mardi 30 avril 2013

Waynest T1 - Traquée, Jess Haines


Résumé :

Le job de détective de Shiarra Waynest est déjà dangereux d’ordinaire. Il le devient davantage quand elle doit accepter un contrat susceptible de renflouer ses caisses vides… s’il ne lui coûte pas la vie. Dans une ville où rôdent la magie et les non-morts et où vampires et loups-garous ne sont pas toujours ce qu’ils semblent être, Shiarra va devenir une arme secrète dans la bataille entre le bien et le mal... que cela lui plaise ou non.



Avis :

Shiarra Waynest et moi, c’est une histoire qui commençait bien. Une présentation qui me faisait penser à une autre Charley Davidson, promettant de bons moment de détente et pas mal de sourires, un background inédit dans le sens où le coming-out des surnaturels est intervenu au moment où le chaos était total (suite au 11 septembre 2001), chose que j’ai trouvée plutôt gonflée de la part de l’auteur.
Et puis il y a eu les lieux communs, l’agence de détective qui a du mal à joindre les deux bouts, ce qui va pousser la jeune femme à mettre un mouchoir sur ses principes et à travailler avec un mage contre un vampire. Bon, ok, c’est de l’urban fantasy, le sujet a été mille fois traité, des lieux communs on en trouve dans toutes les nouvelles parutions ou presque, alors pourquoi pas ?
Sauf que là il n’y a pas de véritable intrigue, Waynest avance dans son enquête, découvre des choses, se met en danger, est protégée… Tout est dans l’instant, je ne vois pas bien où tout cela va nous mener, il n’y a pas la moindre trace d’une intrigue de fond qui tiendrait en haleine le lecteur sur plusieurs tomes. Traquée aurait tout aussi bien pu être un one shot car je n’ai pas compris où l’auteur voulait en venir. Heureusement le style est agréable et l’héroïne pas désagréable (oui, elle ne m’a pas passionnée outre-mesure non plus), et donc la lecture se fait sans trop d’ennui.
Je me demande si la suite saura donner un peu d’intérêt à cette série ou l’enterrera définitivement.

Le résurrectionniste, James Bradley


Résumé :

Londres, 1826. Le jeune Gabriel Swift entre en apprentissage chez le chirurgien Poll, chercheur visionnaire qui dissèque les cadavres afin de comprendre la véritable nature de l'être humain. Pour ce pionnier, le progrès scientifique est à ce prix : l'opprobre d'une société qui n'est pas encore prête à lever l'un de ses plus anciens tabous. Afin de se procurer les cadavres nécessaires, Poll est obligé de traiter avec des "résurrectionnistes", de dangereux criminels qui pillent les cimetières. A leur contact, Gabriel se laisse corrompre...


Avis :

Autant le dire tout de suite, je n’ai pas aimé ce livre. Je m’attendais un roman policier sombre aux accents de Jack l’Éventreur ou de Ripper Street, et finalement j’étais bien loin du compte…
Pas d’enquête dans ce livre, mais la description des débuts de la médecine légale, avec les déterreurs de cadavres, le trafic de corps et toutes ces choses peu ragoûtantes que l’on peut imaginer quand des corps morts sont sortis de terre. Et au milieu de ça, Gabriel, l’apprenti du « chirurgien » Poll (comme ce titre est pudique quand on sait ce qu’il fait en vérité), un jeune garçon curieux, influençable, qui à force de traîner dans des milieux peu recommandables finira part y sombrer corps et âme.
L’histoire est très lente, parsemée de macabres descriptions, je ne me suis absolument pas intéressée à ce pauvre Gabriel, ni à un quelconque autre personnage d’ailleurs. En fait, pour moi Le résurrectionniste ne vaut que par son ambiance gothique très sombre. Ce qui est un peu mince. Trop de glauque tue l’envie, et mon envie a été tuée après très peu de pages…

lundi 29 avril 2013

Oblivion




Synopsis :

2077 : Jack Harper, en station sur la planète Terre dont toute la population a été évacuée, est en charge de la sécurité et de la réparation des drones. Suite à des décennies de guerre contre une force extra-terrestre terrifiante qui a ravagé la Terre, Jack fait partie d’une gigantesque opération d’extraction des dernières ressources nécessaires à la survie des siens. Sa mission touche à sa fin. Dans à peine deux semaines, il rejoindra le reste des survivants dans une colonie spatiale à des milliers de kilomètres de cette planète dévastée qu’il considère néanmoins comme son chez-lui.
Vivant et patrouillant à très haute altitude de ce qu’il reste de la Terre, la vie "céleste" de Jack est bouleversée quand il assiste au crash d’un vaisseau spatial et décide de porter secours à la belle inconnue qu’il renferme. Ressentant pour Jack une attirance et une affinité qui défient toute logique, Julia déclenche par sa présence une suite d’événements qui pousse Jack à remettre en question tout ce qu’il croyait savoir.
Ce qu’il pensait être la réalité vole en éclats quand il est confronté à certains éléments de son passé qui avaient été effacés de sa mémoire. Se découvrant une nouvelle mission, Jack est poussé à une forme d’héroïsme dont il ne se serait jamais cru capable. Le sort de l’humanité est entre les mains d’un homme qui croyait que le seul monde qu’il a connu allait bientôt être perdu à tout jamais.


Avis :

Si on doit reconnaître un point fort à Oblivion, c’est son graphisme soigné et les SFX maîtrisés. Pour ce qui est de l’histoire, je suis moins enthousiaste. Le premier quart du film est intéressant, avec la découverte de notre Terre ravagée, des missions de Jack Harper et de sa compagne, de la façon dont l’humanité a réussi à survivre dans ces conditions. Et puis ensuite, ça s’essouffle, c’est long, très long, et malgré les surprises réservées par le scénario (qui ne m’ont pas surprise, je les ai vues arriver avec autant de discrétion qu’une vache dans un couloir), je n’ai pas été emportée par le film. Beaucoup trop de clichés, de déjà-vu et de facilités.
Tom Cruise fait le job, même si je n’aime pas particulièrement l’acteur, il faut reconnaître qu’il s’en sort bien, son rôle lui colle à la peau, tellement auto-centré sur sa personne. J’ai trouvé Morgan Freeman terne, et après la bonne surprise de voir apparaître Jaime Lannister (j’ai la flemme de chercher le nom de l’acteur) sur l’écran, j’ai vite déchanté en voyant le rôle qu’il avait (retourne vite à Westeros mon chou, là on te ridiculise).
Bref, un blockbuster américain obéissant à certains codes, qui se complaît dans une certaine forme d’autosatisfaction par rapport au format. Et puis il y a cette fin qui m’a juste donné envie de recracher mes popcorns tellement c’était too much.
Si vraiment vous n’avez rien d’autre à l’affiche, Oblivion vous fera passer un moment divertissant, mais il ne faut pas trop gratter…



Ma note : 1.5/5



2087, David Bry


Résumé :

Protégée par un dôme de la pollution du monde extérieur, Paris en 2087 est grise, entre chrome, verre et métal. Ses multiples buildings et passerelles se dressent au-dessus des brumes radioactives verdâtres sous lesquelles ne vivent plus que les exclus, les mutants et les gangs. Derrière l'immense muraille périphérique, les irradiés des banlieues n'ont pas la chance de vivre dans la cité : chaque jour, leur nombre augmente et leur colère gronde, malgré les efforts de l'armée de la ville pour les contenir. Gabriel est détective. Un matin, il reçoit un appel d'une femme, qui souhaiterait le voir enquêter sur le meurtre de sa sœur. Quand il se rend chez elle, il ne retrouve que son cadavre et la tête tranchée d'un psilien, ces humains que les mutations ont rendus télépathes. Sur cette tête est accroché un papier, qui porte le nom du détective. Ainsi commence cette histoire aux méandres vertigineux, qui mènera Gabriel dans les rues sales et sombres de Paris, sur les passerelles tentaculaires qui surplombent le brouillard et relient les grandes tours de béton et d'acier. Comme lui la vérité vendra chèrement sa peau, et ses enjeux dépasseront peut-être les frontières de l'imagination du détective, précipité avec le lecteur dans une descente aux enfers que rien ne pourra arrêter. La banlieue gronde, les gangs s'agitent. Cette fois, peut-être que l'armée ne pourra pas les retenir.


Avis :

Le résumé de l’éditeur en dit suffisamment sur l’histoire, revenir dessus serait de trop.

J’avais découvert David Bry avec de la fantasy, je le retrouve dans un polar SF haletant et bien ficelé qui m’a beaucoup plu. Dès les premières pages, le lecteur est plongé dans ce Paris post-apocalyptique protégé sous un dôme, avec ses banlieues instables prêtes à prendre les armes et à se rebeller, le tout dans une ambiance digne de Blade Runner. Gabriel, le héros est un humain, détective privé, en proie à d’horribles cauchemars depuis la disparition de son frère jumeau dont il ne s’est pas remis. Ses failles le rendent rapidement très attachant et on le suit dans son enquête avec beaucoup de plaisir. Dans ce contexte très sombre, Gabriel va devoir enquêter sur la mort d’une jeune femme, qui finalement débouchera sur quelque chose de bien plus personnel, plus vaste et plus complexe. Et c’est là que tout le talent de David Bry intervient pour dérouler cette intrigue tentaculaire qui va de surprises en rebondissements. J’étais à mille lieues, en ouvrant 2087, d’imaginer que l’auteur nous emmènerait là où nous arrivons à la fin du roman, et j’ai aimé être surprise.
L’écriture est fluide, même si parfois j’ai trouvé que certains dialoguent ne « fonctionnaient » pas. Je ne sais pas bien comment l’expliquer, disons qu’ils ne sonnaient pas naturels. L’intrigue est rythmée, et une fois familiarisé avec le Paris de 2087 (c’est pas si loin quand on y pense…), le lecteur ne pourra le lâcher avant de connaitre le pourquoi du comment. Amateur de SF, de thriller cyberpunk, 2087 vous régalera !

vendredi 26 avril 2013

Le Trône de fer - L'intégrale T4, George R.R. Martin


Résumé :

Le Royaume des Sept Couronnes est sur le point de connaître son plus terrible hiver : par-delà le mur qui garde sa frontière nord, une armée de ténèbres se lève, menaçant de tout détruire sur son passage. Mais il en faut plus pour refroidir les ardeurs des rois, des reines, des chevaliers et des renégats qui se disputent de fer. Tous les coups sont permis, et seuls les plus forts, ou les plus retors, s'en sortiront indemnes...


Avis :

Le tome 3 laissait le lecteur pantelant, le cœur lourd, peinant à se remettre des émotions causées par les évènements venant de se dérouler et aussi un peu écœuré, il faut bien le reconnaître.

A Feast for Crows (en V.O.) ralentit considérablement le rythme et peut déboussoler le lecteur qui n’a rien lu sur le « making of » du livre 4 pour ne pas se spoiler. En effet, cet opus se concentre sur les intrigues se déroulant au sud de Westeros. Ne comptez donc pas savoir ce qu’il advient de Jon, Daenerys ou Tyrion, le lecteur devra se contenter des aventures de Jaime, Cersei et Sansa. Une fois qu’on le sait, on n’attend plus bêtement des nouvelles des premiers ! Ce découpage est le fruit d’un tome 4 trop long et découpé non pas de manière chronologique, mais géographique. Un peu perplexe au départ, je m’en suis rapidement remise, étant de plus en plus fan des Lannister. Ce tome est en effet l’occasion de creuser les personnalités de Cersei et Jaime, et personnellement je n’ai pas boudé mon plaisir puisque plus le temps avance, plus j’apprécie Cersei, pour plein de raisons que je ne développerai pas puisque ce serait spoilant (ça se dit ?!).
Bien sûr, il n’est pas uniquement question des intrigues de la Cour, AFFC permet à l’auteur d’introduire de nouveaux personnages, et c’est sur ces derniers que j’ai moins accroché, j’ai eu du mal à les assimiler et à m’y intéresser.

Même s’il recèle moins d’action que le précédent, ce tome permet de marquer une pause et de faire avancer les pions sur l’échiquier. Je l’ai refermé en ayant hâte de lire le cinquième, mais surtout le sixième. Car oui, la position de certains personnages à la fin du roman est pour le moins délicate, et ce n’est pas dans le tome suivant que nous les retrouverons puisque nous irons cette fois-ci dans le nord de Westeros…



Par contre, il faut noter qu’il y a pas mal de coquilles dans ce tome, on hésite en Castral Roc et Castrai Roc par exemple, la ponctuation est parfois plus que farfelue, perturbant la lecture, ce qui m’a un peu tapé sur les nerfs à force…

jeudi 25 avril 2013

Delirium T3 - Requiem, Lauren Oliver


Résumé :

Après avoir sauvé Julian d’une condamnation à mort, Lena et ses amis regagnent la Nature. Mais celle-ci n’est plus un lieu sûr, des rebellions ont éclaté partout dans le pays et les Régulateurs sont postés à la frontière, à l’affût de toute transgression. Le gouvernement ne peut plus nier l’existence des Invalides et la menace qu’ils représentent. Tandis que Lena mène la Résistance prenant chaque fois plus de risques, sa meilleure amie Hana vit une vie sans amour au bras du jeune maire de Portland… Leurs récits se déroulent en parallèle, leurs voix alternent : quand les deux amies se retrouveront-elles ?


Avis :

Le tome 2, Pandemonium, m’avait beaucoup déçue, c’est donc avec un peu d’appréhension que j’ai ouvert le dernier opus de la trilogie Delirium.

Sauvés par leurs amis, Lena et Julian regagnent la Nature où ils retrouvent Alex dont le comportement a complétement changé. La jeune fille, quant à elle, hésite entre les deux hommes qu’elle aime chacun d’une manière différente, et le lecteur comprend très rapidement que le triangle amoureux sera l’un des éléments les plus importants du roman. Parallèlement, Hana, guérie, va devenir la femme du nouveau maire de Portland, l’homme qui veut mener une politique encore plus répressive envers les Invalides et les Rebelles. Pourtant, rapidement elle va se rendre compte que l’opération n’a pas parfaitement fonctionné, et qu’elle se souvient…

Même si Requiem est bien plus agréable à lire que le roman précédent, j’avoue avoir été déçue par Lena dont les amours prennent le pas sur l’histoire elle-même. Le moteur de l’histoire est en fait Hana, la deuxième voix du roman, dont l’évolution aux côtés d’un homme dangereux, alors qu’elle souffre de ses agissements passés et souhaite se racheter, est bien plus intéressante que les pleurnicheries de Lena.
Néanmoins les événements s’enchaînent et le livre se lit rapidement, notamment grâce au style de Lauren Oliver qui reste très agréable.
En revanche j’attendais davantage de réponses puisqu’il s’agit du tome de clôture de la trilogie, et je suis restée sur ma faim. Le dénouement est trop ouvert pour être satisfaisant et donne plutôt l’impression que l’auteur s’est ménagé une porte de sortie pour un éventuel quatrième tome…



mercredi 24 avril 2013

Charley Davidson T3, Troisième tombe tout droit, Darynda Jones

Résumé :

Charley, la plus délurée des faucheuses, est de retour ! Mais elle boit des quantités astronomiques de café pour rester éveillée. Sans quoi, elle n'échappe pas à la vision terrifiante qui s'impose à elle dès qu'elle ferme les yeux : Reyes, le fils de Satan qu'elle a emprisonné pour l'éternité. Pourra-t-elle retrouver une personne disparue, apaiser son père grincheux et affronter un gang de motards sanguinaires alors que le fils du Diable refuse de renoncer à la séduire... et à se venger d'elle ?


Avis :

Je pense que notre relation, à Charley et moi, sera en dents de scie. Moyennement emballée par le premier tome, convaincue par le deuxième, ce troisième opus ne m’a pas enthousiasmée plus que ça.

Charley a perdu de son humour et de sa répartie (sans doute le manque sommeil qu’elle s’inflige pour éviter que Reyes ne s’invite dans ses rêves y est-il pour quelque chose) et du coup j’ai été déçue. Il faut dire que la jeune femme n’est pas gâtée. Entre son enquête (que je n’ai pas trouvée super bien traitée d’ailleurs, trop saucissonnée par les autres éléments du roman, et du coup j’ai trouvé que cette histoire de disparition, plutôt intéressante à la base, un peu trop décousue pour susciter l’intérêt du lecteur tout du long.), son père qui veut qu’elle change de job, Reyes qui a toujours ses humeurs et ses nouveaux amis fantômes, il y a de quoi faire. Et c’est peut-être justement cette surenchère qui m’a déroutée, il est difficile de tenir le rythme en mettant la barre si haut.

Malgré tout, Troisième tombe tout droit reste un roman divertissant, pas de doute là-dessus, mais la multiplicité des intrigues dans l’intrigue et des personnages m’a un peu lassée, comme si l’auteur voulait prouver qu’elle peut toujours en faire plus. Et pour moi ça fait un peu l’effet inverse.

mardi 23 avril 2013

Fille d'Avalon T1 - Derrière le voile, Jenna Black


Résumé :

Dana Hathaway ne le sait pas encore, mais elle a de gros problèmes. Lorsque sa mère alcoolique débarque à son récital complètement soûle, encore, Dana décide qu'elle en a eu assez, et part retrouver son mystérieux paternel à Avalon : le seul endroit sur Terre où le monde normal cohabite avec l'univers magique et captivant de Faerie.
Mais dès lors que Dana pose le pied à Avalon, tout part en vrille. Il apparaît que Dana n'est pas une adolescente ordinaire, c'est une Faeriewalker, un être rare capable d'aller d'un monde à l'autre, la seule qui peut apporter la magie dans le monde humain et la technologie dans le monde des Faes.
Assez vite, Dana se retrouve piégée dans un jeu politique très dangereux. On essaie de la tuer et tout le monde semble attendre quelque chose d'elle : ses nouveaux amis, sa nouvelle famille et même Ethan le Fae sexy avec qui elle ne pensait jamais avoir une chance... Jusqu'à ce qu'il la lui donne.
Prise entre deux mondes, Dana ne sait pas dans lequel elle pourra s'intégrer, à qui elle pourra faire confiance. Son monde redeviendra-t-il normal un jour...


Avis :

Pour ceux qui connaissent Jenna Black grâce à sa série Morgane Kingsley, oubliez vos références, cette nouvelle série est beaucoup plus « propre sur elle », plus grand public.

On découvre donc Dana, jeune fille moitié humaine moitié Fae qui va vouloir rejoindre son père en Avalon après une énième humiliation causée par sa mère alcoolique. Dès son arrivée, les choses se compliquent, les apparences sont trompeuses et la jeune fille va se retrouver au cœur d’une intrigue politique dont elle sera malgré elle un atout majeur.

Derrière le voile est agréable à lire, mais peu satisfaisant par rapport à l’originalité que l’on était en droit d’attendre de l’auteur. Le monde Fae avec ses cours de Lumières et de Ténèbres répond aux classiques du genre, et l’intrigue en elle-même est assez facile. Reste l’héroïne qui est attachante et porte le roman, lui apportant fraîcheur et humour, puis aussi (et surtout) le style de l’auteur, fluide et plaisant, qui donne envie de tourner les pages malgré tout, car Jenna Black reste une grande conteuse.

Sans être totalement décevant, ce premier tome de Fille d’Avalon m’a laissée sur ma faim en tant que grande fan de Jenna Black, mais il plaira je pense à ceux qui se retrouvent dans des histoires plus classiques.


lundi 22 avril 2013

Les Âmes Vagabondes




Résumé :

La Terre est envahie. L’humanité est en danger. Nos corps restent les mêmes, mais nos esprits sont contrôlés. Melanie Stryder vient d’être capturée. Elle refuse cependant de laisser place à l’être qui tente de la posséder. Quelque part, caché dans le désert, se trouve un homme qu’elle ne peut pas oublier. L’amour pourra-t-il la sauver ?


Avis :

Ayant lu le roman au moment de sa sortie en 2009, je n’avais qu’un souvenir assez global de l’histoire, pas mal de détails ayant été oubliés au fil du temps. Mais, de ce dont je me souviens, l’adaptation cinématographique est très réussie, et j’ai passé deux heures à me régaler, même si le côté SF est vraiment laissé de côté dans le film, au profit des histoires d’amour croisées
La romance est donc l’élément clé, ou plutôt les romances, avec la problématique de n’avoir qu’un corps pour deux âmes. Je me demandais comment ce point délicat allait être traité, mais le réalisateur s’en est bien sorti, surtout grâce au jeu de Saoirse Ronan qui est parfaite dans son rôle, et qui réussit à donner une « voix » à chacune des deux personnalités qui l’habitent. La jeune actrice n’est pas la seule à tirer son épingle du jeu, c’est l’ensemble du casting qui est très réussi (à une exception près, je ne veux pas spoiler mais en découvrant un visage j’ai été très, mais alors très déçue). Diane Kruger est tout à fait convaincante dans son rôle de traqueuse implacable, William Hurt campe un Jeb plus réfléchi que je ne l’imaginais, mais j’aime bien aussi cette lecture du personnage, et, quant aux acteurs incarnant Jared et Ian, je les ai trouvés très justes, même si j’ai préféré Jake Abel, Ian, plus subtil et crédible à mon avis (et puis dans le livre, Ian avait déjà ma faveur de toute manière).
L’intrigue est quant à elle bien menée, équilibrée, on ne s’ennuie pas un instant, le film est enlevé et agréable à suivre, avec beaucoup d’émotions sans être gnangnan pour autant. Pour un peu, j’en redemanderais !

Ma note : 4/5



vendredi 19 avril 2013

Entwined, Heather Dixon


Résumé :

Azalea is trapped. Just when she should feel that everything is before her… beautiful gowns, dashing suitors, balls filled with dancing… it's taken away. All of it.
The Keeper understands. He's trapped, too, held for centuries within the walls of the palace. And so he extends an invitation.
Every night, Azalea and her eleven sisters may step through the enchanted passage in their room to dance in his silver forest.
But there is a cost.
The Keeper likes to keep things.
Azalea may not realize how tangled she is in his web until it is too late.


Avis :

Réécriture du Bal des douze princesses des Frères Grimm, Entwined met en scène Azalea, l’aînée, et ses dix sœurs à quelques jours d’un bal qui va se terminer dramatiquement par la mort de leur mère en mettant au monde la douzième princesse. Accablé par la douleur, le roi délaisse ses filles et part en guerre, leur imposant un deuil d’une année. Mais les princesses sont jeunes et capricieuses et veulent danser. Elles vont désobéir et aller danser en secret dans la forêt, mais la désobéissance a un prix qu’elles vont bientôt découvrir.

Que c’est long ! Il ne se passe pas grand-chose pendant les deux tiers du roman, et j’ai bien cru mourir d’ennui pendant ma lecture. Les princesses sont des gamines capricieuses qui oublient rapidement leur mère et se remettent assez facilement du désintérêt de leur père. Azalea est censée être la plus responsable du lot, las il n’en est rien. Je ne sais pas ce qu’il en est du conte de Grimm, mais cette historie m’a laissée de marbre, et lorsqu’enfin le danger les menace, je me suis dit que ce n’était pas trop tôt, qu’elles méritaient bien leurs malheurs en fait. Le récit n’est pas dénué d’intérêt, mais trop de longueurs, et le caractère des princesses est trop éloigné de ce qu’on peut attendre d’elle que je n’ai pas pu m’intéresser réellement à leur histoire. Tant pis !




jeudi 18 avril 2013

Warm Bodies / Vivants




Résumé :

Un mystérieux virus a détruit toute civilisation. Les rescapés vivent dans des bunkers fortifiés, redoutant leurs anciens semblables devenus des monstres dévoreurs de chair.
R, un mort-vivant romantique, sauve contre toute attente Julie, une adorable survivante, et la protège de la voracité de ses compagnons. Au fil des jours, la jeune femme réveille chez lui des sentiments oubliés depuis longtemps… Elle-même découvre chez ce zombie différent autre chose qu’un regard vide et des gestes de momie…
Perturbée par ses sentiments, Julie retourne dans sa cité fortifiée où son père a levé une armée. R, de plus en plus humain, est désormais convaincu que sa relation avec Julie pourrait sauver l’espèce entière… Pourtant, en cherchant à revoir Julie, il va déclencher l’ultime guerre entre les vivants et les morts. Les chances de survie de ce couple unique sont de plus en plus fragiles…


Avis :

Très difficile de dissocier le film du livre dont il est inspiré… Si je devais donner mon sentiment en rapprochant les deux, je dirais que je suis très déçue par la transposition à l’écran du livre d’Isaac Marion. Même si globalement la trame de l’histoire est respectée, mise à part la fin d’un cul-cul la praline sans nom, le parti pris pour la raconter est complètement différent. Autant le roman d’Isaac Marion apportait une note de poésie emplie d’espoir, et même si l’humour était présent, il ne tournait pas à la farce comme dans le film. Warm Bodies mise sur un humour parfois bien lourdingue et sert un teenage movie formaté à la sauce romance zombiesque.
Après, en considérant uniquement le film, il n’est pas mauvais, il respecte les codes du genre, offre de la romance, de l’humour (pas très fin, mais bon, il faut faire avec) et de la baston. Je ne suis pas vraiment fan, mais il faut reconnaître qu’on ne s’ennuie pas, et que même si les clichés ont tendance à s’accumuler tout du long, le spectateur passe un bon moment, le film étant distrayant et enlevé. Personnellement je ne suis pas cliente de ce type de film, mais ça fonctionne.

Ceux qui n’ont pas lu le livre et qui ont envie de se laisser aller au plaisir coupable d’un teenage movie trouveront surement leur compte. Par contre, les fans du livre auront sans doute plus de mal…


Ma note : 2.5/5



mercredi 17 avril 2013

La Peau des rêves T2 - Nuit brûlée, Charlotte Bousquet


Résumé :

"Si je te revois, je te tue." Pour avoir protégé Axel de ses frères d'armes, Cléo est condamnée à l'exil.
Recueillie et soignée par les Chimères, la jeune fille découvre, malgré le soutien de Lyn sa jumelle, un monde dont elle se sent exclue. Par certains hybrides, qui voient en elle une menace. Par celui dont elle a sauvé la vie. Et puis, il y a les cauchemars, toujours plus violents, plus réels. Qui sont les véritables meurtriers de ses parents ? Déterminée à découvrir la vérité, Cléo, accompagnée d'Axel qu'elle aime sans espoir de retour, se risque sur une dernière piste.
Une piste d'encre et de flammes...


Avis :

Le lecteur retrouve Namja, la gypsie emprisonnée dont les tatouages prennent vie quand elle conte ses histoires, qui va poursuivre l’histoire de Cléo et de Lyn, les jumelles séparées à la naissance, fruits des amours interdites entre une humaine et une chimère.

Cléo étant bannie du clan du Passage, elle trouve refuge et protection dans le nid de Lyn, où elle retrouve Axel dont elle est éperdument amoureuse, amour hélas sans retour. Mais rapidement la jeune fille va se heurter à la méfiance des habitants du nid, voir à la haine de certains, et s’apercevoir que les Mens ne sont pas les seuls à se méfier des autres espèces. Néanmoins la jeune fille veut aller au bout de sa quête et découvrir d’où elle et Lyn viennent, qui sont leurs parents, et par qui ils ont été assassinés.

Charlotte Bousquet réussit à offrir un deuxième tome à la hauteur du premier, voire même supérieur. Le lecteur découvre plus avant Cléo, dont le volontarisme force l’admiration, et Lyn qui est sûrement le personnage le plus touchant avec son amour inconditionnel pour sa sœur, la seule famille qu’elle a encore. La romance, ou plutôt l’absence de romance, entre Axel et Cléo peut faire grincer des dents au départ, mais elle trouve enfin sa place dans la seconde moitié du roman. C’est d’ailleurs dans cette seconde partie que les évènements s’enchaînent, le rythme s’accélère, les révélations se succèdent et laissent le lecteur pantelant quand vient la fin, trop vite, tant il aurait aimé poursuivre l’aventure, que Namja lui raconte la suite de cette histoire.
La plume de Charlotte Bousquet est envoûtante, et les extraits de Cyrano de Bergerac ou Princess Bride donnent un certain charme au récit, me donnant au passage envie de lire ces ouvrages ! Mais avant cela, le troisième tome m’attend déjà dans ma bibliothèque, et je ne vais pas tarder à me jeter dessus.




mardi 16 avril 2013

L'Exilé T2 - La vaillance de l'exilé, Mercedes Lackey


Résumé :

Le royaume de Valdemar a perdu son souverain, le roi Sendar. Sa fille Selenay est contrainte de lui succéder prématurément. Le Conseil royal y voit l'occasion de s'arroger davantage de pouvoir en poussant la reine, trop jeune et trop affaiblie à ses yeux, à prendre un époux soigneusement choisi par les conseillers. Mais Selenay n'a nullement l'intention d'épouser l'homme qu'on lui impose, ni de laisser le futur prince diriger le royaume à sa place. Nommé maître d'armes du Collegium et champion de la reine, le Héraut Alberich doit veiller sur Selenay. La tâche n'est pas aisée car les machinations ourdies par certains hauts personnages du royaume s'avèrent dangereuses...


Avis :

On retrouve Alberich, le Karse devenu Héraut de Valdemar et toujours maître d’arme. Selenay est maintenant reine, et j’ai préféré cet opus au précédent, ayant une tendresse particulière pour ce personnage en tant que mère d’Elspeth, même si son personnage est assez agaçant de par les choix (parfois stupides) qu’elle fait. On retrouve dans ce roman les forces et les faiblesses de nombres d’œuvres de Mercedes Lackey, à savoir des parties de l’intrigue survolées, pas assez exploitées, mais à côté des personnages attachants qu’on a du mal à quitter, et surtout un style unique, que certains qualifieront de répétitif, mais qui ravit les fans. Malgré tout, on pourra noter que la narration est particulièrement lente et plate dans cet opus, car le déroulement de l’intrigue est bien trop prévisible.
Même si j’ai pris plaisir à lire ce diptyque, il ne restera pas en tête de mes œuvres préférées de l’auteur, mais mon amour inconditionnel pour Valdemar l’emporte malgré tout.

lundi 15 avril 2013

Zombies don't cry, Rusty Fisher


Résumé :

« Je m’appelle Maddy et je suis une jeune fille comme les autres (si l’on oublie le fait que j’aime bien zoner dans les cimetières) : je vais au lycée comme tout le monde, j’ai une meilleure amie comme tout le monde, et oui, comme la plupart des filles j’aimerais beaucoup que Stamp – le nouveau – m’invite à sortir. Notre premier rencard a comme qui dirait été "électrique” puisque j’ai été frappée par la foudre. À mon réveil, plus de battements de cœur, plus de respiration. On dirait bien que je suis devenue… un zombie ! »


Avis :

Le livre s’ouvre avec Madison, jeune fille a priori zombifiée qui attend, panier pique-nique rempli de cervelles fraîches à la main, l’éveil d’un autre mort-vivant dans le cimetière de sa ville. Puis retour trois semaines avant, alors que Maddy n’est qu’une lycéenne lambda qui suit le cours de cuisine, soi-disant maudit, pour faire remonter sa moyenne. Et c’est à partir de là que le lecteur va découvrir pas à pas comment Madison en est arrivée à la scène du cimetière.

Zombies don’t cry est un livre de zombies à part, créant sa propre mythologie sur la naissance des morts-vivants, réunissant tous les clichés d’une bonne série B (le lycée en effervescence pour le bal de fin d’année, le beau gosse footballeur, la copine un poil stupide…), mais en flirtant parfois avec la série Z. L’humour est présent mais l’auteur ne va pas aussi loin qu’il le pourrait et reste très en surface. Si pendant les deux premiers tiers du livre la lecture se fait facilement mais sans grand enthousiasme, la dernière partie joue l’effet de surprise total et se révèle jubilatoire en assumant enfin son côté série B et, en ne lésinant pas sur le côté « grosse farce morbide » propre au genre, sauve carrément le livre.
Le style de l’auteur est fluide, les personnages attachants et il y a de bonnes idées, dommage qu’elles soient surtout présentes dans le dernier tiers du roman. Mais, rien que pour cette fameuse dernière partie, Zombies don’t cry mérite le détour, et j’espère que la suite partira sur le même élan !



vendredi 12 avril 2013

Un petit mot...


Un petit mot pour dire merci, à Cassandra et Marika bien sûr, mais aussi à tous les blogueurs, auteurs, amis ou anonymes qui m’ont soutenue dans l’ombre ces derniers temps. Ceux qui me connaissent savent que je n’ai pas de cœur, mais si j’en avais un, il serait tout chamboulé !

Quant à « l’article de la discorde », oui, je l’ai retiré. Non, je n’avais pas peur, non on ne me l’a pas demandé, non je n’ai supplié personne pour obtenir un pardon. J’en ai juste eu assez de ce que j’ai lu, de voir mes propos mal compris, déformés, ou pire. Assez de la vulgarité, des insultes, des incitations à la violence, de ceux qui se réjouissent du lynchage dont j’ai été l’objet. Je n’ai pas voulu alimenter le débat, c’est tout. Mais sur le fond, je reste sur ma position.

J’ai dit en avoir fini avec les auteurs blogo et je le confirme. Même si je continuerai à lire certains auteurs, je garderai mon avis, bon ou mauvais, pour moi, afin d’éviter tout litige.

À ceux qui me suivaient déjà, encore merci, et à ceux qui me découvrent à l’occasion de cet « évènement », j’espère que vous trouverez un intérêt dans mes chroniques et que vous passerez me voir de temps en temps…


Lily Bard T4 - Libertinage fatal, Charlaine Harris


Résumé :

« Vivre avec moi peut s’avérer compliqué. C’est pourquoi Jack m’a conseillé de suivre une thérapie de groupe afin de chasser mes vieux démons. Malheureusement, la découverte d’un cadavre juste avant la séance a plutôt fait resurgir les cauchemars qu’autre chose. Voilà l’occasion de poursuivre cette thérapie… à ma façon ! »


Avis :

Avant-dernier tome de la série Lily Bard, Libertinage fatal voit le décès d’un personnage que j’aimais bien, Deedra Dean, connue pour sa cuisse et ses mœurs légères, mais très touchantes dans ses failles. Comme d’habitude, Lily se trouvera au mauvais endroit au mauvais moment, et sera l’un des suspects du meurtre. (Petite parenthèse personnelle, il ne fait décidemment pas bon vivre à Shakespeare où l’espérance de vie semble plus courte qu’ailleurs).

Charlaine Harris réussit une nouvelle fois à bâtir une intrigue pleine de rebondissements à partir des travers et petits secrets des habitants d’un petit village du sud profond. Chacun pourrait être coupable, le lecteur fait ses déductions en même temps que Lily et s’improvise détective pour l’occasion. La jeune femme quant à elle continue à s’épanouir, même si elle souffre toujours des blessures du passé et que sa relation avec Jack n’est pas un long fleuve tranquille, le lecteur la voit s’ouvrir un peu plus à chaque tome. Sa romance avec Jack va d’ailleurs prendre un tournant nouveau, pour le plus grand plaisir du lecteur.
Lily Bard est une de ces séries qui vous emportent. La plume de l’auteur arrive à rendre intéressant le quotidien, à mettre en lumière la mesquinerie des uns et le courage au quotidien des autres. Dommage qu’il ne reste qu’un ultime tome…

jeudi 11 avril 2013

Les chroniques d'Evie Parish T2 - Audacieuse Evie, Beth Ciotta


Résumé :

Tout le monde aime Evie Parish ! Mais qui va-t-elle choisir ?
Après les Caraïbes, Londres… Ma vie s’accélère ! Cela dit, j’ai toujours su que tomber amoureuse d’Arch me ne serait pas un long fleuve tranquille ; et tant mieux ! Cependant, les mots magiques tardent à venir : Arch m’aime-t-il avec un grand A ? Va-t-il se décider bientôt à me déclarer sa flamme ? Ou sa réserve tient-elle au fait que nous travaillons ensemble ?... J’avoue, je ne serais pas contre un peu plus de romantisme. Mais j’y pense, serait-ce la raison pour laquelle, ces derniers temps, je suis un (tout petit) peu plus sensible aux attentions de mon ami Milo ? Oh, pas au point de rendre Arch jaloux, bien sûr. Non. Ça, ce n’est pas du tout, du tout mon genre…


Avis :

Evie a été recrutée par Milo Bennett pour intégrer l’AIA. Ce qui implique que la jeune femme doit renoncer à Arch, mélanger travail et sentiments étant interdit par l’agence, et Milo s’occupe de faire respecter cette règle à la lettre. Même si lui-même n’est pas indifférent au charme de la pétillante Evie. Cette dernière va un peu déchanter en apprenant sa future mission au sein de l’AIA, mais elle n’aura pas le temps de s’appesantir sur ce problème puisqu’elle sera obligée de retourner chez ses parents pour surveiller sa mère qu’elle soupçonne d’être sous le joug d’un arnaqueur.

Quel plaisir de retrouver Evie ! Toujours aussi pimpante et pourtant touchante, la jeune femme voit les ennuis s’accumuler au-dessus de sa tête. Pourtant, elle peut compter sur les deux hommes qui se disputent ses faveurs pour voler à son secours. Encore une fois, l’humour est au rendez-vous et je me suis surprise à laisser échapper quelques gloussements lors de ma lecture. Le triangle amoureux est au centre du roman, et je vous laisse imaginer comment notre Evie peut réussir à gérer la situation. L’intrigue policière passe un peu au second plan du coup, même si elle n’est pas dénuée d’intérêt, loin de là.
Cet opus nous permet de découvrir un peu mieux Arch et son passé, et de mieux le comprendre (ou pas). Le personnage de Milo Bennett est aussi très réussi, à la fois touchant et déconcertant. Il m’a beaucoup plu, et je peux comprendre qu’Evie le trouve à son goût aussi, plus reposant que le ténébreux Arch !
Encore une fois, la plume de Beth Ciotta fait mouche et nous livre un récit enlevé et pétillant qui ravira les amatrices de romances les plus exigeantes.

mercredi 10 avril 2013

La Peau des rêves T1 - Nuit tatouée, Charlotte Bousquet


Résumé :

Installé dans un ancien théâtre en ruine, le clan du Passage règne sans partage sur le quartier et combat les chimères qui osent s'y aventurer. Cléo, adolescente ombrageuse, voit ses certitudes voler en éclats lors d'un affrontement avec un hybride qui porte sur son poignet un tatouage qui lui est étrangement familier. Hantée par de terribles visions, Cléo n'aura de cesse de retrouver son mystérieux adversaire. Au cours de sa quête, elle devra affronter la haine, la trahison mais surtout son propre désir pour le ténébreux Axel, une chimère ailée...


Avis :

Après un énigmatique prologue nous présentant Namja, une gypsie emprisonnée dont les tatouages prennent vie quand elle conte ses histoires, le lecteur plonge directement dans un Paris post-apocalyptique en compagnie de Cléo. Membre du clan du Passage, la jeune fille est habituée à devoir survivre dans l’horreur de ce monde. Elevée sur des principes bien arrêtés quant à la place de chaque espèce dans la nouvelle donne créée par on ne sait quel évènement, Cléo va voir ses certitudes se fissurer lorsqu’elle va croiser Lyn, une hybride qui présente les mêmes tatouages que la jeune humaine. En quête de vérité, Cléo va parcourir Paris et faire découvrir au lecteur les ruines de notre civilisation.

J’ai été très vite happée dans cette histoire mettant en scène un nouvel ordre où les humains ne sont pas au sommet de la chaîne alimentaire, où les mutations et les dégénérescences ont donné vie à d’autres formes humanoïdes. Chimères ou cannibales, il ne fait pas bon vivre dans ce Paris dévasté que j’ai pourtant pris plaisir à découvrir, m’amusant à chercher où était Cléo et à redessiner son parcours.
Le style de Charlotte Bousquet est hypnotique, je n’ai pu lâcher le livre qu’une fois terminé, et j’aime bien me faire avoir de la sorte.
Les seules petites choses que l’on peut reprocher à Nuit tatouée, c’est qu’il s’agit surtout d’un tome de mise en place, et qu’au niveau de l’intrigue il ne se passe pas grand-chose, le lecteur est au contraire frustré de toutes les questions soulevées qui resteront sans réponse à la fin de cet opus. Et puis j’aurais aussi aimé connaître les raisons de la fin de notre monde, comment sont apparues les Hybrides, depuis combien de temps les humains en sont réduits à se terrer comme des rats pour survivre…

Charlotte Bousquet a su piquer ma curiosité et j’ai hâte d’en savoir plus sur Cléo et ses origines, ainsi que d’avoir au moins quelques réponses à toutes mes questions. J’espère que le prochain opus, Nuit brûlée saura combler les attentes !