lundi 30 septembre 2013

Emergency T1 - Morsure nocturne, Cassie Alexander

Résumé :

Bienvenue dans l’aile secrète de l’hôpital du comté
“Pour sauver mon frère de la drogue, j’ai accepté la proposition d’embauche de l’Hôpital du Comté. L’école d’infirmières m’avait préparée à beaucoup de choses (Brûler des cadavres ? Aucun problème ! Découper des membres ? Du gâteau) sauf au service Y4 : une aile secrète de l’hôpital accueillant tous les patients surnaturels possibles et imaginables... et les embrouilles qui vont avec !”


Avis :

Quand l’urban fantasy s’installe dans un hôpital, c’est Edie Spence qui vous prend en charge dans le service Y4, un service très particulier puisque les patients sont des créatures surnaturelles. Edie est, elle, bien humaine, pas préparée pour deux sous à rencontrer des vampires ou des dragons, mais que voulez-vous, il faut bien travailler pour vivre. L’infirmière ferme donc les yeux sur les particularités des malades qu’elle doit soigner. Mais, hélas, quand on commence à fréquenter des surnaturels, les ennuis ne sont jamais loin, et Edie va rapidement s’en rendre compte…

Cette nouvelle série parue chez J’ai lu brille clairement par son originalité. Prenant pour cadre un service de nuit dans un hôpital, murs blancs et lumière blafarde, le ton est donné, Morsure nocturne ne mise pas sur le côté drôle de l’urban fantasy, mais plutôt sur son aspect sombre et inquiétant. Et ça fonctionne. L’ambiance est assez angoissante et quand les ennuis commencent, elle renforce le malaise du lecteur. L’intrigue est quant à elle parfois difficile à suivre, car un peu décousue. Certaines scènes arrivent sans que le lecteur ne comprennent ni le pourquoi du comment, ni l’intérêt par rapport à la trame principale. D’autant que le style de Cassie Alexander est assez inégal, oscillant entre fluidité et humour noir à certains moments, puis chaotique à d’autres. Un autre point gênant, le background aurait mérité d’être davantage expliqué et exploité, le lecteur se pose beaucoup de questions et n’aura pas de réponses sur le mystérieux service Y4 ou la place des surnaturels dans la société. Peut-être le tome suivant donnera-t-il un éclairage bienvenu sur ces points. Ces défauts auraient pu être estompés par des personnages forts, mais de ce côté-là le bât blesse aussi. Edie n’est pas particulièrement attachante, elle donne plus l’impression de subir les évènements que d’en être actrice. D’un côté, ça change des héroïnes survitaminées dotées de plus de pouvoirs que les X-Men réunis, mais là, l’infirmière manque de charisme et ne retient guère l’attention. La concernant, il y a un autre point qui m’a perturbée, c’est son choix en matière de partenaire amoureux : il est clair que je ne peux m’identifier. Du tout.


Ce premier tome d’Emergency renferme beaucoup de bonnes idées et d’originalité, mais peine à convaincre avec son intrigue qui manque parfois de cohérence et des personnages sans grande envergure. Reste à voir ce que la suite réservera avant de se faire une opinion définitive sur cette série.

samedi 28 septembre 2013

De plus en plus de sexe, de moins en moins d'originalité.



Tout le monde l’a remarqué, la mode est à la littérature érotique, voire pornographique. L’engouement des lectrices (et des lecteurs ?) pour ce type de romans a conduit les éditeurs à inonder le marché de livres plus ou moins bien écrits, à sortir les menottes, les boules de geisha, les cordes et autres œufs vibrants télécommandés pour contenter (ou pas) leur lectorat.

Je ne vais pas rentrer dans le débat de fond sur le sujet, mais rester très superficielle. Ce qui m’interpelle aujourd’hui c’est le manque d’originalité des titres (ils se ressemblent tous, une maman cochon – ah ah ah – n’y retrouverait pas ses petits) et la mocheté des couvertures.

Pour ce qui est des titres, il faut croire qu’ils se sont tous donné le mot, ou que les créatifs qui bossent dessus ne le sont pas tant que ça.
Il y a les titres impératifs : Délivre-moi, Enlace-moi, Possède-moi, Regarde-moi, Dévoile-moi, Apprends-moi, Mords-moi… C’est sûr, ça sonne mieux que Passe-moi le sel.
Il y a les romances plus mathématiques : 50 nuances, 80 notes, 99 folies de Clara, 100 facettes de Mr Diamonds… Allez, un petit effort, on va bientôt dépasser le 100 !
Celles où en sent que le mâle de l’histoire est torride : Mr Fire, Mr Diamonds, Beautiful Bastard… Forcément, Mr Charentaises est moins vendeur.
Celles où l’héroïne est clairement soumise : Toute à lui, À lui corps et âme, Prête à succomber, Play with me, PossédéeSi tu m’touches j’te pète les dents m’aurait davantage fait rire, mais bon…

Côté couvertures, j’ai du mal à comprendre le rapport entre la romance érotique et un briquet ou un porte-clés ! Peut-être (sans doute) un manque d’imagination ou de créativité de ma part, mais autant quand je vois des poignets attachés par un ruban je comprends, mais des boutons de manchettes, je reste perplexe. Après, quel que soit le thème de la couverture je trouve qu’elles font cheap, on sent que le budget n’a pas été mis sur ce poste !

Vivement les prochaines sorties, à quand un Tartine-moi avec un couteau à beurre comme illustration ?




Woodkid - Iron

vendredi 27 septembre 2013

Trop classe la sixième !, Robin Mellom

Résumé :

Trevor n'aime pas le changement, et encore moins les imprévus. Alors, ce matin, il a toutes les raisons d'être anxieux. Il rentre en sixième et quand sa meilleure amie, Libby, lui annonce qu'ils doivent se faire de nouveaux amis, chacun de leurs côtés, et qu'il ne pourra plus compter sur elle pour le sortir de ses faux pas, c'est la panique. Sans l'aide de Libby, effectivement, Trevor multiplie les bévues : il se retrouve dans les toilettes des professeurs, glisse et s'étale à la cafétéria... Sans compter que Corey, un méchant cinquième, fait aussitôt de lui son souffre-douleur. Mais le pire reste à venir car Trevor doit aussi trouver une cavalière pour le bal du collège... Survivra-t-il à cette rentrée catastrophique ?
Un roman illustré plein d'humour et de tendresse, parfait pour accompagner l'entrée en sixième !


Avis :

S’il y a bien une rentrée des classes que chaque élève redoute, c’est l’entrée au collège et donc la sixième. Et pour Trevor, qui est déjà anxieux et timide de nature, cette échéance l’angoisse plus que les autres. Alors, forcément, il compte sur son amie Libby pour l’aider à gérer cette rentrée et à s’intégrer aux autres. Sauf que cette année, Libby a décidé de laisser Trevor se prendre en main et se débrouiller tout seul…


Présenté sous forme d’un reportage avec illustrations et interviews des différents protagonistes, Trop classe la sixième est un roman plein de tendresse et d’humour et rappellera au lecteur ce passage délicat s’il est adulte, dédramatisera l’événement s’il est sur le point d’entrer au collège, et fera rire celui qui a vécu cet évènement il y a peu. Posant de vraies questions et présentant des situations cocasses mais réalistes, ce livre est à conseiller à tous les collégiens en devenir car il fait écho à leurs peurs tout en y apportant une solution. Les problèmes ne sont pas niés mais le message reste positif, ce qui est très important. Facile à lire, ludique de par sa présentation et drôle, le livre de Robin Mellom est très réussi, et je le recommande.

jeudi 26 septembre 2013

Sabina Kane T1 - Métisse, Jaye Wells

Résumé :

Sabina est une sang-mêlé, une métisse.
Mi-vampire moitié-mage, elle exerce le seul métier possible pour une paria dans son monde : assassin. Mais la guerre couve entre les vampires et les mages, et Sabina est envoyée pour infiltrer un des deux clans et assassiner son chef.
Complots sanglants, secrets de famille, pouvoirs inattendus… n’importe laquelle de ces choses toute seule serait déjà difficile à gérer. Toutes ensemble, elles pourraient bien être fatales à Sabina !


Avis :

En tant que métisse, Sabina Kane n’est à sa place ni chez les vampires ni chez les mages. Assassin pour les Dominae, une assemblée de vampires, elle effectue ses missions sans poser de questions ni s’embarrasser de scrupules, même quand il s’agit de supprimer un ami. Elle va être envoyée pour infiltrer le clan adverse, et ainsi s’apercevoir que les gentils et les méchants de l’histoire ne sont pas forcément ceux qu’elle imagine.


Cette série d’urban fantasy traînait depuis longtemps sur les étagères de ma bibliothèque quand je me suis enfin décidée à la commencer. Métisse ne brille pas par son originalité : une guerre entre les vampires et les mages, une jeune femme au caractère bien trempé qui va découvrir que la vérité lui a été cachée, de l’action, de la romance, bref, rien de nouveau sous le soleil. Enfin si, j’ai bien aimé le démon chat qui est assez drôle. Alors, même si la plume de Jaye Wells est fluide et agréable, je n’ai pas accroché au personnage de Sabine. Trop froide, j’ai eu du mal à m’attacher à elle, et je suis restée spectatrice de ses aventures sans vraiment ne jamais rentrer dans l’histoire. Vraisemblablement, je ne continuerai cette série qu’en cas de pénurie de lecture…

mercredi 25 septembre 2013

Enclave T2 - Salvation, Ann Aguirre

Résumé :

La vie de Trèfle a bien changé. Dans l’enclave, elle était une chasseuse, forte et combattive, indispensable à la survie de la communauté. Pourtant, à Salvation où elle s’est réfugiée avec Del, son partenaire de chasse, elle n’est plus qu’un fardeau. Elle ne sait ni coudre, ni cuisiner. Elle n’aime pas aller à l’école. Et pour ne rien arranger, Del prend ses distances. Mais aux alentours de la petite ville tranquille, le danger rôde toujours. Les Monstres ne sont pas loin. Et ils sont de plus en plus intelligents. Ils observent. Ils attendent. Ils ont un plan. Le combat approche. Bientôt, Trèfle va retrouver une raison de vivre.


Avis :

Après avoir été chassés de l’enclave et avoir échappé aux gangs, Trèfle et Del ont réussi à rejoindre Salvation, en compagnie de Tegan et Bandit rencontrés en chemin. Si, dans l’enclave, la jeune fille était considérée comme une adulte et assignée à des missions dangereuses, tout est différent dans la ville fortifiée où elle est considérée comme une enfant, obligée d’aller à l’école et réduite à faire de la couture sur son temps libre. Sans compter que Del est plus que distant, son attitude conduisant la jeune fille à se rapprocher dangereusement de Bandit, le seul qui semble la comprendre dans cette nouvelle vie déroutante.

La première partie est assez lente, consacrée à voir comment les jeunes rescapés s’intègrent dans la ville. Le rythme du récit est cohérent avec celui de la ville, calme et routinier. Les habitants de Salvation se pensent à l’abri du danger, Trèfle essaye pourtant de les avertir du changement de comportement des monstres, sans résultat. D’ailleurs, à propos de ces créatures, le lecteur va en apprendre un peu plus…

Tout s’accélère dans la seconde partie. Le danger devient une réalité et il faut s’organiser. Les habitants de Salvation doivent passer outre leurs préjugés et intégrer Trèfle à la stratégie de défense qu’ils vont devoir mettre en place. Action, rebondissements et surtout de nouvelles questions qui surgissent. Sur les monstres, sur la fin de la précédente civilisation, sur le pourquoi du comment de la répartition de la population sur terre et sous terre… Tant de questions, et si peu de réponses. Cela dit le lecteur n’a pas trop le temps d’y penser tant le rythme s’est accéléré. Ann Aguirre ne ménage pas le lecteur et le laisse frustré à la fin de ce tome. Maintenant, il ne reste qu’à attendre la suite !

mardi 24 septembre 2013

Iluvendan T1 - Rencontre avec Gaeria, Nicolas Debandt

Résumé :

Iluvendan. Une cité où la magie et la technologie se côtoient et s'entremêlent. Le Iolthän, étrange cristal noir, source d'énergie mystérieuse, assure la prospérité de la cité, fait voler ses aéronefs, offre le confort à ses habitants. Trois adolescents, les jumeaux Feäsil et Klaod et la séduisante Imenel, vont enfin pouvoir découvrir cette cité, car c'est là qu'ils mèneront leurs études. Les heures de cours, les rencontres avec les enseignants, les doutes personnels, cela aurait déjà de quoi largement remplir les journées : mais voilà qu'ils découvrent des rumeurs parlant d'une pénurie de Iolthän, d'une guerre imminente face au pays voisin ! Et comment résister à l'appel de l'aventure lorsqu'on est jeune ? Les trois héros vont décider d'enquêter. Manipulés par certains, aidés par d'autres, ils devront faire face à des forces qui les dépassent, mais feront tout pour faire éclater la vérité !


Avis :

Dans un monde à la croisée de la fantasy et du steampunk (mais avec une forte prépondérance de la fantasy), le Iolthän assure à la cité son développement technologique. Mais hélas, cette pierre vient à manquer et devient la convoitise de tous, engendrant moult tensions et la guerre se profile. Dans ce contexte le lecteur va suivre trois jeunes gens, au cours de leurs études puis dans leur mission, chacun ayant choisi une voie différente permettant d’avoir un éclairage multiple de la situation. Et si au départ le lecteur va penser à une quête initiatique on ne peut plus classique, le monde et l’intrigue dans lesquels les auteurs vont le plonger vont s’avérer bien plus complexes.

Iluvendan est un roman qui surprend. D’abord le lecteur peut-être un peu déstabilisé car le résumé laisse penser que le côté steampunk serait plus présent. Passé cette petite déception (ou pas, tout dépend de la sensibilité à cet élément), il est complètement plongé dans l’univers du roman. Les descriptions permettent à la cité et aux personnages de prendre vie et d’immerger complètement le lecteur, rendant la lecture totalement addictive. Les personnages sont très attachants, surtout les trois adolescents, avec un bémol pour l’un d’entre eux, mais je n’en dirai pas plus pour ne pas gâcher la lecture (et puis après tout, chacun ses goûts). L’intrigue est intelligente, bien menée, regorgeant de détails permettant au lecteur de bien en comprendre tous les aspects, et de nombreuses surprises sont au rendez-vous.
L’écriture est simple et fluide, avec cependant quelques maladresses et des impressions de « faux-raccords » sans doute dus à l’écriture à quatre mains, exercice compliqué il faut le reconnaître. Ce sont des détails qui passent inaperçus dans les moments où le rythme est haletant, mais que l’on remarque davantage dans les moments plus calmes. Après, qu’on soit bien d’accord, cela ne gêne absolument pas la lecture et ne gâche pas le plaisir.


Nicolas Debandt et Marc-Antoine Fardin ont su proposer un roman à l’univers riche et complexe qui plonge le lecteur dans un autre monde et l’emmène loin de son quotidien, au sein d’une aventure exaltante. La lecture de la suite est indispensable !

lundi 23 septembre 2013

Vampire Academy T1 [BD], Richelle Mead

Résumé :

Lissa Dragomir est une princesse Moroï : un vampire mortel capable de domestiquer la magie élémentaire. Elle doit être protégée à tout prix des griffes des Strigoï, des vampires immortels parmi les plus cruels.
Rose Hathaway est la meilleure amie de Lissa et elle est prête à risquer sa vie pour elle. Le puissant mélange de sang humain et vampire qui coule dans ses veines en fait un garde du corps très spécial...


Avis :

L’adaptation graphique de la série Vampire Academy paraît bien pâle à côté du roman, mais en même temps c’est Vampire Academy, alors bizarrement j’ai aimé quand même. Si l’histoire est d’une fidélité irréprochable à Sœurs de sang, les dessins ne sont pas forcément convaincants. On ne va pas se mentir, au bout de six tomes qui ont fait vibrer nos petits cœurs, chaque lecteur avait en tête sa vision personnelle des personnages principaux, et au moins de Dimitri pour les lectrices. Ici le graphisme n’est pas à la hauteur des descriptions de l’auteur. Non que ce soit laid, ça peut même passer, sauf pour Dimitri qui est loin d’avoir en images le charisme qu’il dégageait par les mots. Grosse déception de ce côté-là, il faut l’avouer.

Mais comme je le disais, cette bande dessinée est néanmoins agréable à lire, tout simplement parce qu’elle replonge le lecteur fan dans l’univers de Richelle Mead, et rien que pour ça, ça vaut le coup.

vendredi 20 septembre 2013

La chambre d'Albert Camus, William Réjault

Résumé :

Une jeune enfant courageuse partie avant l'heure, la toilette quotidienne d'une star en fin de vie, un couple de personnes âgées, tendre et touchant, la maltraitance en maison de retraite... Voici ce que vous découvrirez dans le quotidien de Ron l'infirmier : la vie. Dans un style vif et poignant, William Réjault nous offre un concentré de ce que la nature humaine fait de mieux... et de pire.


Avis :

En ouvrant ce recueil, je m’attendais à quelque chose de léger, à des nouvelles plutôt drôles sur l’univers hospitalier. S’il y en a aussi, c’est surtout beaucoup de tendresse et d’émotions que William Réjault propose à ses lecteurs. Tout n’est pas drôle quand on est infirmier, et l’auteur nous le fait bien comprendre. Les patients meurent, sont dépendants, seuls, fous à lier, et lui essaye de faire son travail du mieux possible avec les moyens du bord, avec générosité et empathie. La nouvelle qui m’a le plus marquée est à mon sens la plus dure aussi, celle de la petite fille atteinte d’un cancer et de sa maman. J’en avais les larmes aux yeux à la fin. Car le talent de l’auteur est là aussi : sans fard, avec simplicité, il raconte ces histoires avec pudeur, sans juger ni essayer d’épargner le lecteur. Sans doute ce qui rend ce recueil si authentique, car il dépeint aussi le côté obscur du monde médical, notamment en psychiatrie et l’on sent bien qu’il est impuissant face au système.

Pour avoir pas mal fréquenté les hôpitaux, j’ai un grand respect pour le personnel soignant qui n’est pas épargné par les malades dont ils s’occupent. Ce livre n’a fait qu’accroître mon respect…



Challenge jeunesse / young adult #3

Comme le temps passe vite, les inscriptions pour le Challenge jeunesse / youg adult #3 sont déjà ouvertes. Vu que j'avais bien aimé le concept et qu'en plus ça m'avait permis de découvrir pas mal de livres (en fait je ne sais pas si c'est vraiment positif ça...), j'ai décidé de rempiler.

Pour les modalités complètes, c'est ici. Je suis tentée d'essayer la catégorie 6, Au pays des mille et un livres (soyons fous !), on verra bien ce que ça donne.
N'hésitez pas à vous inscrire Muti ne mord pas (sauf ceux qui sont consentants bien sûr, mais ça, ça ne nous regarde pas) et plus on est de fous, etc...

Oh, j'allais oublier, il y a un bien sûr logo, disponible en plusieurs couleurs et j'ai choisi, surprise surprise, le rose !



jeudi 19 septembre 2013

Maeve Regan T3 - La dent longue, Marika Gallman

Résumé :

Depuis que je sais qu’il y a un traître parmi nous, ma vie n’a plus rien de facile. Je dois recruter un max de vampires pour constituer ma propre armée afin de combattre celle de mon père, qui a toujours la ferme intention de me tuer pour me voler mes pouvoirs. Rien que ça. Mais c’est une excellente motivation pour parfaire mon apprentissage de la magie, puisque l’heure de la confrontation approche. Tout ça serait déjà bien assez compliqué sans y ajouter mon imbécile de frère, qui essaie de me mettre des bâtons dans les roues. Et le fantôme de mon ancien amant, qui me poursuit. Je crois que je suis en train de devenir folle.


Avis :

Première observation hautement utile à propos de ce livre, j’ai adoré la couverture, et je veux ce fauteuil chez moi. Donc si une bonne âme souhaite me l’offrir, n’hésitez pas à me contacter par mail.


Ceci étant dit, passons à la chronique du livre lui-même. De plus en plus de responsabilités pèsent sur les épaules de Maeve et la jeune femme n’a pas plus rien à voir avec celle du premier tome. Plus mature et obligée de faire face à de nombreux problèmes (le traître dans ses rangs, son frère, son père…), elle semble plus solide extérieurement mais plus tourmentée aussi. Cette évolution n’est pas pour me déplaire, loin de là. L’intrigue gagne en complexité et est menée tambour battant ; plus le lecteur avance dans le livre, plus il est difficile de le refermer pour retourner dans la vraie vie. Marika Gallman maltraite ses lecteurs tout comme ses personnages, il faut se méfier de tout le monde, et les révélations et rebondissements qu’elle nous offre donnent parfois envie d’aller taper sur l’épaule de l’auteur et de lui dire « mais euh, pourquoi ? » (quelle éloquence, n’est-ce pas ?!). Ce tome est aussi plus sombre, moins drôle, même s’il est une nouvelle fois truffé de clins d’œil qui détendent un peu l’atmosphère. Pour ce qui est des personnages, Trévor revient en force (je l’avais un peu beaucoup oublié pour être honnête) et il apporte un nouvel éclairage sur certains points. J’ai beaucoup aimé ce vampire, sûrement mon personnage masculin préféré, même si, connaissant l’auteur, je ne lui fais pas totalement confiance (en fait je ne fais confiance à personne, je vire en mode parano dès que je commence une aventure de Maeve !). L’écriture de l’auteur a gagné en maturité aussi, Marika Gallman a un style bien à elle, la narration est fluide rendant la lecture encore plus addictive. Seul reproche ? La fin ! J’ai regardé s’il n’y avait pas une page collée, un passage qui m’avait échappé, et hélas non, il faudra attendre la suite. Mais euh ?!

mercredi 18 septembre 2013

Les chroniques de l'Armageddon T2 - Exil, JL Bourne


Résumé :

Chroniques de l’Armageddon… le journal qui retranscrit le désespoir et la volonté de survivre d’un homme, victime d’un cataclysme planétaire… et qui joint ses forces à celles d’une poignée de réfugiés pour combattre un ennemi sans âme, à la fois humain et inhumain, depuis un complexe de missiles balistiques abandonné. Mais dans un monde de morts-vivants, la survie a-t-elle encore un sens ?


Avis :

Toujours sous forme de journal, ce deuxième tome des Chroniques de l’Armageddon permet de retrouver le héros du tome précédent et de suivre son évolution dans un monde zombifié.

J’avais bien aimé le premier qui racontait le quotidien d’un survivant, j’ai moins accroché à celui-ci, car trop technique. Le héros, militaire de carrière il faut le rappeler, va devoir rempiler et se mettre au service de la collectivité et non plus de sa seule survie. Si, sur le point de l’histoire, ce changement de direction est appréciable pour éviter une redite du premier tome, l’auteur plonge le lecteur dans la guerre, avec le langage idoine. Et là, moi j’ai été perdue et ennuyée. Trop de termes militaires techniques ont eu raison de mon intérêt puisque je n’y comprenais quetsche. Alors, globalement, le roman reste intéressant, mais la lecture a été fastidieuse à cause du défaut précité. J’espère que le dernier tome saura faire renaître l’étincelle…

R.I.P.D. Brigade Fantôme



Synopsis :

L’irascible et indiscipliné Roy se voit assigner comme nouveau coéquipier feu Nick Walker, un jeune policier de Boston récemment défunt. Les deux «hommes» vont devoir ravaler leur antipathie respective pour mener à bien leur mission. Quand ils découvrent un complot susceptible de mettre fin à la vie telle que nous l’avons toujours connue, les deux cracks du R.I.P.D. n’ont qu’une option : rétablir l’équilibre cosmique pour que le tunnel qui mène vers l’au-delà ne remplisse pas soudain la fonction inverse et ne précipite pas l’avènement des morts.


Avis :

La recette de ce film est assez simple : on reprend le mécanisme du duo de flics mal assorti, on mélange avec une dose de Men In Black et une de Ghosbusters, on rajoute un soupçon de Ghost, et le tour est joué. Si l’originalité et la créativité ne sont pas vraiment au menu, R.I.P.D. est néanmoins un bon divertissement, rythmé et bourré d’humour, reposant sur les épaules Jeff Bridges, excellent dans son rôle, au point qu’il éclipse totalement Kevin Bacon et Ryan Reynolds (ce dernier aurait gagné en charisme en retirant plus souvent sa chemise, mais bon). Le film est rythmé, il y a de l’action sans tomber dans la surenchère côté « baboum » ni SFX, des morts-vivants nouvelle génération, j’ai ri quelques fois et ne me suis pas ennuyée un instant. Alors si R.I.P.D. n’est pas le film de l’année, il reste un divertissement avec un côté second degré assumé qui, certes, ne restera pas dans la mémoire collective du cinéma, mais fait passer un agréable moment de détente.

3.5/10




mardi 17 septembre 2013

Anita Blake T16, Sang noir, Laurell K. Hamilton

Résumé :

Le loup-garou Jason a besoin de moi, non pas comme chasseuse de vampires, marshal fédéral ou nécromancienne, mais en tant qu’amie. Pendant quelques jours, il voudrait avoir l’air d’un type normal, dans une relation de couple normale, afin de pouvoir faire ses adieux à son père mourant. Dans sa petite ville natale de Caroline du Nord, on ne devrait pas avoir trop de mal à garder notre identité secrète. Depuis le temps, je devrais pourtant savoir que rien ne se passe jamais comme prévu.


Avis :

Ma chronique sera à l’image de ce qu’a fait LKH avec ce livre : je ne vais pas trop me fouler.
Point positif de Sang noir : Jason.
Points négatifs : le reste.

Ce seizième tome permet au lecteur d’en apprendre davantage sur mon loup-garou préféré puisque l’histoire se déplace chez lui, en Caroline du Nord. À part ça, rien de nouveau sous le soleil. Anita en profite pour coucher avec plein d’hommes (comme d’hab), agrandir son harem (comme d’hab) et s’adonner à la psychologie de bazar (comme d’hab). Il n’y a pas vraiment d’intrigue, chaque tome semble maintenant être un prétexte pour mettre en scène les coucheries d’Anita, et moi ça me gonfle. Il paraît que le tome suivant est bien, donc je vais continuer en faisant confiance aux personnes qui me l’ont assuré (j’ai vos noms !), mais franchement, l’auteur devrait mettre un point final à sa série qui ne ressemble plus à grand-chose…

lundi 16 septembre 2013

Crossfire T3 - Enlace-moi, Sylvia Day

Résumé :

Parce qu’il me savait menacée, Gideon avait pris des risques insensés. Pour me protéger, il s’était chargé du pire des fardeaux. Son geste était la plus bouleversante des preuves d’amour, mais il nous séparait autant qu’il nous rapprochait. Prisonniers de nos secrets, nous étions plus que jamais prêts à défier le destin pour être ensemble. Je pressentais toutefois que ce passé qui nous avait déjà tellement meurtris pouvait, à tout instant, nous rattraper.



Avis :

[Attention spoilers]

Cette chronique est vraiment personnelle, vous n’y trouverez aucune objectivité, uniquement mon ressenti.

Le premier tome m’avait séduite, le second m’avait agacée et déroutée, celui-ci devait, en ce qui me concerne, décider de l’avenir de cette série.

Souvenez-vous, Gideon avait réglé définitivement son compte à Nathan pour qu’Eva ne soit plus en danger. Bien entendu, il a fait ça proprement, si bien qu’il n’est pas inquiété par la police. Alors, déjà, j’avais trouvé ça flippant. C’est un peu radical comme méthode, personne n’a de remords et Eva continue à regarder son héros avec ses yeux de truite morte d’amour. Jamais il ne lui vient à l’idée que le garçon est un poil impulsif, et peut-être un peu dangereux aussi. De quoi serait-il capable si elle décidait de le quitter ? (Ok, Eva n’aurait jamais l’idée de faire ça, je vous l’accorde, mais quand même…). Donc ce point m’a vraiment gênée. Sans compter que notre apprenti psychopathe placarde des photos grandeur nature de sa belle dans son appart, ce qui, personnellement, ne me rassurerait pas. Ensuite, j’ai eu du mal avec l’avalanche de « mon ange – mon amour » sous laquelle le lecteur est englué. Ça m’a semblé d’un niais… Le romantisme oui, la guimauve non ! Sauf qu’au moment où on était en droit d’attendre du romantisme (la demande en mariage), Gideon nous fait ça à la barbare. Envolé le côté fleur bleue, c’est ça ou rien, femme ! Et puis j’ai trouvé que Sylvia Day en fait trop, entre l’ex folle à lier, le retour Bret, la sextape, la mère d’Eva qui me fait flipper aussi, tout cela en devient épuisant. Comment réussir à s’envoyer en l’air toutes les vingt minutes quand on nage dans autant d’emmerdes ?! Parce que Gideon n’a pas perdu son appétit et Eva se lâche de plus en plus. Sur ce point j’ai du mal aussi, un coup elle est traumatisée par son passé et les viols dont elle a été victime, de l’autre elle dit clairement à Gideon qu’elle fera ce qu’il veut pour le satisfaire quitte à ce que ça ne lui plaise que moyennement. Non mais allô quoi ?! (©Nabila) Achète-toi un caractère Eva ! L’auteur essaye de nous faire croire que son héroïne a pris un bol de confiance, mais il n’en est rien, elle est toujours aussi soumise et de plus en plus lobotomisée. Bref, je pourrais continuer longtemps comme ça, mais point trop n’en faut. Ma déception est aussi grande que mon engouement du départ, Sylvia Day et moi en resterons donc là, la magie n'opère plus et je souhaite à Gideon et Eva une thérapie heureuse, parce qu’ils ne sont pas près d’en voir le bout !

vendredi 13 septembre 2013

Nightside T2 - L'envers vaut l'endroit, Simon R. Green

Résumé :

Dans le Nightside, le cœur maléfique du Londres surnaturel, tout le monde me connaît. Je suis John Taylor, l'homme qui trouve n'importe quoi. Même les choses les plus dangereuses. Tenez, en ce moment je suis chargé de retrouver le Graal Impie, la coupe de Judas. Cette relique confère un pouvoir absolu qui vous corrompt en moins de temps qu'il n'en faut pour dire "Crucifixion". Bien entendu, je ne suis pas tout seul sur l'affaire. Des anges, des démons, des saints et des damnés courent après en détruisant tout sur leur passage ! Ils ne vont pas tarder à comprendre que John Taylor est l'homme idéal pour qui veut terminer cette quête...


Avis :

Retour dans le Nightside en compagnie de John Taylor. Le Nightside, l’endroit où fourmillent les créatures surnaturelles, où il est dangereux de se promener seul pour un humain, où l’on trouve tout, même (surtout ?) le plus improbable. Et dénicher l’introuvable, c’est la spécialité du détective John Taylor, justement. Cette fois, il part à la recherche du Graal, la coupe de Judas, aux sombres pouvoirs, objet de toutes les convoitises.

Ce deuxième tome se déroule à un rythme effréné, si bien que les 250 pages passent bien trop vite. Le détective va s’allier à une partenaire pour le moins particulière. Le lecteur va rencontrer une foule de personnages, plus déjantés les uns que les autres, apportant une touche d’humour qui contrebalance la noirceur du Nightside. Le personnage de John gagne en épaisseur grâce aux révélations qui sont faites, et devient de plus en plus attachant. Le style de Simon R. Green et fluide et nerveux, collant ainsi parfaitement au récit.


Avec L’envers vaut l’endroit, Simon R. Green fait encore mieux que dans le premier tome. Le background proposé est intéressant et le personnage principal, cynique et complexe est vraiment le pilier de la série. Après Harry Dresden, John Taylor est sans doute l’un de mes héros d’urban fantasy préférés.

Pacific Rim



Synopsis :

Surgies des flots, des hordes de créatures monstrueuses venues d’ailleurs, les «Kaiju», ont déclenché une guerre qui a fait des millions de victimes et épuisé les ressources naturelles de l’humanité pendant des années. Pour les combattre, une arme d’un genre nouveau a été
mise au point : de gigantesques robots, les «Jaegers», contrôlés simultanément par deux pilotes qui communiquent par télépathie grâce à une passerelle neuronale baptisée le «courant». Mais même les Jaegers semblent impuissants face aux redoutables Kaiju.
Alors que la défaite paraît inéluctable, les forces armées qui protègent l’humanité n’ont d’autre choix que d’avoir recours à deux héros hors normes : un ancien pilote au bout du rouleau (Charlie Hunnam) et une jeune femme en cours d’entraînement (Rinko Kikuchi) qui font équipe pour manoeuvrer un Jaeger d’apparence obsolète. Ensemble, ils incarnent désormais le dernier rempart de l’humanité contre une apocalypse de plus en plus imminente…


Avis :

Attention âmes sensibles, je vais être méchante, car Pacific Rim représente tout ce que je peux détester au cinéma. Si vous avez aimé, ayez la courtoisie de ne pas m’envoyer d’œufs pourris en pleine tête. Merci.

On a donc des vilains monstres et des gentils humains qui pilotent des gros robots pour mettre sur la tronche des vilains monstres. Au début les gentils gagnent, ensuite les vilains monstres, je vous laisse deviner qui remporte le combat final (suspense quand tu nous tiens). Ici le scénario est mince comme une feuille de papier à cigarette bon marché, mais tout le budget a été mis dans les effets spéciaux (on ne peut pas tout avoir). Le spectateur s’en prend plein les yeux pendant deux heures, au point que ça en devient épuisant. Bastons, explosions, destructions, il n’y a pas grand-chose d’autre à dire sur l’action. Ajoutez à ça des sentiments cul-cul la praline et de l’humour à 30 cents, et voilà un bon aperçu du film. Ah non, il y a aussi un peu de pathos avec la petite fille japonaise, j’ai réprimé mon agacement au moment de cette scène où l’émotion est à son comble, autant que lorsque j’ouvre un paquet d’épinards surgelés ! Très honnêtement j’aurai aimé dire que ce film m’a touchée ou que j’ai trouvé un truc bien (en dehors du budget SFX), mais en plus je me suis ennuyée comme un rat mort. La scène finale où le robot traîne un paquebot sur vingt bornes m’a achevée, je n’en pouvais plus de regarder ma montre. Pacific Rim c’est un peu le genre de film que je fuis quand je zappe sur SyFy et que je tombe sur Dinocroc vs crocogator, Giant Shark contre Mégaligator ou autres nanars du genre. Sauf qu’à la limite, les films de Syfy me font rire, alors que là ça n’a même pas été le cas…

1/5




jeudi 12 septembre 2013

Le sang du rock T1 - Wicked game, Jeri Smith-Ready

Résumé :

Ciara a accepté un stage dans une station de radio locale dont les émissions nocturnes semblent provenir d'un autre espace-temps. Le secret des DJ : ce sont des vampires, à tout jamais retenus à l'époque à laquelle ils ont été convertis. Mais le rachat de l'entreprise met ces derniers en danger. Sans la station, et le lien qui les unit à leurs différentes époques, ils sont condamnés à se transformer en stupides fantômes du passé. Et Ciara ne tolère pas du tout cette politique de rachat…


Avis :


Enfin un souffle nouveau dans les histoires de vampires ! Merci Jeri Smith-Ready pour cette bouffée de fraîcheur ! Une radio avec des DJ vampires, une humaine qui, passée la surprise, va s’attacher à eux, des contraintes économiques qui menacent l’avenir des morts-vivants et surtout une mythologie vampirique toute nouvelle qui sort des sentiers battus et qui est plus qu’intéressante, voilà le programme du Sang du rock. Ajoutez à ça une plume fluide et tout un tas de références rock, vous comprendrez aisément pourquoi j’ai adoré ce livre. Exit les vampires sexy, riches et irrésistibles et les héroïnes aux superpouvoirs, ici les vampires sont vintage et les armes se résument à de la com’ et du marketing. Innovant, décalé ou addictif, autant de termes qui résument à merveille l’esprit de ce livre. Si vous en avez assez des histoires copiées/collées, des héroïnes tellement parfaites qu’elles vous filent des complexes et des parties de jambes en l’air multi-orgasmique toutes les vingt pages, foncez sur Le sang du rock !

mercredi 11 septembre 2013

Ladainian Abernaker #2 - L'ange de Pohl, Lydie Blaizot

Résumé :

Émilie, un ange de Polh, débarque à Chicago pour retrouver l’assassin d’une personne dont elle avait la charge. Mais le coupable est un vampire et l’ange, jeune et inexpérimenté, ne parvient pas à lui mettre la main dessus. Elle se met alors en tête de demander l’aide de Ladainian Abernaker, l’allié le plus improbable qui soit. Le vieil acariâtre n’aurait certainement jamais prêté l’oreille à sa requête sans la malheureuse intervention du chef des vampires de Chicago.


Avis :

Deuxième épisode des aventures du vampire le plus misanthrope et désagréable du moment. Cette fois-ci, Ladainian Abernaker va être contraint à faire équipe avec… un ange ! Oui, connaissant le personnage cette alliance semble des plus contre nature et hautement improbable, mais c’est bien ce qui va se passer dans L’ange de Pohl. Les opposés sont-ils vraiment complémentaires ? Jetez-vous sur la nouvelle pour le découvrir.
Pour ma part, j’ai préféré cet épisode au précédent que j’avais pourtant déjà beaucoup aimé. Le mélange de l’inexpérience d’Émilie et le cynisme de Ladainian est savoureux, et j’ai éprouvé beaucoup de tendresse pour les deux personnages. Le vampire m’avait déjà séduite, mais le découvrir sous un nouvel angle ne le rend que plus attachant. Si les personnages m’ont fait forte impression, il ne faut pas oublier l’intrigue. Bien ficelée et bien menée, je l’ai appréciée du début à la fin, d’autant que Lydie Blaizot propose un vrai récit qui ne laisse pas le lecteur en proie à la frustration. Et, comme toujours, l’humour rehausse encore l’histoire, ce dont le lecteur ne peut que se réjouir.

Je vous conseille chaleureusement cette nouvelle série de Lydie Blaizot, vous allez vous régaler (et en plus chaque histoire est indépendante).



84, Charing Cross Road, Helene Hanff

Résumé :

Par un beau jour d'octobre 1949, Helene Hanff s'adresse depuis New York à la librairie Marks & Co., sise 84, Charing Cross Road à Londres. Passionnée, maniaque, un peu fauchée, extravagante, Miss Hanff réclame à Frank Doel les livres introuvables qui assouviront son insatiable soif de découvertes. Vingt ans plus tard, ils s'écrivent toujours et la familiarité a laissé place à l'intime, presque à l'amour. Drôle et pleine de charme, cette correspondance est un petit joyau qui rappelle avec une délicatesse infinie toute la place que prennent, dans notre vie, les livres et les librairies.


Avis :

Roman épistolaire se déroulant après-guerre, 84, Charing Cross Road retrace les échanges entre Helene Hanff, bibliophile américaine un poil excentrique et les employés de la librairie Marks & Co. à qui elle adresse ses demandes de beaux livres. Peu à peu, la correspondance va devenir moins impersonnelle et dépeindra en filigrane le quotidien e des Anglais et des Américains de 1949 à 1969, le temps que dureront ces échanges.

De la tendresse, de l’humour et de la sensibilité, mais ce roman est surtout une belle déclaration d’amour au Livre (avec un grand L). Il s’agit réellement d’une histoire vraie, rendant l’ensemble encore plus attachant, et chaque petit détail a son importance pour mieux comprendre cette période difficile. Certains qualifieront même cette histoire de « joyaux » tant elle a su toucher le cœur de millions de lecteurs. Pour ma part, je n’ai pas vraiment adhéré, je suis restée en dehors parce qu’Helene m’a passablement irritée, et je lui ai largement préféré, dans le même genre, Le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates. Ce n’est que mon opinion, jetez donc un coup d’œil à ce livre afin de vous faire votre propre idée.