mardi 31 janvier 2012

Chasseuse de la nuit T4 - Creuser sa tombe, Jeaniene Frost

Résumé :

Le monde se divise en deux catégories :
Ceux qui ont le pieu à la main et ceux qui creusent...
Et à deux ils iront plus vite

Le séjour romantique à Paris de nos deux amoureux Cat Crawfield et Bones tombe à l'eau lorsque Cat se réveille en pleine nuit, tremblante de peur. Elle a des visions d'un vampire du nom de Gregor, un Maître plus puissant que Bones et qui a des liens avec le passé de Cat dont elle n'a aucun souvenir. Alors qu'une bataille s'engage entre le vampire qui hante ses cauchemars et celui auquel elle a donné son cœur, Cat seule est capable de briser les liens qui la rattachent à Gregor.
 

Avis :

Après un troisième tome qui m’avait franchement déçue, je retrouve dans ce quatrième opus le plaisir du début des aventures de Cat et Bones.

Cat a la mémoire qui flanche, elle se souvient plus très bien… Mais il semblerait qu’avant Bones, elle ait déjà été mariée à un vampire, Grégor, qui vient aujourd’hui revendiquer son dû (comprenez sa femme, romantisme quand tu nous tiens). Bien évidemment Bones n’est pas tout à fait d’accord (qu’il est possessif ce garçon !), et ça va tourner au vinaigre.

Moins brouillon, plus prenant, mieux découpé, cet opus est vraiment, vraiment bien mieux que le précédent, et de loin. L’histoire est menée tambour battant, et les enjeux autour de Cat prennent de l’ampleur, la valeur de la jeune hybride est enfin exploitée. Et puis il y a les personnages récurrents que j’ai retrouvés avec plaisir tels la mère de Cat, Spade ou Vlad. Surtout Vlad. Oui, je suis fan de ce dernier, au point de souhaiter secrètement le voir prendre la place de Bones. Je vous entends déjà crier au scandale, mais c’est ainsi, j’ai du mal avec le vampire possessif, et le voir disparaître du paysage ne me traumatiserait pas outre-mesure. Laissez-moi rêver un peu !

Divertissant, rythmé, facile à lire, je n’ai cette fois pas boudé mon plaisir, et j’espère que la suite sera dans la même veine.

lundi 30 janvier 2012

Les seigneurs de l'ombre T1 - La citadelle des ténèbres, Gena Showalter

Résumé :

Une nuit noire. Une nuit noyée de neige et de brouillard. Et, éclairée par quelques rares rayons de lune, une masse sombre et inquiétante : un sinistre château que même les oiseaux évitent. Depuis sa plus tendre enfance, Ashlyn Darrow est harcelée par des voix surgies du passé. Des voix qui lui restituent inlassablement d'anciennes conversations et qui, jour après jour, ont transformé sa vie en cauchemar. Prête à tout pour se libérer de ce don maléfique, elle se rend à Budapest pour rencontrer des spécialistes en la matière, des êtres étranges dotés, dit-on, de singuliers pouvoirs. Mais à peine arrivée dans l'antique château perdu au cœur de la forêt où ils mènent leurs travaux, elle tombe éperdument amoureuse de Maddox, le plus dangereux d'entre eux - un homme aussi séduisant qu'inquiétant que ses pairs disent immortel et habité d'un dangereux démon. Et peu à peu, au mépris de la raison et de sa sécurité, incapable de résister à la fièvre dévorante qui la pousse vers cet homme maudit, Ashlyn se laisse emporter par la passion. Une passion qui la rapproche dangereusement de la terrible preuve d'amour qu'elle va devoir fournir.

Avis :

Au départ on reprend le mythe de Pandore, on le revisite à la sauce paranormale, et ça donne des guerriers ténébreux immortels jaloux qu’une boite maléfique soit confiée à une femme (qui garde le nom de Pandore pour le coup), et qui décident de l’ouvrir, laissant s’échapper les maux de l’humanité qu’elle contenait. L’un des guerriers, Maddox, plus méchant (crétin ?) que les autres n’en reste pas là, et tue Pandore de six coups d’épée, histoire de faire place nette (et il sera puni pour ça, ha ha bien fait !). Les maux ainsi libérés sont en fait des démons qui vont investir le corps des guerriers. Alors en vrac, il y a la maladie, la mort, la douleur, la luxure, et la passion pour notre chouchou Maddox. La passion, moi je pensais que c’était un truc plutôt positif, l’exaltation, la sublimation des sentiments. En fait pas du tout. Le démon Passion il est pas gentil, il pousse son hôte à détruire, tuer, être jaloux, etc…

Donc, ces fameux guerriers possédés par des démons, forcément ils n’ont pas que des amis. Il y a des chasseurs qui veulent leur faire la peau. Pourquoi, comment, qui sont-ils réellement, n’en demandez pas trop, c’est pas le sujet. Alors les guerriers, ben ils sont très méfiants et vivent reclus dans leur château, sauf Paris qui a le démon du sexe en lui, et qui doit assouvir ses besoins physiques avec les filles des alentours (comme quoi, y’a des malédictions plus faciles à supporter que d’autres !). Alors quand ils vont trouver Ashlyn, jeune fille qui entend des voix depuis sa plus tendre enfance, qui se balade sur leurs terres, ils la soupçonnent d’être un appât à la solde des chasseurs. Tous ? Non, car Maddox est irrémédiablement attiré par la jeune femme… (To be continued)

Bien, alors la romance paranormale dans le challenge RCS, c’est un peu mon Koh Lanta à moi. Avant d’y aller on sait que ce sera dur, au moment de s’inscrire on se dit qu’on peut le faire, et une fois qu’on y est on se demande pourquoi on a fait ça…
Déjà, c’est ma faute, ma très grande faute, j’avais pas vu qu’on était dans du Harlequin, ceci explique peut-être cela. Parce que franchement, c’est vraiment tout naze…

Beau héros tourmenté : check
Taux de testostérone au maxi : check
Héroïne au passé difficile : check
Héroïne vierge : check
Amour au premier regard : check
Héros possessif : check
Envies de bastonner ceux qui regardent sa promise : check
Baston : check
Encore baston : check
Sens du sacrifice (au bout de 3 jours) : check
Happy end : check 

Voilà, tout est dit. On a tous les ingrédients de la RP, aucune finesse dans la naissance du sentiment amoureux, pas de psychologie des sentiments, une intrigue très limitée (comme le QI des protagonistes en fait), de l’action inutile, tout pour ne pas me plaire en somme. 

Par contre, j’avoue que je me suis quand même pas mal marrée, c’est un peu ce qui m’a aidée à finir le bouquin (qui est gros en plus !!). Déjà, les descriptions olfactives, moi j’adore, à priori pour être viril, l’homme doit sentir la sueur (berk) et la femme la cannelle et le miel (j’ai tout faux). Je passe sur les dialogues qui sont souvent plats à mourir, pour en venir directement à la scène de la douche (qui intervient après celle du vomi, comme quoi il y a une certaine cohérence dans l’histoire). Imaginez : Maddox et Ashlyn nus sous la douche, on se dit, attention ça va être chaud bouillant, réveille-toi Chani, sans doute le moment le plus palpitant de la lecture jusqu’ici. Le beau-héros-tourmenté joue à touche pipi avec la belle-jeune-femme-au-passé-difficile, et là, paf il rencontre la barrière de l’hymen. Et il fait quoi ce couillon ? Ben il se penche pour aller regarder ça de plus près. Enorme. Sensualité et bon goût, tout ce que j’aime, j’ai failli m’étrangler de rire. Je vous rassure, il ne la déflorera pas cette fois-ci (on est gentleman ou on ne l’est pas), mais il l’emmènera au 7ème ciel quand même, ouf.

C’est à peu près tout ce qui m’a marquée dans le livre, le reste est fadasse au mieux, ridicule la plupart du temps, et je désespère de trouver une RP à peu près convenable…





jeudi 26 janvier 2012

Gravure d'argent, Yasmine Galenorn

Résumé :

Quand les sœurs D’Artigo vivaient en Outremonde, Menolly n’était pas un vampire, Camille était déjà un agent très spécial mais n’avait pas encore rencontré celui qui allait changer le cours de sa vie. Voici l’histoire de son premier amour.
Retrouvez ou redécouvrez les sœurs de la lune, mi-humaines, mi-fées, et suivez Camille, la sorcière, dans une enquête trépidante et sensuelle.



Avis :

À la base, je n’aime pas trop Les sœurs de la lune. J’ai lu le premier tome, puis passé mon chemin. Ce court roman (ou longue nouvelle) étant offert par Milady pour l’achat de deux autres titres, je n’allais tout de même pas craché dessus, et il faut avouer que la lecture en a été plutôt agréable. 
L’histoire est racontée par Camille, la sorcière pas très douée, mais folle de sexe (là, elle est douée). Missionnée pour retrouver un fae tueur, elle va croiser le chemin de Trillian, et là c’est le coup de foudre. Ils mèneront ensemble l’enquête à son terme, permettant ainsi à Camille d’échapper, pour le moment, à son patron. 

Cette petite histoire est distrayante, elle a sûrement davantage d’intérêt pour les fans de la série puisque les évènements ont lieu avant que les trois sœurs quittent l’Outremonde. Pour ma part j’ai juste passé un bon moment, mais je ne poursuivrai pas les aventures de Camille, Menolly et Delilah pour autant.

mercredi 25 janvier 2012

Merci d'avoir survécu, Henri Borlant

Résumé :

Juillet 1942. À la veille de la rafle du Vel' d'hiv', Henri Borlant et sa famille vivent depuis trois ans dans une bourgade près d'Angers. Émigrés russes d'origine juive, les parents sont avant tout des français, naturalisés par décret peu avant la naissance d'Henri. Le père est tailleur. Ils ont neuf enfants. À la rentrée scolaire ces derniers sont inscrits d'office à l'école libre où ils reçoivent l'enseignement catholique.  À la demande de l'abbé qui leur fait la classe, ils sont baptisés. A 13 ans, Henri devient catholique pratiquant. Le 15 juillet 1942 des soldats allemands l'arrêtent, lui, son père, son frère 17 ans et sa sœur 21 ans. Ils sont déportés directement d'Angers au camp d'Auschwitz Birkenau. Henri ne les reverra jamais. Il survit 28 mois à la faim, au froid, aux coups, aux humiliations, à la tuberculose, aux massacres quotidiens et aux fréquentes sélections pour la chambre à gaz. Fin octobre 1944 le camp est évacué vers l'Allemagne à l'approche de l'armée soviétique. D'Ohrdruf, qui dépend de Buchenwald, Henri réussit à s'évader à la veille de l'arrivée des Américains. 15 jours plus tard, il est à Paris où il retrouve sa mère et cinq de ses frères et sœurs. A 18 ans, il surmonte tous les obstacles et démarre ses études secondaires. Deux ans et demi plus tard il obtient son bac et entre à la faculté de médecine. Installé comme généraliste à Paris depuis 1958, il rechute de la tuberculose en 1974. Un long traitement induira un état dépressif. Il entreprend une psychanalyse. En 1992 on lui demande pour la première fois de témoigner. Depuis il n'a plus cessé de le faire publiquement, aussi bien en France qu'à l'étranger.
 

Avis :

Bien sûr, chacun de nous connaît les atrocités de la seconde guerre mondiale, la Shoah, l’enfer des camps. Ce n’est pas en cela que réside le principal intérêt de Merci d’avoir survécu.
Le témoignage de Henri Borlant, c’est l’horreur de la guerre à travers les yeux d’un enfant, qui au lieu d’avoir la vie devant de lui ne voyait que la désolation et la mort autour de lui, avec comme seul objectif de voir le lendemain, d’être toujours en vie le surlendemain.
L’incompréhension face à cette injuste discrimination qu’il subit, la peur de perdre les siens, la résignation, la lutte pour la survie, Henri Borlant aborde ces différents thèmes avec pudeur, en gardant ses yeux d’enfant.
Mais c’est aussi l’après, le retour à la vie « normale », avec les séquelles de ce qu’il a vécu, ses peurs et ses rancunes. Car survivre aux camps laisse des traces, et seuls peu de gens sont en mesure de l’aider à cette époque. 

Plein de force et d’espoir, parfois dur, mais avec une grande humilité, Henri Borlant raconte son histoire, pour que nous n’oubliions pas l’Histoire.

mardi 24 janvier 2012

Madison Avery T1 - Ange gardien, Kim Harrison

Résumé :

Madison s'est fait tuer la nuit de son bal de promo. Son meurtrier ? Un ange déchu. Par chance, Madison a réussi à lui voler son amulette qui lui permet d avoir une illusion de corps (le vrai a disparu et c'est un problème), et d avoir une vie normale... enfin, presque.Un ange a été envoyé en mission pour lui apprendre à se servir de son amulette. À son contact, Madison s'aperçoit que le destin lui en veut, et que le bien et le mal sont deux notions assez relatives quand les anges s'en emparent.


Avis :

Ce premier tome de Madison Avery démarre juste après les évènements relatés dans la nouvelle Madison Avery et l'Ange des Ténèbres qui figure au sommaire du recueil Nuits d’enfer au paradis, disponible aux éditions Hachette « Black moon ». Même si la lecture de la nouvelle n’est pas indispensable, elle est vivement conseillée (par moi en tout cas) pour entrer tout de suite dans l’histoire sans se poser de question sur le pourquoi du comment. Ceci étant posé, revenons à notre sujet.

La narratrice, Madison, est donc une jeune fille de tout juste 17 ans, tragiquement décédée lors du bal de promo. L’ange des ténèbres venu prendre son âme a quelque peu échoué puisqu’il s’est fait voler son amulette par sa victime, lui permettant de récupérer l’illusion d’un corps et de reprendre sa place dans son ancienne vie.
Anges de lumière contre anges des ténèbres, c’est maintenant le quotidien de la jeune fille qui doit non seulement comprendre le monde qui s’ouvre à elle, mais aussi découvrir le rôle qu’elle a à y jouer.

Madison est un personnage très attachant, et son histoire ne manque pas d’originalité ni de fraicheur, vous aurez déjà compris que j’ai plutôt bien aimé ce premier tome. Pas de temps mort, des personnages tout en nuances, des retournements de situation, un style enlevé, tous les ingrédients pour une série légère et distrayante sont réunis, et je suis aux anges ^^

lundi 23 janvier 2012

Ma vie est tout à fait fascinante, Pénélope Bagieu

Résumé :

Pénélope est une illustratrice parisienne de 25 ans. Elle vit dans le plus petit appartement du monde, sous les toits. En compagnie de son chat rose, sa collection de chaussures et ses tracas quotidiens : sa réticence à faire du sport, sa mère envahissante, son chéri qui ne l'écoute pas, ses clients qui la paient en retard, son incapacité à mettre de l'autobronzant correctement et ses talons aiguilles qui se coincent entre les pavés. Heureusement pour elle, il reste les copines langues de vipère, les soldes, les séries télé, les week-ends à Londres, la presse People et les macarons à a fleur d'oranger.
Pénélope possède un tas de petits défauts : elle râle, parle beaucoup trop, manque parfois de tact, arpente compulsivement les magasins, insulte les automobilistes sur les pistes cyclables, ne fait la vaisselle qu’une fois par semaine, dépense trois fois ce qu'elle gagne, passe la moitié de sa vie au téléphone, mange n'importe quoi, s'obstine à essayer de rentrer dans un 36, s'insurge (selon les saisons) contre le froid ou le chaud, reste des heures dans la salle de bains, et fait parfois preuve d'une grossièreté effrayante.
Pénélope Bagieu nous raconte, dans cette bande dessinée, les petites histoires et péripéties de cet attachant personnage, tour à tour drôles, émouvantes et toujours passionnantes.


Avis :

D’abord, honte sur moi, je ne connaissais pas Pénélope Bagieu jusqu’à ce que l’on m’offre ce livre (encore merci, au passage). Mais j’ai depuis réparé cette erreur, et je suis très fan !

Ma vie est tout à fait fascinante, c’est une centaine de planches qui croquent la vie quotidienne d’une jeune femme d’aujourd’hui. Très drôles et pertinentes, ces petites scénettes m’ont fait sourire plus d’une fois, et on se reconnaît facilement dans ces situations ordinaires que l’on a bien souvent vécues à un moment ou un autre (Ikéa ou le film d’horreur ont eu un énorme écho chez moi…)

Je vous recommande vivement de vous jeter dessus pour faire le plein de bonne humeur !


Le blog de Pénélope est ici

vendredi 20 janvier 2012

La mémoire du vautour, Fabrice Colin

Résumé :

Bill Tyron a enfin trouvé un boulot bien payé ! Il doit veiller, pour le compte de commanditaires anonymes, à ce qu'une ancienne GI atteinte de leucémie ne retrouve pas la mémoire. Mais il tombe amoureux de Sarah qui, de plus en plus faible, refuse tout soin. Des Tours du Silence de Bombay aux hippies de Birmanie, de pirates thaïs défoncés aux performances d'un professeur d'art schizophrène, sur fond de tsunami, de guerres secrètes et de révolutions avortées, au rythme d'un road movie à la David Lynch, Bill part en quête de la mémoire perdue de Sarah...
 

Avis :

L’année dernière j’ai redécouvert Fabrice Colin. Coup de cœur après coup de cœur, j’étais tellement enthousiaste que je me demandais même comment j’avais pu ne pas l’apprécier lors de mes lectures précédentes. Positive et conquise par avance, je me suis lancée dans la lecture de La mémoire du vautour. 

Alors au début, tout va bien. Les deux premières parties sont axées successivement sur Bill, puis Sarah. Le premier est chargé de surveiller la seconde, ex-G.I. atteinte d’une leucémie, et finira par tomber amoureux d’elle. De Sarah on apprendra son passé, ses excès et ses blessures. Jusqu’ici le récit est assez classique, si ce n’est un léger souci de salle de bains qui grandit toute seule chez Bill, mais pourquoi pas.
Ensuite, troisième partie, intitulée « Reeltoy ». Exit Sarah et Bill, place aux pensées d’un vautour, d’un tigre, et aux délires psychédéliques de différents personnages. Euh Fabrice, c’est quoi ce chapitre ?! Je me dis qu’il doit bien servir à quelque chose, mais ça avance en quoi ton histoire entre nos deux protagonistes du début ? Je commence à être perdue, mais je m’accroche, parce que je sais que l’auteur est capable du meilleur. Allez, courage, vivement le prochain chapitre.
Quatrième partie « Narathan ». Bon, je ne vais pas dévoiler qui c’est, mais lui aussi, je me demandais ce qu’il allait apporter à l’histoire. Plus tangible que « Reeltoy », j’ai réussi à tenter de reprendre mes esprits et ma concentration, misant beaucoup sur la suite, l’ultime partie.
« Io-Tancrède »… Mais c’est qui lui ? Mais il est tout bizarre ?! Et où sont Sarah, Bill ? Et la salle de bains ? Là, je suis désespérée, et ce jusqu’à la dernière page. Pourquoi ? Parce que je n’ai strictement rien compris au livre. Il y a sans doute un sens caché au milieu du fouillis apparent, un niveau de lecture que je n’ai pas su appréhender, je ne sais pas… Ou alors il n’y a rien, et je me prends la tête bêtement… 

Non, vraiment, je n’ai pas accroché, et je ne peux pas dire si ce roman est bien ou pas. Mais perdue dans la fumée des joints roulés dans la jungle indienne, j’ai été jusqu’au bout comme un bon petit soldat, sans bien comprendre pourquoi …

jeudi 19 janvier 2012

Portrait chinois littérature


Trouvé chez Xian Moriarty, j'ai trouvé ce petit questionnaire bien sympa, donc je le pique (et j'ai même pas honte). 

– Si j’étais un écrivain ? JRR Tolkien (ouais, quand même, quitte à rêver, autant le faire en grand !)
– Si j’étais un roman ? Ambre (aventure, histoire, amour, et une héroïne sans morale que j'adore)
– Si j’étais un héros de littérature ? Chani of course !
– Si j’étais un signe de ponctuation ? ...
– Si j’étais une langue ? L'elfique
– Si j’étais un poète ? Boris Vian
– Si j’étais une BD ? Yoko Tsuno
– Si j’étais un personnage de bande dessinée ? La marsupilami (nan, demandez pas pourquoi)
– Si j’étais un manga ? Georgie (bah oui)
– Si j’étais un conte de fée ? La belle et la bête
– Si j’étais une pièce de théâtre ? Huis-clos (l'enfer c'est les autres...)
– Si j’étais un prix littéraire ? Je sais pas... Qu'il soit décerné par les lecteurs en tout cas.
– Si j’étais un auteur classique ? Flaubert (pour torturer des générations de lycéens avec madame Bovary ^^)
– Si j’étais une légende ? Celle du trésor au pied de l'arc-en-ciel
– Si j’étais un dieu grec ? Zeus (mégalomanie, quand tu nous tiens !)

mercredi 18 janvier 2012

La fille qui voulait être Jane Austen, Polly Shulman

Résumé : 

Julie, quinze ans, est habituée aux lubies de sa meilleure amie Ashleigh, même si, à cause d’elle, elle se retrouve parfois dans des situations improbables. Après le roi Arthur, la stratégie militaire ou le ballet, la dernière passion en date de cette éternelle enthousiaste : Jane Austen ! Ashleigh veut à tout prix trouver le M. Darcy d’aujourd’hui en participant au bal d’une prestigieuse école de garçons. Et voici les deux inséparables vêtues de crinolines, en chasse pour dénicher le parfait héros austenien… mais attention à ne pas choisir le même (heureux) candidat !

Avis : 

Deux amies, l’une, Julie, calme et raisonnable, l’autre, Ashleigh, complètement déjantée qui a une nouvelle obsession : l’univers de Jane Austen. Alors forcément, elle veut rencontrer M. Darcy (qui ne l’a pas voulu à un moment ou un autre ?!), et va trainer sa copine au bal du lycée huppé d’à coté. Sans dévoiler le reste, vus vous doutez bien qu’il va y avoir une histoire d’amour à un moment ou un autre. 

Bien, alors ce livre, recommandé par Stephenie Meyer (ça m’apprendra à suivre ses conseils, bref), a un titre alléchant, une couverture plutôt sympa alliant une silhouette austinienne et un iPod. Et le contenu ? Youhou, Chani, tu t’égares !
Oui, bon, de ce côté-là, je suis moins enthousiaste. Déjà, si la petite Julie est plutôt sympathique et mérite même la béatification pour toutes les années passées à subir sa copine Ashleigh, cette dernière est carrément insupportable. Le phrasé qu’elle adopte, ses caprices, son attitude, tout en elle donne envie de faire tourner le moulin à baffes… Et elle prend de la place dans le livre la bougresse, me donnant des fourmis dans les mains de ne pouvoir assouvir mon besoin de la faire taire. Je dois même avouer qu’au bout d’un moment, je lisais ses interventions en diagonale, en overdose de mièvrerie que j’étais…
Après, c’est une gentille petite histoire d’amour et d’amitié, ça dégouline de bons sentiments et de guimauve, et l’issue est courue d’avance.

Dans le fond c’est pas un mauvais bouquin, mais je pense que si le lecteur a dépassé 15 ans, il va s’ennuyer aussi ferme que moi…

mardi 17 janvier 2012

La quête d'Ewilan T1 - D'un monde à l'autre, Pierre Bottero

Résumé :

"Quand Camille vit le poids lourd qui fonçait droit sur elle, elle se figea au milieu de la chaussée. Son irrépressible curiosité l'empêcha de fermer les yeux et elle n'eut pas le temps de crier... Non, elle se retrouva couchée à plat ventre dans une forêt inconnue plantée d'arbres immenses. Te voici donc, Ewilan. Nous t'avons longtemps cherchée, mes frères et moi, afin d'achever ce qui avait été commencé, mais tu étais introuvable... "



Avis :

Après la lecture des Âmes croisées, j’avais envie de faire plus ample connaissance avec l’œuvre de Pierre Bottero. Je me suis donc tournée vers La quête d’Ewilan avec beaucoup d’espoirs.
J’ai été un peu déçue de ma lecture…

Il faut remettre les choses à leur place, ce livre est destiné aux 10/15 ans, donc je ne suis clairement pas le cœur de cible, et c’est sans doute pour cette raison que je n’ai pas été complètement emportée par ma lecture.
Les personnages sont attachants mais très manichéens. L’écriture est plus simple, moins envoûtante que dans Les âmes croisées, mais cohérente avec le style général du roman. En revanche, je reconnais que Pierre Bottero a le talent de créer de toutes pièces un univers original et attrayant, et à mettre l’imaginaire en scène, ce qui fait qu’au final, ça fonctionne, le lecteur se retrouve presque malgré lui happé dans l’histoire.

Même si je n’ai pas été totalement conquise, j’ai trouvé ce premier tome des aventures d’Ewilan très réussi et particulièrement adapté au public auquel il s’adresse.

lundi 16 janvier 2012

Jill Kismet T1 - Mission nocturne, Lilith Saintcrow

Résumé :

Mon nom est Jill Kismet.
Spécialiste en trucs surnaturels. Exterminatrice d’esprits malfaisants. Tueuse de démons. Tout le monde ne supporte pas la nuit et ses créatures, mais je ne suis pas tout le monde. Mon passé m’a beaucoup appris sur les ténèbres, et j’ai été entraînée par le meilleur. Les villes ont besoin de personnes comme nous, qui font des choses que même les flics refusent de faire, quand la nuit est tombée…
Bienvenue dans mon univers.


Avis :

Après Danny Valentine qui m’avait complètement séduite, j’avais hâte de faire la connaissance de Jill Kismet, la nouvelle héroïne de Lilith Saintcrow. Soyons clairs dès le départ, les deux sont très différentes, tant dans leurs personnalités que dans la teneur de leurs aventures.

Mission nocturne nous plonge dans un univers très sombre et violent, peuplé de monstres et où le danger est omniprésent. Jill Kismet est une chasseuse de démons, un peu perdue depuis la mort de son mentor six mois auparavant, dotée de pouvoirs surnaturels depuis son alliance avec… un démon ! Elle va se trouver confrontée à des meurtres particulièrement sanglants et essayer de trouver le coupable.
L’histoire démarre très fort, de l’action, des bagarres, on est tout de suite au cœur de l’action, mais on est un peu perdu aussi. C’est tout le paradoxe de ce livre, car malgré cette débauche d’action, l’intrigue démarre lentement, trop lentement. Le lecteur est perdu, ne sait pas trop où tout cela va le mener, quelle est la finalité de tout ce remue-ménage. Ce n’est qu’après un bon tiers que tout se met en place et que le lecteur arrive à avoir une idée sur la place de chacun dans l’histoire, ainsi que des enjeux.
À côté de ça, les personnages sont survolés, si bien qu’il est difficile de s’attacher à eux. L’héroïne est la seule à être un peu exploitée, notamment par le biais de ses réflexions intérieures, mais là encore c’est parfois brouillon. Heureusement, une touche d’humour relève un peu l’ensemble, mais ne sauve pas tout.

C’est donc, pour moi, un bilan en demi-teinte pour ce premier tome de Jill Kismet, mais son univers sombre ravira les amateurs d’urban fantasy pure et dure.

vendredi 13 janvier 2012

Chroniques des Nephilim T1 - Les ailes de la nuit, Heather Terrell

Résumé :

Ellie n'a jamais été très douée pour parler aux garçons. Ni aux autres d'ailleurs. Ce n'est pas une fille banale : elle a un don inexplicable. En touchant les gens, elle peut lire leurs pensées et voit des images de leur passé. Un secret qu'elle n'a jamais révélé. Jusqu'au jour où elle rencontre Michael. Il est solitaire, beau, charmant et doux... ils sont littéralement aimantés l'un par l'autre. Bientôt, Ellie et Michael découvrent qu'ils ont les mêmes pouvoirs. Sont-ils des anges ? Des vampires ? Ils décident de découvrir qui ils sont réellement. Mais ils réalisent que la vérité a un prix : ils se retrouvent au cœur d'un conflit ancestral menaçant de détruire tout ce qu'ils aiment... Une série sur les anges déchus, le grand amour et le destin, dans la lignée de Becca Fitzpatrick.


Avis :

Très clairement, ce roman pèche par manque d’originalité. Une jeune fille par très douée avec les garçons, un nouveau au lycée qui est beau comme c’est pas permis et qui va justement tomber amoureux d’elle, elle qui se dit que c’est trop beau pour être vrai et résiste avant de succomber…

La question n’est pas de savoir s’il va y avoir une histoire d’amour, mais plutôt de savoir quelles créatures sont entrées dans la partie. Vampires, garous, anges … ? Dans le cas présent, pas besoin de se faire mal aux neurones, même si l’auteur essaye de nous emmener sur de fausses pistes, il suffit de lire le titre pour être fixé. Dommage, le seul suspens qu’il y aurait pu avoir vient de partir en fumée… 

Je ne vais pas cracher dans la soupe, le roman n’est pas mauvais, on a une petite romance YA honnête qui ravira sans doute les aficionados du genre. En ce qui me concerne, loin de me transcender, il a au moins eu le mérite de me faire passer le temps, et c’est déjà pas mal.

mercredi 11 janvier 2012

Harry Potter et la coupe de feu

Si le livre est mon préféré de la série, il y a du bon, mais aussi du moins bon, dans ce quatrième volet ciné des aventures du petit sorcier à lunettes.

Ce tome 4 était clairement bourré d'action, et, bon point pour le film, on y retrouve ce dynamisme. Les évènements s'enchainent sans temps mort, parfois même trop vite. Le spectateur en prend plein les yeux et plein les oreilles, et même si le réalisateur prend à certains moments ses distances avec le livre, le film n'en est pas moins cohérent et dans l'esprit de la saga.
Gros point positif, les effets spéciaux. Le rendu de la coupe du monde de Quidditch est très réussi par exemple, on a définitivement tourné la page du "fait maison" de l'époque Chris Colombus. De la même manière, les tourments adolescents qui agitent nos jeunes héros sont traités avec sensibilité et pudeur, Mike Newell évite de verser dans une mièvrerie inutile, mais aborde cet aspect de l'histoire avec une certaine fraîcheur.

Là où je suis moins convaincue, c'est sur le manque de "charisme" de l'ensemble. Autant le troisième film m'avait fait une grosse impression, autant là je le trouve plus plat. En fait, c'est surtout la fin, bâclée, qui ternit l'ensemble. La scène dans le labyrinthe manque d'envergure, visuellement je la trouve grise, sans relief. Et puis l'ultime scène avec Voldemort est trop rapide, le mage noir très décevant. J'aurais aimé un grand méchant plus charismatique, et la prestation de Ralph Fiennes n'est pas à la hauteur de ce que rend le livre.

En résumé, le film est très divertissant, malgré quelques points qui auraient pu être mieux mis en valeur, mais ne restera pas le plus marquant de la série.




Source Allociné

Date de sortie : 30 novembre 2005
Durée : 2h 35min
Réalisé par : Mike Newell
Avec : Daniel Radcliffe, Emma Watson, Rupert Grint…
Genre : Fantastique
Nationalité : Américain, britannique

Synopsis et détails
La quatrième année à l'école de Poudlard est marquée par le "Tournoi des trois sorciers". Les participants sont choisis par la fameuse "coupe de feu" qui est à l'origine d'un scandale. Elle sélectionne Harry Potter alors qu'il n'a pas l'âge légal requis !
Accusé de tricherie et mis à mal par une série d'épreuves physiques de plus en plus difficiles, ce dernier sera enfin confronté à Celui dont on ne doit pas prononcer le nom, Lord V.

mardi 10 janvier 2012

Chani est blasée...

La Chani est en général un petit animal assez sociable et plutôt sympa (si, si !). Mais parfois, quand on l'asticote un peu trop, la Chani montre les dents.
Donc, pour préserver la santé nerveuse de la bestiole et éviter qu'elle ne morde, voici quelques règles (de bon sens, de politesse, rien de super compliqué hein) à observer, et une petite mise au point :


- Quand vous me demandez quelque chose, un minimum de politesse est requis
Oui, bonjour, s'il te plaît et merci ne sont pas dans le dico que pour la déco. Surtout si vous sollicitez quelque chose, c'est mieux de le demander gentiment. 
Dans le même ordre d'idée, j'aime qu'on m'écrive avec de vrais mots qui font de vraies phrases. Toute tentative de communication par langage sms a de grandes chances de ne pas aboutir, faute de compréhension de ma part.

- Non, je ne fais pas "tourner" mes livres
Il y a des endroits nommés "bibliothèques" qui sont là pour ça.

- Non, je n'ai pas de bons plans
Ni avec les éditeurs, ni avec les auteurs, ni les libraires. Rien, que dalle, quetsche.

- Je ne sais pas comment obtenir des SP
Pour la bonne et simple raison que De livres & d'Épice n'en sollicite pas. Je suppose qu'il faut s'adresser à la maison d'édition, ça me semble logique, non ?

- Où tu trouves les livres ?
Ben comme tout le monde, je les achète en magasin ou par internet. Ils n'arrivent pas chez moi par magie ...

- Je ne cherche pas la gloire
Le blog vous a plu, vous voulez lui faire de la pub ? Merci beaucoup, ça me fait très plaisir, je l'avoue. En revanche, marchander un lien vers votre blog (ou page Facebook) en échange de la réciproque, bof quoi. Je ne connais pas tous les blogs, et le votre est sûrement très bien, mais ce genre de marché ne m'emballe pas.

- Non, je ne veux pas acheter votre livre juste parce que vous êtes un jeune auteur
J'aime bien les auteurs qui débutent, là n'est pas le problème, mais j'ai un budget à respecter, je ne peux donc tout acheter pour vous faire plaisir. Parce que mine de rien, les livres c'est pas donné, et comme tout le monde j'ai envie de pouvoir manger à la fin du mois.

- Non, je ne suis pas payée
Je blogue pour le plaisir, sans aucune rémunération, et j'ai un vrai métier à côté.

- Non, je ne "cherche" personne
Qu'aurais-je à vous proposer ? Pas de SP, pas de rémunération. Ouvrez votre propre blog, ce sera plus simple. Si j'ai réussi à le faire, c'est à la portée de tous ;)

Voilà, je pense avoir fait le tour. Si je suis toujours dispo pour un renseignement, de l'aide, ou autre demande dans mes cordes, j'en ai marre d'être sollicitée par des gens pas forcément corrects qui, au final, ne cherchent qu'à se faire de la pub, ou obtenir des livres gratos.

Chani est gentille, mais faut pas pousser le bouchon trop loin ! 



lundi 9 janvier 2012

Evernight T2, Claudia Gray

Résumé :

Sans nouvelles de Lucas depuis six mois, Bianca ne désespère pas. Un jour ils seront de nouveau ensemble, même si elle doit pour cela affronter ses pires ennemis : les tueurs de vampires de la Croix noire. Mais une menace surgit à Evernight Academy: des forces obscures, puissantes et anciennes, cachent un terrible secret susceptible de bouleverser la vie de Bianca. À moins que le danger ne réside ailleurs. Au sein même de la communauté des vampires... Plus que jamais, il faudra à Bianca du sang-froid et de la détermination pour démêler le vrai du faux, les amis des ennemis.


Avis :

On retrouve Bianca à l’Evernight Academy, quelques mois après la fin des évènements relatés dans le premier tome. Toujours amoureuse de Lucas, malgré son appartenance à la Croix noire, elle ne l’a pas vu depuis des mois et s’apprête à le retrouver en secret, avec l’aide de Vic, son meilleur ami. Elle va être obligée de se rapprocher de Balthazar afin de brouiller les pistes, alors qu’en parallèle elle semble être la cible des fantômes qui rôdent dans l’établissement.

Ce deuxième tome est un cran en dessous du précédent. Il n’y a plus vraiment de suspens, tout ayant été révélé, et l’auteur essaye de redonner un second souffle à son histoire, mais la sauce ne prend pas vraiment. L’ensemble est longuet et maladroit, on nous sert le coup du trio amoureux qui n’est pas crédible pour deux sous. Les membres de la Croix noire sont bien naïfs, je n’arrive pas à les prendre au sérieux, on dirait plus un joyeux camp de scouts qu’une armée structurée et impitoyable. L’intérêt du roman est concentré dans les cinquante dernières pages, ce qui permet quand même de terminer sur une impression positive, malgré les débuts poussifs. 

Ce second opus d’Evernight est une petite déception, j’espère que le troisième tome remontera le niveau.

jeudi 5 janvier 2012

La saga Mendelson T2 - Les insoumis, Frabrice Colin

Résumé :

1930 -1965. Accompagné de ses Fils. David Mendelson est parti à New York pour travailler comme journaliste. Une nouvelle vie commence, une ascension possible. La mort soudaine de Carmen, dans les collines de Hollywood, y met un terme brutal. Une fois de plus pourtant, le jeune homme trouve la force de relever la tête. Et le jour où on lui confie l'affaire de l'enlèvement du bébé Lindbergh, il comprend qu'il tient là non seulement le reportage de sa vie, mais aussi l'occasion d'en finir une fois pour toutes avec ses vieux démons... A travers les témoignages, les journaux intimes et les photos retrouvées dans les archives des Mendelson, Fabrice Colin raconte le destin d'une famille exceptionnelle.


Avis :

Après Isaac, c’est à David d’endosser le costume de patriarche du clan Mendelson. Alors qu’il vient de se séparer de Carmen qui restera en Californie, il part avec ses deux fils pour New York tenter sa chance comme journaliste. Au fil du temps, s’il se rend compte que sa voie n’est finalement pas dans la presse écrite, David restera un témoin, et un acteur à sa manière de l’histoire contemporaine.
Batsheva, elle, au soir de sa vie voudra revenir sur les traces de son passé. Quand à Leah, restée sur la côte ouest, elle participera activement non à l’Histoire, mais à la culture commune des Etats-Unis…
De la grande dépression à la guerre du Vietnam en passant par la seconde guerre mondiale, telle est la toile de fond de ce deuxième volet de la Saga Mendelson.

Entretiens, extraits de journaux, photos, correspondances, Fabrice Colin émaille son récit de témoignages directs ou indirects de la destinée de la famille Mendelson. David, personnage complexe et attachant est le pilier du clan, celui autour duquel tous se regroupent dans les bons comme dans les mauvais moments.
La destinée de chaque individu s’entrecroise toujours avec l’Histoire et les faits marquants de la société de l’époque. Au fil des pages, une certaine complicité, voir intimité, prend corps entre le lecteur et les membres de cette famille, rendant le récit d’autant plus prenant. De fait, les pages se tournent sans même qu’on en prenne conscience.
Outre les témoignages évoqués plus haut, l’auteur émaille son récit de focus sur certains évènements phares de l’époque (comme au départ l’affaire Lindbergh), focus très utiles quand on s’adresse à des adolescents (public visé), mais qui vous rendra aussi bien service si comme moi vous avez quelques lacunes sur l’histoire contemporaine !

Sans surprise, j’ai dévoré, et adoré la suite des aventures des Mendelson, et, même si j’ai très envie de lire la suite, j’appréhende un peu de devoir à un moment les quitter définitivement…

mercredi 4 janvier 2012

Chroniques de la fin du monde T2 - L'exil, Susan Beth Pfeffer


Résumé :

Lorsqu'un astéroïde percute violemment la Lune, semant le chaos dans le monde entier, Alex Morales se retrouve seul avec ses deux sœurs. Il n'a pas dix-huit ans et doit se débrouiller dans New York, envahie par les flots. Pour chercher ses parents disparus, trouver de quoi manger, de quoi se chauffer, et simplement pour survivre, Alex sera amené à faire des choix qui changeront son destin à jamais.



Avis :

[ Cet avis contient des spoilers sur le premier tome, « Au commencement » ]

Ce deuxième tome des Chroniques de la fin du monde reprend bien évidemment en préambule l’astéroïde qui entre en collision avec la lune, et la fait dévier de son orbite.
En revanche, au lieu de revenir sur ce qui advient de Miranda et des siens, nous allons suivre une autre famille dans sa lutte pour la survie. J’ai d’abord été un peu déstabilisée, je voulais tant savoir comment les survivants allaient s’organiser sur la durée, et surtout s’il y avait un espoir. En suivant d’autres personnages vivant exactement les mêmes évènements, j’avais un peu peur que ce deuxième tome ne soit qu’une redite du premier.
Au final, il n’en est rien, Susan Beth Pfeffer parvient à proposer un roman totalement différent, une approche opposée de la précédente dans le traitement de la catastrophe.

Alex Morales n’a que 18 ans, et va se retrouver avec ses deux petites sœurs à charge suite à la disparition de ses parents. L’action se déroule en plein New-York, permettant de ne pas renouveler le huis-clos du premier opus. Est-il plus simple de survivre dans une grande ville ? La proximité d’autres survivants est-elle porteuse d’espoir ? La foi peut-elle sauver ?
Alors que Miranda et les siens s’étaient repliés sur eux-mêmes, Alex va, lui, chercher à sortir de l’enfer qu’est devenu New-York. Grande ville oblige, les horreurs se multiplient, et c’est une angoisse différente qui va peu à peu saisir le lecteur, qui sera aussi captivé qu’à la lecture d’Au commencement.

L’exil est un roman plus sombre, les cadavres que l’on imaginait dans le premier tome prennent corps, les pires instincts de l’homme deviennent réalité. Mais une lueur d’espoir subsiste, et les scènes de joie sont d’autant plus touchantes dans ce contexte. Même s’il est déroutant de changer de lieu et de personnages, l’auteur réussit à les rendre aussi attachants que Miranda, et le roman est tout aussi haletant que le premier.
Cette série prendra fin avec Les survivants, où nous retrouverons les héros des deux premiers livres. Il me tarde d’être en mai 2012 pour découvrir ce qu’ils deviennent…

mardi 3 janvier 2012

Au sortir de l'ombre, Syven


Résumé :

Londres, 1889. La guilde d'Ae protège les aethrynes depuis des siècles pour qu'elles se consacrent à leur tâche : garder piégés dans leur ombre de sinistres monstres avides de massacre, les gothans. Lorsque la secte des Némésis s'attaque à ces prêtresses, l'organisation est ébranlée par la traîtrise de plusieurs agents d'importance. Les traqueurs William, Christopher et Heinrich, qui sont chargés de la protection de lady Eileen pour une nuit, n'imaginent pas les enjeux de la chasse dont ils feront bientôt l'objet. Mais dans l'ombre d'Eileen, attentif, « Il » sait ce qui est sur le point de se jouer.


Avis :

Dès les premières pages, le lecteur est immergé dans ce Londres de fin du XIXème siècle. On imagine les ruelles pavées sombres, la bruine qui rend l’atmosphère triste et poisseuse. On entend le frottement des longues robes des femmes, le claquement des talons des bottines et des sabots des chevaux. On visualise les chapeaux et les fines moustaches des hommes, les cochers conduisant les chevaux, la prestance des notables et la misère des classes les plus pauvres. On sent le parfum des femmes de noble naissance et la crasse des quartiers populaires…
Dans ce décor très réussi, Syven va introduire toute une mythologie et la mêler avec brio à cette époque. Les gothans, les prêtresses, la Guilde vont à leur tour prendre corps et l’histoire démarrer.

Premier roman de Syven, et vraie réussite, tant au niveau de l’écriture que de l’histoire. Seul bémol, si on rentre immédiatement dans l’ambiance et le décor, il est plus difficile de s’immerger dans l’histoire. La rencontre avec lady Eileen et son gothan est assez brutale, le lecteur a du mal à saisir la relation entre les deux, le rôle de la Guilde, celui de la secte des Némésis, ce que sont les aethrynes… Il aurait été souhaitable d’avoir un petit chapitre d’introduction, ou un glossaire afin de faciliter la compréhension du pauvre lecteur qui est un peu perdu au départ. Heureusement, on arrive à tout mettre en place assez rapidement, et ainsi à se concentrer sur l’intrigue en elle-même.
Le style de Syven est fluide, l’action ne manque pas, j’aurais sans doute aimé une Lady Eileen un peu moins rêche qu’elle ne l’est, mais sa froideur est équilibrée par le caractère plus accessible des traqueurs assignés à sa protection, j’ai d’ailleurs largement préféré ces personnages, bien que je ne sois pas sûre que ce soit l’intention de l’auteur.

Original et très bien construit, Au sortir de l’ombre m’a séduite, et Syven rentre dans ma liste de jeunes auteurs à suivre de (très) près.

lundi 2 janvier 2012

Les secrets de Wisteria T1, Elizabeth Chandler


Résumé :

Pendant 16 ans, Megan n'a pas eu de nouvelles de sa grand-mère. Et voilà que celle-ci l'invite dans son manoir, sans pour autant l'accueillir avec chaleur. Megan y rencontre son cousin Matt, tout aussi froid, qui l'attire étrangement. Elle découvre un petit cimetière familial où gît une certaine Avril, morte à l'âge de 16 ans. A force d'événements étranges et de recherches, Megan comprend qu'Avril est morte-- assassinée ? - pour l'amour d'un homme, et que l’histoire pourrait bien se répéter....


Avis :

Megan va passer ses vacances chez sa grand-mère avec qui elle n’a guère eu de contact jusqu’ici. Elle y rencontre son cousin, qui va immédiatement se montrer hostile à son égard, et y découvre des pièces, des objets qu’elle avait déjà vus en rêve. De fil en aiguille elle va découvrir des choses étranges et certains évènements semblent bien inquiétants. Megan va mener l’enquête…

Jusqu’ici, je n’ai lu que des bonnes critiques sur Les secrets de Wisteria… Il faut un début à tout, la mienne sera moins enthousiaste vu que je n’ai pas vraiment aimé ce livre.
Alors oui, Elizabeth Chandler réussit à créer une atmosphère très mystérieuse, ses descriptions nous permettent de rentrer dans l’histoire et de visualiser ce que Megan vit. Mais ça s’arrête là. L’intrigue en elle-même m’a profondément ennuyée, je l’ai trouvée très convenue et sans surprise. Du coup, comme le rythme est très lent et que j’avais déjà une idée de l’issue, les 236 pages ont été longuettes.
Sinon l’auteur écrit bien, c’est agréable, je lui reconnais un talent certain dans la narration qui lui permet d’immerger le lecteur dans son univers. De plus, fait appréciable, même s’il s’agit du premier tome d’une série qui en comptera cinq, on a un roman complet, avec une vraie fin, qui permet de s’arrêter là si on le désire. Ce que je vais sûrement faire.

dimanche 1 janvier 2012

Dernière ligne droite...


Lecteur assidu ou de passage, je te souhaite une bonne et heureuse année 2012, remplie de bonheur, de joie, et de plein de surprises livresques.

Profitez bien de cette année, il parait que c'est la dernière ...