mercredi 29 février 2012

Sang d'Ocre chapitre I : Traquée, Lydie Blaizot


Résumé :

Ashleigh Lordhale, jeune sorcière d’origine anglaise, est la dernière membre de la caste des Sang d’Ocre, décimée par les Rosaire d’Argent, leurs rivaux. Afin d’échapper à ses poursuivants, elle est venue se réfugier en Nouvelle-Zélande, où elle espère mener une vie paisible. Mais c’est sans compter sur Harold Leydenfield, chef des Rosaire, qui veut absolument la sacrifier afin de récupérer le potentiel magique qu’elle recèle.
Cette belligérance va perturber le paisible quotidien des vampires de l’île qui vont opter pour la solution la plus simple : forcer Ashleigh à partir. Ils espèrent ainsi éviter les foudres de Leydenfield. Lorsque l’amour et la conspiration s’en mêlent, rien ne se passe comme prévu…



Avis :

Lydie Blaizot et Les éditions du petit caveau sont à l’origine de cette initiative plutôt originale, la publication d’une novella sous format numérique, à raison d’un chapitre par mois. L’idée de feuilleton est plutôt sympa, et le principe a déjà fait ses preuves dans la presse. Par contre seul le format epub est proposé (du moins au moment de mon achat), pas de pdf pour contenter les non possesseurs de liseuse qui auraient voulu lire sur leur PC.
Mais revenons à Traquée

Pas évident de se faire une opinion en ne lisant qu’un chapitre, Lydie Blaizot y pose surtout les bases de son histoire, le décor, et les personnages principaux.
L’histoire a pour cadre la Nouvelle-Zélande, avec le mystère et les croyances inhérents à l’évocation des maoris. Ashley, jeune sorcière, dernière représentante de son clan, est pourchassée par les sbires de Harold Leydenfield, chef du clan adverse qui en veut à ses pouvoirs.
Dans ce chapitre on entre directement dans le vif du sujet. La jeune femme qui semblait avoir posé ses valises, se voit obligée de fuir, rattrapée par la menace du vieux sorcier. Le lecteur croisera aussi un vampire, un guerrier maori, et le Percepteur, étrange personnage qui a le plus attisé ma curiosité.
La plume de l’auteur est très agréable, agrémentée de cette touche d’humour toujours présente dans ses œuvres.

Ce premier chapitre est très prometteur. Pour preuve, mon premier ressenti a été la frustration quand est venue la dernière ligne, et j’attends le deuxième chapitre avec impatience.

Amateurs de fantastique, vous pouvez vous procurer ce premier chapitre ici, et vu le prix, ce serait dommage de se priver !


D’ailleurs, à ce propos, je tiens à souligner les efforts faits par ce petit éditeur sur le numérique, qui, contrairement aux grosses maisons d’édition, propose des tarifs vraiment attractifs sur ce format.

mardi 28 février 2012

La saga Mendelson T3 - Les fidèles, Fabrice Colin

Résumé :

Le destin d'une lignée juive tout au long du XXe siècle, Une chronique familiale échevelée avec son cortège de passions, de secrets, de déchirures et de rencontres... 1965-2000. Pacifiste convaincu. Ralph Mendelson part couvrir la guerre du Vietnam. laissant son père, son frère et sa fiancée Joan à New York. Au terme de son quatrième voyage, il rentre juste à temps pour la naissance de son fils. Désormais, il ne partira plus. Mais voici que sa cousine Doris prend le relais ! En mission pour la Croix-Rouge internationale, elle convainc Walter de l'accompagner en Chine. La terre tremble: de nouveau. les fondations de la famille sont mises à rude épreuve. Des émeutes de Watts au génocide rwandais, de Nelson Mandela à Kurt Cobain. Les Mendelson plus que jamais restent fidèles à leur credo : embrasser le monde et aller de l'avant. A travers les témoignages, les journaux intimes et les photos retrouvés dans les archives des Mendelson. Fabrice Colin raconte le destin d'une famille exceptionnelle.


Avis :

Dernier volet de la Saga Mendelson, ou l’Histoire revue à travers les yeux d’une famille prise dans Son tourbillon.
Le concept reste le même, mêlant témoignages, images d’archives, extraits de journaux intimes… Et toujours la mise en lumière et les explications de Fabrice Colin sur certains événements historiques.

Toujours intéressant, cet opus est pourtant moins « intense ». Les liens de la famille avec l’histoire contemporaine récente sont moins serrés, et j’ai moins accroché avec la génération qui est en lumière cette fois-ci. C’est tout le danger des sagas familiales, que le lecteur s’attache trop à certains personnages et soit moins intéressé par les générations suivantes.
Hormis la relation de la famille avec l’Histoire, ce livre met aussi l’accent sur les joies et tragédies de certains membres de la famille, comme la perte d’un enfant. C’est peut-être aussi ce côté qui m’a moins plu, j’aimais suivre cette famille sans trop rentrer dans leur intimité, et là j’ai eu l’impression de jouer les voyeuses, de ne pas être à ma place.

Un peu moins convaincue par le dernier livre, je recommande néanmoins l’ensemble de la saga dont la lecture est instructive et palpitante.

lundi 27 février 2012

Maman, papa, les frites et moi, Leila Rasheed


Résumé :

"Cher journal, j'habite avec ma mère un immense hôtel particulier. Nous avons un amour de vieille gouvernante appelée Mme Dovey, qui m'adore et passe son temps à me cuisiner des gâteaux. J'ai une immense piscine avec mon logo incrusté dans le carrelage du fond. J'ai sept dressings dans lesquels je peux tenir debout. Et puis j'ai des skis flambant neufs, deux poneys, un Jacuzzi. J'ai deux coiffeuses identiques avec le même set de maquillage et les mêmes bijoux, au cas où une amie viendrait s'amuser avec moi. Bref, voilà ! Ma vie est formidable. Je vais me coucher, maintenant. PS : Bonne nuit, mon cher journal. J'espère vraiment qu'on sera amis. Il m'arrive souvent de me sentir un peu seule."
Une petite fille qui s'ennuie, une maman très occupée, un papa qui réapparaît après de longues années d'absence, un roman qui parle de la vie, de l'amour et des frites.

Avis :

Bathsheba Clarice de Trop, rêve sa vie à l’image de celle de l’héroïne des romans de sa maman. Elle se voit tour à tour aventurière, espionne, ou sauvant le monde, quand elle n’est pas occupée à faire du shopping avec ses amies ou son petit ami Brad, 16 ans. Elle est la star de son lycée, adulée par tous les élèves.
Dans la vraie vie, Bathsheba est une riche petite fille de 10 ans, élevée par sa gouvernante, qui s’enferme dans ses rêves pour oublier que sa mère lui préfère sa carrière et n’est jamais là, qu’elle n’a jamais connu son père et qu’elle n’a pas d’ami.
Confondant le rêve et la réalité, la petite fille va être brutalement ramenée sur terre et confrontée à bien des déconvenues, qui s’avèreront plutôt positives au final.

Maman, papa, les frites et moi, destiné à un jeune public (à partir de 10 ans), est une très bonne surprise.
Le lecteur fait connaissance avec Batsheba, petite fille imbue de sa personne, gonflée de suffisance et détestable tant elle est égocentrique. Et peu à peu son image se fissure pour laisser apparaître une petite fille finalement fragile, souffrant de l’indifférence de sa mère, et préférant s’identifier au personnage des romans imaginés par cette dernière plutôt que de se frotter à la réalité. C’est ainsi qu’on passe d’une profonde antipathie à son égard, à une grande tendresse.
Mais heureusement, il s’agit d’un livre pour enfants, et comme souvent dans les livres pour enfants, les choses s’arrangent. Le papa de la fillette va refaire surface, et après des retrouvailles chaotiques, va finir par révolutionner et mettre de la couleur dans sa vie.

Personnellement j’ai bien aimé cette petite histoire sur la valeur des choses simples et de l’amour. Je l’ai ensuite soumise à ma lectrice test âgée de 10 ans (pile la cible du roman), qui l’a à son tour validée ; ce livre a fait l’unanimité !

vendredi 24 février 2012

Tendre est la nuit, F. Scott Fitzgerald

Résumé :

Tendre est la nuit est l'histoire, largement autobiographique, de la décomposition d'un être fait pour être aimé, trop romantique pour pouvoir résister à son époque, trop tendre, malgré son apparente désinvolture, pour savoir sagement vieillir. C'est plus particulièrement l'histoire de l'amour de Dick et de Nicole, dont nous faisons connaissance à travers les yeux émerveillés d'une jeune actrice qui ne résiste pas au charme de Dick. Ce couple très uni cache un secret. Nicole a été soignée par Dick, médecin psychiatre. L'amour qu'elle a porté à Dick a fait de leur union une nécessité. Un jour viendra pourtant où ils devront se séparer...


Avis :

La première partie s’ouvre sous le soleil de la Riviera, fin des années vingt. Rosemary, starlette en herbe, accompagnée de sa maman, goute aux joies de l’insouciance procurée par sa nouvelle situation. Elle va faire la connaissance de Dick et Nicole Diver, et de toute la cour qui gravite autour de ce couple si parfait en apparence. Séduisant et charismatique, Dick plait aux femmes, et Rosemary va très vite tomber sous le charme de cet homme qui lui semble représenter toutes les qualités qu’une femme peut attendre de son compagnon. Jeune et naïve, elle ne se rend pas compte de la facticité de ces personnages qui ne font que jouer un rôle dans leur propre vie.
Peu à peu le tableau idyllique se craquèle, et la réalité prend le dessus.

La deuxième partie fait elle la lumière sur Nicole, si belle, si riche, si forte, et si … malade. De qui Dick est-il vraiment tombé amoureux, qui s’est servi de qui au final ?

La dernière partie lève le rideau sur l’avenir des protagonistes, avec toutes les surprises que l’on peut en attendre.

J’en reste là pour l’histoire, car même si la trame est rentrée dans la culture commune, le plaisir de la lecture est lui resté intact, tant la plume de Fitzgerald est aiguisée et pleine de finesse.
Roman autobiographique sur le couple Fitzgerald et la schizophrénie de Zelda (si le sujet vous intéresse je vous recommande au passage Alabama song de Gilles Leroy), ce n’est pas selon moi l’intérêt principal du livre. Et puis je ne suis pas objective sur le sujet, j’ai beaucoup d’affection et de compassion pour Zelda.
Non, ce que j’aime dans ce livre, c’est la progression qui s’effectue. Au départ l’image est propre et lisse, et au fur et à mesure se révèlent l’hypocrisie, le mensonge, et l’envie. Là où au départ on ne voit qu’une jeunesse dorée et insouciante, l’image se lézarde doucement, peu à peu, jusqu’à ce qu’il vole en éclat au final.
Alors bien évidemment, je suis ravie de cette progression dans le livre, puisque dès le départ j’ai méprisé Dick au profit de la fragile Nicole, et c’est elle qui va le mieux s’en sortir contre toute attente.
L’écriture est lente, descriptive, Scott Fitzgerald arrive à inclure le lecteur dans cette ambiance doucereuse au fil des mots, et son style met son histoire en lumière pour mieux captiver le lecteur.
Un livre à découvrir pour vous réconcilier avec les auteurs américains du début du 20ème siècle, et découvrir cette génération perdue…

jeudi 23 février 2012

Le sacrifice des damnés, Stéphane Soutoul

Résumé :

Fin du XIXe siècle.
Paul de Lacarme, l’héritier d’un clan dévoué à la chasse aux vampires, regagne la demeure familiale après une longue errance.
Sur place, il ne découvre que mort et désolation. Le lieu a été mis à sac et sa sœur portée disparue.
Léonore de Lacarme couve en son sein un terrible enfant convoité par un groupe de fanatiques.
La jeune femme enceinte pourra-t-elle échapper à ces individus prêts à tout pour accomplir leurs sombres dessins ?
Et son fiancé, cet amant à présent devenu un prédateur aux mœurs sanglantes et à la séduction irréelle… peut-elle encore lui accorder sa confiance ?
Paul de Lacarme va devoir tout tenter pour retrouver l'unique famille qui lui reste et la soustraire à un funeste destin.


Avis :

Après Gérald de Lacarme, ce deuxième tome du Cycle des âmes déchues met en scène sa sœur, Léonore, que nous avions pu découvrir dans la toute fin du Mal en la demeure. La jeune femme, enceinte de son fiancé Norman va voir le destin s’acharner sur sa famille, et sur elle en particulier.

Si le premier opus était plus feutré et plus contemplatif, Le sacrifice des damnés peut être un peu déstabilisant pour le lecteur qui pensait trouver une suite dans la même veine. Sans renier son style précieux et son ton romantique, Stéphane Soutoul se renouvelle et propose un récit plus rythmé et plus moderne dans la forme. On y retrouve son habileté à manier les sentiments, et l’amour des amants maudits prend forme sous nos yeux, on se prend au jeu et on tremble pour eux. Parallèlement, même si elle n’est pas au centre du roman, j’ai bien aimé l’histoire de Paul et Sofia, tourmentée mais belle à sa façon.
Outre le style et l’intrigue, le gros point fort de ce roman, c’est qu’il est très visuel. Quand je dis plus haut que les personnages prennent forme, c’est vraiment le sentiment que j’ai ; le lecteur est tellement plongé dans cet univers particulier qu’il « voit » le roman autant qu’il le lit (vous me suivez, là ?).
Seule chose qui m’a chiffonnée, c’est le point de vue de Léonore sur son enfant. Sans doute mon côté cœur de pierre, mais je ne suis pas d’accord avec ses choix, mais ça reste mon avis.

Ce deuxième tome présente une réelle évolution dans le cycle, et j’ai hâte de voir ce que réserve le dernier. Il va pourtant falloir que je prenne mon mal en patience jusqu’en 2013…

mercredi 22 février 2012

Livre de Saskia T1 - Le réveil, Marie Pavlenko

Résumé :

Saskia fête ses 18 ans et s'apprête à entrer en terminale, comme beaucoup de filles de son âge. Seulement, le jour de son anniversaire, son quotidien vire au cauchemar, enchaînant phénomènes incongrus et rencontres étranges. Quel secret recèle la pierre qu'elle porte au poignet depuis qu'elle a été trouvée aux portes d'un orphelinat, bébé ? Que lui veut Tod, mystérieux garçon qui la suit comme son ombre et ne se sépare jamais de son coutelas ? Et Mara, jeune fille froide et distante, qui parle une langue inconnue ? Peu à peu, Saskia plonge au cœur d'un monde aussi fascinant que terrifiant, peuplé de créatures ailées, de magie, de combats mortels et de prophéties troublantes. La voici embarquée dans une guerre séculaire dont elle était loin de soupçonner l'existence... Premier tome d'une saga héroïque, Le Réveil initie Saskia à un univers enchanté et singulier. Sa destinée s'accomplira-t-elle ?


Avis :

Saskia jeune fille sur le point de fêter ses 18 ans, mène une vie on ne peut plus banale avec sa mère adoptive, jusqu’à ce que sa route croise celle de Tod, garçon mystérieux et parfois inquiétant qui semble la suivre partout. D’abord effrayée, la jeune fille va se rapprocher de lui lorsqu’il sera amené à lui sauver la vie. Elle va, grâce à lui, prendre conscience d’un monde qu’elle ne soupçonnait pas, peuplé de créatures surnaturelles, et se découvrir elle-même.

Marie Pavlenko prend le temps d’installer son univers et ses personnages, le début est un peu lent, mais très agréable à lire. Le style est fluide et agréable, les personnages sont crédibles, Saskia est une jeune fille comme les autres, avec juste un « truc » en plus, et c’est sur ce fameux « truc » que va s’échafauder l’ensemble de l’histoire. L’auteur ne verse pas dans la facilité des personnages stéréotypés (beaux-intelligents-talentueux-populaires) mais propose des profils variés et assez attachants.
Là où je suis moins convaincue, c’est sur le contenu de l’histoire. Pour donner le contexte, le hasard a voulu que je lise Le livre de Saskia juste après la trilogie Madison Avery. Du coup, forcément, Tod et Mara m’ont furieusement fait penser à Barnabas et Nakita. Les Enkidars sont les anges des ténèbres et de lumière, trop de similitudes pour que cela passe inaperçu. Le récit perd de fait son originalité.

Malgré tout, la prose de Marie Pavlenko fait mouche, les pages se tournent toutes seules, et on passe un vrai bon moment de lecture, avec un tome qui s’achève sur plein de questions, donnant envie de connaître la suite.

mardi 21 février 2012

Paradise, Simone Elkeles

Résumé :

Les plus belles histoires d'amour arrivent souvent par accident ...

Un an après l'accident qui a failli lui coûter la vie, Maggie peut enfin retourner au lycée. Hélas, elle a perdu toute confiance en elle et semble incapable de retrouver sa joie de vivre. Car tout, dans la petite ville de Paradise, lui rappelle les conséquences du drame. Un garçon, pourtant, semble décidé à entrer dans sa vie. Un garçon qu'à priori, Maggie aurait préféré oublier ...
Qu'elle le veuille ou non, leurs destins sont liés. Pour le pire et pour le meilleur !


Avis :

Une soirée trop arrosée, une voiture dont on perd le contrôle, un piéton renversé, voilà ce qui est arrivé à Caleb et Maggie il y a un an. Il a passé douze mois dans une prison pour mineurs, et elle, pendant ce temps, était en rééducation. Aujourd’hui ils sont tous les deux de retour dans leur ancien lycée, et le destin va les rapprocher.
Si Caleb veut tirer un trait sur le passé, Maggie lui voue toujours une haine farouche…

Encore du Simone Elkeles ? Ben oui, j’y prends goût !
Paradise a été écrit avant la trilogie des frères Fuentes, et il manque un peu de l’humour et du charme qui en font le succès. Mais je ne vais pas mentir, j’ai beaucoup aimé quand même.
Alors, toujours objectivement, ce livre est bourré de défauts, entre l’histoire cousue de fil blanc, Maggie qui est trop molle et qui passe son temps à s’apitoyer sur son sort, les Reynolds qui sentent la guimauve à trois lieues à la ronde… Mais ça fonctionne. Simone Elkeles doit être une sorcière, je ne vois plus d’autre explication. Elle embarque le lecteur, qui, s’il arrive à conserver ses esprits et son sens critique, se laisse complètement faire, victime consentante de cette bluette sucrée.
Evidemment il y a toujours la plume de l’auteur, fluide, simple et rythmée qui est très addictive, son talent de conteuse qui sait ménager le suspens (je ne m’attendais pas à certaines choses), mais l’histoire est désespérément banale et convenue. Et pourtant, encore une fois, j’ai mordu à l’hameçon. Alors si cette femme n’est pas une sorcière, c’est que je me ramollis peut-être …



lundi 20 février 2012

Strange angels T1 - Strange angels, Lilith Saintcrow


Résumé :

Dru vit avec son père. Un matin, celui-ci ne rentre pas de mission... La créature de la nuit qu'il devait tuer aurait-elle eu le dessus ? Dru, qui possède un sixième sens pour détecter vampires, lycans et autres zombies, veut retrouver le responsable de la disparition de son père... et quand Dru veut quelque chose, elle l'obtient. Deux personnes vont l'aider dans son enquête : Graves, qui a croisé la route d un loup-garou, et Christophe, dont le nom figure dans le carnet d'adresses de son père.


Avis :

Après Danny Vanlentine et Jill Kismet, Lilith Saintcrow (peu importe l’orthographe de son nom selon les éditeurs, ou les séries, c’est toujours la même plume derrière) se lance dans le Young Adult avec cette nouvelle série : Strange angels.

Dru a 16 ans, une aptitude à « sentir » la présence des êtres surnaturels. Sa mère est morte en mission quand elle était plus jeune, et c’est avec la peur au ventre qu’elle voit son père s’enfoncer chaque soir dans la nuit pour traquer zombies et autres vampires. Jusqu’au jour où, forcément, il ne reviendra pas…
Dru va donc devoir surmonter cette épreuve, continuer à avancer, et découvrir ce qu’elle est réellement. Ça fait un peu beaucoup pour une adolescente quand même… Heureusement, elle va croiser Graves, jeune marginal qui va la prendre sous son aile, et Christophe, qui semble avoir connu ses parents et en savoir plus sur son histoire qu’elle-même…

Comme toujours, l’auteur prend le temps de développer la psychologie de son personnage central (comme dans ses deux autres sagas, on a droit aux réflexions internes de l’héroïne). Le lecteur ne peut que s’attacher à la jeune Dru, ressentir ses émotions, sa peur, et vouloir lui venir en aide. C’est toute la force de Lilith Saintcrow, l’intimité qu’elle crée entre le lecteur, ses personnages et son univers. L’univers, justement, est bien décrit, cohérent et fouillé.
L’intrigue est quant à elle menée tambour battant. Pas le temps de s’ennuyer, il y a de l’action à revendre, même si des scènes plus intimes et complexes sont aussi présentes (personnellement, même si l’action est omniprésente, la scène entre Dru et le zombie dans sa maison est sans doute celle qui m’a le plus touchée).

Vous l’aurez compris, j’ai été complètement séduite par ce premier tome de Strange angels, les amateurs d’urban fantasy devraient s’y plonger avec bonheur.

vendredi 17 février 2012

Nés à minuit T1 - Attirances, C.C. Hunter

Résumé :

Après s’être retrouvée au mauvais endroit, au mauvais moment. Kylie est envoyée au pensionnat Shadow Falls, un centre pour adolescents marginaux. Ou plutôt hors du commun, car ses camarades de chambre se révèlent être des créatures de la nuit, des métamorphes et autres magiciens. Pour couronner le tout, Kylie est poursuivie par un rôdeur fantomatique qu’elle seule peut voir. Elle ne sait pas ce qu’il lui veut ni comment s’en débarrasser.
Et comme si sa vie n’était pas assez compliquée, Derek et Lucas entrent en scène. L’un est un être féerique déterminé à la conquérir, l’autre est un loup-garou irrésistible. Malgré leurs différences, ils font tous deux chavirer son cœur.
Mais au fait, pourquoi Kylie se trouve-t-elle dans cet étrange établissement où tout le monde a des pouvoirs ? Quels sont les siens ? À qui se fier pour percer le mystère qui la tourmente en secret ?


Avis :

J’ai lu beaucoup de bien sur ce livre, mais alors pour moi c’est une vraie déception.

Kylie est une jeune fille en proie à d’atroces cauchemars, ayant des relations tendues avec ses parents. Elle va partir dans une espèce de colonie de vacances pour ados en difficulté, qui va se révéler être moins banale que prévu puisqu’elle va y croiser tout ce que l’imagination a créé comme bestioles surnaturelles …

Ce livre manque cruellement d’originalité, il ne fait que surfer sur la vague actuelle qui tend à mettre en scène toutes sortes de créatures imaginaires ou d’humains avec des dons particuliers, sous couvert de prôner le droit à la différence, le tout à l’occasion du parcours initiatique d’un ado en détresse. Le message est clair, l’adolescence est un passage difficile, on n’est pas tous pareils, et c’est très bien ainsi, vive la différence et la mixité. La seule nuance entre tous les romans usant de cette trame, c’est l’écriture.
Alors quand c’est bien écrit, avec des personnages intéressants, pourquoi pas, je suis même assez indulgente. Hélas, cette fois toute l’histoire est cousue de fil blanc, il n’y a aucune surprise Kylie, le personnage principal est irritante à force de faire sa sucrée, et l’ensemble est lent et mou.

Pour tout vous avouer, je souffle autant en rédigeant cet avis qu’en ayant lu le livre, c’est dire …

jeudi 16 février 2012

Mercy Thompson T5, Grimoire d'argent, Patricia Briggs

Résumé :

Mercy Thompson vient de passer les deux derniers mois à tenter d'échapper aux griffes de la Reine des vampires. Et maintenant le chef des loups-garous de la ville a besoin de son aide.
Un grimoire renfermant les secrets des faes vient d'être découvert et le monde est sur le point d'apprendre à quel point ces derniers sont impitoyables... et dangereux.
Mercy ne cracherait pas sur quelques jours de vacances...


Avis :

Patricia Briggs sera définitivement celle qui aura réussi à me faire aimer les loups-garous. Parce que franchement, à la base, c’était pas gagné. Ces petites bêtes poilues ne m’inspiraient pas grand-chose d’autre que de l’indifférence, un désintérêt poli teinté de mépris pour leur organisation basée sur des rapports de dominance à deux sous Bref... Et pourtant, je dois avouer qu’aujourd’hui Mercy Thompson est ma série d’urban fantasy préférée.

Ce tome est différent des autres puisque Mercy a fini par faire son choix entre Samuel et Adam et qu’elle forme un couple uni avec ce dernier. Exit la tension entre eux deux, les non-dits, leurs petits jeux de séduction, au profit d’une véritable histoire d’amour. Transition réussie, leur histoire coule de source, Patricia Briggs évite de verser dans la guimauve, mais aussi de donner dans la surenchère en matière de sexe et de partenaires (devinez à qui je pense en écrivant ceci…). Et c’est reposant. Et en même temps, l’intérêt du lecteur pour leur histoire est toujours vif face aux problèmes rencontrés par Mercy pour trouver sa place au sein de la meute.
Bien sûr, Grimoire d’argent n’est pas qu’une romance, et contient comme à chaque tome une véritable intrigue mettant Mercy en danger…

Que ce soit par ses qualités d’écriture, la cohérence de son univers, ou ses personnages travaillés et attachants, Patricia Briggs signe là un sans faute. Grimoire d’argent est pour moi le meilleur de la série, et j’attends de lire la suite avec impatience.

mercredi 15 février 2012

Madison Avery T3 - Ange rebelle, Kim Harrison

Résumé :

Madison veut absolument retrouver son corps, retrouver sa vie d'avant et rendre cette amulette qui fait d'elle une Gardienne du temps. Les desseins des chérubins la dépassent et les anges qui sont censés travailler pour elle ne savent plus à quel saint se vouer. Madison veut changer la façon dont les anges considèrent les âmes humaines et elle est prête à remuer ciel et terre pour arriver à ses fins !



Avis :

J’attendais beaucoup de ce livre qui clôture la saga. Le premier tome m’avait vraiment séduite, le deuxième un peu déçue, quid de celui-ci ?

Madison est donc Gardienne du temps, et continue à vouloir faire changer les choses, forte de ses succès précédents. Si les séraphins semblaient favorables à cette initiative au départ, le fait que l’ordre établi puisse vraiment changer ne semble plus les enthousiasmer autant. Parallèlement, la jeune fille veut retrouver son corps, et ainsi envisager de reprendre sa vie d’avant, au grand dam de Barnabas et Nakita.

Alors oui, pas de suspense, ce dernier tome est meilleur que le précédent, et termine la série sur une note très positive, avec son lot d’action, de rebondissements, et de bons sentiments. Malgré tout, j’ai trouvé dommage de laisser certains personnages sur le bord de la route (Josh a dû être puni, il a quasiment disparu). L’univers ébauché par Kim Harrison aurait mérité d’être davantage exploité, plus fouillé, il y avait matière à le faire, mais on reste toujours en surface…
Malgré tout, j’ai vraiment beaucoup aimé cette petite série rafraîchissante et optimiste qui met un peu de rose dans toute la grisaille actuelle. Facile à lire, des personnages attachants, un univers plutôt original et un style enlevé, pour un moment de lecture plaisir, sans prise de tête.

mardi 14 février 2012

Irrésistible attraction, Simone Elkeles

  Résumé :

Pour échapper à la police de Mexico, Carlos Fuentes s'installe chez son frère Alex, qui s'est rangé des gangs dans le Colorado. Kiara, une jeune lycéenne sage, un peu garçon manqué, lui sert de guide dans ce monde policé qu'il ne connaît pas. Carlos, poussé par ses habitudes de bad-boy, ne tarde pas à replonger ; et, pour éviter la prison, il doit suivre un stage de réinsertion et accepter de vivre chez le professeur Westford, père de la jeune fille, qui a déjà sorti son frère Alex de la galère. Malgré leurs différences, les deux adolescents apprennent à se connaître et s'attirent de plus en plus. Mais Carlos, s'il veut vivre pleinement son amour pour Kiara, doit d'abord rompre une fois pour toutes avec la culture des gangs.



Avis :

Dans la famille Fuentes, je demande Carlos, le petit frère. Ayant quelques soucis au Mexique (drogue, gang, trois fois rien quoi), ce dernier est expédié par sa maman chez son frère Alex (cf. Irrésistible alchimie) qui vit désormais dans le Colorado où il poursuit ses études. 

Simone Elkeles reprend dans Irrésistible attraction les ingrédients qui avaient fait leurs preuves dans le livre précédent. Deux adolescents que tout oppose, et qui vont irrémédiablement se rapprocher et tomber éperdument amoureux. Oui, encore une fois, c’est cliché, c’est guimauve, c’est tout ce que vous voulez, mais ça fonctionne.
Carlos est arrogant et sûr de lui, Kiara est une fille un brin garçon manqué doté d’un fort caractère (l’épisode des cookies est excellent), et le lecteur prend plaisir à les voir évoluer, se rapprocher et tisser les fils de leur histoire.
Et puis leur histoire est aussi l’occasion de retrouver Alex et Brittany, pour mon plus grand plaisir.
La plume de Simone Elkeles est envoûtante, elle arrive à rendre captivante une histoire on ne peut plus banale et convenue, chapeau bas, je me suis laissée emportée encore une fois.
Cela dit, on peu quand même reprocher un petit manque d’originalité (on prend les même et on recommence), et ma préférence reste à Irrésistible alchimie dont je n’attendais rien et qui a su me prendre par surprise.

Si vous cherchez une petite romance mignonette et addictive, n’hésitez pas, vous passerez un très agréable moment.

lundi 13 février 2012

L'énarque, Daniel Gauthier

Résumé :  

Sa femme est un remède à l'amour, sa maîtresse le fait chanter. Son travail ? Comme ceux de sa caste, diriger ces types à l'haleine fétide, ces femmes qui transpirent sous les bras. La France d'en bas... Mais bientôt, il aura le pouvoir : à lui l'argent, à lui les femmes. Il va être ministre. Et une fois ministre, pourquoi ne pas viser... le sommet ? Bien sûr, si sur sa route pour un grand destin, il écrase certaines susceptibilités - voire un peu plus - et bien, c'est la règle du jeu, non ?


Avis : 

Pour commencer, un rapide résumé de l’histoire par moi-même, car la quatrième de couverture est trop… enfin pas assez… Bref, je la trouve pas terrible.
Adrien Zirotti est chef d’entreprise sur le point de lancer un concept révolutionnaire d’apprentissage de l’anglais pour les professionnels, mais de façon ludique. Une revanche pour lui, car en plus d’être un homme d’affaires, Adrien est aussi un ex-taulard certes blanchi, mais qui a passé un certain temps derrière les barreaux. Et ça laisse des traces, puisque lorsque son ex-femme est retrouvée assassinée, au vu de leurs relations pour le moins tendues, la police pense tout de suite à notre homme. Et si ce meurtre n’était que l’arbre qui cache la forêt, le signe précurseur d’une gigantesque machination ? 

Thriller haletant, L’énarque vous embarque dès les premières pages. Daniel Gauthier connait les dédales de la justice et les coulisses du pouvoir et nous brosse un tableau très juste sur leurs travers. Sans temps mort, l’écriture est nerveuse et incisive. Pas de figure de style ou de fioritures, l’auteur va droit au but donnant corps au sentiment d’urgence vécu par son personnage. Ce style brut colle parfaitement à l’histoire et à Adrien, même si ce dernier aurait peut-être mérité d’être un peu plus fouillé et de gagner en nuances, mais ça n’engage que moi.
L’intrigue est prenante et bien menée, les indices distillés au compte goutte, et le lecteur est mené par le bout du nez jusqu’à la révélation de la solution. 

Amateurs de thrillers mêlant espionnage et politique, L’énarque sera sans nul doute à votre goût.



Je tiens à remercier l’auteur, Daniel Gauthier, de m’avoir fait découvrir son livre. Et c'est sans aucune complaisance que cette chronique a été rédigée, même si l'auteur a été mon prof pendant deux années, qu'il a eu la patience d’essayer de me faire piger plein de notions complètement abstraites pour moi, et qu'il a réussi à me supporter… Pour tout ça aussi, merci.

vendredi 10 février 2012

Divergent T1, Veronica Roth

Résumé :

Dans un monde post-apocalyptique, la société est divisée en 5 factions. À 16 ans, Béatrice issue de la faction des Altruistes doit choisir sa nouvelle appartenance, pour la vie ! Cas rarissime, ses tests d'évaluation lui donnent le choix : elle est divergente...
Elle doit cacher ce secret, susceptible de la mettre en danger de mort...




Avis :


Béatrice a 16 ans. Elle a passé les tests pour savoir quelle faction lui conviendrait le mieux, et aucune des cinq ne se démarque. Béatrice est donc une Divergente, et on lui conseille de le cacher à tout prix. Native Altruiste, elle changera pour les Audacieux afin de fuir le cadre trop rigide de sa faction d’origine pour la liberté dont semblent disposer les Audacieux. Mais cacher sa vraie nature s’avère compliqué, et l’avenir lui réserve de sombres surprises… 

C’est LA dystopie de l’année. Pour éviter de retomber dans les travers du passé qui ont mené le monde à sa perte, les survivants ont organisé leur société en factions censées mettre en exergue certaines qualités tout en mettant les défauts de côté. Les Altruistes prônent le don de soi et bannissent l’égoïsme, les Audacieux mettent en avant le courage et rejettent la lâcheté, les Érudits privilégient la connaissance et renient l’ignorance… 

Ainsi organisée, chaque faction concoure à sa manière au bien-être collectif. Et puis il y a ceux qui ne peuvent se situer, qui n’arrivent pas à faire fi de leurs aspirations profondes et adhèrent à plusieurs valeurs. Ce sont les Divergents. Ils ne rentrent pas dans le cadre, et sont en danger. Pourquoi exactement, nous l’ignorons au départ, tout comme Béatrice. Elle va malgré tout devoir choisir, et ce sera au profit des Audacieux.  

Très vite, elle va se rendre compte, tout comme le lecteur, que les choses ne sont pas aussi simples, que les valeurs fondatrices ont quelque peu été détournées. À quel point, dans quel but, c’est ce que nous allons apprendre au fil du récit. 

Divergent est une merveille. Outre l’histoire de Béatrice, c’est une réflexion sur la nature humaine, sa propension à détourner les règles, sa soif de pouvoir, et ce à quoi nous sommes prêts pour y accéder. C’est un véritable page-turner que l’on dévore d’une traite. On vit au rythme des personnages, s’indignant, espérant, pleurant comme eux. 

La narration est nerveuse, le style fluide, et le suspens est savamment dosé. Le rideau se lève peu à peu sur la vérité, accentuant l’impression d’urgence que Béatrice ressent.

S’il y a un livre à ne pas rater ces derniers temps, c’est bien celui-là…


jeudi 9 février 2012

Genius squad, Catherine Jinks

Résumé :

Un an après son passage à l’Institut Axis, Cadel Piggott ne va pas tarder à découvrir que plusieurs génies valent souvent mieux qu’un seul !
Après avoir mis sous les verrous le menaçant Prosper English et abandonné ses activités de hacker surdoué, Cadel a du mal à rebondir. Il ignore qui il est vraiment, le lieu de sa naissance et le nom de son père ; il a atterri dans une famille d’accueil qui le surveille constamment.
Alors qu’un an plus tôt il s’efforçait de dominer le monde, il se retrouve maintenant coincé par l’heure du dîner ou les jours de lessive.
L’union fait-elle la force ? En rejoignant GENIUS SQUAD, un groupe de jeunes génies de sa trempe, Cadel est peut-être entré dans le seul système capable de défier son QI exceptionnel.


Avis :

Cadel a été placé en famille d’accueil après avoir échappé aux griffes de son père. Malgré l’attention que lui portent sa mère adoptive et Fiona, sa tutrice des services de la protection de l’enfance, le jeune surdoué s’ennuie et ne rêve que de pouvoir passer de nouveau ses journées devant un ordinateur.
Quand de soi-disant travailleurs sociaux vont lui proposer d’intégrer une structure spécialisée pour adolescent précoces, Cadel va sauter sur l’occasion et convaincre Fiona de l’y inscrire. La réalité est un peu plus complexe, et il va de nouveau se trouver confronté à son « père » et ses machinations. 

Le récit commence lentement, le lecteur découvre d’abord la nouvelle vie du héros dans sa famille d’accueil, et ce n’est que lorsque Cadel intègre la Genius Squad que l’histoire démarre réellement et devient très prenante.
Catherine Jinks propose un roman très rythmé, où les secrets sont enfin révélés, les complots démasqués, et l’identité de Cadel officialisée. L’intrigue est parfaitement déroulée, et les personnages attachants, même si certaines ficelles sont parfois un peu grosses.
Genius Squad étant un thriller sur fond de hacking, il y a tout un vocabulaire informatique qui peut dérouter le lecteur qui n’y connaît rien (comme moi). Même si cela n’est pas très gênant, je n’ai par exemple pas pu partager les émotions des personnages à certains moments vu que je n’ai pas bien compris ce qu’ils faisaient…

C’est vraiment le seul reproche que l’on puisse faire à ce livre qui, par ailleurs, est très bien construit et intelligent. Je suis certaine que les geeks et autres apprentis informaticiens seront totalement conquis.

mercredi 8 février 2012

Chani a été swappée, Chani a encore été trop gâtée !



Le mystère a pris fin hier, c'est Asmodée/Stéphane mon swappeur. Eh ouais, sur les 24 participants de ce swap St Valentin, c'est moi qui ai été swappée par le seul homme perdu au milieu de notre joyeuse bande d'hystériques de filles bien comme il faut. Oui, déjà rien que pour ça vous pouvez me jalouser. Et ça ne va pas s'arranger quand vous allez voir la suite... Mille mercis Stéphane, j'ai été gâtée au-delà du raisonnable, je ne sais même pas trop comment exprimer ma joie et ma gratitude...

Alors je confirme, le colis était bien lourd, plus de 7 kgs, c'est pas rien, mes petits bras musclés ont été sollicités ^^ Finalement, en l'ouvrant, pas de parpaing (je peux pas vraiment dire que j'ai été déçue, j'avoue), mais une multitude de petits paquets. Rolalala mais c'est trop, je suis excitée comme une portée de souris.


Je ne vous fais pas le déballage paquet par paquet, sinon je suis pas prête de poster ce billet, et je sais que certaines attendent les photos avec impatience. J'arrête de blablater ?! Euh oui, aussi, ok !




 
Alors, on commence par quoi ? En fait il y en a tellement que je vous mets tout, et je vous laisse admirer ;)

 






 
Vi voilà, vous comprenez que ça se passe de commentaire, et aussi pourquoi j'en reste sans voix (juste une précision, le chat était déjà résident chez moi et n'était pas dans le colis hein ^^ J'ai essayé de la pousser mais elle a jamais voulu partir avant la photo...)




Encore merci, merci, merci Stéphane, grâce à toi je vais pouvoir lire, me détendre en regardant un DVD, sentir bon (non que je ne sente pas déjà bon hein !), faire des trucs de filles, et prendre environ 4 ou 5 kilos ^^

lundi 6 février 2012

Winterheim, Fabrice Colin

Résumé :

Il y a bien longtemps, les Faeders et les Dragons ont décidé de ne plus s’immiscer dans les affaires des mortels. Retirés loin de Midgard, ils ont cependant confié à la Dame des Songes et à ses trois demi-sœurs les Ténèbres la tâche de veiller sur les humains. Aujourd’hui, dans le royaume de Walroek, le jeune forestier Janes Oelsen, dont les parents n’ont jamais pu comprendre le caractère rêveur et la juvénile impétuosité, entre en possession, à la suite d’un pari, d’une mystérieuse carte. Accompagné de sa fidèle chouette Flocon, il part pour le château maudit de Nartchreck où, à en croire les légendes, repose un fabuleux trésor...


Avis :
 
Il s’agit ici de l’ensemble de la trilogie fantasy de Fabrice Colin, réunie dans une nouvelle édition par Pygmalion Fantasy, et mise en valeur par la magnifique illustration de couverture signée Vincent Madras.

Un jeune garçon, Janes Oelsen, une quête, des Dieux sur le déclin, des dragons, une guerre, un trésor… fans de fantasy, Winterheim est pour vous.
Si l’auteur lui-même demande au lecteur une certaine indulgence au lecteur face à cette œuvre de jeunesse, j’ai été pour ma part totalement conquise par cette fantasy un peu old-school teintée de la magie que Fabrice Colin sait insuffler à ses histoires.

Tout d’abord, le fait d’avoir transposé une trame somme toute classique dans la mythologie nordique apporte l’originalité qui aurait pu manquer. Même si l’histoire est essentiellement centrée sur Janes, l’aura des divinités est omniprésente.
Le récit en lui-même, même s’il est bien équilibré et cohérent, souffre parfois de quelques longueurs, particulièrement dans le deuxième tome, surtout en comparaison du dernier livre qui se dévore d’une traite, et de la fin qui finalement arrive trop vite, alors que j’aurai aimé continuer à tourner les pages encore et encore.
Seule la touche de romance du livre ne m’a pas convaincue, mais c’est sans doute mon côté cœur de pierre qui ne m’a pas permis de l’apprécier pleinement.
Les personnages sont quant à eux attachants, Janes est un concentré de bons sentiments et de courage, et met immédiatement le lecteur dans sa poche. Wultan fait partie de ces méchants que l’on prend plaisir à détester, parfait dans sa cruauté, bien qu’ambigu.

L’écriture de Fabrice Colin, même s’il n’est pas au sommet de son art, est envoutante et magique, empreinte de poésie ou abrupte quand il le faut, mais toujours au service de ce qu’il nous conte.
 
Œuvre de jeunesse ou pas, Winterheim est un délice, à lire absolument par tous ceux qui aiment la fantasy. Même le livre refermé, je suis encore sous le charme de cet univers recouvert de glace…