mercredi 26 février 2014

Une île, Tracey Garvis Graves

Résumé :

Anna Emerson n'hésite pas un instant lorsque les Callahan lui proposent de se rendre aux Maldives pour donner des cours à leur fils T.J., en rémission d'un cancer. Mais rien ne se passe comme prévu : le jet privé à bord duquel ils ont embarqué se crashe au beau milieu de l'océan Indien. Les voici naufragés sur une île déserte où ils vont devoir apprendre à survivre. Si l'adolescent rechute, rien ne pourra le sauver. Anna se sent malgré tout étrangement attirée par son compagnon d'infortune. Alors que chacun d'eux n'a plus que l'autre pour unique horizon, leur seule chance de s'en sortir est ce lien précieux qui ne cesse de grandir entre eux.


Avis :

Une île est un savant mélange entre Love Story et Lost, avec un soupçon de The graduate. Autant dire que, avec un sujet aussi casse-gueule, le lecteur peut s’attendre à tout. Tracey Garvis Graves s’en sort plutôt bien et propose une mignonne petite histoire d’amour au final bien proprette.
Il y a, selon moi, deux choses bien distinctes au sein du roman : la romance et la survie. Si, pour le premier point, l’auteur s’en sort bien, évite le graveleux et réussit à insuffler plus de maturité à son personnage masculin (il n’a que seize sans au début du livre), et à donner du sens ainsi qu'un un goût de vérité à la relation qui unit T.J. et Anna.
Sur le plan de la survie, j’ai levé les yeux au ciel à de nombreuses reprises (j’ai vu toutes les saisons de Koh-Lanta, on ne me la fait pas, à moi !). Nos héros ont beaucoup de chance et bénéficient d’heureux hasards, il faut le reconnaître, et du coup cette partie semble artificielle, ce qui est un peu dommage (d’autant que c’est peut-être celle qui m’aurait le plus intéressée à vrai dire, même si je sais qu’il s’agit d’une romance, à la base).

Bref… Pour ce qui est de l’histoire d’amour, nul doute que les amateurs du genre trouveront leur compte, et c’est bien là le plus important.

mardi 25 février 2014

Angemort, Sire Cédric

Résumé :

Un mystérieux collectionneur amateur de cadavres. Une jeune fille dotée d'un don de voyance très particulier. Une âme d'ange cherchant à semer de dangereux poursuivants. Des criminels n'hésitant pas à tout ravager sur leur passage pour récupérer leur proie.
Un roman délirant, mêlant fantasy, sexe et horreur !
Âmes sensibles s'abstenir.


Avis :

Si vous connaissez la plume de Sire Cédric grâce à ses thrillers, vous risquez d’être un peu (beaucoup ?) déstabilisé en parcourant Angemort. La quatrième de couverture annonce la couleur « Âmes sensibles s'abstenir » et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’elle ne ment pas ! L’auteur signe ici un roman très particulier, sombre et gore, glauque et pourtant accrocheur où le sexe et le sang se mêlent. L’intrigue en elle-même est quant à elle vraiment hors-norme, sachez juste qu’il s’agit de peau humaine, de nécromancie, d’anges et de collectionneur, et que c’est à vous de découvrir cette histoire très particulière. L’écriture de l’auteur est précise et agréable, de ce côté vous ne serez pas déçu par rapport à ce que vous pouvez en connaître.

Angemort est un roman tellement à part que je ne sais pas quoi en penser. Je n’ai pas vraiment aimé, car j’ai trouvé certaines choses très « désagréables », mais en même temps j’ai été au bout, menée par une sorte de fascination morbide qui me donnait envie de connaître le dénouement. À vrai dire, il vaut mieux lire ce roman pour s’en faire sa propre idée, c’est plus simple.

lundi 24 février 2014

Chroniques des Arcanes T1 - Princesse vénéneuse, Kresley Cole

Résumé :

« Je m’appelle Evie, et je pensais mener une vie normale. Si l’on excepte une attirance absurde pour Jackson Deveaux, ce grossier personnage venu tout droit du bayou, et mes nuits hantées par des cauchemars sans nom. Le jour où ces visions ont pris le pas sur la réalité, j’ai cru devenir folle ; je me suis trompée. Si je m’étais fiée à ces prémonitions, j’aurais su que le Flash qui s’abattrait sur nous détruirait tout sur son passage, qu’après cette apocalypse, je ne serais plus jamais la même. Car j’ignore encore ce qui nous attend, mais je suis convaincue d’une chose : l’avenir sera terrible, et les cartes qui en décident n’ont pas dit leur dernier mot. »


Avis :

Après une expérience pas franchement réussie avec Kresley Cole et ses Ombres de la nuit, j’ai été plus qu’agréablement surprise par Princesse vénéneuse. Exit la romance paranormale qui ne m’avait pas convaincue, place à un roman post-apocalyptique young adult original et bien mené.

Evie a seize ans, évolue dans la bonne société d’une petite ville de Louisiane. Tout irait pour le mieux dans le meilleur des mondes si la jeune fille n’était pas sujette à des visions horrifiques accompagnées de voix qui la précipitent vers la folie. Après un séjour dans ce que l’on appellera pudiquement une maison de repos, Evie reprend le fil de sa vie et rencontre Jackson Deveaux, un mauvais garçon venu tout droit du bayou, qui l’attire malgré elle. Sa petite vie lisse, pourtant déjà écornée, va complètement basculer suite au Flash, un évènement climatique qui ne laissera derrière lui que mort et désolation. Ayant survécu, Evie va se rendre compte que l’humanité a basculé et que son propre destin est bien au-delà de ce qu’elle pouvait imaginer.

Voilà un roman original de par sa structure narrative et surtout son propos. Mêlant post-apo classique et arcanes du tarot, Kresley Cole propose un univers très riche et sombre qu’elle dévoile au lecteur petit à petit, menant la tension à son paroxysme. Qui sont les voix qui se bousculent dans la tête d’Evie, quel est son rôle, ainsi que celui de Jackson, l’humanité est-elle réellement perdue, et tant d’autres questions assaillent le lecteur. Hélas, il n’aura pas toutes les réponses, l’auteur prend son temps pour installer les bases de sa série et les questions sont plus nombreuses que les réponses ! Rapidement, le lecteur se retrouve impliqué dans cette histoire, et la façon dont Kresley Cole mène le récit ne fait qu’exacerber sa curiosité, l’amenant à tourner les pages à un rythme furieux pour connaître le fin mot de l’histoire. Bien évidemment, ce premier tome ne donne pas toutes les réponses, mais provoque chez le lecteur une sensation de manque lui faisant souhaiter que la suite arrive vite !



jeudi 20 février 2014

Géniteurs & fils, Anthony Boulanger

Résumé :

L'union tissée entre un père et son enfant est un lien primordial qui demeure bien au-delà du temps partagé, mais que se passe-t-il lorsque cette relation est non-fonctionnelle, défaillante, dangereuse ? Rabaissées, violentées, ignorées, quel destin attend ces pauvres âmes qui portent les stigmates d'une jeunesse gâchée ? Pourront-ils engendrer une nouvelle génération ou bien les séquelles de leurs traumas ne provoqueront-elles que la répétition de maux profonds ? À travers les nouvelles de ce recueil, oscillant entre réel et fantasme, des Fils et leur Géniteur se fuient, se pourchassent, se détruisent, volant en éclats de vie et de peur. La plume d'Anthony Boulanger suit l'évolution de cette relation, en quête de compréhension et d'un changement possible afin d'effacer les erreurs vécues par les générations meurtries.


Avis :

Tout d’abord, mention spéciale à la couverture dont l’illustration est sublime et restitue à la perfection l’ambiance du livre. Ensuite, attention si vous n’avez pas le cœur bien accroché, ce livre est très dur et peut choquer les âmes sensibles.

Géniteurs & fils est un recueil en quatre parties avec pour thème commun les relations dysfonctionnelles père-fils, comment les blessures et les séquelles d’une enfance gâchée par son géniteur peuvent se traduire pour l’adulte en devenir. Si les nouvelles sont toutes différentes, que ce soit par leurs longueurs, l’aspect de la relation abordé ou la thématique, elles gardent toutes le même esprit et retranscrivent toutes la peur et la violence. L’écriture d’Anthony Boulanger est dépouillée et diablement efficace. Son style abrupt colle au sujet et met en valeur le propos.
Sans revenir sur toutes les nouvelles, car je ne saurais pas en parler aussi bien que l’auteur, je dois avouer que certaines m’ont serré le cœur et que j’ai parfois souffert pendant ma lecture. Si vous êtes de nature empathique et/ou parents dans la vie, vous ne pourrez rester indifférents à la souffrance qui transpire de ce livre, au sentiment de malaise éprouvé à la lecture de ces histoires fictives mais tellement criantes de vérité.


Anthony Boulanger signe ici un ensemble de textes bouleversants qui hantent encore après la lecture.

mercredi 19 février 2014

Aurora Teagarden T3 - À vendre .. trois chambres, un cadavre, Charlaine Harris

Résumé :

Aurora avait décidé de devenir agent immobilier, et c’est lors de sa première visite organisée qu’elle découvre dans la maison, un cadavre. Fait du hasard ? Soit. Mais, alors qu’elle retente l’expérience, elle fait à nouveau une macabre rencontre. C’est bien la preuve qu’un serial-killer, sévit dans la petite ville de Lawrencetown. Mais il semble très bien renseigné sur la vie de Roe…


Avis :

Après un deuxième tome un peu (beaucoup) mou et décevant, ce nouvel opus va réconcilier le lecteur avec la série.

Le problème quand on est subitement devenu riche et qu’on a quitté son emploi, c’est d’occuper ses journées. C’est pourquoi Aurora se lance dans l’immobilier avec sa mère. À l’occasion d’un remplacement pour un rendez-vous, elle va trouver un cadavre non prévu à la visite. Les choses deviennent franchement inquiétantes quand les faits se reproduisent. Qui est donc ce tueur qui semble vouloir que Roe soit au courant de ses forfaits ?


Dans À vendre : trois chambres, un cadavre, c’est de nouveau l’enquête policière qui prime et moins le quotidien de Roe et ses voisins. De la même manière, la tiédasse et ennuyeuse aventure entre la jeune femme et Aubrey va être remplacée par une autre plus intense, pour le plus grand bonheur du lecteur qui soupirait, non pas de bonheur devant les tourtereaux, mais de frustration. En bref, tout s’améliore dans ce troisième tome, y compris le style de l’auteur qui se rapproche de ce que nous avons l’habitude de lire d’elle, qui est le meilleur jusqu’ici, et me voilà réconciliée avec Roe !

lundi 17 février 2014

Jeu de patience, Jennifer Armentrout

Résumé :

Ne jamais ôter son bracelet, être ponctuelle, ne pas attirer l’attention : tels sont les trois préceptes qu’Avery s’est imposé pour son entrée à la fac. Une stratégie que le séduisant Cameron Hamilton pourrait bien déjouer à coups de regard pénétrant et de sourire enjôleur. Patient et obstiné, lorsque Cam a jeté son dévolu sur quelqu’un, il ne recule devant rien – rien, excepté peut-être le passé d’Avery, qui semble s’acharner à ressurgir…
Ensemble, seront-ils capables d’affronter le souvenir de cette terrible nuit qui, cinq ans auparavant et à des kilomètres de là, a tout changé ?


Avis :

Avery Morgansten, en provenance directe du Texas, débarque dans une université paumée, à plusieurs milliers de kilomètres du domicile familial. Déterminée à repartir de zéro et à oublier un passé qui la hante depuis cinq ans, la jeune femme s’impose malgré tout de rester discrète, voire inexistante, séquelles de l’enfer qu’elle a vécu. Quand elle rencontre Cam, elle peut dire adieu à son envie d’être transparente, car le jeune homme semble bien déterminé à lui redonner goût à la vie. Mais, entre ses peurs profondes et un passé qui s’acharne à ne pas se faire oublier, Avery hésite, recule, s’enfuit, même si elle n’est pas insensible au charme de son voisin…

Quelle jolie histoire ! Ce roman réunit tout ce que l’on est en droit d’attendre de ce type de romance, tout en évitant de tomber dans le bourbier des lieux communs et du pathos. Avery est une jeune femme sensible très attachante, Cam est, quant à lui, un personnage solaire qui attire tout de suite la sympathie, ainsi le lecteur peut comprendre, et apprécier, l’un et l’autre.

Jeu de patience c’est avant tout le jeu du chat et de la souris entre deux âmes sœurs. Comment Cam va-t-il réussir à séduire Avery, comment cette dernière pourra-t-elle faire tomber ses défenses et faire confiance à un homme ? Le lecteur va suivre le ballet de leurs sentiments, soupirer et vivre au rythme des personnages, jusqu’au dénouement certes prévisible, ou plutôt espéré. Jennifer Armentrout sait exprimer l’attraction entre ces deux êtres et rendre leur évolution crédible. Le récit est fluide, l’intrigue accrocheuse, une fois le livre commencé, il est très difficile de le lâcher, et les 450 pages passent trop vite, le lecteur en veut encore ! Il existe une suite à Jeu de patience, ainsi qu’un tome intermédiaire relatant l’histoire du point de vue de Cam, j’espère que J’ai lu nous fera la surprise de les publier. 

jeudi 13 février 2014

Mystic City, Theo Lawrence

Résumé :

Aria Rose, la plus jeune héritière d’une des deux plus puissantes familles rivales de Mystic City, se retrouve promise à Thomas Foster, le fils des pires ennemis de ses parents. Leur union est sensée mettre fin à des décennies de vendetta politique, et réunir les habitants des Aeries, la classe dominante de la ville, contre les Mystiques bannis qui errent et fomentent dans ses bas-fonds. Mais Aria ne se souvient pas être tombée amoureuse de Thomas ; de fait : elle se réveille un matin avec de grandes zones d’ombres dans sa mémoire. Et elle ne parvient pas à comprendre pourquoi ses parents auraient accepté de s’unir aux Foster en premier lieu. Quand Aria rencontre Hunter, un rebelle et séduisant Mystique des bas-fonds, elle commence à retrouver des bribes de souvenirs, et comprend qu’il détient la clé de son passé.  Les choix qu’elle sera amenée à faire sauveront ou condamneront la ville – et sa propre existence.


Avis :

Hypnotisée par la couverture, c’est avec gourmandise que j’ai ouvert Mystic City. Mais hélas, en lieu et place du repas gastronomique auquel je m’attendais, je n’ai eu qu’un repas de niveau cantine, honnête mais loin de rester dans les annales.

Mystic City, un Manhattan futuriste, est aux mains de deux puissantes familles, les Rose et les Foster, dont l’union de leurs deux enfants est censée mettre fin à leur querelle. En dehors des familles privilégiées, vivent dans les bas-fonds les Mystiques, bannis des hauteurs, de dangereux humains ayant développé des pouvoirs paranormaux. L’histoire débute avec Aria Rose, qui se remet tout juste d’une overdose qui lui a laissé des séquelles, principalement une perte de mémoire. Censée être folle amoureuse de Thomas Foster, Aria ne se souvient même pas de lui et redoute leur union. En partant à la recherche de ses souvenirs perdus, la jeune fille va découvrir une tout autre version de l’histoire.


Autant le dire tout de suite, je n’ai pas été convaincue par cette histoire. Aria est bien trop naïve, Hunter trop passif et Thomas peu crédible en méchant du dimanche. Trop prévisible, trop de longueurs, bref je me suis ennuyée par moments, alors qu’il y avait matière à faire quelque chose de plus profond avec les enjeux politiques et sociétaux simplement effleurés dans le livre. Là c’est mignon, gentillet, mais ça manque cruellement de charisme. Dommage.


mercredi 12 février 2014

Mes biblios, mes précieuses.

L'unique objectif de cet article est de lire vos "oh" et vos "waaaaaaa" devant mes biblios. Oui, par pur narcissisme, comme ça, j'ai décidé. 

Aussi un peu parce que je viens de passer plus de deux heures à tout ranger, dépoussiérer, retourner les planches qui avaient un flash (c'est à dire toutes en fait !), et que personne chez moi ne s'extasiera dessus. Je ne suis même pas sûre que quelqu'un le remarque à vrai dire !

Et puis, ces photos me feront un souvenir d'un instant où elles étaient rangées, où il n'y avait pas de piles informes de partout, chose qui a tendance à arriver plus vite qu'on ne le croit...






L'île aux papillons, Corina Bomann

Résumé :

Lorsque Diana se rend au chevet de sa grand-tante Emmely en Angleterre, cette dernière la charge d’une étrange mission : découvrir le lourd secret qui pèse sur leur famille et qui concerne Grace, l’arrière-arrière-grand-mère de Diana.
Diana part pour le Sri Lanka, la terre de ses ancêtres, colons à Ceylan. Elle y découvre une prophétie qui semble avoir changé le destin de sa famille et l’histoire d’un amour interdit... Durant sa quête, la jeune femme trouvera-t-elle enfin la paix pour elle et pour les siens ?
Une superbe évocation de Ceylan au XIXe siècle, l’histoire entremêlée de trois femmes d’une même famille, à trois époques différentes, sur deux continents... Tous les ingrédients étaient réunis pour faire de ce livre un grand succès international.


Avis :

Une mystérieuse lettre en guise de prologue, un manoir anglais où s’éteint une vieille dame, un secret de famille à découvrir et une jeune femme dont la vie prend un mauvais virage, c’est ainsi que commence L’île aux Papillons. S’il faut bien avouer que j’ai eu peur de me perdre avec la multitude de personnages évoqués au départ, une fois l’arbre généalogique assimilé, j’ai pu me concentrer sur l’intrigue, une intrigue qui m’a emportée loin, jusqu’au Sri Lanka, de l’époque coloniale à nos jours. Entre Berlin, Columbo et l’Angleterre, Corina Bomann invite ses lecteurs à suivre Diana, son héroïne, à la recherche de la vérité sur sa famille.

Si vous aimez les grandes sagas familiales dépaysantes, l’exotisme et le charme suranné de Ceylan à la fin du XIXème siècle, ainsi que les amours contrariées et les secrets de famille enfouis, jetez-vous sur le roman de Corina Bomann. Vous ferez la connaissance de Grace et Victoria, coincées entre le poids des conventions et leur envie de découvrir la société qui les entoure, serez à coup sûr séduit par l’esprit vif de la première et son appétit de vivre. Le secret que Diana est chargée de retrouver semble, au final, assez simple, mais qu’importe, l’essentiel dans ce livre n’est pas là, mais plutôt dans les destins croisés de la jeune femme et de son ancêtre. Je n’en dirai pas plus pour ne pas déflorer les surprises qui vous attendent, mais, croyez-moi, ce livre est un petit bijou, servi par une écriture fluide qui fait prendre vie tant à la majesté des champs de thé qu’à la pluie anglaise.

Ce livre sort le 13 février aux Éditions Charleston, je vous le recommande chaudement.



lundi 10 février 2014

Avec Maman, Alban Orsini

Résumé :

Avec Maman, c’est une fiction qui retrace l’histoire d’un fils et sa maman qu’on lit au fil de leurs échanges de textos. Imaginée comme une fiction, cette histoire drôle, touchante et parfois surréaliste nous parle des liens parents/enfants, du décalage de générations…


Avis :

Phénomène de la Toile en 2013, ceux qui connaissent le Tumblr d’Alban Orsini savent de quoi parle cet ouvrage, ceux qui, comme moi, ignoraient jusqu’à son existence feront une belle découverte.

Ce livre est déjà très original de par sa forme ; présenté comme une compilation de copies d’écrans de conversations SMS, le lecteur va découvrir les échanges virtuels de Chéri (ok, Fiston, mais moi j'aime bien Chéri !) et Maman. Il n’aura pas de description des protagonistes, mais j’imagine bien un trentenaire et sa mère, assortis d’un chat gris et moche (ne me demandez pas pourquoi je l’imagine moche, c’est comme ça), son imagination devra travailler, et pourtant les deux personnages lui sembleront très vite proches, voire familiers.
Les textos se succèdent, tour à tour drôles, cyniques, touchants ou emplis de tendresse. Le fils et la mère sont aussi perchés l’un que l’autre, leurs échanges sont remplis de références diverses et variées (j’ai déjà fait le coup du « Decalecatan, decalecatan » à ma fille, je me suis rendue compte à quel point j’avais dû avoir l’air … Nan, je ne veux pas savoir). Le ton est résolument moderne sans tomber dans le kikoolol, et, même s’il s’agit de SMS, tout est écrit dans un français correct, sans abréviations incompréhensibles, un grand merci à l’auteur ! J’ai passé 380 pages à sourire, voire à éclater de rire sans prévenir. Quant à la fin, elle fût pour moi une vraie surprise et m’a fauchée en plein vol.

Avec Maman est un livre au ton très juste, qui fait, certes, beaucoup rire, mais aussi réfléchir sur les modes de communication modernes. La tendresse le dispute à l’humour, et ce livre est un des rares, voir le seul, qui aie réussi à me faire passer du rire aux larmes d’une page à l’autre. Sous une apparence un peu légère et son air de ne pas se prendre au sérieux, Avec Maman est l’une de mes plus jolies découvertes de l’année…




dimanche 9 février 2014

Un printemps à la Villa Rose, Debbie Macomber

Résumé :

Installée depuis peu à Cedar Cove, Jo Marie commence à s'y sentir chez elle. Avec l'arrivée du printemps, sa maison d'hôtes - la Villa Rose - affiche complet. Kent et Julie ont décidé d'y célébrer leurs noces d'or - le seul problème, c'est que leur couple paraît au bord de l'explosion. Leur petite-fille, Annie, joue les arbitres. Femme d'affaires, Mary Smith a connu les plus grands succès dans sa carrière. Désormais atteinte d'une grave maladie, elle ne peut plus échapper à un douloureux regret. Près de dix-neuf ans plus tôt, elle a rompu avec son seul véritable amour, et revient à Cedar Cove pour obtenir son pardon. Et puis, il y a Mark, l'homme à tout faire, dont Jo Marie commence à apprécier la compagnie...


Avis :

Retour à la maison d’hôtes de Jo Marie, la Villa Rose, à Cedar Cove. Jo Marie va recevoir une pléiade d’invités, tous différents les uns des autres, à la recherche de réconfort ou d’un nouveau départ, chargés d’une vie personnelle très bousculée. Entre l’accueil de ses hôtes, ses projets de roseraie (et son homme à tout faire quelque peu caractériel) et son quotidien, Jo Marie va réussir à tous les accompagner dans ces moments-clé de leur vie, à, sans en avoir l’air, prodiguer conseils et distribuer sa joie de vivre.

Si j’ai apprécié mon séjour à Cedar Cove, il n’en a pas été de même de ses invités, et encore moins de Mark, le factotum. Ce dernier, avec son caractère de cochon, m’a très rapidement lassée, fatiguée, je l’aurai sûrement viré depuis longtemps, faisant fi des sentiments ! Ensuite, chaque résident de la maison d’hôtes renferme son lot de problèmes et de déceptions amoureuses, certaines plus touchantes que d’autres, mais aucune de m’a vraiment émue. Trop de longueurs, trop d’atermoiements à mon goût, même si j’ai trouvé ces destins différents sympathiques, je n’ai réussi à m’attacher à aucun. À vrai dire, mon personnage préféré dans ce livre est… la villa ! C’est peut-être à cause de cela que je n’ai pas accroché avec les autres habitants, j’aurais aimé séjourner seule dans la Villa Rose, et profiter de son ambiance relaxante pour me ressourcer. Oui, plus j’y réfléchis et plus je pense avoir été jalouse des personnages, un comble !



Simon & Garfunkel - The Boxer

vendredi 7 février 2014

Femmes de l'Autremonde T1 - Morsure, Kelley Armstrong

Résumé :

Elena Michaels est un loup-garou et la seule femelle de son espèce. Voilà qui n'est déjà pas banal. Mais en plus, elle fait tout ce qu'elle peut pour être normale. Elle voudrait une vie ordinaire, sans ses désirs inhumains, sa sauvagerie, sa faim et ses instincts de chasseuse. Mais la Meute fait appel à elle, Enfreignant les lois du clan. des déviants menacent de dévoiler leur existence. Elena obtempère, car la loyauté du sang ne se discute pas. Et au cours de son combat, elle découvrira sa vraie nature...

Avis :

Seule femme loup-garou, Elena Michaels essaye tant bien que mal de mener une vie normale. Mais, quand la meute fait appel à elle pour régler des problèmes qui menacent l’ensemble des métamorphes, la jeune femme n’a d’autre choix que d’obtempérer et de renouer avec un passé qu’elle préférait garder derrière elle.

Contre toute attente, je n’ai pas accroché à ce premier tome des Femmes de l’Autremonde. Je ne suis pas particulièrement fan des créatures surnaturelles poilues (sauf Adam Hauptman !), et force est de constater que je suis lassée de ce genre d’histoire. Rien à reprocher de particulier à ce roman, c’est juste que j’ai eu l’impression de lire une histoire maintes fois racontée, malgré la touche personnelle de l’auteur, et même la plume de Kelley Armstrong n’a pu me retenir. Pourtant, tous les ingrédients d’un bon roman d’urban fantasy sont là, il y a des éléments novateurs, c’est bien écrit, mais la magie n’a pas fonctionné, et j’en suis la première déçue, à vrai dire. Tant pis, je réessayerai peut-être plus tard, à un moment plus propice où je serai dans un meilleur état d’esprit par rapport aux bêtes poilues !






Everness T1 - L'odyssée des mondes, Ian McDonald

Résumé :

Et si vous n'étiez pas unique ? S'il existait d'autres vous dans d'autres mondes ? Londres, de nos jours. Everett assiste au kidnapping de son père, par de mystérieux hommes en noir. Pourquoi a-t-on enlevé ce scientifique renommé ? Et pourquoi la police doute-t-elle de son récit ? Quand l'adolescent reçoit un fichier qui révèle l'existence de mondes parallèles, il part à la recherche de son père et atterrit dans un autre Londres, sillonné de zeppelins, comme "l'Everness". Le curieux équipage de ce dirigeable - une jeune pilote intrépide, une capitaine courageuse et un second citant la Bible - va l'aider dans sa quête dangereuse...


Avis :

Alors qu’Everett attend son père scientifique pour une conférence, il voit ce dernier se faire enlever sous ses yeux. Puisque la police ne semble pas le prendre au sérieux, le jeune garçon va se lancer à sa recherche, dans ce monde ou dans un univers parallèle. Cette quête ne sera pas dénuée d’intérêt et de surprises pour ce jeune curieux, mais le danger sera aussi au rendez-vous.


Le zeppelin sur la couverture d’Everness, qui est d’ailleurs superbe, laissait penser à du steampunk. En fait il s’agit « juste » de science-fiction, mieux vaut être prévenu si c’était votre unique motivation pour acheter ce livre. Le début du roman est passionnant, abordant les notions de multivers. Le lecteur se retrouve propulsé dans une réalité où notre monde n’est pas le seul, où plusieurs réalités se superposent en temps réel. J’avoue avoir été conquise par les cent premières pages. Ensuite, Everett change de Terre pour retrouver son père et, là où l’on pouvait imaginer un approfondissement du sujet, on ne trouve qu’une promenade dans un autre plan de notre monde, assortie d’une petite bluette. Il y avait tant à exploiter sur le sujet que la déception a été grande. Sentant le sujet basculer, le lecteur peut au moins s’attendre à une course-poursuite effrénée pour retrouver le physicien, mais là aussi la déception arrive rapidement, beaucoup de temps morts, de digressions peu intéressantes au final. Dommage car le sujet était vraiment très intéressant et original, mais l’auteur a préféré céder à la facilité plutôt que de le traiter jusqu’au bout.


jeudi 6 février 2014

Beautiful Sex Bomb, Christina Lauren

Résumé :

Quand Max, Henry et Will arrachent Bennett à Chloé pour un week-end de jeu et de strip-teaseuses à Las Vegas, tout ne se passe pas exactement comme prévu. Leur projet de week-end entre mecs déraille totalement. Max et Bennett imaginent alors un jeu secret tout en se livrant à des confidences, avec celles qu’ils aiment pour rendre les nuits de Vegas encore plus torrides...


Avis :

Pour cette novella, l’action se situe après Beautiful Stranger. Bennett, Max et leurs amis partent à Vegas pour célébrer l’enterrement de vie de garçon de Bennett. Hasard du calendrier, leur escapade comprend le jour de la Saint Valentin, mais Chloé et Sarah sont restées très compréhensives par rapport à leur absence le jour des amoureux. C’était bien évidemment le calme avant la tempête puisque les deux jeunes femmes sont elles aussi à Las Vegas, et réservent quelques surprises à leurs hommes.

Beautiful Sex Bomb est un peu décevant par rapport au reste de la série. Le lecteur n’apprend rien de plus sur les protagonistes, si ce n’est qu’ils s’aiment vraiment et ressentent un manque quand ils sont éloignés. Cette novella est plus un prétexte à quelques scènes coquines qu’autre chose, il faut bien l’avouer, ce qui n’est pas désagréable, mais ne fait pas non plus avancer les choses. Si le couple formé par Chloé et Bennett fonctionne toujours bien, j’ai bizarrement moins adhéré à celui de Beautiful Stranger qui avait pourtant ma préférence jusque-là. Christina Lauren s’est focalisée sur le côté sexy de son univers mais à oublier de rajouter l’émotion, ce « petit truc en plus » qui fait le charme de sa série. J’espère cependant que le dernier volet de la trilogie saura reprendre les ingrédients originels de son succès.



La mère modèle n'existe pas. Et alors ?, Claire Delaporte

Résumé :

Les médias en général bombardent les mamans de conseils très sérieux... et très culpabilisants ! Dans ce livre, on part des conseils pour être une bonne mère épanouie et parfaite et on prend le contre-pied :
• La mère modèle décrypte les pleurs de son bébé… / L’autre ne comprend rien et pleure avec lui…
• La mère modèle se fait féliciter pour le comportement exemplaire de son enfant / L’autre se fait convoquer par la directrice de l’école…
Un livre drôle et déculpabilisant à l’usage des mères indignes !


Avis :


Chaque maman en devenir se projette dans un futur rose ou bleu layette sans nuage, dans lequel elle sera en communion parfaite avec son enfant, enfant qui sera parfait lui aussi, what else ? Et puis, face à la réalité, la future ou nouvelle maman déchante, la bulle de rêve éclate et la réalité revient au galop. Pour toutes celles qui connaissent ou ont connu la culpabilité de ne pas être une mère parfaite à la Bree Van de Kamp (sans la partie alcoolisée, bien sûr), La mère parfaite n’existe pas, et alors ? devrait leur remettre du baume au cœur, les faire rire et relativiser. En effet, en mettant en parallèle une mère parfaite et une mère normale tendance indigne, la lectrice verra que, finalement, elle se situe au milieu et que, de toute façon, la perfection est une légende urbaine (si si !). N’hésitez pas à offrir ce petit guide très drôle aux mamans angoissées ou décomplexées, mais aussi aux papas qui auraient tendance qu’être mère est inné et s’occuper d’un enfant d’une simplicité déconcertante, qu’ils se frottent à la réalité eux-aussi et comprennent que leur douce compagne est juste… normale.

mercredi 5 février 2014

Involution, Johan Heliot

Résumé :

L'AMAS - pour Anomalie Magnétique de l'Atlantique Sud - préoccupe les scientifiques du monde entier : si ce qu'enregistrent les instruments de mesure est avéré, on a peut-être affaire à un phénomène géophysique d'une ampleur inégalée depuis l'extinction des dinosaures. Les villes du continent sud-américain sont les premières à en percevoir les effets : à Sao Paulo, tous les appareils de communication commencent à se dérégler. Pas de chance pour Vincent, un Français qui vient juste d'être embauché par Globo, le nouveau géant brésilien de l'Internat mondialisé; ni pour Chloé, son ex, venue avant lui au Brésil pour fuir leur relation moribonde. C'est même encore pire pour la jeune femme : responsable du projet de forage pétrolier le plus ambitieux jamais conçu, elle se trouve aux premières loges pour assister à l'apocalypse...


Avis :

Jeune ingénieur dont la vie a été mise sens dessus dessous par le départ brutal de son ex-femme et de sa petite fille pour le Brésil, Vincent est un homme fragilisé. Profitant d’une opportunité professionnelle, il va suivre les femmes de sa vie à Sao Paulo, sans savoir que c’est là-bas qu’il vivra, en direct et de très près, la fin de notre monde.

Au travers les points de vue de trois personnages très différents, la scientifique, le jeune homme largué à cause des évènements de sa vie personnelle et le petit caïd ambitieux, le lecteur va peu à peu découvrir que le monde tel qu’il le connaît est sur le point de s’écrouler, de quoi il retourne exactement et les conséquences de ces changements. Difficile d’en dire plus sans déflorer l’intrigue, mais sachez qu’avec Involution, Johan Heliot propose à ses lecteurs une apocalypse « douce », loin des scénarios de guerre nucléaire ou autre dont on a l’habitude. Si le côté scientifique assumé vous rebute, ne vous laissez pas décourager par cette toile de fond de l’intrigue, pas besoin d’être calé en la matière, l’auteur explique les bases nécessaires à la compréhension. En revanche, veillez à garder l’esprit ouvert, car, aussi farfelu que puisse paraître le propos de prime abord, la théorie avancée est finalement assez plausible. Le déroulé des évènements est vécu à travers les trois protagonistes, offrant trois points de vue différents et complémentaires des bouleversements en cours. Le personnage de Vincent est particulièrement attachant, donnant davantage de relief à certains faits et symboliques. Johan Heliot mène son récit avec beaucoup d’intelligence et en en ménageant ses effets, tant et si bien que le lecteur n’est jamais sûr du chemin que l’auteur va lui faire emprunter, pour son plus grand bonheur.

Je sais que cette chronique reste très mystérieuse, mais il est nécessaire que le lecteur démarrant cette lecture reste vierge d’idées préconçues, mise à part celle de passer un bon moment.

lundi 3 février 2014

Charley Davidson T5 - Cinquième tombe au bout du tunnel, Darynda Jones

Résumé :

Charley Davidson s’était juré de garder ses distances avec Reyes Farrow, le torride fils de Satan. Mais quand les victimes terrorisées d’un tueur en série commencent à s’entasser dans son appartement, elle est contrainte de lui demander de l’aide. Surtout lorsqu’il devient évident que sa sœur, Gemma, est la prochaine cible. Mais Reyes pose une condition pour lui offrir sa protection : que Charley se donne à lui corps et âme. Un prix que la Faucheuse pourrait bien accepter de payer…


Avis :

Pour ce cinquième tome, Charley va être bien occupée avec un tueur en série, dont les fantômes des victimes viennent la trouver, et un pyromane. Sans compter Reyes Farrow qui lui tourne toujours autour et pourrait bien venir à bout des bonnes résolutions de la jeune femme.

C’est toujours un plaisir de retrouver Charley et Cookie, l’humour de l’héroïne et les dialogues savoureux qui font la marque de fabrique de cette série. En revanche j’ai trouvé l’intrigue principale un peu trop simple, et pourtant Charley peine à trouver le coupable, alors que j’avais l’impression que la résolution de l’énigme était plutôt aisée et que j’avais le nom du meurtrier depuis belle lurette. Mais ne boudons pas notre plaisir, le déroulé de l’enquête reste très agréable à suivre, sans compter que les fans de Reyes en auront pour leur argent, il est plus présent que jamais, j’imagine de nombreuses lectrices fondre au fil des pages !

Cinquième tombe au bout du tunnel est une lecture qui ravira sans aucun doute les habitués de la série.