vendredi 30 décembre 2011

Bilan 2011

Eh oui, le moment du traditionnel bilan est arrivé...

Cette année, ma boulimie livresque m'a amenée à engloutir 194 romans et 23 BD/Mangas. J'ai un peu davantage diversifié mes lectures, mais les littératures de l'imaginaire restent mes favorites.

Le défi Vampires & Sorcières - ABFA 2011 a été relevé dans son intégralité (et dans la douleur !), et je vais rempiler pour l'année prochaine.
Le RIYCC m'a permis de me familiariser avec la romance, et aussi de découvrir ZE coup de coeur of the year (j'y reviens après).
Et dans ma lancée, je me suis embarquée dans le Challenge Charme, Romances et Sortilèges, mais pour le coup je pense que j'ai eu les yeux plus gros que le ventre...

Comme l'année dernière, un grand merci à la SNCF, mon partenaire de toujours qui me permet de m'octroyer de longues heures de lecture dans ses rames de RER confortables et climatisées, ou sur les quais de gare accueillants et bien chauffés...
Et puis je vais aussi remercier l'ensemble des chaînes de télévision qui, vu les programmes qu'elles proposent, m'encouragent à fuir le petit écran.

Parlons peu, mais parlons bien, que faut-il retenir de cette année ?

D'abord, les coups de coeur :
- Incontestablement, Quand souffle le vent du nord sera LE roman de l'année pour moi.
- 2011 sera aussi l'année Fabrice Colin, avec Bal de givre à New-York, Les Mendelson et Winterheim
- Les Chroniques de la fin du monde font aussi partie des livres qui m'ont fait vibrer cette année, jetez-vous dessus !
- Et, pour finir, Côté Face d'Anne Denier, qui n'a pas le succès qu'il mérite, alors je vous encourage vivement à vous le procurer, c'est un excellent roman hélas trop peu exposé.

Ensuite, ce que j'ai moins aimé :
On va dire que je m'acharne, mais cette année il n'y a pas eu pire que Jane Hunter et Les guerriers de l'ombre de Sharon Kena. Je n'en dis pas plus...

L'année dernière, j'avais pris pour bonne résolution de diminuer ma PAL... Hummm... On va faire comme si je n'avais rien dit, et éviter de faire ce genre de déclaration à l'avenir si vous le voulez bien !

Et comme je suis d'humeur Bisounours, je veux dire un grand merci à Sab, la patronne de V&S, ma deuxième maison, ainsi qu'à Elaura et Kamana, l'Alpha et l'Omega de Bit-lit.com qui m'ont adoptée aussi...
Et puis, comme c'est mon blog et que je fais ce que je veux, je bisouille aussi tous les membres des deux staffs.

Enfin, le meilleur pour la fin (démago inside), un grand merci à tous ceux qui sont venus se perdre sur ce blog et lire mes élucubrations ;)

Bon réveillon à tous, et soyez sages ;)

jeudi 29 décembre 2011

Le syndrome E, Franck Thilliez


Résumé :

Un film mystérieux et malsain qui rend aveugle... Voilà de quoi gâcher les vacances de Lucie Henebelle, lieutenant de police à Lille, et de ses deux adorables jumelles. Cinq cadavres retrouvés atrocement mutilés, le crâne scié... Il n'en fallait pas plus à la Criminelle pour rappeler le commissaire Franck Sharko en congé forcé pour soigner ses crises de schizophrénie. Deux pistes pour une seule et même affaire qui va réunir Henebelle et Sharko, si différents et pourtant si proches dans leur conception du métier. Des bidonvilles du Caire aux orphelinats du Canada des années cinquante, les deux nouveaux équipiers vont mettre le doigt sur un mal inconnu, d'une réalité effrayante et qui révèle que nous pourrions tous commettre le pire. Car aujourd'hui, ceux qui ne connaissent pas le syndrome E, ne savent pas encore de quoi ils sont capables...


Avis :

Lucie Hennebelle, flic à Lille, en congés, est appelée par son ex-petit ami et va mener l’enquête sur un film qui lui a fait perdre la vue.
Franck Sharko, commandant au quai des Orfèvres enquête quant à lui sur cinq meurtres particulièrement abominables.
Le lecteur fidèle de Thilliez aura rapidement compris que ses deux personnages récurrents enquêtent sur la même affaire et qu’ils vont enfin se rencontrer.

Encore une fois Thilliez va nous emmener dans une enquête sombre et glauque, dont certains points mettront le lecteur mal à l’aise. J’ai parfois été à la limite de la nausée quand, avançant dans l’enquête, Lucie et Franck font la lumière sur certains faits, qui sont pourtant historiques. De la France au Québec, le film maudit et ses enjeux vont emporter nos héros dans une course contre la montre menée tambour battant.
L’écriture est nerveuse, l’enquête bien construite, la fin est à mon sens un peu trop vite expédiée, mais l’ensemble est très réussi, une fois surmontée la répulsion que l’on peut éprouver pendant la lecture.
J’ai hâte de poursuivre avec Gattaca, deuxième partie de ce dyptique.

mercredi 28 décembre 2011

Kate Daniels T1 - Morsure magique, Ilona Andrews


Résumé :

À Atlanta deux réalités s'opposent : celle de la technologie et celle de la magie. Pendant une vague magique, les mages sauvages lancent leurs sorts et des monstres apparaissent, les armes à feu refusent de fonctionner et les voitures ne démarrent plus. Puis la vague se retire aussi vite qu'elle est venue en laissant derrière elle toutes sortes de problèmes paranormaux. Nous vivons une époque dangereuse. Mais dans le cas contraire, je serais au chômage. Quand les gens ont des ennuis qui relèvent de l'occulte et que la police ne veut ou ne peut pas régler, on fait appel aux mercenaires de la magie comme moi. Mais quand un nécromancien anéantit la seule famille qui me reste, je n'attends plus les ordres et je dégaine mon sabre.


Avis :

Vilaine petite chose superficielle que je suis ! Depuis des mois ce livre prenait la poussière dans ma bibliothèque. À chaque fois que je posais mon regard dessus, la couverture moche me piquait les yeux, et je le reposais illico. Heureusement, grâce à un énorme effort de volonté, j’ai surmonté ma répulsion et suis passée à la lecture. Excellente idée, car Morsure magique est une très bonne surprise !

Kate est mercenaire, dans un monde où la magie et la technologie essayent de prendre le pas l’une sur l’autre, obligeant les humains à s’adapter aux brusques changements induits par le passage de l’un à l’autre (par exemple, si vous êtes au volant de votre voiture quand la vague de magie arrive, vous n’avez plus qu’à finir votre chemin à pied ou à vélo). Greg, Chevalier de l’Ordre Divin, est assassiné, et Kate va mener l’enquête car il était ce qui se rapprochait le plus d’une famille pour elle.
De l’action, de l’humour, une pointe de sentiments, avec une héroïne qui n’a pas froid aux yeux, les ingrédients d’une bonne série d’urban fantasy sont réunis, et ça fonctionne plutôt bien.
La plume d’Ilona Andrews est vive et enlevée, sans temps mort, mais parfois c’est un peu brouillon. À force d’enchaîner les différentes scènes et personnages, le lecteur peut être un peu perdu. De la même manière, si le concept d’un monde mi-magique mi-technologique est intéressant, j’aurais aimé en connaître davantage sur les évènements qui ont précédé cet état de fait. En même temps, il ne s’agit que du premier tome de la série, nous en apprendrons sûrement davantage par la suite.

À noter que Milady a réédité les quatre premiers volumes de la série avec de nouvelles couvertures plus attractives, profitez-en pour découvrir l’univers de Kate Daniels.

mardi 27 décembre 2011

Un jeu interdit, LJ Smith


Résumé :

Jenny a toujours mené une vie de rêve : des parents aimants, plein d'amis, et l'opportunité de faire tout ce qu'elle veut. Afin d'organiser la fête d'anniversaire la plus éblouissante de l'année pour son amoureux, elle décide d'offrir à ses invités une aventure dont ils se souviendront. Dans le nouveau magasin d'un quartier obscur, l'énigmatique vendeur aux yeux bleus la dirige immédiatement vers " le Jeu ", une expérience unique... Alors qu'elle construit le plateau avec ses camarades, Jenny en comprend, trop tard, les véritables règles. Ils vont devoir franchir une par une les pièces d'une demeure maléfique, affrontant au cours de ce voyage infernal leurs pires cauchemars. S'ils n'y parviennent pas avant l'aube, ils resteront emprisonnés dans la maison pour toujours.


Avis :

De LJ Smith je ne connaissais que Journal d’un vampire et Le cercle secret. Le premier m’avait franchement barbée, le second était plutôt plaisant, malgré une fin un poil bâclée à mon goût.
Un jeu interdit est lui très inégal. Point positif, les trois tomes de la saga sont réunis dans cet omnibus qui compte plus de 600 pages. Réunir trois tomes comble certes le lecteur, mais est aussi dangereux quand chacun manque un peu de contenu, le pavé devenant à ce moment là un peu indigeste.

Le premier tome est vraiment prenant, on entre directement dans le vif du sujet. Evidemment, on ne peut qu’avoir une sensation de déjà vu face à ce jeu diabolique (Jumanjiiiiiiiiiii !). Mais j’avoue que le récit est plaisant, et que j’ai suivi les joueurs avec plaisir. Bon, on nous promet du cauchemar, des choses terrifiantes, et c’est très exagéré. Parfois même c’est tellement mou que c’en est limite risible. J’aurai préféré que l’auteur aille au bout de son idée et propose le roman terrifiant qui se profile mais ne viendra finalement jamais. Dommage.
Le deuxième tome n’est qu’une redite du premier. On prend les mêmes et on recommence, l’attrait de la nouveauté en moins. Lu comme un tome indépendant à plusieurs mois d’intervalle du premier, j’imagine que ça peut passer. Mais dans le cas d’un omnibus, ça ne pardonne pas.
Le dernier remonte un peu le niveau, mais Jenny est insupportable, tellement cruche que c’est à pleurer. Ou bien c’est l’auteur qui nous prend pour des cruches en essayant de nous faire le coup du trio amoureux qui nous pendait au nez depuis le début. Mais, soyons réalistes, entre un chaton tout mignon et un dragon de Komodo assoiffé de chair fraîche (la votre de préférence), vous hésiteriez sur la nature de votre prochain animal de compagnie ? Non hein... Ben Jenny, elle, si. Sans compter certaines scènes de la fête foraine où, quand j’ai essayé de me les représenter, on frôle quand même le ridicule.

Heureusement le style est fluide et simple (trop simple ?), la lecture rapide. Mais c’est somme toute assez froid et sans émotion, les personnages sont trop stéréotypés et sans âme pour qu’on puisse s’y attacher, et l’histoire trop maigre pour vraiment accrocher le lecteur.
Je pense que les fans inconditionnels de LJ Smith y trouveront néanmoins leur compte.

lundi 26 décembre 2011

Zombie business, Jesse Petersen



Résumé :

Leur mariage se porte mieux que jamais, ils ont même monté leur petite entreprise d'extermination. Le marché est florissant : plein de zombies et donc plein de clients désireux de s'en débarrasser ! Sauf que... le cours du zombie s'affole quand certains s'avèrent plus difficiles à zigouiller. Une mutation ? Ce serait le début de la crise pour Sarah et David.




Avis :

Je suis décidément très fan des aventures de Sarah et David ! Ce deuxième tome est aussi jouissif que le premier.

Souvenez-vous, l’apocalypse zombie est arrivée, Sarah et David, en pleine crise conjugale, vont être obligés de faire contre mauvaise fortune bon cœur et de s’allier pour échapper aux morts-vivants.
Dans Zombie business, ils mettent leurs talents d’exterminateurs (un mélange de Ghostbusters et de scooby gang) au service des autres survivants en échange de denrées diverses et variées. La rumeur court que les zombies sont devenus plus résistants, et quand la situation est désespérée… Who you gonna call ? Zombiebusters !

Je m’emballe, mais c’est un peu cet esprit qu’on retrouve dans le livre. Même s’il est plus sombre que le premier opus (mais moins gore), Zombie business est toujours aussi drôle et cynique. Les aventures des héros sont contées tambour battant, et le lecteur ne peut qu’être séduit. Je ne peux que vous recommander de vous plonger dans l’univers créé par Jesse Petersen.

vendredi 23 décembre 2011

Merry Christmas


Un billet sans originalité, mais pour vous souhaiter de bonnes fêtes de Noël. Que le champagne coule à flot, et que les cadeaux inondent le pied de votre sapin !

jeudi 22 décembre 2011

Les tangences divines, Franck Ferric


Résumé :

Lorsque Théodule, égoutier à Paris, décide de lever le pied sur un job qui l'épuise et une vie de couple bancale, il espère pouvoir se la couler douce un moment. Mais c'est sans compter sur l'arrivée de deux vieilles gloires décaties persuadées que leur salut tient à la redécouverte d'un dieu antique, qui viennent frapper à sa porte pour le contraindre à leur prêter main forte.

Embringué dans une histoire qui le concerne sans doute plus qu'il ne l'imagine, l'égoutier croisera des nains ratatinés, des dieux amateurs de blues, des déchus à tête de chacal et des nymphes rapiécées. Autant de guides splendides et misérables, qui le conduiront aux confins des tangences divines.

Une chose est certaine : si les dieux de jadis ont salement perdu de leur superbe, ce sont toujours de fieffés escrocs.


Avis :

Bien étrange roman que Les tangences divines
Je me suis lancée dans cette lecture en sachant que je partais dans un univers qui m’est assez peu familier, et c’est justement ce qui m’a attirée. Ça, et la superbe illustration de couverture de Bastien Lecouffe-Deharme qui me faisait de l’œil.

J’ai donc fait connaissance avec Théodule, dont le prénom n’a, à mon avis, pas été choisi au hasard puisqu’il signifie plus ou moins esclave de dieu. Il exerce le respectable métier d’égoutier dans notre belle ville de Paris. Pour le côté glamour du personnage principal, on repassera. Notre brave Théodule, candide comme c’est pas permis, va se retrouver embringué dans une mission qui semble le dépasser au départ. Le voilà enrôlé par de vieilles divinités sur le retour dont l’essence même s’étiole du fait du désintérêt des fidèles. Exit le mythe du dieu bienveillant, ceux que nous allons rencontrer n’ont qu’un but, retrouver leur superbe, point.
Comment Théodule va-t-il pouvoir les aider, vont-ils réussir, je vous laisse le découvrir lors de la lecture du roman.

J’ai un sentiment très partagé sur ce livre.
J’ai d’emblée été séduite par l’écriture de Franck Ferric, fluide et hypnotique, je ne pouvais pas arrêter ma lecture tant j’aime la façon dont il écrit. Et ce malgré le fait que l’histoire en elle-même ne m’a pas vraiment séduite. Trop absurde pour moi, trop loin de mon univers sans doute, et surtout assez déstabilisante, je n’ai pas réussi à clairement me positionner face à l’ouvrage. Malgré tout, même si je n’ai pas été convaincue par l’intrigue, j’ai beaucoup aimé l’intelligence et l’humour qui se dégagent de ce roman. Il pullule de bonnes idées (l’avènement du dieu Dollar étant l’exemple le plus parlant), et le regard que Franck Ferric porte sur notre société est très juste et cynique.

Les tangences divines est pour moi une lecture très frustrante car malgré toutes les qualités énoncées plus haut, je n’ai pas réussi à être emportée par l’histoire. Encore une fois, «le syndrome Fabrice Colin » vient de frapper (ça ne vous dit rien ? Ben fallait suivre les chroniques précédentes, na !), et comme je le dis, franchement, y’a pire comme comparaison.

mercredi 21 décembre 2011

No pasaran - Le Jeu, Christian Lehmann


Résumé :

Thierry, Éric et Andreas sont trois camarades de classe liés par leur passion commune pour les jeux sur ordinateur. Pendant un voyage scolaire à Londres, ils font une escapade qui les mène dans un magasin spécialisé, une caverne d'Ali Baba pour fanatiques de simulation sur petit écran. Mais le marchand, un vieil homme, remarque sur la poitrine d'Andreas un insigne auquel ses camarades n'avaient pas accordé d'attention. Il murmure "Ça ne finira jamais…" et leur donne un jeu. En leur ordonnant d'y jouer. Un jeu "d'enfer".


Avis :

Trois lycéens vont acheter un jeu vidéo (sur disquette !) qui va s’avérer être bien davantage que le simple jeu de guerre / stratégie qu’il parait… Un peu comme dans Tron, ils vont se retrouver totalement immergés dedans, et certaines personnalités vont se révéler.

Je vous parle de temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître… La guerre faisait rage en Yougaslavie, sous le regard indifférent des autres nations, le CD-Rom venait de remplacer la disquette, le flipper n’était pas encore complètement passé de mode et un livre coûtait « 100 balles ». Bienvenue dans les années 90 qui marquent le début de l’avènement du jeu vidéo, ce qui suscite bien des interrogations et craintes.

Ce livre aborde principalement deux thématiques, les travers humains et notre penchant naturel pour la violence, et la dénonciation des jeux vidéo trop brutaux dont sont friands les adolescents.
Le message est clair, délivré sans trop de subtilité, mais il a le mérite d’exister. Ce jeu vidéo, ce wargame, passe au second plan et laisse la vedette aux antagonismes passivité contre action, bien et mal, éducation et abêtissement. En replongeant les jeunes gens au cours des grands conflits de notre histoire, les choix des uns et des autres sont révélateurs des personnalités, et de la propension à faire le mal ou à tenter de changer les choses. Dans ce contexte, rien d’étonnant à ce que l’adolescent le plus défavorisé au niveau éducation et culture par son entourage familial soit le premier à prendre le jeu au sérieux et à laisser ses pires instincts rendre le dessus (l’éducation c’est la connaissance, et la connaissance, c’est la liberté).
Destiné à un jeune public, le livre offre évidemment une conclusion assez convenue.

Bien écrit et bien construit, No pasaran, le jeu est un livre intelligent à conseiller dès 12 ans.

mardi 20 décembre 2011

Défi lecture 2012

Eh oui, je rempile pour cette année !

Un nouveau challenge lecture V&S/ABFA, plus simple et accessible que celui de l'année dernière. Membres des deux communautés, je vous incite à vous inscrire ^^

Voici les règles du jeu pour cette année :

Le challenge se déroulera du 1er janvier 2012 au 31 décembre 2012. Pour des soucis d'organisation, vous devrez vous inscrire impérativement avant le 31 décembre 2011 en répondant sur le sujet dédié sur le forum ABFA ou en vous inscrivant via ce formulaire pour les membres de V&S.

Merci d'indiquer votre pseudo et l'adresse de votre blog si vous en avez un.

Aucun livre ne vous sera imposé ; les catégories des livres choisis le sont par contre.

En tout, le challenge comptera 20 ouvrages : 19 imaginaires (Fantasy, fantaisie urbaine, romance paranormale, SF...) + 1 surprise. Comme vous allez vous en rendre compte les catégories peuvent se recouper donc il faudra bien nous dire où ranger vos avis.

10 livres par des auteurs nord-américains vivants
5 livres par des auteurs morts (ça peut aller de Jules Verne à Jennifer Rardin)
1 livre d'un auteur français vivant
1 livre d'un auteur anglais vivant
1 livre de SF, peu importe la nationalité de son auteur
1 livre de fantasy avec mages/dragons/druides/épées/autres. C'est à vous de décider mais on veut de la vraie fantasy.
1 livre de Barbara Cartland (vous ne pensiez pas vous en sortir si facilement n'est-ce pas ? Cette année c'est Tan que vous pourrez maudire pour cette lecture épanouissante)
 
Les livres devront faire un minimum de 150 pages, ce qui ne devrait pas être trop difficile à respecter.
une histoire en deux tomes ne compte que pour un seul livre (Dune par exemple)
Un auteur ne pourra être choisi plus de deux fois (même si la série est différente, le but est de diversifier un peu. Impossible de lire un Succubus, un Vampire Academy et un Cygne noir.).

Les avis peuvent être proposés de deux manières :

Vous avez un blog : dans ce cas, c'est très simple, vous rédigez votre avis chez vous, rajoutez le logo ci-dessous au début ou à la fin de l'avis et vous nous envoyez le lien soit par mail, soit dans le sujet dédié sur le forum, soit grâce au formulaire mis à votre disposition. Merci de toujours indiquer le titre du livre, son auteur et la catégorie. On le rajoutera sur la page de synthèse de tous les participants.

Vous n'avez pas de blog : nous en avons mis un en place pour permettre au plus grand nombre de participer. Il suffit donc de nous envoyer le texte par mail (fichiers doc, rtf ou txt) à conseilstlouis[at]gmail.com ou à executrice[at]vampires-sorcieres.fr (remplacez [at] par @) et nous nous chargerons de la mise en ligne. Bien sûr vous resterez entièrement propriétaire de vos textes.

Si vous vous sentez à même de poster vos avis vous-même sur le blog du défi, nous serons heureuses de vous créer un compte rédacteur.

L'avis devra faire un minimum de 1500 caractères (hors résumé/synopsis), l'orthographe devra être très soignée et nous nous réservons le droit en tant qu'organisateurs de refuser tout texte injurieux, raciste, à connotation pornographique, pédophile etc.

Si vous avez des questions ou un doute, n'hésitez pas à nous contacter à l'une des deux adresses mail fournies plus haut ou directement à la suite de ce message.

Bonne lecture à tous !!

PS : ce défi est ouvert exclusivement aux membres des 2 communautés. Ne vous inscrivez pas si vous ne comptez pas participer à la vie du/des forums. Merci de votre compréhension.


lundi 19 décembre 2011

Harry Potter et le Prisonnier d'Azkaban

Exit Chris Columbus (ouf !), place à Alfonso Cuaron, et avec lui surviennent pas mal de changements. 
Plus sombre et adulte, le film prend aussi davantage de distance avec le livre, déroutant les fans purs et durs. Changements aussi dans les costumes et décors, on dit au revoir au côté cheap des deux précédents films, et on accueille chaleureusement le mystère, ou tout simplement la magie qu'insuffle Cuaron dans son film. 
Côté acteurs, il y a du changements aussi, Richard Harris a malheureusement tiré sa révérence et est remplacé par Michael Gambon pour qui le costume de Dumbledore semble encore un peu trop grand. En revanche, deux acteurs géniaux intègrent le casting, Gary Oldman incarne à la perfection un Sirius Black inquiètant, et Emma Thompson est une fabuleuse Sybille Trelawney, mystique et décalée au possible.

Alors, pour en revenir à l'histoire, c'est vrai que le réalisateur a choisi de prendre certains raccourcis, alors que jusqu'ici les adaptations cinématographiques suivaient scrupuleusement les livres. Mais en prenant ce parti, l'histoire est plus dynamique, pour un rendu plus moderne et dénué de mièvrerie. 
Si Le prisonnier d'Azkaban n'est pas mon préféré de la saga livresque, le film est lui, pour ma part, dans le trio de tête.



Source Allociné

Date de sortie : 2 juin 2004

Durée : 2h 20 min

Réalisé par : Alfonso Cuarón

Avec : Daniel Radcliffe, Rupert Grint, Emma Watson…

Genre : Fantastique, Aventure

Nationalité : Américain, britannique



Synopsis :

Sirius Black, un dangereux sorcier criminel, s'échappe de la sombre prison d'Azkaban avec un seul et unique but : retrouver Harry Potter, en troisième année à l'école de Poudlard. Selon la légende, Black aurait jadis livré les parents du jeune sorcier à leur assassin, Lord Voldemort, et serait maintenant déterminé à tuer Harry...

mercredi 14 décembre 2011

Les malheurs de Sophie, Comtesse de Ségur


Résumé :

Pauvre petite Sophie ! Elle a pourtant tout pour être heureuse : une maman qui prend un soin tout particulier de son éducation, un papa qui l'adore, un cousin qui la défend toujours, une bonne qui est aux petits soins pour elle, un château magnifique...
Oui, mais voilà... Sophie est loin d'être la petite fille modèle que l'on attend, au contraire de ses amies Camille et Madeleine. Elle n'en fait qu'à sa tête et il s'y passe souvent de drôles de choses, au grand désespoir de tous. Elle coupe en morceaux les petits poissons de sa mère, manque de se brûler en pataugeant dans la chaux vive, fait souffrir le martyr à sa poupée de cire ou décide de se couper les sourcils pour devenir plus belle ! Bref, Sophie accumule les bêtises et fait preuve de bien vilains défauts, comme la gourmandise, la paresse ou encore le mensonge. Sa mère, inflexible et désireuse d'inculquer à sa fille les bases essentielles d'une bonne éducation, ne l'entend pas de cette oreille. Elle ne laissera rien passer et la pauvre Sophie devra maintes fois assumer les conséquences de ses actes en tentant d'en tirer une leçon, ce qui n'est pas souvent facile !


Avis :

Les malheurs de Sophie, ou les désastreuses aventures d’une petite peste, de son trop gentil cousin Paul, et de sa trop molle maman, Madame de Réan. Tout un programme.

Fustigez-moi, lapidez-moi si vous le souhaitez, mais je ne vais pas encenser cette œuvre sacrée aux yeux de nombreux lecteurs. Non qu’elle ne m’ait pas plu, la lecture est fluide de ce côté-là pas de problème, mais parce que la demoiselle dont il est question m’a passablement agacée.
D’abord, je dois reconnaître que le propos est intemporel, les bêtises de Sophie pourraient s’ancrer à notre époque, si ce n’est le langage un peu désuet parfois, le livre n’a pas pris une ride. Et puis l’intention est bonne, chacun peut progresser, s’amender, et devenir une bonne personne. Un poil moralisateur, mais je peux faire avec.

Mais, franchement, là où le bas blesse, c’est sur la crédibilité de l’ensemble. Mais comment font Madame de Réan et Paul pour supporter cette ignoble purge de Sophie ? Ce sont des saints, ou bien ils étaient sous l’équivalent de l’époque du Prozac, je ne vois pas d’autre explication.
Si, pour les jeunes lecteurs les mésaventures de Sophie sont sûrement charmantes et drôles, j’ai pour ma part été largement irritée par le comportement de le petite fille et le laxisme de sa mère. Non, parce qu’elle cumule quand même la gamine. Torturer une abeille, tuer des poissons, un âne, une tortue, et j’en passe, tout ça à quatre ans à peine, moi je dis bravo, on tient une bonne petite psychopathe en herbe !

En même temps, ça me rassure, mes enfants ne sont pas si démoniaques. À côté de Sophie, ils ont même un comportement limite exemplaire. Faut voir le bon côté des choses partout, non ?


Et c’est sur ce dernier livre que s’achève pour moi le défi lecture V&S/ABFA 2011…



dimanche 11 décembre 2011

Sucker Punch

En ce dimanche glacial et gris, je me vautre sur mon canapé, devant la télé, espérant m'en mettre plein les mirettes. J'avais vu la bande annonce de ce film au cinéma, et ce que j'avais vu m'avait bien plu, c'est donc avec un apriori positif que je commence le visionnage.
Au départ, tout va bien, la scène d'ouverture est sublime, le remix de Sweet dreams est à tomber, l'image est superbe, et là, je me dis que je vais me régaler. Et puis d'un coup, à partir du moment où Baby Doll est internée et s'échappe mentalement (dans un bordel ? C'est sa vision de la liberté ?), ça dérape. La maison close, admettons, mais alors quand ça part en sucette avec les nazis-zombies, les dragons, les robots, etc, je ne peux rester que l'oeil rond face à mon écran. L'échappatoire dans l'échappatoire ok, mais tout ça pour ça ? Bouh...

Tenant plus du jeu vidéo que du film, Sucker Punch est une réelle réussite visuelle, de ce côté-là j'ai complètement adhéré. Le scénario a, lui, été écrit par un corn flakes (ou un bulot, chacun ses références), et se résume à bastons-nichons-mini jupes. Seul le twist final est intéressant, mais ne relève pas l'ensemble. Certains, et j'en connais, trouveront ça parfait. Pour ma part, j'aurais aimé une histoire un peu plus consistante. Les acteurs sont apathiques, Baby Doll est aussi expressive qu'une laitue, et Vanessa Hudgens ferait mieux de repartir vers High School Musical, parce que là, c'est pas gagné...

Alors, évidemment, il existe toujours les pros de la masturbation intellectuelle qui voient dans une œuvre tout un tas de choses super complexes et des niveaux de compréhension au 8 ou 9ème degré, que même l'auteur lui-même n'a probablement pas imaginés. Pour ceux que ça intéresse, Lila m'a conseillé ce site. Même après avoir lu tout ça, je ne suis toujours pas convaincue. Les références cachées, les indices, c'est bien, mais il faut que ça reste accessible au spectateur, que ça le titille comme dans Inception et Shutter Island, et là je dis oui. Mais dans le cas présent, non, je ne marche pas.

Pour moi Sucker Punch restera un film visuellement réussi, avec une bande son d'enfer, et un scénario épais comme du papier à cigarettes !




Source : Allocine

Date de sortie : 30 mars 2011
Durée : 1h 50min
Réalisé par : Zack Snyder
Avec Emily Browning, Abbie Cornish, Jena Malone
Genre : Fantastique, Action, Thriller
Nationalité : Américain

Synopsis
Fermez les yeux. Libérez-vous l'esprit. Rien ne vous prépare à ce qui va suivre.
Bienvenue dans l'imaginaire débordant d'une jeune fille dont les rêves sont la seule échappatoire à sa vie cauchemardesque… S'affranchissant des contraintes de temps et d'espace, elle est libre d'aller là où l'entraîne son imagination, jusqu'à brouiller la frontière entre réalité et fantasme…
Enfermée contre son gré, Babydoll a toujours envie de se battre pour reconquérir sa liberté. Combative, elle pousse quatre autres jeunes filles – la timorée Sweet Pea, Rocket la grande gueule, Blondie la futée, et la loyale Amber – à s'unir pour échapper à leurs redoutables ravisseurs, Blue et Madame Gorski – avant que le mystérieux High Roller ne vienne s'emparer de Babydoll.
Avec Babydoll à leur tête, les filles partent en guerre contre des créatures fantastiques, des samouraïs et des serpents, grâce à un arsenal virtuel et à l'aide d'un Sage. Mais ce n'est qu'à ce prix qu'elles pourront – peut-être – recouvrer la liberté…



Les pages de notre amour, Nicholas Sparks

Résumé :

" Je suis un homme ordinaire, et j'ai mené une vie ordinaire. Aucun monument ne sera élevé à ma mémoire, et mon nom sera vite oublié. Mais j'ai aimé de tout mon cœur, de toute mon âme. ". Telles sont les paroles de Noah. Allie et lui se sont connus alors qu'ils n'avaient encore que quatorze ans et depuis l'amour n'a jamais cessé de les unir. Aujourd'hui, cinquante ans plus tard, Noah veille sur Allie atteinte de la maladie d'Alzheimer. Lorsqu'elle a ressenti les premiers symptômes, elle lui a demandé de lui faire la lecture de leur propre histoire. Alors, pendant des heures, il reste auprès d'elle et lui raconte inlassablement leur bonheur. L'évocation au jour le jour de leur amour parviendra-t-il à freiner l'inexorable progression du mal qui ronge Allie ?


Avis :

Dernier roman du « Read If You Can Challenge », Les pages de notre amour n’est, hélas, pas à la hauteur de mes espoirs. C’est vrai, je l’ai lu après Quand souffle le vent du nord, donc forcément il partait avec un gros handicap tant le précédent a placé la barre haut.

Cela dit c’est inquiétant, j’ai lu beaucoup de positif sur le livre, certaines étaient bouleversées, d’autres ont pleuré toutes les larmes de leur corps… Je dois être un cyborg, je n’ai pas été touchée par l’histoire d’Allie et Noah.
Toute la première partie est longue, et mièvre, la naissance de leur amour n’a pas du tout fait battre mon petit cœur. Il n’y avait pas d’étincelle, pas de magie, je n’ai lu qu’une description d’une rencontre, et pour moi ce n’est pas suffisant pour m’impliquer dans leur relation.
La seconde partie est plus intéressante, la maladie d’Allie est abordée avec pudeur, et émotion, je le concède. Mais cela avait un goût de déjà vu, le thème de la maladie d’Alzheimer a été abordée dans pas mal d’œuvres, et du coup je n’y ai vu ici aucune originalité…

Je suis certaine que ce livre fait le bonheur de nombre de lecteurs et de lectrices, mais, c'est maintenant confirmé, je suis une vilaine petite chose sans cœur, Les pages de notre amour m’a laissée de glace.



Kelly Clarkson - Addicted

jeudi 8 décembre 2011

Les chemins de poussière T1 - Saba, ange de la mort, Moira Young


Résumé :

Saba, jeune fille de 18 ans, vit au milieu de nulle part, dans un monde désertique et ravagé, avec sa famille : Lugh, son frère jumeau, né comme elle lors du solstice d’hiver, leur petite soeur Emmi et leur père, qui lit dans les étoiles. Un jour, au milieu d’une tempête de poussière, surgissent de terrifiants cavaliers noirs qui tuent le père de Saba et s’emparent de Lugh. La jeune fille décide de partir à sa recherche et laisse Emmi à la garde de sa tante. S’ensuit une quête éprouvante dans un environnement hostile. Saba doit affronter des ennemis redoutables, combattre et tuer. Heureusement, elle bénéficie de l’aide d’un beau et malicieux jeune homme, d’une bande d’amazones courageuses et surtout d’un corbeau apprivoisé et savant ! Saba finit par retrouver et délivrer son frère, prisonnier du roi qui voulait offrir en sacrifice le garçon du solstice d’hiver pour renouveler sa puissance.


Avis :

Itinéraire d’une jeune fille cherchant son frère, enlevé par de mystérieux hommes en noir, dans un monde post-apocalyptique, SABA est un roman qui peut déstabiliser de prime abord.

En premier lieu par le style, aussi abrupt et aride que ce monde dans lequel évolue la jeune fille. Le récit nous est conté par Saba elle-même, et son illettrisme transpire à travers ses mots. La structure de chaque phrase est d’une simplicité confondante, sujet-verbe-complément, qui, s’il se justifie par le manque de culture de la narratrice, devient lassant au fil des pages. De même, l’histoire est construite sur le même schéma ; progression-obstacle-résolution pour chaque étape de l’aventure. La répétition et l’absence de rebondissement, de surprise, finissent aussi par rendre le récit assez monotone.
Ensuite, je suis un peu restée sur ma faim, j’aurais aimé en savoir davantage sur les destructeurs et l’origine du monde que nous découvrons. Si nous découvrons au fil de l’aventure certains détails nous confirmant que nous sommes bien dans un monde post-apocalyptique, l’auteur est assez avare d’explications sur l’évènement qui en est la cause.
Dernier point, contrairement à ce que l’on peut lire un peu partout, il ne s’agit nullement d’une dystopie, mais d’un roman d’anticipation classique.

Passés ces quelques reproches, qu’en est-il de ce livre ? Eh bien je dois avouer que j’ai pris plaisir à suivre Saba dans sa quête pour sauver son frère. La jeune fille est forte, parfois brutale (mais peut-on se permettre de ne pas l’être quand on vit dans ce monde ?), et si au final je l’ai appréciée, il n’en reste pas moins que sa relation avec la petite sœur m’a gênée. Les autres personnages sont assez stéréotypés, la belle amazone rebelle, le héros beau hanté par son passé, les méchants fourbes et vicieux… Là où l’auteur aurait pu aller au bout de sa démarche (comme avec le roi qui confine au ridicule), elle est restée en surface, et c’est assez dommage.
L’histoire est elle, de par sa construction évoquée plus haut, trop simple. Tout va vite, les embuches sont rapidement surmontées, il se passe beaucoup de choses mais au final rien n’est traité en profondeur, ce qui m’a frustrée.
En fait, SABA regorge de bonnes idées, mais qui ne sont pas exploitées comme elles pourraient l’être, et c’est très dommage. D’un livre qui a le potentiel d’être excellent, je dirais au final qu’il est juste plaisant. J’ai cependant hâte de lire la suite, j’espère que tous les points positifs seront exploités, et que l’histoire connaîtra une vraie montée en puissance.

mercredi 7 décembre 2011

1Q84 - Livre 1, Avril-Juin, Haruki Murakami


Résumé :

Au Japon, en 1984.
C'est l'histoire de deux mondes, celui réel de 1984 et un monde parallèle tout aussi vivant, celui de 1Q84. Deux mondes imbriqués dans lesquels évoluent, en alternance, Aomamé et Tengo, 29 ans tous deux, qui ont fréquenté la même école lorsqu'ils avaient dix ans. A l'époque, les autres enfants se moquaient d'Aomamé à cause de son prénom, « Haricot de soja », et de l'appartenance de ses parents à la nouvelle religion des Témoins. Un jour, Tengo l'a défendue et Aomamé lui a serré la main. Un pacte secret conclu entre deux enfants, le signe d'un amour pur dont ils auront toujours la nostalgie.
En 1984, chacun mène sa vie, ses amours, ses activités.
Tueuse professionnelle, Aomamé se croit investie d'une mission : exécuter les hommes qui ont fait violence aux femmes. Aomamé a aussi une particularité : la faculté innée de retenir quantité de faits, d'événements, de dates en rapport avec l'Histoire.
Tengo est un génie des maths, apprenti-écrivain et nègre pour un éditeur qui lui demande de réécrire l'autobiographie d'une jeune fille échappé de la secte des Précurseurs. Il est aussi régulièrement pris de malaises lors desquels il revoit une scène dont il a été témoin à l'âge d'un an et demi.
Les deux jeunes gens sont destinés à se retrouver mais où ? Quand ? En 1984 ? Dans 1Q84 ? Dans cette vie ? Dans la mort ?


Avis :

Une quatrième de couverture alléchante pour un résultat décevant.

D’abord parce que sur les 500 pages que compte l’ouvrage, seules les 150 dernières sont réellement intéressantes. Le reste n’est, à mon sens, que du remplissage inutile qui aurait pu être résumé en cinquante pages maximum. Du coup, l’intérêt pour le livre s’en trouve grandement amoindri. Quand arrive enfin quelque chose d’intéressant, le lecteur est tellement blasé par ce qu’il a du lire pour en arriver là qu’il n’arrive pas à s’enthousiasmer…
Ensuite parce que les personnages sont plus déprimants l’un que l’autre. Tengo, aux prises avec sa conscience, mais qui suit le mouvement ne donne pas envie de s’intéresser à lui tant qu’il n’arrivera pas à prendre son destin en main. Aomamé, la plus attachante des deux, voit son personnage gâché par des scènes de sexe inutiles, et des répliques complètement hallucinantes. À cet homme rencontré dans un bar, quand elle lui demande « Avez-vous un grand zizi ? », j’ai pris peur. Déjà son fétichisme pour les crânes chauves me semblait déplacé dans le récit, mais là j’en suis restée coite.

Vous l’aurez compris, je n’ai pas du tout accroché avec 1Q84, malgré les critiques dithyrambiques dont il a été gratifié. Je n’ai sans doute pas réussi à saisir la poésie de l’œuvre, ou à atteindre un deuxième niveau de lecture qui m’aurait permis de mettre en relief certains points, et à dégager une impression positive de l’ensemble.
Il paraît que le deuxième tome est bien meilleur, mais je vais laisser passer un peu de temps avant de m’y aventurer…

mardi 6 décembre 2011

Merry Gentry T1 - Le baiser des ombres, Laurell K. Hamilton


Résumé :

"Il y a plein de gamines qui rêvent de devenir un jour princesse chez les fées mais, croyez-moi, c'est complètement surfait ! A l'Agence de détectives Grey, personne ne sait que je suis la Princesse Meredith NicEssus. Cela veut dire que j'ai réussi à cacher ma véritable identité à une tripotée des meilleurs médiums de la ville. Une belle prouesse. Mais mon glamour ne nie rend pas immortelle. Et puisque mon cousin veut ma mort, il vaut mieux que je me planque. Le fait que le jeu "Cherchez la Princesse" soit devenu plus célèbre que "Cherchez Elvis" m'a facilité les choses, c'est évident : La Princesse Meredith dansant à Paris, flambant à Las Vegas... Après trois ans, je fais toujours la une de la presse à scandale. Cela dit, à en croire les derniers gros titres, je suis aussi morte que le King".


Avis :

Avec Merry Gentry, Laurell Hamilton nous emmène cette fois-ci dans le monde des faes. Exit les vampires et garous, nous allons découvrir les arcanes de la cour Unseelie.
Merry est une princesse mi-humaine mi-sidhe qui vit cachée parmi les humains, ayant du fuir la cour Unseelie pour rester en vie. Elle travaille comme détective, et une affaire sur laquelle elle enquête va la replonger dans son milieu d’origine.

Le début du roman est assez long, il faut s’accrocher, il ne se passe pas grand-chose et on ne voit pas forcément où tout cela va nous mener. Mais une fois que Merry est de retour à la cour, plus de temps mort, l’intrigue se met en place et les enjeux sont enfin dévoilés au lecteur qui ne peut plus lâcher le livre jusqu’à la dernière page.
Merry est un personnage très attachant, et on suit son parcours avec plaisir. L’abondance de personnages peut être un peu déstabilisante, mais on finit par s’y habituer et à bien situer chaque protagoniste, et son rôle.

Ce qui peut perturber le lecteur, c’est l’abondance de scènes de sexe. On ne s’ennuie pas chez les faes, les parties de jambes en l’air sont le divertissement le plus prisé. Et ce premier tome laisse supposer que ça ne va pas s’arranger par la suite. Personnellement ça ne m’a pas gênée, il y a une vraie histoire derrière, qui justifie ces scènes. Mais c’est vrai que ce n’est pas un livre à laisser entre toutes les mains…

Pour moi, Le baiser des ombres est une très bonne entrée dans l’univers de Merry Gentry, et je vais rapidement continuer cette série.



lundi 5 décembre 2011

Harry Potter et la chambre des secrets

Toujours réalisé par Chris Colombus, Harry Potter et la chambre des secrets souffre des mêmes défauts que le premier opus. Trop typé jeunesse, trop cheap, le film est loin d'être à la hauteur du livre. Ce dernier avait gagné en maturité, ce qui transparaît finalement assez peu dans le film. 
Les acteurs sont toujours formidables (Dumbledore est certes fatigué, mais il ne faut pas oublier que son interprète, Richard Harris, se mourrait d'un cancer), notamment Kenneth Branagh qui fait un Gilderoy Lockhart parfait, vantard et couard au possible.
Pour ce qui est des décors, le meilleur côtoie le pire. Si Aragog est aussi immonde que dans mon imagination, le saule cogneur est digne d'une copie de jouet fabriqué dans un atelier clandestin par un enfant de 8 ans. Idem pour le basilic, qui fait trop plastique et qui ne m'a pas convaincue.

L'histoire en elle-même est assez fidèle au livre, mais l'ensemble manque de magie. L'intention est bonne, mais Chris Colombus ne m'a franchement pas conquise. Heureusement Alfonso Cuaròn prendra les commandes du prochain film, pour un rendu plus mature et une image plus léchée.





Fiche du film. Source Allociné

Date de sortie : 4 décembre 2002
Réalisé par Chris Columbus
Avec Daniel Radcliffe, Rupert Grint, Emma Watson …
Genre : Fantastique
Nationalité : Américain, britannique
Durée : 2h30
Film à partir de 6 ans

Synopsis :

Alors que l'oncle Vernon, la tante Pétunia et son cousin Dudley reçoivent d'importants invités à dîner, Harry Potter est contraint de passer la soirée dans sa chambre. Dobby, un elfe, fait alors son apparition. Il lui annonce que de terribles dangers menacent l'école de Poudlard et qu'il ne doit pas y retourner en septembre. Harry refuse de le croire.
Mais sitôt la rentrée des classes effectuée, ce dernier entend une voix malveillante. Celle-ci lui dit que la redoutable et légendaire Chambre des secrets est à nouveau ouverte, permettant ainsi à l'héritier de Serpentard de semer le chaos à Poudlard. Les victimes, retrouvées pétrifiées par une force mystérieuse, se succèdent dans les couloirs de l'école, sans que les professeurs - pas même le populaire Gilderoy Lockhart - ne parviennent à endiguer la menace. Aidé de Ron et Hermione, Harry doit agir au plus vite pour sauver Poudlard.