mardi 29 avril 2014

Unbroken, Melody Grace

Résumé :

Juliet est tombée folle amoureuse d'Emerson l'été de ses 18 ans dans la maison appartenant à ses parents en bord de mer. Après une relation passionnelle, le beau ténébreux la laisse tomber subitement. Quatre ans plus tard, Juliet a poursuivi ses études, surmonté tant bien que mal cet abandon et construit une relation équilibrée avec un garçon très bien, gentil et attentionné. Ses relations avec sa famille ne sont pas au beau fixe depuis qu'elle a perdu sa mère, autre cicatrice encore ouverte, mais elle refuse d'y penser et s'est forgé une carapace protectrice en se murant dans l'oubli et en avalant cachet sur cachet. Quand son père veut vendre la maison de la plage, Juliet y retourne trier ses affaires et, comme elle le craignait, croise Emerson qui habite toujours là. Un simple regard et toute la passion ressurgit subitement. Sincère ou manipulateur, Emerson va tout faire pour récupérer la jeune fille, aux prises avec un dilemme déchirant : choisir entre les deux garçons…


Avis :

Quatre ans après le décès de sa mère, Juliet retourne dans leur maison de vacances de Cedar Cove afin de la vider pour la vente. L’endroit est plein de souvenirs et elle redoute d’y retrouver Emerson, le garçon qui lui a brisé le cœur cette même année. La jeune femme pensait ses blessures guéries grâce à l’équilibre que lui apporte Daniel, son fiancé, pourtant, quand elle se retrouve face à Emerson, elle se rend rapidement compte qu’elle n’a pas été au bout de ce qu’elle pouvait vivre avec lui. Mais entre le confort que lui apporte Daniel et la fougue d’Emerson, Juliet est perdue et ne sait plus où elle en est.

Je ne sais pas si c’est à force de lire des romances new adult et que je m’en lasse, ou si c’est cette histoire qui était banale à pleurer, mais j’ai eu du mal à me passionner pour se triangle amoureux sans grand enjeu si suspense. L’intrigue est cousue de fil blanc, au fil des pages le lecteur anticipe les réactions des différents protagonistes et, même si la bluette est mignonnette, elle ne casse franchement pas trois pattes à un canard. À lire si vous êtes fan absolu du genre ou si vous n’avez rien de plus passionnant sous la main.


lundi 28 avril 2014

Les Roses de Somerset, Leila Meacham

Résumé :

Howbutker, Texas, 1916. À la mort de son père, la jeune Mary Toliver hérite de Somerset, la plantation de coton des Toliver, l'une des familles fondatrices de Howbutker. La jeune femme devra-t-elle sacrifier son amour pour Percy Warwick, magnat de l'exploitation forestière, pour faire vivre le sol de ses ancêtres ? Confrontés aux trahisons, aux secrets et aux tragédies qui les entourent, renonceront-ils à ce qui aurait pu exister, non seulement pour eux, mais aussi pour les générations futures ?


Avis :

J’avais lu, il y a quelques semaines, La Plantation (du même auteur) dans le cadre des lectures proposées pour les Lectrices Charleston. Ce livre m’avait vraiment enthousiasmée, je l’avais dévoré, la famille Toliver était devenue la mienne. Devant mon engouement, Elise, l’attachée de presse des Éditions Charleston a eu la gentillesse de me faire parvenir Les roses de Somerset, et je l’en remercie grandement car j’ai de nouveau passé un délicieux moment.

Bien que paru avant La Plantation, Les roses de Somerset en est en fait la suite (vous me suivez ?). Adieu Silas et Jessica Toliver, place à la nouvelle génération. Le roman s’ouvre sur Mary, leur arrière-petite-fille, gravement malade qui change ses dispositions testamentaires. L’occasion pour elle de remonter le temps et de revenir sur sa vie, qu’elle a donnée pour Somerset.

Encore beaucoup d’émotions avec ce roman. L’enjeu du roman est de comprendre pourquoi la vieille femme modifie son testament, « pour le bien » de sa nièce. Le lecteur ayant déjà parcouru La Plantation se doute bien évidemment des raisons, mais peu importe, il ne pourra que se plonger avec délice dans les souvenirs de Mary. La plume de Leila Meacham est fluide et agréable, elle arrive à faire passer les sentiments sans mièvrerie, donnant vie à une histoire de famille aussi belle que triste finalement. Les roses de Somerset est la suite d’une belle fresque familiale que j’avais découverte avec La Plantation, je n’ai absolument pas été déçue, si ce n’est que j’aurais aimé en avoir encore plus.

vendredi 25 avril 2014

Divergente - Le film



Résumé :

Tris vit dans un monde post-apocalyptique où la société est divisée en cinq clans (Audacieux, Érudits, Altruistes, Sincères, Fraternels). À 16 ans, elle doit choisir son appartenance pour le reste de sa vie. Cas rarissime, son test d’aptitude n’est pas concluant : elle est Divergente. Les Divergents sont des individus rares n’appartenant à aucun clan et sont traqués par le gouvernement. Dissimulant son secret, Tris intègre l’univers brutal des Audacieux dont l’entraînement est basé sur la maîtrise de nos peurs les plus intimes.


Avis :

Adaptation très attendue du roman de Veronica Roth (mon avis sur le premier tome ici), Divergente réussit sa transposition à l’écran. L’esthétique est très soignée et colle parfaitement au livre, nous restituant à la perfection ce futur post-apocalyptique que Veronica Roth avait pris soin de décrire comme très proche de nous. La fosse des Audacieux, les maisons simples des Altruistes, les Fraternels rayonnants… l’univers du roman prend forme en images sans le trahir, bien au contraire. Le casting est parfait, Quatre en tête (voire même il crève l’écran, Leloo Multipass et moi étions d’accord à la sortie de la séance sur le fait qu’il était plus que beau !), suivi de près par Shailene Woodley qui incarne un Tris très convaincante, et bien sûr Kate Winslet, glaçante dans son rôle de Jeanine Matthews. Seul Éric m’a fortement déplu, d’ailleurs c’est peut-être une autre preuve que le casting est très réussi ! La trame globale du roman est respectée, les moments clés comme la scène du miroir chez les Altruistes, le saut de Tris ou les hallucinations du programme de préparation des Audacieux sont présents, il manque cependant quelques scènes marquantes (la scène du couteau dans l’œil m’avait frappée à la lecture par exemple et elle est absente, bien que très représentative de « l’esprit de franche camaraderie » chez les novices Audacieux. Sans doute parce que le public visé par le film est plus large et que ce genre d’images aurait pu le choquer, je pense.). On peut peut-être juste reprocher au film de survoler les grands enjeux de l’histoire, car c’est bien là tout l’intérêt des romans, cette lutte de pouvoir pour que les Érudits évincent les Altruistes et les raisons de leur comportement. Ayant lu le livre il y a plus de deux ans, je ne me souviens plus bien si ces aspects sont très développés dans le premier tome, mais je pense qu’il aurait été nécessaire d’insister davantage dessus pour que le spectateur maîtrise lui aussi les enjeux, même si le film se comprend fort bien en l’état.

Pour résumer, du spectacle, de l’action, sans doute moins de réflexion que dans le roman, mais une adaptation néanmoins très fidèle qui plaira à un large public. N’hésitez pas à vous rendre dans vos salles obscures.

mercredi 23 avril 2014

Les Substituts T1, Johan Heliot

Résumé :

Dans ce monde-là, la plupart des humains ont été réduits à l'état d'esclaves simples d'esprit.
On les appelle les Substituts.
Kia est l'une d'entre eux.
Et rien ne la prédisposait à se distinguer.
Mais Kia a découvert en elle une force étrange qu'aucun autre Sub ne possède.
Une force, faite de mots et de phrases, qui pourrait se répandre et devenir une arme redoutable au service de la liberté.
Cette force, c'est la connaissance.
Le temps de la révolte est venu.


Avis :

Je vais commencer cette chronique par un coup de gueule. Le résumé ci-dessus reprend la quatrième de couverture, donc ce qui est imprimé sur la couverture du livre, un texte qui a dû être rédigé, approuvé, corrigé par les personnes chargées du travail éditorial chez Seuil. Ouais… Sauf que l’héroïne du livre s’appelle Tya, et non Kia, et ce genre de coquilles, ça ne fait pas sérieux du tout de la part d’une maison comme Seuil…

Ceci étant dit, passons au livre. Dans un futur plus ou moins proche, la société est divisée en trois : les Hauts, privilégiés, éduqués, instruits, les libres-employés, libres comme leur nom l’indique, ayant un minimum d’intelligence et de libre-arbitre, et les Substituts, totalement incultes, incapables d’apprendre ni de retenir quoi que ce soit, juste bons à assurer les tâches manuelles simples au service des privilégiés. Pour faire simple, des esclaves, quoi. Tya est une Sub de quatorze ans qui va sortir du Parc pour aller travailler auprès d’une famille de Hauts. Mais rapidement, la jeune fille va se rendre compte que ses capacités intellectuelles s’accroissent, qu’elle devient curieuse et capable de penser par elle-même. Tya va chercher à comprendre les rouages de cette société injuste et surtout à libérer les Substituts.

Intelligent, Les Substituts est un roman qui fait réfléchir le lecteur sur l’importance de la connaissance, mais aussi ses dangers. Très abordable, le livre peut être mis dans les mains de lecteurs plus jeunes que le lectorat habituel des dystopies. Le style de Johan Heliot est simple et fluide ; disséminant les indices peu à peu, il rend son récit très addictif. Et pour une fois, la fin pourrait se suffire à elle-même, bien qu’elle ouvre de nombreuses perspectives pour la suite. À conseiller dès 12 ans.


Nos étoiles contraires, John Green

Résumé :

Hazel, 16 ans, est atteinte d'un cancer. Son dernier traitement semble avoir arrêté l'évolution de la maladie, mais elle se sait condamnée. Bien qu'elle s'y ennuie passablement, elle intègre un groupe de soutien, fréquenté par d'autres jeunes malades. C'est là qu'elle rencontre Augustus, un garçon en rémission, qui partage son humour et son goût de la littérature. Entre les deux adolescents, l'attirance est immédiate. Et malgré les réticences d'Hazel, qui a peur de s'impliquer dans une relation dont le temps est compté, leur histoire d'amour commence... les entraînant vite dans un projet un peu fou, ambitieux, drôle et surtout plein de vie.Élu " Meilleur roman 2012 " par le Time Magazine !


Avis :

Savoir qu’on va mourir d’un cancer à plus ou moins court terme, c’est le quotidien d’Hazel, seize ans. C’est une question de temps, mais l’issue est inéluctable. Entre les séances de chimio et les séjours à l’hôpital, la jeune fille se rend à un groupe de soutien pour les enfants et adolescents victimes de la maladie. Elle y rencontre Augustus, en rémission, qui a un fort appétit de vivre communicatif. Une relation d’amitié se noue entre les deux jeunes gens, unis par le même malheur.

J’avais déjà tenté de lire Nos étoiles contraires, en vain. Pensant que le moment n’était pas propice, j’avais laissé le livre de côté et l’ai repris près d’un an plus tard, alors que je suis dans une période où je suis plutôt bon public, avec la larme facile en prime. Mais il faut croire que ce n’est pas une question d’état d’esprit, je n’ai pas aimé ce livre, qui semble pourtant faire l’unanimité. Alors, pour commencer, la maladie, c’est pas mon truc. Ce n’est pas la première fois que je lis un roman où la maladie, le deuil, prennent une importance considérable, mais jamais au point d’être le centre du roman. Et je n’ai pas aimé ce voyeurisme mêlé de pathos, là où j’imagine que beaucoup ont vu une leçon de courage, voire une leçon de vie. Ensuite, les personnages m’ont laissée de marbre, que ce soit Hazel, Augustus ou Isaac, aucun n’a attiré mon attention et, vu le sujet, sans empathie pour les personnages on comprend mieux pourquoi ça n’a pas fonctionné pour moi. Enfin, je dois être blasée, mais j’ai vu arriver le twist gros comme un camion, si j’avais imaginé ce genre d’histoire c’est ainsi que j’aurais orienté l’intrigue, donc aucune surprise de ce côté-là.

Pour toutes ces raisons, Nos étoiles contraires ne sera pas un livre doudou pour moi, même si je suis contente d’avoir été au bout et de connaître cette histoire dont on parle tant.




mardi 22 avril 2014

Central Park, Guillaume Musso

Résumé :

Alice et Gabriel n’ont aucun souvenir de la nuit dernière…
… pourtant, ils ne sont pas près de l’oublier.
New York, huit heures du matin. Alice, jeune flic parisienne, et Gabriel, pianiste de jazz américain, se réveillent menottés l’un à l’autre sur un banc de Central Park. Ils ne se connaissent pas et n’ont aucun souvenir de leur rencontre. La veille au soir, Alice faisait la fête avec ses copines sur les Champs-Élysées tandis que Gabriel jouait du piano dans un club de Dublin. Impossible ? Et pourtant...
Les questions succèdent à la stupéfaction. Comment se sont-ils retrouvés dans une situation aussi périlleuse ? D’où provient le sang qui tache le chemisier d’Alice ? Pourquoi manque-t-il une balle dans son arme ?
Pour comprendre ce qui leur arrive et renouer les fils de leurs vies, Alice et Gabriel n’ont pas d’autre choix que de faire équipe. La vérité qu’ils vont découvrir va bouleverser leur existence…


Avis :

Central Park, un matin, à 8h, Alice, une jeune femme officier de police, se réveille sur un banc, pleine de sang. La veille, elle était sortie avec des amies, une soirée un peu arrosée certes, mais qui se déroulait… à Paris ! Retrouvant un peu ses esprits, elle se rend compte qu’elle est menottée à un homme, Gabriel, blessé lui aussi, qui s’avère être un musicien de jazz ayant joué la veille à Dublin. Comment se sont-ils retrouvés huit heures plus tard en plein New-York ? Quel évènement les relie, qui se joue d’eux ? Dans la peau d’une fugitive, Alice va mener l’enquête et remonter de fil de cette nuit qu’elle a complètement oubliée.

Guillaume Musso c’est mon petit plaisir coupable. Beaucoup crachent dessus et, pourtant, il figure parmi les auteurs les plus lus, allez comprendre. Alors, écrire noir sur blanc qu’on apprécie ses livres, c’est s’exposer au regard méprisant de certains. Eh ben, même pas peur, parce qu’encore une fois, Musso remplit le contrat et propose un livre divertissant, un thriller haletant qui ne laisse pas le moindre répit au lecteur et lui réserve son lot de rebondissements et de surprises. Le rythme est soutenu, l’intrigue bien menée (même s’il y a quelques détails qui m’ont fait tiquer), l’auteur balade son lecteur tout du long et  le final est bien trouvé et pour le moins surprenant. Un très agréable moment de lecture, personnellement, c’est exactement ce que je recherche.




lundi 21 avril 2014

Les larmes rouges T2 - Déliquescences, Georgia Caldera

Résumé :

Le voile a été levé sur les étranges rêves de Cornélia, mais elle est plus que jamais en danger. Pourtant, la seule prudence n'est pas ce qui la pousse à rester auprès d'Henri. Progressivement, leurs liens se renforcent, bien que l'ombre du passé plane sur leur relation...
Pire encore, pour assurer leur protection contre Avoriel, ils doivent retourner à Reddening House, où Cornélia a été témoin des horreurs que peuvent commettre ses habitants. Déjà angoissée, la jeune femme se noie de plus en plus dans de bien surprenantes visions...


Avis :

Après le coup de cœur qu’était le premier tome, Déliquescences était très attendu, avec un mélange d’excitation et de crainte. Le fait est que, dès les premières lignes, le lecteur se coule dans l’univers de Georgia Caldera en compagnie de Cornélia et Henri. Ce dernier se trouve obligé de retourner à Reddeming House, accompagné de Cornélia. Ce voyage à pour but d’éloigner la menace d’Avoriel, mais d’autres dangers guettent le couple, comme les visions de Cornélia sur le passé de son amant. Perdue entre le passé et la réalité, la position de la jeune femme devient intenable, mettant son couple en danger…

Plus sombre encore que le premier tome, Déliquescences est un concentré de de cruauté, d’espoir et d’amour comme on n’en croise pas souvent. Georgia Caldera avait placé la barre très haut avec Réminiscences, mais la suite est tout aussi réussie. Le passé d’Henri est peu à peu dévoilé, et le fossé entre ce qu’il dégage et ses actions passées est tellement profond que Cornélia doute. Connaît-elle vraiment son amant, peut-elle lui faire confiance ? Ses interrogations vont la rendre limite insupportable aux yeux du lecteur, même si son comportement est tout à fait logique, alors qu’Henri, farouche et touchant dans son obstination à ne pas perdre sa bienaimée est de plus en plus attachant. L’auteur réussit à mêler diverses ambiances et émotions dans un ensemble cohérent servi par sa plume raffinée. L’atmosphère qui se dégage du livre est tout aussi importante que l’intrigue en elle-même d’ailleurs, capturant le lecteur au sein de cet univers intriguant. L’auteur sait aussi ménager ses effets et bousculer le lecteur, pour preuve la fin du roman qui laisse un sentiment de frustration et une furieuse envie que la suite soit dévoilée !


L'Héritière des Diamond, Jackie Collins

Résumé :

Red Diamond est un milliardaire brutal et détesté. Ses trois fils, Max, Chris et Jett, sont convoqués à New York pour une réunion de famille qui va bouleverser leur monde.
Diahann, belle femme noire, ex-chanteuse, est la gouvernante de Red un travail que sa fille, Liberty, n'approuve pas. Serveuse se voulant elle-même chanteuse, Liberty poursuit ses rêves, tandis que Damon P. Donnell, magnat absolu du hip-hop, marié, la poursuit.
Jeune héritière new-yorkaise, Amy Scott-Simon, est fiancée à Max. À sa soirée d'enterrement de vie de jeune fille, elle rencontre Jett. Jett n'a pas la moindre idée de qui est Amy. Pas plus qu'elle ne comprend qui il est. Leur aventure d'une nuit va entraîner les pires complications.
Alors que les vies de ces personnages s'entremêlent, le pouvoir, l'argent, la célébrité et l'amour sont des liens qui unissent bien au-delà des sentiments dans cette histoire d'amour au suspense haletant, comme seule Jackie Collins en a le secret !


Avis :

Une famille riche et puissante, menée par un patriarche ayant élevé ses enfants à la dure, des protagonistes tous (ou presque) riches et beaux ayant soif de pouvoir, d’autres qui rêvent de faire partie de ce cercle restreint, bref, on est à la croisée d’Amour, gloire et beauté et de Dynastie. Normal, puisque l’auteur est la sœur de Joan Collins, qui a interprété Alexis pendant plus de 200 épisodes dans la célèbre série américaine des années quatre-vingts.
Hélas, pour moi ça n’a pas fonctionné. Je suis assez peu friande de ce décor bling-bling dans lequel évoluent des puissants très stéréotypés, face à des gens de conditions plus modestes qui veulent faire leur place coûte que coûte. Il y a toujours un super méchant dans l’histoire, une innocente qui va porter plus que sa part de malheurs et problèmes variés… Dans L’héritière des Diamond, je n’ai réussi à m’attacher à aucun personnage tant ils me paraissaient artificiels. L’intrigue est facile, par contre le déroulement est long, mais long.

Ce genre de romans n’est clairement pas pour moi, j’apprécie les histoires de familles authentiques et n’ai aucun intérêt pour celles qui sont à mes yeux artificielles. Je me suis ennuyée, n’ai apprécié ni l’univers, ni les personnages, ce livre et moi ne sommes absolument pas faits l’un pour l’autre. En revanche, il y a vraiment un public pour, ma mère, par exemple, raffole de ce type d'histoires. Chacun ses goûts.



vendredi 18 avril 2014

La Dernière Lettre de son amant, Jojo Moyes

Résumé :

Deux époques, deux destins de femmes.
Jennifer vit dans une cage dorée sur la Riviera pendant les années 1960. Depuis son accident de voiture, elle a perdu la mémoire... jusqu’au jour où cette femme mariée redécouvre les lettres de son amant.
Quarante ans plus tard, Ellie retrouve cette correspondance amoureuse. Au fil de son enquête, la jeune femme va reconsidérer sa conception de l’amour et surtout son histoire avec un homme marié. La dernière lettre changera leur vie à jamais.


Avis :

En retrouvant une lettre d’amour perdue, Ellie, jeune femme d’aujourd’hui aux amours tourmentées, va reconstituer l’histoire de Jennifer. Cette dernière est une femme comblée de la bourgeoisie des années 50 vivant au rythme des fêtes qu'elle donne. Après un accident l’ayant rendue amnésique, elle va redécouvrir sa vie en même temps que le lecteur et le vernis va peu à peu se craqueler pour laisser apparaître les fêlures de la jeune femme. À travers le destin de l’autre, Ellie va faire le point sur sa propre vie et se remettre en question au fur et à mesure qu'elle lève le voile sur l'histoire de Jennifer.

À travers les destins de ces deux personnages, Jojo Moyes offre au lecteur une belle histoire, toute en pudeur, dressant le portrait d’une femme amoureuse piégée dans les conventions propres à sa condition. Le chemin tortueux emprunté par le couple formé par Jennifer et Boot reste incertain tout du long, accentuant la mélancolie qui se dégage de l’ensemble. Si je reconnais bien volontiers le charme émanant de leur histoire, je n’ai pourtant pas été complètement charmée, il m’a manqué un petit je-ne-sais-quoi, une étincelle. Pour ce qui est de la partie du roman mettant en scène Ellie, je suis très sceptique, la jeune femme est moins captivante, si bien que l’ennui m’a rapidement gagnée.

J’avais beaucoup aimé Avant toi du même auteur, avec La dernière lettre de son amant, je suis plus nuancée, j’en attendais plus et il m’aura manqué de l’intensité dans les relations entre les différents protagonistes, même si je suis certaine que le roman a tout pour plaire.


jeudi 17 avril 2014

W.A.R.P. T1 - L'assassin malgré lui, Eoin Colfer

Résumé :

Riley, un orphelin de l'époque victorienne, se retrouve projeté dans le XXIe siècle, bientôt suivi par son maître, le diabolique Albert Garrick, illusionniste et tueur à gages, lancé sur ces traces et celles de Chevie Savano, la plus jeune et la plus intrépide des agents du FBI. Une hallucinante course-poursuite à travers le temps. Riley et Chevie sortiront-ils vivants de cette traque implacable ? Pourront-ils empêcher le redoutable Garrick de s'approprier les clés du programme WARP et de changer le cours de l'Histoire ?


Avis :

Le livre s’ouvre sur Riley, un gosse des rues du XIXème siècle, apprenti malgré lui d’un psychopathe tueur en série. Ce dernier impose à son « protégé » de tuer de ses mains un homme, en échange de sa propre vie. La victime sacrificielle est en fait un voyageur dans le temps et Riley va se retrouver projeté à notre époque, où il fera la connaissance de Chevie, un agent « junior » du F.B.I. Je vous laisse imaginer les aventures que cette situation va engendrer, d’autant que Garrick, le psychopathe, ne va pas vouloir en rester là.

Excellent. Il n’y a rien de plus à dire, tout est bon dans ce livre, dont le public visé, je le rappelle, est quand même plutôt jeunesse. Les personnages sont attachants bien qu’un peu stéréotypés, mention spéciale à Garrick, le vrai méchant de l’histoire, qui est vraiment antipathique et effrayant. L’intrigue est menée tambour battant, alternant épisodes dans le passé et le présent, pas de temps mort et l’ensemble reste cohérent, ce qui n’est pas toujours le cas avec les histoires de ce type. L’écriture d’Eoin Colfer est nerveuse et fluide, emportant le lecteur dans cette folle course qu’est L’assassin malgré lui. Mon seul regret est qu’Eoin Colfer n’écrive que des romans jeunesse, je suis sûre qu’il ferait merveille dans un registre plus adulte.



mercredi 16 avril 2014

Les Écriveurs T2, Le cimetière des histoires perdues, Frédéric Mars

Résumé :

"Ne vous êtes-vous jamais demandé pourquoi ce cadeau ou cette place d'honneur qui vous semblaient destinés ont atterri dans les mains d'un autre que vous ? Pourquoi des obstacles de dernière minute se dressaient sur votre route alors que rien ne semblait s'opposer à votre succès ? Pourquoi le bus que vous deviez prendre partait sans vous, à quelques secondes près ?
Vous invoquez le sort, la malchance, la fatalité ?
Vous pensez que c'est comme ça et qu'on n'y peut rien ?
Mais bientôt, dans quelques instants, VOUS SAUREZ.
Ma vie et la vôtre, que vous le vouliez ou non, sont dorénavant liées à jamais...
Pourquoi ça ?
Oh, c'est très simple. Ça se résume même en une phrase : Votre vie, c'est moi qui l'écris !"


Avis :

L’histoire reprend juste après la fin du premier tome. Si, comme moi, vous aviez un peu oublié ce qui s’y était passé, pas de panique, Frédéric Mars a pris soin de placer un petit résumé de l’épisode précédent avant le début du roman. Nous retrouvons donc Lara, réintégrée chez les Écriveurs après avoir été suspendue suite à sa désobéissance. La jeune fille n’a pas pour autant renoncé à sa quête de vérité, loin de là, ce dont le lecteur va très rapidement s’apercevoir. Aidée par Will, son superviseur dont le rôle semble toujours un peu ambigu, Lara va se lancer dans l’aventure. Car, oui, il s’agit plus d’un roman d’aventure que du fantastique, l’auteur fait voyager le lecteur, c’est sans doute ce qui m’a le plus plu, puisque le voile sur la mission des Écriveurs et tout ce qui faisait le mystère du premier tome y a été révélé, Frédéric Mars devait se renouveler pour ne pas tomber dans la redite et faire plonger le lecteur dans l’ennui. Dans Le cimetière des histoires perdues, point d’ennui, l’action est menée tambour battant, sans temps-mort.
Ce tome, comme le premier, met en perspective les notions de destin et de libre-arbitre, et c’est sans doute cet aspect qui est le plus intéressant puisqu’il fait réfléchir le lecteur qui se demandera à de nombreuses reprises si, effectivement, tout cela n’est pas la vérité. En plus de divertir son public, l’auteur le fait réfléchir, et ça, j’achète ! (Oh pardon, le Jean-Marc Généreux en moi s’est emballé).
L’écriture de Frédéric Mars est quant à elle toujours impeccable, fluide et agréable. J’avoue, j’avais des craintes sur ce point vu que ce deuxième tome des Écriveurs est sorti en autoédition. Oui, vous avez bien lu, l’auteur n’a eu d’autre choix que s’autoéditer pour sortir cette suite, ce qui est quand même assez inhabituel (enfin de mon point de vue) pour être souligné, et ce n’est pas très rassurant sur la santé du marché du livre en général. Bref, passons.

Ce deuxième tome tient ses promesses, j’espère que la suite verra le jour, de manière traditionnelle ou pas, car je veux en connaître le point final.


Spring swap is coming...

Avant qu'on ne me fasse la réflexion, ce titre a déjà été utilisé, mais je sais plus par qui, et je copie sans vergogne !

Idril avait super bien fait les choses, mon swap est arrivé un mercredi, jour où je ne travaille pas, donc je l'ai eu tout de suite \o/




Ouf, y'a mon nom sur l'enveloppe à l'intérieur, c'est bien pour moi ^^





Excellente la carte !





C'est tout pour moi *_*







Idril, grande folle, tu m'as trop gâtée, je suis raide dingue du marque-page et du magnet, j’adore le carnet, la bougie sent trop bon, le sautoir était à mon cou en moins de deux, j'ai dû faire barrière de mon corps pour que les poulpes ne me piquent pas les friandises, et je suis amoureuse des livres, trop fort les mangas, je vais me jeter dessus rapidement.



Lui, je l'ai sauvé, ma fille a presque pleuré pour que je le lui donne, elle est fan de Chi. Comme je suis une mère indigne, je l'ai donc accroché à MON trousseau de clé. Namého !



Encore merci Idril, tu m'as trop gâtée, j'en suis encore toute chose :)





mardi 15 avril 2014

Après la vague, Orianne Charpentier

Résumé :

Il fait beau, ce jour-là, à la terrasse de l'hôtel. La famille est attablée. On discute d'un temple à visiter. Mais avec cette mer turquoise... Maxime n'a aucune envie de bouger. Il va rester ici, tranquille, à profiter de la plage avec Jade, sa sœur jumelle. Quelques minutes plus tard, une vague apparaît. Une vague qui n'en finit pas de grossir. Une vague qui engloutit tout. Dans leur course folle, Jade lâche la main de son frère. Pour Max, il n'y a plus de mots. Plus de larmes. Plus de présent. Plus d'avenir. Pourra-t-il survivre à ce drame ?


Avis :

Max et sa sœur jumelle, Jade, deux jeunes français, sont en vacances en Asie. Cadre idyllique, farniente et, tout à coup, cette immense vague menaçante qui avance sur eux. Nous sommes fin 2004 et le plus dangereux tsunami de l’Histoire va dévaster l’Asie, ainsi que la vie de Max qui ne se remettra pas de la perte de sa sœur.

Comment survivre au prix de la mort de sa sœur jumelle ? Comment accepter d’avoir survécu alors qu’elle n’est plus ? Rescapé du tsunami, Max devient dépressif et veut rejoindre Jade, ne pouvant vivre sans elle. Il va alors partir dans un périple en quête de réponses et essayer de redonner un sens à sa vie.

Après la vague est un roman à la fois dur et tendre. Le personnage de Jade, peu présent en réalité, est oppressant, il dévore celui de Max qui donne l’impression d’être toujours au bord de la noyade à se débattre dans une vague fictive. Son questionnement sur le sens de la vie, de sa vie et de son utilité trouvera une issue à la fin de son périple, et donnera une belle leçon de vie au lecteur. Orianne Charpentier dépeint avec pudeur la douleur du deuil et l’espoir qui peut renaître du simple fait d’être en vie. Un roman bouleversant.


lundi 14 avril 2014

Te succomber, Jasinda Wilder

Résumé :

"Je n’ai pas toujours été amoureuse de Colton Calloway ; j’étais d’abord éprise de son petit frère, Kyle. Kyle fut mon premier amour. Une nuit d’orage il a trouvé la mort. Une partie de moi s’est éteinte avec lui ce soir-là…" De seize à dix-huit ans, Nell vit une passion intense avec Kyle. Tous deux se connaissent depuis l’enfance et ont été meilleurs amis avant de tomber amoureux l’un de l’autre. Alors que Kyle s’apprête à demander Nell en mariage, il meurt dans un tragique accident. La jeune fille est anéantie, et il lui est impossible d’entrevoir un avenir heureux sans lui. Aux funérailles, elle retrouve Colton, le frère aîné de son défunt petit ami. Très séduisant, il ne la laisse pas indifférente. Deux ans plus tard, les chemins de Colton et Nell se croisent de nouveau à New York. Même si la douleur est toujours là, leur désir est trop fort, ils ne peuvent plus résister à leurs pulsions…


Avis :

Kyle et Nell sont amis depuis la maternité pour ainsi dire. Ils ont grandi ensemble, sont devenus meilleurs amis et c’est très naturellement qu’ils sont tombés amoureux l’un de l’autre, vivant une belle histoire durant deux ans. Mais, alors qu’ils ont dix-huit ans et des projets plein la tête, Kyle est victime d’un accident, laissant Nell inconsolable. Le jour de l’enterrement, la jeune fille fait la connaissance de Colton, le frère aîné de Kyle, qui a quitté la famille et la région il y a des années. Les blessures du jeune homme font écho à celles de Nell, qui éprouve une étrange attirance pour cet homme si différent de ce qu’était son frère. Puis, une fois les funérailles passées, Colton repart pour New-York. Il faudra attendre deux ans pour que le destin les réunisse de nouveau.

Encore une bonne pioche avec ce roman new adult qui m’a tiré des larmes. Le roman comporte deux parties distinctes : une première traitant de la romance entre Nell et Kyle, plutôt soft et typé young adult, l’autre relatant la passion entre Colton et Nell, plus adulte et avec des scènes vraiment torrides. Vous êtes prévenus, ça c’est fait. Si la première partie est mignonnette mais ne casse pas trois pattes à un canard, la seconde m’a complètement emportée. Nell souffre, n’a jamais fait son deuil de son amour perdu, plie sous le poids de la culpabilité et essaye d’anesthésier sa douleur grâce au whisky. Elle retrouve Colton, le frère aîné de Kyle, aussi sexy qu’abîmé par la vie, aussi attirant qu’effrayant. Ce n’est qu’en soignant mutuellement leurs blessures que Nell et Colton pourront enfin s’en sortir.
Jasinda Wilder décrit avec beaucoup de justesse et d’émotion la douleur de ses personnages rongés par les fantômes de leur passé, ce qui ne peut laisser le lecteur indifférent. Colton et Nell sont deux écorchés vifs, deux personnalités à fleur de peau qui vont finalement se sauver l’un l’autre. Au fil de leur parcours, le lecteur s’attache irrémédiablement à eux, mais leur tendance à l’autodestruction fait que rien n’est jamais acquis : on ne peut à aucun moment être sûr que le livre s’achève sur un happy end, même si on l’espère très fort. Si l’auteur sait raconter la douleur, la colère et la peine, mais il faut aussi lui reconnaître un talent certain pour les scènes sensuelles ou carrément sexuelles, mais sans être vulgaires. Bien écrites, jamais gratuites, elles sont toujours justifiées par l’histoire entre les deux protagonistes et s’intègrent parfaitement au récit.

Vous l’aurez compris, je suis limite tombée amoureuse de cette histoire et j’ai foncé sur Goodreads pour voir si l’auteur avait d’autres romans à son actif. La réponse est oui, je pense que je ne vais pas tarder à y succomber.


vendredi 11 avril 2014

Balefire T2 - Cercle de cendres, Cate Tiernan

Résumé :

Clio et Thaïs ne sont pas des jeunes filles comme les autres. Elles sont jumelles, et ce sont des sorcières. Séparées à la naissance pour éviter la réalisation d’une prophétie funeste, elles se retrouvent maintenant au sein d’une confrérie de sorciers centenaires qui leur offre un cadeau à double tranchant : l’immortalité.
Contrairement à Clio, qui a été élevée par sa grand-mère sorcière, Thaïs ne connaît rien de ce monde fantastique. Est-elle prête à en embrasser tous les aspects, même les plus sombres ? Car la magie de Thaïs se manifeste sous des formes inattendues : explosion, incendie… Thaïs serait-elle le pendant maléfique de sa sœur jumelle ?


Avis :

Réunies dans le premier tome de Balefire, les jumelles Clio et Thaïs veulent maintenant en savoir davantage sur leurs pouvoirs, d’autant qu’il semblerait que le pouvoir de jumelles sorcières soit plus fort et plus puissant que celui des sorcières seules. Et, rapidement, les jeunes filles vont se rendre compte que la pratique de la magie en duo est loin d’être sans risque, et provoque des réactions inattendues…

Cercle de cendres n’a pas à poser les personnages et le contexte, l’action démarre plus rapidement que dans le précédent opus et c’est heureux. Problèmes avec la magie, peines de cœur, Clio et Thaïs ont plusieurs sujets à régler, mais c’est certainement du côté de Daedalus que se profilent les évolutions les plus intéressantes. Hélas, le livre est très court et ne donne pas tous les détails sur ce qui se trame. Même si ce second opus est nettement plus intéressant que le premier, il faut bien garder à l’esprit que c’est du young adult, plus young qu’adult d’ailleurs, et lui pardonner son manque de profondeur. Néanmoins, cette série de Cate Tiernan est un divertissement gentillet dont je lirai la suite bien volontiers.


jeudi 10 avril 2014

Une héroïne américaine, Bénédicte Jourgeaud

Résumé :

Detroit, États-Unis, 1950. Brownie Wise, une femme au foyer américaine, change le quotidien des femmes en faisant prospérer les produits de la gamme Tupperware d’un certain Earl Tupper. Un demi-siècle plus tard, Amelia Earhart, une jeune étudiante française exilée outre-Atlantique, bouscule le microcosme universitaire par sa liberté d’esprit.
Brownie et Amelia, deux femmes extraordinaires, à deux époques différentes, que le destin va finir par réunir. Sauront-elles, ensemble, bouleverser le monde chacune à sa façon sans sacrifier leur vie de femmes ?


Avis :

Dans les années cinquante, Brownie Wise, obligée de trouver un emploi après son divorce, se lance dans la vente directe. Après une première expérience chez Stanhome, c’est Earl Tupper qui va lui apporter une réussite professionnelle fulgurante. Mais est-il bon de réussir, à cette époque, quand on est une femme ?
De nos jours, Amelia Earhart, française d’origine canadienne, brillante universitaire spécialisée en mythologie, traverse l’Atlantique pour échapper à sa famille et ses questions. Intelligente, talentueuse, avec des idées originales et en avance sur son temps, la jeune femme va s’ouvrir au métier de journaliste. À travers l’un de ses projets d’article, elle va s’intéresser à Brownie Wise et son rôle dans le succès de la marque Tupperware. C’est ainsi que les destins des deux femmes se rencontrent…

À la base, je n’étais pas franchement emballée à l’idée de connaître les dessous de la maison Tupperware. Pourtant, au fil de ma lecture, c’est cette partie qui m’a davantage plu. Le début est un peu laborieux, alternant entre les chapitres sur Brownie et ceux sur Amelia, sans que le lecteur voit la relation entre les deux. Et puis, l’histoire démarre vraiment quand Brownie prend son destin en main et qu’Amelia s’ouvre un peu à autrui. La façon de traiter la vie de Brownie à travers les recherches d’Amelia est agréable et bien trouvée pour rapprocher les deux femmes. Le destin de la jeune américaine de Detroit est intéressant et émouvant, j’ai aimé en apprendre davantage sur cette période et l’ascension de la fameuse marque. L’auteur réussit même à dérouler l’histoire en ménageant le suspense dû aux rebondissements survenus dans la vie de Brownie, renforçant l’intérêt du lecteur. Une héroïne américaine est une histoire de femmes prenante et émouvante, parfois révoltante, qui lève de voile sur les injustices que subissent les femmes trop brillantes, hier comme, hélas, aujourd’hui.