vendredi 29 novembre 2013

Métro, boulot, paréo, Nicola Doherty

Résumé :

Alice passe un été pourri, car sa carrière d’éditrice est au point mort, et elle vient de se faire larguer. Mais la roue tourne. Elle doit remplacer sa chef pour une super mission à l’étranger : s’isoler dans une villa en Sicile avec un acteur qu’elle admire, afin de le pousser à finir son autobiographie. Or, Alice doit confronter Sam, l’agent de la star, qui ne souhaite pas que ce projet voit le jour. La jeune femme va lutter pour tenter de remplir le contrat, mais elle va vite s’adonner à d’autres activités beaucoup moins professionnelles…


Avis :

Alice est une jeune londonienne assistante d’édition qui vient juste de se faire larguer par Simon, rupture qu’elle n’avait pas vu venir et qu’elle a plutôt du mal à digérer. Elle va avoir l’occasion de se changer les idées et de partir en Sicile, devant remplacer sa chef au pied levé pour aller superviser l’écriture de la biographie de Luther Carson, acteur ô combien sexy. Mais la tâche va s’avérer plus ardue que ne le pensait la jeune femme, la star semblant peu concernée par le projet, protégée par Sam, son agent. Ce séjour au soleil ne sera peut-être pas aussi reposant que prévu, mais il sera l’occasion pour Alice de reprendre sa vie en main.


Le gros atout de Métro, boulot, paréo c’est le cadre de l’histoire qui fait voyager le lecteur au fil des pages. Si à l’heure actuelle la météo n’est pas vraiment clémente, ce roman permet de faire le plein de soleil. Mais, en revanche, son point faible est le peu de romance contenue entre ses pages. Il s’agit davantage des tribulations d’une jeune londonienne en Sicile que d’une véritable histoire sentimentale. La première moitié du livre est consacrée à la mise en place de l’histoire, au travail d’Alice et aux confessions de Luther, laissant la romance de côté. Quand enfin elle entre en scène il est un peu tard, le lecteur n’est plus vraiment dans l’ambiance. Et c’est dommage car la plume de Nicola Doherty est agréable, l’auteur a plein de bonnes idées, mais la façon dont elle les présente ne fonctionne pas quand on attend un roman d’amour. Du coup le temps est parfois un peu long et on se demande quand la mayonnaise va enfin prendre. La réponse est : trop tard.

jeudi 28 novembre 2013

Hunger Games, L'embrasement



Synopsis :

Katniss Everdeen est rentrée chez elle saine et sauve après avoir remporté la 74e édition des Hunger Games avec son partenaire Peeta Mellark.
Puisqu’ils ont gagné, ils sont obligés de laisser une fois de plus leur famille et leurs amis pour partir faire la Tournée de la victoire dans tous les districts. Au fil de son voyage, Katniss sent que la révolte gronde, mais le Capitole exerce toujours un contrôle absolu sur les districts tandis que le Président Snow prépare la 75e édition des Hunger Games, les Jeux de l’Expiation – une compétition qui pourrait changer Panem à jamais…


Avis :

Suite réussie pour ce deuxième opus sur fond de révolte. Francis Lawrence met davantage l’univers dystopique en valeur et transforme l’essai en proposant une suite plus mûre, plus adulte et, de fait, plus dure.

La première partie est dédiée à la tournée des vainqueurs. Assez calme, elle a pour but de mettre en avant la révolte qui couve dans les districts, avec notamment la très émouvante scène du district 11. La tournée est l’occasion pour le président Snow d’essayer de museler Katniss, devenue malgré elle le symbole de l’opposition, et de prendre la température sur le degré de rébellion de chaque district. Le résultat n’est pas vraiment ce qu’il avait escompté puisque Katniss est populaire jusqu’au sein même de la frivole population du Capitole qui, à défaut de voir l’étincelle de la révolte en elle, la considère comme la fiancée maudite, ce qui enthousiasme ces gens blasés.
La seconde voit le retour de Katniss dans l’arène. Pour le Capitole, il faut pousser la jeune fille à bout afin qu’elle commette un acte irréparable qui ternira son image et la destituera de son statut d’icône, étouffant par la même occasion le souffle de la révolution. Une fois encore, Snow risque d’être déçu…
Pour ce qui est des acteurs, Jennifer Lawrence est parfaite, lumineuse, elle incarne à merveille la dualité de la personnalité de Katniss. Josh Hutcherson est plus convaincant dans cet opus et, finalement, fait un très bon Peeta. Woody Harrelson et Lenny Kravitz sont toujours aussi parfaits dans leurs rôles respectifs. Mention spéciale à deux nouveaux arrivants, Sam Claflin et Jena Malone, interprétant un Finnick et une Johanna tels que je les imaginais.
La façon de filmer me convient mieux aussi dans cet opus. Exit les plans qui s’enchaînent à une vitesse trop élevée pour que mes yeux comprennent tout, ici tout est normal, c’est reposant.

Très fidèle au livre de Suzanne Collins, L’embrasement est un excellent divertissement avec en filigrane le message de résistance, de rébellion, ce qui n’est pas commun dans un blockbuster américain, a fortiori quand il est destiné à un public plutôt adolescent, et qui mérite donc d’être souligné. Je n’ai pas vu passer les 2h30 de film et vous le recommande vivement.


4.5/5

mercredi 27 novembre 2013

Gravity



Synopsis :

Pour sa première expédition à bord d'une navette spatiale, le docteur Ryan Stone, brillante experte en ingénierie médicale, accompagne l'astronaute chevronné Matt Kowalsky. Mais alors qu'il s'agit apparemment d'une banale sortie dans l'espace, une catastrophe se produit. Lorsque la navette est pulvérisée, Stone et Kowalsky se retrouvent totalement seuls, livrés à eux-mêmes dans l'univers. Le silence assourdissant autour d'eux leur indique qu'ils ont perdu tout contact avec la Terre - et la moindre chance d'être sauvés. Peu à peu, ils cèdent à la panique, d'autant plus qu'à chaque respiration, ils consomment un peu plus les quelques réserves d'oxygène qu'il leur reste.
Mais c'est peut-être en s'enfonçant plus loin encore dans l'immensité terrifiante de l'espace qu'ils trouveront le moyen de rentrer sur Terre...


Avis :

Survivre, tel est le postulat de base de Gravity. Survivre dans l’espace, là où toute vie est impossible.
En sortant de la salle, ma première réaction a été de me dire que ce film est vraiment superbe visuellement. Vu en 3D (le double port des lunettes de vue + 3D est toujours aussi insupportable après une heure, ça pèse, ça glisse, vivement une vraie 3D), elle est cette fois-ci utile et réussie. Les images sont magnifiques, la Terre vue de l’espace est à couper le souffle. Ensuite, il y a l’ambiance de ce huis clos spatial qui est très réaliste. J’ai manqué d’air en même temps que les personnages, si bien que j’ai cru que j’allais y rester et j’étais contente de sortir prendre l’air au bout d’une heure et demie ! Les pros vous parleront du formidable plan-séquence du début de quinze minutes, perso, si on ne me l’avait pas dit, je n’aurais rien vu !
Par contre, côté histoire pas de quoi casser trois pattes à un canard, j’ai été déçue de ce côté-là. Ça se laisse regarder, c’est sympa, mais ça s’arrête là. George Clooney apporte une touche d’humour qui est bien agréable, mais la bande-annonce m’a vendu du rêve et j’ai été déçue, car on ne le voit finalement que très peu. Et quand il n’est pas à l’écran, ça ne rigole plus du tout, c’est le deuxième effet Kiss Cool avec la douche froide. Parce qu’avec Sandra Bullock, c’est moins fun. On ne plaisante plus du tout en fait. Et, du coup, les quelques longueurs du film paraissent interminables, car l’actrice manque de peps (ben oui, c’est normal me direz-vous, dans sa situation on n’aurait pas trop envie de rire. Certes, mais quand même).

En résumé, Gravity est un beau film visuellement parlant et c’est sa principale qualité. Après, en ce qui concerne l’histoire, je n’ai pas été transportée, c’est sympa, mais ça s’arrête là. En tout cas, vous passerez un agréable moment et en prendrez plein les mirettes.

3.5/5


mardi 26 novembre 2013

Les Fuyants, Robison Wells

Résumé :

Après avoir fui la Maxfield Academy avec Becky, Benson Fisher parvient au village qu'ils avaient aperçu depuis le lycée. Mais peuvent-ils faire confiance à ses habitants ou sont-ils eux aussi à la solde des dirigeants de l'école ? La plupart d'entre eux sont d'anciens élèves de Maxfield que l'on croyait morts ou disparus. Comment sont-ils arrivés ici ? Qui les y retient ?


Avis :

Dans Les Fuyants, l’action reprend où elle s’était arrêtée à la fin du premier tome. Après s’être échappé de la Maxfield Academy avec Becky gravement blessée, Benson arrive au village et se retrouve nez-à-nez avec Jane dont le robot était mort sous ses yeux. Passée la surprise vient le temps des questions. Qui sont les habitants du village, peut-on leur faire confiance, pourquoi sont-ils parqués à cet endroit, reste-t-il un espoir de regagner sa liberté ?

C’est l’enjeu de ce dernier tome du dyptique des Variants. Pensant fuir la prison qu’était l’académie, Benson va se rendre compte que le village en est une autre, tout aussi dangereuse. Poursuivi par le Tueur et Mrs Vaughan le jeune homme ne peut se résoudre à abandonner Becky au village et s’interroge sur la stratégie à adopter pour rejoindre l’extérieur. Questionnements, trahisons, nouvelles alliances et fuite sont au programme de cet opus. Tout comme Benson, le lecteur veut des réponses afin de comprendre les raisons de l’existence de la Maxfield Academy, mais aussi et surtout découvrir l’identité de ceux qui en tirent les ficelles. Au final, malgré une lecture fort plaisante, je suis restée sur ma faim, trouvant les explications trop rapides et la conclusion du roman frustrante. Néanmoins cette série reste intéressante et mérite que vous portiez votre attention sur elle.



lundi 25 novembre 2013

LolChats

Résumé :

"Aucun humain n'a été maltraité par des chats durant la réalisation de cet ouvrage".


Avis :

Ce livre a vu le jour suite à un grand casting félin lancé sur Facebook. Après sélection des heureux gagnants et mise en scène de leur pose devant l’objectif des photographes, le livre LolChats voyait le jour, proposant trente clichés plus délirants les uns que les autres.
Du chat biker à miss chat, en passant par le chat peintre, les clichés sont tour à tour attendrissants ou kitsch mais toujours très réussis, accompagnés d’une petite biographie humoristique du chat en question.

Un livre sympathique qui plaira aux amoureux des chats et amusera les autres, à offrir ou à s’offrir.

vendredi 22 novembre 2013

Loin de tout, J.A. Redmerski

Résumé :

Après avoir perdu son premier amour dans un accident, Camryn, 20 ans, plaque tout pour partir à l’aventure. C’est alors qu’elle rencontre Andrew, qui n’a pas été épargné par la vie lui non plus. Camryn a beau s’être juré de ne plus jamais tomber amoureuse, l’amour se révèle à elle sous de multiples facettes au cours de ce voyage. Un road trip improvisé qui marque le début d’une nouvelle existence exaltante. Mais l’insaisissable Andrew cache un secret qui peut les lier à jamais ou les détruire pour toujours…


Avis :

À vingt ans, Camryn est une jeune femme sage et célibataire, affublée d’une amie complètement délurée et passablement agaçante qui essaye de la pousser dans les bras de tous les garçons qu’elles croisent. Hantée par la mort de celui qu’elle aimait dans un accident et la trahison de celui avec qui elle pensait pouvoir recommencer à vivre sa vie de femme, il ne lui faut pas grand-chose pour craquer. Et la goutte d’eau qui fait déborder le vase va tomber, la jeune femme va tout plaquer pour prendre un bus pour nulle part. Elle va y rencontrer Andrew, pour qui ce voyage est l’occasion de faire le point sur sa vie et les évènements qui le touchent. Ils vont apprendre à faire connaissance au cours d’un road trip dans le sud des États-Unis, l’occasion pour chacun de panser ses plaies et de profiter d’un peu d’insouciance avant de replonger dans la triste réalité.

Loin de tout est un vrai un coup de cœur. Un gros coup de cœur. Un énorme coup de cœur. Après un début incertain où le lecteur peut avoir l’impression d’ouvrir un roman déjà lu mille fois avec une héroïne renfermée et sa copine exubérante à l’excès et insupportable, le roman débute réellement quelques pages plus tard quand Camryn monte dans le bus. Son personnage est terriblement attachant et il est très facile de s’identifier à la jeune femme, voire même, plus le livre avance, de souhaiter être à sa place. Andrew, son compagnon de voyage, est quant à lui ce qui se rapproche le plus de l’homme idéal, comment ne pas succomber à son charme ravageur ? L’auteur décrit à la perfection la découverte de ces deux êtres et peint par petites touches l’évolution de leur relation, ainsi que celle de chaque personnage. Ce voyage va les faire mûrir et les changer à jamais, que le résultat en soit positif ou non. Et J.A. Redmerski réussit à impliquer le lecteur dans l’histoire de Camryn et Andrew, tant et si bien que j’ai vraiment « vécu » ce roman au fil des pages, je suis passée par une palette d’émotions allant du sourire béat au rire en passant par les larmes. On sort de cette lecture heureux d’avoir été autant remué, qu’un livre puisse susciter autant de sensations. Et, personnellement, c’est ce que j’apprécie le plus dans une lecture, d’où ce sentiment de vide ressenti en terminant un récit que je ne voulais pas voir prendre fin…

jeudi 21 novembre 2013

Lady Hunt, Hélène Frappat

Résumé :

Laura Kern est hantée par un rêve, le rêve d'une maison qui l'obsède, l'attire autant qu'elle la terrifie. En plus d'envahir ses nuits, de flouter ses jours, le rêve porte une menace : se peut-il qu'il soit le premier symptôme du mal étrange et fatal qui frappa son père, l'héritage d'une malédiction familiale auquel elle n'échappera pas ? D'autres mystères corrompent bientôt le quotidien de la jeune femme, qui travaille pour une agence immobilière à Paris plus un effet secondaire qu'une carrière. Tandis qu'elle fait visiter un appartement de l'avenue des Ternes, Laura est témoin de l'inexplicable disparition d'un enfant. Dans le combat décisif qui l'oppose à l'irrationnel, Laura résiste vaillamment, avec pour armes un poème, une pierre noire, une chanson, des souvenirs... Trouvera-t-elle dans son rêve la clé de l'énigme du réel ? Sur la hantise du passé qui contamine les possibles, sur le charme des amours maudites, la morsure des liens du sang et les embuscades de la folie, Hélène Frappat trace une cartographie intime et (hyper)sensible de l'effroi et des tourments extralucides de l'âme. Des ruines du parc Monceau à la lande galloise, avec liberté et ampleur elle réinvente dans Lady Hunt le grand roman gothique anglais, et toutes les nuances du sortilège.


Avis :

Ce roman a été lu dans le cadre des matchs de la rentrée littéraire PriceMinister-Rakuten.
Attirée par le côté fantastico-gothique évoqué en quatrième de couverture et par l’illustration du roman, j’ai ouvert Lady Hunt avec un grand enthousiasme.

Au départ, le lecteur découvre Laura, agent immobilier à Paris, blasée par son métier. Au cours d’une visite, un évènement étrange va se reproduire. À cela vont s’ajouter les cauchemars qui hantent ses nuits, dans lesquels une maison semble l’attirer, ainsi qu’une soi-disant malédiction familiale. Autant dire que le début du roman est alléchant et le lecteur attend beaucoup pour la suite. Hélas, les choses vont plus ou moins en rester là. Hélène Frappat nous perd entre passé et présent, multiplie les personnages, les lieux et les pistes. Tout est survolé et rien ne semble réellement abouti, pas même l’intrigue en elle-même. Laura, l’héroïne est froide et il est impossible de s’attacher à elle d’autant qu’elle devient rapidement agaçante à cause de son manque de maturité et de son côté évanescent.
En revanche, j’ai beaucoup aimé l’écriture de l’auteur, ses phrases courtes et incisives, son style poétique et envoûtant. Lady Hunt étant le premier livre de cet auteur que j’ouvre, je ne sais pas s’il est propre à l’auteur ou s’il est emprunté pour servir le récit, mais je suis tombée sous le charme. D’ailleurs, c’est ce qui m’a poussée à terminer le livre, à défaut d’être emportée par l’histoire.


Bilan en demi-teinte donc pour ce roman. Il est demandé de mettre une note, ce sera un 11/20 pour ma part, principalement pour l’écriture d’Hélène Frappat.

mercredi 20 novembre 2013

Alex Craft T3 - Amnésie, Kalayna Price

Résumé :

« Pour sceller notre collaboration officielle, Rianna  et moi avons accepté une première affaire : déterminer si le  mari d’une cliente a mis fin à ses jours ou si son décès est  accidentel. À première vue, un jeu d’enfant ! Le hic, c’est que  lorsque la victime ne se souvient plus de ses derniers instants,  cela ne peut signifier qu’une chose : le prétendu suicide est en  fait… un meurtre. Car croyez-moi, la mort n’est pas quelque  chose qu’on oublie. »


Avis :

Troisième tome de l’une des meilleures séries d’urban fantasy du moment, Amnésie est un vrai régal. Alex Craft est cette fois-ci en prise avec un suicide qui semble un peu louche et de plus en plus quand elle se rend compte que l’homme n’est pas le seul à mettre fin à sa vie de manière étrange. L’enquête va se révéler bien sûr plus complexe que celle sur un simple suicide et va permettre de découvrir un nouveau pan de l’univers créé par Kalayna Price.

À côté de l’enquête principale, le lecteur retrouvera les lignes amorcées et laissées en suspens dans les tomes précédents. Sa collaboration avec Rianna, les soucis d’Holly suite à son passage en Faërie, le harcèlement de la Reine d’Hiver pour que la jeune femme choisisse son allégeance et, bien entendu, les questions inhérentes à la condition d’Alex, l’occasion pour elle de se rapprocher de son père, malgré son aversion pour ce dernier, pour obtenir des réponses. Il ne faut pas oublier non plus les hommes de la vie d’Alex Craft, entre Falin et LaMort, la jeune femme n’est pas au bout de ses surprises, mais ces dernières ne seront pas forcément positives.


Amnésie est un très bon opus, peut-être le meilleur de la série jusqu’ici, il permet d’apprendre beaucoup d’informations sans pour autant baisser en rythme. Entre enquêtes, magie et sentiments, le lecteur n’a pas le temps de s’ennuyer et attend la suite impatiemment une fois le roman refermé.

mardi 19 novembre 2013

L'âme tatouée, Raluca Sterian-Nathan

Résumé :

« J'ai tout perdu sauf mon accent », aime à dire Raluca Nathan. L'accent de Bucarest, où est née cette fille d'artistes et d'intellectuels. C'était avant que la Gestapo ne traque sa famille, puis que les communistes ne transforment la Roumanie en ce « pays où le rire est interdit, sauf s'il est marxiste ».
Malgré la faim, l'angoisse, la solitude, Raluca aime rire, jouer et aimer. Violée à 14 ans, mariée à 16, elle doit, pour monter sur les planches, faire oublier ses origines bourgeoises, à raison d'une année de travail en usine et de séances répétées de lavage de cerveau. À ce prix, seulement, elle pourra jouer dans Mère Courage au théâtre d'Etat. Quand elle ne doit pas subir les tortures de la Securitate ou déjouer les tentatives d'empoisonnement de ses rivales, membres du Parti...
Parviendra-t-elle à fuir pour la France, le pays dont elle rêve ? Un pays où, peut-être, l'amour et la fortune l'attendent. Un récit vrai où l'humour nargue la détresse, un livre qui est aussi une leçon d'espoir.


Avis :

De son enfance aisée à Bucarest à l’aube de la Seconde Guerre mondiale à son arrivée en France, Raluca Sterian-Nathan nous livre ce roman autobiographique sous forme de journal intime et retrace sa vie riche en douleurs, en embûches, mais aussi en joies.
Si l’enfance de Raluca, filles d’intellectuels bourgeois roumains était plutôt privilégiée, l’ombre du IIIe Reich va marquer la fin de cette insouciance. Traquée par la Gestapo, fuyant les bombardements puis découvrant le communisme et son totalitarisme, Raluca va apprendre à se fondre dans la normalité, sans jamais rentrer dans le moule. En quête de liberté, la jeune femme ne renoncera jamais à atteindre son but, devenir une artiste et fuir son pays qu’elle ne reconnaît plus.


Plus que le récit d’une vie, L’âme tatouée est une leçon de courage et d’espoir pour tous ceux qui ne baissent pas les bras et davantage encore pour les femmes, puisqu’outre les évènements historiques traversés, le fait d’être une femme a rajouté des difficultés au parcours de Raluca. Sans jamais tomber dans le pathos, ce récit garde une justesse de ton tout du long. Mélange d’émotion, de colère, de révolte, de courage et d’optimisme, le destin de cette femme est à garder en tête lorsque l’on est sur le point de renoncer afin de retrouver un nouveau souffle. Une belle leçon de vie.

lundi 18 novembre 2013

Mon chien Stupide, John Fante

Résumé :

Coincé entre une progéniture ingrate et un talent de plus en plus incertain, le personnage principal de Mon chien stupide oscille entre un cynisme salvateur et des envies de fuite. Fils d'immigrés italiens, il caresse le rêve d'un retour à ses racines, fantasmant sur une vie paisible aux terrasses des cafés de la Piazza Navona à Rome. Mais pour l'heure, il faut courir le cachet, écrire des scénarios médiocres pour des séries télé affligeantes... ou le plus souvent aller encaisser un chèque des allocations de chômage.
L'existence tumultueuse de la famille est bouleversée lorsqu'un gigantesque chien décide de s'installer dans la maison, pour le plus grand bonheur de l'auteur raté mais au grand dam du reste de sa tribu. Mon chien stupide est une tragicomédie de la crise individuelle : crises d'adolescence à retardement, démon de midi, couple en déliquescence. John Fante signe ici un roman touchant, débordant de compassion et d'acide lucidité.


Avis :

C’est Fabrice Colin qui m’a incitée à lire ce livre. Bon, ok, il ne me parlait pas vraiment à moi, c’était un statut Facebook, mais quand même, laissez-moi mes illusions ! Bref, il recommandait la lecture de ce livre et comme je suis faible j’ai obéi.

Me voilà donc découvrant un scénariste raté et cynique, flanqué d’une famille dont personne ne voudrait. Comme si sa vie n’était pas suffisamment désastreuse, va débouler un énorme chien brave, mais un peu con (il a été nommé Stupide en même temps), homosexuel à ses heures (ce qui a son importance, si si) qui va malgré lui être le déclencheur d’une crise familiale qui couvait depuis longtemps.
Étude de mœurs de la société américaine à travers une famille dont la vie est révolutionnée par l’arrivée-surprise d’un chien aussi surprenant qu’attachant, Mon chien Stupide est un vrai régal à lire. Concentré d’humour noir et de cynisme, ce livre est à la fois drôle et touchant, mais il fait aussi réfléchir au travers de notre société (enfin de la société américaine, parce que nous on n’est pas comme ça. Ahem…).

Très court et facile à lire, il serait dommage de passer à côté de ce livre, tant le talent de John Fante mérite d’être (re)découvert. Un grand merci à Fabrice Colin pour ce conseil de lecture !



Le goût des souvenirs, Erica Bauermeister

Résumé :

Lillian et son restaurant ont une manière tout à fait singulière de rassembler les gens. Il y a tout d'abord Al, le comptable, qui voit une signification dans les chiffres et les rituels ; Chloé, un futur chef prometteur qui a perdu toute confiance en l'autre après un chagrin d'amour ; Finnegan, aussi discret et solide qu'un arbre ; Louise, l'épouse d'Al, emplie d'une colère prête à exploser ; et Isabelle, dont les souvenirs s'estompent petit à petit. Enfin, il y a Lillian bien sûr, dont la vie prend un tournant inattendu...
Toutes ces personnes se croisent, se rencontrent, se mélangent, se séparent ; des souvenirs ressurgissent et d'autres se créent. Et de là, naîtra une famille que tous auront choisie.
Un beau roman sur les liens qui se font et se défont. Des personnages touchants. Une histoire pleine d'espoir et de gourmandise.


Avis :

Le goût des souvenirs est le premier roman lu dans le cadre du partenariat Lectrices Charleston 2014 (oui, on est encore en 2013, mais le livre sort en 2014, ceci explique cela).

Autour de Lilian et de son restaurant, gravitent nombre de personnes aux tempéraments et aux vies complètement hétéroclites. Entre deux recettes de cuisine, le lecteur va faire leur connaissance, découvrir leur passé et faire un petit bout de chemin avec chacun. Malheureusement, nous ne ferons qu’un très court bout de chemin, chaque personnage étant effleuré, mais manquant de profondeur. Alors, il faut avouer que lorsqu’il s’agit de quelqu’un avec qui le lecteur n’a pas vraiment d’affinité, c’est plutôt un soulagement. En revanche, quand il rencontre un personnage plus intéressant, c’est très frustrant qu’il ne soit évoqué que superficiellement. Par exemple, Lilian semblant être au centre du livre je pensais en savoir davantage sur elle, mais il n’en est rien. Ceci dit, ce roman étant la suite de L’école des saveurs, l’explication est peut-être là…
De la même manière, au départ je n’ai pas bien compris où voulait nous emmener l’auteur à travers ces divers portraits. Si la cuisine ne semblait pas être le sujet principal, mais davantage le fil conducteur, j’imaginais une intrigue commune à tous ceux qui entourent Lilian, et j’ai été un peu déstabilisée.

Néanmoins, l’écriture d’Erica Bauermeister est fluide et le roman se lit facilement. Le lecteur passera un moment agréable, mais sera sûrement perturbé par le manque de profondeur des personnages. Le goût des souvenirs est plutôt un ouvrage à lire entre deux lectures plus intimistes, afin de faire de jolies, mais éphémères, rencontres sans lendemain…








jeudi 14 novembre 2013

Girl Heart Boy T2 - Un bruit qui court, Ali Cronin

Résumé :

4 filles, 3 garçons :
Une bande inséparable.
Dernière année de lycée et premières expériences : la série de toute une génération !
« Cass sort avec Adam. Mais Jack aimerait être plus que le meilleur ami de Cass. Rich cache quelque chose. Et moi dans tout ça ?
Moi, Ashley, je n’ai pas de secrets. C’est bien connu, je ne pense qu’à m’amuser avec les mecs. Je suis forte - certains diraient insensible, j’aime la provoc... et le sexe ! Et si Dylan n’est pas intéressé par moi, aucun problème ! Quoi, vous ne me croyez pas ? »


Avis :

Après la sage Sarah, c’est maintenant la délurée Ashley que le lecteur va suivre dans Un bruit qui court. Volontiers provocante et provocatrice, la jeune fille collectionne les garçons comme d’autres les chaussures, en toute insouciance, jusqu’au jour où son comportement lui vaut une réputation des plus sulfureuses. Rumeurs et autres vulgarités à son égard taguées dans les toilettes, il n’en faut pas plus pour faire d’Ashley la risée du lycée et éloigner le seul garçon qui fasse vraiment vibrer le cœur de la jeune fille.

Deuxième opus de la série d’Ali Cronin, Un bruit qui court met en relief les dangers d’une attitude trop exubérante et en garde celles qui penseraient que leur comportement n’est pas le reflet de leur personnalité. Mais c’est hélas le cas, les gens jugent trop rapidement sur les apparences, et Ashley va en faire les frais. Consciente que son comportement est parfois limite, elle n’en avait que faire jusque-là, ses provocations incessantes cachant une personnalité plus complexe. Heureusement qu’elle peut compter sur sa bande d’amis pour surmonter cette épreuve qui met en lumière les failles que la jeune fille gardait secrètes.
S’il garde un côté puéril qui m’agace prodigieusement, j’ai tout de même nettement préféré cet opus plus intéressant, moins gnangnan que le précédent. Le comportement d’Ashley est parfois insupportable, mais la jeune fille est néanmoins touchante, la rendant somme toute attachante. Le thème abordé parlera sans nul doute au public adolescent visé et pourra, avec un peu de chance, le faire réfléchir aux conséquences de ses actes dans la vie de tous les jours.

En résumé, ce deuxième tome de Girl Heart Boy est un livre plaisant, à réserver à la tranche d’âge visée.


mercredi 13 novembre 2013

Le Démon des Brumes, Luc Blanvillain

Résumé :

Selon une très ancienne légende, un démon vieux de plusieurs siècles, condamné à vieillir pour l’éternité, retrouvera sa jeunesse le jour où il séduira une Fille de la Brume.
Laura, lycéenne sans histoire, est-elle cette fille ? En tout cas, elle a été séduite par un nouveau lycéen au charme inquiétant et quasiment irrésistible…
Raphaël, son copain, et ses amis, prendront-il conscience à temps du danger qui la guette ? L'arracheront-ils aux griffes vénéneuses du démon avant que son amour pour lui ne devienne trop fort ? Car alors, celui-ci aura recouvré toute sa puissance nuisible et plus rien ne pourra l'arrêter…


Avis :

Raphaël et Laura forment un couple très soudé, tellement amoureux que le jeune homme souhaite offrir une bague à sa belle pour sceller leur amour. Il ne se doutait pas qu’en accomplissant cette action, plutôt positive de prime abord, il allait précipiter la fin de leur histoire. Lorsque Melvil arrive au lycée, Laura va tomber sous son charme pour le moins diabolique…
Un trio amoureux déséquilibré, puisqu’un des protagonistes est un démon, envoûtement, possession, malédiction, tout était réuni pour faire du Démon des brumes un roman agréable. Hélas, ça n’a pas été le cas. L’intrigue est cousue de fil blanc, L’Orfèvre est plutôt ridicule, Raphaël pénible à force de se débattre vainement pour sauver celle qu’il aime. L’auteur a voulu mêler suspense et terreur, je n’ai ressenti ni l’un ni l’autre. Heureusement que son style est fluide et se lit facilement car, pour tout dire, l’ennui qui m’a envahie aurait été difficile à supporter autrement.



mardi 12 novembre 2013

Effacée, Teri Terry

Résumé :

2054. Les criminels de moins de 16 ans sont hospitalisés, leur mémoire effacée, leur agressivité gommée et leur béatitude renforcée. Ils doivent repartir de zéro, contrôlés par un appareil greffé sur leur bras.
Kyla, 16 ans, a ainsi été «réinitialisée» et doit tout réapprendre sous le contrôle sévère de ses nouveaux parents adoptifs. Malgré son effacement, elle fait d'étranges cauchemars et se découvre des aptitudes qu'elle ne devrait plus avoir. Comme si son passé s'obstinait à remonter à la surface...
Contrairement à la plupart des Effacés, Kyla est moins encline à l'obéissance, semble être capable de supporter des situations violentes et lorsque des lycéens commencent à disparaître, elle s'interroge...
Avec l'aide de Ben, effacé, lui aussi, elle décide de tenter de comprendre mais cela s'avère plus difficile que prévu. Et Kyla n'est pas certaine de vouloir assumer ce passé qu'elle sent progressivement revenir à elle...


Avis :

Pour lutter contre la délinquance des mineurs qui a mené à des émeutes dans le passé, décision a été prise « d’effacer » les jeunes sortis du droit chemin pour ensuite pouvoir les réinsérer dans la société en ayant éradiqué leurs pulsions violentes. C’est le cas de Kyla, 16 ans, sur le point de commencer une nouvelle vie dans sa famille d’accueil après avoir suivi le protocole d’effacement. D’abord déstabilisée par son arrivée dans ce monde qu’elle ne connaît plus, la jeune fille va se rendre compte qu’elle n’est pas comme les autres « effacés ». Elle n’accepte pas les choses telles qu’elles sont, pose moult questions et a des réminiscences de son passé. En compagnie de Ben, elle va essayer de comprendre et de remonter le fil de ses souvenirs, ce qui ne sera pas sans danger.


Effacée est une dystopie passionnante qui, en plus de divertir le lecteur, pose des questions d’éthique sur le droit de disposer du cerveau de personnes jugées inaptes pour les rendre dociles, sous couvert de préservation et de protection de la société. Kyla, le personnage principal, est très touchante, tiraillée entre son envie de connaître la vérité et la peur de ce qu’elle découvrira. Peu à peu le voile se lève sur les pratiques peu orthodoxes dont sont victimes les jeunes, et la vérité que l’on sent pointer en-dessous nous fait froid dans le dos. J’ai vraiment hâte de connaître la suite et d’avoir les réponses à toutes les questions soulevées dans ce tome.



lundi 11 novembre 2013

Je tue, Giorgio Faletti

Résumé :

Lors d'une de ses émissions nocturne l'animateur vedette de RMC reçoit l'appel d'un homme à la voix métallique se présentant comme un assassin sur le point de passer à l'acte. L'aveu n'est, bien sûr, pas pris au sérieux. Mais, le lendemain, le champion du monde de Formule 1 et sa petite amie sont retrouvés assassinés et atrocement mutilés sur leur yacht. Les sourires se figent pour faire place à l'effroi devant la signature en lettres de sang : Je tue. Frank Ottobre, agent du FBI, et le commissaire de la Sûreté publique de Monte-Carlo doivent intervenir au plus vite. Mais comment aborder une enquête lorsque l'on ne dispose d'aucun indice ?


Avis :

Le glamour, le luxe et la sérénité de Monte-Carlo se voient troublés par un meurtrier qui, non content de mutiler ses victimes et de ne laisser aucun indice derrière lui, a l’impudence d’annoncer ses crimes à l’antenne de la radio RMC. Si au départ son avertissement n’est pas pris au sérieux, la police va rapidement changer d’avis et se lancer à ses trousses.


Avec Je tue, Giorgio Faletti signe ici son premier roman, un thriller efficace et astucieux. Le cadre où prend place l’histoire est inhabituel et bienvenu car en plus d’être original, il renforce l’horreur des crimes perpétrés par le tueur. L’intrigue est bien ficelée, le lecteur mène l’enquête en même temps que les policiers et se laisse captiver par cette chasse à l’homme dont l’issue reste une vraie surprise. Par contre, si le fond de l’histoire est bon, la forme laisse parfois à désirer. L’auteur se perd parfois dans des détails inutiles et le livre souffre de quelques longueurs qu’il est assez tentant de zapper car elles n’apportent rien à l’histoire. En évitant de diluer le propos, la narration aurait gagné en nervosité et l’intrigue en intensité. De la même manière, Giorgio Faletti tombe un peu dans les stéréotypes du genre, comme le flic au passé tourmenté, ce qui n’était pas vraiment nécessaire. Néanmoins la lecture de Je tue est très agréable (pour qui aime les meurtres sanglants et un peu gores, il vaut mieux être prévenu), qui, sans les défauts exprimés plus haut, aurait pu être parfaite.

vendredi 8 novembre 2013

Vampire City T7 - Double jeu, Rachel Caine

Résumé :

À Morganville, le règne du démoniaque Bishop a pris fin. C’est le retour de l’harmonie entre les humains et les vampires, qui ont fait d’importantes concessions. C'est le début d'une nouvelle vie, une vie où chacun semble vraiment libre, dans une ville où Claire et ses amis commenceraient presque à se sentir à l'aise... Mais, lorsque Kim, la nouvelle amie d’Eve, disparaît tandis qu'elle travaille sur un court métrage, il y a de quoi craindre le pire. En se lançant sur sa piste, Claire et Eve vont se rendre compte que ce projet de documentaire, mettant en scène les vampires, cache un programme bien dangereux…


Avis :

Si à la fin du sixième tome le lecteur pouvait espérer un certain retour à la normale à Morganville, Double jeu va lui prouver qu’il n’en est rien.
Entre une nouvelle venue, Kim, censée faire un reportage sur la ville mais dont les intentions semblent plus obscures, Ada qui apprécie toujours aussi peu Claire et veut garder Myrnin pour elle seule et le vieux vampire fou mais génial qui lui aussi va donner du fil à retordre à Claire, ce tome est riche en évènements. Et nous retrouvons bien sûr les personnages récurrents de la série, les quatre amis de la maison Glass, Amélie, Oliver… qui viennent épaissir les intrigues principales.

Ce tome est encore une fois une réussite. Rachel Caine a réussi à construire un univers riche et familier au lecteur, avec des personnages extrêmement attachants, si bien qu’à chaque fois qu’il ouvre un des romans de la série il a l’impression d’être un peu chez lui. La plume de l’auteur est toujours aussi fluide et agréable, si bien que refermer le roman provoque un petit pincement tant le lecteur a envie de retourner à Morganville pour connaître la suite et retrouver Claire et les autres habitants.


jeudi 7 novembre 2013

Le marchand de livres maudits, Marcello Simoni

Résumé :

1205. Alors qu’il fuit, poursuivi par d’étranges chevaliers masqués, le père Vivien de Narbonne chute dans un ravin et est laissé pour mort. La mission pour laquelle il a donné sa vie : protéger un livre mystérieux, dont les révélations pourraient ébranler à jamais les fondements de l’Église. Treize années plus tard, Ignace de Tolède, marchand de reliques, est chargé par un riche commanditaire de retrouver l’Uter Ventorum, un manuscrit qui renfermerait le secret de la sagesse des anges. Pour reconstituer le grimoire, séparé en quatre parties dispersées à travers le Languedoc et la Castille, Ignace devra faire preuve d’un sang-froid et d’une intelligence sans faille. Il aura également besoin de courage : le Tribunal secret de Saint-Vehme, une organisation qui a pour mission d’éliminer les blasphémateurs, le pourchasse. Car pour maintenir dans l’ombre le secret millénaire qu’il est sur le point de résoudre, on est prêt à tuer.


Avis :

Premier roman de Marcello Simoni, Le marchand de livres maudits a été un bestseller en Italie, son pays d’origine, et il est enfin traduit en français.
Ce thriller médiéval met en scène Ignace de Tolède et ses deux compagnons, chargés de retrouver un mystérieux manuscrit. Bien entendu, Ignace n’est pas le seul à en suivre la trace, s’ensuit une traque effrénée et dangereuse pour trouver et mettre en lieu sûr la relique.
Avec ses énigmes et son ambiance médiévale sombre, Le marchand de livres maudits est un croisement entre Le nom de la rose et le Da Vinci code, bien qu’Ignace n’ait pas le charisme de Guillaume de Baskerville. Le récit est bien conduit, la plume de l’auteur fluide et l’intrigue ne laisse pas de répit au lecteur. Seule la brièveté des chapitres et la multitude de personnages sont un peu déstabilisants au départ (qui est qui ?!), mais le lecteur ne tarde pas à prendre ses marques et à se laisser glisser dans cette histoire.
Le marchand de livres maudits est une lecture agréable mêlant la fiction à la réalité historique, les amateurs de romans historiques et d’énigmes seront ravis.



La petite chose superficielle en moi a beaucoup aimé la couverture, c’est ce qui m’a donné envie de lire le livre !