lundi 31 mars 2014

Le Prince des ténèbres T2 - À l'article de la mort, Jeaniene Frost

Résumé :

Depuis que ses pouvoirs psychiques l'ont abandonnée, Leila se demande ce que l'avenir lui réserve, d'autant que Vlad, son amant, se montre distant. Incapable de comprendre ses sentiments, elle décide de retourner à son ancienne vie dans le monde du cirque. Mais un ennemi l'y guette dans l'ombre et un nouveau prétendant est prêt à tout pour lui faire oublier le vampire ténébreux. À qui peut-elle accorder sa confiance ? Le moindre faux pas risque de la condamner à jamais...


Avis :

Alors que leur relation semblait bien partie, Leila se pose de plus en plus de questions sur les sentiments qu’éprouve Vlad à son égard. Les réponses qu’il lui donne ne lui convenant pas, la jeune femme décide de le quitter. Alors qu’elle veut retourner à son ancienne vie au cirque de Marty, elle échappe de peu à une tentative de meurtre. Plus inquiétant encore, ceux qui en ont après elle semblent trop bien renseignés. Aidée de Maximus, Leila tentera de lever le voile sur cette affaire.

Le premier tome du Prince des ténèbres avait tout pour séduire avec sa base d’urban fantasy, légèrement teintée de romance. Ici c’est plutôt l’inverse, la romance passe au premier plan, et ce dès les premières pages, avec Leila qui s’interroge sur son couple, essaye de faire plier son vampire de compagnon et s’entête dans sa façon de voir les choses. Autant j’avais plus ou moins apprécié son caractère dans La mort dans l’âme, autant ici elle est juste insupportable à vouloir rendre conventionnel son couple hors-normes. Son insistance à vouloir entendre Vlad lui déclamer des mots tendres est limite pathétique et, même sans être un vampire, aurait tendance à faire fuir n’importe quel homme un peu pudique et/ou inquiet face à une femme aussi pressante. Cet aspect de Leila est vraiment fort déplaisant et, hélas, le livre s’ouvre là-dessus. Heureusement, une véritable intrigue va se mettre en place avec la tentative d’assassinat ratée sur la jeune femme et ainsi casser la pente « romance paranormale » sur laquelle le roman semblait vouloir glisser. Les fans de Maximus pourront retrouver le vampire blond, qui va prendre davantage de place auprès de Leila, l’accompagnant dans sa fuite. Janiene Frost ne sort cependant pas le grand jeu et mise sur des recettes qui ont déjà fonctionné dans ses autres romans, proposant une trame honnête mais sans grande surprise, tout ça pour finir avec la romance et ses amants torturés (la boucle est bouclée).

J’ai beaucoup moins aimé cet opus par rapport au précédent. Trop de romance, une héroïne qui vire capricieuse et un Vlad qui perd de sa superbe pour les yeux de biche de sa belle. Même s’il conserve son charisme, le célèbre vampire est obligé de plier et de sacrifier une part de sa fierté pour plaire à sa douce. Tout ce dont je me félicitais à la lecture du premier tome se délite dans celui-ci, de mon point de vue (que je sais peut-être un peu excessif sur ce point).

S’attachant davantage à l’idylle de ses personnages tout en gardant une part d’action, À l’article de la mort plaira sans doute à un plus large public, mais risque de voir les amateurs d’urban fantasy pure un peu déçus, surtout après un alléchant premier tome. Reste à espérer que la suite laissera de côté les problèmes domestiques de Vlad et Leila pour laisser la part belle à l’intrigue que laisse espérer la fin du roman.




dimanche 30 mars 2014

Le New Adult et les couvertures...

Il y a quelques temps, je pestais sur les titres copiés / collés des romances érotiques. Comme je suis une râleuse dans l’âme, me revoilà sur le front du new adult. Pourtant, j’aime beaucoup ce genre, je les lis à la chaîne et, pourtant, j’ai un gros problème d’indentification quand je me retrouve dans le rayon de la Fnac ou sur Amazon. Non contents d’avoir des titres parfois vraiment proches comme Unbreak me et Unbroken, les couvertures finissent pas toutes se ressembler ! Impossible de dire au vendeur « vous savez, sur la couv’ il y a un couple enlacé », il y a pratiquement des couples enlacés sur TOUTES les couvertures ! À part pour Tes mots sur mes lèvres, où les protagonistes sont plutôt l’un à côté de l’autre, ou Beautiful Disaster, dont je peux louer l’originalité, même si je n’ai pas vraiment aimé l’histoire, avec son papillon dans un bocal. Alors, je sais bien, ce n’est pas la fin du monde, mais d’un autre côté ça me gonfle de risquer de rentrer avec un bouquin que j’ai déjà dans ma biblio, tout ça parce que la créativité des illustrateurs est au point mort. À moins que ce ne soit une volonté des éditeurs de se couler dans un certain moule, de proposer des visuels assez uniformes. Si quelqu’un a la réponse, qu’il n’hésite pas à venir nous expliquer tout ça d’ailleurs…




Matt Walters - I Would Die For You

vendredi 28 mars 2014

Fille d'Avalon T2, La chasse infernale, Jenna Black

Résumé :

"Non contente d'être contrainte de me terrer dans un bunker avec pour seule compagnie mon garde du corps taciturne, j'ai été ravie d'apprendre que l'Elferoi et sa horde de Chasseurs terrifiants étaient susceptibles de s'intéresser à ma petite personne. Doué d'un instinct meurtrier et de pouvoirs immortels, cet 'être a toujours été le cauchemar d'Avalon et de la Faëry. Il est maintenant devenu le mien..."


Avis :

Retour en Avalon, où Dana, Passemonde de son état, vit recluse dans un bunker, sous la surveillance de Finn, un faë taciturne, avec comme seule distraction les cours d’auto-défense dispensés par le fils de son geôlier. L’Elferoi et sa chasse sont en ville, et si sa seule présence ne suffisait pas à terroriser la jeune fille, il semblerait qu’il soit particulièrement intéressé par elle…

Si le premier tome ne m’avait pas vraiment convaincue, La chasse infernale m’a rendue complètement addict à la série. Impossible de lâcher le livre tant qu’il n’était pas terminé, et quelle frustration de ne pas avoir la suite disponible pour poursuivre l’aventure. Le personnage de l’Elferoi donne une autre dimension à l’intrigue, son charisme rejaillit sur l’ensemble, il porte littéralement le roman, éclipsant les jeunes faës qui tournent habituellement autour de Dana. Ses buts et motivations étant des plus ambigus, le lecteur est happé dans sa chasse et ce qu’il découvre ne fait qu’augmenter sa curiosité. Dana passe un peu au second plan, parfois un peu agaçante et irresponsable (c’est l’âge dirons-nous), mais le duo formé avec l’Elferoi fonctionne parfaitement. La plume de Jenna Black est toujours impeccable, de celles qui vous emportent complètement dans le roman.

Si vous ne connaissez pas cette série, n’hésitez pas, venez découvrir Avalon et les portes de la Faëry.






jeudi 27 mars 2014

Les sorcières de North Hampton T2, Le doux baiser du serpent, Melissa de La Cruz

Résumé :

Joanna et ses deux filles, la sage Ingrid et l’impétueuse Freya, savourent la paix retrouvée dans leur petite ville de North Hampton. Quand Freddie, le frère jumeau de Freya, réapparaît soudain après des siècles d’emprisonnement, la jeune fille commence par se réjouir. Car son frère adoré est forcément innocent. Mais c’est Killian, le fiancé de Freya, que Freddie accuse…
Ingrid, de son côté, est amoureuse pour la première fois. Matt Noble, le séduisant inspecteur de police, a gagné son cœur. Mais une histoire d’amour peut-elle s’épanouir entre une sorcière vierge et un mortel qui ne croit pas à la magie ?
Joanna, enfin, partagée entre ancien et nouvel amour, est contactée par l’esprit d’un mort et forcée de se replonger dans de douloureux souvenirs, heures les plus sombres qu’a connues sa famille.
Face au chaos qui menace leur équilibre, les trois femmes pourront-elles sauver ceux qu’elles chérissent ?


Avis :

La fin du premier tome avait plongé nos trois sorcières dans le doute, surtout Freya, et c’est avec ces interrogations que reprend ce second opus. La Restriction a été levée, la magie est davantage présente et l’intrigue laisse une belle place aux différentes romances et à la mythologie nordique. Peut-être un peu trop pour ceux qui n’en sont pas très friands. Cet aspect, plutôt effleuré dans le tome précédent, est plus développé et prend le pas sur l’ambiance singulière qui m’avait tant séduite. Alors, avec plus d’explications, il est maintenant plus facile de comprendre les interactions passées entre les uns et les autres, certes, mais de fait j’ai trouvé que Le doux baiser du serpent était moins envoûtant. L’intrigue reste plaisante, c’est bien écrit, mais le charme est rompu…
Le dernier tome de la trilogie réussira-t-il à rallumer la flamme ? Je l’espère…


mercredi 26 mars 2014

Le cercle de pierre T1 - Le Chardon et le Tartan, Diana Gabaldon

Résumé :

Ancienne infirmière de l'armée britannique, Claire Beauchamp-Randall passe des vacances tranquilles en Ecosse où elle s'efforce d'oublier les horreurs de la Seconde Guerre mondiale auprès de son mari, tout juste rentré du front... Au cours d'une promenade sur la lande, elle est attirée par des cérémonies étranges qui se déroulent près d'un menhir. Elle s'en approche et c'est alors que l'incroyable survient : la jeune femme est précipitée deux cents ans en arrière, dans un monde en plein bouleversement ! 1743. L'Ecosse traverse une période troublée. Les Highlanders fomentent un nouveau soulèvement contre l'occupant anglais et préparent la venue de Bonnie Prince Charlie, le prétendant au trône. Plongée dans un monde de violences et d'intrigues politiques qui la dépassent, Claire ne devra compter que sur elle-même pour surmonter les multiples épreuves qui jalonnent ce formidable voyage dans le temps. Elle connaîtra l'aventure et les périls, l'amour et la passion. Jusqu'au moment crucial où il lui faudra choisir entre ce monde palpitant qu'elle aura découvert et le bonheur qu'elle a connu et qui, désormais, lui parait si lointain... Un grand roman aux multiples rebondissements qui entraîne le lecteur dans le monde sauvage et baroque du XVIIIe siècle écossais, en mêlant habilement fantastique et histoire, fiction et humour.


Avis :

C’est sous l’insistance enthousiaste d’une bonne partie du staff RCS que je me suis lancée dans Le chardon et le tartan. Les Highlanders, ça n’a jamais été trop mon truc, les quelques livres que j’ai lus dans le genre ne m’ont pas vraiment emballée. Après avoir découvert Diana Gabaldon, je sais maintenant que mon désamour tient surtout au fait que les livres lus précédemment étaient très moyens voire mauvais, car, ça y est, je peux le dire moi aussi, j’aime les Highlanders !

Le chardon et le tartan, c’est l’histoire de Claire, infirmière de guerre anglaise, qui part en 1945 avec son mari sur la trace de ses ancêtres en Écosse. Une promenade au cercle de pierres de Craigh na Dun va la catapulter deux siècles plus tôt. D’abord aux mains des anglais, puis captive du clan MacKenzie, Claire va devoir accepter ce qui lui semble incroyable et, surtout, s’adapter à cette époque et ses coutumes.

Inclassable, Le chardon et le tartan est un savant mélange d’histoire, d’aventure, de science-fiction et de romance. Diana Gabaldon réussit à rendre son univers et ses personnages complètement crédibles et terriblement attachants, Claire et Jamie en tête. Bien que Sassenach (étrangère) au sens géographique comme au sens temporel du terme, Claire est un personnage intelligent qui essaye de se fondre dans son nouvel environnement. Contrairement à ce que j’ai souvent lu, à savoir des héroïnes pourtant natives de l’époque qui sont complètement décalées de par leur comportement, Claire, elle, ne dénote absolument pas. Et que dire de Jamie, un personnage complexe, à la fois guerrier et sensible, cultivé mais profondément attaché aux coutumes, il est fascinant et on comprend bien volontiers pourquoi Claire fond face à lui. Leur relation fonctionne à merveille, l’auteur prend le temps de la développer doucement, de lui donner de la profondeur, si bien que leur amour devient presque palpable. Le travail de l’auteur sur le contexte historique de l’époque est aussi à souligner, tout comme le soin apporté aux détails sur la vie quotidienne, les légendes, les us et coutumes de l’Écosse du XVIIIème siècle. Diana Gabaldon a un vrai talent de conteuse, le lecteur ne s’ennuie pas un instant, ce roman est totalement addictif et se dévore bien trop vite. Au fil des pages, les émotions s’amplifient, se contredisent, le cœur du lecteur se gonfle d’espoir ou de tristesse et, plus d’une fois, les larmes ne sont pas bien loin, et la fin nous laisse un sensation de vide immense.


Vous l’aurez compris, je ne peux, à mon tour, que vous recommander chaudement ce livre qui a su me prendre dans ses filets. L’histoire de Claire et Jamie est magique, l’Écosse telle que la décrit Diana Gabaldon donne envie d’y partir en voyage et, en plus, le roman permet d’étayer ses connaissances sur cette partie de l’histoire. N’hésitez pas !

mardi 25 mars 2014

S., Doug Dorst et J.J. Abrams

Résumé :

Straka est le nom de l’écrivain le plus énigmatique du XXe siècle. Auteur de dix ouvrages sombres et scandaleux, il aurait trouvé la mort en 1946, sans que nul n’ait jamais découvert son identité. D’aucuns pensent qu’il est lié au déclenchement de la Première Guerre mondiale, d’autres, qu’il est le nom derrière lequel se cache une sinistre société secrète ; quelques originaux disent même qu’il s’agit de l’esprit d’une nonne martyre s’exprimant par l’intermédiaire d’une fillette de 9 ans ! Éric, doctorant en lettres fasciné par cet auteur, tente de percer son mystère. Pourtant, seul, il piétine. Ce n’est qu’en retrouvant la copie égarée du dernier ouvrage de Straka, Le Bateau de Thésée, annoté par Jennifer, une autre étudiante, qu’il avance dans son enquête. La jeune fille a un esprit plus audacieux que le sien, et ses théories farfelues pourraient bien être plus proches de la vérité que les siennes. Travaillant de concert, les deux étudiants sont désormais tout près de découvrir l’identité de Straka. Un secret qui a pourtant défié le monde pendant près d’un siècle. Et certains sont prêts à tout pour le préserver… jusqu’à faire couler le sang. LA VERITE N’A PAS DE PRIX.


Avis :

Cette année, s’il est un livre qui a su séduire la petite chose futile en moi, c’est bien S. de J.J. Abrams (pour le concept – et l’impact pub) et Doug Dorst pour l’écriture. Il faut dire que le teasing était particulièrement bien fait, principalement axé sur l’objet hors normes qu’est ce pavé de plus d’un kilo. Et ça a marché, pour ma part j’ai commandé le livre juste parce qu’il était beau. De quoi il parle ? Euh, c’est une bonne question, mais clairement pas ma priorité au moment de mon achat compulsif.

Et une fois reçu et feuilleté, S. tient ses promesses, il est magnifique. Un format de vieux livre de bibliothèque comme il n’y en a souvent plus, des pièces jointes (photos, lettres, coupures de presse…) insérées à des endroits bien précis, en rapport avec l’intrigue, venant approfondir un point (ou juste pour le fun !). Vraiment, c’est un objet-livre comme j’en ai rarement eu entre les mains et j’ai totalement adhéré au concept. L’inconvénient, le deuxième effet Kiss Cool, se découvre à la lecture. S. n’est résolument pas nomade, et le feuilleter, même confortablement allongé dans son canapé, présente le risque de voir les feuillets insérés vous retomber sur les genoux. Ajoutez à cela son poids, il est plus sage de le lire en le faisant reposer sur une surface plane et stable. Mais bon, ce n’est pas bien grave, puisque je vous dit qu’il est beau, c’est l’argument massue qui balaye toutes les objections !

Ensuite, il y a l’intrigue, ou plutôt les intrigues. Il y a le livre en lui-même, Le bateau de Thésée, les notes de FXC en bas de pages, la vie de Straka, les interrogations d’Eric et Jen dans les marges sur ces trois points, et enfin la relation qui naît entre les deux étudiants à travers leurs messages. Pffiou… pas facile de lire tout ça d’une traite, c’est pourtant le choix que j’ai fait, mais je ne suis pas certaine que ce soit le meilleur. Si c’était à refaire, je lirais une première fois Le bateau de Thesée avec les notes du traducteur, puis ensuite les commentaires des étudiants lors d’une seconde lecture. Parce que j’ai eu l’impression d’être passée à côté de quelque chose, de ne pas avoir su, avec toutes les informations données en même temps, trouver le réel cœur du roman. Mais, d’un autre côté, je ne suis pas sûre du tout qu’il y ait un cœur à trouver en fait. En vérité, je crois qu’il faut se rendre à l’évidence, S. est un magnifique objet à collectionner, à feuilleter, à avoir dans sa bibliothèque, mais un roman très moyen, la déception sur ce point étant amplifiée par l’attrait provoqué par le concept : le lecteur s’attend à quelque chose d’énorme et ça fait pschitt. S. est à réserver aux curieux et aux collectionneurs qui peuvent trouver leur intérêt sur la forme, même si le fond n’est pas à la hauteur.

lundi 24 mars 2014

Le prince des ténèbres T1 - La mort dans l'âme, Jeaniene Frost

Résumé :

Leila dispose d'un pouvoir terrifiant : elle voit les secrets les plus sombres des gens qu'elle touche. Raison pour laquelle des créatures de la nuit l'enlèvent et la forcent à entrer en contas télépathique avec le plus célèbre vampire du monde. Lorsque Leila rencontre Vlad, la passion menace de les consumer... Mais un vieil ennemi de ce dernier rôde dans l'ombre, bien déterminé à les voir littéralement brûler.


Avis :

Spin-off de la série Chasseuse de la nuit du même auteur, Le prince des ténèbres met en scène Vlad Tepes, le plus célèbre des vampires, mais surtout le plus charismatique de la série mère. Cependant, ce n’est pas à travers son regard que le lecteur suivra cette série, mais à travers celui de Leila, une jeune humaine affublée de pouvoirs très particuliers dont elle a hérité suite à une électrocution et qui attirent la convoitise.

Le roman s’ouvre donc naturellement sur elle. Artiste au sein d’un cirque ambulant, la jeune femme a pris ses distances avec sa famille pour en trouver une autre au milieu des saltimbanques. Capturée par des vampires voulant utiliser ses pouvoirs, la jeune femme va croiser le chemin de Vlad… pour finir par ne plus quitter le vampire. Elle va peu à peu découvrir le terrible Empaleur, faire fi de sa réputation pour finalement tomber dans ses bras. Mais ici, même si la romance entre Leila et Vlad a une importance non négligeable, elle n’est pas l’unique intérêt du livre ; La mort dans l’âme est avant tout un roman d’urban fantasy, avec une intrigue et des enjeux autres que l’amour. Vlad Tepes reste proche de l’image que le lecteur peut avoir de lui. Dangereux, sans pitié, protecteur de sa lignée et impitoyable à l’encontre de ceux qui mettent ses membres en danger, il reste un personnage très charismatique, un « vrai » vampire qui ne se transforme pas en chaton mort d’amour ronronnant dès que sa chère et tendre pointe le bout de son nez. Il est avant tout un vampire et, même si l’arrivée de Leila change la donne, il reste fidèle à lui-même et à sa nature, il est très agréable de voir que Jeaniene Frost a adopté ce parti pris. Outre Vlad et Leila, l’auteur présente une galerie de personnages secondaires très intéressants, principalement Maximus, le second de Vlad, que j’ai trouvé très touchant et que j’espère revoir dans le prochain tome tant il m’a marquée, mais aussi Marty, le substitut paternel de Leila qui est, lui aussi, très attachant. L’auteur a pris soin de ne pas se contenter de donner une profondeur uniquement à ses personnages principaux, les seconds rôles ont eux aussi droit à un traitement fouillé, élargissant ainsi le champ des possibles pour la suite. L’ensemble est bien entendu mis en valeur par la plume de Jeaniene Frost, vive et fluide, qui m’a entraînée dans son univers et m’a fait dévorer ce livre trop vite. Il y a bien entendu quelques imperfections (comme le caractère de Leila, parfois agaçante, alternant rébellion et docilité), mais ce premier tome est très prometteur et donne envie de lire la suite. À titre personnel, je crois même que, pour l’instant, je le préfère à Chasseuse de la nuit, heureusement que j’ai le deuxième opus sous le coude !

jeudi 20 mars 2014

Duras, Beauvoir, Colette - Trois filles et leurs mères, Sophie Carquain

Résumé :

Trois femmes, trois destins, trois romans...
Trois femmes. Nées au tournant du siècle, entre 1873 et 1914, Colette, Simone de Beauvoir, et Marguerite Duras ont un point commun : celui d'avoir une hyper-mère, qu'elle soit fusionnelle (comme Sido), autoritaire (comme Françoise de Beauvoir) ou ambivalente (chez Duras).
Trois destins. Sophie Carquain fait revivre les trois monstres sacrés dans leurs décors : l'exotisme de l'Indochine des années 20 chez Duras, la bourgeoisie du début de siècle chez Beauvoir, la Bourgogne pour Colette. Et raconte comment elles ont construit leur univers et pris la plume pour se distancer de « Big Mother ». Pour exister.
Trois romans. Dans ce superbe triptyque, Sophie Carquain écrit le roman de ces trois femmes. - trois romans reliés par un subtil jeu de correspondances - et explore la complexité de la plus belle relation qui soit : celle qui unit une fille et sa mère.
Une biographie romancée qui mêle la fiction à l'analyse.


Avis :

À coup sûr, je n’aurais jamais lu ce livre si je n’avais pas été lectrice Charleston. Pourtant j’aime les biographies romancées, mais je pensais suffisamment bien connaître Colette, Beauvoir ne m’a jamais vraiment intéressée et de Duras je ne garde que le souvenir d’une vieille femme à lunettes carrées et col roulé qui m’a toujours intriguée et effrayée à la fois. Au final, grâce à Sophie Carquain, j’ai appris beaucoup de choses et fait une belle découverte. Le prisme de la relation à la mère utilisé par l’auteur, ainsi que le côté romancé, permet de les aborder d’une autre manière, plus intimiste. Si Colette m’a toujours semblé familière, j’ai eu l’impression de mieux connaître Beauvoir et de rentrer dans la vie de Duras. Découpé en trois parties, chacune dédiée à l’une de ces femmes d’exception, Trois filles et leurs mères offre aussi au lecteur de superbes photographies de famille, dont celle de Marguerite Duras et sa mère qui est juste sublime et touchante à mes yeux. Mais, à travers ces trois histoires, la lectrice ne manquera pas de revenir sur sa propre histoire, ou comment le caractère d’une mère influence notre vie d’adulte, mais aussi sur le rapport avec sa (ses) propre(s) fille(s). En cela le livre est assez anxiogène : suis-je une bonne mère, quelle image je renvoie, comment ma fille va se construire / s’est construite par rapport à cela. Là n’est certes pas le propos de l’ouvrage, mais la question ne manquera pas d’être soulevée lors de la lecture.
Amateurs de biographies, de littérature ou admirateurs de femme d’exception, cet ouvrage saura vous toucher, j’espère, comme je l’ai été. Et maintenant, j’ai terriblement envie de lire Un barrage contre le Pacifique, dont il est souvent question dans la partie consacrée à Marguerite Duras.




mardi 18 mars 2014

Rennes-le-Château - Le dossier, les impostures, les phantasmes, les hypothèses, Gérard de Sède

Résumé :

Chaque année, le petit village de Rennes-le-Château, dans l'Aude, attire des milliers de visiteurs : simples curieux mais aussi chasseurs de trésors, ufologues, occultistes, membres de sociétés secrètes, et bien d'autres. C'est dans ce village que, en 1891, l'abbé Bérenger Saunière aurait découvert un trésor. D'où provenaient ses soudaines et immenses ressources ? Pourquoi l'aventure de cet humble curé de campagne a-t-elle impliqué les Habsbourg et le Vatican ? Vingt ans après avoir révélé au grand public l'affaire de Rennes-le-Château, Gérard de Sède reprend l'enquête en possession de nouveaux éléments et expose en détail la troublante et fascinante histoire de ce lieu énigmatique.


Avis :

Tout commence en 1891, lorsque l’abbé Saunière, installé depuis six ans à Rennes-le-Château, entreprend des travaux de rénovation de son église. D’où provient l’argent du jeune curé ? Sûrement d’un trésor qu’il aurait trouvé, bien entendu. Ce trésor serait resté caché et, après la mort de Saunière, la légende va enfler, être embellie, et attirer une foule de curieux, touristes ou chercheurs d’or. L’auteur du présent ouvrage, Gérard de Sède, est à l’origine de la popularisation du mythe dans les années soixante. Alors qu’il ne voulait que créer une légende autour de la légende, sa création lui échappe et l’histoire du curé de Rennes-le-Château devient un objet d’études plus ou moins sérieuses et une des plus grandes énigmes de la région.

Avec ce livre, l’auteur apporte de nouvelles pièces au dossier et essaye de rétablir un semblant de vérité. Fouillé et documenté, cet ouvrage permet de découvrir et d’approfondir la connaissance de ce mystère. Mais, à mon avis, il ne faut pas non plus chercher à connaître l’exacte vérité, la légende de Rennes-le-Château, de l’abbé Saunière et de son fabuleux trésor mérite de garder une part de rêve et de mystère, et je vous recommande chaudement de découvrir le sujet.

lundi 17 mars 2014

Séduis-moi si tu peux, Jennifer Crusie

Résumé :

Calvin Morrisey ne parie que s'il est sûr de gagner. Mais rien n'est joué à l'issue du dîner avec Minerva Dobbs, bien décidée à fuir les séducteurs. Les deux célibataires que tout oppose décident de limiter les dégâts et de ne pas se revoir. Mais le destin en a décidé autrement... Ensemble, ils devront déjouer la théorie du chaos, faire face à une psychologue peu commode, à un chat à l'intelligence inquiétante, et à d'autres enjeux bien plus risqués que tout ce qu'ils avaient pu imaginer. Le plus grand d'entre tous : accepter de croire au grand amour.


Avis :

À ma droite, Calvin Morrisey, un concentré de beauté virile gonflé à la testostérone, séducteur en série et phobique de l’engagement. À ma gauche, Minerva Dobbs, trentenaire toute en rondeurs, fraîchement larguée par un mufle doublé d’un idiot, phobique des glucides et des graisses. Dans les coulisses, Cynthia et David les ex des deux protagonistes. Suite à un pari (stupide), Cal et Min vont se rencontrer, se confronter, et plus si affinités.

Stop aux romances avec des héros tous deux beaux comme des dieux, place à la cruelle réalité d’une jeune femme ronde et complexée, qui va voir son intelligence et son charme triompher, et sa personnalité s’épanouir. Et ça fait du bien, quelle femme n’a jamais levé les yeux au ciel devant les personnages de romance à la plastique parfaite ? Pour une fois, c’est une femme normale qui va, contre toute attente, éclipser celles à la taille mannequin. Avec beaucoup d’humour, Jennifer Crusie livre les péripéties de ce couple improbable, entouré d’une galerie de seconds rôles déjantés et savoureux. Entre la mère tyrannique, l’ex machiavélique, les copines surprotectrices  et la psychologue, spécialisée dans les relations de couple, complètement à côté de la plaque, le lecteur ne peut que se régaler d’un bout à l’autre de sa lecture. Séduis-moi si tu peux sort de la routine habituelle de ce genre d’histoire et propose une histoire fraîche, pétillante et drôle, difficile à lâcher, que je vous recommande chaudement.


samedi 15 mars 2014

Le guerrier Castien, C.L. Scholey



Résumé :

La Terre est sur le point de mourir. Entre les météorites explosant de tous côtés, la navette dans laquelle Grace a embarqué décolle, dans une ultime tentative pour sauver des vies humaines. Avec peu de nourriture et d'eau, et huit passagers clandestins, la situation est délicate dans le vaisseau qui fait cap sur la nouvelle planète, Onvra. Un trou noir et un accident les attendent. Tandis qu'ils s'aventurent dans l'environnement étrange d'une planète plus étrange encore, les deux pilotes de la navette sont tués par une immense créature d'ébène aux crocs aussi blancs que l'ivoire.
Rask est un guerrier Castien pur-sang qui croit que sa planète est attaquée. Lorsqu'il rencontre le petit être qui se recroqueville pour lui échapper, il est intrigué. Après quatre cents ans de vie et une quasi-immortalité, Rask pensait avoir tout vu. Quand la créature déclare être une femme humaine, il n'en croit pas ses oreilles. Les femelles sont éteintes depuis aussi longtemps qu'il s'en souvienne. Mais elle en a pourtant bien le parfum suave. Il ne lui faut pas plus d'une bouffée de son odeur pour ôter sa cuirasse, révélant un mâle musclé et bronzé.
Rask avait cru son armure impénétrable. La caresse d'une douce main lui fait prendre conscience qu'il est impuissant face à cette petite humaine qu'il désire déjà.


Avis :

Un grand merci à Cécile (ce livre a été lu dans le cadre du challenge "Oh my ! Cette couverture") sans qui je n’aurais sûrement pas lu cette bouse ce roman. J’ai longuement cherché une couverture laide et je pense que celle-ci vaut son pesant de cacahouètes, ce qui me fait dire que ma souffrance lecture n’a pas été vaine.

Alors, que dire de ce livre ? D’abord, point positif, la couverture illustre merveilleusement le contenu, le guerrier Castien ressemble pile poil à la bestiasse dont on voit la trogne, et l’intrigue est aussi grotesque et de mauvais goût que l’illustration le laisse supposer.
On commence donc avec une navette qui quitte la Terre sous une pluie de météorites, avec des gens qui s’accrochent à la carlingue, déjà on sent le truc bien réaliste et travaillé. Après, les naufragés de l’espace atterrissent sur une autre planète que celle de destination, poisse quand tu nous tiens. On a un commandant sadique, un second qui semble plus modéré, on se dit qu’il va y avoir un souci avec les méthodes du premier et une probable insubordination de l’autre. Eh bien pas du tout puisqu’ils vont rapidement se faire tuer par le guerrier Castien. Ahhhh le guerrier Castien, personnage masculin principal de cette romance érotico-paranormale… De suite on imagine le mâle qui fait rêver… Ben pas vraiment en fait, il s’agit plutôt du fils naturel d’Hagrid et de Conan le barbare. Plus grand qu’un homme (oui, avant que vous posiez la question, il est plus grand de partout), plus fort, plus primitif et complètement crétin en fait. Sur sa planète, les femelles ont disparu depuis des siècles, alors Rask (son meilleur pote s’appelle Tosk, il y a de la recherche dans les prénoms aussi…), forcément, à 400 ans il a le kiki qui le démange, et quand il va croiser le chemin de Grace il va être dans tous ses états le garçon. Grace c’est le personnage serpillière. Je vais être vulgaire, mais c’est le trou de service de l’histoire, tout juste bonne à dépuceler Rask et à tomber enceinte. Et à s’émerveiller sur la poitrine sans tétons (quand je disais que la couv était fidèle au personnage) de son Rask d’amour (ah oui, au bout d’une journée elle le désire, au bout de deux elle est amoureuse). Le souci, c’est que Grace est conne en plus du reste. En voyant sa copine Stacie capturée par Tosk pour l’accouplement (alors qu’elle se débat la bougresse, a priori elle n’a pas envie), elle recommande juste à Tosk de faire doucement, car il a gros kiki. Ben oui, Rask lui a fait connaître l’extase, sa copine connaîtra ça aussi, c’est sûr, donc pas de souci.
Enfin bref, pas la peine d’épiloguer, Le guerrier Castien est une sombre bouse écrite avec les pieds où le ridicule le dispute à la vulgarité, mais l’important est que j’y ai survécu.




Concours romance parce qu'il fait beau !

And the winner is : 

***Marie-Elie***



Envoie-moi tes coordonnées par MP que je puisse t'envoyer tout ça ;)






Bah oui, le soleil est là (du moins chez moi), ça me donne envie de lire des choses légères, sucrées et drôles, et comme je me dit que ça doit faire ça à tout le monde (et aussi pour faire un peu de place chez moi), voilà un petit concours qui permettra au (à la) gagnant(e) de se plonger dans les folles aventures d'Evie Parish (mon avis sur le premier tome ici).

Ce n'est donc pas un, ni deux, mais bien trois livres, soit l'intégralité de la série, qui composent ce superbe lot ^^


À gagner du 1er au 14 mars 2014




Pour participer, c'est très simple, il suffit de laisser un gentil com' (c'est la journée du compliment aujourd'hui) à la suite de cet article (la buse en moi n'a pas réussi à insérer un formulaire dans cet article, ceci explique cela. Bref...).

Le concours est limité aux résidents de France métropolitaine, désolée, mais c'est Bibi qui envoie. Une seule participation par foyer. 
Le tirage au sort aura lieu quand j'aurais le temps, avec un peu de chance dès le 15 mars. Le pseudo du gagnant sera annoncé ici même et sur la page Facebook du blog. Il disposera de 5 jours pour se manifester et me donner ses coordonnées, après ce délai un autre nom sera titré au sort.


Bonne chance !


Tom Odell - Can't Pretend

vendredi 14 mars 2014

Cher maître, je pourrais me faire les griffes dessus..., Francesco Marciuliano

Résumé :

Un livre hilarant qui séduira les amoureux des chats par ces étonnants poèmes écrits par leurs amis félins ! Dans ce livre fantaisiste, l’auteur donne la parole aux chats et libère leur potentiel créatif afin que les matous puissent expliquer, leurs étranges des attitudes à leurs maîtres ignorants ! Avec des poèmes comme « J’ai envie de lui faire pipi dessus », « Pourquoi tu cries ? », « Ma vie est foutue » ou « C’est ma chaise », vous ne lâcherez plus ce recueil désopilant et révélateur des comportements félins.


Avis :


Petit recueil de poèmes félins, agrémentés de clichés insolites (celui figurant page 80 est décidément mon préféré), Cher maître, je pourrais me faire les griffes dessus… passe en revue, à travers quatre grands thèmes tels que le travail ou la famille, les réflexions que pourraient se faire nos petits compagnons sur leur cohabitation avec leur maître. Tour à tour tendres, joyeux ou boudeurs, ces poèmes ont des accents criants de vérité et, si vous accueillez un chat dans votre vie, ils ne manqueront pas de vous faire sourire, de faire remonter des souvenirs de complicité à deux et de vous rappeler, si vous l’aviez oublié, que le chat honore votre foyer de sa présence et qu’il attend de vous respect et obéissance !

jeudi 13 mars 2014

Le bouquin du petit coin - Le pavé 2, Monsieur B.

Résumé :

Vous en aviez rêvé, Hugo l’a fait : plus de 700 pages de culture amusante, de faits surprenants, d’énigmes bizarres, d’aventures insolites, de jeux rigolos et d’histoires drôles… Après le pavé 1, le pavé 2 ! Des heures, non, des jours de lecture pour ne plus s’ennuyer aux toilettes, et même plus, s’y instruire en s’amusant. Cette édition reprend l’essentiel du Bouquin et de la Bibliothèque du petit coin, mis en images par l’inimitable Monsieur B. et qui ravira toute la famille, sauf peut-être ceux qui attendent de l’autre côté de la porte…


Avis :


Si, pour ne pas vous ennuyer, vous avez toujours un vieux magazine, moult fois relu, qui vous attend aux toilettes, jetez-le et remplacez-le par Le bouquin du petit coin : Le pavé 2. Ouvrage à la fois utile et ludique, il vous permettra de faire le plein d’anecdotes diverses et variées, de blagues et même de vous cultiver un peu le temps de ces pauses imposées. Les thèmes abordés sont nombreux, il y en a pour tous les goûts, et vous ne vous ennuierez plus jamais aux toilettes car il vous faudra un certain temps pour venir à bout des 700 pages de l’ouvrage. Le seul risque, c’est de squatter la place trop longtemps pour le feuilleter encore un peu !

mercredi 12 mars 2014

Face cachée T1- Dans la peau, M. Leighton

Résumé :

Olivia Townsend est une femme comme les autres, qui se démène à l’université dans l’espoir de pouvoir un jour aider son père dans ses affaires. Pour financer ses études, elle travaille à l’Hypnos Club, le bar géré par le très séduisant Cash  le genre de bad boy qu’elle a décidé d’éviter comme la peste. C’est alors qu’elle rencontre le frère jumeau de son patron, Nash, un avocat bien sous tout rapport... accessoirement casé avec sa colocataire. Entre les deux, son cœur balance...


Avis :

[Attention spoilers]

Ça faisait bien longtemps qu’un livre ne m’avait pas autant inspirée pour une chronique un brin décalée visant à expliquer pourquoi je n’ai pas aimé.
Pour commencer, je pensais avoir entre les mains une romance NA et, en fait, je me suis coltinée une romance érotique. J’ai été flouée sur la marchandise et j’aime pas ça, surtout que je suis en pleine crise de boulimie NAesque (je sais, c’est pas dans le dico, et alors ?) et que j’ai été frustrée par cette trahison (non, le mot n’est pas trop fort. Ok, un peu quand même).

Venons-en à l’intrigue (lol ?). Dans le rôle de la bombasse irrésistible qui n’a bien évidemment aucune conscience de sa beauté ou de sa sexy attitude avec mordillage de lèvre compris, innocente petite chose qu’elle est (et moi je suis Helena Bonham Carter. Bref.), nous découvrons Olivia, étudiante (en quoi ?) et serveuse dans un bar pour payer ses études (de quoi ?). Face à elle, non pas un bogoss gonflé à la testostérone, mais deux, oui ma p’tite dame vous avez bien entendu, deux pour le prix d’un : Cash et Nash (l’auteur s’est fait une entorse cérébrale pour trouver ça, au départ elle voulait Tic et Tac mais c’était déjà pris). Notre Olivia, gourmande qu’elle est, la coquinette, va hésiter entre le bad boy et le futur avocat bien propret, qui va-t-elle choisir, mystère et boule de gomme…

Vous l’aurez compris, l’intrigue est légère et facile, aucun risque que ce livre vous file la migraine. La psychologie des personnages n’est clairement pas le souci de l’auteur qui, de toute façon, n’a pas cherché à, au minimum, leur donner un peu de cohérence. Un exemple vite fait, Olivia est censée être timide n’hésite pas dès les première pages à désaper un type qu’elle prend pour un stripteaseur. Ou alors, la définition de la timidité a beaucoup changé depuis que j’ai mis le nez dans mon Larousse pour la dernière fois. Donc, je récapitule, des personnages fadasses et superficiels, une intrigue épaisse comme du papier à cigarettes, que nous reste-t-il ? Des clichés pardi ! Et là, M. Leighton a mis le paquet, c’est cadeau. On retrouve bien sûr l’étroitesse d’Olivia, les « colossales proportions » de Cash ou Nash (je ne sais plus qui, appelons les Tash, on gagnera du temps) que la jeune femme qualifie « d’arme démesurée ». À côté de ça, santé publique et hygiène brillent aussi par leur absence « je suis clean, dis-moi que toi aussi » (capote, non ? Ah non, si tu le dis, on se connaît depuis trois jours après tout, je peux te faire confiance !) et plan cul dans les toilettes de bar (endroit reconnu pour être aussi nickel qu’une salle d’opération). Olivia s’envoie avec l’un ou l’autre, mais pas de souci, elle prend la pilule quoi, c’est pas là le plus important ?!
Mais, rendons à César, etc… Dans la peau, c’est aussi du romantisme « Tu l’as senti bébé, hein ? », de l’humour (à propos du tatouage qu’il a sur le torse) « C’est le symbole chinois qui représente le dieu du plumard » (ne manque que les rires préenregistrés), du drama « Ces flammes ont fait de moi ce que je suis. Un sans foyer. Un sans famille. Un homme seul » (violons déchirants en fond sonore of course), du Tash en mode mâle dominant à la con « C’est juste qu’elle ne le sait pas encore », « Dès le premier soir, j’ai su que tu en valais la peine » (il ne lui a pas regardé les dents, c’est déjà ça). Finissons en beauté avec la phrase la plus WTF du livre, qui nous vient d’Olivia après sa partie de jambes en l’air dans les toilettes « ce souvenir sera toujours gravé dans ma mémoire lorsque à 109 ans, je chercherai mon dentier sur la table de nuit ». Je ne commente même pas.
Et puis, tout à coup, arrivé au dernier quart du livre, l’auteur s’est sans doute rappelé qu’il faudrait conclure avec un truc un peu chiadé. Et là, c’est la fête du slip, rocambolesque et incohérence reviennent sur le devant de la scène avec le passé de Tash, la mafia, son père, son destin, son œuvre… Et là, j’avais un peu vu le vent venir pour Tash, mais les explications à deux cents m’ont juste fait hurler de rire. Ou de consternation, je ne sais pas trop, à vrai dire. Quoi qu’il en soit, j’ai parcouru les vingt dernières pages en diagonale (je pense avoir donné suffisamment de ma personne sur ce roman) pour mettre fin à mon roulage d’yeux incessant qui a bien dû me filer une ride ou deux en plus !


En guise de conclusion, je laisse la parole à la meilleure amie d’Olivia, Ginger (ou Gerry. Ou Georgia. Enfin un truc dans le genre) qui résume bien le gros enjeu du livre, et nous offre un peu de poésie et de classe en prime : « Pauvre petite Olivia, obligée de se faire dilater la foufoune par deux jumeaux ultrasexy ». 



mardi 11 mars 2014

Enclave T3 - La Horde, Ann Aguirre

Résumé :

"Salvation est assiégée par les Monstres. La situation semble sans espoir. Les Monstres se sont organisés. Ils organisent des patrouilles, tendent des embuscades, attaquent les campements des hommes qui ont oublié comment se battre. Trèfle, parvenue à leur échapper avec Del, Bandit et Tegan, est leur seul espoir. Elle n’a qu’une certitude : elle est née pour se battre. Et si elle doit mourir, ce sera au côté de Del, et les armes à la main. "


Avis :


Pour ce dernier tome, nous retrouvons Trèfle accompagnée de Del, convaincue que l’affrontement final est proche et qu’elle seule pourra mettre un terme à la peur qu’infligent les monstres qui s’avèrent être de plus en plus intelligents et dangereux. Del est, quant à lui, toujours traumatisé par son séjour dans la Horde, sa reconquête par Trèfle sera un thème présent en filigrane tout le long du livre, apportant un peu de douceur et de tendresse dans cet ultime opus, qui est principalement tourné vers la stratégie et l’action. En effet, le lecteur n’aura aucun répit d’un bout à l’autre du livre. L’urgence est palpable et les combats s’enchaînent. Ann Aguirre lui a réservé pas mal de surprises et c’est un plaisir de les découvrir, certaines n’étaient vraiment pas prévisibles !. Outre son intrigue, La Horde est un livre porteur de jolis messages et d’espoir, et clôture la saga brillamment, exactement comme cela devait se finir. Les fans ne seront pas déçus et c’est bien agréable. Si vous n’avez pas encore ouvert le premier tome, n’hésitez plus !


lundi 10 mars 2014

Silo, Hugh Howey

Résumé :

Dans un futur indéterminé, des survivants vivent depuis plusieurs générations dans un immense silo creusé dans la terre, à l'abri d'une atmosphère devenue toxique. Seul un immense écran relayant les images filmées par des caméras les relie au monde extérieur. Lorsque cette société bannit l'un des siens, il est envoyé dehors, vers une mort certaine, et pourtant, tous sans exception vont, avant de mourir, nettoyer les capteurs des caméras. Pourquoi ?


Avis :

Amateurs de romans post-apocalyptiques, il faut impérativement que vous lisiez Silo. Et pour tous les autres lecteurs, je vous le conseille vivement aussi, pas de jaloux. Non, cette chronique ne va pas s’arrêter là, je vais développer.

Alors que la Terre a été souillée et est devenue invivable, toxique, les humains survivants se sont regroupés dans de grands silos enterrés. La société y est très hiérarchisée, les plus nantis vivant dans les étages supérieurs, les classes sociales les plus défavorisées s’entassant au fond. Chaque étage a sa fonction, chaque être son utilité et son savoir qui ne doit pas être perdu, raison pour laquelle chaque adulte est accompagné par un apprenti à qui il lègue ses connaissances. Les rebelles, ceux qui pensent à l’extérieur, sont condamnés à mort, jetés en dehors du silo. C’est sur une de ces « sorties » que s’ouvre le roman, plongeant le lecteur directement dans l’horreur de cette Terre ravagée et hostile.
De manière très classique, l’intrigue va tourner autour de la révolte et de la quête de la vérité d’une personne, issue du fond, qui va remettre le système en cause. Mais l’écriture de Hugh Howey fait la différence. Il amène le lecteur sur des fausses pistes, distille les indices précautionneusement et multiplie les rebondissements. Il va amener le lecteur à se poser des questions, à ne pas prendre les informations données pour acquises, et il va le mener à réfléchir par lui-même sur la situation. Qui a raison, qui est dans l’erreur ? Les choses ne sont pas aussi simples que dans nombre de romans du même genre et cela fait toute la différence.

Pour en savoir plus sur le silo et ses secrets, ruez-vous sur le roman, vous ne le regretterez pas !