lundi 31 décembre 2012

2012 en un billet

Eh ouais, vous pensiez y échapper, ben non, le voilà le bilan de l'année. Non, ne profite pas d'un moment d'inattention pour décamper furtivement toi là-bas au fond, trop tard je t'ai vu !

Alors, 2012 c'est 233 romans et 30 BD/mangas lus (l'année prochaine faudrait que je comptabilise combien j'en achète tiens), une PAL qui se monte à 123, une dévotion totale à Barrons/Dredi et plein de rencontres virtuelles ou IRL qui font chaud au coeur !

Cette année c'est mon employeur que je remercie, car en doublant mon temps de trajet (au cas où vous vous poseriez la question, non, mon salaire n'a pas doublé, lui) il m'a permis d'augmenter considérablement mon temps de lecture...

Côté challenge je suis venue à bout du défi lecture V&S/ABFA, ainsi que du challenge RCS. Grâce à ce dernier j'ai découvert, et apprécié, la romance historique, tant et si bien que je me suis mise en tête de corrompre Strega (et c'est en bonne voie, je suis un être diabolique ^^).
D'autres challenges sont encore en cours, Lecture VO chez Megworld, JLNN chez Lune et Jeunesse/YA chez Mutinelle

Alors parlons peu mais parlons bien, que retenir de cette année ?

Des livres que j'ai adoré :

1. La série Fièvre de Karen Marie Moning

2. Le Trône de Fer de George R.R. Martin

3. Noces de Lune d'Anne Denier

4. Apocalypsis T1 : Alice d'Eli Esseriam

5. Sous l'emprise du désir de Lisa Kleypas


Et puis des choses que j'ai moins aimé :

1. De mon sang d'Amanda Hocking

2. La Société T1 d'Angela Behelle

3. Demonica T1 de Larissa Ione


(Cher lecteur je te laisse le soin d'en retrouver les chroniques sur le blog à l'aide du formidable moteur de recherche que j'ai réussi à mettre - il fallait juste copier un code, mais pour moi c'est déjà beaucoup - ou grâce au récapitulatif des chroniques par auteur que je tiens scrupuleusement à jour et que personne n'utilise.)

Pas de résolution pour cette nouvelle année, je sais que je suis infoutue capable d'en tenir une. Par contre un grand merci à vous qui passez par là (oui, même à toi qui a voulu prendre la tangente au début de ce billet)...

Fièvre Fatale, Karen Marie Moning


Résumé :

"A la merci de mes ennemis, je lutte pour survivre, c'est-à-dire, en l'occurrence, pour ne pas tomber sous le charme fatal de celui que je me suis juré de tuer... mais je sens que je perds la bataille, que les frontières entre notre monde et celui des Faës sont en train de céder. Je sens que j'entame le combat le plus difficile de ma vie. Je ne laisserai pas tomber. Je sais que j'ai des alliés, et, plus important, la mémoire de ma sœur assassinée à défendre. Saurai-je faire face à la vérité ?".


Avis :

La fin du précédent opus laissait Mac dans une position plus que délicate, à la merci des Princes Unseelie, le rituel druidique n’ayant pu empêcher la chute des murs. Abattue, humiliée, plus bas que terre, la jeune femme va devoir relever la tête pour avancer, et cela va passer par une première partie d’un érotisme torride donnant à n’importe quelle femme envie d’être réduite à l’état de Pri-ya (ne dites pas non, dans mon entourage je ne connais qu’une personne qui soit insensible au charme de Barrons, les autres ont la bave qui suinte au coin des lèvres dès que l’on prononce son nom). Et la Mac 5.0 qui renaît de ses cendres est plus déterminée que jamais.

De l’action, de l’action, de l’action. Que ce soit dans les rues de Dublin, en Faërie, ou dans des draps pourpres, l’action est omniprésente dans cet avant-dernier tome. Le monde imaginé par Karen Marie Moning se complexifie sans perdre en cohérence, et l’intrigue aussi. Qui est vraiment Mac ? Quels sont les vrais buts de Rowena ? Où était V’lane ? Sans parler de Barrons qui détient le premier prix de l’homme le plus mystérieux et secret de cette série… Fièvre Fatale joue avec nos nerfs et nos petits cœurs, si bien qu’il est impossible de le lâcher (et pourtant il s’agit d’une relecture, donc je connais un peu l’histoire quand même) et de s’immerger corps et âme dans ces chroniques qui gagnent en qualité à chaque tome. Et le cliffhanger qui termine cet opus est juste insoutenable, ne laissant d’autre choix que de poursuivre la lecture dans cet univers fascinant.

vendredi 28 décembre 2012

Humaine, Rebecca Maizel



Résumé :

Je te libère... Je te libère, Lenah Beaudonte. Garde espoir et sois libre... Ce sont les derniers mots dont je me souviens. Avant eux, j'étais la vampire la plus belle et la plus cruelle de tous les temps. Maintenant, je suis une jeune fille de seize ans, je veux sentir le soleil sur ma peau et ce que c'est qu'être amoureuse. Je veux savoir ce que ça fait de redevenir humaine.




Avis :

Dans les livres de vampires on a plutôt l’habitude de croiser des humains désireux d’accéder à l’immortalité et prêts à tout pour être mordus. Dans Humaine, c’est l’inverse : une puissante et cruelle vampire, Lenah, n’en peut plus de cette douleur sans fin liée à sa condition et est prête à tout pour retrouver son humanité et vivre sa vie dont on la privée à seize ans. Son ami et amant, Rhode, va lui offrir cette chance, et Lenah, après un sommeil d’un siècle, va revenir à la vie à notre époque. Nous allons la suivre dans son apprentissage de cette nouvelle vie qui lui réserve nombre de surprises. Mais son passé va la rattraper, son cercle (les vampires qu’elle a créés) va partir à sa recherche.

L’idée de départ est plutôt intéressante, le retour à la vie d’une vampire de plus de six siècles dans notre époque moderne, après une non-vie d’une extrême cruauté, il y avait de bonnes choses à faire. Le résultat est un peu en-dessous de ce qu’on était en droit d’attendre. On retombe sur la fameuse trame chère aux romans YA : la jeune fille nouvelle au lycée qui va devenir amie avec le garçon en marge des autres, tout en étant attirée par le beau gosse sportif du bahut. Avec bien sûr le groupe de filles belles et méchantes qui vont passer leur temps à se moquer d’elle et à lui rendre la vie difficile. Ce n’est pas désagréable à lire, mais on ne va pas se mentir, c’est du déjà-vu. Et puis il y a la deuxième partie qui vient sauver l’ensemble, et surtout la fin, que j’ai trouvée très jolie. Eh oui, le livre n’est pas si creux qu’on peut le croire, il y a une morale à cette histoire, et du coup j’ai bien envie de savoir ce que Rebecca Maizel va nous réserver pour le prochain opus.

jeudi 27 décembre 2012

Sérum S01 E04, Henri Loevenbruck



Résumé :

Traqué par la police, le Dr Draken persiste à vouloir comprendre le lien entre les visions d'Emily et l'enlèvement du couple Singer. De son côté, le détective Lola Gallagher, abandonnée par sa hiérarchie, remonte la piste. Mais des zones d'ombre subsistent et mettent en péril son enquête. Pendant ce temps, leurs ennemis invisibles poursuivent leur plan machiavélique. Lola ira-t-elle jusqu'au bout ? Au prix de quels sacrifices ?


Avis :

On reprend là où l’épisode précédent s’était arrêté. Drake est en fuite, recherché par la police mais retrouvé par Lola qui refuse de croire que son ami est le meurtrier d’Emily, malgré les preuves accablantes contre lui.
Dans cet épisode, on n’avance pas beaucoup dans l’intrigue, mais l’auteur lève le voile sur le passé d’Emily. Dans quel but ? Eh bien ce n’est pas dans cet épisode que nous le saurons ! D’ailleurs, ces révélations, loin de nous éclairer sur le meurtre d’Emily et les visions de la jeune femme, épaississent encore davantage le mystère, même si peu à peu les pièces du puzzle se mettent en place.
Une nouvelle fois la fin vient trop vite, nous ne sommes qu’à deux épisodes de la fin de la première saison, le rythme devrait encore s’accélérer dans le prochain livre.

mardi 25 décembre 2012

Neuvième cercle, Fabrice Colin



Résumé :

Dan, Peter et Valence vivent dans un refuge de réprouvés dans les entrailles de New York en 1999. La peur millénariste et des événements étranges font ressurgir le passé auquel ils essayaient d'échapper. Sont-ce ces traumatismes que convoite l'Inquisiteur qui les pourchasse ? Ou l'entité obscure qui les hante ?


Avis :

J’ai été tentée de lire Neuvième Cercle après le chat V&S avec Fabrice Colin, l’un des intervenants ayant été visiblement très marqué par ce livre. Un tour à la bibliothèque plus tard, il était entre mes mains (le bouquin, pas l’intervenant − et encore moins Fabrice Colin). 320 pages plus tard, j’ai envie de dire « humpf ».

À l’aube de l’an 2000, la lie de l’humanité vit sous terre dans des cercles hiérarchisés, rappelant L’Enfer de Dante. Dan, Peter et Valence font partie de ces exclus, et vont mener une quête jusqu’au neuvième cercle, rencontrant sur leur passage des dieux déchus et des personnages historiques avec qui ils vont disserter sur leur condition, la vie en général, ou la mort…
Première impression : c’est sale. Vous aurez l’impression que la crasse des souterrains vous enveloppe, et au bout de quelques pages vous aurez une envie irrépressible d’aller vous laver les mains tellement c’est trash. Violence, maladie, crimes sexuels… Rien n’est épargné au lecteur qui a en plus la joie d’être aux premières loges.
Cet étalage de violence sans réelle justification ne m’a pas plu, j’ai trouvé l’intrigue en elle-même bien mince, et je n’ai pas adhéré du tout au concept. Non, vraiment, rien que d’y repenser, il faut que j’aille vite me laver les mains…

Jingle bells, jingle bells, jingle all the way...



Oh Chani un billet de joyeux Noël le 25 décembre, quelle originalité !
J'ai failli mettre une photo de Dredi en cadeau, et puis je me suis dit que c'était un poil racoleur et je ne voulais pas me fâcher avec mon lectorat masculin ^^ J'ai donc fait soft pour vous souhaiter un joyeux Noël , à vous et vos proches ;) 

lundi 24 décembre 2012

Fièvre Faë, Karen Marie Moning


Résumé :

"En venant à Dublin, j'avais deux buts. Découvrir qui a tué ma sœur et venger celle-ci. Vous voyez avec quelle facilité je le dis, à présent ? Je veux la vengeance. Une vengeance avec un grand V. Une vengeance avec des os brisés et des flots de sang. Je serais sans doute morte peu de temps après avoir posé mes jolis petits petons aux ongles vernis sur le sol irlandais, si je n'avais pas poussé la porte de la librairie de Jéricho Barrons. J'ignore qui il- est, ou plutôt, ce qu'il est. Ce que je sais, c'est qu'il détient des connaissances dont j'ai besoin et que je possède quelque chose qu'il désire, ce qui fait de nous des alliés. Et le dernier espoir de l'humanité..."


Avis :

Après avoir terminé Iced, j’étais en manque de JZB Dublin et de l’univers imaginé par Karen Marie Moning. Du coup j’ai pris le fil de mes relectures et dévoré Fièvre Faë en trois coups de cuillère à pot (non je n’ai pas perdu de pari dont l’enjeu aurait été de placer cette locution un peu pourrie). Et j’ai ressenti le même plaisir lors de cette relecture que la première fois.
L’atmosphère est plus sombre, plus apocalyptique, Mac doit s’endurcir davantage et JZB (*bave*) est de plus en plus intrigant et son rôle plus trouble. Même en connaissant la suite, je me suis laissée emporter par l’histoire et ses mystères. Et puis la fin… J’avais oublié à quel point la fin de ce troisième opus était terrible, je me demande comment j’ai fait à l’époque pour attendre sagement la suite !
Après un deuxième tome finalement assez sage, Fièvre Faë emporte tout sur son passage, c’est à mon avis avec ce tome que tout s’emballe et que l’action proprement dite démarre. Et même si j’en ai très envie car je sais que la suite est encore mieux, je me contiens pour ne pas me jeter sur Fièvre Fatale afin de faire durer le plaisir une seconde fois. 

vendredi 21 décembre 2012

Si c'est le dernier, autant se faire plaisir !

Je ne vous apprends rien, la fin du monde est attendue pour aujourd'hui. Alors, si ce billet doit être le dernier, autant éviter de pondre un article bien chiant, mais plutôt se faire plaisir ^^  Et avec un peu de chance, à demain ;)





















jeudi 20 décembre 2012

Désolation : Le dernier vampire, Jean Vigne


Résumé :

Question choix malvenus, j'en connais un rayon. Je pourrais vous parler de ce caillou tombé sur terre en juin 2067, et qui éradiqua une bonne partie de l'humanité. Plutôt une bonne chose... Je pourrais vous raconter mon aventure avec Laurence, une vampire rousse dont la beauté n'égale que la cruauté. Pas mal... Et pourquoi pas de Solange Lemère, biochimiste et initiatrice d'une hérésie : l'immortalité pour l'Homme... Là, ça se gâte... Et que dire de l'extinction de mes sœurs et frères vampires, empoisonnés par l'invention de Solange... De quoi me mettre les nerfs. De quoi me mettre en chasse. De quoi me retrouver dans une belle merde. Question choix malvenus, j'en connais un rayon... et ce n'est qu'un début.


Avis :

En découvrant une météorite vouée à s’écraser sur notre planète, Marie, jeune scientifique annonce la fin du monde. Sur quatre générations, le lecteur va suivre le destin de la jeune femme et de ses descendantes, des prémices de l’apocalypse à la lutte pour la survie. Marie, Solène, Solange et Virginie vont toutes croiser Jean, vampire de son état, pour qui l’apocalypse sonne le glas de son mode de vie et qui va devoir lui aussi s’adapter.

À la croisée du roman post-apocalyptique, du roman vampirique et du thriller, Désolation : Le dernier vampire propose un cocktail tout à fait atypique assez captivant.
La première partie m’a séduite d’entrée, il faut dire que je suis très portée sur le post-apo, et la façon dont l’auteur nous décrit cette longue agonie de notre société attendant l’inévitable est très prenante. La chute de la météorite, le dérèglement climatique, les épidémies, la mort, la lutte pour survivre, les thèmes ne sont pas novateurs mais décrits avec beaucoup de crédibilité.
Il y a ensuite une sorte de palier dans la narration où Jean Verger (le vampire, si si) voit son existence même remise en cause et doit évoluer pour survivre, remettant totalement en question ce qu’il a été jusque-là. Évolution assez surprenante qui m’a d’abord laissée perplexe mais à laquelle j’ai fini par adhérer.
Enfin, la dernière partie est une enquête menée tambour battant, à la manière d’un thriller, dans le monde clos et étouffant qu’est celui des survivants. Cette partie recèle nombre de surprises, Jean Vigne (l’auteur, vous me suivez ?) est là où on ne l’attend pas, et moi ça me plaît bien qu’on me réserve de bonnes surprises comme ça. Ajoutons à cela que le style de l’auteur est fluide, direct et sans fard, au service de son intrigue, poussant le lecteur à tourner sans cesse les pages.

Si la couverture avec la sublime illustration de Fleurine Rétoré m’avait interpelée, le contenu de Désolation : Le dernier vampire a achevé de me séduire. J’ai parcouru ce roman d’une seule traite, convaincue par l’originalité de l’histoire et la prose de l’auteur. Une suite est en route et je m’en réjouis par avance.

mercredi 19 décembre 2012

Blood of Eden T1 - Je suis une immortelle, Julie Kagawa


Résumé :

Allie est une rebelle, une « non-enregistrée ». Elle méprise les « larbins » — ces êtres humains qui se sont laissé réduire à l’état de bétail par les vampires devenus les maîtres du monde —, et se bat pour vivre libre, dans la clandestinité. Mais, une nuit, alors qu’elle part chasser sa nourriture, sa vie bascule : elle est attaquée par des enragés et, quand elle reprend miraculeusement conscience, c’est pour s’apercevoir qu’un vampire la tient à sa merci. Un vampire qui met Allie devant un choix impossible : mourir… ou accepter d’être mordue — et devenir à son tour un de ces monstres qu’elle honnit.


Avis :

Dans un monde post-apocalyptique où la majeure partie de l’humanité a succombé à une maladie transformant les malades en « enragés » (des zombies quoi, en gros), les vampires ont fait leur coming out et se sont érigés en protecteurs des humains en échange de prélèvements sanguins pour les nourrir (on sent bien que ça louche du côté de Morganville Vampires). Ceux qui refusent ce système, les non-enregistrés, sont, eux, à la merci des chasses sauvages, privés d’abri, de nourriture et de protection. C’est le cas d’Allie et ses amis qui en sont réduits à fouiller les poubelles pour trouver de quoi survivre. Jusqu’au jour où la jeune fille sera mortellement blessée lors d’une attaque et qu’un vampire lui donnera le choix entre la mort, et la non-vie qu’il lui offre. C’est ainsi qu’elle deviendra ce qu’elle déteste le plus au monde : un vampire.

Une jeune fille fraîchement transformée en vampire qui refuse de perdre son humanité, un maître vampire dur mais bon, de la haine, de l’amour, des trahisons, de l’humanité, voilà, en gros, le programme de Je suis une immortelle. Le livre se découpe en quatre parties, de la vie humaine d’Allie à sa quête en tant que vampire, en passant par son apprentissage et sa prise de conscience de son nouvel état et de ce qu’il implique. J’ai été un peu déçue, j’avais lu beaucoup de critiques décrivant ce livre comme un coup de cœur, je l’ai trouvé agréable, mais sans plus. Le début est un peu long, le milieu un peu convenu, et la fin trop rapide. Il y a de jolis moments, de belles leçons d’humanité et d’espoir, mais j’ai trouvé l’ensemble assez plat, et surtout le créateur d’Allie disparaît du paysage trop vite à mon sens. Mais la fin laisse penser que la suite nous réserve quelques bons moments, alors je pense me laisser tenter par le deuxième tome, espérant qu’il ait davantage de rythme.