vendredi 31 janvier 2014

Vertige, Amie Kaufman et Meagan Spooner

Résumé :

Lilac LaRoux est l'héritière de la plus grande fortune de la galaxie. Tarver, lui, n'est qu'un soldat intergalactique sans particule ni fortune. Dans une société intergalactique ultra hiérarchisée, tout les oppose : l'argent, la famille, la culture, l'éducation, la sensibilité… Ils ne sont théoriquement même pas autorisés à s'adresser la parole. Mais quand le vaisseau spatial qui les transporte s'écrase, ils se retrouvent seuls, sur une planète déserte, et doivent unir leurs forces pour survivre. Mais le plus grand danger qui les guette n'est-il pas leur attirance mutuelle, aberration dans la société dont ils sont issus ? Pourtant, quand d’étranges visions commencent à les assaillir, menaçant leur clairvoyance et leur intégrité, ils doivent baisser leur garde. S’ils ne veulent pas perdre la tête, ils doivent se faire confiance et cesser de jouer leur rang. S’abandonner et se confier, littéralement, l’un à l’autre. Quitte à se laisser submerger par leurs sentiments les plus enfouis… jusqu'à la passion qui pourrait bien être la clé de leur survie.


Avis :

Lilac, riche héritière évoluant dans les sphères les plus huppées, n’a théoriquement rien à voir avec un homme comme Tarver, soldat issu du peuple. En transit sur le même vaisseau, ils s’aperçoivent, se parlent malgré l’interdiction conférée par leur différence de statut, mais leur rencontre aurait dû en rester là si leur vaisseau ne s’était pas écrasé. Seuls survivants sur une planète inconnue, ils vont devoir aller au-delà du carcan rigide des conventions et collaborer pour survivre.
Sur fond de science-fiction survivaliste, c’est avant tout une jolie histoire d’amour que Vertige met en scène. Le propos est vu et revu, les romances sur fond de différences de conditions sociales n’ont rien de nouveau, en revanche, pour le coup, le cadre où l’intrigue se joue est novateur, d’autant que, sans trop en dire, ce n’est pas une « simple » histoire d’amour, il y a plus de complexité dans le livre qu’on ne le pense au départ, et c’est sans doute ce qui renforce l’intérêt du livre.
Écrit à quatre mains, le style est fluide et agréable. Chaque chapitre est introduit par des extraits d’un interrogatoire de Tarver qui aiguisent la curiosité du lecteur et qui trouveront leur explication au fil du temps.
Si l’histoire est particulièrement séduisante, le dénouement m’a malgré tout laissé un sentiment mitigé, j’espère que la suite saura attiser mon intérêt.



jeudi 30 janvier 2014

Mauvais pas, Linwood Barclay

Résumé :

Zack Walker a une obsession : la sécurité. Marié et père de deux enfants, cet auteur de science-fiction a quitté la ville pour aller s'installer dans une banlieue paisible. Pourtant, Zack continue de voir le danger partout. Aussi, lorsqu'il aperçoit le sac à main de sa femme abandonné dans un caddie au supermarché, il décide de le lui voler, histoire de lui donner une bonne leçon. Stupeur : c'est le sac d'une inconnue ! Zack se rend alors chez sa victime involontaire, mais c'est un cadavre qu'il y découvre. Paisible, son quartier? Pas si sûr.


Avis :

Mauvais pas est le premier tome de la nouvelle série de Linwood Barclay, dont Zack Walker, auteur névrosé, est le héros.

Alors qu’il pensait jouer un tour à sa femme en lui cachant son sac à main, Zack va se rendre compte que ce sac ne lui appartient pas. Ayant commis un vol contre son gré, il va bien entendu vouloir rendre l’objet du délit à sa réelle propriétaire. Malheureusement, il ne trouvera que le cadavre de cette dernière et se verra bien malgré lui embarqué dans une suite d’aventures rocambolesques.


Si l’enquête en elle-même est bien ficelée et bien menée, avec son lot de rebondissements, la grande force de ce thriller réside en la personnalité de Zack, angoissé perpétuel n’ayant jamais voulu être un héros. En découlent des situations cocasses et beaucoup d’humour et d’autodérision. D’ailleurs, Zack est aussi agaçant qu’il est attachant, ses réactions et pensées étant parfois totalement immatures. Personnellement, j’ai pris beaucoup de plaisir avec cet anti-héros complètement barré, perdu dans une situation qui le dépasse. La lecture a vraiment été très agréable et change des thrillers très sombres et glauques que je lis habituellement. Je ne connaissais pas Linwood Barclay jusqu’ici, mais je pense me pencher rapidement sur sa bibliographie !

mardi 28 janvier 2014

Alex, Pierre Lemaitre

Résumé :

[J’ai volontairement tronqué le résumé trouvé sur Amazon car il spoilait trop l’intrigue à mon goût.]

Qui connaît vraiment Alex ? Elle est belle. Excitante. Est-ce pour cela qu'on l'a enlevée, séquestrée et livrée à l'inimaginable.


Avis :

Alex est une belle jeune femme, désirable, tant qu’elle est enlevée par un homme qui va la torturer et qui semble souhaiter la voir morte. Le commandant Verhoeven est mis sur l’affaire, lui qui déteste les histoires d’enlèvements, ayant perdu sa propre femme dans des conditions approchantes. Le flic va néanmoins s’accrocher et remonter la piste de cette femme dont on ne sait rien, si ce n’est que ses chances de survie diminuent d’heure en heure.


D’abord déstabilisée par le style de l’auteur, dépouillé et saccadé, je me suis laissée emporter par ce thriller en trois actes. Alex se présente de prime abord comme un thriller relativement classique et va finalement se révéler au fil des pages plein de rebondissements, de retournements de situation et de surprises. L’intrigue est merveilleusement bien ficelée, Pierre Lemaitre prend plaisir à perdre son lecteur, à balayer ses certitudes, à le faire sans arrêt changer de point de vue sur l’intrigue et les personnages. Machiavélique, l’auteur le surprend sans arrêt et ne livrera les clefs de l’intrigue qu’à la toute fin. Et quel plaisir de se laisser entraîner dans cette histoire multi-facettes, le lecteur en redemande !

lundi 27 janvier 2014

Tes mots sur mes lèvres, Katja Millay

Résumé :

Ne lisez pas la quatrième de couverture si vous ne voulez pas trop en découvrir.

Après avoir été agressée, Nastya, ancienne surdouée du piano, s’est inventé une nouvelle identité et s’est réfugiée dans le silence. Elle ne parle plus depuis deux ans. Josh, lui, est seul au monde. Tous les membres de sa famille sont morts les uns après les autres. Son remède : la solitude et le travail du bois. Peu à peu, Nastya partage la vie de ce garçon doux et discret. L’amitié s’installe, puis les sentiments amoureux. Nastya se remet à parler, sans pour autant se dévoiler. Nastya et Josh se soignent l’un l’autre, craignant tout de même de trop s’attacher, la vie ne les ayant pas habitués au bonheur. Leur passion sera-t-elle plus forte que les blessures de la vie ?


Avis :

Sur ce coup, je veux vraiment remercier Cess qui m’a vivement encouragée à lire ce roman, que j’avais écarté d’office à cause de sa couverture, parce que c’est vraiment une très belle découverte.

Par où commencer pour décrire ce roman qui ne ressemble à aucun autre… Nastya s’est murée dans le silence après le drame survenu dans sa vie deux ans auparavant. Partie vivre chez sa tante, son intégration au lycée est plutôt compliquée, et elle va se rapprocher d’un autre solitaire, Josh. Leur relation va grandir dans le silence de la jeune fille, chacun pansant ses plaies comme il peut.
Avec un thème difficile et une mise en place très lente, Tes mots sur mes lèvres prend beaucoup de risques, mais c’est une stratégie payante puisque le roman séduit néanmoins dès les premières pages. Le mystère entourant le mutisme de Nastya, la discipline qu’elle s’inflige, la personnalité qu’on devine en filigrane, tous ces éléments attirent la curiosité du lecteur qui veut connaître le fin mot de l’histoire. Sa relation avec Josh, tout en douceur et en pudeur, rend ce couple particulièrement attachant, l’un étant la béquille de l’autre. L’écriture de Katja Millay (et/ou la traduction, car il faut aussi rendre justice à la personne qui nous a permis de lire ce roman en VF) est délicate, rendant cette histoire bouleversante, immergeant tant et si bien le lecteur dans l’histoire que j’avais du mal à parler à chaque fois que je sortais du livre.

Encore merci Cess, tu m’as offert mon deuxième coup de cœur de l’année ;)

jeudi 23 janvier 2014

Le maître des tempêtes, Ian Livingstone

Résumé :

Après des années de paix, le royaume du Femphry est de nouveau en proie au chaos. Mais cette fois, c'est la Nature elle-même qui semble vouloir le réduire à néant ! Ouragans, blizzards, inondations dévastent des régions entières, alors que d'autres subissent les pires sécheresses. Se pourrait-il qu'un esprit maléfique ait acquis l'invraisemblable pouvoir de déchaîner les éléments ? Vous avez combattu des créatures infernales, exterminé dragons et monstres de la pire espèce : votre réputation n'est plus à faire. Mais comment un aventurier, le plus intrépide soit-il, pourrait-il dompter le vent, l'eau et le feu ? Allez-vous oser relever ce défi et affronter les périls qui vous attendent dans l'Œil du Cyclone ?


Avis :

Après avoir réédité Les livres dont vous êtes le héros déjà parus dans les années 80/90 avec des couvertures remises au goût du jour, les éditions Gallimard Jeunesse publient maintenant les inédits en grand format. Le maître des tempêtes est le quatrième à arriver en librairie, dans la collection des Défis Fantastiques.
Il faut noter que cette édition est soignée, les illustrations originales sont reproduites et, petit détail d’importance, en bas de pages figurent des lancés de dés, vous n’êtes plus obligé d’avoir votre paire de dés sur vous, libéré de cette contrainte le livre devient réellement nomade (ça peut sembler gadget mais vous trouveriez aussi que c’est un gros point positif si vous aviez un jour eu envie de jouer debout dans une rame de métro bondée).

L’histoire en elle-même est bien conçue et intéressante, assez complexe pour ne pas se terminer trop vite (sauf si vous avez une forte propension à prendre les mauvaises décisions, là ça peut s’arrêter très vite !). Le seul bémol réside dans le prix de l’ouvrage. Il s’agit certes d’un grand format, mais il faut quand même être vraiment passionné pour investir autant dans un livre qui peut être terminé en une heure. Néanmoins, si on laisse ce critère de côté, Le maître des tempêtes est une lecture/aventure des plus agréables que je vous recommande.



mercredi 22 janvier 2014

Beautiful Disaster, Jamie McGuire

Résumé :

Travis Maddox est sexy, bâti comme un dieu et couvert de tatouages. Il participe à des combats clandestins la nuit, et drague tout ce qui bouge le reste du temps. Exactement le genre de mec qu'Abby doit éviter si elle veut reprendre sa vie en main. Mais Travis insiste et lui propose un pari. Si elle gagne, il renonce au sexe pendant un mois. Si elle perd, elle s'installe avec lui pour la même durée. Ce que Travis ignore, c'est qu'il a affaire à bien plus joueur que lui...


Une fois toutes les cartes abattues, seront-ils vraiment prêts à suivre les règles établies ?


Avis :

Abby est une jeune fille apparemment bien sous tous rapports qui mène une petite vie tranquille. Quand un soir elle fait la connaissance de Travis, qui enchaîne les combats de boxe pour payer ses études et aussi les filles, mais là juste pour le plaisir, Abby est attirée par ce jeune homme hors norme. Travis c’est le bad boy typique, et il faut croire que les filles ne peuvent lui résister.  À la suite d'un pari, ils vont d’abord apprendre à se connaître, et plus si affinités…

Je n’avais lu que des critiques élogieuses sur ce livre, c’est pourquoi j’ai cédé à la tentation de m’y plonger. Au final, je ne suis pas aussi enthousiaste que la majorité des lectrices, principalement à cause de Travis (il faut croire que les bad boys ce n’est pas mon truc). Trop étouffant, trop colérique, trop jaloux, trop tout en fait, même s'il a des circonstances atténuantes. J’ai eu du mal à comprendre comment Abby peut supporter le caractère du jeune homme, à sa place j’aurais tracé ma route assez rapidement. Autre point qui m’a dérangée, c’est le passé d’Abby qui revient à la surface et que j’ai trouvé un peu capillotracté.
Le roman est en revanche bien écrit, même si les personnages sont trop caricaturaux, et se laisse lire agréablement. Du coup, j'ai bien envie de lire Jamie McGuire dans une autre histoire pour découvrir une autre facette de cet auteur.

Vous l’aurez compris, je n’ai pas vraiment adhéré à cette histoire d’amour. Pour moi une romance réussie c’est quand elle me donne envie d’être à la place de l’héroïne. Là, c’était loin d’être le cas. Malgré tout, je vais continuer à explorer l'univers New Adult et y chercher des personnages qui me correspondent davantage.



"Le métro est un lieu de charme"... Et mon cul, c'est du poulet ?!



Hier soir, rentrant chez moi après une journée de dur labeur, n’aspirant qu’à un peu de sérénité dans le train grâce, par exemple, à la lecture de mon roman en cours, j’ai été confrontée à la cruelle réalité de la vie d’une banlieusarde un jour de problèmes à la SNCF (c’est-à-dire à peu près tous les jours, soyons honnêtes).

Après avoir enfin réussi à monter dans mon RER bondé en jouant des coudes, en fonçant dans le tas (d’ailleurs je pense à une reconversion dans le rugby ou le football américain, à méditer) et après quelques vocalises (avancez dans les couloirs s’il vous plait… Avancez dans les couloirs ! … Avancez dans les couloirs, bordel !), me retrouvant compressée comme une sardine dans sa boîte avec comme seuls objectifs de pouvoir continuer à respirer et faire en sorte qu’on ne piétine pas mes Hush Puppies toutes neuves, j’ai eu une pensée pour Nathalie Kosciusko-Morizet, candidate UMP à la mairie de Paris. Souvenez-vous, c’était en décembre dernier, "Je prends souvent les lignes 13 et 8 et il m’arrive de faire des rencontres incroyables. Je ne suis pas en train d'idéaliser le métro, c'est parfois pénible, mais il y a des moments de grâce". Et là, le nez dans l’aisselle de mon voisin qui sent la fin de journée, j’ai été prise d’une furieuse envie de lui mettre des claques à la NKM. Utilisatrice quotidienne de la ligne 14 du métro ainsi que des RER C et D, moi, le charme, j’ai du mal à le voir, et les rencontres que je fais oscillant entre le sale pervers qui vous tripote le derrière et la grognasse qui vous cogne son sac à main en pleine tête toutes les dix secondes si vous avez la chance d’être assise, j’ai pas forcément envie de pousser plus avant ces relations nouées à l’occasion d’un trajet.

Alors, oui, vous allez me dire que les transports en commun c’est génial pour lire. Effectivement, j’ai du temps pour la lecture. Beaucoup. Trop. Ça parait sympa sur le papier, mais en fait, non. Pourquoi ? Je vais vous le dire (©Nicolas Sarkozy, imaginez que je bouge nerveusement les épaules en écrivant ça).
D’abord parce que le confort se réduit à néant. Les sièges (quand on la chance de voyager assis) avec deux centimètres de rembourrage, ça lasse. Quand on voyage debout, là c’est limite impossible, essayez d’ouvrir un livre avec une population de vingt personnes au mètre carré, ça calme. Idem, si votre liseuse touche le bout de votre nez tellement vous êtes serrés les uns contre les autres, c’est compliqué.
Ensuite, vos mains ne sont pas toujours disponibles pour tourner les pages : vous pouvez trouver plus utile de vous tenir quand vous êtes debout, de vous éventer les jours d’été ou d’essayer de faire circuler le sang dans vos doigts bleuis, mettre (et entretenir) le chauffage étant tellement surfait l’hiver !
Enfin, ce n’est pas toujours évident de ce concentrer quand votre voisin d’à côté lit L’équipe complètement déplié (vous faisant profiter des articles de la page la plus proche de vous, c’est tellement convivial, NKM adorerait) ou écoute Maître Gims à fond les ballons malgré son casque et que vous sentez l’envie de jeter son portable par la fenêtre monter.
Ce ne sont que quelques exemples vécus, on pourrait en trouver des wagons (ha ha ha).

Conclusion, le prochain qui me dit que le RER ou le métro c’est génial, je lui fais sauter les ratiches, mais avec charme et convivialité, bien entendu.


Pour rigoler, voilà la définition de « charme ». Sérieux, le métro vous fait penser à ça ?!
1. Enchantement; action magique

2. Qualité de ce qui attire, plaît; attirance. 

mardi 21 janvier 2014

E-machination - Devenez ce héros dont vous rêviez, Arthur Ténor

Résumé :

Dans la vie, Clotaire est un geek un peu coincé et Lucile une jeune prof de français très timide. Dans Le Jeu, qu'ils pratiquent on-line, Compagnon d'Ambre et Luciole, leurs personnages, forment un duo de choc digne des meilleurs films d'action, et les deux jeunes gens ont de plus en plus de mal à vivre dans la réalité.
Un jour, pourtant, Clotaire découvre que des meurtres perpétrés dans Le Jeu ont lieu aussi dans la réalité. Comment cela est-il possible ? Qui se cache derrière Le Jeu ? Qui manipule les joueurs et dans quel but ?
Pour se sortir de ce piège démoniaque, Clotaire et Lucile vont devoir s'armer de courage et transposer leur duo dans le réel, devenir les héros de leurs rêves pour de vrai. Mais attention, car les frontières entre le vrai et le faux, le tangible et l'illusoire, sont parfois bien ténues. Et qui sait si toute cette histoire, finalement, n'est pas elle-même une gigantesque farce ? Une e-machination…


Avis :

Jeu de rôle interactif particulièrement immersif, Le Jeu va entraîner Lucile et Clotaire dans une course contre la montre où la réalité et la fiction se confondent. Les frontières entre les deux deviennent de plus en plus en floues, jusqu’à ce que les deux héros en viennent à craindre pour leur propre vie. Quel est ce jeu et qui en tire les ficelles, c’est ce qu’ils vont essayer de découvrir.

À la croisée de No Pasaran, le jeu et de Weird Science (Code Lisa), E-machination pose le problème de l’ultra-réalisme des jeux vidéo et de l’addiction qui en découle. Sans être moralisateur pour autant, le livre dénonce la confusion entre virtuel et réel que peut ressentir le joueur. L’intrigue est bien conçue, mais un peu longue à se mettre en place, sans compter la fin, trop facile et capillotractée, qui sonne un peu comme un renoncement de la part de l’auteur.

Malgré tout, ce roman est agréable à parcourir et il a, en outre, le mérite de faire réfléchir.


lundi 20 janvier 2014

Dublin Street, Samantha Young

Résumé :

Quand Jocelyn Butler pénètre dans le magnifique appartement de Dublin Street, elle croit vivre un rêve. Un cadre somptueux, un quartier agréable d'Édimbourg, et une future colocataire des plus adorables. Ellie Carmichael est certes un peu trop enjouée et curieuse pour le caractère secret de Jocelyn, pour qui se lier d'amitié avec autrui a toujours été une épreuve, mais elle lui est aussitôt sympathique. Son frère, en revanche... Beau comme un dieu, mais aussi arrogant que déstabilisant, Braden Carmichael fait voler en éclats son fragile équilibre. Car en plaquant tout pour venir s'installer en Écosse, la jeune femme espérait laisser derrière elle son passé tragique. Or la passion qui la lie bientôt au ténébreux Braden fait resurgir ses peurs les plus profondes, et les exorcise...


Avis :

En préambule, pour moi Dublin Street n’est aucunement une romance érotique, mais bien une romance contemporaine. Le sexe est présent, certes, mais ce n’est pas non plus le point central du roman, le seul but de l’intrigue. Ceci étant dit, passons à ce qui nous intéresse, à savoir cette délicieuse histoire.

En trouvant Ellie, sa nouvelle colocataire, Joss est loin de penser qu’elle va découvrir un homme aussi beau qu’arrogant en la personne du frère de cette dernière, Braden. Alors, évidemment, le lecteur se doute bien de l’issue de la relation de ces deux-là, mais, Dublin Street, c’est bien plus qu’une simple bluette.
Tout d’abord parce que les personnages sont travaillés et sortent des sentiers battus. S’ils ont chacun leurs failles et un passé douloureux, Joss et Braden sont loin d’être complètement barrés ou inconséquents, ils sont même étonnamment posés et construits. Et, bien sûr, le charisme de Braden n’est pas négligeable et participe à mon engouement, tout comme le caractère de Joss, loin d’être écervelée ou hystérique, c’est bon d’avoir une héroïne équilibrée malgré son passé.
Ensuite, parce que l’intrigue est plus complexe qu’une simple histoire d’amour qui semble cousue de fil blanc. Les personnages secondaires ont leur propre vie, leurs joies et peines et apportent un plus à l’intrigue principale.
Enfin, parce que la plume de Samantha Young réussit à transporter le lecteur au cœur de son histoire. Elle la décrit avec une capacité à la faire littéralement vivre au lecteur, de sorte à l’impliquer totalement dans le feu de la passion de Braden et Joss.


Dublin Street est mon premier coup de cœur de l’année, j’en redemande et je suis impatiente d’avoir la suite. En attendant, vous pouvez lire ici une scène vue du point de vue de Braden, histoire de prolonger la magie de ce roman.

dimanche 19 janvier 2014

La mécanique du coeur, Mathias Malzieu

Résumé :

Edimbourg, 1874 : le jour le plus froid du monde. Lorsque Jack naît, son cœur gelé se brise immédiatement. La sage-femme le remplace par une horloge et le sauve. Depuis lors, il doit prendre soin d'en remonter chaque matin le mécanisme. Mais gare aux passions ! Le regard de braise d'une petite chanteuse andalouse va mettre le cœur de Jack à rude épreuve...


Avis :

Alors que le film sort bientôt sur nos écrans, il était temps que je me penche sur le livre dont il est tiré.
La mécanique du cœur est un conte poétique et cruel, servi par la plume magique de Mathias Malzieu qui sait si bien nous emmener dans son univers aux accents burtoniens.
Jack, l’enfant au cœur animé par un mécanisme d’horloge, tombe amoureux d’une petite chanteuse Andalouse, Miss Acacia. Des années plus tard, il partira à sa recherche pour vivre une passion à deux. Mais le destin est cruel et la belle infidèle, le cœur fragile de Jack pourra-t-il résister aux tourments infligés par la jeune fille ?

Si ce conte est merveilleusement bien écrit, j’ai eu du mal à l’apprécier pleinement, trop attachée à Jack et occupée à détester la petite Andalouse que j’étais. Alors, si le charme n’a pas totalement fonctionné, reste la façon dont l’auteur joue avec les mots pour créer des expressions insolites pleines de tendresse qui, à elle seule, mérite que vous posiez votre regard sur ce livre.



Kyo - Je Saigne Encore

samedi 18 janvier 2014

Challenge « oh my, cette couverture ! »

Voilà une brillante idée de challenge tout droit sortie de la tête de la diabolique Cécile. La règle est simple, lire le livre qui a la couverture la plus moche possible. Pour plus de détails, c'est ici.

Si vous avez des idées à mes soumettre, n'hésitez pas à me laisser vos recommandations en commentaire, c'est le but de cet article, mutualiser les énergies pour ce noble but qu'est la quête de l'illustration la plus ignoble ^^ Je compte sur vous !





Rien que le logo est magique !


t.A.T.u. - All The Things She Said

vendredi 17 janvier 2014

La Tour Sombre T1 - Le Pistolero, Stephen King

Résumé :

" L'homme en noir fuyait à travers le désert, et le Pistolero le suivait... " Ce Pistolero, c'est Roland de Gilead, dernier justicier et aventurier d'un monde qui a changé et dont il cherche à inverser la destruction programmée. Pour ce faire, il doit arracher au sorcier vêtu de noir les secrets qui le mèneront vers la Tour Sombre, à la croisée de tous les temps et de tous les lieux. Roland surmontera-t-il les pièges diaboliques de cette créature? A-t-il conscience que son destin est inscrit dans trois cartes d'un jeu de tarot bien particulier ? Le Pistolero devra faire le pari de le découvrir, et d'affronter la folie et la mort. Car il sait depuis le commencement que les voies de la Tour Sombre sont impénétrables...


Avis :

La Tour Sombre est selon Stephen King sa plus grande œuvre. Honte à moi, je ne l’avais jamais lue. Mais, comme il n’est jamais trop tard pour bien faire, je me suis jetée sur ce roman à la croisée de la fantasy et du western qu’est Le Pistolero.


Je dois avouer avoir eu beaucoup de mal à entrer dans l’histoire et n’être finalement pas sûre d’avoir tout bien compris. Le Pistolero chasse l’homme en noir, rencontre des gens, plonge dans ses souvenirs et… tout ça pour ça ?! Stephen King a pour habitude d’intégrer très rapidement le lecteur à l’histoire, mais ici c’est tout le contraire. Le lecteur observe et attend, sans savoir vraiment quoi, ni si on touche au but. Très étrange sensation que de finir un livre en se disant « mais encore ?! ». Et pourtant, aussi bizarre que ça puisse paraître, ça fonctionne. Sans s’en rendre compte, notre curiosité est titillée, l’attachement au personnage du Pistolero se fait presque malgré nous et, même si la lecture s’achève sur une pointe de déception, on a pourtant envie d’enchaîner sur le tome suivant, histoire de voir ce que King nous a réservé. À suivre…

jeudi 16 janvier 2014

Avant toi, Jojo Moyes

Résumé :

Ses jours sont comptés. Mais quand on aime, on ne compte pas.
Lou est une fille ordinaire qui mène une vie monotone à souhait. Quand elle se retrouve au chômage, dans ce trou paumé de l'Angleterre dont elle n'est jamais sortie, Lou accepte un contrat de six mois pour tenir compagnie à un handicapé. Malgré l'accueil glacial qu'il lui réserve, Lou va découvrir en lui un jeune homme exceptionnel, brillant dans les affaires, accro aux sensations fortes et voyageur invétéré. Mais depuis l'accident qui l'a rendu tétraplégique, Will veut mettre fin à ses jours. Lou n'a que quelques mois pour le faire changer d'avis.


Avis :

Lou, serveuse dans un café, a une vie des plus banales. Elle vit encore chez ses parents qu’elle aide financièrement, a un petit ami qui, lui, ne pense qu’à la course à pieds et elle n’a jamais quitté sa petite ville. Le jour où elle perd son emploi, elle doit rapidement en retrouver un autre, son fiancé n’étant pas disposé à l’aider et sa famille comptant sur elle. Elle va postuler en tant qu’aide-soignante auprès d’un homme tétraplégique, hautement désagréable de prime abord. Faisant contre mauvaise fortune bon cœur, la jeune femme va persister et essayer de percer la carapace de Will et de lui redonner goût à la vie.

Encore un roman très réussi de la collection Grande Romance des éditions Milady. L’histoire est touchante, l’écriture de Jojo Moyes juste sans être mièvre, et l’on ne peut que tomber sous le charme de cette rencontre entre deux âmes abîmées que tout oppose et qui vont pourtant se sauver l’une l’autre. La joie de vivre de Lou va illuminer le quotidien de Will et ce dernier va révéler la jeune femme à elle-même. C’est beau, c’est très émouvant, le lecteur prend plaisir à voir ces deux êtres cohabiter, communiquer, se tourner autour et retrouver une étincelle de bonheur. Au-delà de cette belle histoire, Avant toi pose aussi des questions de société comme la condition des handicapés, ou morales comme le droit de mettre fin à sa vie quand on juge sa situation insupportable. Âmes sensibles attention, ne lisez pas ce livre sans votre boîte de mouchoirs à proximité.

Pour ma part, je n’ai pas pleuré cette fois, mais pas loin, et je vous recommande vivement ce roman.

mardi 14 janvier 2014

Léo Sacrin - Mémoires catastrophiques pour collégiens du futur, L. A. Campbell

Résumé :

Pour un devoir d'histoire, Léo doit écrire un journal à destination des collégiens du futur, afin de tout raconter sur notre époque et de laisser une trace dans ce monde... Quel supplice ! Découvrez les mémoires du looser le plus sympathique du collège. Un récit désopilant, illustré de dessins naïfs et de photos trouvées sur Internet !


Avis :

Sous forme d’un journal intime destiné à retracer la vie des collégiens actuels pour ceux du futur, Léo raconte son quotidien, pas toujours rose, avec beaucoup d’humour et de tendresse. N’ayant comme seuls souhaits que d’avoir sa propre chambre et une nouvelle patinette, affublé d’un père quelque peu spécial, pas vraiment populaire au collège, le jeune garçon cumule les difficultés, mais son récit est néanmoins très optimiste.
Agrémenté de dessins explicatif, de fresques historiques revisitées par Léo, ce journal dédramatise pas mal de situations et aura, je pense, le mérite de démontrer au lecteur que sa vie n’est pas si mal en définitive.

Drôle et tendre, cet ouvrage est à conseiller particulièrement aux enfants qui n’aiment pas forcément lire de par son thème fédérateur et le texte aéré et illustré.



lundi 13 janvier 2014

Sept messages pour mes quinze ans, Stewart Lewis

Résumé :

Un an après la mort accidentelle de sa mère, célèbre mannequin new-yorkais, Luna essaie de faire son deuil. Retrouvant par hasard un téléphone portable lui ayant appartenu, elle est stupéfaite d'y découvrir sept mystérieux messages. Sa mère, qu'elle admirait tant, avait-elle une double vie ?
Avec l'aide d'Oliver, son voisin quelle aime en secret, Luna assemble les pièces du puzzle pour reconstituer les événements qui ont précédé l'accident.
Des vérités parfois douloureuses lui apparaissent alors, et ses illusions de petite fille volent en éclats. Mais la voici pleine d'une énergie nouvelle, prête à s'engager sur le chemin chaotique de la vie. Et de l'amour.


Avis :

Depuis le décès de sa mère un an auparavant, Luna vit avec son père, un réalisateur célèbre submergé par le chagrin et son petit frère. Amoureuse depuis longtemps de son voisin, la jeune fille a l’impression que sa vie est au point mort depuis l’accident. Alors qu’elle retourne pour la première fois dans le studio que sa mère occupait, Luna va retrouver son portable, avec sept messages en mémoire. Tiraillée entre l’envie de les consulter et la culpabilité, la jeune fille va céder à la tentation et les écouter, remontant ainsi les souvenirs de sa mère qu’elle idéalisait. Sous la perfection des apparences, elle va se rendre compte de la complexité de la relation de ses parents et de leurs failles. Entre douleur et apprentissage, le chemin sera long pour Luna, mais au bout c’est elle-même qu’elle sauvera.

Stewart Lewis offre ici un joli récit mélancolique et plein d’espoir à la fois. Pudique et touchante, l’histoire de Luna ne peut laisser le lecteur indifférent et c’est au rythme des découvertes du personnage, de ses rires et de ses pleurs, qu’il arrivera à lever le voile sur les révélations renfermées par ce mystérieux portable. Sept messages pour mes quinze ans est une très jolie histoire destinée aux adolescents, mais qui touchera à coup sûr un plus large public.



jeudi 9 janvier 2014

L'épreuve des champions, Ian Livingstone

Résumé :

Le labyrinthe de la Mort ! La seule évocation de ce lieu maléfique, témoin d'une de vos premières aventures, vous donne des frissons dans le dos. Et pourtant, la mauvaise fortune va vous entraîner une fois de plus vers Fang, où vous découvrirez que le Baron Sukumvit a imaginé un nouveau labyrinthe, plus redoutable encore. Pire, avant d'y pénétrer, vous devrez triompher des jeux cruels conçus par le frère dément du baron. Sortirez-vous vainqueur de l'Épreuve des Champions ?


Avis :

La série des Livres dont vous êtes le héros comportaient plusieurs univers, dont les Défis Fantastiques dont l’univers de style fantasy médiévale était l’un des plus apprécié. Divers auteurs ont contribué à cette série, mais Ian Livingstone reste, avec Steve Jackson, le meilleur.
L’épreuve des champions se déroule dans cet univers. Votre personnage devra triompher du labyrinthe de la Mort (thème récurrent dans les défis Fantastiques) où de nouveaux pièges et monstres vous attendent. Mais, un malheur n’arrivant jamais seul, il vous faudra auparavant vaincre vos adversaires dans l’arène, car vous êtes avant tout… un gladiateur !

Cette collection est, à mon sens, la meilleure du genre, et cette aventure vous fera passer un excellent moment, alors n’hésitez pas à (re)découvrir cet ancêtre sur papier du jeu de rôle.



mercredi 8 janvier 2014

Qui a tué Herman Henderson , Rebecca Promitzer

Résumé :

Béatrice, qui vit à Elbow, une petite ville des Etats - Unis où il pleut sans cesse, rêve de partir au soleil ! Aussi décide-t-elle de participer à un concours de photos dont le premier prix est un voyage en Floride. Pour qu'elle puisse faire la photo qui lui permettrait de remporter le concours, son vieux copain, Sam, l'entraîne dans une vieille maison abandonnée. Mais, une fois sur les lieux, ils découvrent un cadavre. Borgne ! Tout excités, les deux amis se lancent dans une enquête, avec l'aide d'autres enfants. Jusqu'au jour où ils se retrouvent en possession d'un sac contenant les intestins du mystérieux cadavre... Les voilà entraînés dans une bien sombre affaire.


Avis :

Béatrice veut absolument gagner un voyage en Floride pour échapper au temps morne qui sévit toute l’année dans sa petite ville d’Elbow. Afin de prendre le cliché qui lui permettra à coup sûr de remporter le concours, elle se rend, accompagnée de son meilleur ami Sam, dans une vielle bâtisse où ils découvrent… un cadavre ! Loin d’être effrayés, les deux compères, épaulés par d’autres amis, vont se lancer dans l’enquête.


Roman policier et d’aventures à mi-chemin entre les Goonies et Stand by me pour le thème, Qui a tué Herman Henderson ? est un roman finalement assez sombre, sans doute dû à la quasi absence d’adultes et à la maturité des jeunes protagonistes. Le début du roman peut sembler léger, mais au fur et à mesure que l’intrigue avance, le roman devient de plus en plus glauque, voire même dérangeant pour un livre jeunesse. Je ne peux pas dire que cette histoire soit déplaisante, mais je la trouve assez dure pour le public visé. Conseillé à partir de 12 ans, je pense qu’il convient de bien faire attention avant de le glisser dans les mains de son enfant, il me semble plutôt que le lire à partir de 14 ans serait plus sage. Néanmoins, cette lecture fera le bonheur des jeunes amateurs de frissons !



mardi 7 janvier 2014

La métropole de la peur, Joe Dever

Résumé :

Vous êtes Loup Solitaire, seul et dernier Maître Kaï du Sommerlund. Vous avez pour mission de retrouver la Pierre de la Sagesse de Tahou, enfouie depuis des siècles au cœur d'une métropole souterraine dont l'accès risque d'être difficile - pour ne pas dire impossible. En effet, vos ennemis jurés, les Seigneurs des Ténèbres, redoublent d'efforts pour contrarier vos plans et menacent d'envahir la ville où se trouve précisément l'objet de votre quête. Il vous faudra donc les prendre de vitesse et rivaliser d'adresse et de ruse pour pouvoir pénétrer dans l'antique cité avant que les légions ennemies ne déclenchent l'offensive.


Avis :

Il y a trente ans, les ordinateurs n’étaient pas aussi accessibles ni aussi ergonomiques qu’aujourd’hui. Peu de chanceux en avaient et l’offre en matière de jeux était limitée (mais, oui, nous avions déjà l’électricité, merci). Alors, au lieu de jouer via l’écran, les jeux de rôle prenaient vie à travers les Livres dont vous êtes le héros. Une feuille, un crayon, des dés et le lecteur partait pour une nouvelle aventure dans des mondes imaginaires, incarnant des personnages à qui il insufflait un peu de sa personnalité via les choix qu’il faisait.
La série est rééditée depuis 2012 chez Gallimard jeunesse, pour la plus grande joie des nostalgiques, bien sûr, mais aussi des plus jeunes qui découvrent ce type de livres ludiques.

La métropole de la peur permet d’incarner le célèbre Loup Solitaire, dont la mission est cette fois de retrouver la Pierre de la Sagesse de Tahou. Ingéniosité, réflexion et chance seront les meilleurs atouts du lecteur pour mener cette mission à bien. Prêts à tenter l’aventure ?