jeudi 31 janvier 2013

New Victoria T1, Lia Habel


Résumé :

Version Castelmore :
Nora Dearly, jeune fille de la haute société de New Victoria, est plus intéressée par l’histoire militaire de son pays que par les bals et les jolies robes. Elle n’imaginait pas que la mort de son père, le docteur Dearly, la projetterait au cœur des conflits qui menacent les frontières du pays… Kidnappée par une faction rebelle, Nora doit combattre ses préjugés pour comprendre leurs motivations. Bram Griswold, un jeune soldat courageux et séduisant, entend bien lui ouvrir les yeux sur la véritable menace qui pèse sur les vivants... comme sur les morts.

Version Bragelonne :
2195. Le monde est revenu aux valeurs victoriennes. Mais Nora Dearly n’en a que faire : seules l’histoire militaire et la politique l’intéressent. Elle a conscience des temps troublés que vit sa nation, sous les attaques incessantes de… zombies. Nora rejoint une unité de combat d’élite. Parmi eux se trouve Bram Griswold, courageux, beau… et mort. Seule la science l’empêche de devenir une créature sanguinaire, mais son temps est compté. Peu importe, ni Nora ni lui ne peuvent résister à l’attraction.


Avis :

Sorti à la fois chez Castelmore et Bragelonne, avec deux couvertures et deux résumés différents, New Victoria est un mélange de dystopie steampunk avec des zombies, le tout saupoudré de romance. Pour faire simple, tout ce que j’aime. En principe. Je reviendrai bien sûr sur ce point.

Nous voici donc projetés dans un futur où les survivants américains ont été obligés de se replier au sud de l’équateur pour y fonder leur nouvelle société basée sur les règles de vie de l’époque Victorienne (pour la bienséance), mais avec toute la technologie moderne possible (pour le confort). Ce qui nous donne un mélange assez inédit de futur rétro-moderne très bien décrit par Lia Habel. Le lecteur a vraiment l’impression d’être transporté dans cette époque, la ville prend corps au fil des pages.
L’héroïne, Nora, une jeune fille bien comme il faut, a perdu son père un an auparavant et est pressée par sa tante de trouver un bon parti afin de sauver la famille de la ruine (on retrouve donc des préoccupations très victoriennes, c’est ce qui fait le charme de ce livre, entre autres). Malheureusement Nora est la cible de plusieurs tentatives de kidnapping, dont une finira par réussir. C’est ainsi qu’elle va faire la connaissance de Bram Griswold, soldat de son état, et, accessoirement, c’est aussi un zombie, mais un gentil zombie qui combat contre les méchants qui, eux, veulent s’emparer de la ville et dévorer ses habitants.


Premier point, le background est vraiment très intéressant et réussi, c’est le gros point fort du roman, j’ai vraiment été immergée dans cet univers, et la projection de cet univers steampunk dans une dystopie est une excellente idée.
Après, concernant l’histoire en elle-même, j’ai passé un agréable moment, le propos est original et bien amené, les personnages, Nora et Bram en tête, sont mignons sans que ça tourne à la mièvrerie, la romance est présente mais ne représente pas l’essentiel de l’intrigue, bref tout pourrait aller pour le mieux. Sauf que ça n’a pas fonctionné pour moi, du moins pas tout le temps. Il y a des passages que j’ai dévorés, avide de connaître la suite, et puis ensuite d’autres où il a fallu que je me force à lire tellement je m’ennuyais. C’est un peu le souci quand il y a une narration à plusieurs voix, si certaines ne nous convainquent pas, le lecteur finit par décrocher. Pour moi le pire a été Pamela, bien que sa vision de l’histoire soit primordiale, je n’ai pas réussi à accrocher. Idem avec un autre personnage (pas de nom, pas de spoil). D’où cette impression en dents de scie tout du long de ma lecture. Et c’est vraiment dommage parce que ce livre est vraiment bon, même si pour moi ce n’est pas le coup de cœur espéré je vous le conseille chaudement.





mercredi 30 janvier 2013

Bad Moon Rising - Colère, Marika Gallman


Résumé :

En se réfugiant chez elle (Bad Moon Rising - partie 2 : le déni), Neela ne s'attendait pas à ce que Marcus retrouve sa trace ni à ce que les vampires la traquent jusque-là. La jeune femme doit affronter les conséquences de son mensonge et surtout sortir vivante de cette nouvelle situation inextricable ! Mais y a-t-il le moindre espoir permis lorsque l'on a été mordue par un monstre ?


Avis :

[Cet avis contient des spoilers sur les épisodes précédents]

*Grosse voix grave* Previously on Bad Moon Rising…*Fin de la grosse voix, ça me fait mal aux cordes vocales*.

Neela a vu une soirée entre amies virer au cauchemar et sa meilleure amie être assassinée. Sauvée in extremis, elle fait la connaissance de Marcus dont elle est plus ou moins la prisonnière. Quand elle peut enfin se rendre chez elle, des monstres l’y attendent. Mais heureusement Marcus a lui aussi trouvé sa trace et vole à son secours. Dans le même temps, le lecteur apprend que la jeune femme a été mordue lors la précédente attaque, laissant peu d’espoirs quant à ses chances de survivre, quelle que soit l’issue de cet affrontement.

Épisode de transition, le rythme de Colère est plus lent. Du point de vie de l’intrigue, il ne se passe pas grand-chose, mais nous découvrons de nouveaux personnages, dont un particulièrement intéressant, et de nouvelles interrogations surgissent. Mais, bien entendu, les réponses ne seront pas au rendez-vous dans cet épisode, ce serait trop facile ! Comme l’intrigue est un peu au repos, j’ai vraiment pu apprécier l’écriture de Marika Gallman que j’aime de plus en plus (l’écriture, pas Marika. Encore que.). Un style nerveux, des phrases courtes et concises donnent à cet épisode le rythme que l’intrigue n’a pas. C’est efficace, j’aime beaucoup le procédé.
Je pense que le prochain épisode fera la part belle à l’action, et, si l’auteur n’est pas trop cruelle, aux révélations…



Bad Moon Rising est disponible ici

22 Britannia Road, Amanda Hodgkinson


Résumé :

Séparé par la guerre, un couple se retrouve après sept années d'absence. Loin de la Pologne, dans cette petite maison anglaise du 22 Britannia Road, parviendront-ils à reconstruire leur foyer ? À s'aimer de nouveau alors que chacun porte en lui un très lourd secret ?


Avis :

Nous découvrons Sylvana et Aurek sur le bateau qui les emmène vers l’Angleterre retrouver Janusz, leur mari et père, après une séparation de sept ans. Originaires de Varsovie, lui est parti combattre l’ennemi dès 1939, et elle a dû se cacher dans les bois et endurer mille souffrances pour se protéger, ainsi que son fils. Sept années pendant lesquelles la guerre les a changés, profondément marqués, où leurs vies ont suivi deux routes totalement différentes. Lui a eu de la chance dans son malheur, les hasards de la vie l’épargnant en comparaison de ce qu’a vécu sa femme, qui s’est de fait endurcie. Leurs retrouvailles, ils les attendent, mais les redoutent aussi, et effectivement, ils vont devoir de nouveau faire connaissance, et Janusz devra de plus apprivoiser son fils qu’il n’a finalement jamais connu.

Attention, énorme coup de cœur pour ce roman. L’histoire de ce couple qui se redécouvre et se rend compte que la guerre, en plus de les séparer, les a irrémédiablement changés m’a touchée comme rarement un livre l’a fait. Il s’agit d’une histoire d’amour, des premiers émois au temps de l’insouciance, aux horreurs vécues tandis que l’Europe se déchire, d’un couple qui s’appuie sur le souvenir de leurs sentiments pour essayer de reconstruire leur famille.
Le récit est entrecoupé de flashbacks sur la vie de l’un et de l’autre durant ces années de guerre, permettant de mieux comprendre en quoi, et pourquoi, ils ont tant changé. Nul n’a raison, nul n’a tort, ce sont deux êtres en souffrance qui veulent y arriver, mais sont rattrapés par la réalité et s’empêtrent dans les non-dits, rendant toute communication difficile.
Amanda Hodgkinson décrit par petites touches, avec beaucoup de pudeur et d’émotion, la difficulté de se retrouver, et le poids des secrets. Si, au départ, le lecteur va sûrement davantage comprendre Sylvana, il va peu à peu découvrir Janusz et ses fêlures, et sa volonté de sauver sa famille ne peut que forcer l’admiration.

J’ai eu énormément de mal à décrocher de ce livre qui m’a réellement bouleversée. Il y a des moments vraiment très forts, si bien que ce trop plein d’émotions s’est déversé à la fin, et j’ai lu les quarante dernières pages en larmes. D’ailleurs, rien que d’y repenser, j’en ai les yeux humides. Un moment de lecture rare.

mardi 29 janvier 2013

The Walking Dead T1 - L'ascension du Gouverneur, Robert Kirkman


Résumé :

Dans le monde de The Walking Dead, envahi par les morts-vivants où quelques-uns tentent de survivre, il n y a pas plus redoutable que le Gouverneur. Ce tyran sanguinaire qui dirige la ville retranchée de Woodbury a son propre sens de la justice, qu il organise des combats de prisonniers contre des zombies dans une arène pour divertir les habitants, ou qu’il tronçonne les extrémités de ceux qui le contrarient. Mais pourquoi est-il si méchant ? Dans L’Ascension du Gouverneur, le lecteur découvre pour la première fois comment et pourquoi Philip Blake est ce qu’il est, ce qui l’a conduit à devenir... le Gouverneur.


Avis :

Grande fan de la série TV et débutant dans la lecture des comics, je me suis lancée à corps perdu dans ce roman, en manque de zombies que j’étais alors (oui je suis peut-être un peu bizarre, et alors ?!). Comme son nom l’indique, ce premier roman se situant dans l’univers de The Walking Dead est centré sur le Gouverneur. J’allais enfin savoir d’où il vient et pourquoi il est aussi méchant (parssqueuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuu !). Sur ce plan je ne suis absolument pas déçue. Le lecteur est rapidement plongé dans le monde post-épidémie qui tient lieu de cadre à l’histoire. Il fait la connaissance de Philip Blake, sa fille Penny, son frère Brian et deux amis, en fuite, qui luttent pour leur survie dans ce monde en proie au chaos. Et au fil des pages nous assistons à sa métamorphose pour donner naissance au tyran que connaissent les aficionados de la série culte. Sur le plan de l’intrigue, rien à redire, il est agréable de connaître les dessous de l’histoire, d’autant que Robert Kirkman, le papa du comic est aux manettes. Rebondissements, retournements de situations, rien n’est épargné au lecteur, sans parler de la fin ! Sur la forme, c’est autre chose. Être scénariste de bandes-dessinées est un peu différent d’être romancier, et L’ascension du Gouverneur ne restera pas un chef d’œuvre de la littérature. La narration est plate et parfois laborieuse, par contre les dialogues sont bien menés et efficaces, on ne peut pas tout avoir. Mais ne crachons pas dans la soupe, s’il n’est pas indispensable, ce premier roman issu de la série culte se laisse lire agréablement et réjouira les fans, moi la première.

Mission nouvelle Terre T1 - Glow, Amy Ryan


Résumé :

Alors que la Terre menace de disparaître, deux vaisseaux sont envoyés pour un long voyage dans l’espace afin de coloniser la Nouvelle Terre. À bord de l’Empyrée, Kieran et Waverly, seize ans, se préparent à se marier pour accomplir leur mission : donner naissance aux nombreux enfants qui peupleront la terre promise. En effet, le voyage doit s’étendre sur plusieurs décennies et il est primordial d’assurer le renouvellement des générations sur les deux vaisseaux.
Si l’Empyrée a largement atteint son objectif, le Nouvel Horizon est quant à lui menacé d’extinction. En désespoir de cause, l’étrange pasteur Anne Mather décide d’attaquer le vaisseau et d’enlever toutes les jeunes filles qui s’y trouvent. Alors que les adultes de l’Empyrée s’élancent à leur poursuite, leur navette disparaît dans l’espace, laissant les garçons, dont Kieran, seuls maîtres du vaisseau.


Avis :

Glow est souvent présenté comme une dystopie qui change puisque l’action se déroule dans l’espace, et qu’il n’est pas question d’un gouvernement totalitaire avec une élite qui vit dans l’opulence et une grande majorité de la population opprimée. J’aurais tendance à dire qu’il s’agit là plutôt d’un roman de SF et plus précisément d’anticipation classique (dont la dystopie est un sous-genre), donc je n’ai pas été touchée par l’originalité tant vantée du roman. Ce petit préambule fait, passons aux choses sérieuses.

La situation est devenue tellement catastrophique sur Terre que deux vaisseaux sont successivement envoyés dans l’espace afin de chercher une planète d’accueil, mais aussi de perpétuer la race humaine. Alors que cela n’aurait jamais dû se produire, le Nouvel Horizon finit par rattraper L’Empyrée, et le second attaque le premier et enlève toutes les jeunes filles, laissant les survivants dans une situation très délicate. Kieran va se lancer à la poursuite du vaisseau à bord duquel sa fiancé, Waverly, est retenue prisonnière.

Si au départ j’étais curieuse de découvrir ce roman, j’ai rapidement déchanté. L’intrigue est simpliste et parfois capillotractée, Waverly, le personnage féminin principal, tour à tour godiche ou super héroïne n’a pas réussi à me convaincre, tout comme le couple qu’elle forme avec Kieran. Le triangle amoureux devait figurer au cahier des charges, il est bien présent mais n’apporte pas grand-chose (pour ne pas dire rien) à l’histoire, aucun des prétendants de la jeune fille n’ayant de charisme je me suis complètement désintéressée de leur sort. Le roman souffre de beaucoup de longueurs, beaucoup trop, et je me suis ennuyée d’un bout à l’autre, jusqu’à la fin qui a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase.
Glow et moi ne nous sommes pas trouvés, mais je pense que le livre pourra sans doute plaire à des lecteurs moins familiarisés avec la SF et les space-operas. 

lundi 28 janvier 2013

Clairvoyance T1 - La maison de l'ombre, Amélie Sarn


Résumé :

Un divorce, un déménagement, un nouveau départ. Emma arrive avec sa mère à Mondeleau, petite ville apparemment sans histoire. La jeune fille se fait des amis et investit peu à peu sa nouvelle chambre. Tout semble parfait pour qu'elle se sente enfin chez elle. Tout, ou presque... Car ses nuits sont agitées de rêves étranges dans lesquels elle n'a pas vraiment l'impression d'être elle-même. Emma ne sait pas encore que si les murs ont des oreilles, ils ont aussi bonne mémoire. Et un meurtre ne s'oublie pas comme ça !


Avis :

Après le divorce de ses parents, Emma change de ville et atterrit dans une vieille maison à Mondeleau avec sa mère. Pas franchement sociable, la jeune fille va néanmoins réussir à intégrer un groupe d’amis qui vont lui révéler la vérité sur sa maison : un meurtre y a été commis. Et pour Emma ce n’est pas le pire puisqu’elle va se mettre à rêver du meurtre et de la victime. Ces songes recèlent-ils une part de vérité ? Le fait est que pour Emma cette histoire vieille de 15 ans tourne à l’obsession…

Petit thriller paranormal honnête, La maison de l’ombre m’a bien plu. Le roman n’est pas des plus inventifs, le suspense des plus insoutenables, mais l’ensemble se lit facilement et avec plaisir, se révélant finalement moins cousu de fil blanc que ce que j’avais pu penser au départ. Certains points sont un peu agaçants, comme la mère d’Emma qui garde le sourire malgré le comportement de sa fille (chapeau bas parce qu’il y a des claques qui se perdent), la facilité avec laquelle la jeune fille mène librement son enquête ou le comportement extrêmement complaisant des gendarmes à son égard. Mais, malgré ces imperfections, le roman se défend et n’a rien à envier à certain best sellers américains qui font pschitt.
J’ai hâte de découvrir la suite.

vendredi 25 janvier 2013

Le Mauve Empire, V. K. Valev


Résumé :

Séverin Desjaunes mène une vie effrénée. Jeune ingénieur de la firme Fun Technologies, il se rend dès la nuit tombée dans l’hôpital où il exerce son talent de magnétiseur, à la demande d’un ami – le docteur Pravédine. Pourtant, le don surnaturel dont bénéficie Séverin ne semble pas suffisant pour venir en aide à la seule personne qu’il souhaite vraiment guérir : sa femme, Arline, qui souffre d’une variante super-résistante de la tuberculose. Afin d’essayer de sauver son épouse, le jeune homme doit remonter jusqu’à l’origine de son pouvoir.
Commence alors un voyage dans un monde où rien ne semble être ce qu’il paraît, où les médecins sont des tueurs, où les vampires sauvent la vie, et où la mort n’est qu’un passage. Finalement, c’est au sein de ce chaos, quand les notions d’opposition et de complémentarité s’effondrent, qu’une vie et une humanité nouvelles prendront forme.


Avis :

Voilà un livre que je ne sais pas bien comment classer. Au croisement du roman vampirique et de la science-fiction, Le mauve empire est aussi déroutant qu'il est intrigant.

Dans la première partie, nous faisons la connaissance de Séverin, ingénieur de profession, qui la nuit utilise ses dons de magnétiseur, dans une ère du "tout technologique", pour guérir des patients agonisants dans l'hôpital du docteur Pravédine (qui dès le départ ne m'est pas revenu). Ironie du sort, Séverin est incapable de soigner la femme qu'il aime, gravement malade elle aussi. Cette première partie est rythmée par les errances à l'hôpital, les miracles effectués et le questionnement du jeune homme. Et puis il y a cette mystérieuse Ouma, dont nous ne savons rien, qui hante ses nuits et occupe ses pensées. L'ambiance est lourde et un peu angoissante, et j'avoue avoir été perdue de bout en bout. Qui ? Quoi ? Comment ? Pourquoi ? J'ai vraiment eu du mal avec les cent premières pages où il ne se passe pas grand-chose et où le lecteur est abreuvé d'informations sans arriver à les mettre en cohérence entre elles.
Heureusement, la seconde partie est plus explicite, et j'ai enfin compris où l'auteur voulait en venir. Plus classique, la suite du roman rassure (enfin, tout est relatif) le lecteur en revenant dans une trame plus classique, lui permettant de placer les briques qui lui manquaient et de faire la lumière sur l'ensemble du roman.

J'ai été assez déstabilisée par la structure même du roman, enthousiasmée par le background, et déçue de ne pas m'attacher aux personnages qui m'ont paru trop froids pour que je puisse les prendre en sympathie. Mon ressenti est donc mitigé, j'ai eu l'impression rester en dehors de l'histoire, voire de même de passer un peu à côté, tout en étant séduite par certains points (principalement le cyberpunk vampirique que j'ai vraiment bien aimé). C'est donc un peu un rendez-vous manqué avec V.K. Valev, dommage…

jeudi 24 janvier 2013

Belladone T1 - Nuit de sang, Michelle Rowen


Résumé :

Pour Jillian Conrad, l’expression « être au mauvais endroit au mauvais moment » prend tout son sens. En effet, kidnappée par un assassin, elle se retrouve au beau milieu d’une guerre sans merci qui oppose les vampires à une organisation gouvernementale tentant de protéger l’humanité de ces monstres sanguinaires. Mais les apparences peuvent être trompeuses et son ravisseur, Declan, pourrait bien être son seul espoir.




Avis :

Il y a des journées qui commencent plutôt bien et qui virent au cauchemar. Jillian Conrad ne peut qu’approuver avec fougue puisqu’en allant bêtement chercher un café elle se retrouve prise en otage par un dingue muni d’une seringue (dont il va lui injecter le contenu) avant d’être kidnappée par un homme armé et inquiétant, Declan. Loin de son petit univers bien rangé, Jillian va découvrir un monde qui lui était totalement inconnu (et elle aurait bien aimé que cela reste ainsi !).

Nouvelle série de Michelle Rowen publiée chez Milady, ce premier tome de Belladone m’a ravie, tant par l’histoire que par le caractère des personnages principaux. L’intrigue, sans être révolutionnaire, est efficace, servie par une narration fluide et légère dont le style n’est pas sans nous rappeler celui de Darynda Jones dans sa série Charley Davidson. Du coup les pages s’enchaînent facilement et on arrive à la fin sans s’en apercevoir, d’autant que le rythme ne faiblit pas tout du long. Jill est très attachante dans son rôle d’otage complètement larguée qui espère rester en vie sans vraiment y croire, très drôle et plus futée qu’on peut le penser de prime abord. Declan, son ravisseur, est loin des standards du genre, couturé de cicatrices, borgne, avec un caractère de cochon, j’ai bien aimé ne pas retrouver un énième bellâtre exsudant la testostérone par tous ses pores. D’ailleurs Declan est tellement aux antipodes du mâle ultime que j’ai eu du mal à le trouver séduisant (en fait je n’ai pas vraiment réussi), mais c’est vrai que depuis Albator j’ai perdu le goût des balafrés…

En résumé Nuit de sang m’a beaucoup plu, tant grâce au style de l’auteur que par ses personnages. Je souligne aussi que la couverture est juste superbe, très sobre et classe, la petite chose superficielle en moi en frétille encore de plaisir. Si vous avez aimé Charley Davidson, vous aimerez Jill, et si vous en avez assez des héroïnes chaudasses qui se déshabillent au moindre clignement d’œil, jetez-vous sur ce premier tome de Belladone (et puis si vous avez un petit faible pour les borgnes à cicatrices, vous trouverez aussi votre compte dans ce livre).

mercredi 23 janvier 2013

La constellation du Diadème T1 - Olium, Brian Herbert et Kevin Anderson



Résumé :

Le nouveau cycle de deux grands noms de la science-fiction. On l’appelle Fond de l’Enfer. Parce qu’il n’existe sans doute pas de planète plus inhospitalière dans toute la galaxie. Stérile, éloignée de tout, percutée par un astéroïde, balayée par d’effroyables tornades, secouée de tremblements de terre et d’éruptions volcaniques… Fond de l’Enfer est l’exil des rebelles de la guerre civile, un endroit pour les indésirables, les parias et les charlatans. Mais l’ancien général rebelle Adolphus pourrait bien changer la donne. En formant une coalition clandestine contre le gouvernement corrompu et tyrannique qui dirige l’univers, il tente de transformer Fond de l’Enfer en un lieu d’opportunités. Car ce que tous ignorent, c’est que la planète maudite cache en son sein un extraordinaire secret…


Avis :

Après sa rébellion ratée contre le Diadème, le général Adolphus est envoyé sur une planète aride et dévastée, où la vie semble impossible pour l’homme. C’est d’ailleurs le but de celle qui l’a envoyé là, Michella, le Diadème omnipotent qui a le droit de vie ou de mort sur ses sujets. Et contre toute attente, Adolphus va s’adapter et apprendre à survivre au Fond de l’Enfer.

Une planète qui n’est pas sans rappeler Arrakis (cf. Dune de Franck Herbert), un environnement hostile qui recèle bien des surprises, des personnages attachants et une prose fluide, tout est réuni pour un bon roman SF. Et j’avoue que j’ai beaucoup aimé Olium, si l’on met de côté la première partie qui est très longue et dans laquelle j’ai eu beaucoup de mal à entrer. La deuxième partie m’a beaucoup plus emballée, le rythme est soutenu, le lecteur va de révélations en rebondissements (parfois ça rebondit trop vite et j’ai eu un peu de mal à suivre : un moment d’inattention et on ne comprend plus rien !). Ce n’est pas le meilleur space-opéra qui existe, mais l’histoire est vraiment agréable, et j’espère que la suite évitera les écueils de ce premier tome prometteur.

mardi 22 janvier 2013

Le Livre perdu des sortilèges, Deborah Harkness


Résumé :

Diana Bishop a renoncé depuis longtemps à un héritage familial compliqué pour privilégier ses recherches universitaires, une vie simple et ordinaire. Jusqu’au jour où elle emprunte un manuscrit alchimique : l’Ashmole 782. Elle ignore alors qu’elle vient de réveiller un ancien et terrible secret – un secret convoité par de nombreuses et redoutables créatures. Dont Matthew Clairmont. Un tueur, lui a-t-on dit. Malgré elle, Diana se retrouve au cœur de la tourmente.


Avis :

Ce livre m’inspire deux sentiments : l’ennui et l’envoûtement, ce qui est assez paradoxal. L’ennui parce que tout du long j’ai voulu que ça avance. De longues descriptions sur la vie de Diana, la bibliothèque, l’alchimie… Ok, je me couchais chaque soir un peu moins crétine, mais quand même. Je ne suis pas d’un naturel très patient, et là l’auteur a joué avec mes nerfs en ralentissant l’intrigue à ce point (plus ralenti c’était l’encéphalogramme plat). Rapidement Diana m’a donné la migraine : une enfance difficile n’excuse pas tout, qu’elle se reprenne un peu bon sang ! Matthew est lui un peu mou du genou, il manque de charisme. Il est mimi, certes, mais j’aurais voulu plus de caractère.
À côté de ça, l’intrigue, bien que lentissime, est vraiment sympa, l’idée du voyage dans le temps m’a séduite et j’ai adoré ces passages. Le style de l’auteur est fluide et agréable (sans doute aurais-je rapidement refermé le livre dans le cas contraire), Deborah Harkness a su créer une ambiance propre à son roman qui envoûte le lecteur. D’ailleurs j’ai eu une impression bizarre après la lecture, comme si je n’arrivais pas à m’en décrocher.

Malgré beaucoup de longueurs et des personnages qui manquent d’envergure, Le livre perdu des sortilèges possède une intrigue solide et une ambiance propre qui donnent malgré tout vie au roman. J’espère que la suite saura gommer les défauts évoqués sans perdre son charme.

Never Sky T1, Veronica Rossi

Résumé :

Aria, 17 ans, a grandi dans une immense Capsule. Comme tous les Sédentaires, elle passe ses journées dans des mondes virtuels, à l'abri du danger. Mais un jour, accusée d'un crime qu'elle n'a pas commis. Aria est bannie, abandonnée en pleine nature ravagée par les tempêtes d'Éther. Sa seule chance de survie apparaît alors sous les traits de Perry, un chasseur aux cheveux hirsutes et à la peau tatouée. Malgré la terreur qu'il lui inspire, Aria n'a d'autre choix que de lui proposer un marché... qui va bouleverser leur vie à jamais.


Avis :

Aria vit protégée dans une sorte de Dôme qui isole ses habitants du monde extérieur. Comme ses amis, elle vit de manière virtuelle dans les Domaines, une réalité virtuelle poussée à son paroxysme, recréant jusqu’au textures et odeurs. En dehors de la Capsule, le danger est omniprésent, entre l’Ether et les Sauvages, la peau d’un Sédentaire lâché dans cet environnement ne vaudrait pas bien cher. C’est pourtant ce qui va arriver à Aria, punie pour un crime qu’elle n’a pas commis. Dehors elle fera la connaissance de Perry, le seul en mesure de l’aider.

L’idée de base est prometteuse, le background bien orienté SF a tout pour plaire (même si à mon sens il manque de détails), mais hélas pour moi les points positifs s’arrêtent là. L’intrigue est molle, convenue, longue, les personnages pas vraiment intéressants, et j’ai trouvé le temps long, très long, trop long. Mon intérêt a été réveillé à la toute fin, mais ce ne sera pas suffisant pour que je me lance dans la suite. Trop de dystopies tuent la dystopie, et celle-ci n’est pas vraiment la meilleure…

lundi 21 janvier 2013

Devil city T2 - Le voleur d'âmes, Jana Oliver


Résumé :

Riley Blackthorne a vu sa Guilde de piégeurs dévorée par les flammes et mourir bon nombre de ses collègues. Comme elle le redoutait tant, son père a été réanimé par un puissant nécromant. Mais ce n’est pas le pire : un démon de Classe cinq est sur ses traces, et elle ne pourra pas l esquiver éternellement. Impossible de se confier à Beck qui se comporte comme un imbécile, ni à Ori, dont les intentions sont ambiguës... Encore une fois, Riley ne pourra compter que sur elle-même pour se sortir des griffes du danger.


Avis :

Après l’attaque de la Guilde par les démons, Riley est plus désemparée que jamais. Soupçonnée d’être une traître par certains de ses pairs, courtisée par les Anges, observée par l’Enfer, elle doit composer avec son petit ami hospitalisé, sa traque du responsable de la réanimation de son père et sa relation compliquée avec Beck (entre autres).

Dans cet opus Riley est vraiment maltraitée, perdue entre son devoir et sa vengeance personnelle, malmenée par les personnes à qui elle faisait le plus confiance, elle va nouer des alliances inédites et ouvrir les yeux sur certaines choses (et les garder hermétiquement fermés sur d’autres points, on ne peut pas tout avoir d’un coup). Loin d’être une héroïne survitaminée, elle est pleine de failles, d’états d’âme et de réactions parfois agaçantes, mais en phase avec son âge. Elle manque parfois de maturité ou de nerfs, mais cela la rend plus humaine, plus touchante et, quelque part, plus accessible pour le lecteur. Moins d’action dans ce tome, mais plus de place pour les sentiments de la jeune fille et les mystères qui l’entourent. Malgré tout, le background reste brouillon et flou, j’ai été frustrée de ne pas en savoir plus sur l’arrivée des démons à Atlanta.
Quant à l’écriture de Jana Oliver, elle est agréable, simple et directe, faisant de Devil City un véritable page-turner.
Le premier tome avait été un coup de cœur, j’ai adoré celui-ci malgré les quelques bémols mentionnés plus haut. Cette série compte quatre tomes, j’espère que les sorties françaises des deux derniers ne tarderont pas trop…




vendredi 18 janvier 2013

La stratégie Ender, Orson Scott Card



Résumé :

Andrew Wiggin, dit Ender, n'est pas un garçon comme les autres. Depuis sa naissance, ses faits et gestes sont observés par l'intermédiaire d'un moniteur greffé dans son cerveau. Car ceux qui l'ont conçu ambitionnent de faire de lui le plus grand général de tous les temps, le seul capable de sauver ses semblables de l'invasion des doryphores. Et alors qu'Ender suit pas à pas le dur chemin de son apprentissage de guerrier, ses créateurs mesurent la gravité de leur choix : en donnant naissance à un monstre, n'ont-ils pas damné l'humanité elle-même ?


Avis :

L’humanité a survécu aux invasions extra-terrestres et les nations se sont alliées pour faire face à une nouvelle attaque imminente. Ender, dernier d’une fratrie de trois, voit son enfance soumise à une grosse pression. En effet, dans un monde où la famille standard n’a que deux enfants, avoir l’autorisation d’en avoir un troisième ne peut être obtenue que si la fratrie s’annonce prometteuse, le benjamin se devant de réussir là où ses ainés ont échoué. Peter, le frère aîné d’Ender n’a toujours pas digéré son propre échec, et semble vouer une haine farouche à son jeune frère qui, lui, peut encore réussir. Et Ender va bel et bien être enrôlé dan les Forces Internationales afin de devenir un génie tactique en mesure de repousser l’ennemi…
Jusque-là, vous allez me dire, oui, et alors ? Le détail qui tue c’est qu’Ender n’a que six ans. C’est ce qui fait la force du livre, mais aussi ce qui m’a déplu, mise mal à l’aise.

La stratégie Ender c’est l’histoire d’une enfance volée, sacrifiée, manipulée, dans le but de sauver l’humanité. Si le thème de la lutte contre les envahisseurs a été maintes fois abordée dans les romans de science-fiction, le fait que le héros soit un jeune enfant change la donne. D’autant que malgré son âge, Ender a tout d’un grand : manipulateur, cruel, cynique, il garde néanmoins une certaine innocence qui lui sera très utile dans les choix à faire.
Cela dit, la cause justifie-t-elle les moyens ? Peut-on se satisfaire d’une société qui, pour survivre, est prête à mettre un mouchoir sur son éthique et à utiliser des enfants comme de vulgaires objets qui n’ont comme raison d’être venus au monde que la lutte contre l’ennemi ?
Bien écrit, haletant mais dérangeant, ce livre mérite qu’on se penche dessus. D’ailleurs, une adaptation cinématographique est en cours, prévue sur nos écrans fin 2013.