vendredi 29 mars 2013

Les étoiles de Noss Head T1 - Vertige, Sophie Jomain


Résumé :

Hannah, bientôt dix-huit ans, était loin d’imaginer que sa vie prendrait un tel tournant. Ses vacances tant redoutées à Wick vont se transformer en véritable conte de fées, puis en cauchemar... Tout va changer, brutalement. Elle devra affronter l’inimaginable, car les légendes ne sont pas toujours ce qu’on croit. Leith, ce beau brun ténébreux, mystérieux, ne s’attendait pas non plus à Hannah. Il tombe de haut, l’esprit a choisi : c’est elle, son âme sœur. Pourra-t-il lui cacher ses sentiments encore longtemps ? Osera-t-il lui avouer qu’il n’est pas tout à fait humain ? Il le devra, elle est en danger et il lui a juré de la protéger, toujours... 


Avis :

Hannah voit l’été de ses dix-huit ans chambouler sa vie. Venue, comme chaque année, en vacances en Écosse dans le village de sa famille, elle va finalement apprendre que ses parents ont décidé de s’y installer définitivement. Si la jeune fille aurait dû être bouleversée par cette nouvelle (quitter sa meilleure amie ?!), elle y trouve finalement son compte, cet été lui ayant permis de rencontrer Leith dont elle est tombée sous le charme…

Prenez Fascination de Stephenie Meyer, transposez l’action au pays des Highlanders, remplacez les vampires par les loups-garous, et vous obtiendrez en substance ce que propose ce premier tome des Étoiles de Noss Head. L’histoire n’est pas mauvaise mais facile, trop proche de Twilight pour être originale, et du coup je ne me suis pas vraiment sentie concernée par les tribulations d’Hannah, trop prévisibles. On sait que le danger la guette, et, sans se mentir, on sait très rapidement qui est le méchant de l’histoire. Sans compter quelques facilités dans l’écriture, même si j’ai gardé à l’esprit qu’il s’agit du premier roman de l’auteur. Heureusement, le style de Sophie Jomain est fluide et agréable et le village de Wick m’a donné envie d’aller visiter l’Écosse. Après je reste assez perplexe quant à la suite que va donner l’auteur à ce roman, j’ai envie de savoir, et en même temps j’ai peur d’être terriblement déçue…



jeudi 28 mars 2013

Le Demi-Monde T1 - Hiver, Rod Rees


Résumé :

Le Demi-Monde est une simulation informatique créée pour entraîner les soldats à la guérilla urbaine. Ce monde virtuel est bloqué dans une guerre civile éternelle. Ses trente millions d'habitants numériques sont dirigés par les avatars des plus cruels tyrans de l'Histoire : Heydrich, l'architecte de l'Holocauste ; Beria, le bourreau de Staline ; Torquemada, l'Inquisiteur sans pitié ; Robespierre, le visage de la Terreur…Mais quelque chose s'est détraqué à l'intérieur même du Demi-Monde, et la fille du Président des États-Unis y est restée coincée. Il incombe à l'agent Ella Thomas d'aller la récupérer, mais, une fois sur place, la jeune femme se rend compte que rien n'est à sa place. Pire, les murs virtuels peinent à contenir le mal insidieux qui semble pervertir toute chose…Le monde réel pourrait bien courir un danger que nul n'a encore osé imaginer !


Avis :

Bienvenue dans le Demi-Monde, merveilleuse invention de l’armée américaine pour entraîner ses soldats aux guerres asymétriques (comprenez guérillas urbaines où il n’y a aucune règle et où tout peut dégénérer en un quart de seconde). Il s’agit d’une simulation informatique créée pour mettre en scène les pires conditions de combat imaginables. Tous les ingrédients sont réunis pour que la situation explose à tout moment, dans les différents secteurs qui composent le Demi-Monde (haine raciale, pénurie de biens de première nécessité ─ je vous laisse découvrir de quoi il s’agit ─ religions antagonistes et goût pour le conflit…). Pour que ce soit plus drôle, les clones virtuels de grands personnages dangereux de notre Histoire ont été implantés dans la simulation. Hélas, la fille du président est coincée on ne sait comment dans la simulation, sans pouvoir en sortir, l’ordinateur gérant le Demi-Monde en ayant pris le contrôle absolu. Car, ABBA, comme il s’appelle, super ordinateur, intelligence artificielle sans limite, a été au-delà des espérances de ses créateurs en terme de simulation, mais en contrepartie le système a une faille de taille, toute mort dans le « jeu » entraîne la mort du sujet dans le monde réel. Pour exfiltrer la jeune femme, l’armée va faire appel à Ella Thomas, une étudiante de dix-huit ans sans aucune expérience mais au tempérament bien trempé.

Ça faisait bien longtemps que je n’avais pas été autant enthousiasmée par de la science-fiction ! Dystopie steampunk faisant un peu penser à Matrix pour la Matrice et à No Pasaran pour le contexte, Le Demi-Monde m’a séduite du début à la fin. Rod Rees a créé un univers extrêmement riche et bien documenté regorgeant de détails, regroupant, dans un contexte 19ème siècle, les pires éléments de toutes les époques, les assemblant à dessein pour que le Demi-Monde soit continuellement assis sur une poudrière prête à s’embraser. L’ensemble est néanmoins cohérent et surtout crédible, mais aussi très visuel, permettant l’immersion du lecteur en même temps que celle d’Ella Thomas. Les personnages ne sont pas en reste, Norma et Ella bien entendu, mais surtout Heydrich, nazi cruel et inquiétant dont l’intelligence aiguisée est sans doute son meilleur atout, et donc le pire cauchemar des habitants du Demi-Monde. Le style de Rod Rees est fluide et addictif, après un début un peu compliqué le temps que l’auteur mette son background en place, on ne peut lâcher ce roman jusqu’à la dernière page qui laisse le lecteur ô combien frustré de quitter le Demi-Monde alors que … Je ne peux évidement en dire plus, mon seul conseil est de vous procurer ce premier tome, une vraie réussite sur tous les plans.

mercredi 27 mars 2013

Si douce sera la mort, Charlaine Harris


Résumé :

La chaleur du Mississippi est étouffante, les insectes grouillent. Catherine Linton, vingt-trois ans, s'entraîne à tirer sur des cannettes devant une cabane. Elle est interrompue par une odeur pestilentielle. Une main dépasse de la porte, celle du cadavre ensanglanté d'une femme... l'infirmière de son père. Cette fois, le shérif de Lowfield la croira quand elle lui dira que ses parents ne sont pas morts accidentellement six mois plus tôt. La petite ville paisible où Catherine a grandi risque de devenir l'endroit où elle mourra si elle n'éclaircit pas les secrets qui pèsent sur sa famille...


Avis :

Avec Si douce sera la mort, Charlaine Harris nous emmène dans une enquête policière située comme toujours dans le sud des Etats-Unis, le Mississipi en l’occurrence. Dans la chaleur étouffante de l’été, Catherine Linton trouve un cadavre qui s’avère être celui de l’ancienne infirmière qui travaillait avec son père. Bien que la police se charge de l’affaire, la jeune femme va mener l’enquête de son côté.

Comme toujours avec Charlaine Harris, on se retrouve dans un petit village perdu d’un état du sud, où tout le monde se connait, et où il ne faut pas grand-chose pour mettre le feu aux poudres. Il suffit d’une étincelle (Johnny, si tu me lis !) pour que les vieilles rancœurs resurgissent et les langues se délient. Pas de sensationnel au niveau du crime, on est loin des thrillers gores, c’est ici la violence ordinaire, les dérapages de gens normaux qui révèlent leur côté obscur (Anakin, si tu me lis !). Alors je dois reconnaître que ce n’est pas désagréable, mais en même temps je me suis quand même un peu ennuyée. Le rythme du livre est celui des protagonistes (je rappelle qu’il fait très chaud dans le livre, donc tout tourne au ralenti), et j’aurais aimé un peu plus de nervosité dans l’enquête, ou dans la narration, mais ce ne sera pas le cas du tout. Par contre la fin est tout à fait inattendue, et j’ai bien aimé le moment des révélations qui m’a sortie de la torpeur dans laquelle je m’étais moi aussi glissée. En résumé un roman policier honnête, mais un peu terne.

mardi 26 mars 2013

Portrait d'un marshal, Lissa Price


Résumé :

Les Enders sont-ils tous mauvais ? Pas vraiment… Alors pas d’hésitation, glissez-vous dans la peau de l’un d’entre eux avec Portrait d’un marshal, une nouvelle inédite de Lissa Price, exclusivement en numérique !
Cette nouvelle vous fera découvrir l’univers de la série Starters et permettra aussi aux fans de retrouver tout le talent de l’auteur pour leur plus grand plaisir.


Avis :

Pour cette deuxième nouvelle située dans l’univers de Starters de Lissa Price, nous découvrons le monde Callie à travers les yeux d’un Ender. Et pour changer, cet Ender est un « gentil », un marshal enquêtant sur des meurtres de jeunes filles, à la recherche du meurtrier potentiel de sa propre petite fille.

J’ai trouvé cette nouvelle bien plus intéressante que la précédente (Portrait d’un Starter). Enfin le point de vue critique d’un adulte centenaire sur sa société et ses perversités, et c’est assez rassurant de voir que l’univers de Callie n’est pas totalement immonde et corrompu, qu’il reste des personnes lucides sur tous ses dysfonctionnements. L’enquête permet d’explorer les coulisses de Prime Destinations comme jusqu’ici nous ne les avions pas vues, à travers le regard d’un homme usé et écœuré, mais hélas sans moyen de changer les choses.

Portrait d’un marshal offre pour la première fois un peu d’espoir quant à l’univers créé par Lissa Price, mais n’est pas non plus d’un intérêt formidable. Néanmoins les fans de la série seront surement ravis, en attendant la sortie d’Enders en… janvier 2014 !







lundi 25 mars 2013

Revived, Cat Patrick


Résumé :

Grâce au Revive, un sérum mis au point par une agence ultra-secrète, Daisy est déjà morte cinq fois et entame sa sixième existence. Nouvelle ville, nouveau lycée, nouvelle identité... La jeune fille est habituée. Mais cette fois, en regardant les autres autour d'elle, elle se sent troublée. Et quand elle rencontre Matt, son malaise grandit. Que lui reste-t-il de son enfance et de ses vies passées ? Daisy n'est-elle, finalement, qu'un pantin manipulé par des êtres sans scrupule ? Pour exister vraiment, pour aimer, ne faut-il pas savoir qu'on va mourir un jour ?
Sa sixième vie sera peut-être la dernière, mais ce sera la sienne !


Avis :

Daisy est morte dans un accident de car à l’âge de cinq ans. La première fois. Et puis elle a été ressuscitée grâce un sérum top secret. Cinq fois. Après sa dernière mort elle se voit contrainte de déménager une nouvelle fois, avec ses « parents », en fait des agents du gouvernement faisant partie de programme « Revived ». Et dans cette nouvelle vie Daisy va découvrir l’amitié et l’amour, la joie et le chagrin, et aussi les secrets qui l’entourent depuis son premier décès.

Bon, alors ce petit livre ne sera jamais élu chef d’œuvre de l’année, mais j’ai passé un agréable moment, du genre sans prise de tête qui met les neurones au repos. L’histoire est courue d’avance, on sait rapidement qui sont les méchants, il y a une bonne dose de pathos et de comportements adolescents qui méritent qu’on leur fasse la leçon en leur tirant une oreille, mais c’est mignonet. En revanche je ne suis pas sûre que, si je l’avais lu dans un autre état d’esprit, je ne serais pas en train de dire que ce livre est très décevant… Donc si vous cherchez un moment de détente pure, allez-y, si vous avez besoin d’un bouquin un peu plus « costaud », passez votre chemin. Vous voilà prévenus.



vendredi 22 mars 2013

Nom de code Digit, Annabel Monaghan


Résumé :

Farah Higgins, surnommée Digit, se donne beaucoup de mal pour cacher à tout le monde qu'elle est un génie des maths. Elle est promise à un brillant avenir, mais en attendant, elle entend bien terminer le lycée comme une fille "normale".
Un jour, alors qu'elle regarde la télévision, Farah remarque qu'une série de chiffres défile en bas de l'écran. Inconsciemment, elle parvient à décoder la séquence et, quand une attaque terroriste survient à New York, la jeune fille fait tout de suite le lien. Farah décide d'enquêter elle-même et, bientôt, sa vie est menacée. Parviendra-t-elle à convaincre le FBI de la prendre au sérieux ? Ce qui est certain, c'est qu'elle aura du mal à se faire passer pour une fille "normale" après ça !


Avis :

Voilà un roman dont je n’avais pas entendu parler, et je suis bien contente que ma médiathèque en ait fait l’acquisition, sinon je serais passée à côté. Nom de code : Digit est un thriller young-adult ayant pour héroïne une lycéenne, Farrah, surdouée de son état, ayant un don particulier avec les chiffres qu’elle ne peut s’empêcher d’assembler, de manipuler mentalement. En regardant une série télévisée elle va voir un code chiffré inséré au générique, le déchiffrer et se retrouver embarquée  bien malgré elle dans une histoire de terrorisme et d’espionnage. Placée sous protection du F.B.I. en la personne de John Bennett, la jeune fille va l’aider à résoudre l’enquête, et plus si affinités. 
De l’action, de l’humour et un zeste de romance, ou comment passer un agréable moment avec une lecture rafraîchissante et sans prise de tête. L’intrigue est plaisante, certes sans casser trois pattes à un canard, les personnages sont mignons comme tout, il y a de l’action, une petite histoire d’amour plutôt mal engagée mais qui ne sombre pas dans la mièvrerie, et surtout les réflexions, silencieuses ou pas, de Farrah qui font mouche avec son petit côté sarcastique. Loin du surnaturel et des romans policiers à l’ambiance glauque, Nom de code : Digit vous aérera les neurones le temps d’une après-midi.



jeudi 21 mars 2013

Queen Betsy T3 - Vampire et complexée, Mary Janice Davidson


Résumé :

La vie d'une reine des vampires est loin d'être si excitante que prévu pour Betsy : elle n'a plus le temps pour s'acheter des chaussures et peut faire une croix sur ses smoothies à la fraise. Mais elle n'est pas au bout de ses surprises! Voilà que la grossesse de sa méchante belle-mère lui fait découvrir l'existence d'une demi-sœur cachée. Âgée de vingt ans, elle n'est autre que la fille de Satan, destinée à conquérir le monde. Rien que ça !


Avis :

Elizabeth Taylor (je vous avais dit que j’allais le ressortir) est de retour. Vous aviez déjà remarqué qu’elle avait un pet au bulbe, eh bien ça ne va pas s’arranger. Le Thon (ce charmant surnom désigne sa belle-mère pour rappel) lui réserve encore des surprises, les monstres n’en font qu’à leur tête, et Sinclair (rhhaaaaaaa Sinclair) est toujours aussi flegmatique face aux situations toujours plus alambiquées les unes que les autres auxquelles la reine des vampires se trouve confrontée.
L’arrivée d’un nouveau personnage en la personne de la demi-sœur démoniaco-mielleuse de Betsy apporte un renouveau dans l’histoire, tandis que les personnages récurrents sont toujours présents et apportent un peu de stabilité à notre héroïne. Et encore une fois, la plume de Mary Janice Davidson et son humour font mouche, j’ai été complètement emportée dans cette histoire. L’auteur réussit à garder le caractère insupportable de son héroïne sans jamais lasser le lecteur, même si, avec le recul, on peut parfois se demander pourquoi on l’aime tant cette Betsy qui, objectivement, est davantage la reine des pénibles que celle des vampires. Mais peu importe, ça fonctionne, les pages défilent toutes seules pour un agréable moment de lecture.

mercredi 20 mars 2013

Swap "Plaisir des sens" !

 

Christy, grande folle, mille fois merci pour ce swap !


"Plaisir des sens" parce que c'est le premier swap en odorama que je reçois. À peine ouvert une douce odeur de biscuit s'échappe, réussissant même à faire lever Nimbus du canapé pour voir ce qu'il y avait à manger !



Ensuite plaisir des yeux, Christy a su apporter une touche toute personnelle à la déco de son swap, et ce pour mon plus grand plaisir (Nimbus qui était encore en train de traîner dans le coin, tel un requin guettant sa proie, m'a demandé "Mais c'était quoi le thème de ton swap ??". Les enfants sont formidables, je l'ai renvoyé sur le canapé fissa). Pour celles qui se poseraient la question, il n'y avait pas de numéro de téléphone au dos des photos (Becca, je pense à toi là). (Cliquez sur les photos pour agrandir ^^)



Et puis tout simplement plaisirs multiples en ouvrant les paquets !! J'ai été gâtée, bien trop ! Une écharpe toute douce, de l'encens qui sent bon  que Leeloo Multipass veut me piquer (tout comme le thé blanc ! Faites des gosses qu'ils disaient), un mascara que je n'avais pas encore essayé (petite chose futile que je suis), des petites confitures toutes mimis (On pourra les étaler sur les sablés ! s'est écrié Nimbus qui s'était de nouveau discrètement faufilé jusqu'à moi) et des livres !! Et encore une fois je suis comblée, merci pour Kolderick et le petit mot, j'entendais presque tes genoux s’entrechoquer Christy, ne soit pas angoissée, je suis ravie. Et puis avec Lydie vous êtes des petites comploteuses puisque j'ai eu l'excellente surprise de découvrir Facteur 119, dédicacé lui aussi ! Du coup, j'ai repris Sidhe pour vérifier, mais non, tu n'as pas comploté avec Sandy Williams ^^





Encore une fois merci Christy, je suis comblée, je vais aller, à la fin de cet article, me préparer un thé accompagné d'un petit biscuit (ayé, leurs jours, enfin heures sont comptées !!).



EDIT : Les biscuits sont troooooooooooop bons !!

Titus Trog, Janet Foxley


Résumé :

Quel avenir pour un jeune géant affublé d’une taille si ridicule qu’il est la risée de tout son peuple? Chahuté par son frère, recalé aux examens, Titus Trog va pourtant savoir tirer parti de sa faible stature pour explorer un univers différent. En effet, non loin du mont Eboul où se cachent les géants, habitent de petites créatures étranges: les Rapetis, qui ne sont autres que des êtres humains. Titus fait la connaissance d’une fillette, Émilie, qui a la malchance d’être capturée pour être offerte en cadeau d’anniversaire au roi des géants. Titus Trog et son ami le dragon Grok volent à son secours.


Avis :

Pas facile d’être de petite taille quand on est un géant. Titus Trog en fait chaque jour la douloureuse expérience. Il embarrasse sa famille qui ne sait pas quoi faire de lui, ses camarades de classe se moquent de lui, et même les professeurs le raillent. Mais la curiosité et le courage ne sont pas une question de taille, et Titus va partir à la rencontre des Rapetis (c’est-à-dire nous, les humains !) que tous les géants craignent, et une rencontre va changer sa vie.

Roman pour enfants à partir de huit ans, Titus Trog est un livre d’aventure plein d’humour et de tendresse, où le héros est loin des stéréotypes du genre. Le jeune public s’attachera facilement à Titus, que ce soit par son côté aventurier et malin, ou simplement par le fait que ce géant atypique et mis à l’écart finit par être accepté et reconnu de tous pour ses qualités autres que sa taille. J’ai vraiment trouvé le procédé bien fichu, la morale de l’histoire est bien présente, mais sans être lourde.

Et comme ceux qui en parlent le mieux sont ceux qui sont la cible du roman, Nimbus (mon fils de neuf ans) l’a lu et a bien aimé ce livre, de par le côté fantastique de l’histoire, l’humour (oui, les verrues et autres gracieusetés ça fait toujours rire les enfants), et puis parce que le pauvre géant dont tout le monde se moque finit par devenir un vrai héros, preuve qu’il n’y a pas que la force qui compte, mais aussi l’intelligence et la ruse. Nimbus m’a d’ailleurs demandé quand sortait la suite, preuve qu’il a bien accroché !



mardi 19 mars 2013

The White Rabbit Chronicles T1 - Alice in Zombieland, Gena Showalter


Résumé :

"Moi, Alice, j’ai cessé de me croire au pays des merveilles le jour où je les ai vus. Eux, les monstres. Ils existent. Ils ont pris ma petite sœur. Ils ont dévoré mes parents. Bientôt, ils seront partout et ils dévoreront vos familles, vos copains, notre monde... Vous voulez ça ? Non, moi non plus. Alors, je vais rejoindre Cole et sa bande, et avec eux, je vais me battre jusqu’à la mort s’il le faut. Contre les monstres … les Zombies. "


Avis :

Alors ça c’est tout moi, une jolie couverture et le mot « zombie » dessus, et j’appuie sur le bouton « commander » plus vite que mon ombre. À peine un rapide coup d’œil sur le résumé, mais sans regarder le nom de l’auteur, ce qui, dans le cas présent, aurait pu me mettre la puce à l’oreille.

Me voici donc à la rencontre d’Alice et de sa petite famille, et surtout de son père un poil timbré qui voit des monstres un peu partout et applique son mode de vie parano à ses proches. Jusqu’au jour où Alice fait sa capricieuse (ahlala les ados !), et où son père veut lui faire plaisir malgré les principes stricts qu’il a mis en place. Et là, bien évidemment ça va foirer. Ils ont un accident de voiture (juste avant Alice verra un lapin blanc, seule référence à l’univers de Lewis Carroll de tout le livre) dont elle sera la seule survivante.
À partir de là, sa vie va changer (non ?!). Elle va découvrir que son père n’était pas aussi cinglé qu’elle le pensait (elle regrettera ses paroles et pensées méchantes à son encontre, et le lecteur, dans sa grande bonté, lui donnera volontiers l’absolution) et découvrira que les monstres dont il parlait sont une réalité. Et là vous vous dites, de quoi elle se plaint, les voilà ses zombies ! Oui, alors il y a bien des espèces de zombies-fantômes à combattre, mais il y aura surtout Cole, le bad boy de l’histoire, valeureux et courageux au demeurant. Et Alice, je vous le donne dans le mille, elle va se rendre compte que, justement, elle aime les bad boys, et va le couver de son regard de poule morte d’amour (ahlala les hormones d’ados !).

Bon, vous l’aurez compris, je ne me suis pas vraiment éclatée en lisant ce livre qui est sympa et drôle au demeurant, mais qui n’était pas ce à quoi je m’attendais (et là, j’ai envie de me dire à moi-même d’être un peu moins impulsive dans mes achats, sombre crétine que je suis). Donc si vous cherchez une romance légère avec une dose de zombies, je vous le recommande franchement. Si vous cherchez avant tout un bon zombie-book, passez votre chemin, que mon expérience serve au moins à autrui !

EDIT d'avril 2016 : Trois ans après ma lecture en VO, j'ai relu Alice au pays des zombies en français. Si le côté YA très présent m'agace toujours autant, j'ai davantage apprécié ma lecture, notamment l'approche du zombie immatériel. La romance avec Cole m'a semblé moins cucul la praline et le personnage de Cole plus sympathique, même si il y a pas mal de clichés à avaler. Bref, cette relecture m'a fait reconsidérer ma position initiale, et j'ai décidé de donner une seconde chance à cette série. 





lundi 18 mars 2013

L'Exilé T1 - L'honneur de l'exilé, Mercedes Lackey


Résumé :

Alberich a un don exceptionnel qui fait de lui un adversaire redoutable. Son « sixième sens » lui indique les futures attaques de ses ennemis. Mais ce don serait la marque de la nation-sorcière de Valdemar, et ceux qui le possèdent sont traqués sans relâche. Alberich a tout intérêt à garder cette faculté secrète le plus longtemps possible s il ne veut pas tomber dans un piège...


Avis :

Toujours ancré dans l’univers des Hérauts de Valdemar, L’honneur de l’exilé met en scène Alberich, Karse choisi malgré lui par son compagnon et devant de fait rejoindre Valdemar. Le lecteur aura pu croiser ce personnage auparavant dans Les flèches de la Reine (du même auteur) qui se déroule chronologiquement plus tard que ce roman.
Ce premier tome raconte la jeunesse d’Alberich et son intégration au sein des Hérauts, et comment il va déjouer les plans de ceux qui complotent contre lui.

Le lecteur familier de l’univers de Mercedes Lackey prendra plaisir à retrouver Valdemar, les compagnons et leur humour ravageur, et bien sûr les valeurs chères à l’auteur comme la camaraderie, l’honneur et le courage. Après, il faut reconnaître que ce n’est pas le meilleur roman de l’auteur. Mercedes Lackey nous a habitués à des personnages très forts et attachants, Vanyel Ashkevron, Tallia et la princesse Elspeth en tête, et Alberich, de par ses origines, reste toujours en retrait et peut sembler froid. Du coup j’ai eu plus de mal à rentrer dans l’histoire, il m’a manqué l’empathie pour ce personnage pourtant intéressant mais avec qui l’alchimie ne se fait pas. Mais, heureusement, l’écriture de l’auteur et son univers arrivent à gommer la déception, et L’honneur de l’exilé, même s’il ne fait pas partie de mes favoris, reste un très agréable roman de fantasy. 

vendredi 15 mars 2013

Il y a quelque chose de pourri au royaume du Danemark


Il est temps de se regarder un peu le nombril (oui, tout le monde ne m’a pas attendue, je sais), et de faire un billet d’humeur (mauvaise l’humeur pour le coup) sur mon propre groupe d’appartenance (merci Tan pour le terme que j’ai réutilisé), à savoir la blogosphère.

La blogo comme on l’appelle, merveilleux sujet d’études pour les sociologues et les psys au demeurant, on l’aime, mais elle nous agace. Chacun rumine dans son coin ce qu’untel a fait, comment machin continue sa course aux like, ça papote, ça complote, des rumeurs sortent, certaines vraies, d’autres sorties de l’imagination fertile d’un blogueur en mal de reconnaissance (« Serais-tu aussi chaste que la glace et aussi pure que la neige, tu n'échapperais pas à la calomnie. »), bref, c’est un peu la fête du slip (« Cette époque est désaxée. »).

Alors, lecteur, tu trouveras peut-être que je n’ai ni la légitimité, ni l’ancienneté requise, ni assez de recul pour donner ma vision des choses, mais je vais le faire quand même, car aujourd’hui j’ai vu des insultes passer, et c’est pour moi la limite à ne pas franchir dans les rapports entre personnes censément civilisées. (« Affectez du moins l'apparence de la vertu. »)

À la base, être blogueur littéraire (même si le terme est un peu pompeux), c’est selon moi, l’envie de partager une passion, de faire découvrir les livres qu’on a aimé, et de donner son avis sur ceux que l’on n’a pas aimé. Avec un peu de chance le blogueur a quelques lecteurs et peut échanger, et ça suffit à son bonheur.

Et puis il y a ceux dont le comportement pose la question de leurs motivations, car visiblement ils ne sont pas animés que par la seule passion. La gloire ? La reconnaissance ? Être le site de référence ? Être l’ami des auteurs et des éditeurs ? Se faire mousser à la moindre occasion ? (« Il est dangereux d'être trop zélé. »)
Tous ces comportements que dénoncent les Tumblr qui se multiplient sur la toile, que tout le monde applaudit (en cachette) et critique à cause de l’anonymat. En même temps soyons honnêtes, si quelqu’un prenait le courage de nommer tel blog ou site pour ses comportements déviants, c’est lui qui serait cloué au pilori pour avoir osé dire tout haut ce que les autres disent tout bas (true story).

Faire tout et n’importe quoi pour plus de like, plus de SP, plus de visites, plus de com’, je ne vois pas trop l’intérêt, c’est un loisir à mon sens, pas une activité professionnelle… En venir à insulter les gens dont l’opinion diffère, on atteint des sommets et je plains celles et ceux qui en arrivent là.
Et puis, entre nous, la blogo ce n’est pas la vraie vie, votre popularité et vos amis ne sont que virtuels… (« Être ou ne pas être, telle est la question. »).


Toutes les citations sont extraites d’Hamlet de Shakespeare. (C’est la caution culturelle de ce billet ^^).

Être éditeur, le point de vue des Éditions du Riez


Suite à ce billet, j'avais contacté deux éditeurs pour savoir s'ils pouvaient nous donner leur point de vue sur leur métier.
Voilà la réponse des Éditions du Riez qui ont eu la gentillesse de répondre favorablement à ma demande, et super rapidement de surcroît, et que je remercie encore une fois.



"Chani m’a demandé de vous expliquer quel était un peu notre fonctionnement, notamment du point de vue de sélection de nos parutions.

Commençons par une présentation succincte des Editions du RIEZ.
Nous sommes une petite structure éditoriale créée en juin 2009 – Nous publions nos livres à travers 5 collections : Sentiers Obscurs (polars, thrillers) – Graffics (Bande-dessinée – artbooks – romans graphiques) - Brumes Etranges (SF, Fantastique, Heroïc Fantasy) - Pages Solidaires (Littérature Engagée) - Vagues Celtiques (Culture Bretonne ou celtique).
Avec la fermeture de Nuit d’Avril (maison d’édition spécialisée dans le fantastique francophone dans laquelle j’avais été publié), les auteurs se sont retrouvés « orphelins » et une énième structure éditoriale fermait, peu de temps après l’Oxymore, une maison d’édition que j’appréciais également. Ce qui était regrettable.
Je savais que rien ne serait facile, je n’avais pas la prétention de dire que je ferai mieux, mais j’ai quand même décidé de créer les Editions du Riez. Je souhaitais, après avoir été auteur, franchir un nouveau pas dans le milieu littéraire et me retrouver de l’autre côté (je précise que je n’écris plus, c’est un choix, je préfère me consacrer entièrement aux auteurs que nous publions).
Cela pourrait expliquer qu’une partie de nos premiers auteurs (que je connaissais) avaient été publiés auparavant chez Nuit d’Avril ou l’Oxymore. Mais il n’y a pas eu favoritisme et en fait, j’ai été plus exigeant avec eux et j’ai refusé beaucoup d’anciens de Nuit d’Avril. Pourquoi ? Parce-que je ne souhaitai pas reprendre exactement la même ligne éditoriale.

Nous avons eu 25 parutions à ce jour, et je pense que le lecteur peut dire que nos choix éditoriaux sont très éclectiques. Car même si notre collection « phare » est celle de l’imaginaire, on y retrouvera du Space-Op, de la Fantasy, de l’Urban Fantasy, du gothique, du Post Apocalyptique, du thriller SF, des anthologies, des recueils de nouvelles… De même qu’avec notre collection graphique, nous essayons de publier des livres très différents : roman graphique (Memories Of Retrocity), conte gothique (Cœur Empoisonné), BD doublée d’un album musical (Le Pantin sans Visage).
Tout cela pour dire que presque toutes nos parutions sont des coups de cœur éditoriaux et que nous ne souhaitons pas obligatoirement coller aux « modes ». Alors parfois, on se casse la figure parce que tel livre ne trouve pas vraiment son public, c’est le risque.
Alors que se passe-t-il après quelques années d’existence. Nous pensons toujours que nous avons un rôle, en tant que maison d’édition (je parle de maison d’édition en général et pas seulement les « petits ») de repérer de « jeunes » talents et de les faire découvrir au public.
Dans une certaine mesure, on peut dire que nous avons réussi à capter l’attention de grandes maisons d’édition. Les Pousse-Pierres d’Arnaud Duval (dont c’est le premier roman) sera repris en poche chez Folio SF, Syven publiera en jeunesse chez Castlemore. Ce sera également bénéfique pour nous car cela nous permettra de toucher un plus large public.
Ces auteurs, comme la plupart de ceux que nous avons publiés ne nous quittent pas pour autant et nous continuons de les publier. Car en plus d’une relation éditeur/auteur, ce sont souvent des relations d’amitiés qui se nouent au fil du temps. On pourrait alors parler de copinage, il n’en est rien. Il nous est arrivé de refuser des manuscrits d’auteurs déjà publiés chez nous, si nous estimions qu’ils n’étaient pas à la hauteur de nos attentes (je peux vous avouer que c’est plus difficile de dire non à quelqu’un que vous estimez beaucoup).

Alors, c’est vrai que cela laisse moins de place pour de nouveaux auteurs. (cela explique le fait que nous ayons stoppé les soumissions depuis plus d’un an). Il y aussi le fait que nous recevions entre 300 et 400 manuscrits par an pour 8/10 parutions !
J’aimerai bien sûr publier plus de livres, mais comme toujours, pour les petites structures éditoriales, c’est le manque de moyens financiers qui nous limite.

Je pense qu’au bout de ces presque quatre années, nous commençons à nous faire connaître un peu du public et du milieu de l’Imaginaire francophone. Nous ne sommes qu’au début de notre aventure éditoriale.
Maintenant, il est évident que nous aimerions plus de lecteurs et que certains de nos livres publiés connaissent encore plus de « succès »… Comme le disait Olivier Gallmeister (Gallmeister Editions), ce n’est pas de devenir éditeur qui est difficile, c’est de le rester et pour cela il faut vendre. L’éditeur est entrepreneur également, c’est un facteur que nous ne pouvons pas occulter. Il y a donc un mixage délicat à trouver entre passion éditoriale et réalité commerciale pour que la maison d’édition puisse perdurer sans perdre son âme…"

Alexis Lorens
Directeur Editorial
Editions du RIEZ

Pour découvrir Les Éditions du Riez et l'ensemble de leurs parutions, rendez-vous ici.

Un torse dans les rochers, Helen Tursten


Résumé :

La manchette du Göteborgs-Posten est claire : "Le corps de la victime d'un meurtre a été retrouvé démembré près d'un lieude baignade." L'enquête du commissaire principal Irene Huss s'annonce particulièrement éprouvante. Le tatouage de la victime la conduit au Danemark où un crime similaire a été commis des années plus tôt. Le corps de la fille d'une amie d'Irene est découvert, atrocement mutilé. Bientôt un quatrième selon le même rituel. Pourquoi Irene se sent-elle comptable de ces assassinats ? Sa seule conviction est que le meurtrier n'est pas loin.


Avis :

Une découverte macabre sur la plage, un tatouage en guise de seul indice, des marques de sévices horribles sur le corps… La nouvelle enquête confiée à l’inspecteur Irène Huss s’annonce compliquée et glauque à souhaits. D’autant que, rapidement, les cadavres se multiplient sur son chemin, avec leur lot de mutilations et d’horreurs.

Ce qui frappe en premier dans Un torse dans les rochers, c’est le côté, hélas, très visuel de la narration. Le lecteur est de fait plongé dans l’horreur et l’enquête d’Irène Huss devient la sienne, lui aussi étant pressé de mettre fin à ce carnage. Pour contrebalancer le côté gore du roman, l’auteur prend soin de ménager des pauses en décrivant les scènes de la vie quotidienne de la policière, histoire de reprendre un peu pied dans la normalité avant de s’enfoncer encore davantage dans l’enquête. À titre personnel, j’ai trouvé que ces passages étaient superflus et coupaient le rythme, même si je peux comprendre leur utilité. L’auteur a le sens du détail, que ce soit pour les futilités du quotidien ou pour décrire les mutilations des cadavres, ce qui tourne parfois au gore dans le second cas, il vaut mieux être prévenu.
L’intrigue est, elle, très bien menée. Helene Tursten brouille les pistes et mène le lecteur par le bout du nez jusqu’au dénouement final, inattendu pour ma part, ce qui m’a ravie. La narration est nerveuse et sert le propos, le rythme de l’enquête haletant et les pages s’enchaînent jusqu’à découvrir l’identité du coupable.
Un torse dans les rochers est un thriller efficace qui  séduira les amateurs de thrillers, pour peu que vous ayez le cœur bien accroché.

mercredi 13 mars 2013

Syrli T1, Meagan Spooner



Résumé :

Le premier tome d’une trilogie de dystopie très forte qui mêle magie et technologies. Un beau roman d’apprentissage au cœur d’un univers impitoyable dans lequel les adolescents sont traités en esclaves. L’une d’entre eux se rebelle avec quelques autres. Au bout du chemin : la découverte de soi-même, un monde meilleur, et l’amour.




Avis :

Sortez les serpentins et les cotillons, ma route a enfin croisé une dystopie à mon goût après une longue série de romans bien trop fades, ou vus et revus.

Syrli est une jeune fille de seize ans qui s’apprête à subir La Collecte, un rituel de passage à l’âge adulte consistant à collecter la magie des enfants pour alimenter en énergie la ville-dôme. La terrifiante Administratrice chargée de la prise en charge des enfants va rapidement découvrir que Syrli est différente des autres, ce qui signifie pour la jeune fille le début des ennuis. Heureusement, elle se trouvera un allié en la personne de Kris, un jeune homme faisant partie de l’encadrement.
Le début m’a un peu fait penser à À la croisée des mondes de Philip Pullman, surtout au début avec Mrs. Coulter. Mais après, plus rien à voir, Syrli a son univers et son histoire propre. Le récit est découpé en trois parties correspondant à l’évolution de la jeune fille au fil du livre, mais je ne peux en dire davantage sans spoiler, ce qui serait dommage.
Entre technologie et magie ce roman tisse un background bien à lui dans lequel le lecteur évolue en même temps que la jeune héroïne. Loin d’être facile et sirupeux (sauf dans les apparence) comme dans mes dernières lectures, l’univers de Syrli, dur et cruel, réserve plein de surprises. L’histoire est faite de multiples péripéties et rebondissements, si bien qu’on ne s’ennuie pas un instant. Certains retournements de situation sont un peu prévisibles alors que d’autres laissent le lecteur incrédule, tandis que la fin le laisse bien perplexe quant à ce que va devenir la jeune fille.

Excellente surprise (et tellement inattendue), Syrli m’a enthousiasmée comme je ne l’avais été depuis bien longtemps par une dystopie, si bien que j’ai hâte de découvrir la suite.



mardi 12 mars 2013

(S')Éditer à tout prix...


Ah, la blogo c’est quand même que du bonheur, chaque semaine un nouvel évènement, finalement je ne sais pas si je pourrais survivre trop longtemps loin de tout cela. ^^

La semaine dernière j’avais envie de vous écrire une petite bafouille sur le piratage, mais finalement j’ai eu la flemme, et on en a discuté sur Facebook. Mais cette semaine j’ai un peu de temps, donc j’en profite, principalement pour celles et ceux qui ne sont pas sur les réseaux sociaux et qui sont du coup privés de mes coups de gueule, ce qui est, avouez–le, vraiment dommage !

Cette semaine, je vous propose ma réflexion sur les petites maisons d’édition qui fleurissent comme les pâquerettes sur la pelouse à l’approche du printemps.
Alors attention, il y a petites maisons, et petites maisons.

Dans celles que j’adore, qui tiennent la route et qui produisent des ouvrages de qualité, il y a Le Riez et Le Petit Caveau (ben oui, toujours les mêmes, c’est pas ma faute s’ils font de la qualité).
Après, il y a celles qui font un peu secte, et qui, vues de l’extérieur, donnent l’impression que si on n’a pas un pote qui a un pied dedans, on ne pourra jamais y entrer, quelle que soit la qualité de notre manuscrit (enfin je dis « nous », mais perso je n’ai pas de manuscrit en attente, je ne cherche pas à me faire éditer). Et là, ça craint du boudin, est-ce que je dois donner des noms ? Ben non, aujourd’hui je me sens froussarde, enfin, j’ai surtout pas envie de devoir m’expliquer des heures durant car souvent ce sont des gens assez susceptibles, mais qui ont de vrais talents parmi leurs auteurs.
Et puis ensuite, il y a mes préférées, les maisons d’éditions créées par l’auteur lui-même, parce qu’il ne trouvait pas d’éditeur du tout, ou pas d’éditeur à la hauteur de son talent, ou par pure mégalomanie, je ne sais pas… Alors là, on est dans l’amateurisme total, et la qualité varie d’une maison à l’autre, voire même d’un auteur à l’autre au sein de la même structure. Là non plus, pas de nom, mais si vous me connaissez un peu vous savez de qui je parle !

Alors je ne sais pas vous, mais moi ça me laisse perplexe toutes ces maisons d’édition, tout comme me laisse perplexe la multiplicité d’auteurs avec plus ou moins de talent (plutôt moins que plus la plupart du temps, hélas) qui fleurissent ces derniers temps. Éditeur c’est comme auteur, à mon avis ça ne s’improvise pas, c’est un vrai métier. Dénicher des auteurs prometteurs sans avoir recours au seul copinage, savoir les mettre en valeur, gérer la publicité et la doser, être à l’écoute de ses auteurs tout en gardant une certaine distance… Sans compter l’administratif, gros pavé, et pas le plus sympa. Et puis il faut avoir une équipe qui tienne la route derrière, comité de lecture, relecteurs, correcteurs qui sauront faire sortir le meilleur d’un manuscrit, souvent ce qui manque aux petites structures qui balayent la critique en arguant justement de leur taille et de leur manque de moyens. Certes, mais tant qu’à vouloir se lancer dans cette belle aventure, autant le faire le mieux possible, et non dans le but premier de sortir des livres (le leur y compris) le plus vite possible.

Malgré tout, bonne chance à celles et ceux qui tentent le coup, en espérant se croiser au fil d’une lecture « coup de cœur ».