.
La jeune femme a une amie qui sort avec le chef des militaires. Mais elle va être attirée par un beau guerrier vampire balafré (oui, dis comme ça c’est un peu bizarre, mais c’est vraiment ça). Mais il la repousse sans lui donner d’explication.
Oups, je suis navrée, c’est pas un résumé que je viens de faire, je viens de dévoiler l’intégralité de l’intrigue. C’est mince hein ? Allez, il reste un élément secondaire que je n’ai pas dévoilé pour que les courageux (inconscients, masochistes ?) qui voudraient se lancer dans cette lecture aient au moins une surprise !

Pour l’histoire, rien de neuf sous le soleil, j’ai vu un petit goût de Minuit, et, selon mes copines de lecture, c’est calqué sur La confrérie de la dague noire. Je n’ai pas lu, donc je n’accuserai pas la dame de plagiat. De toute façon j’ai tellement de griefs à exposer à l’encontre de ce livre, que celui-là n’est pas le plus important…
Le pire, ce n’est pas le manque d’originalité de la dame, mais la façon dont elle écrit.

Syntaxe, orthographe, conjugaison, c’est mauvais, truffé de fautes. Sharon Kena a (entre autres) un souci avec ces/ses (ce n’est pas pareil, on n’emploie pas l’un ou l’autre indifféremment !), est/ait (punaise, faut revenir aux fondamentaux là). Ses phrases sont dignes d’un élève de primaire, sujet-verbe (toujours au présent)-complément.
Mais le pire dans tout ça, c’est le vocabulaire utilisé. Parfois ça prête à sourire, quand Angeline « requiert » une bière au bar, quand elle « tamise » la chambre, ou quand les regards se « verrouillent » toutes les cinq minutes… Mais aussi quand l’héroïne « s’estompe », et que les personnages « intiment » tout et n’importe quoi (je cite : « Je t’attendais, intime-t-elle »). Faut arrêter le dictionnaire des synonymes Sharon…
À certains moments on se demande si on est face à un problème de relecture ou de culture (la peau d’une « infime » douceur, Kral qui trouve le piercing de la fille « existant », les jeunes recrues qualifiées de « oisifs incompétents »)…
Dans Jane Hunter on avait pu constater ses lacunes en Histoire, là c’est en biologie que ça pèche. Selon elle, un homme a une poitrine gauche et une poitrine droite (rien que ça !), et une crise cardiaque se soigne en donnant des calmants. Gloups.

Je le disais plus haut, tout cela est finalement assez drôle comparé à l’étalage de vulgarité que nous inflige l’auteur. M’est avis que madame Kena a un gros problème avec sa vision de l’amour et du sexe, de la place des femmes et de celle des hommes.
Les femmes sont désignées comme des garces/salopes/chiennes en chaleur/traînées qui ne pensent qu’à écarter les cuisses/ouvrir la bouche. Les hommes sont très machos, violents, sûrement l’idée que se fait l’auteur de la virilité… Elle nous sort même un vampire bisexuel qui passe son temps à proposer ses « services » à ses petits camarades…
Si elle a un sérieux problème avec le romantisme, Sharon Kena en a aussi un avec l’hygiène. Elle aime bien situer les relations sexuelles de ses personnages dans les toilettes de boite ou derrière les containers à poubelles. Miam, ça donne envie… Les protagonistes, non contents de s’adonner aux plaisirs de la chair au milieu de bactéries et autres choses beurk non identifiées, ne se protègent pas. Et, quand le lendemain la fille a des remords, qu’elle en parle à son partenaire et qu’il lui répond qu’elle peut lui faire confiance, cette gourde est rassurée. Mon Dieu que c’est effrayant…
Tout du long, cette conception du sexe et des rapports hommes/femmes m’a gênée, j’ai vraiment trouvé ça malsain et pathétique, et à la fin j’étais à la limite de l’écœurement.

J’avoue que je suis perplexe face aux critiques élogieuses que j’ai pu lire sur cet ouvrage. Même avec un gros chèque à la clé, jamais je ne pondrais un avis positif sur un tel torchon. Parce que ce « truc » ne mérite pas le titre de roman, ni même de livre.
Si vous avez suivi, il me reste cinq ouvrages de Sharon Kena à lire. Oui mais non, ma santé mentale n’y survivrait pas, je vais les effacer de ce pas, ou même reformater le DD s’il le faut. Je ne veux plus jamais revivre ça…


*Bonus*

Comme je suis super sympa, quelques perles tirées de cette lecture (chaque citation est copiée mot pour mot, je ne fais aucune modification). Et ce n’est qu’un échantillon…

-        Elle l’aime, il vient de pénétrer son corps et son âme.
-        Pourrais-je avoir la prétention de baiser avec toi ?
-      Ici c’est un honneur pour les femmes quand Kraler prend possession de leur corps. Il est l’homme ultime en ce lieu.
-         Dark, je t’offre cette chienne si tu veux la tirer.
-         David et sa bande ont été investis de la mission d’éradication des impétueux de la race.
-         Faut pas me faire chier ! peste Kraler
-         Je sais encore avec qui je baise. Je ne suis pas sénile !
-         Elle était excellemment heureuse.
-         Je vais te prendre correctement cette fois.
-         Elle tamise la chambre, l’ambiance est romantique.
-         Il est l’effluve de la vie.
-         Elle s’estompe avant de se taire.
-         Chiale pas ta mère !
-         Je sais que les vampires existent. Je lis les blogs.
-     Son ouïe lui intime un danger
-     Allez les femelles ! J’ai pas que ça à foutre.


Retrouvez les autres avis ici.

vendredi 28 octobre 2011

Chani a été swappée, Chani a été pourrie gâtée !

Je l'attendais ce colis, et depuis que j'ai su ce matin qu'il allait sûrement arriver aujourd'hui, ma journée a été horriblement loooooongue.
N'y tenant plus, je suis partie de bonne heure, et à mon retour à la maison, il était là, dans ma boite, il m'attendait. Ni une ni deux, je me suis jetée dessus, épaulée par Grimy qui a voulu apporter sa contribution dans le déballage des cadeaux. 

Comme je l'avais deviné, ma swappeuse est Pauline/Scende/Papillon (non, y'a pas à souligner la bonne réponse hein ^^), et elle m'a vraiment gâtée, merci merci merci !!


Alors d'abord je vous laisse admirer la déco, c'est top ! (Attention, Lila si tu me lis, sache qu'il va y avoir des araignées en photos, no stress, elles sont fausses et de l'autre côté de l'écran, ne jette pas ton PC dans un instant de panique).


Entrons maintenant dans le vif du sujet, le déballage (à ce stade j'avais viré le chat qui voulait faire la peau de l'araignée et manger la toile).




Miam, du thé pulpe de datte, fleur d'oranger, rose et fruits rouges, j'essaye dès ce soir. Et j'ai adoré la pochette à livres toute douce, pour la maniaque que je suis tu as ciblé juste Pauline, elle va vite trouver le chemin de mon sac ^^




Rhhhhhaaaaa Alan Rickman n'est pas dans mon colis, mais presque !!






Après m'être débarassée du chat, c'est mon fils qui est venu voir s'il pouvait m'aider... Il est médium ou bien ?!




Et puis bien sûr, il avait des livres ... Dont une surprise, et je suis ravie, je le voulais aussi ! Et bravo pour l'emballage, c'est très réussi, je suis fan !



 Et quand y'en a plus... Eh ben y'en a encore (quand je disais que j'avais été pourrie).




Une petite vue d'ensemble pour terminer, et encore une fois merci Pauline pour ce merveilleux swap ;)



jeudi 27 octobre 2011

Tristan et Iseult

Résumé :

Tristan, preux chevalier, est mandaté par le roi Marc de Cornouailles, son oncle, pour conduire à Tintagel sa future épouse, Iseult la Blonde, fille du roi d'Irlande. Mais pendant le voyage, une tragique méprise bouleverse le cours de leur existence : ils boivent par erreur un philtre magique destiné à lier ceux qui l'absorbent par un amour indestructible. Comment les deux amants parviendront-ils à échapper à la colère du roi Marc ? Arriveront-ils à déjouer les pièges que leur tendent leurs puissants ennemis.


Avis :

C’est en lisant l’avis de la blonde Lilie que je me suis décidée à mettre Tristan et Iseult dans mes livres pour le défi lecture. En ayant gardé un excellent souvenir (lecture faite en 6ème ou 5ème, ça remonte), je voulais expliquer à Lilie en quoi cette histoire d’amour est une des plus belles au monde.
Hélas, cette relecture s’est avérée moins magique que dans mes souvenirs, et je me suis cruellement ennuyée.

D’abord à cause de Tristan qui, il faut bien se l’avouer, est un crétin fini, qui veut toujours prouver qu’il est le meilleur. Transposé au 21ème siècle, c’est le genre de garçon qui voudrait toujours avoir la plus grosse voiture ou gagner le concours de celui qui fait pipi le plus loin.
Ensuite je n’ai pas digéré la place des femmes à cette époque, encore heureux que Tristan soit assez raffiné, s’il avait été un barbare c’est par les cheveux qu’il ramenait Iseult ! Et puis franchement, le bon roi Marc’h, vouloir épouser une fille dont on n’a vu qu’un cheveu, il a pas un pet au bulbe ?
Sans parler de la pauvre Iseult aux mains blanches, rabaissée plus bas que terre par un Tristan stupide et égoïste. Au final elle sera mon personnage préféré, et franchement son geste est plus qu’excusable vu ce qu’il lui a fait subir…
Mais, une fois encore, admettons. Autre époque, autre mœurs.

Revenons au cœur de cette histoire, à savoir l’amour entre les deux personnages principaux. J’avais gardé une vision très romanesque d’un amour au-delà de la mort, et j’en suis revenue !
Soyons sérieux un instant, qu’y a-t-il de romantique dans cette histoire ? Pas grand-chose. Et ne me sortez pas que c’est emblématique de l’amour courtois, on me la fait pas à moi ! Cet amour n’a rien de romantique, puisqu’il est fabriqué de toute pièce à partir du moment où Brangien leur refile le filtre d’amour au lieu du vin. Dès lors, les rapports sont biaisés, et la magie de l’amour est remplacée par la magie tout court, donc ce n’est plus de l’amour. CQFD. Alors oui, on peut dire que le geste de Brangien était dicté par la volonté de sa maîtresse qui nourrissait déjà des sentiments à l’égard de Tristan, et que le filtre n’a fait qu’accélérer les choses et renforcer leurs sentiments. Oui, mais non, ça tient pas. Pendant des pages et des pages on nous rabâché que Tristan était un homme droit et honnête, donc sans cette potion il n’aurait pas succombé, et leur idylle aurait avorté, ne restant qu’une agréable rencontre dans leurs esprits. Alors oui, je vous entends déjà me dire qu’au bout de trois ans le sortilège est dissipé, et que malgré tout ils s’aiment toujours, et c’est ce qui va d’ailleurs causer leur perte. Mouais, et si le fait de vivre trois ans de passion intense créait une affection malgré tout, par habitude ? Ce n’est pas de l’amour en tant que tel, seulement l’écho de sentiments créés de toutes pièces par un enchantement.

Au milieu de cette mélasse faite de bons sentiments, de remords et de jérémiades, arrive (heureusement) Iseult aux mains blanches qui va mettre fin aux tourments de nos deux empotés, et aux nôtres par la même occasion. Et rien que pour cela, elle mérite qu’on loue son initiative !



mercredi 26 octobre 2011

Lilith


Résumé :

Une jeune paria dont s'éprend un vampire, une créature enchanteresse qui apporte la rédemption - ou la damnation éternelle -, un château étrange où les peintures rappellent les morts à la vie, des expériences scientifiques qui tournent mal, un amour impossible entre l'élite et le commun des immortels... La tension amoureuse est palpable dans ce recueil de cinq nouvelles au milieu des séducteurs aux dents longues.



Avis :

Je ne suis pas forcément adepte des recueils de nouvelles, mais là, les auteures présentes, ainsi que la couverture, m’ont convaincue de me plonger dedans.
Le résultat n’est pas à la hauteur de mes attentes.

Pourtant tout commençait bien. Le recueil s’ouvre sur Un soleil interdit de Richelle Mead, qui nous replonge dans l’univers de Vampire Academy en nous racontant la rencontre des parents de Lissa. Chaque fan de la saga sera ravi de ce petit bonus, mais je ne suis pas sûre que les lecteurs non VA-philes soient passionnés.

Vient ensuite la nouvelle d’Alyson Noël, qui, si elle reste agréable à lire, ne m’a guère passionnée. Déjà lu, déjà vu, ce récit manque d’originalité.

Les autres de Kristin Cast m’a séduite par son étrangeté. C’est la seule qui dénote de l’ensemble, apportant une touche de mystère bienvenue au milieu des autres nouvelles un peu convenues.

Si l’histoire de Traquée ne m’a pas enthousiasmée (bien mais sans plus), j’ai en revanche apprécié la plume de Kelley Armstrong, son sens du récit, la façon dont s’articule son propos et comment elle arrive à capter l’attention de son lecteur malgré tout. J’ai encore plus envie de me plonger dans l’univers des Femmes de l’Autremonde !

Le recueil se termine par la nouvelle qui lui a donné son nom. Hélas, c’est celle qui m’a le moins plu, une nouvelle fois on est dans du déjà-vu, et, dans ce cas de figure, le format de la nouvelle n’aide pas à se détacher du lot. Ce jeune homme, cette rencontre, et même l’issue nous sont familiers, et du coup ce flop de clôture a un peu rejaillit sur l’ensemble de l’ouvrage, me laissant une impression très mitigée…

mardi 25 octobre 2011

Cassandra Palmer T1 - Le seuil des ténèbres, Karen Chance


Résumé :

Cassandra peut communiquer avec le monde des esprits, talent qui lui vaut l'intérêt des morts et des non-morts. Elle n'a pas de souci avec les premiers, même s'ils sont parfois collants, mais elle préfère éviter les seconds.
Pourtant, lorsque le suceur de sang mafieux à qui elle a échappé retrouve sa trace, elle est obligée de réclamer la protection du Sénat des vampires. Mais cette aide n'est pas gratuite : ayant été élevée par des vampires, Cassie sait d'expérience que leur prix ne sera pas le sien...


Avis :

Quelle lecture laborieuse ! Je n’ai jamais mis autant de temps pour lire un bouquin que celui-là. Bizarrement j’avais toujours un autre livre dont la lecture était urgente, ou bien une envie de faire du sport, voir même une fascination pour la vaisselle comme je n’en avais jamais eu avant. C’est dire si j’étais prête à tout pour échapper à Cassandra Palmer
Et pourtant, vaillamment, en bon petit soldat j’ai fini par achever ma lecture. Et mine de rien, 440 pages, c’est long quand on s’ennuie…

Et je me suis ennuyée ferme dans cette histoire qui avait pourtant tous les ingrédients pour m’attirer. Entre vampires, mages, clairvoyants et démons, il y avait de quoi faire une histoire plutôt sympa, et c’est vrai que de ce côté-là l’auteur s’en est pas trop mal sortie. Parce qu’au final, l’histoire n’est pas si mal, mais le gros souci c’est qu’il ne se passe pas grand-chose. L’action est délayée, on a droit aux pensées de l’héroïne en long en large et en travers, à des flashbacks sur le passé des personnages, et tout cela ralentit l’intrigue sans y apporter une réelle plus-value. Et comme le récit est déjà brouillon, ces digressions ne le rendent pas plus clair, bien au contraire.

L’héroïne quant à elle n’est pas franchement attachante, pas méchante mais godiche, heureusement qu’elle est protégée malgré elle, parce que si elle ne pouvait compter que sur sa motivation et sa jugeote… Elle serait sûrement morte !
Les personnages secondaires ne m’ont pas bouleversée non plus, ils m’ont laissée complètement indifférente pour tout dire.

Vous l’aurez compris, même si ce premier tome de Cassandra Palmer trouvera sans aucun doute son lectorat, moi je n’irai pas plus loin.

lundi 24 octobre 2011

Queen Betsy T1 - Vampire et célibataire, Mary Janice Davidson

Résumé :

Elle voulait juste être la reine du bal...
Elle va devenir la reine des vampires !
La série de bit-lit pour toutes celles qui dévorent de la chick-lit !

À son réveil à la morgue, Betsy Taylor découvre qu'elle est un vampire. Même si sa nouvelle condition possède de nombreux avantages, elle a bien du mal à s'habituer à son régime à base de liquide. Et même si sa mère est ravie d'apprendre que la mort ne lui empêchera pas de lui rendre visite, ses nouveaux amis nocturnes, eux, ont la conviction ridicule qu'elle est la reine annoncée par la prophétie.


Avis :

Betsy, connue pour l’état civil sous le nom d’Elizabeth Taylor (si si !) entame une de ces semaines où tout va de mal en pis. Elle va commencer par perdre son job, mourir, puis se réveiller à la morgue en se rendant compte qu’elle a été dépossédée de ses précieuses chaussures, et habillée dans des vêtements du pire mauvais goût choisis par sa belle-monstre (comprenez belle-mère) pour son enterrement. Oh, et accessoirement elle est devenue un vampire… 

Cet été je n’ai pas vraiment eu la main heureuse dans mes lectures, et Queen Betsy a été un souffle d’air frais, un vent de bonne humeur. À mi-chemin entre l’urban fantasy et la chick lit, ce petit livre remplit parfaitement son office en divertissant le lecteur.
Betsy est très attachante, drôle, complètement barrée et perpétuellement à côté de la plaque (bah, en même temps elle est blonde hein… Nan, pas taper !), ce qui fait tout son charme. Sinclair est parfait, séducteur, manipulateur, chevalier blanc à ses heures mais souvent consterné par l’attitude de Betsy, son personnage évite l’archétype du héros d’urban fantasy ; viril, sans peur et sans reproche.
L’histoire est en elle-même assez originale même si elle n’est pas révolutionnaire, et le style de May Janice Davidson est enlevé et plein d’humour.

Un livre à recommander pour passer à coup sûr un agréable moment de détente !


vendredi 21 octobre 2011

L'Ange de la nuit T2 - Le choix des ombres, Brent Weeks


Résumé :

Kylar Stern a renoncé à sa vie d'assassin. Mais lorsqu'il apprend que son ami Logan est toujours vivant, prisonnier dans une prison infâme, Kylar est confronté à un terrible dilemme : abandonner la voie des ombres à tout jamais et vivre heureux avec la femme qu'il aime, ou bien replonger dans la violence et mettre à profit ses talents d'assassins pour sauver son pays et son ami... au risque de tout perdre.



Avis :

Cénaria est tombée face aux armées du Roi-Dieu, Durzo Blint et Logan Gyre sont morts, Kylar décide alors de fuir avec Élène et Uly, et de mener une vie ordinaire.
Tout irait pour le mieux dans le meilleur des mondes si Kylar était convaincu du choix qu’il vient de faire. Toujours en proie au doute, quand il apprend que Logan est en vie et prisonnier, ses bonnes résolutions sont pulvérisées, et Kylar redevient l’ange de la nuit.

Ce deuxième opus reprend les forces du premier, mais aussi ses faiblesses.
On garde le meilleur pour la fin, alors commençons par les points négatifs. Une nouvelle fois le livre repose sur plusieurs intrigues qui s’entremêlent et de nombreux personnages, rendant l’ensemble parfois un peu fouillis. On aurait pu penser que le premier tome posait les bases, c’est en partie le cas, mais on voit entrer en scène de nouveaux personnages et de nouvelles intrigues qui viennent complexifier l’histoire initiale. Cela va vous demander un peu de concentration au départ, mais ça a aussi l’avantage d’insuffler une dynamique nouvelle à l’ensemble. Bien qu’il n’y en ait pas besoin du reste.
On peut aussi reprocher à l’auteur quelques passages narratifs longuets et sans grand intérêt, même si une fois plongée dans l’histoire cela ne m’a pas gênée outre-mesure.

Voilà pour les défauts, c’est peu en comparaison des nombreuses qualités de l’ouvrage. Dense et haletant, avec une intrigue principale que j’ai davantage appréciée, j’ai dévoré ce livre en à peine deux jours. Kylar se révèle intéressant et attachant quand il accepte enfin d’endosser son rôle d’ange de la nuit.
Vi, la jeune pisse-culotte prend de l’envergure et j’ai beaucoup aimé son personnage et son évolution, alors qu’en comparaison Élène m’a agacée avec son optimisme digne de La petite maison dans la prairie et ses prises d’initiative à côté de la plaque.

Toujours aussi sombre et sans fard, l’univers de Brent Weeks est passionnant et parfois un peu dérangeant tant la cruauté et la violence sont sans limites. De nouvelles énigmes sont posées, de nouveaux personnages entrent en scène, et certaines révélations sont pour le moins surprenantes…
Le choix des ombres est largement à la hauteur du premier tome, et la fin donne envie de se jeter sur la suite sans perdre un instant !

mercredi 19 octobre 2011

Skeleton Creek T2 - Engrenage, Patrick Carman


Résumé :

Voilà ce qui arrive quand on est trop curieux. Sarah et moi avons voulu percer les mystères de notre ville. À tout prix. Et nous nous sommes fait piéger. Car les secrets enfouis dans Skeleton Creek sont plus sombres qu'ils ne le paraissaient au premier abord. Pièce après pièce, je tente de reconstituer le puzzle du passé. Il y a la drague, le fantôme de Joe Bush, il y a une société secrète, l'alchimiste, mon père... Tout est lié. Tout est dangereux. Tout est écrit dans mon journal. Sarah, elle, prend de plus en plus de risques. Caméra à l'épaule, elle s'introduit partout ; elle n'ignore pourtant pas que quelqu'un - vivant ou mort - nous observe. Chacun de ses films est plus terrifiant que le précédent. Mais, nous le savons tous les deux, rien ne nous fera renoncer à découvrir ce que cachent les habitants de Skeleton Creek.


Avis :

Le concept est le même que dans le premier tome. L’histoire est contée par Ryan à travers son journal, et agrémentée par les vidéos de Sarah, consultables sur internet avec les mots de passe fournis au fur et à mesure.

Nous retrouvons donc les deux jeunes gens où nous les avions laissés, c'est-à-dire enfermés dans une pièce secrète de la drague. Je ne spoilerai pas en disant qu’ils vont réussir à en sortir (sinon l’histoire tournerait court !) et poursuivre leurs investigations sur la drague, Joe Bush, la société secrète… Et fait très agréable, ce tome va répondre à nos interrogations.

Je tiens à souligner la qualité de l’édition. Si pour le premier tome j’avais eu entre les mains les épreuves non corrigées, j’ai eu cette fois la chance d’avoir le livre tel qu’il est commercialisé, et l’objet en lui-même est très beau, j’ai aimé la qualité de finition apportée à ce livre avec une couverture rigide et du papier ligné, si bien que j’ai vraiment eu l’impression de tenir le carnet de Ryan entre les mains.

La lecture est toujours aussi agréable, la combinaison avec les vidéos fonctionne merveilleusement bien, offrant un ensemble complet et très divertissant. Même si le public visé est adolescent, j’avoue que les films de Sarah donnent des frissons et qu’on se laisse prendre au piège.
Je recommande chaudement de tenter l’expérience qui vaut vraiment le coup, tant sur le fond que sur la forme.

mardi 18 octobre 2011

Vampire Academy T5 - Le lien de l'esprit, Richelle Mead



Résumé :

C'est l'heure de la remise des diplômes à la Vampire Academy et une nouvelle vie attend Rose et Lissa. Pourtant Rose ne parvient pas à oublier l'homme qu'elle aime. Elle aurait dû trouver la force de tuer le monstre qu'il est devenu avant qu'il boive son sang. La prochaine fois, il ne lui laissera pas le choix : il fera d'elle sa compagne d'immortalité, qu'elle le veuille ou non.


Avis :

La fin du quatrième tome m’avait laissée sur les nerfs, et c’est avec impatience que j’attendais la suite.
Rose avait un espoir de « guérir » les strigoïs, mais, alors qu’elle pensait l’avoir tué, elle apprenait que Dimitri était toujours en vie. À partir de ce moment, je me doutais bien qu’elle allait tout tenter pour vérifier sa théorie et rendre sa nature de dhampir à son bien-aimé.

Dans cet opus Rose n’a pas changé, c’est toujours une boule d’énergie qui réfléchit parfois à rebours. L’amour qu’elle porte à Dimitri la rend capable de soulever des montagnes, mais elle se met pas mal de monde à dos par la même occasion. Et son manque de réflexion aura des conséquences graves, tant pour elle que pour l’ensemble des communautés moroïs et dhampirs.
On retrouve bien sûr les autres acteurs de cette saga, certains prenant des chemins étonnants, d’autres se dévoilant. Ils mûrissent grâce à Rose, mais en subissent aussi les conséquences.
Il y a de l’action à revendre dans ce tome, mais je l’ai trouvé très dur aussi. Richelle Mead maltraite ses personnages, la quête de Rose engendre des dommages collatéraux, et maintenant je me méfie, même quand il semble y avoir de l’espoir, je ne me réjouis plus, sachant de quoi l’auteur est capable.
Et une nouvelle fois j’ai été scotchée par la fin du livre qui s’achève abruptement, si bien que j’ai cru un instant avoir acheté un exemplaire auquel il manquait des pages !

Il me reste à attendre que Last sacrifice arrive dans ma boîte pour connaître l’épilogue de cette série qui m’aura tenue en haleine toute l’année.

lundi 17 octobre 2011

Halo l'amour interdit, Alexandra Adornetto

Résumé :

Venus Cove est une petite ville tranquille et sans histoire... en apparence. C'est là que trois anges sont envoyés du Paradis : Gabriel, l'archange guerrier ; Ivy, la guérisseuse ; et la jeune Beth. Ils ont pour mission de protéger la ville contre les forces du mal. Se faisant passer pour des humains, ils s'appliquent à dissimuler leur véritable nature et, surtout, leurs superbes ailes. Mais leur secret est menacé lorsque la moins expérimentée et la plus humaine des trois anges, Beth, envoyée au lycée, tombe amoureuse du beau Xavier Woods. Osera-t-elle braver les lois divines en laissant libre cours à son amour ? Pire, les anges découvrent qu'ils ne sont pas la seule présence surnaturelle à Venus Cove : Jake, un nouveau venu, s'intéresse d'un peu trop près à Beth...


Avis :

Trois anges sont envoyés en mission sur terre afin de protéger la ville de Venus Cove des forces du Mal de plus en plus présentes. Encadrée par deux anges d’expérience, c’est la première mission de Bethany, choisie pour l’empathie qu’elle manifeste à l’égard des humains. Mais cette qualité est aussi sa faiblesse puisqu’au lieu de rester détachée, elle va apprécier sa nouvelle vie et tomber amoureuse.

Trognonouchet. C’est ce qui résume le mieux ce livre.
L’histoire n’est pas très originale, le ton non plus, je dirais qu’on a un mix entre Hush Hush et Damnés avec un petit truc en plus. Mais c’est plaisant, on tourne les pages sans ennui. Les personnages sont attachants, la narration agréable, et même si les ficelles sont parfois un peu grosses j’ai pris plaisir à suivre les héros sans me poser de question.

Halo n’est pas le livre de l’année, mais il est parfait pour les vacances, ou pour faire une pause après une lecture plus complexe. Le seul inconvénient, c’est que cette histoire ne reste pas longtemps en mémoire, elle passe aussi vite qu’elle se lit !

jeudi 13 octobre 2011

Flashforward, Robert J. Sawyer


Résumé :

L'espace de quelques minutes, l'humanité a perdu conscience. Durant ce laps de temps, chacun a eu un aperçu fugitif de son avenir vingt ans plus tard. Quand le monde s'éveille de nouveau, plus rien n'est comme avant : le black-out a causé des milliers de morts et de blessés. Plus encore: ces visions ont bouleversé les esprits à jamais. Et vous, qu'avez-vous vu?



Avis :

J’ai bien aimé. J’ai pas tout compris, mais j’ai bien aimé.
Une expérience menée au CERN (je ne savais même pas que ça existait. Le CERN hein, parce qu’une expérience ça je sais !) cause un black-out de deux minutes pour toute la population. Au-delà des morts et des blessés, cet évènement va profondément modifier la façon d’envisager le futur. Est-il écrit par avance, ou peut-on influer dessus ? N’y a-t-il qu’un futur ou une multitude de possibles ?

Le propos est intéressant, que ferions-nous si nous savions ce qu’il adviendra de nous dans 21 ans ? Changer de mode de vie, essayer de faire changer le futur, se résigner ou résister ? J’aime bien ce genre de questions, savoir si on peut influer sur son futur, ou si en fait de futur ou doit parler de fatalité. Notre vie est-elle un chemin tout tracé, ou bien avons-nous en face de nous un nombre infini de possibilités que nous empruntons en fonction de nos actes et de nos choix ?
De ce côté-là, j’ai été totalement convaincue par Flashforward.

Là où j’ai été moins convaincue, voir complètement perdue, c’est dans la technicité du propos. Je me suis accrochée pourtant, j’ai tenté de comprendre les théories, de me familiariser avec les particules, mais c’est au moment où l’auteur expose l’expérience du chat de Schrödinger que j’ai su que j’étais perdue pour la cause. Que voulez-vous, un chat, je sais ce que c’est. Une boite piégée, je sais ce que c’est. Mais me dire que tant que le chat est dans la boite il est ni vivant ni mort, je pige pas. La seule chose dont je suis certaine, c’est que le chat, ben il est pas content ! Mais je m’égare. Tout ça pour dire qu’il y a surement un second niveau de lecture pour ceux qui ne sont pas hermétiques à toutes ces notions de physique. En ce qui me concerne, je suis restée au premier niveau, et j’ai passé un très bon moment. C’est déjà ça !

mercredi 12 octobre 2011

Votre moi livresque

  
Petit questionnaire vu chez La Blonde, qui l'avait elle-même piqué chez Bouilloire, qui elle-même avait vu le concept chez TheChouille.
Bref, voilà, je continue la chaîne ^^

1 – Quand avez-vous commencé à lire ? Le lancement s’est fait avec l’aide de quelqu’un ou tout seul, par curiosité ?
Pas de souvenirs très précis. Je dirais que ma grand-mère y est pour beaucoup, quand je dormais chez elle elle me racontait chaque soir une histoire de Caroline et Frédéric, deux héros qu'elle avait inventés et dont elle imaginait les aventures rien que pour moi.
Sinon j'ai toujours beaucoup traîné à la bibliothèque avec mon père qui est lui aussi un grand lecteur. La révélation vient sûrement de Bilbo le Hobbit qu'il m'avait conseillé de lire pendant des vacances pluvieuses (très pluvieuses) en Bretagne.

2 – Quel genre de lecture vous préférez lire ? ( Urban Fantasy, Chick Lit, romance paranormale, SF, policier, thriller, fantasy …)
Majoritairement fantasy, SF, lectures de l'imaginaires quoi. Et aussi des thrillers, un bon vieux Chattam ou Thilliez de temps en temps c'est pas de refus.
Je m'essaye à la romance, mais c'est pas gagné...

3 – Êtes-vous du genre à enchaîner tout les tomes d’une saga qui vous plaît ? ou préférez-vous faire durer le plaisir et étaler votre lecture ?
J'évite, sinon je me lasse de l'univers, des personnages... Encore que, j'ai enchainé les huit tomes des menteuses cet été... On va dire que ça dépend hein !

4 – Dans quelle situation vous préférez lire ? (musique/silence, dans votre lit/canapé/fauteuil préféré ?) Est-ce que vous arrivez à lire partout ?
Je peux lire partout. Dans le train, dans mon canapé, dans mon lit, en marchant.. Partout, et dans toutes les situations.

5 – Avez-vous l’habitude de lire plusieurs livres en même temps ? ou uniquement un à la fois ?
Je suis une grande malade. Je peux avoir jusqu'à cinq livres en cours en même temps. Mais le plus souvent j'en ai deux, un grand format chez moi, et un poche que je trimballe dans mon sac.

6 – Prévoyiez-vous vos lectures à l’avance ? ou faites-vous votre choix au feeling du moment ?
Quand j'ai des lectures imposées qui m'attendent, oui. Sinon je regarde ma PAL et je prends le livre qui me fait de l’œil à l'instant T.

7 – Êtes-vous du genre à lire jusqu’au bout de la nuit quand un livre vous plaît, quitte à faire nuit blanche ?
Le sommeil c'est super important, je tiens à le souligner, et je recommande à chacun de dormir au moins sept à huit heures par nuit. 
Après ce message sponsorisé par l'Institut de Veille Sanitaire, je dois quand même avouer qu'il m'est assez souvent arrivé de ne pas me coucher avant d'avoir fini un bouquin qui me plaisait...

8 – Êtes-vous plutôt dépensière compulsive ou économe endurcie ?
Si on prend en considération mon rythme de lecture et la taille de ma PAL, je pense que la réponse s'impose d'elle-même...

9 – Êtes-vous inscrit sur les sites communautaires livresques ? (type Livraddict, Babelio etc)
Goodreads pour voir les coups de cœur (ou pas) des copains et des copines.

10 – Question bonus : Montrez-nous votre/vos bibliothèques et/ou votre PAL.
Alors oui, mais non. Je vais faire du rangement et du ménage, et promis un jour je ferai des photos, mais là le travail de préparation m'épuise par avance !

mardi 11 octobre 2011

Quatre filles et un jean - Le deuxième été, Ann Brashares


Résumé :

Les vacances approchent. Carmen, Tibby, Bridget et Lena s'apprêtent à ressortir le jean magique, symbole de leur amitié et témoin de leurs aventures. Cette année, l'été s'annonce cependant bien différent... Carmen reste à Washington avec sa mère : crises et turbulences en perspective... Tibby part suivre un stage de cinéma en Virginie mais, même derrière la caméra, ses souvenirs vont la rattraper. Bridget, qui traverse une crise existentielle, décide de se réconcilier avec son passé en rendant une visite surprise à sa grand-mère. Lena, dont le cœur n'est jamais vraiment revenu de Grèce, va percer des secrets de famille insoupçonnés. De surprises en émotions, de rires en larmes, les quatre filles vont une nouvelle fois faire l'expérience de la vie et l'affronter avec courage, humour et détermination.


Avis :

Suite des aventures de Carmen, Tibby, Bridget et Lena. Le concept est le même, c’est l’été, les filles se séparent et vont se partager le jean magique à tour de rôle.

Que la première partie est longue… Je me suis clairement ennuyée pendant un bon tiers du livre tant l’histoire était molle, les héroïnes tristounettes et le jean maudit.
Et puis d’un coup, ça démarre. Tout s’accélère, et la magie opère de nouveau. Chacune va grandir à sa façon et mieux se connaitre durant cet été. L’histoire de Tibby est sans nul doute la plus touchante, même si je me reconnais davantage en Bridget.
Et c’est justement la force du livre, il y a forcément une jeune fille à qui la lectrice peut s’identifier, renforçant le lien avec l’histoire de toutes par la même occasion.

Toujours avec tendresse, pudeur et émotion, Ann Brashares nous fait partager l’intimité de ses petites héroïnes qu’on a du mal à quitter au final.

lundi 10 octobre 2011

Les ailes d'Alexanne T1 - 4h44, Anne Robillard

Résumé :

A la mort de ses parents, Alexanne Kalinovsky est confiée à sa tante Tatiana dont elle ignorait jusqu'à présent l'existence. Rapidement, la jeune fille constate que cette dame n'est pas une personne ordinaire. Elle vit seule dans un immense manoir aux multiples chambres parfumées à l'encens... Alors qu'elle a du mal à s'habituer à ce nouvel environnement, Alexanne découvre peu à peu l'histoire de ses origines et ses dons particuliers, levant le voile sur l'héritage étrange dont sa famille l'avait tenue éloignée. Mais des événements imprévus viennent compromettre sa quête spirituelle. Car les bonnes fées ne sont pas toujours celles qu'on croit...


Avis :

Fan inconditionnelle des Chevaliers d’Emeraude, j’ai toujours hâte de lire Anne Robillard. J’avais été un peu déçue avec A.N.G.E (il faut d’ailleurs que je lise le deuxième tome pour voir si j’accroche davantage), mais c’est avec enthousiasme et confiance que j’ai abordé 4h44.
Et une fois le livre refermé, je n’ai qu’une pensée : Anne, mais qu’est ce que tu m’as fait là ?!

Vous l’aurez compris, je suis très déçue et n’ai pas aimé ce livre. Je savais que je partais dans du YA, mais en réalité on est carrément en jeunesse, et ça m’a beaucoup déstabilisée.
Alexanne, le personnage principal, perd ses parents, quitte ses amis, mais reste très placide et s’acclimate facilement à sa nouvelle vie chez une tante qu’elle n’avait jamais vue auparavant. À 15 ans c’est un bon petit soldat qui dit amen à tout sans sourcilier, chose peu réaliste quand on connaît une ado de cet âge là dans la vraie vie ! En fait Alexanne a plutôt 8 ans, et vit au pays des contes de fées. En parlant de fées, la choupette bronche à peine quand elle apprend qu’elles existent (imaginez une « vraie » ado à qui on dit ça, elle a plutôt tendance à penser que sa tante a lâché la rampe et qu’il faut l’interner d’urgence). Bien évidemment, la demoiselle est pétrie de compassion et bourrée de qualités humaines digne d’un membre de la famille Ingalls.
Les autres personnages ne m’ont guère inspirée, l’histoire se passe péniblement, une amourette en toile de fond, rien de palpitant.
Mais là où j’ai franchement été gênée, hormis le côté naïf et gnan-gnan de l’ensemble, c’est le discours de l’auteur sur des sujets ayant trait à la religion, le bien et le mal, l’importance de ses choix, etc. Certains livres jeunesse ou YA évoquent ces problématiques en filigrane, mais là c’est très insistant. Anne Robillard impose son point de vue et le martèle tellement que ça tire vers le prosélytisme, et ça n’est vraiment pas passé, annulant toute la magie que l’auteur a voulu insuffler à son roman.

Pas de deuxième chance pour Les ailes d’Alexanne, j’ai été définitivement échaudée par ce premier tome.