vendredi 28 juin 2013

La révolte des Neuf, Pittacus Lore


Résumé :

Ils se rapprochent. Ils nous traquent. Ils sont au courant pour le sortilège et ils connaissent nos dons. Ils en savent trop. Ils nous retrouveront. Nous ne serons plus jamais en sécurité. Nous devons nous réunir et nous battre...
Nous sommes votre seul espoir.


Avis :

Tandis que Six, Sept et Dix s’envolent pour l’Inde à la recherche de Huit, John a retrouvé Neuf, un jeune homme au caractère très éloigné de celui de Quatre. Leur cohabitation est difficile, d’autant que John veut absolument retrouver son ami Sam, alors que Neuf veut rejoindre les autres Gardanes. La lutte contre les Mogadoriens semble de plus en plus proche, et l’union des Gardanes est la seule chance de triompher contre l’ennemi.

Le rythme s’accélère dans La révolte des Neuf. Pas de temps mort, il y a de l’action à revendre. La narration s’effectuant alternativement du point de vue de trois personnages, le lecteur est à chaque fois poussé à continuer le récit pour savoir ce qui leur arrive, et le livre se lit très vite, sans même s’en apercevoir. Les choses se précisent, cet opus contient aussi son lot de révélations et de rebondissements, mais j’ai été assez déçue par John qui est très en retrait et assez pénible, alors qu’il était le moteur des deux précédents tomes. L’humour est aussi présent, notamment dans le duo Quatre / Neuf, ce qui permet de souffler un peu entre deux scènes d’action.

Même si La révolte des Neuf est un peu en-dessous des autres opus, il reste très agréable à lire, mais il faudra encore patienter un an pour avoir la suite…


jeudi 27 juin 2013

Alex Craft T2 - Danse funèbre, Kalayna Price

Résumé :

" Les marais de Nekros ; un lieu étrange pour une affaire étrange ! Lorsque plusieurs cadavres - du moins uniquement leurs pieds gauches - ont refait surface, j'ai accepté de donner un coup de main à la police. Toutefois, le meurtrier a bien fait les choses car, si je ne dispose pas d'un corps dans son intégralité, impossible pour moi d'en invoquer l'ombre pour découvrir la vérité. Et bien entendu, quand les faës sont de la partie, il est encore plus difficile de démêler le vrai du faux... "


Avis :

J’avais adoré le premier tome, et j’espérais que Danse funèbre serait une suite à la hauteur, d’autant que ce volume est bien plus épais que le précédent. Et force est de constater que je ne suis pas déçue, bien que plus sombre ce deuxième tome est lui aussi très accrocheur.

Dépêchée sur une scène de crime sans cadavre, mais avec uniquement des morceaux de corps, Alex Craft est loin de se douter que cette enquête va la mener bien plus loin et la replonger dans les intrigues de Faërie.
Plus complexe, ce tome voit Alex monter en puissance. Sa nécromancie alliée à ses pouvoirs faës la rendent dangereuse, et se mêler des affaires de la cour n’est pas forcément une bonne idée pour avoir une vie reposante. Mais c’est aussi l’occasion pour le lecteur d’en apprendre davantage sur Faërie, informations précieuses pour la suite à mon avis. Sa vie amoureuse n’est pas plus simple, son cœur balance toujours entre LaMort et Falin (si c’était moi ça fait longtemps que j’aurai choisi quand même, y’a pas photo. On s’en fout de mon avis ?! Ok…). Heureusement qu’Alex peut compter sur ses amis, qui sont même prêts à se mettre en danger pour elle.

La narration est toujours aussi fluide et percutante. Pas de temps mort, pas le temps de souffler, les évènements s’enchaînent jusqu’au final qui vous laissera frustré de ne pas avoir le troisième opus sous la main.

mercredi 26 juin 2013

Fin(s) du monde, Les Artistes Fous Associés

Résumé :

Prévue le 21 décembre 2012 (selon les Mayas ou Hollywood) ou pour dans 3 milliards d’années (selon les astrophysiciens) ; consécutive à un désastre écologique (toujours Hollywood) ou à la collision de notre galaxie avec sa voisine (toujours les astrophysiciens) ; qu’elle soit d’origine humaine ou d’intervention divine... la fin du Monde a toujours été au cœur de nos fantasmes et de nos peurs.
Pour perpétuer la tradition, Les Artistes Fous Associés vous invitent à découvrir dans ce recueil 20 récits d’Apocalypse illustrés. Épopée cosmique et bouffonne en rimes et en vers, odyssée hallucinatoire d’un dernier survivant sans cesse rêvant d’un ailleurs hors du temps, recueil de fragments de vie étranges et menaçants dessinant la fin du monde façon puzzle, farce fellinienne sexuelle et féroce, et tant d’autres : venant des quatre coins de la francophonie, des auteurs et des illustrateurs débutants comme confirmés vous font partager leur imaginaire et une part de leur folie. Comme un baroud d’honneur face à l’anéantissement collectif.


Avis :

Ce recueil propose vingt nouvelles (+ une nouvelle bonus pour la version numérique) ayant pour thème commun la fin du monde. Apocalypse planétaire, fin d’un monde ou début d’autre chose, chaque auteur propose sa propre interprétation du thème, de la plus classique à la plus inattendue. Horreur, fable écologique, zombie ou folie, les angles choisis sont différents, et chacun trouvera au moins un texte qui lui parle (ou alors il faut vraiment être difficile).

Je ne vais pas revenir sur toutes, mais uniquement sur celles qui m’ont le plus interpellée. Si globalement j’ai bien aimé l’ensemble du recueil, pour quelques textes j’aurai souhaité qu’ils soient plus longs, plus approfondis pour gagner en efficacité.

Sans surprise, Je meurs comme j’ai vécu a retenu mon attention. On ne se refait pas, une histoire de zombies classique mais bien tournée et le tour est joué, je suis séduite.
Le postulat de base de Contrat est intéressant, et la chute m’a beaucoup plu, j’avoue que j’aurai bien aimé faire durer le plaisir.
Crises tentaculaires m’a surprise de par sa forme, le poème. Si le fond n’est pas révolutionnaire, la forme a réellement retenu mon attention, j’ai trouvé le pari risqué et j’ai apprécié cette audace.
Les deux nouvelles Clic ! et Le Gloublou m’ont fait sourire, un interlude amusant et surprenant, mais je ne suis pas sûre qu’elles fédèrent le plus grand nombre…
Mon texte préféré est aussi le plus long de ce recueil. La fin du monde, nouvelle SF racontant la vie d’un équipage de vaisseau spatial qui, depuis l’espace, assiste à la destruction de la Terre et se sait ainsi condamné. J’aime beaucoup ces huis-clos glaçants où la vraie nature des hommes fait surface, et surtout ses aspects les plus sombres. Et la fin est vraiment surprenante, bien loin de ce que j’avais imaginé.
Et puis il y a aussi Youpi ! On va tous mourir, Émancipation ou La Prophétesse… Bref, vous l’aurez compris j’ai trouvé mon bonheur dans ce livre. À vrai dire seuls deux textes m’ont laissée de marbre : De Terre et de Sang que j’ai trouvé trop démago (j’en ai assez de me farcir des leçons d’écologie) et Khao-Okh dont je n’ai pas vraiment compris le pourquoi du comment.

Fin(s) du monde est à découvrir, n’hésitez pas à vous plonger dedans.



mardi 25 juin 2013

Cinq pas sous terre #3 - Trafiquants d'âmes, Vanessa Terral

Résumé :

Début de l’été, près de Toulouse.
Jabirah se réveille dans une cave, malade et incapable de faire un geste. Une femme ne tarde pas à la rejoindre. Elle dit s’appeler Muriel et être une engeôleuse d’esprits, une sorte de médium dont le but est de protéger l’harmonie entre les ombres et les humains. Cette illuminée propose à sa prisonnière un marché qui ressemble plutôt à un chantage : la servir, en échange de quoi elle lui rendra son suaire.
Paraît-il que Jabirah est une mâchonneuse de linceul, un vampire nouveau-né dont le corps va pourrir si elle n’ingère pas régulièrement des bouts de son drap mortuaire, et cela jusqu’au dernier fil.
Quant à ce que Muriel demande en retour… Bah, il s’agit de trois fois rien !
Simplement tuer un engeôleur fou qui veut réveiller le passé de la Ville rose…


Avis :

Souvenez-vous, le deuxième épisode m’avait attrapée par surprise, réduisant à néant toutes mes théories quant à la suite de l’histoire. J’étais donc impatiente de savoir à quelle sauce allait nous manger Vanessa Terral.

Après le tourbillon du deuxième épisode, celui-ci est quand même beaucoup plus calme car il finit de poser les choses et nous donne quelques réponses. Jabirah va mieux comprendre sa nouvelle condition, et même si les réponses données ne lui conviennent pas forcément, elles ont le mérite d’éclairer sa lanterne, et la nôtre par la même occasion. En revanche, je pense que cet épisode n’est qu’une transition, et que le prochain va repartir tambour battant.
Au fil des pages l’écriture de Vanessa Terral me séduit de plus en plus, j’apprécie davantage sa plume directe et moderne, c’est un auteur que j’avais déjà lu mais que je redécouvre un peu plus chaque mois, dans le bon sens du terme et j’en suis très contente.
Et maintenant il ne me reste qu’à attendre le mois prochain pour avoir la suite…


lundi 24 juin 2013

Belladone T2, Soif de sang, Michelle Rowen

Résumé :

Jillian Conrad va mourir. Si elle ne succombe pas à la Belladone – ce poison qui la rend irrésistible et mortelle pour les suceurs de sang –, ce sont des vampires fous en quête d’ultime immortalité qui auront sa peau. Depuis qu’elle est devenue le dernier rempart entre eux et la fille du défunt roi Matthias, elle n’a plus nulle part où se cacher. Pas même dans les bras de Declan, son amant dhampire, qui, privé de toutes ses émotions à cause d’un puissant sérum, n’est plus que l’ombre de lui-même...


Avis :

Fin du diptyque Belladone, Soif de sang reprend où s’était arrêté le précédent opus. Jill s’éteint à petit feu sous les effets de la Belladone, tandis que Declan lutte pour repousser ses instincts de dhampir. Chargés de protéger Sarah, la fille de l’ancien roi des vampires, ils sont pourchassés par des vampires qui rêvent de se repaître du sang de Jill…

Série en deux tomes, Belladone réussit sur ce format court à proposer une intrigue qui tient la route. On pouvait craindre un second opus un peu bâclé, mais il n’en est rien. Michelle Rowen n’a pas ménagé ses efforts et offre à ses lecteurs un livre riche en action et en rebondissements, où la fin reste incertaine tant l’auteur ne cesse de semer le trouble dans l’esprit du lecteur, brouillant les pistes, le faisant douter de nombre de personnages. Le style de Michelle Rowen est fluide et agréable à lire, dans un registre toutefois différent de celui Sarah Dearly.

De plus, j’ai trouvé ce format court très agréable, permettant d’avoir une intrigue construite et complète sans que les tomes s’amoncellent au détriment de la qualité. Je ne peux que vous conseiller de vous plonger dedans.

vendredi 21 juin 2013

Enclave T1, Ann Aguirre

Résumé :

La guerre. Les épidémies. En un mot : l’apocalypse. La surface de la terre est devenue inhabitable. Les rares survivants se sont réfugiés dans le monde d’En-Dessous, à l’abri d’enclaves souterraines reliées par des tunnels. Trèfle a toujours connu la loi de l’enclave. Elle y a toujours obéi sans discuter. Elle est devenue Chasseuse. Le rêve de sa vie. Avec Del, son coéquipier, elle se voit investie d’une nouvelle mission : protéger l’enclave de la menace constante des Monstres anthropophages qui errent En-Dessous. Mais si Trèfle est docile, elle n’est pas aveugle. Et le courage qu’elle mettait au service de la loi qui régit la vie dans son enclave va l’entraîner à se rebeller. Car au nom de cette loi, les Anciens condamnent des innocents. Après le massacre d’une enclave voisine, Trèfle fait une découverte qui lui glace le sang : les Monstres sont devenus intelligents. Pourtant, les Anciens ignorent ses avertissements. Pire, pour la faire taire, ils s’en prennent à l’un de ses amis. Trèfle n’y tient plus. Elle prend sa défense. Mais en se dénonçant pour un crime que personne n’a commis, elle est bannie avec Del. Cet exil vaut une condamnation à mort. Malgré cela, Del va lui apprendre que les mensonges des Anciens vont encore plus loin que ce qu’elle croyait, et que l’espoir brille peut-être au bout du tunnel…


Avis :

Amateurs de post-apo, de zombies et de dystopies dans lesquelles la vie est loin d’être rose, Enclave est pour vous !

Fille 15 vit dans les tunnels, la surface étant maintenant inhabitable. Elle subira bientôt son rite d’initiation au cours duquel elle recevra son nom définitif et sa faction lui sera désignée. Elle sera donc Trèfle, Chasseuse, chargée de patrouiller pour assurer la sécurité de l’Enclave contre les Monstres, des zombies résultant sans doute de l’apocalypse qui a décimé l’humanité. La jeune fille est ravie car elle s’entraîne depuis longtemps et devenir Ouvrière ou Génitrice aurait été un échec. Son nouveau partenaire sera Del, un jeune homme réservé et peu sociable recueilli dans les tunnels quand il était enfant. À son contact, Trèfle va perfectionner ses techniques de combat mais aussi voir sa façon de penser changer et son obéissance aveugle aux règles de l’Enclave remise en cause.

Ah, enfin on sort des dystopies formatées du moment dans lesquels, après l’apocalypse, la société a réussi à se reconstruire un joli petit monde bien propret. Dans l’Enclave on sent la crasse qui colle aux doigts et les odeurs de pourriture, on meurt de faim et la pitié est une notion oubliée depuis longtemps. Dans l’Enclave les plus forts survivent, le bien de la communauté prime sur celui de l’individu, et gare à ceux qui ne respectent pas cette règle de base.

Divisé en deux parties, le roman va suivre l’évolution de Trèfle au sein de sa communauté et au-delà. Même si Enclave respecte les codes du genre et manque un peu de surprise, j’ai été conquise par le monde hostile dépeint, où les Monstres ne sont pas que les infectés, loin de là. Lu en quelques heures, trop vite, j’ai déjà hâte de pouvoir lire la suite.



jeudi 20 juin 2013

Le rêve du Prunellier, Rozenn Illiano

Résumé :

Entends le chant des trains, et les cris d’une Reine des Neiges en furie, et le bruissement des arbres hybrides. Écoute les prières fiévreuses d’une dame d’hiver en péril, l’écho d’un bec de corneille qui cogne à la fenêtre, le bruit sourd d’un corps chutant d’un gratte-ciel. Écoute le silence des mondes qui s’entrechoquent, et le vacarme d’une graine qui grandit, bien cachée sous le bitume…

Huit nouvelles oscillant entre féerie étrange, fantastique éthéré, onirisme nocturne. Huit histoires sans lien ni point commun, ou presque. Juste quelques corneilles, et le froid mordant de l’hiver…


Avis :

On n’ouvre pas Le rêve du Prunellier comme on ouvrirait un livre quelconque. Non, on rentre dans un univers mélancolique et onirique, celui de Rozenn Illiano. Pour connaître ses créations en matière de bijoux, je n’ai pas été dépaysée en commençant ce recueil, j’ai eu l’impression d’une certaine unicité, cohérence entre les deux.

Huit nouvelles sont au sommaire, différentes mais pourtant reliées entre elles par différents points communs comme la corneille, tour à tour rassurante ou signe de mauvais présage, ou le froid de l’hiver.
Dies Irae est de loin ma nouvelle préférée, réécriture du conte La reine des Neiges. Gerda a délivré Kay et ils sont revenus à la civilisation. Que sont-ils devenus plusieurs années après, c’est ce que nous révèle cette nouvelle belle et triste à la fois.
Poe m’a aussi séduite, texte très touchant et poétique, inspiré de faits réels quant au mystérieux admirateur de l’écrivain.
La forêt d’Adria est pour sa part un voyage dans un monde fantastique et très teinté fantasy, voyage où un homme se voit obligé de faire un choix cornélien…

Je ne vais pas revenir sur tous, mais l’intégralité des textes de Rozenn Illiano mérite qu’on s’y intéresse et qu’on se laisse emporter par la plume de l’auteur, emplie de finesse, de douceur et de poésie, pour un voyage dans l’imaginaire riche qui y est proposé. Il est alors très difficile, une fois la dernière page tournée, de revenir à la réalité…



J’en profite pour remercier l’auteur qui offre son ouvrage dans le cadre du challenge JLNN, ainsi que Lune, organisatrice dudit challenge, c’est ainsi que j’ai eu la chance de pouvoir faire cette belle découverte.



mercredi 19 juin 2013

Aurora Teagarden T1 - Le club des amateurs de meurtres, Charlaine Harris

Résumé :

Aurora Teagarden, dite Roe, est bibliothécaire dans la ville de Lawrenceton, en Géorgie. Un de ses passe-temps est de faire partie du Real Murders Club pour étudier une fois par mois les cold cases. Un soir, elle tombe sur le corps sans vie d'un des membres du club. Ce crime ressemble à un de ceux non résolus qu'ils devaient analyser. D'autres suivent. Aurora enquête.


Avis :

Première série de l’auteur Charlaine Harris, Aurora Teagarden débarque enfin en France grâce à l’éditeur J’ai lu. Comme pour Lily Bard il s’agit d’enquêtes policières et non de fantastique.

Aurora Teagarden, bibliothécaire dans une petite ville du sud des États-Unis (toujours !), est aussi membre actif du club des amateurs de meurtres dont les réunions ont pour but d’analyser un meurtre célèbre. Mais la réalité va les rattraper puisqu’un des membres va trouver la mort au cours d’une réunion. Plus largement, c’est l’ensemble du club qui semble visé. Aurora va mener son enquête. En effet, quoi de plus normal pour une amatrice de résolution d’énigmes que d’essayer de découvrir le coupable ?

Encore une fois, Charlaine Harris démontre qu’elle n’est pas que la maman de Sookie (que je n’aime absolument pas), mais qu’elle réussit très bien dans le genre policier. Sa plume fluide et la lenteur de la mise en place permettent au lecteur de bien s’ancrer dans l’ambiance du roman ; le temps d’un roman il part lui aussi en Géorgie avec Aurora. L’héroïne est d’ailleurs très attachante, il s’agit encore d’une femme forte et sensible comme Lily Bard ou Harper Connelly. L’intrigue est bien construite, même si on peut reprocher quelques imperfections et longueurs dans sa construction. Mais il faut se remettre en tête qu’il s’agit du premier roman de l’auteur, écrit il y a plus de vingt ans, même s’il ne paraît chez nous que maintenant. Entre temps, Charlaine Harris a eu le temps de corriger ses défauts dans l’écriture, d’où un petit décalage entre ce que le lecteur aura pu lire d’elle auparavant, et ce livre.

Mais il ne faut pas bouder son plaisir, Aurora Teagarden est un personnage que j’ai hâte de retrouver pour de nouvelles enquêtes.

mardi 18 juin 2013

Les chroniques d'Evie Parish T3 - Happy end pour Evie, Beth Ciotta

Résumé :

Oui, je sais, j’ai une vie formidable. Un job excitant, un boy-friend sexy et brillant, un boss amoureux de moi, le contraire de la routine… Eh bien, vous voulez que je vous dise ? Par moments, je me surprends à rêver… de routine. Je me vois bien en Ecosse — mon boy-friend est écossais —, mariée à Arch (mon boy-friend), à mener une vie douce et tranquille au milieu de nos amis. Un vrai Happy End hollywoodien. Mais, pour l’instant, on m’a donné d’autres objectifs (chut…) qui vont m’entraîner dans de nouvelles aventures avec Arch. Arch… si seulement il pouvait se décider à me déclarer sa flamme !


Avis :

Après sa dernière mission en date, Evie fait une pause et retrouve ses amies. Difficile de retourner à la routine du quotidien, mais très rapidement la jeune femme va s’inquiéter pour son amie Jayne, victime d’une voyante peu scrupuleuse, plus douée pour soutirer de l’argent aux crédules que pour prédire l’avenir. Ce sera ensuite Milo Beckett qui se retrouvera sur la sellette, soupçonné de meurtre. L’équipe de Caméléon va se mobiliser pour mener l’enquête, et Evie sera naturellement de la partie.
Bien entendu, l’intrigue fait une belle place à la romance, celle d’Evie et Arch, mais aussi celles d’autres couples qui vont voir le jour. Le « happy end » promis dans le titre du roman ne sera pas réservé à notre seule héroïne.


Encore une fois, c’est un vrai bonheur de suivre la pétillante Evie, véritable boule d’énergie pleine d’humour et de tendresse. Une chose est sûre, si sa carrière artistique est arrivée à son terme, sa reconversion est tout à fait réussie, malgré son tempérament parfois légèrement difficile à gérer. Si le titre du livre ne laisse pas de place au suspense, l’intrigue est merveilleusement bien menée, l’équilibre entre les enquêtes et les romances est parfait, et c’est avec plaisir que le lecteur suit Evie dans le dernier tome de ses aventures. Alors, même si la jeune femme mérite bien une fin comme celle proposée dans Happy end pour Evie, c’est avec une pointe de regret qu’il lui dira au revoir, tant elle l’a fait rire et passer de bons moments de lecture…

lundi 17 juin 2013

49 jours T1, Fabrice Colin

Résumé :

« Je m’appelle Floryan ; j’ai 17 ans. Il y a quelques jours, je suis mort : un attentat dans le métro. Je me suis réveillé dans un paysage de plaines et de montagnes, somptueux, qui s’étendait à perte de vue. Un être de lumière m a accueilli, un Elohim, m’a-t-il dit. Il m’a proposé deux solutions : je le suivais soit dans le Royaume un paradis, selon lui, mais que je n’étais pas autorisé à voir avant de m’y rendre, soit dans le Nihil, un gouffre gigantesque menant vers... Vers quoi ? C’est là toute la question. Je ne sais rien du Nihil, j’ignore tout du Royaume, et j’ai 49 jours, pas un de plus, pour prendre une décision. Le problème, c’est que ce choix n’engage pas que moi... »


Avis :

Floryan a 17 ans et l’avenir devant lui. Sauf qu’il va mourir dans un attentat, dans le métro parisien… À son arrivée dans l’au-delà, Floryan est accueilli par un ange qui lui laisse le choix entre une espèce de Paradis, ou sauter dans un gouffre dont il ne sait ce qu’il réserve à l’issue du saut. Floryan a 49 jours pour faire son choix. Le jeune homme va déambuler dans l’Intermonde, rencontrer différentes personnes qui vont changer sa « non-vie », et découvrir que le choix qu’il a à faire, si simple d’apparence, l’est bien moins en réalité, et que les enjeux sont bien plus vastes que sa propre existence…

Le lecteur rentre tout de suite dans le vif du sujet avec la vie de Floryan trop vite écourtée. En revanche, son arrivée dans l’Intermonde et la mise en place de sa quête est plus lente, ce qui est assez déstabilisant. Heureusement, la magie de l’écriture de Fabrice Colin agit, et le lecteur suit patiemment la suite des évènements, envoûté par la plume de l’auteur. L’intrigue est, elle, plus vaste que ce que laisse deviner le départ. Si j’ai bien aimé le récit, je n’ai pas complètement été emportée, la faute aux considérations à résonnance religieuse comme la vie après la mort qui ont tendance à tellement me refroidir que même Fabrice Colin n’a rien pu pour moi, c’est dire !

Mais si cet aspect ne vous rebute pas, foncez !



vendredi 14 juin 2013

Level 26 T3 - Dark Revelation, Anthony E. Zuiker

Résumé :

Le jour, Steve Dark élève seul sa fille de cinq ans. La nuit, il fait ce pour quoi il est né : attraper les monstres. Le tueur, surnommé Labyrinthe, veut changer le monde : abattre les compagnies pétrolières, en finir avec les juges corrompus, les requins de la finance, les journalistes hypocrites... Mais il veut aussi qu’on parle de lui. Tous les moyens sont bons pour véhiculer son message, surtout les plus violents : à l’occasion de chaque attentat, il envoie une devinette et une montre décomptant les minutes avant l’action, et poste les vidéos de ses victimes sur Internet. Très vite, il est félicité et admiré. Steve Dark saura-t-il arrêter la contagion ?


Avis :

Dernier volet de la série Level 26, Dark revelation met en scène Steve Dark à la poursuite d’un meurtrier qui joue avec la police, envoyant des devinettes pour la prévenir avant chaque crime.

Encore une fois, la narration est efficace, très visuelle (il y a d’ailleurs des petites vidéos à visionner au cours du roman), et même si la psychologie des personnages laisse parfois à désirer (notamment les atermoiements des personnages quant à la personnalité de Steve Dark et de son frère, ça va bien deux minutes mais à force c’est fatigant), on les suit avec plaisir. L’intrigue est quant à elle bien conçue, crédible, le lecteur y croit et a envie d’en savoir plus, faisant de Dark revelation un page-turner efficace, si bien que malgré ses défauts ce roman se lit facilement, et rapidement.


Idéal pour passer un bon moment avec un thriller plaisant, Dark revelation manque un peu d’âme, mais ça fonctionne quand même si on n’est pas trop regardant. À réserver pour les vacances ou les périodes où vous n’avez pas trop envie de vous casser la tête.

jeudi 13 juin 2013

La mort dans une boule de cristal, Alan Bradley

Résumé :

En accueillant une vieille diseuse de bonne aventure sur les terres de Buckshaw, Flavia ignore qu’elle vient de mettre le pied dans une toute nouvelle aventure. En quelques jours, la gitane échappe de peu à une tentative de meurtre, un jeune vaurien est retrouvé pendu à une fontaine non loin du manoir, et on déterre le corps d’un enfant disparu des années plus tôt.
Pour faire la lumière sur cette affaire sans queue ni tête, Flavia va devoir recourir à sa science des poisons et à son sens de la débrouille, car M. de Luce et les inspecteurs de police sont bien décidés à ne pas la laisser faire.
Qui a agressé la gitane ? Quel est ce groupe étrange appelé les Hobblers ? Brookie Harewood est-il un faussaire ? Et d’ailleurs, d’où vient cette horrible odeur de poisson ?


Avis :

Voici le troisième tome des aventures de Flavia de Luce, plus dense et plus complexe que le précèdent opus. Entre une tentative de meurtre sur une gitane, un cadavre retrouvé, une affaire de kidnapping qui refait surface, sans compter les soucis du quotidien, la jeune fille n’a vraiment pas le temps de s’ennuyer.

C’est un sentiment en demi-teinte qui m’habite à la fin de ce livre. D’un côté j’ai beaucoup aimé Flavia, ses talents, son caractère bien trempé et son cynisme, la manière dont elle avance dans son enquête, autant la multiplicité des intrigues m’a un peu perdue, et la famille de la jeune fille me sort désormais par les yeux.
Heureusement, le style de l’auteur est très agréable et donne vie aux aventures de Flavia avec beaucoup de réalisme. C’est peut-être d’ailleurs la faute de ce même réalisme si j’ai des envies de meurtre quand on me parle des sœurs de la jeune fille maintenant que j’y pense… L’écriture est vive et dynamique, à l’image de sa jeune héroïne, et l’intrigue est bien menée.

Si j’ai passé un agréable moment, La mort dans une boule de cristal ne m’a pas totalement emportée, dommage.



mercredi 12 juin 2013

Le Trône de Fer T14 - Les dragons de Meereen, Georges R.R. Martin

Résumé :

À présent que Stannis Baratheon est parti reprendre Winterfell aux Bolton pour s'assurer la domination du Nord, Jon Snow est redevenu le seul maître du Mur. Cependant, le roi autoproclamé a laissé sur place Mélisandre, la prêtresse rouge, qui semble décidée à apporter son aide au bâtard. Les flammes lui révèlent l'avenir, mais quel avenir ? A Meereen, la situation s'enlise : le blocus du port par les esclavagistes ne semble pas vouloir prendre fin, et Daenerys refuse d'envoyer ses dragons y mettre un terme flamboyant. L'enquête visant à démasquer les Fils de la Harpie, coupables des meurtres qui ensanglantent le pouvoir, piétine elle aussi. Seul un mariage pourrait dénouer la situation, mais les prétendants sont nombreux et les conséquences hasardeuses. Quant aux Lannister, ils vont devoir attendre encore un peu avant de pouvoir décoller la tête de leur lutin de frère : le ravisseur de Tyrion a de tout autres projets pour ce dernier...


Avis :

Ce quatorzième opus correspond en réalité au deuxième tiers du tome 5 de l’édition originale, le découpage artificiel étant un choix de l’éditeur français Pygmalion. Du coup, il est plus ardu de donner son avis sur un « bout » de livre puisque le lecteur n’a ici qu’une partie de l’intrigue.
Si le précédent opus permettait de reprendre contact avec des personnages laissés de côté pendant l’intégrale 4, celui-ci les voit se mettre en mouvement, les liens de nouvelles intrigues se tisser, en prévision sûrement du dénouement que nous connaîtrons dans le tome suivant. On peut penser qu’il ne se passe pas grand-chose, mais c’est à mon avis la mise en place des pièces sur l’échiquier avant le final.
Bonne surprise, la fin du livre nous permet de renouer avec des personnages du sud de Westeros, c’est donc que nous allons reprendre l’histoire dans sa globalité, que le découpage géographique de l’intrigue est terminé.

Les dragons de Meereen soulèvent beaucoup de questions et laissent imaginer nombre de possibilités, espérons qu’Une danse avec les dragons nous donnera une partie des réponses…

mardi 11 juin 2013

Les menteuses T9 - Pretty Little Secrets, Sara Shepard

Résumé :

C’est les vacances de Noël à Rosewood et Spencer, Aria, Hanna et Emily partent chacune de leur côté, l’esprit serein maintenant que le meurtrier d’Alison est derrière les barreaux et que « A », leur maître chanteur, est mort. Tandis qu’Aria tente d’aider son ancien amoureux islandais, tout juste débarqué aux États-Unis (sans papiers), Spencer et Melissa se disputent pour les beaux yeux de Colin, un joueur de tennis à tomber. Emily se déguise en père Noël pour permettre l’arrestation d’une bande de vandales et Hanna, elle, cherche par tous les moyens à séduire son bel entraîneur de gym… Parviendront-elles à leurs fins sans mensonges ni manipulations ? C’est sans doute un peu trop leur demander… Surtout qu’elles se croient à l’abri des regards. Mais sont-elles bien sûr que « A » est mort ?


Avis :

J’avais dévoré les huit tomes des Menteuses il y a deux ans, j’étais donc ravie de pouvoir me replonger dans leurs aventures. J’espérais – naïvement – que l’auteur allait proposer quelque chose d’original, sortir un peu de la mécanique bien huilée de la série. En réalité, après lecture, il s’agit, à mon avis, davantage de « rallonger la sauce » d’une série qui a bien marché qu’autre chose. Les histoires des quatre héroïnes sont sympathiques, mais sans plus, et n’apportent absolument rien à l’ensemble de la saga. Cela dit cela plaira sans doute aux fans hardcores des Menteuses.

Pour moi, c’est une déception, l’impression d’avoir été roulée dans la farine. Un autre roman, situé un an après la fin du tome 8, est sorti, ce sera sans moi, je préfère garder un bon souvenir de cette série plutôt qu’il soit entaché par des pratiques commerciales douteuses qui visent à épuiser le bon filon par tous les moyens possibles.



lundi 10 juin 2013

Demain, Guillaume Musso

Résumé :

Elle est son passé...
... il est son avenir.
Emma vit à New York. À 32 ans, elle continue de chercher l’homme de sa vie.
Matthew habite à Boston. Il a perdu sa femme dans un terrible accident et élève seul sa fille de quatre ans.
Ils font connaissance grâce à Internet et bientôt, leurs échanges de mails les laissent penser qu’ils ont enfin droit au bonheur. Désireux de se rencontrer, ils se donnent rendez-vous dans un petit restaurant italien de Manhattan.
Le même jour à la même heure, ils poussent chacun à leur tour la porte du restaurant. Ils sont conduits à la même table et pourtant... ils ne se croiseront jamais.
Jeu de mensonges ? Fantasme de l'un ? Manipulation de l'autre ? Victimes d’une réalité qui les dépasse, Matthew et Emma vont rapidement se rendre compte qu’il ne s’agit pas d’un simple rendez-vous manqué...


Avis :

Déjà, pour commencer, je voulais profiter de l’occasion pour dire que j’apprécie Guillaume Musso. Il n’aura jamais le Goncourt, certes (heureusement ?!), mais ses romans n’ont jamais été un supplice à terminer, même si je n’ai pas vraiment aimé certains titres, je les ai terminés sans que ce soit une torture. Pourquoi cette mise au point ? Parce que j’ai pu lire pas mal de méchancetés sur cet auteur, et parfois de personnes qui ont déjà du mal à aligner deux phrases dans un français correct et qui reprochent à cet auteur de ne pas savoir écrire(et là j’ai juste envie de « loler » devant mon écran). Ouais, il y a des gens qui aiment bien tirer sur les ambulances, ou qui ont honte de dire qu’ils lisent tel ou tel auteur, ce n’est pas mon cas.

Encore une fois Guillaume Musso propose une romance avec une touche de fantastique, et selon moi, c’est dans ce genre qu’il excelle. Plus le temps passe, plus cet auteur se bonifie. Matthew est un jeune veuf qui peine à se remettre du décès prématuré de sa femme, fauchée par un camion. Un jour il achète un ordinateur portable, et va pouvoir communiquer avec son ancienne propriétaire, mais les choses ne sont pas si simples…


Le talent de Guillaume Musso, c’est qu’il propose toujours des intrigues « poupées russes ». Derrière l’intrigue principale s’en cache toujours une ou plusieurs autres et cet ensemble est toujours bien construit et bien déroulé au fil des pages. L’écriture de Guillaume Musso est fluide, le roman se lit vite et est très divertissant, et moi j’ai juste envie de dire merci, j’ai passé un excellent moment.

vendredi 7 juin 2013

40 jours de nuit, Michelle Paver

Résumé :

Hiver 1937. Jack part pour une expédition scientifique en Arctique, une échappatoire à son mal-être londonien. Du moins c'est ce qu'il espère. Mais très vite, ce voyage au pays des nuits interminables se transforme en cauchemar. Des cinq hommes engagés dans la mission, seulement trois prennent le départ : Jack, opérateur radio, Algie, chasseur et maître-chien de traîneau, et Gus, biologiste. Ils établissent leur campement sur la baie de Gruhuken où le capitaine du bateau refusait de les débarquer, visiblement effrayé. En peu de temps, Gus tombe malade, Algie l'accompagne, Jack reste seul. Dans leur cabane de trappiste, il se met alors à entendre des voix, à apercevoir des ombres... Est-ce vraiment son imagination qui l'engloutit jour après jour dans cette matière noire ?


Avis :

En 1937, Jack, qui vit en marge de la société, est contacté pour participer à une expédition scientifique en Arctique. Bien que mal à l’aise au départ avec ses futurs compagnons de voyage, Jack finit par accepter et embarque pour Gruhuken. Durant le voyage, il se rend compte que l’évocation de ce simple lieu effraye le capitaine du bateau qui les y conduit. Et, sur place, il va rapidement voir et entendre des « choses », une menace sans nom qui va s’accentuer quand il sera seul après le rapatriement sanitaire de ses compagnons.

La force de ce livre, c’est ce huis clos angoissant où, seul face à lui-même, Jack laisse sa paranoïa prendre le dessus. La terreur qui le gagne peu à peu déteint sur le lecteur qui se laisse engluer dans cette ambiance étouffante au fil des pages. Quelle est la vérité ? Quelle est la part d’imagination due aux conditions extrêmes que subit le jeune homme ?
40 jours de nuit est un de ces livres qui capture le lecteur et lui fait vivre l’histoire, le mettant dans la peau du personnage. L’auteur déploie un large éventail d’émotions, et joue parfaitement sur l’ambiguïté entre fantastique et paranoïa, fantasme et réalité. La narration sous forme de journal intime accroît encore la proximité du lecteur avec Jack, et l’écriture de Michelle Paver fait prendre corps au décor, avec des descriptions d’une extrême justesse.

Si vous n’avez pas trop peur du noir et de la solitude, venez donc vous immerger dans 40 jours de nuit, vous ne regretterez pas le voyage…