jeudi 31 octobre 2013

Helena Bonham Carter

En cette belle soirée d'Halloween qui s'annonce, j'avais envie de partager quelques photos d'une actrice que j'aime d'amour et dont la personnalité et le travail collent bien avec cette nuit particulière. Enjoy !

















mercredi 30 octobre 2013

Cendrillon me perdra, Cindi Madsen

Résumé :

Un jour mon prince viendra… Peut-être même plus que tôt que prévu.
Qu’on ne me parle plus de contes de fées. Terminé ! Depuis ma dernière rupture, j’ai décidé de ne plus croire à l’amour éternel promis par Cendrillon. Et je le vivais très bien. Non, vraiment.
Du moins, jusqu’à ce que je croise Jake, mon voisin sexy, qui est accessoirement le propriétaire de mon restaurant préféré.
Mais après ces expériences foireuses avec de prétendus princes charmants, je me suis fixé des règles strictes. Et accepter de sortir avec Jake impliquerait de toutes les enfreindre. Pourtant, il semblerait qu’il ne soit pas prêt à lâcher l’affaire…


Avis :

Darby, sémillante décoratrice d’intérieur au caractère bien trempé, enchaîne les relations qui tournent au vinaigre, si bien que la jeune femme finit par douter de trouver un jour un homme qui réponde à ses critères. Lorsqu’elle rencontre Jake, qui se prétend propriétaire du restaurant qu’elle fréquente assidûment et dont elle connait le véritable patron, Darby voit en lui un play-boy malhonnête qui essaye de se faire mousser pour l’impressionner. Et même si Jake est beau comme un dieu grec, hors de question de se laisser berner !

Cendrillon me perdra est une sympathique comédie romantique qui vous divertira ans nul doute. L’héroïne a été malmenée dans sa vie amoureuse et, pour preuve, elle explique au lecteur comment chaque conte de fée qu’elle pensait vivre s’est transformé en cauchemar. Le procédé est amusant et colle parfaitement à l’ambiance un peu Disney qu’évoque le titre du livre. Et Jake a lui aussi tout du prince charmant, mais chat échaudé craint l’eau froide, et le jeune homme va devoir sérieusement ramer pour séduire sa belle. Leur duo est plaisant à suivre, même si Darby est parfois insupportable. On tombe dans la caricature, et il est difficile de ne pas être agacé devant certaines de ses réactions, même si cela donne souvent lieu à des situations cocasses. Quant à Jake, c’est un ange de patience, pour le coup c’est vraiment le prince charmant, personne d’autre n’aurait pu subir ce que la jeune femme lui a fait enduré.

Malgré une héroïne tête à claques, la lecture est agréable et souvent drôle, le lecteur passera sans nul doute un agréable moment avec ce conte de fée moderne.

mardi 29 octobre 2013

Ouroboros, Franck Thilliez

Résumé :

L'Empreinte sanglante d'un pied nu, la suivre au long d'une rue...

L'auteur s'est amusé à suivre les règles d'un petit jeu d'écriture : donner corps à une idée en devenir depuis presque un siècle et demi, posée par Nathaniel Hawthorne - l'un des pères de la littérature américaine, dans un texte au nombre de signes limité.


Avis :

Un auteur de BD se réveille dans le chalet où il s’était installé pour donner vie au dernier tome de sa série, sans aucun souvenir des quinze derniers jours. Il ne trouve que la photo d’une empreinte de pied sanglante, sur laquelle il reconnait son écriture, et décide de suivre les indications qu’il semble s’être laissées comme indice afin de reconstituer la chronologie des deux dernières semaines perdues.
Il va trouver des réponses sorties directement de sa propre œuvre. Qui veut mettre en scène les crimes qu’il décrit dans sa BD ? Peu à peu, la vie de l’auteur et celle de son personnage se confondent, et entre imagination et réalité les contours sont de plus en plus flous…
Franck Thilliez réussit en peu de pages à créer une véritable intrigue, riche et prenante. Il brouille les pistes pour perdre le lecteur et l’amène finalement exactement où il l’avait décidé. J’ai adoré être manipulée par l’auteur et ai complètement adhéré à son récit, avec une fin logique quand on y pense, qui ne pouvait en tout cas être différente.

Une nouvelle très réussie qui m’a redonné envie d’ouvrir un roman de l’auteur.



lundi 28 octobre 2013

Charley Davidson T4 - Quatrième tombe au fond, Darynda Jones

Résumé :

Être faucheuse, c’est glauque. Charley a d’ailleurs pris quelques mois pour... se morfondre. Mais lorsqu’une femme vient frapper à sa porte convaincue qu’on essaie de la tuer, la jeune femme doit se relever. Dans le même temps, un pyromane s’attaque à Albuquerque et ses crimes pourraient avoir un rapport avec le très chaud Reyes Farrow, sorti de prison et de la vie de Charley depuis un moment. Il est grand temps pour la faucheuse de reprendre du poil de la bête !


Avis :

Charley a beaucoup de mal à se remettre de ce qui lui est arrivé dans le tome précédent et se console en restant cloitrée chez Cookie pour dévaliser les stocks du télé-achat. Sauf qu’à un moment, trop c’est trop, Cookie veut récupérer son appartement et continuer à recevoir un salaire, ce qui risque de ne plus arriver si Charley ne reprend pas rapidement du poil de la bête. Heureusement une nouvelle enquête se présente, obligeant la jeune femme à sortir et à se bouger.

Ce tome 4 relance la machine Charley qui avait un peu calé en ce qui me concerne sur l’opus précédent. L’intrigue est prenante, bien menée et réserve bon nombre de surprises et de révélations. Je ne veux pas spoiler donc je ne peux développer, mais Quatrième tome au fond vaut son pesant de cacahouètes ! La personnalité de Charley est toujours aussi attachante, tant dans ses moment de dépression qu’à travers son humour ravageur, c’est vraiment l’une des héroïnes que j’affectionne le plus. Je reste toujours aussi hermétique au charme de Reyes, si quelqu’un peut m’expliquer en quoi il fait monter la température je veux bien, parce que ça ne fonctionne pas sur moi ! La plume de l’auteur est toujours aussi fluide et agréable, c’est un régal à lire.

Mission réussie pour Charley, vivement le tome suivant !

vendredi 25 octobre 2013

Cercueil de nouvelles T2 - Punk's not dead, Anthelme Hauchecorne

Résumé :

À quoi l’Apocalypse ressemblerait-elle, contée par un punk zombi ?
Qu’adviendrait-il si le QI des français se trouvait d’un coup démultiplié ? Un grand sursaut ? Une nouvelle Révolution, 1789 version 2.0 ? Est-il sage pour un mortel de tomber amoureux d’un succube ? Les gentlemen du futur pourront-ils régler leurs querelles au disrupteur à vapeur, sans manquer aux règles de l’étiquette ? Comment se protéger des cadences infernales, de la fatigue et du stress au travail, lorsque l’on a le malheur de s’appeler « La Mort », et d’exercer un métier pour laquelle il n’est pas de congés ?
Autant de sujets graves, traités entre ces pages avec sérieux.
Ne laissez pas vos neurones s’étioler, offrez une cure de Jouvence à vos zygomatiques. Cessez de résister, accordez-vous une douce violence…
De toute évidence, PUNK’S NOT DEAD a été écrit pour vous.


Avis :

Punk’s not dead marque ma première rencontre avec la plume d’Anthelme Hauchecorne, rencontre réussie puisqu’à la fin j’avais envie de faire davantage connaissance et d’explorer un autre de ses livres. Mais revenons à ce recueil, pardon, ce cercueil de nouvelles…

Pour commencer, la petite chose superficielle en moi ne pouvait pas passer à côté de l’esthétisme de la couverture et des illustrations internes, j’en suis très fan. Je ne connaissais pas Loïc Canavaggia, je vais rapidement remédier à mon ignorance crasse !

Maintenant, revenons sur le contenu. Désolée, je vais commencer par râler, comme à chaque fois que je tombe sur un recueil ou une anthologie avec treize nouvelles au sommaire. Soyez gentils amis auteurs, vous avez des lecteurs superstitieux (pas moi bien sûr, c’est une copine qui m’a demandé d’en parler… Ahem…), arrêtez avec ça, pitié !
J’en entends déjà souffler et se demander si je n’ai que ça à dire, si je n’ai pas mieux à faire que de parler d’un détail pareil. Alors, d’abord c’est mon blog, je fais ce que je veux ! Après ce moment de puérilité assumé, la suite tout de suite.
Autant le dire tout de suite, j’ai été surprise et ravie par la plume d’Anthelme Hauchecorne et sa vision très personnelle des différentes facettes d’une possible apocalypse. J’ai rencontré un univers sombre, mais baigné d’humour, cynique, mais décalé, une plume efficace, une véritable voix, un auteur qui sait proposer des choses originales, avec une belle culture (musicale notamment, cf. le titre de l’ouvrage) et des prises de position nettes sur des sujets de société.
Ma préférence va à No Future, CFDT et Le Buto Atomique, trois nouvelles très différentes, tant dans le fond que dans la forme, qui pourtant ont toutes su me séduire. En revanche, je suis restée aussi hermétique qu’une porte de coffre-fort à La ballade d’Abrahel. J’ai eu du mal avec le folklore régional mêlé aux anges. N’étant intéressée ni par l’un (sauf si on parle de légendes bretonnes, je suis affreusement sectaire !) ni par l’autre, les deux thématiques ensemble ne risquaient pas de déclencher un engouement massif de ma part.

Punk’s not dead est vraiment une belle découverte, je vais me procurer Baroque’n’roll rapidement et surveiller Anthelme Hauchecorne de près.




À savoir, l’auteur reverse ses droits sur cet ouvrage à l’association SeaShepherd dont j’admire le travail, un acte généreux qui mérite d’être souligné.



Le plus petit baiser jamais recensé, Mathias Malzieu

Résumé :

Un inventeur-dépressif rencontre une fille qui disparaît quand on l'embrasse. Alors qu'ils échangent le plus petit baiser jamais recensé, elle se volatilise d'un coup. Aidé par un détective à la retraite et un perroquet hors du commun, l'inventeur se lance alors à la recherche de celle qui "fait pousser des roses dans le trou d'obus qui lui sert de cœur". Ces deux grands brûlés de l'amour sauront-ils affronter leurs peurs pour vivre leur histoire ?


Avis :

Impossible de résumer un livre de Mathias Malzieu tant il déborde de poésie, d’originalité et d’une douce dinguerie qui n’est pas sans me faire penser à Tim Burton ou Boris Vian. Cette fois-ci, l’auteur va nous démontrer que l’on peut encore aimer, même si le passé nous a laissé un gouffre béant à la place du cœur. Ses mots sont un baume réparateur, ses métaphores redonnent l’espoir et son côté décalé donne l’impression que tout est possible, dans son univers mais aussi dans la réalité.

Bonheur renouvelé, dès les premières pages, le lecteur se laisse emporter par la magie de Mathias Malzieu. J’ai eu une nouvelle fois l’impression d’être dans un cocon douillet et familier le temps de ma lecture et il fut très difficile de m’en extirper pour retourner à la réalité. Personnellement j’ai l’impression d’être à l’abri, dans un refuge le temps de quelques pages, la vie me semble plus douce et je fais le plein de belles choses à chaque roman. Merci.



jeudi 24 octobre 2013

Les larmes rouges T1 - Réminiscences, Georgia Caldera

Résumé :

« Le temps n’est rien… Il est des histoires qui traversent les siècles… »
Après une tentative désespérée pour en finir avec la vie, Cornélia, 19 ans, plus fragile que jamais, est assaillie de visions et de cauchemars de plus en plus prenants et angoissants.
Elle se retrouve alors plongée dans un univers sombre et déroutant, où le songe se confond à s’y méprendre avec la réalité.
Peu à peu, elle perd pied…
Mais, la raison l’a-t-elle vraiment quittée ? Ces phénomènes étranges ne pourraient-ils pas avoir un lien quelconque avec l’arrivée de ce mystérieux personnage dans sa vie ? Cet homme qui, pourtant, prétend l’avoir sauvée, mais dont le comportement est si singulier qu’il en devient suspect… Et pourquoi diable ce regard, à l’éclat sans pareil, la terrorise-t-il autant qu’il la subjugue ?!


Avis :

Les larmes rouges est de ces livres qui vous emportent dans leur univers et ne vous quittent pas une fois la dernière page tournée.

Le lecteur fait la connaissance de Cornélia au moment où la jeune fille de 19 ans, lasse de la vie, est sur le point de se jeter d’un pont. Persuadée qu’elle n’a d’importance pour personne, ce que la sournoise petite voix dans sa tête lui confirme, elle ne voit d’autre solution à son mal-être que cette issue tragique. Après sa tentative ratée, son père et elle partent dans la maison familiale pour renouer les liens. Alors que son existence commence à avoir de nouveau un sens, Cornélia est victime d’étranges phénomènes. De quel mal est-elle victime ? Devient-elle folle ? C’est auprès de son voisin châtelain que la jeune fille va chercher de l’aide et des réponses.

Georgia Caldera tisse ici une histoire qui jongle habilement entre présent et passé pour ne se dévoiler que petit à petit. Auréolé de mystère, teinté de romantisme gothique, mélangeant tendresse et souffrance, espoir et noirceur, Réminiscences est un récit qui happe le lecteur dès les premières pages pour ne jamais le lâcher. La grande force du roman, en plus de sa délicieuse intrigue, est l’immersion totale du lecteur grâce aux décors et aux personnages qui prennent vie au fil des mots. L’intrigue va crescendo et l’ambiance se fait de plus en plus pesante, l’auteur n’a pas peur d’aller au bout des choses et d’emporter le lecteur dans un univers des plus sombres, loin des histoires de vampires à paillettes, ce qui n’est pas sans rappeler une vision plus classique du genre, exploitée avec brio.

La plume de Georgia Caldera reste moderne mais élégante, aussi raffinée que la dentelle des jabots des vampires d’antan. Fluide et envoûtant, le style de l’auteur sert son roman sans tomber dans le piège d’une écriture ampoulée, souvent employée dans les romans gothiques, qui aurait alourdi le récit. Pour son premier roman, l’auteur fait un sans-faute, et, en ce qui me concerne, ce premier tome des Larmes rouges est un véritable coup de cœur, et je remercie Georgia Caldera pour ce moment de lecture comme j’en ai peu.

mardi 22 octobre 2013

Maeve Regan T4 - À pleines dents, Marika Gallman

Résumé :

Tuer son père aurait dû mettre un terme aux ennuis de Maeve. Mais les choses ne se passent jamais comme prévu. Non content de la retenir prisonnière dans un château infesté de vampires, Connor veut se servir d'elle pour prendre la place de Victor. Sans pouvoirs, sans alliés et sans échappatoire, Maeve devra faire équipe avec la dernière personne sur Terre dont elle souhaite l'aide : son ancien mentor qui l'a trahie, Benoxh. Et c'est sans parler de la deuxième partie de la prophétie, qui la voue à devenir plus malfaisante que ne l'était son père...


Avis :

Marika Gallman ayant une forte propension au sadisme, la fin du tome précédente était des plus frustrantes et celui-ci était attendu avec impatience. Et il faut dire que le lecteur n’est pas déçu, bien au contraire.
Le début d’À pleines dents est un peu déstabilisant, mais très vite on reprend le fil de l’histoire. La situation de Maeve n’est pas des plus réjouissantes et on se demande comment elle va bien pouvoir se sortir du pétrin dans lequel elle se trouve. Et puis l’action reprend tambour battant pour ne jamais faiblir. Révélations, retournements de situation, le lecteur ne peut faire confiance à personne et ne peut rien tenir pour acquis tant l’auteur prend plaisir à le manipuler. Comme lors d’un tour dans Space Mountain, il perd ses repères et ne peut descendre en marche, si bien que les pages se tournent vite, très vite, trop vite. La plume de Marika Gallman est efficace et évolue positivement à chaque tome, pour mon plus grand plaisir. Le récit est, bien sûr, encore émaillé de clins d’œil, certains m’ayant d’ailleurs beaucoup plu.

Cet avant dernier tome est encore meilleur que le précédent, avec une nouvelle fois une fin qui laissera les lecteurs frustrés comme jamais. J’ai pris beaucoup de plaisir à la lecture, et moi, contrairement à Laurent Blanc ou Didier Deschamps après un match de l’équipe de France, j’ai pu dire « putain que c’était bon ! »

lundi 21 octobre 2013

Billie, Anna Gavalda

Résumé :

Franck, il s’appelle Franck parce que sa mère et sa grand-mère adoraient Frank Alamo (Biche, oh ma biche, Da doo ron ron, Allô Maillot 38-37 et tout ça) (si, si, ça existe…) et moi, je m’appelle Billie parce que ma mère était folle de Michael Jackson (Billie Jean is not my lover / She’s just a girl etc.). Autant dire qu’on ne partait pas avec les mêmes marraines dans la vie et qu’on n’était pas programmés pour se fréquenter un jour…


Avis :

Anna Gavalda avait fait vibrer mon petit cœur avec Ensemble, c’est tout, couler mes larmes avec 35 kilos d’espoir, et chacun de ses livres avait toujours su me toucher avec plus ou moins de force, mais en trouvant toujours un écho en moi. J’ai donc commencé ma lecture de Billie avec entrain et optimisme, même si le petit âne trottinant joyeusement sur la couverture m’avait laissée perplexe.

Hélas, je ne suis jamais rentrée dans ce livre. Aucune empathie pour les personnages, aucun intérêt pour leur histoire d’amour, pour le pessimisme ambiant, l’aspect limite glauque des choses, et je n’ai pas reconnu la plume d’Anna Gavalda qui sait pourtant d’habitude si bien m’emporter dans son univers. Il y a quelques jolis mots pourtant, des clins d’œil inspirés, mais la magie n’opère pas, et ma déception n’a fait que croître au fil des pages (heureusement, il y en a peu). Rendez-vous manqué entre l’auteur et moi pour cette fois-ci.



vendredi 18 octobre 2013

L'entité 0247, Patrick Lee

Résumé :

Travis Chase a décidé de tourner la page. Ex-flic, ex-taulard sorti de quinze ans de prison, il entreprend un long périple dans la nature sauvage des Rocheuses de l’Alaska. C’est là qu’il tombe sur l’épave d’un 747. À bord, tous les passagers ont été assassinés. Parmi eux, l’épouse du président des Etats-Unis. Et ce n’est que le début d’un cauchemar improbable, car Travis Chase va se retrouver impliqué dans une guerre souterraine qui infecte le monde entier depuis trois décennies. Une guerre pour la possession d’une redoutable technologie futuriste d’origine mystérieuse. L’enjeu n’en est rien moins que l’avenir de l’humanité.


Avis :

Sur la forme, bien qu’on soit d’accord sur le fait que L’entité 0247 est un livre, j’ai eu l’impression de voir un film à grand spectacle. L’action prime tout du long, ça va vite, les péripéties et rebondissements s’enchaînent, pas de temps mort, les descriptions sont réduites au minimum, uniquement quand elles sont incontournables et qu’elles servent l’intrigue. Je crois que c’est la première fois que je lis un roman qui me donne cette impression, et j’ai vraiment beaucoup apprécié ce procédé.

Mais, après la forme, revenons à l’histoire en elle-même. La lecture commence sous forme de thriller, puis plonge peu à peu dans la SF, mais de la SF très crédible. La brèche, les entités, tout cela est très plausible et pourrait facilement se justifier, et je pense que ce roman peut plaire à un public plus large que celui traditionnellement tourné vers la science-fiction. Le personnage de Travis Chase, ancien policier tout juste sorti de prison en quête de rédemption, est on ne peut plus caricatural, mais il est juste parfait pour le rôle qui lui est échu (rappelez-vous, je parlais de film au départ). Il n’est pas parfait, mais se retrouve malgré lui pris dans une affaire qui le dépasse, et il est à la fois efficace et touchant, je l’ai beaucoup apprécié pour ma part. Paige m’a moins convaincue, forcément, subjuguée que j’étais par Travis. Mais leur duo fonctionne assez bien néanmoins. L’intrigue n’est pas forcément des plus originales mais est suffisamment solide pour tenir le lecteur en haleine jusqu’à la fin. Et c’est tout le talent de Patrick Lee : je n’ai pas pu refermer le livre avant d’avoir le fin mot de l’histoire !


Un rythme à la Piège de cristal, une ambiance à la Fringe saupoudré de X-Files, c’est un petit aperçu de ce que vous rencontrerez en lisant L’entité 0247 que je vous recommande chaudement.

jeudi 17 octobre 2013

Le Mystère du drake mécaniste, Lilith Saintcrow

Résumé :

Au service de Sa Majesté, du pays… et pour rester en vie Emma Bannon est sorcière au service médico-légal de l’Empire. Sa mission : protéger Archibald Clare, un mentaliste renégat qui travaille dans l’illégalité. Ses pouvoirs de déduction à lui sont légendaires ; quant à elle, sa sorcellerie est plus que puissante. Malheureusement, ils se détestent cordialement…


Avis :

Avec Emma Bannon et Archibald Clare, Lilith Saintcrow propose une nouvelle série sous le signe du steampunk. L’action se passe à Londinium, sous le règne de la reine Victrix. Jusqu’ici tout va bien, le lecteur aura saisi le parallèle avec Londres et Victoria. Là où tout se complique, c’est que l’auteur va utiliser de nombreux termes imaginaires pour émailler son récit, sans jamais donner la définition. Le lecteur va devoir la deviner au fil du récit, mais l’exercice n’est pas très agréable quand vous avez l’impression que vous devriez connaître un mot alors que ce n’est pas le cas (par exemple « mentaht, prima, altéré… »). C’est assez déroutant, il faut plonger dans l’univers créé par l’auteur sans se poser de question et accepter de ne pas tout saisir tout de suite. Passé cette première difficulté, il y en a une autre, le style de l’auteur. Problème de traduction ou décision de l’auteur pour mieux coller à son récit, je n’y ai pas retrouvé la fluidité rencontrée dans ses autres séries. L’intrigue est quant à elle une enquête paranormale assez classique, honnête mais pas révolutionnaire, avec un duo de personnages qui extérieurement semble sympathique, mais qui ne fonctionne hélas pas vraiment. Bilan très en demi-teinte donc, sauf pour le background que j’ai vraiment apprécié et qui a pris vie au fil des pages, c’est vraiment ce qui sauve le livre. Lilith Saintcrow réussit à installer son récit dans une ambiance assez sombre, très teintée steampunk mais tout à fait imaginable, et j’ai apprécié parcourir ce Londres parallèle, en surface ou dans ses souterrains.
Alors, même si je ne suis pas totalement convaincue, je pense lire la suite et donner une deuxième chance à cette série, rien que pour son contexte.


mercredi 16 octobre 2013

The Mortal Instruments : La Cité des ténèbres



Synopsis :

New York, de nos jours. Au cours d’une soirée, Clary, 15 ans, est témoin d’un meurtre. Elle est terrifiée lorsque le corps de la victime disparaît mystérieusement devant ses yeux... Elle découvre alors l’existence d’une guerre invisible entre des forces démoniaques et la société secrète des Chasseurs d’Ombres. Le mystérieux Jace est l’un d’entre eux. À ses côtés, Clary va jouer dans cette aventure un rôle qu’elle n’aurait jamais imaginé.


Avis :

Le livre dont The Mortal Instruments est l’adaptation ne m’avait pas passionnée plus que ça, je n’avais même pas été au-delà du premier tome, jugé sympathique mais sans plus.
Mais il est arrivé que des films me plaisent davantage que le livre, j’ai donc laissé sa chance à celui-ci. À l’arrivée, mon avis oscille entre sympathique et ennuyeux.
Commençons par les points positifs. Visuellement, le film est réussi, si ce n’est l’aspect des démons que j’ai trouvé très brouillon. Ensuite l’acteur interprétant Simon est plutôt bien trouvé. Et puis le film est globalement fidèle à l’esprit du livre. Voilà voilà…
Maintenant, attention les yeux, qu’est-ce qui ne m’a pas plu. Les acteurs déjà. Jonathan Rhys Meyer campe un Valentin sans saveur, aussi effrayant qu’un chaton à peine sevré. Jamie Campbell Bower est aussi sexy et ténébreux qu’un beignet aux pommes. Dans Twilight il m’avait déjà laissée perplexe, c’est encore le cas ici. Peut-être faut-il être une ado pour ressentir le charisme du personnage, mais j’en doute, Leeloo Multipass n’est pas emballée non plus. Enfin, l’acteur qui joue Magnus Bane semble bien sympathique mais ressemble plus à un styliste looké qu’à un mage surpuissant. Lily Collins est celle qui s’en sort le mieux, je ne parle même pas de Cersei Lannister, j’ai trop de respect pour elle pour essayer de comprendre pourquoi elle s’est perdue ici. Côté casting c’est donc un plantage global en ce qui me concerne. Côté intrigue, si sur plusieurs points, comme dans le livre, je trouve que certaines choses sont peu crédibles et/ou trop rapides (comme l’acceptation sans sourciller de Clary et Simon des créatures surnaturelles), le choix d’expliquer les éléments surnaturels au fur et à mesure casse le rythme. Il y a de l'action, et d’un coup, « pouce ! » : tout s’arrête, un personnage intervient et fait un discours sur les démons ou l’histoire des chasseurs d’ombres. Le spectateur a droit à une explication de texte par le menu, des fois qu’il ne comprenne pas. De fait, le film manque de dynamisme à cause de cet enchaînement action/explications/action/explications… Avec comme résultat de me faire régulièrement regarder ma montre.

Au final ce n’est pas désagréable à regarder, ça passe, mais plus de subtilité dans l’explication du surnaturel, ainsi que des acteurs plus charismatiques auraient grandement amélioré l’ensemble. Les jeunes filles ayant les posters des acteurs dans leur chambre se régaleront sûrement, les fans du livre aussi, mais pour moi c’est un peu léger.

1.5/5

mardi 15 octobre 2013

La fille de la nuit, Laura Gallego Garcia

Résumé :

Tout le monde s’interroge sur le retour à Beaufort d’Isabelle, une orpheline qui avait fui le village des années auparavant. Elle a acheté une vieille bâtisse isolée que certains soupçonnent d’être hantée. Quand un troupeau de vaches est retrouvé exsangue, le doute n’est plus permis, les villageois sont certains qu’il se trame quelque chose d’étrange.


Avis :

Cinq ans après avoir disparu pour suivre son amour de jeunesse, Isabelle revient, seule, à Beaufort, le village qui l’a vue grandir. Rapidement la curiosité des habitants est attirée par le retour de la jeune femme. D’où vient son argent, qui est son mystérieux serviteur, pourquoi est-elle seule ? Après les interrogations vient le temps des soupçons quand des évènements inhabituels surgissent. Max, le gendarme, va mener l’enquête, tandis qu’au sein de la population les rumeurs les plus folles circulent.


Aucun repère temporel pour La fille de la nuit, mais j’imagine volontiers l’intrigue prenant place au début du siècle dernier, donnant un certain charme démodé à l’ensemble. Le lecteur se rendra rapidement compte que l’histoire est somme toute assez classique, mais l’intérêt de ce (trop) court roman réside en la plume de l’auteur. Laura Gallego Garcia a un véritable talent de conteuse et sait envoûter le lecteur dans ses histoires simples mais intenses. Les pages se tournent toutes seules et le lecteur, même s’il se doute du dénouement, passe un excellent moment de lecture en compagnie d’Isabelle et de ses secrets.



lundi 14 octobre 2013

La dynastie des Hardin T1 - Mariés... sous contrat !, Linda Warren

Résumé :

Si on lui avait dit que son mentor, Roscoe Murdock, lui offrirait un jour la direction de Shilah Oil, grand groupe d’exploitation pétrolière, Cadde Hardin n’y aurait pas cru. Et il exulte. Sauf que, à la clé de ce contrat en or, Murdock a mis une condition. Pas n’importe laquelle ! Si Cadde veut la compagnie, il faudra d’abord qu’il épouse Jessie. Jessie, la belle mais indomptable fille de Murdock. Cadde se serait bien passé de cette «formalité». Sauf que refuser serait une folie, alors il s’y plie. Après tout, que risque-t-il ?... Il ne va pas tarder à le savoir. Car Jessie, qui n’est pas du genre à apprécier qu’on l’ait « marchandée », semble décidée à mettre les nerfs de son « acheteur » à rude épreuve. Ses nerfs… et ses sens.


Avis :

Le Texas, ses puits de pétrole, Dallas… Non, pas Dallas justement, oubliez les Ewing et leurs complots à rebondissements un verre à la main. Ce n’est pas du tout l’ambiance qui vous attend en lisant ce premier tome de La dynastie des Hardin. Roscoe Murdock, magnat de l’or noir décide de léguer son exploitation à son protégé, Cadde Hardin, à la condition qu’il épouse sa fille Jessie (libération de la femme quand tu nous tiens !). Cette dernière accepte contre toute attente, à la surprise de tous. Ce que ne sait pas son cher et tendre époux, c’est que la demoiselle a bien l’intention de lui mener la vie dure.


Si cette romance contemporaine ne fait pas dans l’originalité, il faut avouer que Linda Warren propose ici un duo/duel amoureux qui fonctionne très bien, chien et chat au départ l’histoire est pimentée et pleine d’humour, jusqu’à ce que l’amour s’en mêle. La lecture est facile et plaisante, le style de Linda Warren est agréable, elle réussit à rendre ses personnages attachants et à estomper l’univers Texan dont je ne suis pas forcément amatrice. Le rythme est enlevé, les dialogues entre les protagonistes savoureux, et le lecteur passe un bon moment, très divertissant, parfait pour s’évader de son quotidien et se changer les idées.

vendredi 11 octobre 2013

Fleur de tonnerre, Jean Teulé

Résumé :

Au début du XIXe siècle, partout en Bretagne, couraient encore les légendes les plus extravagantes. Le soir, au creux des fermes, on évoquait avec frayeur les apparitions de l’Ankou, l’ouvrier de la mort, squelette drapé d’un linceul et portant une faux. Cette terrible image frappa avec une violence inouïe l’imaginaire de la petite Hélène Jégado. Blottie contre le granit glacé des menhirs, l’enfant se persuada qu’elle était l’incarnation de ce personnage d’épouvante. Après avoir empoisonné sa propre mère, elle sillonna la région, éliminant tous ceux qui accueillaient avec bonheur cette parfaite cuisinière. Elle tuait tout le monde, sans discrimination. Et elle était si bonne, si compatissante au chevet des mourants, que personne ne pouvait soupçonner un seul instant son monstrueux dessein. À laisser trop de traces, elle finit par se faire prendre. Quels secrets renfermaient cette tête qui, le 26 mars 1852, sur la place du Champs-de-mars de Rennes, roula dans la corbeille de la guillotine ?


Avis :

Fleur de tonnerre raconte le parcours meurtrier d’Hélène Jégado, de son enfance à la guillotine. Nourrie de légendes bretonnes et traumatisée par l’Ankou, la mort, la petite fille va se prendre pour son incarnation sur terre et semer la désolation sur son passage. Spécialiste du meurtre à l’arsenic, Hélène Jégado va sévir dix-huit ans durant, faisant entre trente et soixante victimes selon les sources, sans jamais être inquiétée, le choléra sévissant en même temps qu’elle sur la Bretagne. Jean Teulé la considère d’ailleurs comme la plus grande tueuse en série de l’Histoire.
On pourrait dire que ce roman se borne à suivre Hélène Jégado de meurtre en meurtre, mais cela serait réducteur. L’auteur transcende l’histoire de cette femme en y apportant sa touche personnelle et en la rendant très vivante, et en auréolant son récit d’humour noir. Le livre est très court et se lit rapidement. Ma première réaction en le terminant a été d’aller voir à quel point l’auteur avait grossi le trait, romancé l’histoire. Et il n’en est rien, ce personnage taciturne, sans remords, froid et cynique a bel et bien existé et a bien commis tous ces crimes avec un détachement qui fait froid dans le dos…


jeudi 10 octobre 2013

Beautiful Stranger, Christina Lauren

Résumé :

Après avoir suivi les aventures de Bennett et Chloé dans Beautiful Bastard, voilà maintenant l'histoire de Sara Dillon, une amie de notre précédente héroïne et du séducteur anglais, Max Stella, rencontré à New York. En rompant avec son petit ami infidèle, et filant s’installer à Manhattan, Sara a décidé de reprendre sa vie en main. Nouveau travail, nouvelle vie et nouvelle attitude : les hommes c’est fini, au moins pour une relation durable. À peine arrivée, elle va pourtant tomber sur un superbe spécimen masculin d’origine britannique, Max Stella, connu du tout New York pour son amour des femmes. Jamais une seule n’a su le retenir. Jusqu’à Sara, et les photos coquines qu’elle le laisse prendre d’elle, il ne s’était jamais posé la question de construire un couple. Face au charme viril de Max, Sara sait que finalement elle ne renoncera pas à tous les plaisirs que les hommes peuvent lui offrir...


Avis :

Sara est une amie de Chloé, l’héroïne du précédent opus, et elle change radicalement de vie en venant s’installer à New-York. Décidée à se concentrer sur son travail (dans l’entreprise de Bennett), elle va pourtant succomber au charme d’un séduisant inconnu à l’accent britannique rencontré en boîte de nuit, ce qui donnera lieu à la première scène torride du livre. Ils se séparent sans échanger ni leurs prénoms ni leurs numéros de téléphone. Mais, le hasard faisant bien les choses, Max Stella, puisque c’est son nom, est un ami de Bennett ; les deux amants d’un soir ont donc de fortes chances d’être amenés à se revoir.

Après le succès de Beautiful Bastard, on pouvait craindre que les auteurs cèdent à la facilité et réduisent Beautiful Stranger à un copié/collé du roman qui a séduit le public. Heureusement, il n’en est rien. Si le cadre et certains personnages sont familiers au lecteur, l’histoire de Sara et Max ne ressemble pas (et n’a rien à envier) à celle de Chloé et Bennett. La mentalité du personnage masculin et les désirs du couple sont très différents de ceux mis en scène dans le premier opus. Avec Max Stella exhibitionnisme et voyeurisme sont au programme, mais de manière très soft, rien de choquant. J’ai trouvé la relation entre Max et Sara plus équilibrée que celle de Chloé et Bennett, plus sensuelle aussi. Mais au-delà du sexe, il y a surtout une belle histoire d’amour qui se construit, c’est aussi en cela que réside l’intérêt des livres de Christina Lauren : du sexe, oui, mais aussi une véritable histoire sentimentale. Beautiful Stranger n’est pas qu’une succession de scènes érotiques, c’est aussi et surtout la naissance d’un amour et la construction d’une relation entre un homme et une femme.

Si vous cherchez une romance érotique qui soit davantage qu’un catalogue de positions et d’accessoires, je vous recommande vivement Beautiful Stranger.

mercredi 9 octobre 2013

L'épreuve T1 - Le labyrinthe, James Dashner

Résumé :

Thomas, dont la mémoire a été effacée, se réveille un jour dans un nouveau monde où vivent une cinquantaine d’enfants. Il s’agit d’une ferme située au centre d’un labyrinthe peuplé de monstres d’acier terrifiants. Les ados n’ont aucun souvenir de leur vie passée et ne comprennent pas ce qu’ils font là. Ils n’ont qu’un seul désir, trouver la sortie. Pour ce faire, les coureurs parcourent chaque jour le labyrinthe pour en dresser les plans – des plans qui changent sans cesse, puisque les murs se déplacent chaque nuit. Le risque est grand mais, dès son arrivée, Thomas a une impression de déjà-vu, il sait qu’il veut être coureur et résoudre l’énigme du labyrinthe.


Avis :

Spolié de sa mémoire, Thomas se réveille dans un environnement inconnu appelé « le bloc ». Peuplé uniquement d’adolescents, le bloc a reproduit un semblant de société dans laquelle chacun doit trouver sa place. Il est entouré de murs qui bougent chaque jour, le labyrinthe, que les adolescents explorent quotidiennement dans l’espoir d’en trouver la sortie. À peine arrivé, Thomas a l’impression de connaître cet univers dangereux, sans pour autant savoir exactement de quoi il retourne. L’arrivée d’une fille portant un message important va marquer la fin de cette société, et le début d’autre chose. Mais quoi ?


Dès le départ, le lecteur est aussi désorienté que Thomas, et du coup l’identification va parfaitement fonctionner puisqu’il découvrira le bloc au rythme du jeune homme. Cet environnement est assez déroutant, l’envie de connaître le pourquoi du comment est forte, et pourtant le lecteur devra prendre son mal en patience car l’auteur n’a pas l’intention de livrer ses secrets aussi facilement. Et il faut dire que James Dashner n’a pas ménagé ses efforts pour créer un univers complexe où le lecteur est aussi perdu que les personnages. Et puis, peu à peu, le voile se lève sur les mystères, jusqu’à la fin, qui n’apporte pas toutes les réponses, bien au contraire. L’épreuve est un véritable page-turner. L’intrigue est prenante, le lecteur veut toujours en savoir plus et ne peut que difficilement s’arrêter en cours de lecture. Portant, malgré toutes ces qualités et le style fluide de l’auteur, il a manqué un petit je-ne-sais-quoi pour faire de ce roman un coup de cœur. Peut-être la suite réussira-t-elle à me faire totalement adhérer. En tout cas, je l’espère.