lundi 30 avril 2012

L'Exécutrice T1 - Le baiser de l'araignée, Jennifer Estep


Résumé :

Elle s'appelle Gin. Elle est tueuse à gages. Dans le milieu, on la surnomme l'Araignée. Elémentale de pierre, elle perçoit le murmure des minéraux, le chuchotement des gravillons. Elle maîtrise aussi la magie de glace. Une élémentale d'air a tué son mentor, son ami. L'heure de la vengeance a sonné. Et elle est prête à tout, même à s'associer à un flic, le très séduisant Donovan Caine, qui a juré de lui faire la peau...



Avis :

Gin est une tueuse à gages, doublée d’une élémentale qui maîtrise la pierre et, dans une moindre mesure, la glace. Entre deux contrats, elle travaille dans un restaurant qui appartient à son ami et mentor Fletcher, l’homme qui l’a recueillie alors qu’ado elle vivait dans la rue.
Lors d’une mission, elle se rend compte qu’elle s’est faite piéger, et que son commanditaire veut lui faire porter le chapeau coûte que coûte. Si elle s’en sort de peu, ce ne sera pas le cas de Fletcher… Aidée du fils de ce dernier et de Donovan Caine (qui la déteste cordialement), Gin va mener sa propre enquête pour venger la mort de son mentor.

Je suis sortie de cette lecture ravie ! D’abord parce que je n’ai pas vu les pages défiler et que j’ai pris du plaisir d’un bout à l’autre du livre, fait suffisamment rare pour être souligné. De plus, les personnages sortent un peu du lot. Gin est cynique, armée jusqu’aux dents, intelligente, sensible et drôle, courageuse mais pas vulgaire, et c’est salutaire. Sans compter que ses hormones la laissent un peu tranquille, youpi, pas de sexe tous les deux chapitres, c’est reposant. Finn, le fils de Fletcher, est rafraîchissant, un petit côté tête à claques, mais charmant. Quant à Donovan Caine, j’ai bien aimé l’évolution de ce personnage droit dans ses bottes qui voit ses certitudes s’écrouler en découvrant que tout le monde n’a pas son honnêteté (il était un peu naïf à la base le garçon…).
L’intrigue est bien ficelée et bien menée, sans temps mort. La narration est fluide et agréable, et comme dit plus haut, c’est un véritable page-turner.

Même si ce premier tome met largement l’accent sur la présentation des principaux protagonistes, je ne me suis pas ennuyée une seconde et j’ai été totalement convaincue par ce premier opus de L’Exécutrice.

jeudi 26 avril 2012

Alchimie, Beth Fantaskey

Résumé :

Depuis l’entrée de Tristan Hyde dans le même collège que Jill Jekel en Pennsylvanie, leurs noms de famille font l’objet de toutes les plaisanteries. En effet, ils rappellent vaguement quelqu’un… Et tous deux ont de bonnes raisons de ne pas rire de ces moqueries.
Le père de Jill a toujours cru que sa famille était liée au Dr Henry Jekyll, ce scientifique qui a créé son alter ego maléfique. D’ailleurs, il affirme que la boîte fermée à double tour dans son bureau contient le détail de cette expérience diabolique. Quant à Tristan, ses liens avec l’histoire de Mr. Hyde sont encore plus proches, et plus dévastateurs.
Jill sait qu’elle ne doit pas ouvrir cette boîte. Mais quand son père est assassiné, et qu’elle découvre que le compte en banque qui devait payer ses études a été vidé, elle n’hésite plus. Si elle parvient à recréer l’élixir du Dr Jekyll, elle obtiendra sans doute la bourse qui lui permettra d’entrer dans un des meilleurs programmes de chimie des États-Unis.
Tristan accepte de l’aider, espérant sauver sa raison et peut-être même sa vie. Si l’on en croit la légende familiale, il est le descendant direct du monstre, ce qui le condamne à perpétrer la violence et le chaos autour de lui.
Pourront-ils échapper à leur destin et éviter que l’amour qui les étreint peu à peu ne conduise à leur propre destruction ?


Avis :

Le mythe du Dr Jekyll et de Mr Hyde revisité à la sauce ado. Jill est une soi-disant descendante du fameux docteur. Son père, chimiste, est décédé dans des circonstances mystérieuses. Tristan, ténébreux jeune homme serait un descendant de Mr Hyde. Ils vont se voir obligés, à l’occasion d’un concours de chimie, de se rapprocher et de tenter de reproduire le sérum du Dr Jekyll. Bien sûr, leur rapprochement donnera naissance à une idylle entre les deux jeunes gens.

Bon, alors dès le départ, ça coince pour moi. Comment parler de descendants du Dr Jekyll et de Mr Hyde alors que dans le roman de Stevenson ils ne sont que les deux facettes (le bien et le mal) d’un seul homme ? Quand bien même ils seraient les descendants des deux facettes de l’individu, ils seraient donc parents…
Bref, même en essayant de passer outre les libertés prises par l’auteur avec le roman d’origine, je n’ai pas réussi.
Ensuite les personnages. Jill est trop lisse, limite godiche, alors qu’avec Tristan l’auteur nous sert la caricature du beau jeune homme ténébreux. Leur bluette est cousue de fil blanc, tout comme l’histoire familiale de l’un et de l’autre, pourtant censée porter le suspens du livre.

Non, vraiment, Alchimie ne m’a pas convaincue, loin de là… Je n’y ai vu qu’une accumulation des clichés du genre, dans un style plat et mièvre. Alors que Beth Fantaskey sait imaginer des personnages ayant plus de répondant et de mordant, comme dans la série du vampire amoureux. Dommage…

mercredi 25 avril 2012

Côté face T2 - Noces de lune, Anne Denier



Résumé :

Il n’était plus.
Ainsi il y avait bien une fin à cette histoire. Trois cents ans de souvenirs se bousculèrent dans ma tête, des ruelles de Prague aux salons de Berlin, dans la douleur et les regrets.
Je l'ai tant aimé.
Nous nous sommes tant déchirés.




Avis :

Souvenez-vous, en 2010 l’un de mes plus gros coups de cœur était Côté face de Anne Denier, un livre qui m’avait prise aux tripes et dont vous pouvez retrouver la chronique ici.
Avec Noces de lune, la suite, la magie opère de nouveau, et c’est encore un coup de cœur.

Cet opus nous permet de mieux connaître Côme, Clara et Hyla, et de faire la lumière sur certaines questions restées sans réponse dans le tome précédent. Nous y avions découvert Côme à travers les yeux de Hyla, et c’est cette fois-ci à travers ceux de Clara que nous allons le redécouvrir. Si comme moi vous le détestiez, vous risquez d’être un peu déstabilisés au départ puisque Clara, elle, a profondément aimé Côme et met en lumières les côtés positifs de ce personnage pour le moins ambigu.
Passée cette petite surprise, je me suis régalée. Anne Denier plante dès les premières pages le décor de son histoire. Le lecteur parcourt Prague avec l’héroïne, l’auteur a vraiment réussi à insuffler une ambiance propre à son livre, et j’ai pour ma part beaucoup aimé cette immersion dans son univers. Alors je parle de Prague car c’est là que débute le roman, mais comme dans Côté face, vous serez amenés à suivre plusieurs histoires, à voyager dans plusieurs villes afin que le puzzle prenne doucement forme. L’auteur aime jouer avec les époques et dissémine ses indices dans quatre histoires parallèles, épaississant le mystère pour que, lorsque la lumière est enfin faite, tout reprenne sa place. On a vraiment l’impression de partir de différents focus qui semblent isolés, puis c'est comme si la caméra reculait et l'on comprenait au fur et à mesure la place de chaque élément dans le tableau. L’auteur distille les indices avec talent, en captant l'attention du lecteur, et en lui donnant envie de tourner les pages au fur et à mesure.

La plume d’Anne est envoûtante, le récit est bien structuré, et je souligne une nouvelle fois la qualité de la syntaxe de l’auteur, et le travail éditorial fait sur ce livre auto-édité qui, s’il n’est pas exempt de coquilles, n’a pas à rougir à côté de certaines maisons d’édition, petites ou grandes. De la même manière, la couverture d’illustration signée Miesis est tout simplement magnifique.

Plus ancré dans le passé, Noces de lune m’a encore davantage touchée que Côté Face, grâce à ce petit côté empreint de nostalgie que j’ai particulièrement savouré. Ce roman original propose des personnages complexes et attachants, et une histoire kaléidoscopique dans laquelle j’ai adoré me perdre pour mieux en appréhender toutes les facettes, et c’est bien évidemment avec enthousiasme que j’en recommande la lecture (lire préalablement le premier tome est à mon sens indispensable).


Et comme la dernière fois, je ne comprends pas que cette série n’ait pas trouvé d’éditeur, c’est encore pour moi un mystère…


 (Auteur français)

mardi 24 avril 2012

Devil city T1, Jana Oliver


Résumé :

«Un jour, je serai la piégeuse la plus douée au monde.»
Piégeur de démon: un métier dangereux et exclusivement masculin. Pourtant, c’est la carrière qu’a choisi Riley Blackthorne. Dans un monde en ruine, démoli par des démons apparus à la surface de la terre, elle devra prouver à tous qu’elle est de la trempe des meilleurs. Ça tombe plutôt bien, les démons n’attendaient que ça.



Avis :

Dans le monde de Riley Blackthorne, les démons, plus ou moins puissants et dangereux, font partie du quotidien. Pour les capturer, interviennent les piégeurs, des individus formés et entraînés pour lutter contre l’engeance démoniaque. La jeune fille est apprentie et rêve de devenir une piégeuse reconnue, comme son père. Lors d’une mission supposée facile, Riley va se trouver aux prises avec un démon de classe 5 qui semble faire équipe avec celui de classe 1 qu’elle poursuivait. Plus surprenant, les démons qu’elle croise connaissent son nom…

Je n’avais pas encore eu de coup de cœur cette année, c’est maintenant chose faite.
Jana Oliver nous plonge dans Atlanta en ruines, où la jeune héroïne, Riley, et son père peinent à joindre les deux bouts, asphyxiés par les créanciers à cause des emprunts faits pour soigner la mère de la jeune fille, qui a finalement perdu sa lutte contre un cancer. Pour faire rentrer un peu d’argent, Paul Blackthorne multiplie les missions, et sa fille Riley marche dans ses traces.
Ce quotidien bien glauque est très réaliste et fait écho à l’état de notre société ; au moment où je lisais que dans ce monde le prix de l’essence était exorbitant, la rendant inaccessible, sauf pour les plus riches, le litre de sans plomb dépassait les 2€ dans le nôtre… La détresse de la famille Blackthorne est palpable, et le sort ne les épargne pas, je n’en dis pas plus pour ne pas vous spoiler.
Cet univers sombre et dur est très immersif, Jana Oliver trouve les mots qui font mouche et, sans non plus forcer sur les descriptions, nous permet d’imaginer Atlanta telle que la vit Riley, avec sa classe qui a lieu dans une vielle épicerie, les chambres d’hôtel reconverties en appartements...
Le décor ainsi posé, intéressons-nous à l’histoire en elle-même et aux personnages.
Même si ce premier tome pose les bases de la série et présente les personnages, il y a une vraie intrigue qui prend corps au fil du livre. L’histoire va au-delà de la simple lutte piégeurs contre démons. Il y a plus de complexité dans ce livre qu’on ne peut le soupçonner en lisant la quatrième de couverture. Je ne peux aller plus loin et développer mes idées sur ce point pour ne pas gâcher la découverte de la lecture, mais faites-moi confiance, vous serez agréablement surpris.
Les personnages, quant à eux, sont suffisamment développés pour être intéressants, même si on n’échappe pas à quelques clichés, comme le vieux maître aigri et cruel, le geek qui crack les mots de passe plus vite que son ombre, le filou au grand cœur… Riley est particulièrement attachante, malgré son côté tête brûlée. Beck est comme nombre d’hommes (oui, huez-moi messieurs), incapable d’assumer ses sentiments et du coup très maladroit, mais aussi touchant de par ce côté un peu gamin. Seul Simon m’a laissée assez indifférente, trop propre sur lui à mon goût.

Même s’il n’est pas exempt de défauts, Devil city est vraiment une excellente surprise, un véritable coup de cœur de par l’originalité de son univers et la force de son personnage principal qui porte le roman. Courez vous le procurer, vous ne devriez pas être déçus…


 (Auteurs NA vivants)

lundi 23 avril 2012

Le baiser de l'ange T1- L'accident, Elizabeth Chandler


Résumé :

Ivy adore les anges. Elle collectionne les petites statuettes qui les représentent et croit profondément qu'ils l'accompagnent dans les moments difficiles de sa vie. Surtout depuis que sa mère s'est remariée. Avec le père de Gregory, ce garçon étrange qui met Ivy mal à l'aise. Heureusement, Tristan, le jeune homme le plus adulé du lycée est fou amoureux d'elle. Ivy partage ses sentiments, et le bonheur lui paraît de nouveau accessible. Mais bientôt, le destin les frappe violemment.



Avis :

Ivy est une jeune fille qui croit aux anges. Elle leur parle, collectionne les statuettes, bref, elle plane un peu. Sa mère est sur le point de se remarier avec un homme riche, et de fait sa vie, ainsi que celle de son petit frère, va radicalement changer. Ella va faire la connaissance de Grégory, son frère par alliance, jeune homme mystérieux et ténébreux, limite inquiétant (sûrement le personnage le plus intéressant en fait).
Tristan, lui, est le garçon le plus en vue du lycée, la coqueluche de toutes les filles, et il va bien entendu s’intéresser de près à Ivy, avec toute la maladresse dont un ado peut faire preuve dans ces moments-là…

Je suis un peu mitigée sur ce livre. Pendant les deux premiers tiers, on assiste à la naissance de l’histoire entre Ivy et Tristan, chacun amoureux de l’autre en secret. Et il faut avouer qu’ils ne sont pas très dégourdis parce que leur attirance est vraiment flagrante et ils mettent bien longtemps avant d’y arriver. Une fois qu’enfin ils se sont trouvés, leur romance est mignonnette, mais pas transcendante.
C’est dans le dernier tiers que la dimension fantastique du livre va prendre de l’ampleur. Je ne vais pas trop en dire pour ne pas dévoiler toute l’histoire, mais c’est cette partie qui m’a sortie de ma torpeur. Le livre décolle enfin, et le lecteur voit diverses possibilités se profiler pour la suite.

L’accident est clairement un tome d’introduction, l’auteur a pris le temps (trop ?) d’installer le décor et les personnages. Malgré tout, la fin donne envie de connaître la suite et de laisser une chance à cette série.

jeudi 19 avril 2012

Harper Connelly T4 - Secrets d'outre-tombe, Charlaine Harris


Résumé :

"Nous revoici sur les routes ! Aujourd'hui, Tolliver et moi avons été engagés par l'une des plus puissantes familles du Texas, dont certains membres semblent douter des conditions dans lesquelles leur patriarche est décédé... La routine pour nous. Enfin, peut-être pas cette fois-ci. Surtout lorsque je découvre des recoupements étranges avec mon propre passé..."


Avis :

Les meilleures choses ont une fin, et ce quatrième tome vient mettre un point final aux Mystères de Harper Connelly. Si les relations entre Harper et Tolliver sont maintenant au clair, il restait au lecteur à savoir ce qui était arrivé à Cameron, la petite sœur de Harper. Réjouissez-vous, cet ultime opus donnera la clé de tous les mystères encore en suspens.

Le début du roman commence de manière très classique. Harper est appelée pour une mission visant à démontrer ses talents. Suite à cela, elle se trouvera être la cible de tentatives de meurtre. En cherchant la cause de cette violence, elle découvrira des connexions entre sa mission et son passé. Et finira par mettre un point final à ses propres interrogations.

J’ai littéralement dévoré ce livre. D’abord parce que cette série figure parmi mes préférées. Ensuite parce que, moi aussi, je voulais savoir ce qui était arrivé à Cameron. Et une nouvelle fois, je n’ai pas été déçue. Charlaine Harris nous plonge avec facilité dans le passé de son héroïne et nous livre une explication pour le moins surprenante. Tout à fait crédible, mais j’étais à mille lieues d’imaginer un tel dénouement.
Malgré une certaine déception à l’idée que cette série soit terminée, je suis assez contente que l’auteur n’ait pas dilué son intrigue en la faisant trainer en longueur, émoussant par là même l’intérêt du lecteur. Pour moi, Les mystères de Harper Connelly reste une série originale et de qualité, que j’ai suivie avec beaucoup de plaisir.

Les éditions J’ai lu ont récemment publié la nouvelle série de l’auteur, Lily Bard, et j’espère y trouver le même intérêt…




 (Auteurs NA vivants)

mercredi 18 avril 2012

Délices interdites


Résumé :

Trois grandes stars du roman sentimental historique vous ouvrent les portes d'un monde de sensualité et d'érotisme. Susan Johnson, Prisonnier du désir : Las des plaisirs de la chair, Hugh Dalsany, marquis de Crewe, opte pour une abstinence au moins temporaire. Mais, kidnappé par une inconnue ravissante, il capitule et se soumet aux caprices de sa geôlière. Bertrice Small, La lady courtisane : Jetée à la rue à la mort de son mari, lady Marguerite Abbott se réfugie en France, chez sa tante, tenancière de la maison close la plus réputée de Paris. Elle va y explorer les chemins raffinés qui mènent à la jouissance. Robin Schone, Initiation au harem : Rêvant de connaître une fois encore le plaisir, Megan, jeune veuve, se fait passer pour une prostituée et demande à un aubergiste de lui procurer un client. L'homme qui se présente avoue n'avoir jamais connu de femme mais, sous ses caresses, Megan découvre la volupté.


Avis :

Attention, éloignez les enfants et les âmes sensibles, voici mon avis sur ma première romance érotique, lue dans le cadre du RCS Challenge. Vu que je n’y connais rien en la matière, je n’ai pas choisi ce titre par hasard, il m’a été chaudement recommandé par une copinaute. (Il est maintenant clair que dans cette catégorie nous n’avons pas les mêmes goûts !)
Composé de trois nouvelles, chacune d’un auteur différent, je me suis dit que c’était effectivement une bonne idée, et que ça me permettrait de voir différents aspects de ce genre littéraire…

Le recueil s’ouvre sur Prisonnier du désir, ou l’histoire d’un marquis ayant trop abusé des plaisirs de la chair qui décide de devenir abstinent. Comble de malchance, c’est le moment que choisit une belle inconnue pour le kidnapper, et lui imposer de lui faire un enfant.
Hé hé hé, rien qu’avec le résumé j’ai commencé à me marrer. Que dire… Elle veut un enfant, donc forcément ils vont passer leur temps à essayer d’en faire un (au début le prude marquis va tenter de résister, mais pas bien longtemps, je vous rassure). D’où un enchaînement fort logique de scènes de sexe. Bon, ben voilà quoi, je l’ai lu…

Ensuite, La lady courtisane… Une jeune veuve se voit obligée de rejoindre la maison close de sa tante afin d’y proposer ses services pour survivre. Bon, déjà on y croit absolument pas, la tante qui a tout fait pour que ça nièce soit une jeune femme respectable ne moufte pas quand cette dernière ruine tous ses efforts en décidant de se prostituer… Ensuite, la nièce qui a pour seule expérience son vieux mari se découvre un vrai talent pour tout ce qui a trait au sexe… Bien évidemment elle y prend du plaisir et ses partenaires ont toujours un sexe énorme qui la satisfait à tous les coups (!). Sans compter quelques répliques qui m’ont atterrée, j’ai eu l’impression d’être dans un sketch des Inconnus ou des Nuls (« Tu la veux ta fessée ? Oh oui je veux ma fessée. Tu as été une vilaine fille ? Oh oui, très vilaine » - Affligeant).
Au secours, cette nouvelle m’a filé de l’urticaire, j’ai halluciné devant autant de conneries concentrées en si peu de pages.

Enfin, dernière nouvelle, Invitation au harem, une histoire mettant en scène des quinquas, ce qui change un peu. Plus en nuances, davantage porté sur la psychologie des personnages, et moins sur le sexe en tant que tel, si je ne peux pas dire que j’ai apprécié cette nouvelle, c’est la « moins pire » des trois.

Cette première incursion dans la romance érotique n’a pas été concluante, j’avoue avoir davantage rit ou pesté pendant ma lecture, qu’avoir été émoustillée. Pour la prochaine fois (le challenge comprend deux romances érotiques), je pense essayer quelque chose de plus moderne, peut-être que ça passera mieux…