vendredi 31 mai 2013

L'Homme des Morts, V.M. Zito


Résumé :

L’infection zombie a séparé les États-Unis en deux. L’Est, la Zone Libre, est complètement bouclé : personne n’y entre, personne n’en sort. L’Ouest, la Zone Occupée, a été abandonné aux morts.
Henry Marco est pourtant resté dans le Nevada. Mercenaire au service des familles de l’Est, il traque et tue les zombies qu’on lui désigne, permettant aux proches de faire leur deuil. Maintenant le Ministère de l’Intérieur a besoin de lui pour une mission délicate : retourner en Californie, où tout a commencé. Retrouver un homme. Rapporter un secret.
Mais dans l’Ouest ravagé de l’Amérique, tout est possible. Surtout le pire.


Avis :

L’Amérique est ravagée par une infection zombie. Le pays est divisé en deux, à l’est du Mississippi la zone libre, où les survivant vivent sous le joug d’un président dictateur. À l’ouest du fleuve, les restes d’une civilisation hantés par des morts-vivants. Au milieu de ce spectacle de désolation, un homme est resté vivre dans sa maison au fin fond du Nevada. Il retrouve les cadavres ambulants pour le compte des familles à l’est et met un terme définitif à leur non-vie. Jusqu’au jour où les services secrets lui imposent une mission bien particulière…

Ouch, voilà un zombie book particulièrement dur et efficace. Le début du roman nous dépeint les conditions extrêmes dans lesquelles survit Henry Marco, et l’extrême dangerosité de son métier. Les zombies sont agressifs, écœurants, l’auteur n’épargne aucune description au lecteur, en restant très juste, sans donner dans la surenchère.
Et puis intervient la mission confiée, ce retour en Californie qui va permettre à V.M. Zito, en parallèle de la quête de son personnage principal et de l’action qui en découle, de rendre ce dernier plus humain en levant le voile peu à peu sur son passé et ses véritables motivations, apportant de l’émotion au milieu de cette débauche d’horreur et de faux-semblants qu’est la mission qu’effectue Henry Marco. Car c’est un véritable jeu de dupes auquel le lecteur assiste, l’auteur a réussi à insérer plusieurs intrigues dans son histoire, faisant de L’Homme des Morts bien plus qu’un simple livre de zombies.
L’écriture de V.M. Zito est efficace et percutante, l’action est menée tambour battant et pourtant l’émotion est présente, par petites touches, j’ai beaucoup aimé le procédé.

Vous l’aurez compris, j’ai été conquise par ce roman qui aborde des thématiques intéressantes habituellement peu mises en scène dans ce genre de livre.

jeudi 30 mai 2013

A Bloody Melody, Maëlig Duval


Résumé :

Paris, de nos jours. Au cœur du IVe arrondissement vit Lambros, vampire solitaire.
À l'aide de sa caméra numérique, il filme sa vie. Son but : montrer ces images sur Internet, attirer ainsi l’attention d’autres vampires et briser son isolement.
Il erre dans la ville, chantonnant au gré de ses humeurs, à la recherche de proies, mais surtout en quête d’un sens à l’éternité nocturne qui l'oppresse.
Le trouvera-t-il dans les yeux d'Omar, qu’il n’ose aborder ? Ou auprès de l’étrange et inquiétant Marcelin Bonpoint...


Avis :

Lambros (en hommage à Georges Guétary), vampire de son état, souhaite rencontrer ses congénères et se met en tête d’attirer leur attention en se filmant, espérant capter l’intensité de son regard de prédateur et que ses semblables y reconnaissent sa nature. Las, les vampires n’ayant pas de reflet, les films sont flous, et Lambros est plus désespéré à chaque fois, tant et si bien qu’il s’adonne à de véritables crises de boulimie pour apaiser son mal-être. Le destin lui fera rencontrer deux personnes clés dans son existence…

Maëlig Duval met en scène un vampire parisien à la personnalité complexe, alliant la modernité, de par son penchant pour les nouvelles technologies, à une nostalgie limite ringarde (je suis désolée pour les fans) avec les références à Georges Guétary. Rompu par la solitude, son équilibre psychologique semble bien instable, aussi les évènements relatés dans A Bloody Melody lui collent bien à la peau, même si je n’ai pas vraiment adhéré à certains aspects.
L’écriture de l’auteur est incisive et Maëlig Duval réussit en peu de temps à poser le décor de son histoire et à y dérouler son intrigue, un peu trop courte à mon goût. Mais cette mise en bouche m’a donné envie de découvrir l’auteur dans un texte plus long où ses idées auront le temps d’être vraiment développées.



mercredi 29 mai 2013

100% goûters - Petits biscuits, gros gâteaux et compagnie !, Anne Chiumino


Résumé :

4 heures : c'est l'heure du goûter ! Le moment préféré des enfants et celui des parents qui se souviennent avec bonheur de leur enfance. Voici plein de recettes sucrées pour se régaler : biscuits, petits et gros gâteaux, bonbons et douceurs, il y en a pour tous les goûts. Indispensable pour les gourmands : petits et grands !


Avis :

Ce livre a été testé et approuvé par moi-même ainsi que ma progéniture fille lors d’une séance de pâtisserie. Il faut savoir que je suis une buse en cuisine, et que mon apprentie a depuis longtemps dépassé le maître.

Déjà d’un point de vue pratique, ce livre de cuisine est super fonctionnel : une basse se déplie dans la couverture et permet au livre de tenir debout. Chaque recette tient sur une seule page, une fois mis en place plus besoin de toucher le livre avec vos doigts plein de beurre ou de farine. Et, si toutefois vous veniez à le salir (et là c’est que vous ne vous êtes pas bien organisés !), pas de panique, les pages sont plastifiées, un coup d’éponge et on n’en parle plus.
Ensuite, les recettes en elles-mêmes : la mise en page est parfaite, présentation des ingrédients puis déroulé de la recette. Il n’y a que des gourmandises sucrées simples à réaliser, et inratables. Il faut rappeler que le public a entre 7 et 11 ans, donc c’est vraiment à leur portée. Il y a un petit côté ludique dans les préparations proposées, les « doigts » ont remporté un franc succès chez moi, ainsi que le chocossison.
Le petit « plus » : les moules en silicones, les invitations et les cornets à « frites » à découper, sympa pour être en scène ses créations ou inviter les copains.

Si vous avez des enfants qui ont envie de faire de la pâtisserie (ou si votre niveau en matière culinaire est celui d’un enfant), ce 100% goûters est parfait pour faire ses premiers pas en cuisine !



mardi 28 mai 2013

Void City T2, Pour le Vampire et le Meilleur, JF Lewis


Résumé :

Eric a perdu son club de strip-tease, sa Mustang et Marilyn, son grand amour. Même son corps a été pulvérisé. Il parvient à réintégrer son enveloppe charnelle, mais un nouveau défi se présente : pour sauver l'âme de Marilyn, prisonnière d'un puissant démon, Eric va devoir affronter son pire cauchemar : la jet-set vamp, et découvrir l'origine de ses étranges pouvoirs. Quant à Tabitha, elle commence à se lasser de cette bande de pompeux hypocrites, et hésite à rejoindre le camp d'Eric... si Rachel, sa propre sœur, ne la tue pas avant !


Avis :

Suite des aventures d’Eric, le vampire macho à mémoire défaillante qui devrait songer à mieux s’entourer. Le voilà sans abri, ruiné, et pire que tout, désincarné. Eric n’a plus de corps, il n’est plus qu’un fantôme amélioré ! Heureusement il peut compter (vraiment ?) sur Rachel et Talbot. À peine a-t-il retrouvé un corps qu’il doit, pour sauver l’âme de Marilyn, trouver un bijou, ce qui l’amènera à fréquenter la jet-set vampire qu’il déteste plus que tout… (C’est l’jeu ma pauv’Lucette !)

Si Eric est toujours aussi bourrin, son personnage est aussi de plus en plus attachant, comme un enfant capricieux à qui ne peut s’empêcher de pardonner son mauvais caractère. Nous en apprendrons un peu plus sur lui, mais ce sont surtout les personnages de Rachel et Talbot qui sont les plus creusés dans cet opus, et leur évolution est à la fois surprenante et intrigante. Tabitha quant à elle est le personnage qui m’agace le plus, j’avoue que s’il lui arrivait quelque chose par un hasard malencontreux, je ne serais pas trop traumatisée tant elle finit par m’insupporter !
Pour le Vampire et le Meilleur contient aussi son lot d’humour, un style fluide, et sort un peu des sentiers battus puisque pour la belle héroïne forte et sexy on repassera. Pour le glamour aussi ! Et justement, ce changement est rafraîchissant, ce héros hors-norme est une bouffée d’oxygène au milieu de tant de livres si formatés que ç’en devient lassant. De fait, c’est vrai que Void City ne plaira pas à tout le monde. Mais si vous voulez découvrir une série un peu décalée, foncez ! Sachez toutefois que la série est arrêtée chez l’éditeur, et que pour continuer l’aventure avec Eric il faudra passer à la V.O.

lundi 27 mai 2013

Retour à Paradise, Simone Elkeless


Résumé :

Cela fait huit mois que Caleb a quitté Paradise, sa ville, laissant derrière lui sa famille, ses amis et Maggie, la fille qu'il aime et qu'il est accusé d'avoir renversée.
Maggie, quant à elle, essaie d'aller de l'avant. Pour tirer un trait sur ses traumatismes, elle rejoint un camp d'été destiné aux jeunes dont la vie a été bouleversée par un accident de voiture...
Un programme que doit également suivre Caleb, sur les recommandations de son conseiller de réinsertion ! Lui qui voulait à tout prix fuir son passé, le voilà obligé de côtoyer la fille qui lui rappelle ses erreurs et ses secrets. Mais on ne peut pas éternellement fuir ses problèmes, et pour régler les siens, Caleb devra tôt ou tard retourner à Paradise...


Avis :

Ah le dernier Simone Elkeless… Je me suis jetée dessus à sa sortie, et… eh bien je ne suis pas convaincue.

On retrouve Caleb qui est plus déprimé que jamais et qui a de nouveaux démêlés avec la police. Pendant ce temps-là, Maggie va mieux et se reconstruit. Elle décide de participer à un programme de sensibilisation aux dangers de la route, programme auquel Caleb sera obligé de participer lui aussi par son agent de réinsertion… Les retrouvailles ne seront pas simples, mais on est dans un roman de Simone Elkeless donc vous vous doutez que tout cela va se solder par une happy end !

Je le disais en introduction, Retour à Paradise ne m’a pas convaincue. Je pense que la recette de l’auteur pour écrire ses romances fonctionne au départ, mais que si vous n’êtes pas particulièrement fan de romance, elle a tendance à s’essouffler tome après tome. Ce roman manque particulièrement de peps, de piment, et on voit les évènements arriver à quinze kilomètres, si bien que l’intérêt décroit au fur et à mesure des pages. Reste une romance gentillette et bien écrite, mais loin de ce que j’ai pu éprouver avec le premier opus des frères Fuentes…


vendredi 24 mai 2013

La conjuration primitive, Maxime Chattam


Résumé :

Et si seul le Mal pouvait combattre le Mal ?
Une véritable épidémie de meurtres ravage la France. Plus que des rituels, les scènes de crimes sont un langage. Et les morts semblent se répondre d’un endroit à l’autre. Plusieurs tueurs sont-ils à l’œuvre ? Se connaissent-ils ? Et si c’était un jeu ?
Mais très vite, l’hexagone ne leur suffit plus : l’Europe entière devient l’enjeu de leur monstrueuse compétition.
Pour essayer de mettre fin à cette escalade dans l’horreur, une brigade de gendarmerie pas tout à fait comme les autres et un célèbre profiler, appelé en renfort pour tenter de comprendre.

De Paris à Québec en passant par la Pologne et l’Ecosse, Maxime Chattam nous plonge dans cette terrifiante Conjuration primitive, qui explore les pires déviances de la nature humaine.


Avis :

Avec La conjuration primitive, Maxime Chattam revient à ce qu’il fait de mieux ; le thriller sombre et horrifique à souhait.
La France se voit devenir le terrain de jeu de serial killers ayant comme point commun de signer leurs meurtres avec le même étrange symbole : *e. Les modes opératoires sont différents, mais les meurtriers semblent se répondre, voire se connaître…

Cet auteur n’est jamais aussi bon que lorsqu’il explore le côté obscur de l’homme et décortique la manière d’agir de ces prédateurs que sont les tueurs en série. Malgré quelques maladresses dans l’histoire, Maxime Chattam offre à ses lecteurs un thriller sanglant et captivant, dans les traces de sa Trilogie du Mal, sans toutefois l’égaler. Son style nerveux et direct ne laisse pas de place au temps mort, et l’intrigue réserve son lot de surprises, révélations, rebondissements et retournements de situation. Si quelques-uns sont relativement faciles à deviner, d’autres sont complètement inattendus et j’ai été vraiment été étonnée (positivement) par certaines situations. De plus, j’ai beaucoup aimé le clin d’œil à la fin, les fans de l’auteur me rejoindront sur ce point.
Si vous êtes amateurs de frissons, La conjuration primitive vous fera passer un très bon moment, ne passez pas à côté.

jeudi 23 mai 2013

Le Trône de Fer T13 - Le bûcher d'un Roi, George R.R. Martin



Résumé :

Le destin des Sept Royaumes est sur le point de basculer. À l'Est, Daenerys, dernière descendante de la Maison Targaryen, secondée par ses terrifiants dragons arrivés à maturité, règne sur une cité de mort et de poussière, entourée d'ennemis. Mais alors que certains voudraient la voir passer de vie à trépas, d'autres entendent rallier sa cause, tel Tyrion Lannister, le Lutin, dont la tête vaut de l'or depuis qu'il s'est rendu coupable du meurtre de son père, Tywin. Au Nord, où se dresse l'immense Mur de glace et de pierre qui garde la frontière septentrionale des Royaumes, Jon Snow, le bâtard de feu Eddard Stark, a été élu 998e Commandant en chef de la Garde de Nuit, mais ses adversaires se dissimulent des deux côtés du Mur, y compris parmi les troupes de Stannis Baratheon qui ont élu domicile dans ces contrées glacées...


Avis :

Si vous suivez les chroniques du Trône de Fer sur ce blog, vous remarquerez qu’on passe de l’intégrale 4… au tome 13 ! Eh oui, j’ai rattrapé la numérotation de Pygmalion, l’éditeur qui saucissonne l’œuvre de George R.R. Martin sans complexe. Soyons logiques, pourquoi se priver du plaisir de découper le cinquième tome (en version originale) en trois livres ? Pas de petit profit, pourquoi se contenter de la vente d'un livre alors qu'on peut en vendre trois et multiplier ainsi le bénéfice ?

Le Bûcher d’un Roi reprend chronologiquement après les évènements du tome 3, et se déroule en même temps que ceux du tome 4 (petit rappel, l’auteur a découpé son quatrième tome trop volumineux en deux, de manière géographique, et non chronologique, le tome 4 se concentrant sur les événements se déroulant au sud de Westeros, le 5 centré sur ceux du nord).
Du coup, c’est plus compliqué de chroniquer la première tranche d’une œuvre, chaque personnage n’ayant pas été au bout du cheminement prévu par l’auteur, et la fin du roman n’en étant pas une, forcément. Retour donc vers le Nord, et vers Tyrion, Daenerys et Jon principalement. Ce tome 13 commence assez lentement, l’action est peu présente, cette première partie permet surtout de reprendre contact avec les personnages qu’on avait laissé de côté pendant un tome complet, et de les resituer dans l’intrigue. Il reste à savoir où tout cela va nous mener dans la deuxième partie version Pygmalion…

À noter aussi le changement de traducteur, j’ai eu un peu de mal à l’apprivoiser. Autant au départ le style de Jean Sola m’avait un peu « perturbée » au départ, autant je m’y étais vraiment habituée au fil des pages, et j’ai eu un peu de mal à me couler dans le style de Patrick Marcel.



mercredi 22 mai 2013

Ce qui nous lie, Samantha Bailly


Résumé :

Alice a un don. Les liens entre les individus lui apparaissent sous forme de fils lumineux. Un phénomène inexplicable qu'elle a appris à dissimuler... et à utiliser pour démasquer les hommes infidèles et venger les femmes trompées. Mais au fond, Alice aspire à retrouver une vie « normale », celle du bureau, des collègues et des relations simples. Son nouveau job dans un cabinet de recrutement semble lui offrir tout cela, et plus encore.
Parmi les personnalités variées qui cohabitent dans l'open space, elle rencontre Raphaël, chasseur de têtes et de cœurs, un homme inaccessible qui ne la laisse pas indifférente. Le seul dont Alice n'arrive pas à percevoir les liens...
Un récit émouvant et juste, porté par une héroïne hors du commun, signé par une jeune auteure au talent éblouissant.


Avis :

Alice est spéciale, elle voit les liens affectifs entre les gens sous forme de fils lumineux. Trahie en amour par le passé, elle se sert de ce don pour dénoncer les hommes volages à leurs conjointes. Démarche nocive qui l’enferme dans sa rancœur et l’empêche d’avancer. Aujourd’hui, Alice prend un nouveau départ et réintègre le monde du travail. Elle y rencontrera Raphaël, un homme séduisant et mystérieux qui l’intrigue et l’attire à la fois. Mais le jeune homme est fiancé, Alice pourra-t-elle progresser et se reconstruire, ou reproduira-t-elle les mêmes erreurs ?

Ce qui m’a le plus marquée dans Ce qui nous lie, c’est que dès les premières phrases je suis tombée amoureuse de l’écriture de Samantha Bailly, avant même de vraiment découvrir l’intrigue. Sensible et emplie d’émotion, elle sait toucher le lecteur et le maintenir captif de son récit grâce à la magie de ses mots. L’histoire d’Alice en elle-même n’est pas en reste, cette jeune femme qui veut se donner un nouveau départ, ou tout simplement reprendre goût à la vie m’a happée. L’alternance de la narration entre passé, présent et futur permet de reconstruire le puzzle de sa vie au fur et à mesure, de mieux comprendre les personnages, leurs relations et leur évolution. En revanche, la romance n’est pas le point central du livre, il s’agit davantage d’une introspection, d’un cheminement intellectuel et personnel du personnage principal, ce qui peut dérouter les amateurs de romance pure.

Ce qui nous lie est un vrai coup de cœur. Samantha Bailly écrit avec une maturité incroyable pour son âge, avec un regard juste, mais parfois désabusé sur la vie, tout en gardant toujours une note d’espoir finale. Je vous recommande vivement ce roman pour découvrir cet auteur dont je vais rapidement me procurer un autre ouvrage.

mardi 21 mai 2013

Beautiful Bastard, Christina Lauren


Résumé :

L’esprit vif, bosseuse et volontaire, Chloé Mills n’a qu’un seul problème, son patron : Bennett Ryan. Exigeant, direct, dépourvu de tact, ou d’une quelconque considération à l’égard d’autrui, il est absolument... irrésistible. Un salaud magnifique. Bennett retourne à Chicago après avoir séjourné en France pour jouer au sein de l’entreprise familiale qu’il dirige, un grand groupe de media, un rôle de premier plan. Rien ne laissait supposer que son assistante chargée de l’aider à distance lorsqu’il était à l’étranger, puisse se révéler être, cette sublime créature – dotée d’une innocence toute provocatrice et absolument exaspérante – avec laquelle il allait désormais devoir travailler chaque jour. Malgré sa réputation, Bennett n’est pas du genre à entretenir une aventure sur son lieu de travail. Mais Chloé est si séduisante qu’il envisage de faire une entorse à la règle – pour ne pas dire, la faire complètement voler en éclats – si c’est le seul moyen pour lui, de la conquérir, de se l’approprier, de la posséder. Alors que désir et attirance mutuelle ne cessent de croître jusqu’à un point limite, de non-retour, Bennett et Chloé doivent décider exactement ce qu’ils sont prêts à perdre ou à sacrifier, pour continuer à s’auto-posséder, l’un l’autre sans répit.


Avis :

La mode est aux romances érotiques, et en voici encore une qui se passe dans l’univers du bureau, mettant en scène un patron, beau comme un Dieu mais odieux, et sa jolie assistante. Mais rangez les menottes et autres accessoires SM, oubliez les protagonistes torturés ayant besoin d’une thérapie, Beautiful Bastard évite la surenchère et revient à une certaine simplicité dans l’histoire de Bennett et Chloé, et ça fait du bien.

Nous allons donc suivre le sexy Bennett, fraîchement revenu dans l’entreprise familiale, qui, découvrant sa charmante assistante, la désire plus que tout. Si au départ il arrive à se maîtriser, il va finir par céder à la tentation. Et ça tombe plutôt bien, la jeune femme est sous le charme aussi et éprouve le même désir à l’égard de son boss. Mais Chloé n’est pas une marionnette et sa relation avec Bennett ne va pas se contenter de rester une simple histoire de sexe.
Et justement, l’évolution entre les personnages, l’absence d’artifice ou d’accessoires et la psychologie simple des personnages ont pour résultat une histoire très agréable à suivre, ne s’embarrassant pas de fioritures ni d’accessoires, ce qui est très reposant après la surenchère subie dans les autres livres du genre.
Le sexe est très présent, donnant lieu à des scènes au bureau qui vous fera envisager votre patron sous un nouvel angle (ou pas !). Le résultat est émoustillant sans être vulgaire, mise à part au départ pas mal de grossièretés que j’ai trouvé superflues. Des mots crus, pourquoi pas, mais à bon escient. Mais c’est bien le seul reproche que je peux faire.

Si vous êtes lassés du SM et des personnages qui courent chez le psy toutes les deux heures, n’hésitez pas à ouvrir Beautiful Bastard qui vous fera passer un très bon moment où la passion et le désir se mêlent aux sentiments.

lundi 20 mai 2013

Rainbow pour Rimbaud, Jean Teulé


Résumé :

On n'est pas sérieux quand on a 36 ans, une queue-de-cheval rouge, une taille de géant et une armoire pour couche de prédilection. Robert vit à Charleville-Mézières, chez ses parents. Comme d'autres connaissent toutes les paroles de leur chanteur préféré, Robert sait tout Rimbaud. Par coeur.
Isabelle, standardiste à la SNCF, ne sait encore rien de Rimbaud, rien de l'amour, ni rien du monde. Un doux colosse nommé Robert, échappé de Charleville, les lui révélera. Entre Le Caire, l'île Maurice, Dakar et Tarrafal, ces deux-là brûleront d'amour et de poésie. Vagabonds célestes, amants absolus, ils laissent à jamais sur le sable et sur les âmes la trace de leurs semelles de vent. Enfin, leur odyssée sublime confirmera le mot du poète, tatoué sous le nez même de Robert : Je est un autre... Je est Rimbaud.


Avis :

« Je est un autre... Je est Rimbaud » et moi j’ai été complètement larguée pendant 200 pages.
Je ne sais pas si ça vous est déjà arrivé, mais il y a parfois des lectures qui vous laissent plus que perplexe, complètement désœuvré de n’y avoir rien compris. C’est le cas de Rainbow pour Rimbaud. Sans doute est-ce un manque de culture de ma part (pour moi Arthur Rimbaud c’est Le dormeur du Val, les opiacées et l’amant de Verlaine, et c’est à peu près tout), mais j’ai raté toutes les références au Poète s’il y en avait (sauf Charleville-Mézières, mais c’est bien mince), et l’histoire en elle-même est restée nébuleuse du début à la fin, tant et si bien que je serais bien incapable de vous en parler, car au final je ne l’ai pas comprise, ou du moins je n’en ai pas compris l’intérêt.
Pourtant j’ai essayé, mais en vain. Peut-être n’y a-t-il rien à comprendre, que ce texte n’est qu’un exercice de style déjanté hommage à Rimbaud. Je ne sais pas (je ne sais plus, je suis perdue), mais en refermant l’ouvrage j’ai eu un grand sentiment de solitude en constatant que j’étais passée à côté du roman…

vendredi 17 mai 2013

Dix bonnes raisons d'être célibataire, Lindsey Kelk


Résumé :

Depuis que Simon m'a larguée, rien ne va plus. Moi, Rachel Summers, je suis de nouveau célibataire - ce qui ne m'était pas arrivé depuis belle lurette. La déprime, quoi. Heureusement, après une bonne cuite, Emelie et Matthew, mes deux meilleurs amis, ont concocté pour moi une liste sur mesure: celle qui me fera découvrir les joies du célibat. Sur les murs de mon appartement, j'ai écrit: " Simon est un connard. " C'est un bon début. Il me reste quinze jours pour changer de look, partir à l'étranger, me faire tatouer, enfreindre la loi et dégoter l'homme de ma vie. Alors, pari tenu ?


Avis :

Premier titre lu de la collection Grande Romande de chez Milady, Dix bonnes raisons d’être célibataire est une bonne pioche, pour mon plus grand plaisir.

Rachel Summers, maquilleuse professionnelle, s’est vue imposer une « pause » par Simon, son compagnon depuis cinq ans, avec qui elle a acheté une maison, devait se marier, avoir des enfants, bref, avec qui elle comptait bien finir ses jours. Mais la pause tourne à la rupture, et Rachel va devoir apprendre à être célibataire, situation qu’elle n’a jamais connue. La douce et paisible Rachel va se transformer en tornade prête à tout pour assumer son célibat, et en profiter !

Selon moi on est plus dans la chick lit que dans la romance. Le lecteur sourit, voire glousse, à la lecture des aventures de la pétillante héroïne et de ses amis. La romance, elle, ne tient qu’une petite place, à la fin, ce qui me conforte dans mon avis que ce livre est de la chick lit. Et ça tombe bien parce que j’adore ça, quand c’est bien écrit, ce qui est le cas ici.
Alors, bien sûr, on n’échappe pas aux clichés, la cuite suite au largage, le meilleur ami homosexuel beau comme un dieu et malheureux en amour, ou la meilleure amie complètement délurée, mais ça fonctionne bien, et le lecteur passe outre, se concentrant sur les déboires de son héroïne principale.
Le rythme est soutenu d’un bout à l’autre du roman, il y a de l’humour, un soupçon de romance, le style est enlevé, il y a dans Dix bonnes raisons d’être célibataire tous les ingrédients pour un excellent moment de lecture rafraîchissant et sans prise de tête, et je vous le recommande vivement.

jeudi 16 mai 2013

La Peau des rêves T3 - Les Chimères de l'aube, Charlotte Bousquet


Résumé :

Anja, mutante vivant dans les bas-fonds de Berlin, sauve la vie d'un jeune homme. Croyant reconnaître Rain, étoile montante d'Ishtar, elle décide de tout abandonner pour le retrouver. Mais Rain n'est pas celui qu'elle a sauvé, c'est un homme sans cœur qui ne croit qu'au pouvoir et n'a pas hésité à tuer pour se l'approprier. Anja ouvrira-t-elle les yeux à temps ?


Avis :

C’est encore Namja, la gypsie captive, qui nous conte une nouvelle histoire. Adieu Cléo, Lyn et Axel, le lecteur va faire la connaissance d’Anja, une sirène, amoureuse d’un humain haïssant les mutants. Changement de décor aussi puisque l’histoire se déroule cette fois-ci dans les ruines de Berlin.

Le début du roman est un peu lent, d’autant qu’il faut faire connaissance avec de nouveaux personnages, tâche d’autant plus difficile que ceux mis en scène dans les deux premiers tomes étaient vraiment attachants. Mais le lecteur se familiarise vite avec Anja, une mutante sirène qui renie sa nature par amour pour un homme (ça ne vous rappelle rien ?).
Après le droit à différence et son affirmation, c’est cette fois-ci une autre préoccupation forte de la période adolescente qui est au centre du roman : rentrer dans le moule et se faire aimer quel qu’en soit le prix. Et pour le coup, le prix est sacrément élevé. J’ai souffert pour Anja, elle m’a fait mal au cœur, et même en la comprenant, car quelque part ses motivations sont logiques à son âge et dans sa condition, j’ai eu envie de l’extirper du livre pour la sauver…

Charlotte Bousquet réussit une nouvelle fois à emporter le lecteur dans son univers et à le rendre tangible grâce à plein de détails, d’indices disséminés dans le roman. Sa plume poétique et néanmoins cruelle est efficace dans les moments légers comme dans ceux plus durs où elle restitue avec une véracité terrible les tourments de ses personnages. On ne lit pas La peau des rêves, on la vit. Et maintenant, j’ai fortement envie de vivre la suite des aventures d’Anja…




mercredi 15 mai 2013

Zombies : Un horizon de cendres, Jean-Pierre Andrevon


Résumé :

Premier jour : Au loin, il y a votre voisin. Vous lui faites un signe avant de poursuivre votre route. Jusqu'au moment où vous réalisez que le voisin en question est décédé depuis des semaines... Troisième jour : Vous décollez plus de la télé, qui enchaîne les émissions spéciales : partout dans le monde les morts se réveillent. Apathiques, ils errent au royaume des vivants... Cinquième jour : Paralysé de trouille et de dégoût, vous regardez votre femme dans ses bras, au beau milieu de votre salon une chose, qui fut sa mère... Huitième jour : Votre femme vous a quitté après que vous avez réduite en cendres l'ignominie qu'elle appelait " maman ". Derrière vos volets cloués, alors que le chien ne cesse de geindre, ils rôdent. Neuvième jour : La télé diffuse un reportage au cours duquel on voit une de ces choses dévorer un chat vivant... Ils sont désormais des millions et vous ne vous posez qu'une question : mon monde n'est-il pas désormais le leur ?


Avis :

L’histoire s’ouvre sur les morts qui se relèvent. Ok, jusque-là vous allez me dire que c’est assez classique pour un livre de zombies. Ce qui l’est moins, c’est qu’ils se relèvent tous. Tous. Même votre mamie décédée en 1980. Même votre ancêtre mis en terre au début du siècle pour peu qu’il soit encore en état de se mettre à marcher en un seul morceau. Et puis, ils sont plutôt gentils ces morts-vivants, ils retournent voir leurs proches qui leur ont tant manqué. Vous pouvez présenter à mamie vos enfants qu’elle n’a pas connus, voire vos petits-enfants, et prendre ainsi une jolie (moui, tout le monde ne sera pas joli, mais on ne va pas chipoter hein) photo de famille sur laquelle l’odeur ne sera pas présente, et c’est mieux ainsi croyez-moi ! Sauf qu’on ne va pas se mentir, des zombies qui n’essayent pas de vous croquer, c’est pas des zombies, donc…

Et voilà notre valeureux narrateur pris au milieu de tout ça. Sa femme se réjouit que le cadavre de sa mère soit venu la rejoindre, mais lui est plutôt du genre méfiant. Et il a raison, parce que les « gentils » zombies vont rapidement montrer leur vraie nature. Mais avant cela, sa femme sera partie face à son intolérance, emmenant leur fille avec elle. Dans ce monde chaotique, il partira à leur recherche, sur la route, dans les camps de réfugiés…

Zombies : un horizon de cendres n’est pas révolutionnaire dans le genre, il se situe au croisement des films de Romero et fait largement écho à Je suis une légende. Agréable à lire pour les adeptes de zombie-book, divertissant, mais pas incontournable à cause de son manque d’originalité.

Bienvenue à Zombieland




Synopsis :

Dans un monde infesté de zombies, deux hommes tentent de survivre. Columbus, le plus jeune, est terrorisé à l'idée d'être dévoré. C'est une poule mouillée, mais sa prudence pourrait bien lui sauver la vie... Tallahassee, lui, est un chasseur de zombies qui ne craint plus rien ni personne. Armé d'un fusil d'assaut, il se donne corps et âme à la seule mission qui compte pour lui : trouver les derniers exemplaires de ses biscuits préférés, des Twinkies, encore disponibles sur Terre.
Dans leur périple, les deux survivants sont rejoints par Wichita et Little Rock, deux jeunes filles. Tous ont désormais deux défis impossibles à relever : affronter les zombies et apprendre à s'entendre...


Avis :

Depuis Shaun of the Dead je n’avais pas revu de film de zombies traitant le sujet de manière humoristique. Et puis est arrivé Bienvenue à Zombieland. Et là j’en profite pour remercier Nicolas, qui me l’a recommandé depuis très longtemps, parce que j’ai passé un excellent moment avec ce film jubilatoire.

Dans un monde infesté de morts-vivants, Colombus, le geek de service, est très au point sur les techniques de survie. Du moins en théorie, parce que sur le plan pratique c’est un peu plus compliqué. Il va croiser la route de Tallahassee (Woody Harelson est juste excellent dans son rôle de dur à cuire déjanté et psychotique à la recherche de Twinkies), expert en armes à feu et armes blanches, et faire un bout de chemin avec lui. Vont se rajouter au groupe deux jeunes filles plus dangereuses et sournoises que ne le laissent supposer leurs minois angéliques…

Bienvenue à Zombieland est un cocktail particulièrement réussi entre l’horreur (les zombies sont vraiment crades) et l’humour (j’ai réellement ri, ce qui est assez rare quand je regarde un film), à prendre au second degré. Les acteurs sont parfaits, Woody Harelson et Bill Murray en tête, le scénario efficace et les surprises sont au rendez-vous.
Ce film sans prétention vous fera passer un excellent moment, on ne s’ennuie pas un instant et vous prendrez une dose de bonne humeur d’une heure vingt!



mardi 14 mai 2013

Le livre qui rend dingue, Frédéric Mars


Résumé :

C'est le plus grand best-seller de tous les temps. Le livre raz-de-marée. En quelques semaines, il se vend à des centaines de millions d’exemplaires, le monde entier est subjugué. Mais bientôt d’étranges phénomènes frappent les lecteurs…


Avis :

C’est grâce à l’avis de Strega que je me suis intéressée à cette nouvelle de Frédéric Mars. Elle y parlait, entre autres, de canard et j’avais du mal à imaginer le rapport entre un canard et un livre qui rend dingue. Il a donc fallu que j’aille y jeter un œil pour m’assurer que ma copinaute était toujours saine d’esprit (enfin pas plus attaquée que d’habitude quoi ^^).

Alors oui, il y a bien un canard. Ou pas. En fait il y a le narrateur, écrivain non par réelle passion, si ce n’est celle pour la jolie Fadila, mais par hasard, et son manuscrit où chacun lit ce qu’il veut bien y lire. Ceci aidant, le livre devient un bestseller, et le narrateur une star malgré lui.
Cette nouvelle jubilatoire sur le petit monde littéraire m’a tout bonnement ravie. Sur ce format court, Frédéric Mars arrive à remettre en perspective les notions de notoriété et le rapport aux médias, les relations entre l’auteur et son public, égratignant au passage tout ce petit monde (puis-je en profiter pour dire que le petit coup de griffe sur Denisot m’a particulièrement plu, un autre sur Drucker et mon bonheur eût été complet !).
Le style de Frédéric Mars m’a enchantée, à la fois intelligent et impertinent, je suis conquise.

Facile et rapide à lire, avec une pointe de cynisme, Le livre qui rend dingue, avec son format court est un interlude sympathique à découvrir entre deux romans.



lundi 13 mai 2013

Lux T1 - Obsidian, Jennifer Armentrout


Résumé :

When seventeen-year-old Katy Swartz moved to West Virginia right before her senior year, she’d pretty much resigned herself to thick accents, dodgy internet access, and a whole lot of boring, but then she spotted her hot neighbor, with his looming height and eerie green eyes. Things were looking up…until he opened his mouth. Daemon Black is infuriating. Arrogant. Stab-worthy. It’s hate at first sight, but when a stranger attacks her and Daemon literally freezes time with a wave of his hand, well, something…unexpected happens.
(Résumé coupé car la suite est un énorme spoiler)


Avis :

À force de lire Suny se pâmer (si si, tu te pâmais !) sur le connard sexy qu’est Daemon, ma curiosité a été piquée et j’ai fini par craquer et lire Obsidian, premier tome de la trilogie Lux.

Bon alors au départ ça ressemble un peu (beaucoup) à Twilight quand même… On a la petite Katy qui vient s’installer dans un patelin paumé, le connard sexy Daemon qui se la joue beau ténébreux, mais vraiment gros con sur les bords, et puis sa sœur Dee qui veut absolument être la nouvelle meilleure copine de Katy, tellement qu’elle en devient épuisante pour le lecteur. Oh, et puis il y a quoi d’autre ? Un accident dont va réchapper de justesse la petite Katy, pardi ! Par contre pas de vampire à l’horizon, c’est déjà ça. Alors au final, est-ce que j’ai aimé cette copie ? Eh bien oui ! Malgré une grosse ressemblance avec Twilight, Obsidian s’en écarte grâce à un héros masculin aux antipodes du chevaleresque Edward et à une héroïne moins cruche que la douce Bella, et blogueuse de surcroit ! L’histoire de Daemon et Katy fonctionne, même si on voudrait parfois secouer la jeune fille qui est parfois d’une passivité effrayante. Et puis, autre point positif, il y a aussi tout le background dû aux origines de Daemon (tu as remarqué lecteur que j’essaye de ne pas spoiler ?!) qui m’a bien plus et qui change un peu de ce qu’on trouve habituellement en littérature YA.

Le style de Jennifer Armentrout est quant à lui fluide, facile à lire, du coup j’ai bien accroché et les pages se sont succédé les unes aux autres sans que je m’en aperçoive.

Obsidian est une petite romance paranormale vraiment agréable, ce serait dommage de passer à côté si vous lisez en anglais.