mercredi 31 juillet 2013

Le Guide steampunk, Etienne Barillier et Arthur Morgan

Résumé :

Des machines gigantesques mues par la vapeur, des héros en hauts-de-forme et monocles, des héroïnes en crinolines et ombrelles... L’imagerie du steampunk ne cesse de fasciner depuis la création du genre dans les années 1980. Mais, quelles en sont les origines ? Et quelles sont les œuvres majeures en littérature, au cinéma ou en bande dessinée ?
Rédigé par Étienne Barillier, spécialiste incontournable du genre, et Arthur Morgan, cofondateur de la communauté French Steampunk, ce guide dresse un état des lieux du steampunk aujourd’hui autour, notamment, de rencontres avec Tim Powers, K. W. Jeter, James Blaylock, Greg Broadmore ou Mathieu Gaborit.


Avis :

En totale néophyte attirée par l’esthétisme steampunk que j’ai pu voir ça et là, je me suis jetée sur ce guide pour découvrir plus avant ce style de plus en plus à la mode (et me coucher moins bête par la même occasion).

Bien conçu, ce guide permet de revenir sur les origines de cette culture et sa progression, son évolution au fil des années. Pour ceux qui sont à la recherche de livres du genre, vous y trouverez nombre de fiches de lecture et d’interviews d’auteurs permettant d’enrichir votre culture et de connaître le point de vue de ceux qui font ou ont fait le steampunk. Mais le guide ne s’arrête pas là puisqu’il passe aussi en revue l’esthétique rétro-futuriste à travers les films, costumes, objets, jeux…


Le guide du steampunk est un concentré très réussi d’informations et de conseils qui donne envie d’aller plus loin. À garder sous le coude pour les choix de lectures futures ;)

Souviens-toi, Élisabeth Combres

Résumé :

Toute une vie privée de sa sœur jumelle. Joséphine s'est construite sur ce manque, criant. Quand elle rend visite à Armand, l'assassin présumé de Juliette, elle a la haine au ventre. Mais aujourd'hui, la vieille dame veut comprendre, avant qu'il ne soit trop tard. C'était en 1946, Juliette n'avait que quinze ans et Armand était son premier amour...


Avis :

Soixante-cinq ans après le meurtre de sa sœur jumelle, Joséphine n’a jamais pu faire son deuil. L’absence de Juliette a toujours été une souffrance, son fantôme l’a accompagnée toute sa vie et l’a empêchée de la vivre pleinement.
Au crépuscule de sa vie, Joséphine veut comprendre pourquoi sa sœur est morte et se rend dans un hospice pour rencontrer Armand, le premier amour et meurtrier de Juliette. Pleine de haine et de rancœur, la vieille femme va retrouver un homme qui se meurt mais qui va lui remettre le journal intime de celle qu’il a aimé. Pour Joséphine cette lecture va la ramener dans ses souvenirs et l’aider, enfin, à comprendre, et peut-être ainsi faire son deuil.


Souviens-toi est une incursion dans les souvenirs de deux jeunes femmes dans la France meurtrie d’après-guerre, un voyage dans le temps, à une époque où les mœurs et les mentalités étaient différentes. À travers le journal de sa sœur, Joséphine va pouvoir revivre les dernières semaines de cette dernière et enfin mettre un point final à son deuil qui n’en finit pas. C’est le récit d’un premier amour, d’un secret de famille, d’une jeune fille qui a peur, qui avance pour mieux fuir, d’un jeune homme qui s’égare. C’est la conclusion de la culpabilité de ceux qui ont survécu aussi. Élisabeth Combres nous dépeint ce drame familial avec beaucoup de pudeur. Aucun voyeurisme, juste le récit des douleurs des protagonistes. Un livre qui vous prend aux tripes et fait réfléchir.



mardi 30 juillet 2013

Apocalypsis T3 - Cavalier Noir - Maximilian, Eli Esseriam

Résumé :

"Je vivais déjà l'Apocalypse. La mienne. Deux options s'offraient désormais à moi. La première : user de mon don pour sacrifier ceux que je jugerai utiles à mon apprentissage. Avec indolence, froideur et distance. La seconde : me servir de cette aptitude potentiellement belle pour retaper un peu mon karma délabré et prolonger quelque peu cette succession de déceptions appelée "vie" en tentant de la rendre un minimum valable", Maximilian Von Abbetz, Cavalier Noir.

Avis :


C’est avec un grand plaisir que je me suis replongée dans l’univers d’Eli Esseriam. Si Edo m’avait moins plu qu’Alice, Maximilian remporte la mise. Arrogant, beau comme un dieu, cynique, et pourtant dévoué à sa sœur aveugle, il m’a beaucoup fait penser, physiquement et moralement, au personnage de Roman Godfrey (interprété par Bill Skarsgård) de la série Hemlock Grove (je sais bien que l’écriture d’Apocalypsis est antérieure au tournage de la série télévisée, pas de panique, je ne parle pas d’inspiration ou pire, je dis juste que Maximilian était encore plus tangible pour moi puisque je l’imaginais tel que Roman Godfrey. Bref.).

Maximilian, jeune homme de bonne famille (famille au passé trouble) cache sous son apparente désinvolture une psychè plus que tourmentée. Entre un père autoritaire et injuste qu’il déteste, une mère faible et fragile, une sœur aînée aussi dure que leur père et une autre qui n’est que joie et beauté, mais qui a perdu la vue, la vie familiale du jeune homme n’est pas des plus épanouissantes. Son oncle va lui révéler qu’il n’est autre que Famine, l’un des quatre cavaliers de l’Apocalypse, et cette révélation va changer la vie du jeune homme en bousculant ses repères.


J’ai adoré Maximilian (j’aime les personnages imbuvables, je crois), comme dit précédemment je lui ai rapidement prêté un visage ce qui a renforcé la proximité avec le personnage. Mais par-dessus tout, c’est l’écriture d’Eli Esseriam qui fait mouche et rend le roman si particulier et addictif. La plume de l’auteur est au service de ses personnages et devient une composante incontournable du roman tant elle colle à chaque cavalier. Du coup les pages s’enchaînent et le lecteur, frustré, arrive trop vite à la dernière. Car, oui, ce roman (comme les précédents) est trop court. C’est bien le seul reproche qu’on puisse lui faire.


Le roi se meurt, Eugène Ionesco

Résumé :

Comique ou tragique, pathétique ou grotesque ? Le Roi d'Ionesco se voit confronté à la mort. Son univers s'écroule, notre univers s'écroule. Retrouvez ce personnage désormais classique, qui incarne l'angoisse de l'homme, son humour aussi, et qui a fait pleurer, rire et pleurer de rire des salles entières de spectateurs.


Avis :

Le roi, Béranger Ier, va mourir. Face à cette issue inéluctable, il nie, refuse la réalité, se débat face à la peur qui l’étreint. Et puis le roi, peu à peu, avec l’aide de ses épouses Marguerite et Marie, va dompter son angoisse et se résigner à accepter cette sombre issue.
Comment parler de Le roi se meurt de Ionesco, pièce élevée au rang de chef d’œuvre sur laquelle tout a été dit ? Dire que derrière le comique de situation, l’auteur aborde des thématiques difficiles qui touchent aux angoisses de chacun par rapport à la mort, au sens de sa vie, au bilan de son existence quand nos dernières forces nous abandonnent ? D’autres l’ont fait, et bien mieux que je ne pourrais jamais le faire.
En revanche, cette réédition chez Folio Junior (du groupe Gallimard) présente l’intérêt de contenir un livret explicatif sur la mise en scène de cette pièce dont l’étude figure dans les recommandations du ministère de l’Education Nationale pour les classes de 3ème. Une aide précieuse tant pour les élèves que pour les enseignants.

lundi 29 juillet 2013

La guerre des livres, Alain Grousset

Résumé :

Shadi, jeune pilote de la Sécession, échoue sur Libel, une planète ennemie devenue la dernière bibliothèque de l'univers. Il est recueilli par le conservateur, un érudit qui lutte pour sauver les livres menacés par l'hypertechnologie. Un évènement dramatique va bientôt lui donner raison et contraindre Shadi à plonger dans les entrailles de la grande bibliothèque.


Avis :

En pleine guerre entre la Sécession et la confédération Impériale, Shadi est un jeune pilote de la première faction se réfugiant sur Libel. Sur cette planète dédiée aux livres, Orfel, un érudit gestionnaire de la grande bibliothèque, va le prendre sous son aile et l’aider à échapper aux soldats à ses trousses.


Ode au livre-papier et au savoir contre la suprématie du technologique et du numérique, La guerre des livres n’en est pas moins dénué d’action et de suspense. Très facile à lire et sans temps mort, ce livre est un véritable plaisir de lecture à faire découvrir aux enfants dès 10 ans. Outre l’histoire intéressante et haletante, cet ouvrage les amènera à réfléchir sur l’utilité des livres et la nécessité de les préserver car ils renferment un savoir inestimable. En tant qu’adulte, j’ai beaucoup apprécié les citations en tête de chaque chapitre. En tant qu’enfant, mon fils a beaucoup aimé le mélange moderne de la SF avec l’aspect plus ancien des livres. Pari gagné pour La guerre des livres qui a fait l’unanimité !



La magie de Lila, Philip Pullman

Résumé :

Dans un lointain royaume de l'Orient, Lila rêve de fabriquer des feux d'artifice comme son père. Mais pour cela, elle doit gravir un volcan et rapporter le soufre royal. L'audacieuse Lila se lance dans l'aventure, aidée de ses fidèles amis, Chulak et Hamlet, un éléphant qui parle !


Avis :

Adaptation d’un roman de Philip Pullman (À la croisée des mondes) en pièce de théâtre, La magie de Lila est la quête initiatique d’une petite fille qui veut grandir trop vite et manque de patience et de maturité. Les épreuves qu’elle va traverser vont l’aider à s’épanouir et elle va devoir faire preuve de courage, de ténacité et d’intelligence pour aller au bout de cette aventure périlleuse.
De l’action, de l’humour, de l’impertinence et beaucoup d’intelligence, le tout sur fond de fantastique, La magie de Lila est à conseiller à partir de 9 ans.


Cette édition sous forme de pièce de théâtre est intéressante car elle est complétée à la fin par un petit guide pour aider à monter la pièce avec des conseils quant aux décors, aux personnages, à la manière de jouer. Un complément appréciable pour ceux qui voudraient mettre sur pieds ce petit spectacle !



vendredi 26 juillet 2013

World War Z - Le film



Résumé :

Un jour comme les autres, Gerry Lane et sa famille se retrouvent coincés dans un embouteillage monstre sur leur trajet quotidien. Ancien enquêteur des Nations Unies, Lane comprend immédiatement que la situation est inhabituelle. Tandis que les hélicoptères de la police sillonnent le ciel et que les motards quadrillent les rues, la ville bascule dans le chaos...
Les gens s’en prennent violemment les uns aux autres et un virus mortel semble se propager. Les êtres les plus pacifiques deviennent de redoutables ennemis. Or, les origines du fléau demeurent inconnues et le nombre de personnes infectées s’accroît tous les jours de manière exponentielle : on parle désormais de pandémie. Lorsque des hordes d’humains contaminés écrasent les armées de la planète et renversent les gouvernements les uns après les autres, Lane n’a d’autre choix que de reprendre du service pour protéger sa famille : il s’engage alors dans une quête effrénée à travers le monde pour identifier l’origine de cette menace et trouver un moyen d’enrayer sa propagation…


Avis :

Avant tout, sachez que ce film est librement inspiré du livre de Max Brooks, et non son adaptation pure. Cela évitera toute déception.

Grande fan de zombies, il était inconcevable que je n’aille pas voir World War Z, blockbuster assumé qui prend le pari de rendre le zombie movie accessible au plus grand nombre. Peu de sang ou de chairs putréfiées, des morts-vivants qui font peur mais qui ne sont pas gores, et un scénario bien calibré avec ce qu’il faut d’action, de sentiments et d’humour. Sans oublier la super star Brad Pitt sur qui le film repose et qui s’en sort très bien, même si je ne l’aime pas plus que ça il faut avouer qu’il joue bien.
Résultat, ce film est une réussite. Le spectateur ne voit pas le temps passer, le tempo est soutenu tout du long, le réalisateur a réservé quelques frayeurs qui font sursauter sur son siège de cinéma, et la fin reste suffisamment ouverte pour une éventuelle suite, ce qui personnellement me plairait bien.
Film parfait alors ? Eh bien non, il ne faut pas non plus pousser. Les fans hardcore du livre seront déçus tant le film prend ses distances. Ensuite on peut noter quelques incohérences ou raccourcis qui font tiquer sur le coup (mais au final, on s’en fout un peu, si on veut du réalisme à cent pour cent on ne va pas voir un film de zombies pour commencer !). Et il faut noter que World War Z réussit à réunir la mort la plus ridicule et le placement produit le moins discret de l’histoire du cinéma. À propos de la fameuse canette, même si la pub pour Pepsi est outrancière, cette scène a un véritable intérêt pour le film, et du coup le clin d’œil m’a bien plu.


World War Z est le film qui réconcilie les amateurs de zombie movie et les fans d’action  pure. Un pur divertissement à considérer comme tel, ni plus ni moins.

Ma note : 4/5

jeudi 25 juillet 2013

Titanic, l'exposition






Jusqu'au 15 septembre 2013, l'expo itinérante sur le Titanic est à la porte de Versailles. Elle revient bien sûr sur l'histoire du paquebot, mais aussi sur celle de certains de ses passagers, et surtout elle nous permet de découvrir les objets remontés de l'épave, donnant une dimension intime et émouvante à cette expo.

Présentée sous forme chronologique, de la conception du Titanic à son naufrage, le visiteur est plongé dans l'ambiance de la Belle Époque, l'exaltation née de la construction du paquebot le plus rapide et le plus luxueux jamais conçu, le faste des suites de première classe ou l'enfer de la salle des machines. Puis, au détour d'un couloir, il découvrira le fatal iceberg, revivra la panique des passagers et ne pourra s'empêcher d'avoir le cœur serré à l'évocation de toutes ces vies brisées.

Les objets du quotidien exposés renforcent la proximité qu'éprouve le visiteur avec les passagers, et personnellement, à la sortie, j'avais la chair de poule tant j'ai trouvé cette exposition poignante.














Lors de votre visite, vous pourrez aussi voir un film 3D sur l'épave, très bien conçu. Un conseil, amenez une lingette pour nettoyez les verres des lunettes fournies...

















Pour en savoir plus : http://titanic-expo.com/

Désolée, je me suis lâchée sur les photos (pour les voir en grand il suffit de cliquer dessus).

mercredi 24 juillet 2013

Enfernité T2, Ashton Brodi

Résumé :

Nikki n’a pas le choix. Elle doit sauver Jack.
Jack, qui s’est sacrifié pour elle et a pris sa place en Enfernité, le monde du mal et des morts.
Jack, son amoureux, son âme sœur.
Pour y parvenir, Nikki est obligée de demander l’aide de Cole, l’Enfernaute. Son pire ennemi.
Qu’importe, Nikki est prête à tout par amour.
Tout… Même l’impensable.


Avis :

Le premier tome était un coup de cœur, cette suite, même si elle n’en est pas un est un très bon moment de lecture.

Nikki a décidé de sauver Jack qui s’est sacrifié pour elle. Elle veut rejoindre les tunnels et, consciente qu’elle ne pourra réussir seule, elle va demander à Cole de l’aide. Cette alliance contre nature va partir à la recherche de Jack, et affronter les cercles de l’Enfernité.


L’amour plus fort que la mort, être le pilier de l’autre, ce tome reprend les grandes thématiques du précédent en les remixant pour en faire une histoire originale. La quête de Nikki est périlleuse, mais la jeune fille est persuadée de réussir. Cole va l’aider à contre cœur, chose étonnante, j’ai eu du mal à comprendre ses motivations au départ. Le lien entre Jack et Nikki est ténu mais le lecteur s’y accroche lui aussi, il veut croire que la jeune fille va réussir, que les amoureux seront de nouveaux réunis. L’alternance entre présent et passé renforce l’empathie pour le couple, à travers les souvenirs de bonheurs simples qu’ils ont vécus. La magie de leur histoire opère, on croise les doigts, on espère, on frissonne, on veut y croire… Mais l’auteur n’hésite pas à malmener ses personnages et les lecteurs avec et la fin est plus que surprenante. Elle laisse le lecteur éberlué, n’ayant d’autre choix que d’attendre de longs mois afin de pouvoir connaître le dénouement.


mardi 23 juillet 2013

Cygne noir T2 - Reine des ronces, Richelle Mead

Résumé :

Eugénie est devenue reine des Terre-de-Daléa. Mais ça n'a rien d'une vie de château. Son royaume est en ruine, tout comme sa vie sentimentale... Et il y a toujours cette prophétie qui annonce que son premier né détruira l'humanité. Pour l'heure Eugénie s'inquiète. Des jeunes filles sont enlevées en Outremonde et tous s'en contrefichent y compris les hommes de sa vie. Qu'est-ce que ça cache ?


Avis :

Devenue reine de Terre-de-Daléa, Eugénie rechigne quand même à passer du temps en Outremonde. Néanmoins son statut de reine va l’y obliger, d’autant que les modifications climatiques subies par son royaume mettent ses habitants en danger. À l’occasion d’une visite à la reine Maïwenn, Eugénie va prendre les choses en main et s’impliquer dans la gestion de ses terres. Elle va ainsi découvrir que des jeunes filles disparaissent sans explication dans les villages de Terre-de-Daléa. Et si tout cela ne suffisait pas, la jeune femme a toujours quelques soucis dans sa vie sentimentale : fidèle à Kyio (bien qu’une autre femme porte son enfant), elle n’a néanmoins pas oublié Dorian. Et les prétendants continuent à se bousculer au portillon, désireux d’être le père de son premier né. Sa vie était bien plus simple avant…

Je ne sais pas pourquoi j’ai attendu si longtemps pour me replonger dans cette série car j’ai littéralement dévoré de deuxième tome. Voir Eugénie apprendre à gérer son royaume ou la voir résoudre les problèmes des uns et des autres (dont ces mystérieuses disparitions) permet au lecteur d’en apprendre davantage sur l’Outremonde. Objet de convoitise, la jeune femme doit se méfier de tout le monde, ce qui n’est pas dans ses habitudes et lui vaudra quelques déconvenues. Par contre, du côté de sa vie sentimentale je ne suis pas convaincue de ses choix. Kyio m’insupporte autant que Richard dans Anita Blake, et Dorian me met mal à l’aise. Je dois donc occulter ce côté-là car les passages du livre dont ils sont l’objet ne me conviennent pas vraiment. Un détail, mais quand même.

Du côté de la narration, l’écriture de Richelle Mead est toujours aussi fluide, le rythme soutenu et on ne s’ennuie pas une seconde. Une chose est sûre, le tome 3 n’attendra pas aussi longtemps avant que je l’ouvre !


lundi 22 juillet 2013

Chani et sa PAL - Episode 3



Oui, je sais cher lecteur, tu attendais avec impatience des nouvelles de ce monstre boulimique qu'est ma PAL. Nous en étions restés à 115 avant les fêtes, mais elle est montée à 127 après. Alors bien sûr, tu me connais, j'ai recommencé à prendre des mesures drastiques pour la diminuer, comme ne plus rien acheter, résolution qui a tenu... un mois ! Donc j'ai tenté une autre idée : lire plus vite que je n'achète. Et force est de constater que ça marche (lentement, certes), puisqu'au moment où j'écris ces quelques lignes, je suis redescendue sous la barre des 100. 99 pour être précise.
Pour un peu, ça me donnerait envie de faire un tour chez Amazon pour me récompenser ! Nan, je plaisante hein. Encore que...

vendredi 19 juillet 2013

Au commencement il y avait Bob, Meg Rosoff

Résumé :

Et si Dieu n’était pas ce vieux sage barbu que tout le monde imagine ? Comment réagiriez-vous si vous découvriez que votre destin est entre les mains d’un adolescent prénommé Bob, aux mœurs légères, égocentrique et à qui le sort du monde importe peu ? La mère de Bob a gagné la Terre lors d’une partie de poker réunissant plusieurs dieux, mais ne voulant pas s’en occuper, elle l’a confiée à son fils qui créé le monde en à peine six jours par manque de motivation. Et puis il rencontre Lucy, une humaine, dont il tombe follement amoureux. Et quand l’amour vient frapper à la porte de Bob, on peut être sûr que les catastrophes sur terre vont s’enchaîner…


Avis :

Le résumé est plutôt attrayant. Dieu est en fait un ado gouverné par ses hormones, un brin irresponsable et je-m’en-foutiste. On se dit, après tout, pourquoi pas, vu tout ce qu’il se passe sur Terre cette hypothèse est plutôt assez plausible. Le lecteur s’attend à une histoire décalée, drôle, avec une romance et sûrement une rédemption à la clé.

Au final, Au commencement il y avait Bob est une torture à lire. Bob n’est pas un adolescent, c’est un concentré de ce qu’il y a de pire dans chaque adolescent. Un jeune comme ça n’existe pas, sinon les parents se seraient rapidement jetés sous un train (ou auraient achevé leur progéniture). Bob est détestable, insupportable, inconséquent, je n’ai jamais détesté un personnage à ce point. Là où j’attendais de l’humour et de l’impertinence, il n’y a qu’un crétin obsédé flanqué d’une potiche. Car, hélas, l’arrivée de Lucy ne sauve pas le livre. Rien ne sauve ce livre en fait. Passez votre chemin, vraiment.



jeudi 18 juillet 2013

Bow Street Runners T2 - L'amant de Lady Sophia, Lisa Kleypas

Résumé :

Lady Sophia Sydney aurait inventé n'importe quoi pour approcher le juge Ross Cannon. Certes, l'homme est séduisant, mais ce n'est pas la bagatelle qui la tente. Ce qu'elle veut, c'est ruiner sa réputation, en faire la risée de Londres, bref : se venger ! Habile et obstinée, Sophia parvient à se faire engager comme gouvernante et pénètre ainsi dans l'intimité de son ennemi. Ross, veuf depuis plusieurs années, est troublé par la présence de cette mystérieuse et ravissante jeune femme dans sa maison. Les courbes voluptueuses de son corps, la caresse de ses mains lorsqu'elles l'effleurent réveillent en lui un désir qu'il croyait définitivement éteint. Il sait qu'il joue avec le feu, mais il ne peut déjà plus reculer...


Avis :

Cela faisait longtemps que je n’avais pas lu de romance historique, et, histoire de me détendre, j’ai ouvert L’amant de Lady Sophia. Bien m’en a pris, j’ai gloussé de contentement comme une petite dinde à la lecture de cette histoire.

Lady Sophia se fait engager comme gouvernante chez le juge Cannon, l’homme qu’elle tient pour responsable de la mort de son frère. C’est pour elle l’opportunité de se rapprocher de cet homme qu’elle méprise et hait, et de le mener à sa perte. Elle va vouloir ainsi le séduire, lui qui n’a aimé aucune autre femme depuis le décès de son épouse, morte en couches. Cet homme si rigide va rapidement ressentir un élan pour la jeune femme, comme le plan de cette dernière l’avait prévu. Ce qui n’était pas prévu en revanche, c’est que Sophia elle-même soit prise à son propre piège et succombe au charme du juge…


Encore une fois, Lisa Kleypas déroule une romance parfaite, avec ce qu’il faut de sentiments, de sensualité, d’action et de rebondissements. Je suis tombée amoureuse de Ross moi aussi, et j’étais ravie de voir les liens entre Sophia et lui se tisser. L’auteur sait équilibrer son récit avec des éléments autres que la romance pure, et on ne s’ennuie pas un instant. D’ailleurs L’amant de Lady Sophia m’a tellement plu qu’il est l’une des rares romances historiques que je relirai sans doute, c’est dire. Si ce n’est pas déjà fait, procurez-vous ce récit, vous ne serez absolument pas déçus !

mercredi 17 juillet 2013

Rose Morte T1 - La floraison, Céline Landressie

Résumé :

France, fin du XVIe siècle. C’est dans ce pays en proie à de terribles dissensions religieuses que se réfugient les Greer, fuyant l’Angleterre élisabéthaine. Eileen, seule enfant du comte, est une jeune femme vive et de caractère. Mais son âge avance, et son père la met au pied du mur : elle doit se marier. Et c’est en faisant tout pour éviter cette terrible obligation à l’aide de sa fidèle amie Charlotte que Rose fera connaissance d'Artus de Janlys. Le séduisant et mystérieux comte l’entraînera dans un univers dont elle ne soupçonnait pas l’existence, où les crimes terribles qui secouent Paris trouveront une explication apparemment inconcevable, mais bel et bien réelle...


Avis :

Rose Morte commence comme une romance historique et se termine en roman fantastique, avec une enquête en son sein. Autant dire que c’est un roman très difficile à classifier ! Mais rassurez-vous, pour ce qui est de sa lecture, aucune difficulté, vous ne pourrez que vous laisser emporter dans le tourbillon de cette histoire hors du commun qui vous plongera au cœur du XVIe siècle.

Comme je le disais, au départ on croit à une romance historique avec une jeune femme forte, Eileen dite Rose, qui ne veut pas se marier et fait échouer toutes les tentatives en ce sens de son père. Forte et sensible, la jeune femme s’avère dès le départ très attachante. Avec son amie Charlotte elles vont faire connaissance du mystérieux Janlys, celui qui risque de faire changer d’avis Rose sur le mariage. Qui est Janlys, quel secret cache-t-il ? C’est ce que nous allons découvrir. Alors j’avoue que sur ce point, au départ, j’ai tiqué, j’ai trouvé la jeune Rose bien innocente et naïve. Et puis, tout bien considéré, vu l’époque j’ai revu ma position sur le sujet. Ce même Janlys aidera la demoiselle quand un drame la frappera, et elle verra si elle peut vraiment compter sur lui…
L’écriture de Céline Landressie colle parfaitement à son histoire, fluide et raffinée. À noter le gros travail de documentation sur la période historique qui lui permet de disséminer çà et là des détails sur l’Histoire ou les us et coutumes du XVIe siècle, donnant encore davantage de matière au décor de son récit.


Sur le fond et la forme, Céline Landressie a su me captiver dès les premières pages. J’ai dévoré ce roman en une journée tant il me tardait d’avoir le fin mot de l’histoire, et, vous l’aurez compris, je ne peux que vous le conseiller.

mardi 16 juillet 2013

Le Prince, Kiera Cass

Résumé :

Avant que 35 filles ne soient choisies pour s'affronter lors de la Sélection...
Avant qu'Aspen ne brise le cœur d'America...
Il y avait une autre fille dans la vie du Prince Maxon.
Ne manquez pas cette nouvelle inédite de Kiera Cass, l'auteur de la série bestseller La Sélection !


Avis :

Arnaque quand tu nous tiens !
Cette courte nouvelles (48 pages) se situe avant le début du premier tome, quand Maxon n’est pas encore confronté avec la réalité et ne sait même pas qu’America existe. Que va bien pouvoir découvrir le lecteur sur cette partie de sa vie ? Rien qu’il ne savait déjà ! Maxon est trop gentil, trop tendre, son père trop autoritaire et dur, et sa mère fait le tampon entre les deux hommes. Rien de nouveau sous le soleil, Maxon n’étant pas connu pour être doté d’une paire d’attributs masculins lui permettant de s’imposer face au roi ! Mais l’arnaque qu’est cette nouvelle ne s’arrête pas là puisque la seconde moitié du récit raconte l’arrivée des prétendantes au château et la rencontre entre le prince et America, soit une redite du tome 1.
Le Prince, où comment exploiter le bon filon jusqu’à la corde. Inutile au possible.