vendredi 30 août 2013

Anges d'Apocalypse T1 - Le tourment des aurores, Stéphane Soutoul

Résumé :

Deux corps pour une seule âme. Impossible selon vous ? C'est pourtant le fardeau que j'endure suite à la malédiction lancée par un sorcier. Tout ça parce que j'ai eu le cran de refuser ses avances. Pour la peine, je l'ai tué, mais en attendant quelle plaie ! La nuit, je suis Famine, l'un des quatre cavaliers de l'apocalypse, et ex-meurtrière qui s'est reconvertie dans la profession de garde du corps. Et lorsque vient le jour, je me trouve coincée avec l'identité de Samantha, une lycéenne des plus ordinaires. Comme si je n'avais pas déjà suffisamment d'ennuis avec deux vies à mener de front, la Cour des sorciers de Toronto vient de me confier la protection de son lord. Il faut dire que certains de ses dissidents se sont mis en tête de le supprimer. Cette fois-ci, je n'ai pas le droit à l'erreur, même si mon côté humain a choisi le mauvais moment pour s'enticher d'un étrange garçon, le genre craquant, mais véritable nid à problèmes... Je vous le dis : pas facile de gérer deux existences à la fois !


Avis :

Jusqu’ici, Stéphane Soutoul avait habitué ses lecteurs à des textes sombres, teintés de romantisme gothique, servis par une plume raffinée et un style presque précieux. Avec Le tourment des aurores, il opère une véritable métamorphose : sa plume se fait résolument plus moderne sans pour autant perdre cette touche sensible propre à l’auteur. Ce premier roman de fantaisie urbaine sera une vraie surprise pour son lectorat, mais une bonne surprise.

Ce premier tome d’Anges d’Apocalypse propose de découvrir Syldia, incarnation de Famine, l’un des quatre cavaliers, jeune femme forte, indépendante et un brin têtue, qui se voit être l’objet d’une malédiction : le transfert d’âme. Si la nuit elle est une redoutable garde du corps sous sa véritable identité, le jour la voit s’éveiller dans le corps d’une fragile adolescente. Deux corps, deux personnalités, deux fois plus de problèmes à gérer ! D’autant que Syldia se voit affectée à la protection d’un sorcier, mission nocturne qui ne sera pas de tout repos, tandis que Samantha est, elle, attirée par un étrange jeune garçon qui semble cacher bien des choses.

Pour cette première incursion dans un style et un univers plus actuels, Stéphane Soutoul s’en sort très bien. L’intrigue proposée est originale et intéressante, l’opposition des deux personnalités de l’héroïne permettant de mener deux fils conducteurs en parallèle, donnant ainsi une certaine dynamique au roman. Les personnages sont très attachants, Syldia et Sam en tête. On peut regretter que tous ne soient pas exploités pleinement (je pense notamment aux sœurs de Syldia) car ils semblent avoir aussi beaucoup de potentiel. Cela dit, il faut garder en mémoire qu’il s’agit d’un tome d’introduction, donc développer tous les personnages aurait donné un ouvrage aussi épais que le dictionnaire. Je pense que ces aspects seront développés au fil des tomes suivants. Si jusque-là je n’ai parlé que des personnages féminins, les hommes ne sont pas en reste dans Le tourment des aurores, Desmond en tête, mais je vous laisse le découvrir !
Quant à la plume de l’auteur, je l’ai dit précédemment, elle change radicalement de ce qu’il nous a proposé jusqu’ici, et, si le lecteur a encore en tête le style adopté dans Le cycle des âmes déchues, il va rapidement se rendre compte que Stéphane a su adapter son écriture au genre du roman, avec facilité et fluidité. Les pages s’enchaînent très rapidement, le lecteur étant pris au piège des fils tissés par la double intrigue. Quand la fin arrive, il ne peut que se demander ce que l’auteur a en tête pour la suite.


Même s’il n’est pas exempt de défauts, ce premier tome d’Anges d’Apocalypse démontre que Stéphane Soutoul a plus d’une corde à son arc et n’hésite pas à prendre des risques en surprenant le lecteur. Cette entrée en matière dans son nouvel univers est des plus prometteuses et donne envie de savoir ce que la suite nous réserve.

jeudi 29 août 2013

La Peau des rêves T4 - L'aube des cendres, Charlotte Bousquet

Résumé :

Anja a découvert, trop tard, la nature maléfique de Rain. Gravement blessée, elle est sauvée de justesse par Lorelei, sa fiancée. Lorelei et Anja décident de retrouver Milan et de le convaincre de revenir sur l'île. Car si Rain vient à diriger le clan d'Ishtar, ce sera tragique non seulement pour les Mens mais pour tous ceux qui vivent à proximité de lui. Lorelei reste auprès de Rain, dont la folie ne cesse de croître. Anja se lance à la recherche de Milan, celui qu'elle a sauvé. Parviendra-t-elle à le persuader d'affronter une nouvelle fois son jumeau ? Et surtout, saura-t-elle se faire aimer de lui ?


Avis :

Retour à Berlin où le lecteur retrouve Anja, la petite sirène éperdue d’amour pour Rain, amour qui l’a menée à sa perte, sauvée in-extremis par Lorelei. L’aube des cendres va permettre à Anja de mettre la vérité à jour pour précipiter la fin du malfaisant Rain.

L’histoire d’Anja est dure, plus dure que celle de Cléo, et c’est sans doute pour cela qu’elle est encore plus touchante. Même si la fin est connue d’avance, le cheminement pour y arriver est prenant, la narration alternée entre Anja et Lorelei poussant le lecteur à enchaîner les chapitres pour connaître la suite.
L’univers créé par Charlotte Bousquet est riche et complexe, ce futur post-apocalyptique sombre n’est pas dénué d’une certaine forme de poésie, que la plume de l’auteur renforce.

Seul bémol sur ce quatrième tome, nous n’avons pas le point final de l’histoire de Namja la gypsie alors que je pensais qu’il nous serait livré dans cet opus.



Fusion, Julianna Baggott

Résumé :

Willux et les Purs sont en colère depuis la fuite de Partridge. S’il ne revient pas, leur vengeance entraînera une destruction totale. Mais depuis que ce dernier et ses amis Pressia et Bradwell connaissent la vérité sur le Dôme, ils veulent le renverser. Ils doivent rapidement trouver une solution.


Avis :

Dans ce deuxième tome, le lecteur retrouve les personnages dont il a fait la connaissance dans Pure. Le récit alterne entre les points de vue de Pressia, Partridge, Lyda et El Capitan, donnant un éclairage multiple sur les évènements qui se déroulent simultanément. Si chaque protagoniste œuvre à sa manière pour lutter contre les plans du père de Partridge, ils ont chacun leurs motivations, leurs moteurs et leurs idées propres sur la manière dont les choses doivent être faites.

Selon moi le premier tome souffrait de quelques longueurs, mais ce n’est absolument pas le cas dans Fusion. Le lecteur n’a pas le temps de souffler, l’alternance des voix dans le récit le poussant à continuer à tourner les pages pour savoir ce qu’il advient des uns et des autres. Les personnages sont aussi plus humains, avec des sentiments qui naissent en parallèle de leur but, des mentalités qui évoluent. Rien n’est figé, aucun n’est manichéen, et c’est justement ce qui les rend si attachants.
Le monde post-apocalyptique de Julianna Baggott est toujours très sombre et dur, empreint de violence, mais cette fois on peut entrapercevoir une lueur d’espoir. Ce tome, est plus « lumineux » si j’ose m’exprimer ainsi, la lecture est moins déprimante, le lecteur sent que les choses changent, ou du moins sont en train de changer. À côté de cela il y a toujours les descriptions des fusionnés qui font mal, notamment avec les « Desparate fusionnées » qui me font encore froid dans le dos et ma gorge se serre toujours à leur évocation. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, on ne s’habitue pas, le réalisme est trop présent pour que le lecteur ne sente pas impliqué.
La plume de l’auteur fait mouche, elle est d’une justesse incroyable dans l’action comme dans la description des sentiments, Julianna Baggott sait captiver l’attention du lecteur et use de tous les subterfuges pour qu’il ait du mal à lâcher le roman.


Ce deuxième tome a gagné en qualité et est bien mieux que le premier, il me tarde de lire la suite.



mercredi 28 août 2013

Le club des ex T2 - Larguée et déchaînée, Dakota Cassidy

Résumé :

Ça va chauffer sous les tabliers... Quand elle a découvert que son célèbre chef cuisiner de la trompait, Frankie Bennet a pété les plombs... sur un plateau de télé, en direct. Résultat : la voilà divorcée, fauchée et planquée dans un village de retraités, chez sa tante. Jusqu'au jour où cette dernière fait appel à Maxine Henderson - Barker, ex - épouse trophée larguée et recyclée, pour donner un bon coup de pied aux fesses à Frankie et la sortir de sa déprime. Celle-ci se retrouve embauchée malgré elle dans un restaurant grec dont le propriétaire ressemble à une statue d'Apollon. Il se pourrait que Frankie oublie vite son ancienne vie...


Avis :

Deuxième opus du Club des ex, Larguée et déchaînée est tout aussi réussi. Frankie Bennet, assistante (le vrai terme serait larbin, mais ça fait tâche sur un contrat de travail…) de son époux bien aimé dans une émission culinaire, lâche la rampe en direct après avoir appris quelques minutes avant de prendre l’antenne que son mari est volage. Bien entendu, menacer de passer les parties intimes de ce dernier au mixer a sonné le glas de son mariage, et Frankie, sans le sou a dû se réfugier chez sa tante Gail, dans le même village retraite où s’était cachée Maxine dans le tome précédent. Et justement, cette dernière va être appelée à la rescousse pour sortir Frankie de sa dépression. Utilisant ses talents en cuisine, Max va proposer à la récente ex-épouse trophée un emploi dans un restaurant tenu par le superbe Nikos Antonakas. Je vous laisse imaginer la suite…


Humour, fraîcheur, sentiments et une pointe de sensualité, Larguée et déchaînée réunit tous ces ingrédients en proportions parfaites pour proposer au lecteur un roman vraiment divertissant qui le fera tour à tour rire ou soupirer de bonheur (et parfois d’agacement) pour l’héroïne. Dakota Cassidy a vraiment trouvé la recette du succès avec cette série punchy, menée à un rythme d’enfer qui évite la mièvrerie et donne la pêche. La plume de l’auteur est fluide et parfois acérée, les dialogues sont détonants et le propos est moins futile qu’il n’y paraît de prime abord. D’ailleurs ce livre devrait être remboursé par la sécu car il guérira mieux une dépression post-rupture que n’importe quel médicament !

Stone Island, Alexis Aubenque

Résumé :

"Archipel en plein cœur de l’océan pacifique, Stone Island est le paradis sur Terre…ou presque. À la suite du décès de son père biologique sur l’île, Fiona Taylor, jeune avocate américaine fraîchement diplômée, devient héritière. Au lieu d’en profiter pour mener une existence paisible aux Etats-Unis, elle décide de se rendre sur Stone Island à la recherche de ses véritables racines. Là-bas, elle s’établit dans une vaste demeure coloniale, perdue dans la jungle, où, accueillie par des domestiques et une aïeule au comportement étrange, elle tente de percer les secrets de sa famille. Dans cette quête, elle croise Jack Turner, premier homme de loi de l’île, confronté de son côté à une effroyable série de meurtres qui vient semer le trouble dans ce cadre idyllique. Ces disparitions sanglantes, apparemment crapuleuses ou racistes, n’auraient-elles pas finalement un lien avec les questions que se pose Fiona ? "


Avis :

À la mort de son père, Fiona décide d’aller à la découverte de l’île dont il est originaire et d'y rencontrer sa grand-mère qui a hérité pour moitié des biens de son père. De plus l’île semble paradisiaque, au cœur du Pacifique, le lecteur imagine déjà la jeune héroïne sirotant des cocktails sur une plage de sable blanc. Oubliez le cliché, l’arrivée de Fiona ne ressemblera pas à des vacances. Une grand-mère sèche et dénuée de toute fibre familiale, des indigènes hostiles, Fiona ne restera que pour enquêter sur ses racines (enfin pas tout à fait, mais vous découvrirez le reste).
Parallèlement, le chef de la police, Jack Turner, est confronté à une série de meurtres qu’il essaye de relier entre eux.
Comme on peut l’imaginer, les deux histoires vont finir par s’entremêler…

Prenant pour cadre un décor de rêves, Stone Island est un thriller haletant et efficace. Alexis Aubenque maîtrise son récit et joue avec les nerfs de ses lecteurs, les obligeant à ne pas lâcher le livre jusqu’à la fin afin de connaître le dénouement au plus vite. Et quelle fin !
Le style est simple et percutant, favorisant la facilité de la lecture et collant parfaitement aux personnages et à l’action.

Rien à redire, si vous aimez les thrillers avec une enquête solide mais sans l’aspect sanglant que l’on peut rencontrer chez beaucoup d’auteurs français en vogue, n’hésitez pas à vous procurer Stone Island, vous passerez un agréable moment.

mardi 27 août 2013

Les fragmentés, Neal Shusterman

Résumé :

Dans une société traumatisée par la Seconde Guerre civile, un ensemble de lois intitulé Charte de la Vie a été signé pour contenter les pro - vie et les pro - choix. Celle-ci stipule qu'il est interdit d'attenter à la vie d'un enfant du moment de sa conception jusqu'au jour de son treizième anniversaire. Passée cette date, tout parent peut décider de " résilier " son enfant en ayant recours à la fragmentation, processus qui permet de renoncer à son enfant rétroactivement. Une seule exigence : réutiliser 99 % des organes du fragmenté pour qu'il continue à " vivre " à travers d'autres. Thriller intelligent et rythmé, Les Fragmentés amène le lecteur à s'interroger sur le droit à la vie, le libre - arbitre ou encore les conséquences que peuvent avoir les avancées de la science sur notre société.


Avis :

Imaginez qu’au treizième anniversaire de votre enfant vous ayez le choix entre le laisser vivre et le « fragmenter », c’est-à-dire vouer son corps au don d’organes… Désobéissant ? Fragmenté ! Mauvais résultats à l’école ? Fragmenté ! Vous avez changé d’envie et n’en voulez plus ? Fragmenté !
Trois adolescents, promis à la fragmentation pour des raisons différentes, vont s’unir pour échapper à leur destin…

Les fragmentés est un roman qui met extrêmement mal à l’aise. Dans la ligné de Auprès de moi toujours, ce roman est encore pire (si si, c’est possible) dans le sens où ce sont les parents eux-mêmes qui décident de l’avenir de leur propre enfant. Conviction d’agir pour aider son prochain, recycler un enfant « inutile », se débarrasser d’une bouche à nourrir, tous les prétextes sont bons et les sentiments n’ont pas leur place dans cette société où l’adolescent n’est qu’un pion, un corps jetable et recyclable.

Posant des questions éthiques intéressantes, Les fragmentés est néanmoins trop dur et malsain à mon goût. Mais si vous avez le cœur bien accroché, pourquoi pas…


Traqué, Andrew Fukuda

Résumé :

Gene est l’un des derniers humains sur Terre. Le seul moyen de survie pour cet adolescent : se faire passer pour l’un de ses prédateurs. Ne pas rire, ne pas transpirer, ne pas montrer qu’il est un humain, un « homiféré ». Cela fait dix-sept ans qu’il vit secrètement parmi ceux qui n’hésiteraient pas à le tuer s’ils découvraient sa véritable identité. Malgré tout, Gene est parvenu à se fondre parmi ces « autres » et à créer un semblant de vie normale. Mais sa routine est bouleversée, et sa sécurité, menacée, le jour où il est sélectionné pour participer au grand jeu : la Traque. Toutes les décennies, le gouvernement organise une immense chasse où seule une poignée de privilégiés peuvent pister, abattre et dévorer les rares humains survivants gardés en captivité pour l’événement. Formé à l’Institut pour traquer ses semblables, Gene est sur le qui-vive. Car désormais, sa vie s’organise en meute avec les chasseurs, et le moindre faux pas pourrait trahir sa condition et lui être fatal. Parviendra-t-il à maintenir l’illusion, alors que les soupçons sur sa vraie nature s’alourdissent ? Gene a la rage de vivre… mais vaut-elle le prix de son humanité ?


Avis :

Voilà un livre qui change. Les humains, dont il ne reste qu’une poignée, ont laissé la place aux vampires. Ces derniers ont reproduit peu ou prou notre société avec écoles, administrations, commerces… Gene est un des derniers humains, ou homiférés comme les appellent les vampires. Obligé de se cacher au sein de cette société dans laquelle il est la proie, il se retrouve mis en difficulté quand il fait partie des heureux gagnants d’une place pour la chasse à l’homme organisée tous les dix ans par le Patron, celui qui préside cette société vampirique.
Bien entendu ce n’est pas sans rappeler La planète des singes de Pierre Boulle, mais l’histoire est suffisamment éloignée pour ne pas en être une pure copie.

L’idée de ce narrateur humain dans un monde où les vampires sont devenus la norme est excellente car elle plonge le lecteur dans les pensées de Gene et lui fait partager la peur du jeune homme. Le roman prend son temps pour démarrer afin de mieux présenter les difficultés et les impératifs du jeune homme pour passer inaperçu. D’apparence fastidieuse, cette partie est pourtant indispensable pour gagner en nervosité sur la deuxième partie et ne pas être obligé d’alourdir l’action par des détails techniques. Cette fameuse seconde partie est aussi la plus intéressante. Certaines choses étaient un peu faciles et prévisibles mais d’autres sont réellement surprenantes, même si au final le récit manque du panache qui aurait pu en faire un très bon livre. Il n’en reste pas moins une lecture agréable et sans prétention qui vous fera passer un bon moment.



lundi 26 août 2013

Si j'aurais pu, j'aurais pas revenu !



Youpi, je suis revenue ! Ouais, non, en fait je ne suis pas aussi folle de joie que ça. Pourtant j’ai joué au loto cet été, et j’ai même gagné. 6,90€. Vous vous doutez bien qu’avec un gain aussi mirobolant je n’ai pas vraiment pu changer de vie… Donc me revoilà, le sourire aux lèvres (ou presque) à l’idée d’affronter une nouvelle année de transports en commun, d’embouteillages et de têtes tristes (voire pire). Côtés positifs de cette rentrée, j’ai retrouvé mes chats (enfin deux sur trois, le dernier n’a pas daigné se montrer) et ma connexion internet, mon avis d’imposition ne m’attendait pas dans ma boîte (ils m’ont peut-être oubliée ?!) et je vais continuer à jouer au loto. En attendant d’aller vivre à Tahiti une fois millionnaire, je retourne taper les chroniques de mes lectures estivales (au boulot feignasse !).


Bonne rentrée à toutes et tous !

samedi 10 août 2013

Pause...

Le blog a bien travaillé cette année, il a donc droit à quelques jours de vacances (droit du travail, acquis sociaux, menace de grève, on ne se doute pas qu'un blog puisse être aussi revendicatif !). J'ai donc du céder à la pression et lui accorder 15 jours de repos, en espérant qu'il ne prenne pas trop goût à ne rien faire... Bonnes vacances à celles et ceux pour qui c'est enfin le tour, et bon courage aux autres ;)



Groove Armada - Think Twice

vendredi 9 août 2013

Multiversum, Leonardo Patrignani

Résumé :

Alex vit en italie, Jenny en Australie. Ils ne se sont jamais vus pourtant ils se connaissent depuis toujours, unis par un lien télépathique très fort. Le jour où ils cherchent à se rencontrer, ils découvrent qu'il existe une infinité d'univers parallèles et que la réalité qui les entoure n'est qu'une de ces multiples dimensions. Parviendront-ils à se rejoindre tandis que leur destin semble lié à celui, inéluctable, de la Terre? Existe-t-il un monde où vivre leur amour ?


Avis :

Doté d’une couverture sublime et d’un résumé alléchant, la lecture de Multiversum promettait une lecture synonyme de très bon moment. Pourtant ça n’a pas vraiment été le cas.

En premier lieu, vu la quatrième de couverture, le lecteur peut s’attendre à une mise en place rapide des évènements et une intrigue qui vient bien au-delà de ces quelques lignes. Malheureusement, le résumé dévoile en fait le plus gros de l’intrigue, d’où une grosse déception, d’autant que le sujet n’est pas vraiment original et a déjà été traité de manière subtile et poétique dans le film Entre deux rives. Et il faut avouer que Multiversum ne souffre pas la comparaison, si vous avez vu le film vous risquez encore davantage la déception.
Deuxième point, les personnages m’ont semblé fades, sans relief, se laissant porter par les évènements, manquant de combativité et d’ingéniosité. Ils auraient mérité davantage de profondeur et il est très difficile de s’y attacher, encore moins de s’y identifier.
Enfin la structure du roman m’a laissée perplexe, il ne se passe pas grand-chose pendant les trois quarts du récit, tout s’accélère sur la fin, mais trop tard et de façon trop précipitée. Le rythme s’emballe mais c’est un peu brouillon, nombre d’interrogations restent sans réponse et les explications données ne le sont pas très clairement, perdant parfois le lecteur en cours de route, l’obligeant à revenir en arrière pour être sûr d’avoir bien compris.


Si on ne peut pas nier qu’il y ait de bonnes idées dans Multiversum, elles sont trop peu exploitées, ce roman manquant d’élan dès le départ et ayant du mal à capter l’intérêt du lecteur. Heureusement que le style de l’auteur et fluide, rendant la lecture aisée. Espérons que ce roman bénéficie d’une suite qui ne reproduira pas les mêmes erreurs.


Zombie Story T1 - Zombie Island, David Wellington

Résumé :

À la suite d'une catastrophe mondiale les pays les plus développés sont envahis par des hordes de zombies cannibales. Seules quelques enclaves subsistent, en Somalie notamment. À la recherche d'un remède au virus, un groupe d'adolescentes surarmées, menées par un vétéran, se rend à New York. Tous se croient préparés au pire. Mais dans l'île de Manhattan en ruine, ils vont bientôt découvrir que la non-mort est loin d'être le destin le plus terrifiant...


Avis :

Alors, de prime abord, ce livre commence bien et se distingue par son originalité. Invasion zombie, poches de résistance, réorganisation de la société, maladie, expédition à New-York pour aller chercher des médicaments, jusque-là tout va bien. C’est après que cela se gâte, car hélas il y a beaucoup de longueurs et d’éléments peu crédibles, ce qui a pour résultat à la fin de laisser le lecteur perplexe, se disant « tout ça pour ça ? ».
L’exemple le plus frappant est celui du zombie dont les facultés cérébrales restent intactes. L’idée est juste excellente, mais hélas au fil du roman le personnage tourne à la farce et est « too much ».
Zombie Island donne l’impression que l’auteur s’est donné pour but de faire un zombie book original, quitte à donner dans la surenchère et l’extravagance. Mais à côté de cela, certains passages traînent en longueur et au final l’intrigue n’avance pas tant que ça. À vrai dire, je pense qu’on pourrait en ôter la moitié du romans sans que même que la trame perde en consistance, c’est dire.
Reste à savoir ce que les tomes suivants nous réservent, si les défauts évoqués seront toujours présents ou pas…

Journal d'un vampire, Comte Dracula

Résumé :

Vladimir Dracula est le vampire le plus connu dans le monde et l'un des piliers de la société des
morts-vivants. Comme il est sujet de fascination, il a décidé de livrer sa pensée intime aux malheureux mortels en publiant son Journal. Ses propos sont saisissants, angoissants : « Je sais que vous serez humiliés et séduits par mon livre passionnant, ma vie palpitante, mon château fabuleux, mon style inimitable, mes forces surnaturelles, ma cave à sang, et mon souci du détail... »


Avis :

Et si le comte Dracula nous faisait partager son journal intime ? Ses rêves, ses tracas du quotidien ou ses aspirations professionnelles offerts au regard de nous autres, simples mortels… C’est ce que propose ce petit journal. De petit format, couverture cartonnée, illustré de photos, cartes de visite, factures ou tickets de caisse, Journal d’un vampire vous plongera dans le quotidien du plus célèbre des vampires. Problèmes familiaux ou de plomberie, rien n’est caché au lecteur !

Alors c’est fun, sympa, mais ça n’est pas franchement indispensable. Le concept est plus intéressant que le contenu. Un livre certes atypique, mais passées les premières pages qui sont drôles et surtout l’effet de surprise, le livre tourne un peu en rond…

jeudi 8 août 2013

Le journal intime de Georgia Nicolson T8 - Un gus vaut mieux que deux tu l'auras, Louise Rennison

Résumé :

Patatras ! Au moment tant espéré où Scooterino offre enfin son cour à Georgia, Robbie débarque sans crier gare ! N'en jetez plus, la cour est pleine ! Deux gus de compagnie pour le prix d'un, c'est beaucoup pour une seule fille, fut-elle Georgia. Voici notre héroïne en proie à un dilemme auquel elle n'était pas préparée.


Avis :

On pourrait penser qu’au bout du huitième tome Georgia allait s’assagir, mais il n’en est rien ! Après avoir désespérément couru (avec plus ou moins de succès) après Super Canon, la jeune fille se voit courtisée par, non pas un, mais deux prétendants. Forcément, le choix est difficile, surtout lorsqu’on s’appelle Georgia Nicolson…

Encore un tome mené tambour battant, drôle et incisif, à prendre au x-ième degré au moins. Georgia a toujours des problèmes existentiels d’adolescente moderne et va prendre les choses en main pour les résoudre. Derrière l’apparente futilité de ce type de roman se cachent de vraies thématiques chères aux ados, et, avec, les clés pour les surmonter, rendant de fait cette lecture moins superficielle qu’elle n’y paraît. Reste le style du livre qui ne plaira pas à tout le monde, la gouaille de la jeune fille étant pour le moins particulière.

Destiné aux adolescentes, Un gus vaut mieux que deux tu l’auras ravira les fans de la série.



Le cycle d'Alamänder T1 - Le T'sank, Alexis Flamand

Résumé :

Aujourd'hui, vous partez pour Alamänder. Allez donc saluer Anquidiath, le demi-dieu enfoui sous la montagne, chatouiller les monstrueux poulpes de guerre, flâner parmi les épis du champ de blé carnivore ! Aurez-vous le cran de suivre Maek, jeune homme en quête d'une mythique école d'exécuteurs ? Serez-vous digne de devenir le disciple de Jonas, détective spécialisé dans les affaires criminelles magiques ? Si c'est le cas, préparez-vous à découvrir un monde où se côtoient humour, intrigues policières et créatures improbables. Un monde original et farfelu d'où vous ne reviendrez peut-être pas indemne. On vous aura prévenu.


Avis :

La première question que le lecteur se pose après avoir commencé ce livre est : mais que mange l’auteur au petit-déjeuner pour avoir créé un univers aussi barré qu’Alamänder ?!

Dans Le T’sank le lecteur fait la connaissance de Jon, mage exproprié, ainsi que de son démon Retzel (le démon le plus déjanté croisé jusqu’ici) et de Maek, jeune garçon destiné à être guerrier (pour lutter contre des blés carnivores, oui oui, rien que ça, Alexis Flamand doit avoir un mauvais souvenir de ses corn flakes, je ne sais pas…) mais qui veut devenir assassin. Le lecteur va suivre le cheminement de ces deux personnages principaux, l’un voulant récupérer sa maison et se retrouvant malgré lui à enquêter sur des meurtres, l’autre voulant intégrer l’école d’exécuteurs, le tout dans un univers fantasy unique. En fait, il est très difficile de décrire cet univers tant il est riche et complexe, mais aussi parce que l’humour de l’auteur est omniprésent dans le roman.
La plume d’Alexis Flamand est jouissive et retranscrit à la perfection le côté loufoque du livre. Les répliques entre Jon et Retzel notamment sont les plus savoureuses, ainsi que les réflexions du mage. Si parfois il y a quelques longueurs le temps que l’intrigue se mette en place, l’écriture de l’auteur garde le lecteur scotché au roman. D’ailleurs, le début du livre est un peu déroutant, on se demande où tout cela va nous amener, mais il s’agit de poser les choses, ne vous arrêtez pas à ça et laissez-vous porter par les poulpes (vous comprendrez en lisant Le T’sank).


Premier tome du Cycle d’Alamänder, Le T’sank surprend et ravit le lecteur. J’espère juste que la suite sera aussi réussie.

mercredi 7 août 2013

Hemlock T1, Kathleen Peacock

Résumé :

Depuis qu'Amy a été assassinée, la petite ville d'Hemlock vit dans la peur et la suspicion. Le bruit court qu'un grand loup-garou blanc rode, à la recherche de sa prochaine proie...
Dans cette atmosphère trouble, Mackenzie, la meilleure amie d'Amy, ne parvient pas à faire son deuil et décide de mener sa propre enquête. Son instinct la trompe-t-il en lui soufflant que la mort de son amie n'a pas livré tous ses secrets ?
Pour découvrir la vérité, Mac devra compter sur deux garçons : Kyle son meilleur ami, et Jason, le petit copain d'Amy. Deux garçons dont elle ne pensait pas qu'ils puissent être à ce point opposés. Et séduisants. Terriblement séduisants...
Car à Hemlock, les apparences, trompeuses, cachent souvent d'inavouables secrets...


Avis :

Amy est morte, attaquée par un loup-garou. Dans un monde très semblable au notre, les loups-garous ont été découverts, mais les gens atteints du Syndrome Lycanthrope cache ce secret car les autorités sont loin d’être bienveillantes à leur égard. La polémique est d’ailleurs relancée car Amy était la petite-fille d’un puissant sénateur, et bientôt la petite ville d’Hemlock va être envahie par les Traqueurs, des chasseurs violents et sans scrupules.
Mac pleure encore son amie disparue quand une nouvelle attaque a lieu. Aidée par son ami Kyle ainsi que par Jason, le petit ami d’Amy, la jeune fille va mener l’enquête de son côté et se rendre compte que son petit village n’est pas si tranquille qu’il n’y paraît et que ce en quoi elle croyait n’était qu’illusion.

Roman young adult, Hemlock mélange fantastique, thriller et romance. Le lecteur est emmené dans cette enquête pour retrouver le meurtrier d’Amy et va de découverte en découverte. L’intrigue est bien menée et réserve son lot de surprises. Le dénouement final est vraiment difficile à deviner, l’auteur ayant pris soin de brouiller les pistes et de faire de chaque personnage un coupable potentiel. Le fameux triangle amoureux cher au romans YA est présent lui aussi, mais ne m’a pas gênée, il s’insère parfaitement dans l’histoire.
Mais au-delà de l’aspect fantastique, le roman est surtout un plaidoyer pour le droit à la différence et un avertissement contre l’extrémisme. Le sujet est traité de manière très manichéenne certes, mais sans lourdeur, ce qui le fait plutôt bien passer, d’autant que le style de l’auteur est fluide, simple et non pontifiant.


Hemlock est une lecture agréable que j’ai dévorée en quelques heures. Classique car réutilisant les ingrédients qui ont fait le succès du genre, il maintient néanmoins le suspense, et donc l’intérêt du lecteur, jusqu’au bout. Si vous aimez les loups-garous et les thrillers, vous ne serez pas déçus. 



Clair obscur T1 - Innocence, Kelley Armstrong

Résumé :

Maya Delaney aime la nature : les bois qui entourent sa maison sont comme un sanctuaire et sur sa hanche, la jeune fille a une tache de naissance qui ressemble à l'empreinte d'une patte de puma. Autant de signes que Maya ne pourrait pas vivre ailleurs. Jusqu'au jour où des événements étranges bousculent la vie des habitants de Salmon Creek. Daniel, le meilleur ami de Maya, a de mauvais pressentiments à propos de certaines personnes, comme Rafe, un adolescent qui vient d'arriver en ville. Quel secret cache-t-il ? Et pourquoi Maya l'intéresse-t-elle tant ?


Avis :

Voilà un livre commencé avec un manque d’envie flagrant et qui s’est transformé en petit coup de cœur.

Le roman s’ouvre sur la noyade de la meilleure amie de Maya. Des mois après, cette dernière a du mal à s’en remettre, même si elle est très entourée par sa famille adoptive et ses amis. Et puis un nouveau arrive au lycée de Salmon Creek, mystérieux et un peu bad boy, le genre de type qu’il ne faut pas approcher mais que la jeune fille a envie de connaître davantage. Dit ainsi ça fait un peu cliché, mais détrompez-vous, l’histoire est moins futile que vous ne le pensez, la communauté de Salmon Creek réserve bien des surprises.


Après Pouvoirs obscurs, c’est le deuxième livre de Kelley Armstrong que j’ouvre, et, après un essai en demi-teinte, cette fois je suis séduite par le talent de l’auteur pour raconter une histoire et faire adhérer le lecteur. Son style est fluide et accrocheur, l’intrigue se met lentement en place, et une fois les fondations posées, le rythme est soutenu jusqu’à la fin. Justement, la fin, parlons-en. J’ai été frustrée en terminant Innocence, tellement de questions restant en suspens. Le deuxième tome doit arriver en 2014, mais je n’ai pas la patience d’attendre, il est déjà commandé en V.O. et je scrute ma boîte aux lettres chaque jour !



mardi 6 août 2013

Feed T1, Mira Grant

Résumé :

2014. L’humanité a vaincu le cancer, mais elle a créé un fléau que nul ne peut arrêter : un virus qui prend le contrôle des cerveaux. Les individus contaminés n’ont plus qu’une obsession : manger. Vingt ans après, Georgia et Shaun Mason relatent sur leur blog les rebondissements de la campagne présidentielle. C’est alors qu’ils découvrent un scoop sans précédent : les infectés sont au cœur d’une sinistre conspiration. Les enquêteurs sont prêts à tout pour faire éclater une vérité qui pourrait bien leur coûter la vie.


Avis :

Feed est vraiment une surprise, un roman à part dans l’univers des zombies books. C’est sûrement à cause de cela que le lecteur fan de morts-vivants sera un peu déstabilisé en lisant ce roman.

Dans un monde qui a survécu à l’invasion zombie, Georgia et son frère Shaun sont journalistes blogueurs. La confiance envers les médias traditionnels ayant pris du plomb dans l’aile, la population s’est tournée vers les blogueurs indépendants, censément indépendants et objectifs. Leur blog sera retenu pour suivre la campagne électorale du sénateur Peter Wymaneste à la présidentielle. En traversant les États-Unis et en pénétrant les coulisses de la politique, Georgia va découvrir des secrets qui la mettront en danger…

Il faut avouer que je ne m’attendais pas du tout à ce genre de roman. Feed est avant tout un thriller politique, et non un livre de zombies. Les morts-vivants servent l’histoire, mais n’en sont pas le centre. Au final, j’ai beaucoup aimé cette façon d’appréhender le sujet, cet angle étant très original, et le sujet des blogs est assez accrocheur. Les personnages sont agréables, Georgia et Buffy en tête. Pourtant, j’ai trouvé que le livre tirait en longueur et manquait de rythme. Si j’ai beaucoup aimé l’intrigue en elle-même, la narration m’a fatiguée, si bien que j’ai mis ce livre en pause à plusieurs reprises. C’est vraiment dommage car le fond est prenant mais du coup le rythme semble bien trop lent et le lecteur est si frustré qu’il a envie de sauter des pages pour avoir ses réponses.

Je ne sais pas encore si je lirai la suite, j’ai envie de savoir ce qui va se passer après la fin du premier opus qui m’a laissée sur le derrière (pour être polie), et en même temps je redoute l’ennui et la frustration dus au manque de dynamisme éventuel du livre…

lundi 5 août 2013

Apocalypsis T4 - Cavalier Pâle - Elias, Eli Esseriam

Résumé :

"Tu as essayé d'inverser les effets de ton don, avant que tu admettes que tu n'étais pas fait pour ça. Tout simplement. Ce n'est pas ton rôle de guérir ton prochain. Un Cavalier de l'Apocalypse n'existe pas pour ça. Sa mission, sa destinée, ce n'est pas d'être un héros. Et cette réalité indéniable te fait souffrir chaque seconde de chaque heure de ta vie. Heureusement pour toi, cette dernière n'est pas censée durer", Elias Land, Cavalier Pâle.


Avis :

Le lecteur fait ici la connaissance d’Elias, le dernier des cavaliers de l’Apocalypse mais non le moindre puisqu’il représente la Mort.
L’auteur suit la même structure narrative que pour les trois précédents opus, mais ce roman est particulier puisqu’Elias est le seul à vouloir échapper à son destin. Il est sans doute le plus touchant, le plus humain des cavaliers et son histoire m’a bouleversée. L’empathie avec ce jeune homme fonctionne tout de suite et sa relation avec sa mère est aussi belle que douloureuse.
Ce que j’apprécie avec Eli Esseriam, c’est que lorsqu’on pense avoir rencontré notre personnage préféré, elle nous en propose un nouveau qui est encore plus attachant que le précédent. En outre, sa plume s’adapte en fonction du caractère de son personnage. Acérée ou brutale dans les tomes précédents, elle gagne en douceur pour présenter Elias et coller à sa psychologie. Eli Esseriam prouve qu’elle maîtrise complètement son histoire et ses personnages, prouvant ainsi qu’il existe de jeunes auteurs talentueux qui méritent d’être davantage connus.
Le prochain tome clôturera la série, j’espère que ce sera un vrai feu d’artifice !