vendredi 31 août 2012

7 ans après, Guillaume Musso


Résumé :

Un divorce les avait séparés…… le danger va les réunir.
Artiste bohème au tempérament de feu, Nikki fait irruption dans la vie sage et bien rangée de Sebastian. Tout les oppose, mais ils s’aiment passionnément. Bientôt, ils se marient et donnent naissance à des jumeaux : Camille et Jeremy.
Pourtant, le mariage tourne court : reproches, tromperies, mépris ; la haine remplace peu à peu l’amour. Au terme d’un divorce orageux, chacun obtient la garde d’un des enfants : Sebastian éduque sa fille avec une grande rigueur alors que Nikki pardonne facilement à son fils ses écarts de conduite. Les années passent. Chacun a refait sa vie, très loin de l’autre. Jusqu’au jour où Jeremy disparaît mystérieusement. Fugue ? Kidnapping ? Pour sauver ce qu’elle a de plus cher, Nikki n’a d’autre choix que de se tourner vers son ex-mari qu’elle n’a pas revu depuis sept ans. Contraints d’unir leurs forces, Nikki et Sebastian s’engagent alors dans une course-poursuite, retrouvant une intimité qu’ils croyaient perdue à jamais.
Des rues de Paris au cœur de la jungle amazonienne.
Un thriller implacable brillamment construit.
Un couple inoubliable pris dans un engrenage infernal.


Avis :

Elle est bien foutue la présentation des éditions XO hein ? Ça donne envie hein ? Eh ouais, c'est ça le talent de la maison d'édition, parce qu'en vrai le contenu est quand même moins top... Bref...
Sebastian et Nikki, pourtant si différents, se sont aimés. De cet amour sont nés les jumeaux Jérémy et Camille. Et puis leurs différences les ont rattrapés, ils se sont séparés, obtenant chacun la garde d’un des enfants. Sept ans après, la disparition de leur fils va obliger les deux parents à se rapprocher et à faire front commun pour le retrouver.

Autant j’avais trouvé que La fille de papier et L’appel de l’ange prouvaient que Musso pouvait faire mieux que les bluettes sans grand intérêt auxquelles ils nous avaient habitués, autant avec 7 ans après, on replonge dans le gnangnan cul-cul la praline. Et vu que j’attendais bien mieux, je suis d’autant plus déçue ! Alors, entendons-nous bien, ce n’est pas non plus une catastrophe, mais personnellement je n’ai pas aimé, j’ai trouvé cette histoire trop facile, tirant sur la corde sensible du lecteur larmoyant, et ça m’a franchement déplu. Heureusement, c’est le genre de livre qu’on lit l’été, pendant les vacances parce qu’on n’a pas envie de se prendre la tête (et rassurez-vous, la mission est remplie) et on est donc plus indulgent (si si)… Vivement l’été prochain pour voir ce que donnera le Musso 2013.

jeudi 30 août 2012

Enfernité, Ashton Brodi



Résumé :

Six mois que Nikki a disparu, sans laisser de traces. Six mois qu'elle a, par désespoir, abandonné Jack. Six mois qu'elle a passés enfermée aux côtés de Cole, dans un monde entre morts et vivants. Nikki est de retour et elle doit faire un choix. Mourir auprès de Jack, ou vivre pour toujours avec Cole, en Enfernité.




Avis :

Il est des romans dont on n’attend rien de spécial en commençant la lecture, voire même que l’on a choisis sans jeter un œil au résumé, juste parce que la couverture est jolie (oui oui, retour de la petite chose superficielle), et qui se révèlent être plus qu’une bonne surprise, un véritable coup de cœur. C’est le cas d’Enfernité qui m’a attrapée par surprise et complètement ravie.

Nikki a passé un siècle dans l’Enfernité en compagnie de Cole, mais elle décide de revenir sur terre avant de devoir choisir où va se dérouler son éternité. À la surface, ce siècle correspond à six mois, délai largement suffisant pour que ses proches soient morts d’inquiétude et imaginent le pire. Si, à son retour, la plupart ne savent pas comment se comporter avec elle, Jack Caputo, son ancien petit ami, toujours amoureux de la jeune fille, tente de l’approcher bien qu’elle ait beaucoup changé et se montre particulièrement solitaire. Mais le temps leur est compté, Nikki n’a que six mois pour faire ses adieux définitifs à ceux qu’elle aime.

Dès le départ le ton est donné, ce roman sera triste et mélancolique. À l’aide de flashbacks le lecteur comprend ce qui est arrivé à Nikki six mois plus tôt et se retrouve aussi désespéré qu’elle face au dénouement inexorable qui l’attend. Comment profiter de six mois pour faire en sorte de disparaître sans faire souffrir autrui ? Y a-t-il une autre issue, une échappatoire possible ? Le compte à rebours a démarré, et l’urgence de la situation est palpable. Mais, heureusement, l’amour vient éclairer ce tableau, ou peut-être le rendre plus oppressant, l’espoir qu’il suscite semblant tellement mince…
Ashton Brodi mêle les sentiments comme personne et implique totalement le lecteur dans le drame qui se noue. Elle joue habilement avec la mythologie pour y adosser son récit et lui donner une note d’authenticité qui rend cette histoire presque possible. Et en ce qui me concerne, ça a très bien fonctionné. J’ai été emportée dans cette histoire, et au final j’ai eu le cœur en miettes tant c’est beau et tragique. J’ai même versé ma larmouille, c’est dire…



mercredi 29 août 2012

De retour...



Eh oui, je suis de retour, bien que toujours en congés ^^ Mes vacances se sont bien passées, merci, grand soleil, chaleur (trop !), j'ai changé d'air et ce fût bien agréable.
 
Côté bouquins, je suis très fière de moi puisque je n'ai pas acheté un seul livre pendant mes vacances. Oui, je me réjouis de peu de choses, pas un achat en trois semaines je suis limite à sortir le champagne !
J'ai lu, évidemment, mais j'ai fait dans la facilité, essentiellement du YA histoire de ne pas bousculer mes neurones en vacances. Pas de déception dans le lot, ce qui est déjà bien, mais par contre un gros coup de coeur, Enfernité d'Ashton Brodi, chronique à venir (oui, elle est déjà écrite, je n'ai presque pas de retard, miracle !).
 
Je vous souhaite une bonne rentrée, et à bientôt pour de nouvelles aventures livresques ;)






mercredi 8 août 2012

Enfin, elles sont arrivées !




L'image ci-dessus est on ne peut plus claire, je vais m'absenter quelques jours, au moins jusqu'à la fin du mois... Bonnes vacances à ceux qui comme moi vont décrocher un peu, bon courage à ceux qui bossent, et bonnes lectures à tous !



Charley Davidson T1, Première tombe sur la droite, Darynda Jones


Résumé :

Charley Davidson est détective privée et faucheuse. Son boulot consiste à convaincre les morts « d’aller vers la lumière ». Mais ce n’est pas toujours si simple : parfois Charley doit les aider à accomplir quelque chose avant qu’ils acceptent de s’en aller, comme retrouver l’assassin de ces trois avocats. Ce qui ne serait pas un problème si Charley ne passait pas son temps à faire des rêves érotiques provoqués par une entité qui la suit depuis toujours… Or, il se pourrait que l’homme de ses rêves ne soit pas mort. Il pourrait même être tout à fait autre chose…


Avis :

Premier tome d’une nouvelle série de chez Milady (Milady, c’est le Mal) qui pour une fois n’aura pas eu le temps de se faire des amis dans ma PAL ! Pour être honnête, je trouve que la fille sur la couverture ressemble à Faith (dans Buffy), et du coup j’ai eu envie de le lire tout de suite (vous ai-je déjà dit que je suis une petite chose superficielle ?).

Charley (Charlotte en fait, mais Charley ça marche mieux pour le jeu de mots) Davidson est détective privée, mais surtout Faucheuse. LA Faucheuse pour être exacte, chargée de guider les morts vers la lumière et de les faire passer de l’autre côté. Et justement un défunt a besoin d’elle, un avocat assassiné, qui ne tarde pas à être rejoint par ses deux associés, prématurément trépassés eux-aussi. Charley va leur venir en aide, et parallèlement essayer de comprendre les rêves qu’elle fait dans lesquels intervient un mystérieux mais sensuel inconnu.

Dans un premier temps, j’ai trouvé ce bouquin génial. Le ton de l’auteur est résolument moderne et dynamique, bourré d’humour, Charley est attachante, j’en ferais volontiers ma meilleure copine, et on se plonge très vite dans l’enquête sur les meurtres des avocats. Sans compter les rêves de la jeune femme et Grand Méchant, le roman est vraiment riche. Et puis il y a un moment de creux. Charley est toujours drôle, mais force est de constater qu’il ne se passe pas grand-chose. On apprend deux-trois trucs mais rien de sensationnel, et je commençais à me dire que le soufflé était retombé. Puis enfin, tout s’accélère, les révélations pleuvent, d’autres interrogations surgissent, et quand vient la fin, c’est finalement trop tôt !
Heureusement la suite sort bientôt, et j’espère que le deuxième tome gardera l’enthousiasme du premier sans les lenteurs, et surtout que nous aurons des réponses à nos questions !

Les Hathaway T5 - L'amour l'après-midi, Lisa Kleypas


Résumé :

Discrète et authentique, Beatrix Hathaway s'est toujours sentie plus à l'aise dans la nature que dans une salle de danse. Si elle a auparavant participé à la saison londonienne, sa beauté classique n'a pas enflammé les beaux partis de la capitale. Désabusée, la jeune femme s'est persuadée que jamais elle ne rencontrerait l'amour. Pourtant, la plus entêtée des sœurs Hathaway devra-t-elle consentir à épouser un homme ordinaire pour éviter le célibat ?


Avis :

Dernier tome des aventures de la famille Hathaway, L’amour l’après-midi met en lumière le personnage de Beatrix, la plus jeune sœur, amoureuse de la nature et des animaux. Plus proche de ces derniers que des humains, la jeune fille peine à trouver un homme qui l’aime pour ce qu’elle est, et non pour son joli minois. Aussi peu encline à se laisser enfermer que ses animaux, Beatrix cherche un homme épris des grands espaces et qui la comprenne. Avouez qu’au 19ème siècle la tâche semble ardue… C’est sur un malentendu que le cœur de la jeune fille va chavirer. Entretenant, pour lui rendre service, à la place de sa meilleure amie une correspondance avec Christopher parti à la guerre, Beatrix va se prendre au jeu malgré son aversion première pour le militaire.

Cet opus termine en beauté la saga. Beatrix se révèle plus attachante et émouvante que je ne le pensais, j’ai eu mal pour elle, j’ai espéré avec elle, et au final j’étais ravie qu’elle atteigne enfin le bonheur qu’elle mérite (même s’il n’y avait pas grand suspense, je sais bien). C’est avec un petit pincement au cœur que j’ai refermé ce roman, la famille Hathaway est celle qui m’a fait découvrir la romance historique, et j’ai vraiment un petit faible pour eux, c’est donc un peu difficile de se dire qu’il n’y aura pas d’autre occasion de faire partie de leur univers…

Esprit, es-tu là ? T1 - Le fantôme de la bibliothèque, Elizabeth Cody Kimmel

Résumé :

Kate rêve d'être une collégienne comme les autres. Mais voilà, sa mère est médium. Chaque jour, elle reçoit des esprits et les aide à entrer en contact avec leurs proches qui, eux, sont encore vivants. Or, ces clients un peu particuliers se mettent facilement en colère. La maison résonne alors de hurlements venus de nulle part tandis que les bibelots se fracassent seuls sur le sol. Non, vivre normalement, ce n'est pas le destin de Kate. D'autant que, depuis qu'elle a soufflé ses treize bougies, elle aussi voit des esprits... Une réjouissante leçon de survie au Collège !


Avis :

Comment survivre au collège quand sa mère est médium, et qu’on ne veut pas qu’on la prenne pour une dingue ? C’est ce que ce demande Kate, qui tente de passer inaperçue tout en regardant avec envie les filles populaires. Heureusement, Jac et son violoncelle vont venir la sauver de sa solitude, chacune pouvant enfin partager ses petits secrets avec l’autre. Et en matière de secrets, celui de Kate remporte la palme : elle voit les esprits des âmes défuntes, difficile de faire pire !

Difficile période que l’adolescence, et celle de Kate est particulièrement gratinée. Entre sa mère médium, les filles du collège qui la méprisent, les fantômes qui essayent désespérément d’attirer son attention, la jeune fille ne part pas avec tous les atouts dans sa poche pour affronter ce moment. Dans Le fantôme de la bibliothèque, c’est son parcours vers l’acceptation de soi et de sa place dans la société qu’il est question. Et c’est plutôt bien fait, c’est frais bien que convenu, agréable à lire, et plein de bons sentiments sans verser dans le côté gnangnan. Alors pour un adulte, ce n’est pas un livre folichon, mais il est parfaitement formaté pour le public visé (à partir de 10 ans) qui en redemande.

mardi 7 août 2012

La fille du soleil noir T1 - Esprits impurs, MLN Hanover


Résumé :

Lorsque Jayné Heller débarque à Denver pour organiser la succession de son oncle Eric, mystérieusement assassiné, son univers vacille. Outre une fortune étourdissante, ce dernier lui a donné une mission : combattre le Collège Invisible, une cabale qui menace d’abattre les frontières entre notre monde et celui des esprits impurs qui rôdent à côté.
Entourée d’une équipe improbable, Jayné comprend que, pour survivre dans cet univers étrange et dangereux, elle va devoir en maîtriser les règles… ou les réinventer.


Avis :

En se rendant à Denver pour régler la succession de son oncle Eric, Jayné était loin de se douter que ce dernier venait de faire d’elle une riche héritière, à la tête d’un important capital financier et immobilier. La mauvaise nouvelle, c’est qu’elle hérite aussi d’une bien étrange tâche, celle de lutter contre le Collège Invisible. Elle découvre l’existence des cavaliers - démons, garous, vampires - qui occupent une enveloppe charnelle humaine, et se rend compte que le monde est plus complexe qu’il n’y paraît. Pour l’aider dans sa tâche, elle pourra compter sur les hommes qui travaillaient déjà pour son oncle…

Si la mythologie développée et les personnages sont intéressants, je n’ai malheureusement pas été captivée par ce premier tome de La fille du soleil noir. L’auteur a le bon goût de ne pas nous abreuver de descriptions interminables pour poser les bases de son histoire, mais tout va un peu trop vite. Jayné accepte la situation très rapidement, prend les choses en main tout aussi vite, fait confiance aux autres en un clin d’œil, et part en mission à peine affranchie de sa nouvelle situation. Et elle s’en sort plutôt pas mal, normal, on est héroïne d’urban fantasy ou on ne l’est pas ! Mais malgré cette rapidité d’adaptation et cet esprit volontaire, je me suis ennuyée. Parce qu’entre deux scènes, il ne se passe pas grand-chose de palpitant. Jayné fait du shopping, Jayné va au resto, Jayné casse des assiettes… Bref, des temps morts qui contrastent trop par rapport à la précipitation qui caractérise les prises de position de l’héroïne. Du coup, à souffler le chaud et le froid, l’auteur m’a lassée.
En même temps, vue la touche d’humour et l’absence de scènes sexuelles, Esprits impurs apporte un peu de fraîcheur dans le genre, et saura sûrement  séduire un large public, même si je n’en fais pas partie.

Gone T1, Michael Grant

Résumé :

En plein cours d'histoire, ils sont en train de prendre des notes quand tout à coup... plus de professeur ! Affolés, ils sortent de classe et se rendent compte qu'il n'y a plus aucun adulte. Comme s'ils étaient évaporés. En fait, tous les êtres humains de plus de 15 ans ont disparu. Plus incroyable encore, ceux qui restent développent des superpouvoirs mais ils ne parviennent pas encore à les maîtriser... Cette aventure extraordinaire est arrivée à Sam, 14 ans, et tous les enfants de la petite ville californienne de Perdido. Passé la première période d'euphorie, les enfants doivent maintenant s'organiser pour survivre. Qui va s'occuper des bébés et des malades ? Comment trouver de la nourriture ? Autant de questions vitales à résoudre en urgence ! Sam devient malgré lui l'un des responsables de l'organisation mais, bien vite, il va devoir affronter d'autres chefs de bandes, aux idées beaucoup plus sombres...


Avis :

En l’espace d’une seconde, tous les adultes, ainsi que les adolescents de plus de quinze ans, ont disparu. Passée la stupeur, la recherche vaine des adultes disparus, il faut s’organiser. Si Sam, jeune garçon de bientôt quinze ans semble désigné comme leader naturel par les autres enfants, il préfèrerait rester en retrait. Orc et ses comparses, au contraire, ont soif de pouvoir et profitent de la peur ambiante pour faire main basse sur la ville.
Parallèlement, certains enfants se voient dotés de pouvoirs surnaturels, la nature semble avoir subi des mutations et un mur étrange s’est dressé autour d’eux…

Au départ, j’ai pensé lire un remake YA de Dôme de Stephen King, et j’ai craint de n’avoir entre les mains qu’une copie de cet excellent roman. Sauf que Gone a été écrit avant Dôme, exit le plagiat et mes appréhensions.
Il y a de tout dans le roman, de l’action, du fantastique, des rebondissements, des traîtrises, jamais le lecteur ne sait à quoi il doit s’attendre et jamais il ne s’ennuie. Les personnages sont attachants, bien plus matures que leur âge ne le laisse supposer, et l’écriture est enlevée. Les enfants sont confrontés à la peur, le manque de leur parents, les problèmes d’organisation, de sécurité… Face à cela, il y a ceux qui agissent pour le bien de la communauté, et ceux qui préfèrent privilégier leur propre intérêt. Et c’est cette deuxième catégorie qui m’a tout bonnement fait halluciner. Autant de méchanceté, de cruauté et de vice réunis dans des protagonistes de moins de quinze ans, ça m’a carrément fait froid dans le dos. Alors bien sûr, il y a Sam et ses amis qui sont heureusement là pour tempérer Orc, Caine et leur bande, mais les manigances de ces derniers m’ont vraiment scotchée. Si le départ est un peu mou, l’action va crescendo, et j’ai terminé ma lecture complètement stressée, à trembler pour les jeunes habitants de Perdido beach. Ne dit-on pas que les enfants sont cruels ? Dans Gone, ce dicton prend toute sa dimension…
Le dénouement arrive comme une accalmie, mais il est à parier que le deuxième tome réserve nombre de surprises aux enfants, et pas forcément que des bonnes…

lundi 6 août 2012

Coeur empoisonné, Bloody Countess



Résumé :

Cœur empoisonné est l'histoire de Benjamin et Emile, jeune couple à la candeur macabre et à l'innocence ténébreuse. Le livre est présenté sous forme de conte, où se trouvent des illustrations en couleurs, et en noir et blanc, qui accompagnent des textes poétiques. De nombreuses références à Tim Burton, Edgar Allan Poe, Guy de Maupassant (et de nombreuses autres) font parties de ce livre.


Avis :

Je vais être très honnête, étant assez hermétique à la poésie (la dernière que j’ai lue c’était au lycée et sous la contrainte), je n’aurais sans doute jamais acheté Cœur empoisonné. Mais, le hasard faisant bien les choses, ce titre était offert par les Éditions du Riez (merci !) pour l’achat de je ne sais plus quel livre. C’est donc ainsi qu’il est arrivé entre mes mains et que j’ai commencé à le feuilleter.

De prime abord, j’ai adoré l’esthétique, le petit côté Burtonien m’a tout de suite plu. Les dessins sont en noir et blanc et dégagent une grande mélancolie en même temps qu’un fort pouvoir d’attraction ; on ne peut détacher ses yeux de ses images qui illustrent à la perfection ce conte macabre qu’est Cœur empoisonné.
Venons-en au texte… Benjamin est amoureux d’Émilie, tellement que lorsque la jeune fille disparait, il est fou de douleur et prêt à tout pour la retrouver. Cette histoire d’amour pure et sombre accompagnée de ses dessins n’aurait finalement pas pu être contée autrement que sous la forme de poésies. Si j’étais plus que réticente au départ, je suis complètement tombée sous le charme de cette composition poétique gothique, et j’ai adhéré aussi bien au fond qu’à la forme.
Petit bijou, cette belle histoire tragique est une pépite à côté de laquelle j’ai failli passer, et cela aurait été bien dommage.

Vertige, Lauren Kate

Résumé :

Tout juste sortie du cauchemar de Sword and Cross où anges et démons se sont entre-déchirés, Luce a dû se séparer quelques jours de Daniel... Folle de joie à l'idée de le revoir, elle apprend avec désespoir que leurs retrouvailles seront brèves. Daniel doit en effet traquer les Bannis, des immortels, qui cherchent à la tuer. En attendant, il la place en sûreté à Shoreline, un lycée huppé près de San Francisco, d'où elle ne doit pas sortir. Elle entre dans la section des " Néphilim ", des descendants d'anges aux pouvoirs particuliers, et fait la connaissance de Shelby, Dawn, Jasmine, et Miles, un garçon charmant. Là, Luce apprend aussi que les " ombres " qui la terrorisaient, en réalité des Annonciateurs, pourraient l'aider à découvrir ses vies antérieures. Daniel s'entêtant à ne rien lui révéler de son passé, Luce veut comprendre ce qui l'empêche de vivre pleinement son amour et cherche corps et âme à déjouer la malédiction qui s'acharne sur elle.


Avis :

Premier point, la couverture de ce tome n’a rien à envier à celle du premier tome, Damnés. L’illustration est sublime, le touché tout doux très agréable, la petite chose superficielle en moi est comblée.
Passons maintenant au contenu…

Eh bien, de ce côté-là, ça se gâte un peu. Luce est transférée à Shoreline, Daniel et Cam font une trêve pour la protéger d’une plus grande menace (laquelle ? Eh bien vous devrez vous tartiner plus de 300 pages d’ennui avant de le savoir). Entourée de Nephilims, la jeune fille va découvrir des pans de son passé, et en apprendre davantage sur ceux qui en veulent tant à sa personne.
Et puis voilà quoi, c’est à peu près tout. Autant le premier tome était empreint de mystère, et j’avais bien aimé me perdre dans l’ambiance sombre de Sword and Cross, autant là… Luce est complètement inconsciente, et même si elle subit moins les évènements et essaye de se prendre en main, elle reste dramatiquement godiche. Daniel s’enferme dans son rôle d’ange tourmenté, et m’a passablement agacée à faire tant de mystères pour pas grand-chose. Heureusement, il y a de nouveaux personnages tels que Miles et Shelby, qui mettent un peu de vie dans ce livre, sinon j’aurais fini ma lecture en trainant.

Un deuxième tome décevant en somme, espérons que la suite relance un peu mon intérêt…