mercredi 30 novembre 2011

Ecriture #2 : Nouvelle 1


Après la poésie, deuxième expérience avec un défi nouvelle V&S. Comme la sorcière en chef est facétieuse, il y avait quelques règles à suivre, histoire de pimenter la chose...

Il y a quelques consignes à respecter qui sont les suivantes :

* Votre nouvelle doit être fantastique. 
* Elle doit parler de vampires et de sorcières.
* Elle doit faire minimum 150 mots et au maximum 650. 
* Vous devez impérativement utiliser ces mots: cuisine, jardin, fourchette, gel douche, médiéval, donuts, euros, drap, charpente et perfusion. Tous les mots obligatoires! 

Que du bonheur les mots obligatoires, et pour les amateurs, sachez que nous récidivons, détails ici.

Voilà le résultat (ami lecteur, sois indulgent...) :

Juste le temps d’acheter deux Donuts à la boulangerie, et me voilà dans ma voiture, slalomant sur le périph’ afin de ne pas être (trop) en retard au bureau.
J’ai à peine passé la porte que ma secrétaire me dépose, en même temps que le dossier urgent du jour, une tasse de café fumant sans lequel il m’est impossible de commencer à travailler. Ce matin si elle avait carrément pu me le faire passer en perfusion c’aurait pas été de refus…
L’affaire de ce matin… En parcourant les premiers documents, j’ai déjà compris que ma cliente est dans de beaux draps. Retrouvée couverte de sang à quelques mètres du cadavre de feu son mari gisant dans le jardin, occis par une fourchette en argent plantée en plein dans le cœur. Oui, ce détail a de l’importance, l’ex-épouse déclare à qui veut l’entendre que sa victime était en réalité un vampire. Ok, mon patron me compare volontiers à une petite sorcière tant la force de conviction de mes plaidoiries lui semble surnaturelle, mais de là à me refiler le cas d’une démente persuadée d’avoir épousé un suceur de sang, il y a quand même une marge… Trêve de lamentations, l’état de mes finances étant au plus bas, les moindres euros grappillés seront les bienvenus, je ne suis pas en position de refuser quoi que ce soit à mon boss.

Je me saisis de l’adresse du couple, et décide d’aller faire un tour sur les lieux pour me familiariser avec leur environnement avant de m’entretenir avec ma cliente. Certains diront que je gagne du temps, mais je pense sincèrement qu’on en apprend davantage sur les gens en explorant leur univers quotidien qu’en leur posant des questions. C’est bien connu, tout le monde ment. Mais pas les lieux, ni les objets.
Au volant de ma vieille Mini, j’essaye d’imaginer comment, après 12 ans de mariage, une femme peut d’un coup lâcher la rampe et voir en son mari un vampire. Si vraiment elle voulait s’en débarrasser, un bon vieux divorce aurait été bien plus simple !

Je me gare devant le pavillon du couple, identique à ceux des voisins qui s’étalent des deux côtés de la route de ce petit lotissement huppé en banlieue ouest.
Les scellés ont déjà été retirés, la police a fait son boulot, ce qui me soulage vu que je suis un peu tête en l’air (le genre « oups, j’ai touché à l’arme du crime, je crois que j’ai fait une boulette… », c’est moi).
Si, de l’extérieur, la maison semble coquette mais assez fade, l’intérieur est diamétralement opposé. Entrée cathédrale avec charpente traditionnelle apparente et lustre en cristal, ça en jette ! Toiles de maître aux murs, bibelots de style médiéval dans une petite vitrine, on peut dire que si les propriétaires cherchaient à rester modestes vu de l’extérieur, une fois leurs invités entrés, ils voulaient clairement en mettre plein la vue...
Passant la porte à ma droite, je me retrouve dans une cuisine ultramoderne digne d’un catalogue de déco. Sur une table, un panier rempli des courses faites peu de temps avant le drame. On y trouve pêle-mêle enveloppes, yaourts, fruits, gel douche, paquet de riz, comme si quelqu’un avait été interrompu avant d’avoir pu tout ranger. Étrange pour des personnes semblant si ordonnées et soucieuses des apparences…

Tout à coup je sens comme un bruissement derrière moi. Je me retourne : rien. Puis brusquement se trouve face à moi une paire d’yeux hypnotiques dont les prunelles me fixent avec un mépris teinté d’amusement.
- « Une de mes sources est morte, et la seconde enfermée, mais, faute de mieux, tu feras l’affaire ! »
Douleur au creux de mon cou. Brûlure. Je sens ma vie aspirée par un être qui n’est pas censé exister. Ma cliente n’est pas folle, on dirait qu’elle s’est juste trompée de cible… Et merde !

mardi 29 novembre 2011

Le lamento des ombres, Les enfants de Walpurgis


Résumé :

Tempo sourd ou pure envolée, trille innocente ou rugissement de haine, la musique vibre à nos oreilles de ses multiples identités. Tantôt berceuse, parfois fracassante, elle n’a pas de frontières, elle ignore les bornes. Ou plutôt, elle les refuse.
L’harmonie, ce fluide évanescent de cannelle et de myrrhe qui perce jusqu’aux palissades des cultures, marche aux confins de la mortalité. Elle transgresse les limites humaines. Elle apporte l’ailleurs jusqu’à nous, nous y transporte. Elle ouvre des passages vers des mondes imperceptibles et les créatures qui y vivent. Pour la beauté, pour la musique…

Huit auteurs se sont rencontrés autour d’une poignée de notes. Certains ont pris l’immortalité en Dot majeure, d’autres un chant Fa-erique aux accents tragiques. Les restants se sont partagé des partitions en clés de Sol afin de passer une porte, une épreuve… ou la muraille dont s’entoure un cœur.
Dans ce grand opéra à huit voix, l’Histoire croise l’utopie, la fantasy médite en compagnie du fantastique romantique sur la magie et les pactes faustiens. Un arpège délicat se met en œuvre. Une mélodie douce-amère, où les ombres évoluent dans les brumes comme dans les consciences…

Le sentier du lamento vous mènera jusqu’à elles.


Avis :

Recueil de huit nouvelles, toutes d’un auteur différent, Le lamento des ombres est une réussite. Les textes proposés sont de qualité, les styles et les histoires variés mais tous bien écrits et tenant la route.
Encore une fois, je me répète, l’exercice de la nouvelle n’est pas aisé et donne souvent naissance au meilleur comme au pire. Là nous sommes gâtés, même si elles ne sont pas de qualité égale, les histoires sont toutes plaisantes et intéressantes. Je dois quand même avouer que la nouvelle de Céline Guillaume m’a touchée moins que les autres, car même si le style de Céline est très doux et poétique, je ne suis pas sûre d’avoir compris où elle voulait en venir.
Je ne vais pas revenir sur chaque texte, mais juste sur les trois que j’ai préférés, dans l’ordre de présentation dans le recueil.

Tout d’abord Maudite Sonate, de Stéphane Soutoul qui ouvre le recueil. Encore une fois, la plume de Stéphane m’a séduite, la mélancolie mais aussi l’espoir qui émanent de cette histoire m’ont conquise, le duo formé par Joachim et Amandine est parfait, se soutenant l’un l’autre, l’un permettant l’accession au bonheur de l’autre, qui le lui rendra, différemment certes.

Puis That's a Long Way to Hell, de Marianne Gellon, itinéraire d’un chanteur de rock dans un Berlin post-apocalyptique, qui va connaître la gloire, et la descente aux enfers. Un style percutant, un propos parfois dérangeant au service d’une histoire moderne très réaliste. J’aimerais lire Marianne Gellon dans un format moins frustrant que celui de la nouvelle, j’aime beaucoup son style…

Enfin La clef musicale, de Bettina Nordet qui clôt l’ouvrage, qui met en scène un certain Léonardo, mêlant faits historiques et fantastique avec brio, pour un résultat très réussi.

Je n’ai volontairement mis en lumière que trois histoires, et je vous invite à découvrir l’ensemble du recueil pour vous aussi être envoutés par la mélodie de ces auteurs.

lundi 28 novembre 2011

Voilà voilà quoi ...

C'est le jour ou jamais de la poster cette vidéo ^^

Ben voilà, tout est dit, j'ai plus qu'à aller me trémousser sur un vieux tube d'Indochine ou de Black Box !



vendredi 25 novembre 2011

Absinthes & Démons, Ambre Dubois


Résumé :

Qui est réellement Lord Nermeryl ? Le diable, comme le laisse sous-entendre la rumeur ? Ou un jeune dandy un peu trop excentrique dont le passe-temps morbide est d'enquêter sur des affaires surnaturelles ?
Au fil des énigmes, en compagnie de sa fidèle compagne, la Corneille, le jeune homme goûte la saveur des âmes des êtres humains, découvrant les travers de l'humanité et y apportant sa propre justice... d'une manière bien singulière...


Avis :

Lord Nermeryl, enquêteur un peu particulier, est appelé pour résoudre des énigmes où il est question de surnaturel.
Chaque enquête est présentée sous la forme de nouvelle, et même si Absinthe & Démons n’est pas un roman, la cohérence de l’ensemble permet de suivre le parcours du dandy, ainsi que d’en apprendre davantage sur lui et sur ses objectifs.

Dès les premières pages, le lecteur est plongé dans l’univers de Lord Nermeryl où règne une atmosphère pesante et où chaque personnage est plus trouble que le précédent. Sur cet aspect, Ambre Dubois réussit parfaitement à capter le lecteur.
Chaque énigme est courte et concise et nous en apprend un peu plus sur les véritables motivations de Jorian et de la Corneille, si bien qu’au fil des enquêtes le lecteur réussira à assembler les pièces du puzzle tout seul. Ceci dit, si chaque nouvelle nous permet d’avancer, elles sont parfois un peu trop simples. La résolution de l’énigme est souvent un peu facile, le choix du format explique sans doute cela, mais j’aurais sans doute préféré un récit plus fouillé où l’intrigue et sa résolution ont plus de place pour se développer. Malgré tout l’ensemble est dynamique et enlevé, même si le style est parfois maladroit, maladresse que je n’avais pas relevée dans Les soupirs de Londres du même auteur, peut-être due encore une fois au format choisi.
La fin quant à elle comblera les lecteurs aimant les histoires avec une vraie fin, et décevra un peu ceux qui, comme moi, préfèrent garder une part de mystère et laisser leur imagination mettre le point final au récit.

Même si Absinthes & Démons n’est pas exempt de défauts, au final j’ai été envoutée par l’ambiance du livre et j’ai fait totalement abstraction des points négatifs, si bien que j’ai passé un très bon moment en compagnie de Lord Nermeryl.

jeudi 24 novembre 2011

Maudites, Michelle Zink


Résumé :

Amalia et Alice sont jumelles. Si elles se ressemblent trait pour trait, tout les sépare. Amalia est droite, douce et sensible : Alice perfide, égoïste et dure. Mais ces différences ne seraient rien sans une malédiction ancestrale, qui condamne Amalia et Alice à se déchirer : la prophétie des Sœurs. L'une d'elle représente la Porte ouverte sur le Mal et ses démons, l'autre est la Gardienne, bouclier de la Sagesse. Le destin des sœurs maudites est-il scellé ? Les apparences sont parfois trompeuses...


Avis :

Pour être honnête, je me suis demandé si j’allais écrire un avis sur ce livre. Pourquoi donc allez-vous me demander ? Eh bien parce que je n’ai pas grand-chose à dire de ce livre, si ce n’est que je me suis profondément ennuyée. Mais alors ennuyée à un point que je ne pensais pas possible. Au point de mettre une semaine pour lire le livre, et de revenir en arrière à chaque fois que je le reprenais vu que je n’arrivais pas à me rappeler des épisodes précédents tant c’était sans saveur, inodore et incolore.

Non, je ne suis pas dure, juste réaliste. La trame de l’histoire est confondante de banalité. Deux sœurs, l’une est la porte, l’autre est la clé. L’une est gentille, l’autre est mauvaise. Mais les apparences sont trompeuses et des évènements extérieurs modifient la donne. La prophétie est peut-être un peu différente de ce qu’elles pensent.
Le début est lent à pleurer, les relations entre les deux sœurs ne sont pas crédibles pour un sou, et la tournure des évènements rend l’ensemble encore plus alambiqué et tiré par les cheveux. Quant aux explications qui sont péniblement données, faut pas être trop regardant si on veut essayer d’y croire.

Non, décidément Maudites ne m’a pas convaincue. Le seul avantage, c’est que j’ai eu tellement de mal à m’y intéresser que je vais très vite l’oublier, ça fera de la place dans ma mémoire !

mercredi 23 novembre 2011

Chroniques de la fin du monde T1 - Au commencement, Susan Beth Pfeffer


Résumé :

Enfin c'est le grand soir : l'astéroïde dont tout le monde parle va percuter la Lune ! Familles, voisins, amis, tous se rassemblent pour observer le phénomène. Mais les choses ne se passent pas comme prévu. L'impact a été si violent que la Lune a dévié de son orbite et s'est rapprochée de la Terre. Peu à peu tout se dérègle... L'électricité puis l'eau sont coupées et les vivres commencent à manquer. Miranda et sa famille vont devoir accepter que la vie telle qu'ils la connaissaient a disparu à jamais.


Avis :

Au départ, ça commence comme tant de romans YA. On suit la narratrice, Miranda, qui, comme toutes les adolescentes, va au lycée, a des copines, des préoccupations futiles, et des relations parfois tendues avec sa mère qui l’élève, ainsi que ses deux frères, seule depuis son divorce avec leur père. Père qui a refait sa vie avec une femme plus jeune qui attend un heureux évènement.
Et puis tout bascule quand la météorite frappe la lune, le choc sera tel qu’elle va dévier de son orbite et se rapprocher de notre planète, déréglant les saisons et les marées, ayant pour conséquence de violents tsunamis, tremblements de terre… L’électricité va être coupée, tout comme les moyens de communication. À partir de là, rien ne sera plus comme avant. Si Miranda ne comprend pas les conséquences de tout cela, sa mère, elle va tout mettre en œuvre dans les premiers jours pour assurer leur survie au milieu du chaos qui règne partout.

L’histoire est principalement un huis-clos se déroulant dans la maison de la narratrice. Le récit est lent, si vous cherchez de l’action à tout prix, passez votre chemin, Au commencement est un livre qui vaut surtout par l’ambiance, l’atmosphère instaurée par l’auteur. Les personnages sont démunis, ne peuvent agir pour que la situation s’arrange, ils ne peuvent que subir et essayer de s’en sortir du mieux possible. Le froid, la faim, le manque de tout, l’isolement, voilà l’histoire de Miranda et de sa famille. Ne pas savoir de quoi sera fait demain, ne pas savoir si on va survivre au manque de nourriture, à la maladie, être coupés du monde et de tout espoir… Plus il avance dans le livre, plus le lecteur est oppressé, plus il a le sentiment d’étouffer. L’histoire est de plus en plus sombre, et la survie des personnages de plus en plus hypothétique…
L’histoire est présentée à travers le journal de la jeune fille, donnant un style assez abrupt à l’ensemble. Même si parfois ses réactions semblent dérisoires et égoïstes, elles ne rendent que plus crédible le récit, accentuant le malaise du lecteur.

Pour ma part, Au commencement est un gros coup de cœur de cette année. Loin du fantastique, l’histoire est très crédible et prenante, j’étais tellement angoissée que je ne pouvais plus lâcher le roman jusqu’au dénouement.
La suite, L’exil, est d’ores et déjà disponible, et le dernier tome de la trilogie paraître premier semestre 2012.




lundi 21 novembre 2011

Wicca T2 - Le danger, Cate Tiernan


Résumé :

Morgan est désormais une sorcière de sang accomplie, dotée d’un puissant pouvoir. Après l’affrontement entre Cal et Hunter auquel elle a participé, elle se sent en danger. Elle a poussé le corps de Hunter dans le fleuve pour protéger Cal, et son corps n’a jamais été retrouvé. Quand Sky, la cousine de Hunter, se met à la surveiller de près, et que Selene, la mère de Cal, se fait de plus en plus intrusive, Morgan comprend qu'elle doit plus que jamais rester sur ses gardes. D’autant que sa relation avec Cal prend un tournant qu’elle n’avait pas prévu. Elle ne le reconnaît plus.


Avis :

Si le premier tome plantait le décor et souffrait de quelques longueurs, cet opus ne connaît pas de temps mort !
Toutes les bases ont été posées, et Morgan va peu à peu dénouer les mystères qui planaient. Qui sont réellement Cal et sa mère ? Hunter et Sky sont-ils si noirs qu’on peut le penser ? La Wicca, décrite comme une magie très pure et en harmonie avec les éléments, peut-elle se révéler dangereuse ? Les Woodbane sont-ils tous maudits, Morgan va-t-elle irrémédiablement sombrer du côté obscur ?

Ce deuxième tome de Wicca, Le danger, porte bien son nom. Si jusqu’ici on était un peu dans un monde idyllique où chaque sorcier aide son prochain et où la Magye n’est utilisée que pour le bien d’autrui, Cate Tiernan change là radicalement la donne. Morgan est une sorcière puissante, et sa puissance attire les convoitises. Elle peut se rallier à ceux qui sont avides de son pouvoir, ou résister, au risque d’y laisser la vie.
Beaucoup plus rythmé et perpétuellement dans l’action, le livre capte l’attention du lecteur dès le départ pour ne plus le lâcher. Et se succèdent révélations et retournements de situations, pour notre plus grand plaisir.

Le style de l’auteur est toujours aussi agréable. L’écriture est plus nuancée, la frontière entre le bien et le mal est bien mince, les masques tombent, l’intrigue gagne en consistance et ouvre de nombreuses pistes pour la suite.

Le danger m’a confortée dans mon choix de continuer cette série qui sait allier action et mystère, avec un soupçon de romance, pour offrir au lecteur un vrai moment de lecture-plaisir.

vendredi 18 novembre 2011

Moi, Jennifer Strange, dernière tueuse de dragons, Jasper Fforde

Résumé :

Jennifer Strange n’a que 15 ans mais elle est très précoce. Enfant trouvée, elle a eu son permis à 13 ans et dirige l’agence de magiciens Kazam comme d’autres orphelins avant elle. Quand elle apprend que c’est elle qui a été désignée pour tuer le dernier dragon vivant au monde, elle refuse de commettre une telle barbarie. Elle subit dès lors la pression des prospecteurs immobiliers qui rêvent de construire des immeubles dans le parc où vit la paisible créature. Sous le feu des paparazzi, Jennifer devient une célébrité malgré elle, armée d’une épée et d’un assistant passablement sournois


Avis :

Enfant trouvée, adoptée et élevée par les « Bienheureuses du Homard », Jennifer a maintenant 15 ans. Elle a eu son permis de magie deux ans auparavant et dirige maintenant Kazam, une espèce d’agence pour l’emploi pour magiciens. Alors qu’elle remplit une mission (peu passionnante, mais il faut bien vivre !), elle va apprendre qu’elle est destinée à devenir la dernière tueuse de dragons.

Où ai-je atterri ? C’est ce que je me demandais en boucle au début de la lecture. L’univers décrit par Jasper Fforde est complètement loufoque, parfois sans queue ni tête, et j’avoue avoir eu beaucoup de mal à rentrer dedans. L’auteur joue et surjoue de cet humour décalé parfois à la limite du lourdingue (les noms des personnages Demi Tariff et son frère Plein Tariff, Grizz Crevette ont été too much pour moi, je suis réfractaire à ce genre de jeux de mots).
L’histoire est assez originale, il y a un deuxième niveau de lecture moins futile que ce qu’il parait de prime abord, mais la sauce n’a pas pris, je suis restée bloquée par le style de l’auteur. Le loufoque et les vannes à 30 cents, ça va bien un moment, mais, au bout de 300 pages, j’étais en overdose…

jeudi 17 novembre 2011

La saga Mendelson T1 - Les exilés, Fabrice Colin

Résumé :

Le destin d'une lignée juive tout au long du XXe siècle. Une chronique familiale échevelée avec son cortège de passions, de secrets, de déchirures et de rencontres...1895-1929. D'Odessa à Hollywood en passant par Vienne et New York, les premiers troubles du XXe siècle contraignent la famille Mendelson à l'exil. Isaac Mendelson est horloger. Avec sa femme Batsheva et ses deux enfants David et Leah, il mène une existence paisible à Odessa. Mais en 1905 éclate la mutinerie du Potemkine, bientôt suivie d'un terrible pogrom. Isaac et les siens n'échappent que de justesse à la mort. Dès lors, ils n'ont d'autres recours que de prendre la route pour rejoindre Vienne... À travers les témoignages, les journaux intimes et les photos retrouvés dans les archives des Mendelson, Fabrice Colin raconte le destin d'une famille exceptionnelle.


Avis :

Les Mendelson sont une famille juive d’Odessa. Horloger de son état, Isaac possède une affaire prospère, et permet aux siens de mener une vie douce jusqu’à ce que les émeutes de 1905 ne le pousse à envisager l’exil. D’abord en Autriche, puis aux Etats-Unis, nous allons suivre les cinq générations de cette famille dont l’histoire se fond avec les grands évènements du XXème siècle. De la mutinerie du Potemkine au rêve américain en passant par une rencontre avec Hitler, ce premier tome couvre 35 ans d’Histoire vue à travers les yeux d’une famille hors du commun, mue par une rage de vivre et une volonté sans faille.

Fabrice Colin, par le jeu des correspondants pendant sa scolarité, est devenu ami avec l’une des membres de la famille Mendelson. Trouvant leur destiné remarquable, il va, avec leur accord, rassembler les souvenirs et les archives, et proposer une trilogie retraçant leur épopée. Les exilés en est le premier tome.

Ce livre est clairement un coup de cœur. Fabrice Colin s’efface, et met sa plume au service de cette famille extraordinaire. Avec beaucoup d’émotion et d’humilité, il nous présente chaque membre, prenant le temps d’approfondir leur personnalité, de mieux les connaître pour pouvoir mieux appréhender leurs réactions face aux évènements qu’ils traversent, et leur évolution. Avec pudeur il revient sur les aspects plus troubles de certains, sans jamais juger, ni chercher à influencer le lecteur.
Devoir de mémoire ou plus simplement focus sur des destins hors du commun, Les exilés est une vraie réussite, à lire, et à conseiller à tous.

mercredi 16 novembre 2011

Mes 10 livres ...


Vu chez Hylyirio dans son Top Ten Tuesday, j'ai bien aimé le sujet. Sauf que je ne fais pas le TTT, donc ce sera le billet de ce wednesday !



Les 10 livres que je garderais dans ma bibliothèque s’il ne devait rester qu’eux



  1. Dune de Franck Herbert
Ben oui, quand même, ce serait un comble que ce livre ne figure pas dans la liste, non ?


  1. Bilbo le Hobbit de JRR Tolkien
Sans doute le livre qui m’a fait aimer la lecture, et surtout la fantasy


  1. Harry Potter de JK Rowling
Comment passer à côté de ce phénomène ? Harry séduit les grands comme les petits, avec un univers qui a pris corps à travers les films et qui fait rêver tout le monde.


  1. L’âme du mal de Maxime Chattam
Une claque. La première fois que je lisais quelque chose d’aussi horriblement envoutant. Sang, gore, peur, Maxime Chattan n’épargne rien au lecteur, mais compense avec des personnages auxquels ont peut se raccrocher comme Joshua Brolin. Une réussite.


  1. Ensemble c’est tout d’Anna Gavalda
Parce que c’est beau, tout simplement. Une de ces histoires dont on aimerait continuer à tourner les pages indéfiniment.


  1. Hunger games de Suzanne Collins
Le meilleur roman YA lu jusqu’ici, qui interpelle et captive le lecteur. Vivement mars 2012 que je voie la transposition sur grand écran.


  1. Marie Antoinette de Stephan Zweig
Un auteur de génie, qui présente sa Marie Antoinette, et sa vision colle assez bien à la mienne. À faire lire à tous les détracteurs de celle qu’on appelait « l’autrichienne ».


  1. Corum de Michael Moorcock
Eh oui, si je ne devais garder qu’une seule incarnation du Champion éternel, ce serait Corum et non Elric. J’ai toujours eu une tendresse particulière pour lui, sans doute parce qu’il n’a pas le côté sombre d’Elric.


  1. Fascination de Stephenie Meyer
Alors d’abord c’est ma liste à moi, alors je fais ce que je veux, na. Et puis je reste très fan de Twilight, films ou livres, et j’ai même pas honte.


  1. Oscar et la dame rose d’Eric-Emmanuel Schmitt
Il faut toujours un vrai beau livre qui fait pleurer. Et celui là m’a réellement chamboulée. Au passage, toute l’œuvre de Schmitt est à lire.

mardi 15 novembre 2011

Insatiable, Meg Cabot

Résumé :

Dialoguiste pour la série TV « Insatiable », Meena Harper possède un don : elle prédit la mort des gens. Ce qui lui permet de sauver la vie de certains d’entre eux. Son rêve de devenir rédactrice en chef de la série se voit réduit à néant quand la place est donnée à sa rivale Shoshona. Manquant de se faire dévorer par des chauves-souris, Meena est sauvée par Lucien Antonescu, le prince des ténèbres, venu à New York mettre fin à une série de meurtres impliquant certains de ses sujets. Lorsque Meena l’apprend, il est trop tard : elle est déjà amoureuse. Partagée entre le doute et l’épouvante, elle est forcée de se rendre à l’évidence quand elle se retrouve impliquée dans une véritable guerre de clans.


Avis :

J’ai acheté ce livre parce qu’en règle générale j’aime bien Meg Cabot, et que le mélange entre son humour et l’intrigue vampirique promettait un résultat que j’espérais accrocheur, drôle et divertissant. Et puis je l’ai aussi acheté parce que j’aimais beaucoup la couverture (ben oui, on ne se refait pas !). Sachez que je l’ai revendu depuis…

Au final, ce livre serait parfait si on y enlevait 300 pages inutiles pour gagner en rythme, et si on évitait de confiner au ridicule à la fin (si vous l’avez lu, vous savez de quoi je parle).
Pourtant je n’avais pas de grosses attentes en commençant mon bouquin, la barre n’était pas bien haute. Mais j’ai quand même été un poil déçue, même si au final j’aurais tendance à dire que ce n’est pas si catastrophique que ça, sauf que c’est long, mais long... L’action démarre péniblement, et avance lentement, si bien que ça m’a agacée. Meg Cabot avait-elle un nombre de signes imposé pour rendre sa copie ? Est-elle payée à la page ? On a les bons ingrédients pour un livre amusant et sans prétention, et au final on a un roman fleuve dans lequel on s’ennuie ferme la moitié du temps. Même si on reconnaît le style fluide de l’auteur, il n’a pas la légèreté habituelle qui nous sert en temps normal des romans enlevés et addictifs.

Au final, Insatiable n’a pas été le moment de lecture détente auquel je m’attendais, mais plutôt un pavé indigeste (notez la tentative de jeu de mots un peu pourri avec le titre du livre).

lundi 14 novembre 2011

Riley Jenson T3 - Tenter le diable, Keri Arthur


Résumé :

Riley a une nouvelle mission. Elle doit infiltrer le repère d'un puissant scientifique qui manipule le patrimoine génétique de l'humanité depuis des dizaines d'années. Pour combattre ce savant fou, elle ne peut se fier qu'à elle-même. Car elle a des raisons de douter de ses supérieurs et de ses amants, un vampire et un loup-garou, qui ne sont pas d'un grand secours, aussi sexy soient-ils.



Avis :

Tout avait si bien commencé entre Riley et moi… Un vrai coup de foudre. Et puis, à la seconde rencontre, on se rend compte des défauts de l’autre, et on espère que la prochaine saura retrouver les élans du début.
Je sors de mon troisième rendez-vous, et je ne sais pas encore si je vais essayer de nous redonner une chance. J’ai peur que notre première fois n’ait été que faux-semblants et poudre aux yeux.

Je t’ai pourtant donné ta chance Riley, ta soif de sexe je l’ai mise sur le compte de la disparition de ton frère, de la pleine lune, ou des traitements expérimentaux dont tu étais le cobaye. J’ai fermé les yeux sur ton infidélité chronique, pensant que ça passerait, que tu allais réussir à te fixer, à faire enfin un choix. Force est de constater que mes espoirs sont vains. Ne nous voilons plus la face, tu es nymphomane Riley, un point c’est tout.
Et puis ton travail… Tu m’avais juré que tu ne voulais pas être gardienne, mais il faut se rendre à l’évidence, tu aimes le risque, l’aventure et la violence. Tu as beau t’en défendre, tu te mens à toi-même. Tu y trouves ton compte, te jetant dans la gueule du loup pour une mission de finalement peu d’intérêt, tant que tu y trouves ton compte en matière de sexe.
Oui, tu m’as déçue Riley, tu n’es pas celle que tu semblais être, et même si je me suis attachée à toi, je ne suis pas sûre de pouvoir continuer avec toi, notre histoire me semble tellement vide de sens aujourd’hui.

Alors, je te connais Riley, tu vas me tenter, me supplier de te reprendre, et je serais peut-être trop faible pour refuser. Si on en arrive là, sache que ce sera réellement la dernière fois si je ne retrouve pas celle qui m’a tant plu au départ …



jeudi 10 novembre 2011

Maeve Regan T1 - Rage de dents, Marika Gallman


Résumé :

Avant, ma vie était simple : l’université si j’en avais envie, les hommes quand j’en avais envie. Et je n’avais aucun problème qu’un barman ne puisse m’aider à résoudre. Ça, c’était avant qu’on essaie de me kidnapper.

Aujourd’hui, tout semble être fait pour me foutre en rogne.
Petit 1 : j’apprends que ma famille n’est pas ce qu’elle semble être.
Petit 2 : l’homme qui m’a élevée me ment sans vergogne.
Petit 3 : des types douteux me poursuivent.
Et petit 4 : il semblerait que je ne sois pas tout à fait humaine…

Ah, j’oubliais ! Mon seul allié dans ce merdier est un vampire charismatique dont le passe-temps favori est de me martyriser en me rappelant à quel point je ne suis pas si différente de lui.

Quand je vous dis qu’il y a de quoi s’énerver…


Avis :

Encore une fois, la quatrième de couverture gâche la lecture. Ce n’est pas la première fois que je le dis (enfin que je l’écris), et ça me gonfle vraiment. Quand il s’agit d’un auteur connu, ou d’une série que l’on suit, on survole le résumé. Mais quand c’est un auteur tout beau tout neuf, je sais pas vous, mais moi j’aime bien savoir où je vais mettre les yeux. Et avec des résumés comme ça, c’est presque plus la peine de lire le bouquin. Alors moi, si cette tendance se poursuit, à la limite ça me va bien. Je vais chez mon libraire, je ne lis que les quatrièmes de couv’, gain de temps, gain d’argent, tout le monde est content (ou pas).
Voilà, c’est bon, j’ai pris mes pilules, je suis calmée, je vais pouvoir poursuivre sereinement…

Je suis très mitigée face à ce livre, et je ne sais pas trop quoi en penser.
L’histoire en elle-même n’est pas novatrice, mais ça, je m’en fiche un peu, au final nombre d’histoires se ressemblent, donc ce n’est pas de ce côté que le bas blesse.
En fait, le vrai problème, c’est Maeve. Trop vulgaire pour moi. J’avais déjà eu la même réaction pour le deuxième tome de Rebecca Kean, mais là c’est pire encore. Alors ok, ça fait partie du personnage, mais moi ça me gêne. Mauvais point pour Maeve, qui au fil du livre ne va pas m’intéresser plus que ça. Non qu’elle me déplaise, mais je n’arrive pas à avoir un poil d’empathie pour elle, donc je ne me suis pas impliquée dans son histoire. Ballot. À la limite, le seul moment où elle me plaisait, c’est quand elle buvait comme un trou. Pas glorieux hein…
L’intrigue ne m’a pas embarquée non plus, la première partie a fini par me lasser. J’ai bien aimé la deuxième, mais pour de mauvaises raisons : l’apprentissage de Maeve avec Lukas me faisait tellement penser à Chasseuse de la nuit que l’effet Cat & Bones a déteint sur eux… Quand à la dernière, je me suis dit, « tout ça pour ça ? ».

À côté de ça, il y a du positif. Marika Gallman écrit plutôt bien, même si le livre souffre de pas mal de fautes d’orthographe et de conjugaison qui, au total, sont fortement agaçantes. Elle maîtrise son récit, elle sait où elle va, ne subit pas ses personnages, donc c’est plutôt positif. L’ensemble est assez dynamique et s’est laissé lire, non pas avec plaisir, ce serait faux, mais au moins je n’ai pas été tentée d’abandonner.

C’est donc un bilan en demi-teinte, j’attendais bien plus de ce roman, et je suis assez déçue. Mais d’un autre côté, j’ai bien envie de poursuivre l’aventure ; Rage de dents est le tout premier livre de l’auteur, et comme dirait Laurent Blanc après un match laborieux de l’équipe de France, j’y ai vu des choses intéressantes…

mercredi 9 novembre 2011

Vampire Academy T6 - Last sacrifice, Richelle Mead


Résumé :

Oui, j’ai la flemme de faire la traduction, il est tard, désolée…

Rose Hathaway has always played by her own rules. She broke the law when she ran away from St. Vladimir's Academy with her best friend and last surviving Dragomir princess, Lissa. She broke the law when she fell in love with her gorgeous, off-limits instructor, Dimitri. And she dared to defy Queen Tatiana, leader of the Moroi world, risking her life and reputation to protect generations of dhampir guardians to come.
Now the law has finally caught up with Rose--for a crime she didn't even commit. She's in prison for the highest offense imaginable: the assassination of a monarch. She'll need help from both Dimitri and Adrian to find the one living person who can stall her execution and force the Moroi elite to acknowledge a shocking new candidate for the royal throne: Vasilisa Dragomir.
But the clock on Rose's life is running out. Rose knows in her heart the world of the dead wants her back . . . and this time she is truly out of second chances. The big question is, when your whole life is about saving others, who will save you?


Avis :

Les meilleures choses ont une fin, et le rideau va tomber sur la série la plus addictive de l’année (enfin, selon moi).
Serai-je déçue, ou bien Richelle Mead aura-t-elle la gentillesse de contenter la midinette qui sommeille en moi, telle est la question quand j’ouvre Last sacrifice

Il faut bien l’avouer, on la voyait arriver avec ses gros sabots cette conclusion de la saga, et j’aurais été très surprise si elle avait été différente. La question n’était pas de savoir si Rose et Dimitri finiraient ensemble, mais quand ils le feraient. J’avoue qu’au fil du temps j’ai appris à apprécier Adrian et parfois je me demande si je n’aurais pas secrètement espéré qu’il prenne la place de Dimitri. Mais cette hypothèse étant de toute évidence exclue, je ne m’y accrochais pas non plus comme une forcenée, donc je ne suis pas déçue.

Mais il n’y a pas que cette histoire d’amour dans le livre, il y a aussi de l’action à revendre, les intrigues de la cour sont toujours plus prenantes, et puis tous les personnages qu’on a côtoyés tout du long, auxquels on s’est attaché.
L’amorce d’éveil de Lissa se poursuit, en faisant le personnage qui a le plus évolué, et finalement le plus intéressant face à une Rose qui persiste dans son comportement de tête brûlée, qui manque de maturité malgré les épreuves. Et en s’affirmant, Lissa va s’imposer, et faire à son tour changer la société Moroï dans son ensemble.
Adrian est quant à lui en retrait, il m’a fait de la peine, et j’ai un moment paniqué en pensant que Richelle Mead allait nous le caser avec Jill ou Mia. Heureusement elle nous épargné ça. C’est sans doute le personnage que j’ai le plus de mal à laisser derrière moi.

J’allais presqu’en oublier le principal, qui a tué Pamela Rose la reine Tatiana ? Et là, sans me vanter, je suis assez contente de moi parce que j’avais mon idée sur la question, et j’avais vu juste. Ah, vous aussi ? C’était évident et j’ai pas de quoi pavoiser ? Rabat-joies !

Alors, même s’il était très prévisible, je n’ai pas boudé mon plaisir et je me suis délectée de ce Last sacrifice, et j’étais un peu triste de me dire, en refermant le livre, que ça y est, c’est fini.

mardi 8 novembre 2011

Non à l'augmentation de la TVA sur les livres !!

Le gouvernement français vient de passer la TVA du livre de 5,5 % à 7... au même titre que celui des vendeurs de pizzas ou de hamburgers.

MAIS, NON ! LE LIVRE N'EST PAS UN HAMBURGER !!!!!!!!!!!!!!

Le livre n’est pas un objet comme les autres. C’est l’objet le plus intime qui soit, celui qui nous accompagne partout, tout le temps, sous tous les climats, durant notre vie, jusqu’aux endroits les plus interdits. Un objet si proche de nous, si lié à nous, que les pulsions ou répulsions (ce qui représente sensiblement la même chose) que nous tissons avec lui nous sont si passionnelles, si entières et si puissantes, qu’elles en parviennent à nous surpasser.


Depuis notre enfance, le livre nous ouvre les portes d’un imaginaire qui nous tire par le haut d’un réel bien bas qu’il nous est plus en plus difficile à supporter. C’est lui qui nous prépare à nos premiers émois amoureux et qui nous exerce aux expériences les plus heureuses et les plus tragiques qui jalonneront bientôt nos existences.

Les livres, c’est la gomme abstractive de toutes les inégalités. C’est l’identique voyage offert aux riches ou aux pauvres, invalides ou non, jeunes ou âgés, depuis un fauteuil roulant ou de salon, un lit conjugal encore tiède ou d’hôpital glacé, depuis le banc d’un square ou d’un refuge, ou d’une cellule.

Les livres, c’est de l’émotion en mots, du rêve en pages, de la vie en chapitres. Les livres, c’est une seconde vie qui vous tient à la peau et à l’âme, telle une seconde peau, qui vous est si douce que vous vous sentez épris d’une irrépressible envie de la faire partager à celles et ceux que vous aimez ou qui vous sont proches. Un livre, c’est du lien social noble, de l’humanité pure ; c’est de l’amitié et de l’amour.

Recommander un livre, c’est comme partager un plat. C’est une odeur, un toucher et d’imperceptibles impressions profondes qui nous font grandir ensemble vers une même voie d’humanité. C’est de l’intimité pure, de la considération absolue et du respect aux autres. Un livre, c’est des sons et des images qui surgissent de toute part pour nous mettre en émoi.

A l’instar d’un boucher, d’un charcutier ou d’un boulanger, le libraire est un petit artisan qui connaît bien toutes ces sensations. Il sait combien son métier est de connaître les produits qu’il conseille, après les avoir préalablement sélectionnés, goûtés et testés. Il sait aussi combien ce qu’il propose se doit de contribuer au bonheur et à l’éveil des sens individuels, et in fine, à la société toute entière. Dans électeur, après tout, n’y a-t-il point « lecteur » ?

Mais le libraire sait aussi combien, plus important encore que le livre, est l’échange amical avec un lecteur, un bon repas partagé entre amis ou le sublime d’une nuit d’amour. Car, après tout, les livres ne sont que des tremplins, des portes grandes ouvertes sur le monde, sur l’humanité et sur la vie.

Voici pourquoi, amateurs de livres et de littérature, il nous faudra toujours combattre et demeurer vigilants pour que subsistent toujours, et toujours plus, en nous et dans chaque foyer, ces ouvertures sur nos imaginaires et sur l’Autre…

A CE TITRE, LE LIVRE DOIT ETRE CONSIDERE COMME UN OBJET DE PREMIERE NECESSITE... NECESSITE VITALE, HUMAINE ET DEMOCRATIQUE !!!

VOTONS NON !!!!

Les signataires

Pétition à signer ici

lundi 7 novembre 2011

Challenge Romance, Charmes & Sortilèges

Un nouveau challenge qui démarre dans quelques jours. Et qui porte sur la romance, si si. C'est la faute d'Azilys et de Quand souffle le vent du nord d'abord ! Si je n'avais pas été tant séduite, je n'aurais poursuivi dans cette voie ^^

Voici les règles, que vous pouvez retrouver ici :

Voici donc les modalités du Challenge Romance, Charmes & Sortilèges qui se déroulera sur une durée de 8 mois à compter du lundi 14 novembre 2011

Les inscriptions se déroulent sur un mois du 10 octobre au 13 novembre 2011 à cette adresse en spécifiant dans quel niveau vous souhaitez participer : bit.lit.com@gmail.com

Trois niveaux vous sont proposés. Vous devrez lire et chroniquer :

Niveau Darcy - Expertes
- 10 romances historiques ( dont 2 romances médiévales et 2 romances dites Régence obligatoirement)
- 8 romances paranormales
- 8 romances contemporaines (dont 2 romans de la collection Azur de chez Harlequin)
- 4 romances érotiques

Niveau Love Boat -Croisière
- 8 romances historiques ( dont 1 romance médiévale et 1 romance dite Régence obligatoirement)
- 6 romances paranormales
- 6 romances contemporaines
- 3 romances érotiques

Niveau Ingénues- Initiatique
- 5 romances historiques (au choix)
- 4 romances paranormales
- 4 romances contemporaines
- 2 romances érotiques


Closes spécifiques :
  • Les livres devront être de nouvelles lectures. Les livres en VO sont acceptés.
  • Écrire un avis de minimum 1500 caractères en français, sans langage sms, sans abréviations et avec un minimun de fautes.
  • Le logo doit figurer avec votre avis
  • Au maximum deux livres de le même auteur et/ou série par genre
  • Les chroniques devront êtres publiées sur vos blogs respectifs, avec impérativement le logo du challenge. Pour les participants qui n'ont pas de blogs, leurs chroniques seront publiées sur le blog de Bit-lit.com
  • Un espace du forum sera dédié au challenge et recensera les différents liens des chroniques de chaque participant
  • Les liens vers vos chroniques devront être envoyés à bit.lit.com@gmail.com nous diffuserons ainsi les liens ou les avis


Pour moi ce sera niveau Ingénue, je suis pas forcément sûre d'y arriver, donc bon... N'hésitez pas à vous inscrire, plus on est de fous... plus on remplit l'asile !