vendredi 30 novembre 2012

Twilight Chapitre 5 - Révélation 2è partie




Résumé :

Après la naissance de sa fille Renesmée, Bella s’adapte peu à peu à sa nouvelle vie de vampire avec le soutien d’Edward. Se sentant menacés par cette naissance d’un nouveau genre, les Volturi déclarent la guerre à la famille Cullen. Pour préparer leur défense, les Cullen vont parcourir le monde pour rassembler les familles de vampires alliées et tenter de repousser les Volturi lors d’un ultime affrontement.


Avis :

Il faut savoir que Breaking Dawn est le livre que j’ai le moins aimé de la saga, et que le première partie de l’adaptation cinématographique ne m’avait pas emballée plus que ça. Pour ce « chapitre 5 » (ça me hérisse cette appellation), le film dépasse le livre et je ne me suis pas ennuyée un seul instant.
L’angle choisi pour mettre en scène cet ultime affrontement entre les Volturi et les Cullen (and friends) est plutôt bien vu, astucieux, et m’a laissée scotchée sur mon siège (« OMG mais qu’est-ce qu’il se passe ?! »). C’est la vraie force du film qui va venir gommer tous les petits défauts comme ce pauvre bébé Renesmée tellement ─ je ne sais même pas quel mot réussirait à bien le qualifier ─ bizarre qu’il n’en était pas réaliste. Autre point positif, Kristen "monoface" Stewart prend un bol de confiance (pour ça rien de tel que d’être transformée en vampire) et sort de son rôle de cruche maladroite, et ça fait du bien. Du coup elle expérimente d’autres expressions sur son visage, exit la moue boudeuse perpétuelle, elle nous offre des sourires et même de la rage (elle sourit mieux qu’elle ne simule la colère, mais c’est un bon début). Les vampires ont des visages moins plâtrés et la perruque de Rosalie semble un peu plus naturelle, je vous l’avais dit, on n’a pas tout perdu sur cet opus.
De toute façon on peut dire ce que l’on veut sur ce film (et les précédents), les fans de la série passeront outre les défauts pour se concentrer sur les émotions que leur a procuré la saga de Stephenie Meyer, moi la première ! Et c’est avec un petit pincement au cœur que j’ai vu cette série se terminer, avec la petite rétrospective à la fin du film. Nostalgie quand tu nous tiens !

[Cette chronique est spécialement dédiée au Divin G, à Nico et Lobo qui louent chaque jour mon bon goût en matière de cinéma ^^]




Fiche Allociné    

jeudi 29 novembre 2012

Dani O'Malley T1 - Iced, Karen Marie Moning

Résumé :


Dani “Mega” O’Malley plays by her own set of rules—and in a world overrun by Dark Fae, her biggest rule is: Do what it takes to survive. Possessing rare talents and the all-powerful Sword of Light, Dani is more than equipped for the task. In fact, she’s one of the rare humans who can defend themselves against the Unseelie. But now, amid the pandemonium, her greatest gifts have turned into serious liabilities.
Dani’s ex–best friend, MacKayla Lane, wants her dead, the terrifying Unseelie princes have put a price on her head, and Inspector Jayne, the head of the police force, is after her sword and will stop at nothing to get it. What’s more, people are being mysteriously frozen to death all over the city, encased on the spot in sub-zero, icy tableaux.
When Dublin’s most seductive nightclub gets blanketed in hoarfrost, Dani finds herself at the mercy of Ryodan, the club’s ruthless, immortal owner. He needs her quick wit and exceptional skill to figure out what’s freezing Fae and humans dead in their tracks—and Ryodan will do anything to ensure her compliance.
Dodging bullets, fangs, and fists, Dani must strike treacherous bargains and make desperate alliances to save her beloved Dublin—before everything and everyone in it gets iced.


Avis :


Ouais, j’ai encore la flemme de faire la traduction, mais vous n’avez pas tout perdu car je vous renvoie sur le site JZB : le mâle ultime où, mieux qu’une trad faite par mes soins, il y a les 27 premières pages traduites. Elle est pas belle la vie ?! (Et au passage il y a plein de photos de JZB, pensez à ne pas rester au-dessus du clavier en les visionnant, la bave et le clavier ne faisant jamais bon ménage…).

Mais je m’égare, comme à chaque fois que j’évoque Jericho la midinette aux hormones en ébullition en moi se réveille. Je ravale ma langue, essuie le coin de mes lèvres, et on se recentre sur Iced.
Ce premier tome des aventures de Dani O’Malley prend corps tout de suite après Fièvre d’Ombre et met en scène la petite Dani sur laquelle les révélations faites dans le roman précité m’ont laissée amère. Ajoutez à cela que le caractère grande gueule de l’adolescente me portait parfois sur les nerfs, je n’étais pas sûre qu’en faire le personnage principal d’une nouvelle série soit une très bonne idée. Et pourtant si, ça fonctionne. Je me suis replongée avec plaisir dans ce Dublin ravagé et livré aux Faës dans lequel fonce Dani tête baissée (comme d’hab quoi). C’est aussi l’occasion de faire plus ample connaissance avec Ryodan, et même s’il est parfait dans son rôle de mâle dominant manipulateur et sexy n’arrive pas à effacer JZB dans mon petit crâne de Pri-ya virtuelle. KMM nous permet aussi de retrouver Christian McKeltar et ce qu’il est devenu.
Passé le côté nostalgie, qu’en est-il de l’intrigue ? Eh bien rien à redire, l’auteur nous offre une histoire bien ficelée et prenante, à la hauteur de la série d’origine. Je n’ai pas vu les pages passer, et comme à la fin de chaque tome de la série Fièvre, j’ai un gros sentiment de manque. Cette suite est vraiment à la hauteur, je ne lui trouve aucun défaut, ce n’est pas une pâle copie des aventures de Mac mais une vraie série indépendante avec ses propres forces. Une seule chose m’a un peu gênée, c’est l’âge de Dani (14 ans) et certaines scènes où la jeune fille voit et vit des choses peu recommandables pour une ado de cet âge.

Karen Marie Moning m’a encore une fois complétement "zlatannée". J’avais tellement envie de retourner dans Dublin qu’une fois Iced refermé j’ai ouvert Fièvre Faë. Si c’est pas une sérieuse addiction ça …


mercredi 28 novembre 2012

Chani et sa PAL - Episode 2





Vous attendiez impatiemment des nouvelles de ce monstre ingérable qu'est ma PAL ? Non ? Ben tant pis, je vais quand même en donner, ça me fait une thérapie !

Il y a cinq mois je prenais conscience de sa croissance hors norme, elle était à 123. L'heure est venue de faire un petit bilan (avant que Noël ne passe par là, pas folle la Chani).
Aujourd'hui ce sont 115 ouvrages qui attendent patiemment leur tour sur les étagères de mes biblios. Ok, 8 livres en mois dans la pile ce n'est pas très glorieux, je vous l'accorde, mais quand je vois le nombre de bouquins que j'ai acheté dans l'intervalle je suis plutôt contente de moi. Quoi ? J'avais dit que je freinais sur les achats ?! Euh oui, c'est pas faux... On va dire que je commence maintenant et que cette fois je m'y tiens hein...

N'empêche, pour quelqu'un d'irrécupérable je trouve que j'ai fait des progrès. La suite au prochain épisode !

mardi 27 novembre 2012

Bad Moon Rising - Déni, Marika Gallman

Résumé :

Elle rêve d’un nouveau départ, mais c’est la mort qui l’attend au tournant. Recueillie par ceux qui l’ont arrachée aux mains de ses agresseurs, c’est dans un monde de ténèbres qu’elle devra tenter de survivre.
Tout a commencé un soir de lune bleue, et tout se terminera dans le sang…


Avis :

[Cet avis contient des spoilers sur l’épisode précédent]

Ce deuxième épisode reprend logiquement là où s’était arrêté le premier. Pour mémoire, Neela et Sandra se font un petit resto entre amies (si le resto existe vraiment, peut-on avoir l’adresse ?!) et la première expose son envie de changer de vie ainsi que son départ imminent pour l’Inde. En sortant elles sont attaquées par des créatures hideuses elles-mêmes pourchassées par deux hommes dont on ignore tout. Sandra perdra la vie et Neela, vivante, se voit recueillie par les mystérieux chasseurs.

Cet épisode, fort justement intitulé Déni, est centré sur Neela et son ressenti vis-à-vis de l’agression et de ses mystérieux sauveurs à qui elle ne fait pas vraiment confiance. C’est un peu le calme après la tempête du premier chapitre, et avant la suivante qui, on s’en doute, ne manquera pas d’arriver rapidement. La jeune femme voit son monde s’écrouler et cherche à retrouver un cadre rassurant à sa vie. Le lecteur en saura un peu plus sur l’un des chasseurs (bon, juste son prénom et le fait qu’il ne veuille pas la tuer, mais on progresse) et sur la nature des créatures (on s’en doutait un peu, certes).
L’écriture de l’auteur fait mouche, le rythme, bien que plus lent, ne perd pas en intensité, et cette fin… Marika Gallman, je te déteste ! Comment peux-tu laisser le lecteur avec un tel cliffhanger ?! J’aurais trois ans je dirais que « c’est pô juste », mais là je vais me contenir et juste dire que la suite est très fortement attendue ! Arggggg…

Bad Moon Rising est disponible ici

De Miami à Tahiti via Marseille

Il y a quelques jours, j'ai découvert un univers parallèle...

Je vous explique en deux mots le contexte de ma découverte. Imaginez, vous avez un petit souci de genou, vous vous faites opérer, et vous voilà bloqué à la maison puisque vous ne pouvez ni conduire ni gambader dans la campagne (votre démarche est plus proche de celle de Geoffrey de Peyrac que d'une biche sautillante). Ajoutez à cela que votre cerveau a du mal à se concentrer plus de dix minutes sur toute lecture plus ardue que Picsou magazine et qu'à la maison votre attention est toujours attirée par tout un tas de trucs plus importants les uns que les autres (oh tiens un moustique, c'est dingue on est quand même fin novembre). Il ne vous reste qu'une chose à faire, regarder la télé et découvrir toutes les émissions que vous ratez quand vous êtes au boulot.

Forte de cette conclusion, me voilà armée de ma télécommande CanalSat (j'ai du choix au niveau des chaînes, c'est un plus, comme ça le soir je peux me plaindre qu'il n'y a vraiment rien à regarder) commençant un zapping frénétique entre deux moments de somnolence (canapé + après-midi = sieste). Et là, me voilà figée sur le titre d'une émission « Les marseillais à Miami ». Oh punaise, rien que le titre est prometteur, je scotche mes paupières et me redresse. Alors on va pas se mentir, de la téléréalité j'en regarde, et j'ai même pas honte, de Koh-Lanta à Secret Story en passant par The Voice j'en ai pris quelques heures dans les mirettes. Mais là, c'est l'émission ultime de la connerie. Enfin c'est ce que je pensais jusqu'à ce que je zappe un peu plus loin et que je tombe sur « L'île des vérités 2 » (la vache, j'ai raté la première saison !). Les deux étant à peu près à la même heure il fut très compliqué de faire un choix, j'ai donc essayé de suivre les deux simultanément. On pourrait penser que vu le niveau ce serait facile, mais pas tant que ça, ils font et disent tellement de trucs stupides à la seconde qu'il faut rester très attentif ^^

Comme je suis sympa je vous situe un peu le contexte des deux bouses émissions. La première c’est assez simple, des marseillais envoyés à Miami pour devenir des stars (LOL). Profil type : la vingtaine, pas farouche, pas futé, serveurs, DJ, Stripteaser, bref, des professions plutôt festives, pas d’employé des pompes funèbres dans le lot, dommage. Dans la seconde il s’agit de célébrités (LOL) qui vont apprendre des « vérités » (j’ai pas bien compris le concept, la seule chose que j’ai vu c’est une nana qui a déclaré à son ex qu’elle l’aimait toujours, pas de quoi fouetter un chat). Et pour ça il fallait les envoyer à Tahiti (plus précisément Moorea, mais ça doit moins faire rêver) ?!
Faire une piste de glisse au milieu du salon avec du gel douche, préparer du sable au ketchup, casser les murs, renverser des gobelets de coca sur une cliente et se marrer au lieu de s’excuser, chaque minute de ces programmes recèle un moment plus affligeant que le précédent. Et le pompon, c’est quand même ce massacre en règle de la langue française. Festival de « crouaillent, vouaillent, croivent, c’est qu’est-ce que j’y ai dit », mes tympans saignent à chaque diffusion (et encore je ne les ai pas vu écrire, parce que leur orthographe doit être « quetchose »). Et puis j’ai quand même appris un truc. Le « t » ne se prononce plus « t » mais « tch » : « Tchu vois » « tchiens » « Antchonin »…

Très sérieusement, je ne comprends pas l’espèce de fascination morbide qui me pousse à regarder ces daubes télévisuelles, mais chaque après-midi, c’est plus fort que moi. Vivement que je reprenne le boulot avant que mes neurones ne se suicident (je plaisante hein, je suis pas à 2-3 neurones près ^^).

lundi 26 novembre 2012

Vampire City T6 - Fin de partie, Rachel Caine



Résumé :

À Morganville, les règles du jeu ont changé. Bishop, le plus terrible des vampires, a pris le pouvoir et avec lui toutes les sangsues de la ville. Même Michael s'est associé au diabolique Bishop. Claire, elle, va tout faire pour sortir de ses griffes et délivrer Shane. Dans l'ombre, la résistance s'organise, il faut empêcher la destruction totale. Vampires et humains pourront-ils, un jour, recommencer à vivre ensemble ?



Avis :

Le cinquième tome avait vu la victoire de Bishop sur Amélie, Claire et Michael devenant ses jouets, Shane partant directement en prison (sans passer par la case départ ni toucher 20 000F), et Eve ressassant sur la défection de ses amis. La partie semble perdue, mais la nouvelle Claire version warrior refuse de baisser les bras et est prête à engager la riposte seule s’il le faut.

Fin du premier cycle, Fin de partie semble ne pouvoir avoir que deux issues possibles : la victoire de Bishop ou celle d’Amélie. Dans les faits, c’est un poil plus compliqué. Rachel Caine a réservé à ses lecteurs quelques surprises qui font que ce tome est moins convenu qu’on pouvait le penser.
Tous les protagonistes (encore en vie) sont présents pour ce dernier lever de rideau, certains se révèlent, d’autres restent désespérément fidèles à eux-mêmes, mais c’est un plaisir de les voir se mettre en place, choisir leur camp et entrer dans la bataille. L’auteur nous promène de rebondissement en rebondissement pour notre plus grand plaisir. Sa plume vive et fluide sert à merveille son histoire, et le dénouement ouvre de nouvelles perspectives, preuve que Morganville a encore des secrets à livrer…

Fin de partie est un bon tome de clôture qui ravira les fans de la série. Pour ceux qui ne connaissent pas Vampire City, n’hésitez pas, vous ne le regretterez pas.

vendredi 23 novembre 2012

De notre sang, Adeline Debreuve-Theresette

Résumé :

Transylvanie, fin du dix-neuvième siècle. Traqué sans relâche, Dracula, le Prince des Vampires, dépositaire du sang de l’immortalité, craint pour l’avenir de sa race. La seule solution, pour assurer une pérennité certaine aux siens, serait d’engendrer un héritier de son propre sang. Mais pour cela, il lui faut d’abord trouver une humaine capable de porter en son sein l’enfant d’un non-vivant… En France, Marie Iscariel, dame de compagnie d’une riche héritière, fait le même étrange cauchemar depuis son enfance : un rêve effrayant où il n’est question que de peur et de mort. Entraînée au cœur d’un monde inconnu, la jeune femme va découvrir que l’amour et le sang peuvent parfois s’unir pour créer une étrange destinée…


Avis :

Le comte Dracula est en proie à un questionnement sans fin : comment éviter que sa race ne s’éteigne avec lui ? Ténébreux, odieux, assoiffé de sang, il ne trouve plus de plaisir à sa non-vie tant que cette épée de Damoclès plane au-dessus de sa tête. La solution lui apparaît dans une prophétie qui désigne une jeune femme humaine comme celle qui le sauvera. Bien décidé à la retrouver et à faire d’elle ce qu’il veut, Dracula se met en quête de Marie…

Sans revisiter le mythe du vampire, Adeline Debreuve-Theresette nous offre un récit assez classique mais envoûtant.
La première partie, centrée sur le comte est très sombre et angoissante, le vampire nous apparaît détestable, cruel et cynique à souhait. L’ambiance telle que nous la restitue l’auteur est totalement immersive, le lecteur se retrouve plongé au cœur du récit et cheminera avec le vampire de la Transylvanie à la France. Le rapprochement historique fait est très intéressant, j’ai beaucoup apprécié cette approche que j’ai trouvée assez astucieuse pour étayer le propos de l’auteur.
En revanche, la seconde partie, après la rencontre avec Marie Iscariel, est un peu trop rapide et facile, l’évolution des personnages m’a prise par surprise, alors que si l’auteur avait donné le temps au temps j’aurai sans doute davantage adhéré. J’ai tellement été séduite par la personnalité du comte dans la première partie que je l’ai trouvé un peu fade par la suite.
L’écriture d’Adeline Debreuve-Theresette est fluide et agréable, l’auteur a un vrai talent de conteuse et emporte le lecteur dans son univers, qu’elle arrive à rendre très visuel.
Malgré une fin de roman un peu en retrait par rapport à la première partie, De notre sang est un très bon roman (ou plutôt novella) vampirique qui allie l’horrifique au charme suranné du romantisme gothique.

Les buveurs d'âmes, Fabrice Colin



Résumé :

Prince déchu, dévasté par la mort de son aimée, Elric de Melniboné a juré de ne plus jamais se servir de Stormbringer, son épée maudite qui boit les âmes et lui procure sa puissance et sa vitalité.
Accompagné de son fidèle compagnon Tristelune, Elric, abattu et mourant, part en quête de son dernier espoir : l'Anémone Noire, une plante magique ne fleurissant qu'une fois par siècle, qui pourrait lui redonner des forces et de grands pouvoirs. Pour la trouver, il doit gagner les ruines de Soom, une cité perdue au cœur d'une jungle inhospitalière infestée de créatures maléfiques...


Avis :

Quand Michael Moorcock et Fabrice Colin décident d’écrire à quatre mains, ça donne Les buveurs d’âmes, un roman fantasy où l’on retrouve Elric de Melniboné, le prince albinos qui a provoqué la chute de son propre royaume, la mort de sa bien-aimé et qui parcourt ensuite le monde avec son épée Stormbringer, la buveuse d’âmes (vous remarquerez que le garçon a quand même de lourds antécédents, on pressent qu’on ne va pas beaucoup s’amuser avec lui). Sauf qu’ici Elric décide de la ranger définitivement dans son fourreau, la détestant autant qu’il en a besoin.
L’histoire en elle-même n’est pas forcément originale, c’est la quête d’une plante qui pourrait aider à soigner l’incarnation du Champion Éternel, avec des embuches, batailles et franche camaraderie (tout en retenue bien sûr, on parle d’Elric quand même). Ce que j’ai trouvé le plus intéressant, c’est la façon dont Fabrice Colin a réussi à recréer l’ambiance de la saga originelle. On retrouve un Elric aussi tourmenté (dépressif ?) que dans mes souvenirs, un univers très sombre, juste éclairé par la présence de Tristelune, représentant un peu d’espoir pour le « héros », et pour le lecteur aussi qui pourrait se laisser gagner par la mélancolie du personnage principal.
Malgré ces atouts, Les buveurs d’âmes n’est pas non plus indispensable au cycle d’Elric, n’y apportant pas vraiment de plus-value, si ce n’est une bonne dose de nostalgie pour les lecteurs ayant découvert Moorcock dans leur lointaine adolescence. Et justement, j’en viens à me poser si mon adoration envers Moorcock ne tient pas principalement en cette nostalgie, parce qu’ne finissant le roman, je me suis promis de ne pas replonger dans mes vieux livres, de peur d’être déçue…

jeudi 22 novembre 2012

Les Chevalier d'Emeraude T2 - L'épreuve du magicien, Anne Robillard



Résumé :

Au Château d’Emeraude, par une nuit d’orage, Elund et les Chevaliers d’Émeraude, maintenant âgés de seize ans, reçoivent la visite du vieux Mori. Le magicien porte une mystérieuse boîte en plomb, gravée de symboles anciens : un objet magique au puissant pouvoir, qui mettra les Chevaliers à l’épreuve. Confrontés à la convoitise des sorciers et peut-être même de l’Empereur, ceux-ci en effet ne pourront se contenter de leurs épées : il leur faudra, dans le conflit qui s’annonce, mobiliser leurs aptitudes magiques.


Avis :

Le premier tome de la BD permettait de voir l’enfance des chevaliers, enfance qui n’est qu’abordée dans les livres. Dans L’épreuve du magicien, ils ont grandi, et on les retrouve alors qu’ils ont déjà un apprenti. On peut donc en déduire que la BD va suivre l’histoire des romans et l’ordre chronologique. Il n’en est rien. Le lecteur va découvrir une histoire complétement inédite, qui mélange des éléments intervenants sur les périodes très diverses. Du coup, ces Chevaliers d’Emeraude V2 m’ont laissée un peu dubitative. Si le parti avait dès le départ été pris de s’éloigner des romans et de réécrire l’histoire, pourquoi pas. Mais là, le mélange entre les éléments identiques, les apports, et les mélanges chronologiques donnent un résultat finalement moyen. D’autant qu’il ne se passe pas grand-chose au long de ces 48 pages.
Je ne sais pas ce que réserve le prochain album, mais il sera décisif quant à la poursuite ou non de la série.

mercredi 21 novembre 2012

Graceling, Kristin Cashore



Résumé :

Dans les Sept Royaumes, on les appelle les Graceling - des êtres rares, dotés de pouvoirs incroyables. Katsa, elle, peut tuer un homme à mains nues, et son oncle, le roi des. Middluns, l'oblige. à assassiner pour son compte. La rencontre de la tueuse avec le prince Po, un autre Graceling, va changer le cours de son existence...




Avis :

Dans les Sept Royaumes existent des humains appelés Graceling, facilement reconnaissables à leurs yeux vairons. Souvent craints ou méprisés à cause de leurs pouvoirs qui effrayent leurs concitoyens, ils sont appréciés de leurs souverains si leur don présente une utilité. C’est le cas de Katsa, tueuse Graceling pour le compte du roi des Middluns, son oncle. Sans scrupules, ce dernier utilise la jeune fille pour faire régner la terreur sur son royaume, quiconque lui déplaisant encourant une visite de Katsa… Si elle est consciente d’être le bras armé d’un roi injuste et cruel, Katsa ne voit pas d’autre issue pour elle que cette vie de tueries, jusqu’à ce qu’elle rencontre Po, un autre Graceling qui va radicalement changer sa vie.

Ce roman est vraiment une bonne surprise. D’abord grâce à ses personnages on ne peut plus attachants que l’on suit avec intérêt. Ma préférence va bien entendu à Katsa, forte, courageuse et crainte par les autres, elle est néanmoins torturée par ses agissements, mais convaincue de ne rien savoir faire d’autre (bravo tonton pour le lavage de cerveau). Le couple qu’elle forme avec Po est très réussi, ce dernier aidant la jeune fille à prendre conscience de ses qualités et lui apportant enfin l’affection dont elle a tant besoin. L’histoire est elle aussi très réussie, sans temps mort, on ne s’ennuie pas un moment. L’écriture est fluide, simple (un peu trop diront certains) et non dénuée d’humour, un bon point pour attirer un public jeune vers la fantasy, sans frustrer les adultes.
J’ai vraiment passé un bon moment avec Graceling, Kristin Cashore m’a convaincue avec ce premier roman.

mardi 20 novembre 2012

Le miroir aux vampires T1, Fabien Clavel



Résumé :

"Bérénice, Ça y est, j'ai fait ma dernière rentrée à Augustin-Thierry, en internat cette fois. Rien de changé dans ce lycée : Cerise la peste et ses sous-fifres qui font baver les garçons, un beau gosse qui se prend pour Brad Pitt et quelques nouveaux. Parmi eux, il y a Nora, avec qui je partage ma chambre. Il y a aussi Léo. Je ne l'avais pas remarqué au début mais je crois qu'en fait il me plaît bien. Mais ce n'est pas pour ça que je t'écris... Ecoute, Béré, il se passe des choses étranges dans ce bahut... On a incendié le foyer, je crois avoir une idée du responsable, mais je ne peux rien dire. Depuis, la sécurité a été renforcée et le lycée est en train de devenir une prison. Et moi, j'ai comme des apparitions, des sensations bizarres. Je t'ai parlé de Nora. Eh bien, je ne sais pas pourquoi, mais quelque chose m'attire chez elle. Je ne me sens vraiment bien que lorsqu'elle est près de moi. Et ce n'est pas tout : il y a ce miroir dans notre chambre d'internat. Parfois, j'ai l'impression qu'il y a une connexion entre lui et moi. Tu crois que je suis vraiment dingue ?"


Avis :

Léa Cirois va rentrer en terminale au lycée Augustin-Thierry en tant qu’interne. Non que le lycée soit loin, mais la jeune fille vivant seule depuis le départ de sa sœur pour la fac avec son père en dépression depuis le décès de sa femme, ils ont d’un commun accord opté pour cette solution. Excellente élève, elle va partager sa chambre avec Nòra, jeune hongroise nouvelle au lycée. Pas forcément rebelle dans l’âme, mais différente, Léa a toujours été en marge de ses camarades. Et les changements qui arrivent peu à peu dans l’établissement vont l’isoler encore davantage. Sous la forme d’une longue lettre à sa sœur Bérénice, Léa nous relate les évènements survenus en cette année scolaire peu banale.

Le miroir aux vampires, ou comment réussir à rendre hypnotique un récit pourtant très lent. Parce que oui, il faut bien le dire, l’intrigue progresse très lentement, si bien qu’à un moment je me suis demandé si elle allait finalement aboutir quelque part. Dès le départ on comprend bien qu’il s’agit de vampires (oui mais qui ? Où ? Comment ?) et qu’il doit être question d’un miroir. Mais après ? Où Fabien Clavel veut-il en venir ? Qui sont les gentils et les méchants ? Quelles sont les motivations des seconds ? Qui ment, à qui Léa peut-elle faire confiance ? C’est dans cet épais brouillard que le lecteur progresse, et il est très difficile de lâcher ce livre. Le personnage de Léa est très attachant, elle est forte mais pleine de failles, intelligente et opiniâtre. Nòra, plus fragile, reste une énigme pour le lecteur, tant dans sa personnalité que dans la relation qu’elle noue avec Léa. Dernier personnage féminin marquant, Cerise est l’incarnation de la peste, et des extraits de son blog émaillent le récit de Léa, manière fort astucieuse de retranscrire l’atmosphère du lycée et les changements qui s’y opèrent à travers les sujets abordés et le ton de la jeune fille. Du côté des personnages masculins, c’est bien évidemment Léo « Rogue » qui emporte tous les suffrages. Élève effacé et cible de toutes les moqueries, il s’épanouit durant cette année et prend de plus en plus d’assurance jusqu’à devenir un leader parmi les étudiants. L’auteur réussit à rendre ce personnage fascinant et inquiétant, le plus ambigu de tous.
Le style de Fabien Clavel est facile, il coule tout seul, et je me répète, il est hypnotique. Une fois Le miroir aux vampires commencé, vous vous laisserez envoûter et succomberez à son charme particulier.

lundi 19 novembre 2012

Sérum S01 E03, Henri Loevenbruck



Résumé :

Malgré l'aide précieuse du docteur Draken - qui a décodé une partie des visions d'Emily - le détective Lola Gallagher n'a pas réussi à empêcher l'enlèvement du couple Singer. Qui est caché derrière cet enlèvement ? La mémoire d'Emily cache-t-elle leur véritable identité et leur dessein ? Mais surtout : où est passé Draken, devenu introuvable depuis quelques jours ?


Avis :

Il était selon moi difficile d’accroitre le niveau de cette série. Eh bien je me trompais le troisième épisode place la barre encore plus haut.
Le rythme s’accélère encore, le lecteur va de rebondissements inattendus en découvertes surprenantes, et il progresse dans l’intrigue à mesure que le font les principaux protagonistes. La plume de Loevenbruck est vive et addictive, sa maitrise de l’intrigue est complète.

Le découpage entre chaque livre est parfait et entretient l’intérêt du lecteur (ainsi que sa frustration quand il veut davantage de réponses !), l’ambiance est renforcée par les éléments visuels et auditifs disponibles sur le net, et cette combinaison fait de Sérum une vraie réussite.

vendredi 16 novembre 2012

Angel T1, L.A. Weatherly



Résumé :

Willow sait qu'elle est différente des autres filles de son âge, et pas seulement parce qu'elle aime réparer les voitures. Willow a un don. Depuis sa naissance, elle peut voir l'avenir des gens et lire leurs pensées les plus intimes. Mais elle ignore d'où lui vient cet étrange pouvoir... Alex connaît son secret. Il parcourt le monde pour éliminer les anges. Et il a reçu l'ordre de supprimer Willow. Un contrat comme les autres. Alors pourquoi son cœur bat-il à cent à l'heure ? Découvrez la face cachée des anges ! Entre romance paranormale et road-movie, le premier tome d'une trilogie magnétique.


Avis :

Comme le dit si bien le résumé de l’éditeur « Willow sait qu'elle est différente des autres filles de son âge, et pas seulement parce qu'elle aime réparer les voitures ». À titre personnel, si je m’étais arrêtée à cette phrase, je ne suis pas sûre que j’aurais ouvert le livre tellement je l’ai trouvée mauvaise et risible. Mais je suis une guerrière, et je suis donc passée outre.
Nous avons donc une jeune fille, Willow, qui sait certes réparer des voitures, mais là n’est pas l’essentiel, elle a surtout un don de voyance (qui ne s’applique pas aux pannes de voiture. Quand je vous disais que la première phrase du résumé ne servait à rien). Et comme si ce n’était pas assez étrange, elle a aussi une mère qui vit dans son monde, un monde qui doit être merveilleux puisqu’elle semble chaque minute plus proche de la béatitude. Hélas, complètement déconnectée du nôtre, elle ne s’est jamais occupée de sa fille qui a été élevée par sa tante.
Alex est, quant à lui, un tueur d’anges, malgré son jeune âge il a déjà une longue expérience derrière lui. Sa prochaine mission l’emmène justement dans la ville où vit Willow (ah les coïncidences…).

Je n’ai pas tout aimé dans ce livre : autant j’ai trouvé des choses vraiment sympas, autant je me suis arrachée les cheveux (métaphoriquement parlant) face à tant de niaiserie pour certains aspects.
En fait, j’ai aimé le background, l’idée de départ de l’auteur : les anges sont mauvais (preuves à l’appui), il faut les éradiquer. Après, je suis plus réservée sur la relation entre Willow et Alex, c’est facile et gnangnan, ça gâche l’effort d’originalité évoqué avant. Maintenant je suis une vieille chose insensible, alors je suppose que cette bluette mièvre histoire d’amour a sa place dans l’histoire…
Le mieux est encore que vous lisiez Angel afin de vous faire votre propre opinion…

jeudi 15 novembre 2012

Irrésistible fusion, Simone Elkeles



Résumé :

Les frères Fuentes sont de retour... Après Alex et Carlos, voilà Luis !
Nikki Cruz s'est juré de ne plus faire confiance aux garçons, surtout s'ils sont liés de près ou de loin avec le gang des Latino Blood. Contrairement à ses frères Alex et Carlos, Luis Fuentes s'est toujours tenu à l'écart des problèmes. Brillant et ambitieux, il veut réussir sa vie honnêtement et séduire la jolie Nikki. Mais quand on est un Fuentes, on a le danger dans le sang... Et les Latino Blood sont prêts à tout pour ne pas laisser Luis s'échapper.
Le plus jeune des frères Fuentes échappera-t-il au destin de sa famille ?


Avis :

Dernier des frères Fuentes, c’est Luis qui est à l’honneur dans Irrésistible fusion. Le benjamin de la famille a toujours été épargné par les histoires de gang dans lesquelles ont trempé ses frères, il croit en son avenir, a de l’ambition et se donne les moyens d’y arriver. Il va tomber sous le charme de la jolie Nikki, d’origine mexicaine, dont les parents ont fait le choix de l’intégration (comme ils le disent) et qui vit du bon côté de Fairfield. Et bien évidemment, cette dernière va tout faire pour ne pas tomber dans ses filets…

Certains seront nostalgiques en refermant ce livre, moi je suis plutôt contente que ça s’arrête. Si le premier opus avait été un vrai coup de cœur, à force de tirer sur les même ficelles et de nous resservir la même soupe légèrement modifiée et réchauffée, Simone Elkeles finirait presque par me lasser. C’est pour ça que le fait que ce troisième tome clôture la saga me parait plutôt une bonne idée. Alors oui, c’est choupi, c’est trognounouchet à souhait, mais c’est en gros la même trame que les deux tomes précédents, donc si vous les avez aimés, Irrésistible fusion vous comblera sans aucun doute. Pour ma part, j’aimerais que l’auteur se renouvelle un peu pour ses prochaines parutions, sinon je vais m’ennuyer ferme…

mercredi 14 novembre 2012

La fin du monde, Fabrice Colin



Résumé :

Lorsque la première bombe atomique explose au-dessus de San Francisco, Jim Thompson veut croire qu'un avenir existe encore. Hélas! Aux quatre coins du globe, une guerre nucléaire totale se propage. L'un après l'autre, tous les pays sont rayés de la carte : le pire des scénarios est devenu réalité. Chine, Egypte, France, Etats-Unis... Séparés par des milliers de kilomètres, quatre adolescents aux destins mystérieusement liés s'efforcent d'échapper à l'inéluctable et de rallier une base secrète du Groenland. Mais peut-on survivre à la fin du monde ?


Avis :

Je ne sais pas si c’est parce que la fin du monde est programmée pour dans moins de trois mois, mais je suis très friande des livres traitant du sujet. Si en plus c’est Fabrice Colin qui s’y colle, c’est un peu la cerise sur le gâteau.
L’histoire est simple et débute aux portes de l’apocalypse nucléaire. Jim, François, Hafsa et Xuan, quatre adolescents n’ayant apparemment aucun lien vont vivre à leur manière la fin du monde, des prémices à l’inéluctable issue.
La fin du monde est un roman réaliste sur le traitement de l’évènement, très sombre et d’un pessimisme qui vous prend aux tripes. Le récit de Xuan est sans nul doute celui qui m’a le plus touchée, l’auteur n’hésite pas à dépeindre les suites de la catastrophe nucléaire de manière crue, quitte à bouleverser le lecteur qui ne peut rester insensible aux choix de l’auteur.
Pas de méchants ou de gentils ici, rien que des humains paumés dans un conflit dont les racines les dépassent, mais qui veulent survivre, et espérer encore. J’ai bien aimé cette manière d’envisager l’histoire, Fabrice Colin ne s’attarde pas sur ceux qui profitent du conflit pour mieux se centrer sur ses personnages en quête d’avenir. J’ai à maintes reprises eu du mal à respirer et senti ma gorge se serrer, jusqu’au dénouement, où, même si l’espoir n’est peut-être pas mort, on ne peut que se désoler de la bêtise de l’humanité.
Une suite est normalement prévue, reste à savoir quand, afin que nous puissions retrouver nos héros dans leur futur post-apocalyptique.

mardi 13 novembre 2012

Bow street runners T3 - Libre à tout prix, Lisa Kleypas



Résumé :

En tant qu'inspecteur de Bow Street, Nick Gentry a fréquenté les bas-fonds de Londres et connu les pires criminels, mais une jeunesse douloureuse le tient à l'écart des femmes. Il choisit donc de s'initier à l'art d'aimer avec une tenancière de maison close : trois ans plus tard, il est devenu un amant hors pair. Une nouvelle enquête le met alors sur la piste d'une jeune fugueuse, Charlotte Howard. Déterminée à échapper à un mariage de raison, la jeune fille a trouvé un emploi de dame de compagnie dans un domaine du Hampshire. Nick parvient à s'y faire inviter en se présentant sous le nom de lord Sydney...


Avis :

Libre à tout prix est le troisième est dernier tome de la série Bow street runners. Je le précise parce que ce n’est pas marqué dessus, et que je l’ai dévoré sans avoir lu les précédents, ce qui ne gêne pas du tout la compréhension puisque chez Lisa Kleypas les histoires de chaque protagoniste sont indépendantes, mais perso j’aime bien suivre l'ordre d’une saga, on est psychorigide ou on ne l’est pas…

Ceci étant dit, revenons au petit moment de pur délice qu’est ce roman de la divine Lisa Kleypas (je vais finir par ériger un autel à sa gloire dans mon salon tellement j’aime ses romans). Nick Gentry, détective au sein des Bow street runners effectue une mission privée pendant ses congés. Il doit retrouver Charlotte, une jeune fille qui s’est enfuie depuis deux ans pour échapper au mariage organisé par ses parents avec un homme de trente ans son aîné, dont la santé mentale laisse à désirer de surcroît (l’un expliquant peut-être l’autre d’ailleurs…). Comme Nick est vraiment très bon dans son métier, il va rapidement la retrouver, et finalement vouloir la garder pour lui (l’éthique professionnelle n’est plus ce qu’elle était ma bonne dame !).
Un beau héros un peu mauvais garçon sur les bords, une héroïne de caractère, des personnages secondaires tout aussi attachants, on retrouve les ingrédients du succès de l’auteur. Sans compter sa façon de décrire leur histoire, de rendre leurs sentiments tangibles et de faire adhérer le lecteur, je suis une nouvelle fois conquise. Je suis sortie de mon quotidien pour me fondre dans l’Angleterre du XIXème siècle et me repaître de cette romance sucrée. Encore !

lundi 12 novembre 2012

Petite cuisine du Diable, Poppy Z. Brite



Résumé :

En quatorze nouvelles, Poppy Z. Brite ouvre de nouvelles voies dans l'exploration de l'inquiétante étrangeté de nos territoires familiers. On y croise le Diable et son chat géant emprunté à Boulgakov, un médecin légiste fin gourmet, un chef génial et dément qui ne supporte pas que l'on critique sa carte des fromages...
Contournant les clichés pour mieux cerner le cœur de sa ville, secrets des cuisines ou brassage des origines, des classes et des préférences sexuelles, elle saisit ces petits riens qui se télescopent, bizarres ou quotidiens, sublimes ou ridicules, et s'affirme ici en écrivain de la Nouvelle-Orléans.


Avis :

C’est avec ce livre que je découvre Poppy Z. Brite, et je suis complètement séduite, que ce soit par les thématiques abordées ou le style de l’auteur.
Au fil des treize nouvelles de ce recueil (et non quatorze, la première étant une introduction de l’auteur donnant un éclairage sur chacun des textes composant le livre) le lecteur explore principalement la Nouvelle-Orléans à travers des histoires ayant un rapport plus ou moins proche avec la gastronomie. Nous rencontrons le Diable, un médecin légiste fin gourmet, des amants condamnés, la magie vaudou, toute une palette de personnages particuliers, plus ou moins en marge de par leur essence ou leurs choix de vie. Mélange de gore et de sensualité, le tout avec une grande sensibilité, les histoires basculent rapidement dans l’horreur sans que le lecteur ne sombre dans le dégoût, ce que j’ai vraiment apprécié.
J’avoue avoir beaucoup aimé l’alter-ego légiste de l’auteur, le Dr Brite et sa façon de résoudre les problèmes. Dans un autre registre, la nouvelle intitulée Le marais aux lanternes m’a beaucoup touchée, tout comme Rien de lui ne s’étiole, beau et cruel. Chaque nouvelle met en scène son propre univers (sauf les trois ayant pour personnage principal le coroner Brite) et aborde un thème cher à l’auteur, permettant de se familiariser avec son écriture.
Petite cuisine du Diable m’a fait forte impression et m’a donné envie de poursuivre mon exploration de l’univers de Poppy Z. Brite. Et il semble que ce ne soit pas la meilleure œuvre de l’auteur, donc tout cela est bien prometteur. À suivre…

vendredi 9 novembre 2012

X-Men Origins : Wolverine






Résumé :

Ce film nous fait découvrir les origines du plus rebelle des héros Marvel et son histoire avant les événements de la trilogie X-Men. Hugh Jackman reprend son rôle fétiche de héros au pouvoir de régénération convoité par l'armée, et impitoyable jusqu'au bout des griffes.
Après avoir intégré le programme militaire "Weapon X" qui transforme les mutants en armes vivantes, Wolverine n'a de cesse de retrouver ceux qui ont tué son père et la femme qu'il a aimée.


Avis :

Il y a deux choses essentielles à retenir dans ce film. D’abord que le port du marcel ne va pas à tout le monde, mais quand c’est Hugh Jackman, c’est miam. Ensuite que les rouflaquettes et le brushing à la Dick Rivers c’est moche, mais sur Hugh Jackman bizarrement ça passe !
Voilà, en gros j’ai passé mon temps à mater l’acteur australien, à bavouiller lamentablement sur mon canapé, et à remercier le réalisateur d’avoir intégré quelques scènes me permettant de découvrir la plastique de Wolverine dans sa globalité. Et franchement, je préfère l’acteur dans ce film plutôt que dans la pub Ice Tea, et pourtant je l’aimais déjà beaucoup cette pub, je n’ai jamais zappé quand elle passait ^^

Han, excusez-moi, on parlait donc du film X-Men Origins : Wolverine… Euh eh bien nous sommes donc avant la trilogie X-Men, et nous allons découvrir comment James est devenu Logan qui est lui-même devenu Wolverine. Enfance difficile, pas de psychothérapie, attrait pour la violence, frère complètement barge (Liev Schreiber est le méchant parfait, rien que de le voir il me déplait, je le trouve profondément antipathique ce garçon), perte de l’être aimé, il n’est vraiment pas gâté, pas étonnant qu’il parte un peu en vrille après…

Bon, c’est pas le film du siècle (à sa sortie c’était sans doute pas le film de la semaine non plus hein), mais ça reste un film divertissant, je ne me suis pas ennuyée une minute, les clichés m’ont fait marrer (le petit couple de paysans, nan mais sérieux, qui va y croire ?!), le professeur Xavier super-lifté m’a fait pouffer de rire, donc dans l’ensemble, j’ai passé un bon moment.
Je me pose par contre la question de savoir si, par rapport à l’histoire des X-Men tout cela est bien cohérent, notamment avec X-Men : Le commencement qui vient après… Nan, en fait je m’en fous un peu, mais ça donne un petit côté sérieux à ma chronique, alors bon…