vendredi 30 mai 2014

David Creem T1 - La confrérie de l'invisible, Richard Taleman

Résumé :

«Bienvenue à l'Institut Californien de Parapsychologie. Cette année, nous travaillerons autour de trois grands axes : perceptions extra-sensorielles, psychokinèse et décorporation.» À l'université de Cap Rock, les élèves qui suivent le cursus du professeur Wiseman ne sont pas comme les autres. Leur originalité ? Ils possèdent tous des dons exceptionnels : télékinésie, télépathie, pyrokinésie. L'objectif de David en s'y inscrivant : découvrir la nature de ses capacités afin d’élucider la mystérieuse disparition de son grand-père. Une quête qui l'emportera au-delà des frontières de la réalité, dans les zones insoupçonnées de l'Invisible, là où, depuis toujours, se joue le destin de l'univers.


Avis :

David a un don. Il ne sait pas bien lequel, mais sa grand-mère ne cesse de lui marteler cet état de fait, et le jeune homme fait des rêves étranges, dans lesquels son grand-père, mystérieusement disparu, apparaît. Pour développer ses capacités et faire la lumière sur la disparition de son aïeul, David intègre l’Institut Californien de Parapsychologie, le Nid comme l’appelle l’équipe pédagogique. Entre les cours sur les différentes spécialités, David et ses amis veulent expérimenter leurs dons grandeur réelle, l’occasion pour le jeune homme d’atteindre son propre but.

La confrérie de l’invisible est clairement un tome d’introduction qui prend le temps d’installer le background de l’histoire et les personnages. C’est parfois un peu long et le lecteur se demande où l’auteur veut en venir, et surtout quand il va entrer dans le vif du sujet. Mais cette mise en place est nécessaire, car lorsque l’intrigue démarre vraiment, il vaut mieux s’accrocher. Notre groupe d’apprentis mediums n’est pas sans nous faire penser à celui de L’expérience interdite (j’ai adoré ce film d’ailleurs, si vous ne l’avez pas vu je vous le recommande chaudement) et il y a bien un petit goût de Fringe dans tout cela, mais du coup, comme tout cela n’est développé que dans la seconde partie du roman, la fin intervient trop vite. Les personnages sont assez réussis, la jeune Louise en tête, mais David manque un peu de charisme (même s'il est fan de U2 et que rien que pour ça je le trouve très sympathique), j’espère qu’il prendra un bol de confiance pour le deuxième tome. L’écriture de Richard Taleman est fluide, agréable, et il prend le temps d’expliquer les notions paranormales, ce qui n’est pas un luxe car on peut vite perdre le fil si le vocabulaire ne nous est pas familier.

Ce premier tome de David Creem est vraiment prometteur, j’ai très envie de voir comment les questions soulevées dans ce tome vont trouver leurs réponses.


jeudi 29 mai 2014

Fille d'Avalon T3 - Envoûtant murmure, Jenna Black

Résumé :

Lorsque Dana est invitée en Faerie pour être présenter à la Cour Seelie, la décision ne sera pas facile. Tout le monde sait que la Reine Titania veut la voir morte. Mais Titania jure ne pas être l'instigatrice des menaces de mort. Le voyage à travers Faerie sera long et bien dangereux...


Avis :

Dana est invitée (convoquée ?) par la reine Titania à cour des Lumières. Même si Dana et ses proches suspectent un piège, ce genre d’invitation est de celles qui ne se refusent pas. C’est donc accompagnée de son père et de ses amis que la jeune fille entreprend le voyage. Et, rapidement, ses doutes sont confirmés puisque Dana est la cible d’une attaque. Mais la reine fait un suspect trop évident, la vérité est sans doute ailleurs…


Oui, mais non… Après un deuxième tome brillant où tout ce qui avait été mis en place dans le premier tome se développe et où l’intrigue atteint son paroxysme, Envoûtant murmure ne répond pas aux attentes légitimes du lecteur. Ce dernier tome de la trilogie est honnête, mais tout va trop vite, comme si l’auteur avait décidé de mettre fin précipitamment à sa série. Les dénouements sont trop faciles et donnent une impression de bâclage. Dommage car j’attendais beaucoup mieux, mais j’ai l’impression que c’est un problème récurrent avec Jenna Black, comme si elle ne savait pas terminer « proprement » ses sagas. Fille d’Avalon reste un divertissement agréable, mais qui aurait pu être tellement mieux…


mercredi 28 mai 2014

Cornes, Joe Hill

Résumé :

Au début, Ig croit que les cornes sont une hallucination, celle d’un esprit malade, rongé par la colère et le chagrin. Cela fait un an que Merrin Williams, sa bien-aimée, a été violée et tuée dans des circonstances inexplicables. Depuis, reclus dans sa solitude, il vit un enfer, et il a plus de raisons qu’il n’en faut pour sombrer dans la dépression. Pourtant les cornes sont on ne peut plus réelles.
Jadis, Ig le vertueux faisait partie des privilégiés : né dans une famille riche, second fils d’un musicien renommé et frère cadet d’une star montante de la télé, il avait la sécurité, l’aisance, une place reconnue au sein de sa communauté. Ig avait tout pour être heureux, plus encore il avait Merrin et un amour réciproque, auréolé de magie, fondé sur les mêmes rêves. Mais la mort de Merrin a tout détruit. Seul véritable suspect, Ig n’a pourtant jamais été accusé ni jugé. Et donc jamais innocenté. Pour le tribunal que constitue l’opinion publique de Gideon, sa ville natale du New Hampshire, Ig aura beau dire ou faire, il est et restera toujours coupable, car ses parents riches et influents ont exercé des pressions pour faire boucler l’enquête. Il est abandonné de tous, Dieu y compris. De tous, sauf de son démon intérieur… Et voilà qu’Ig se retrouve soudain doué d’un nouveau pouvoir, assorti à son nouvel aspect et tout aussi terrible, un macabre talent qu’il compte bien utiliser pour retrouver le monstre qui a tué Merrin et détruit sa vie. Être bon, prier… tout ça ne l’a mené nulle part. Il est temps de prendre sa revanche… Il est temps de donner sa part au diable…


Avis :

Je ne reviendrai pas sur l’histoire, le résumé de l’éditeur est, je pense, suffisamment clair et étoffé.

Cornes est un roman à la croisée des chemins entre thriller et fantastique. Enfin, non, il est plus que ça, car on y trouve aussi de l’humour et de la tendresse. En fait, impossible de classifier Cornes, même après avoir pensé et repensé la chose, je n’ai pas réussi à trouver un terme convenable. À vrai dire, j’ai juste envie de vous crier de lire ce roman, car je ne pourrai jamais exprimer à travers mes pauvres mots ce que j’ai ressenti à la lecture, entre l’attachement au personnage de Ig, si naïf et touchant qu’on se demande comment il ira au bout de sa vengeance, le spectre du Diable qui rôde dès les premières pages et prend plus de place au fil du récit et surtout la façon dont Joe Hill conduit son intrigue, empruntant des chemins de traverse pour mieux égarer le lecteur sans jamais perdre de vue son objectif… Bon sang ne saurait mentir, car Joe Hill est le fils de Stephen King, un héritier que le maître du fantastique ne peut renier tant il nous rappelle les premières œuvres du père. C’est peut-être là le seul reproche qu’on puisse faire à Cornes, la filiation trop évidente, mais c’est vraiment histoire de chipoter car Joe Hill a sa propre patte et je pense poursuivre la découverte des autres titres de l’auteur tant j’ai été charmée.

mardi 27 mai 2014

L'Ère des Miracles T1 - L'Échiquier des dieux, Richelle Mead

Résumé :

Suite à l'échec de sa dernière mission quelques années auparavant, Justin March, enquêteur du Bureau de surveillance des sectes et cultes, s'est exilé au Panama où il a sombré dans les addictions qui l'ont toujours tourmenté. Mais à présent la République le rappelle à son service pour enquêter sur une série de meurtres rituels. Aidé dans sa tâche par une Prétorienne, Mae Koskinen, combattante invincible à la beauté surnaturelle, Justin va devoir affronter des forces bien plus redoutables qu'il ne l'imaginait. Car dans l'ombre, des puissances se regroupent, prêtes à reprendre le contrôle de ceux qu'ils ne considèrent que comme des pions sur leur échiquier.


Avis :

Avec L’ère des miracles, Richelle Mead propose quelque chose de radicalement différent de ce que le lecteur connaissait à travers ses séries Succubus, Cygne noir ou Vampire Academy. Exit les vampires, faës et autres créatures surnaturelles, bienvenue dans un monde futuriste qui n’est cependant pas sans rappeler l’Antiquité, où la religion a une grande importance. Mae est un soldat d’élite d’une grande probité et droiture ayant un léger souci avec l’autorité. Elle va se retrouver affectée à la sécurité de Justin March, dont on se demande au départ s’il n’est pas davantage une épave qu’un homme, et le seconder dans son enquête sur ce qui semble être de prime abord des meurtres rituels.


Je vous l’ai fait rapide, en fait l’intrigue est bien plus complexe que cela, mais je ne suis pas vraiment sûre d’avoir tout bien compris, donc autant éviter de dire des bêtises. En fait, le début du livre est tellement laborieux (il faut 200 pages pour rentrer dans le vif du sujet) que je n’ai pas réellement fait l’effort de m’impliquer dans le monde créé par Richelle Mead. L’auteur commence le roman comme si le lecteur était familier de son univers, ce qui est loin d’être le cas. Et ça part dans tous les sens ; en plus d’être perdu dans un background complètement inconnu, le lecteur est confronté à de (trop) nombreux personnages, sans bien savoir qui ils sont, les éventuelles interactions entre les uns et les autres, et sans indice sur leur importance à venir dans le roman. Tout ceci fait que, lorsque l’on rentre enfin dans le cœur du roman, nombre de lecteurs seront perdus, auront décroché comme moi. Et dans ce cas, impossible de prendre le train en marche, on se contente de survoler l’histoire sans vraiment s’y intéresser. En résumé, si vous vous accrochez, vous aimerez ce livre, car il est indéniable qu’il y a une vraie intrigue travaillée et la plume de Richelle Mead est toujours aussi agréable. Mais, si comme moi vous êtes largué dès le départ (et qu’en plus les histoires mettant en scène la religion et les anciens dieux vous filent des boutons), n’insistez pas, ça ne s’arrangera pas après. Inutile de dire que je vais en rester là pour cette série.

vendredi 23 mai 2014

Maeve Regan T5 - Sur les Dents, Marika Gallman


Résumé :

Le masque du traître est tombé et l'heure de l'ultime combat a sonné. Maeve va devoir faire des choix qu'elle n'aurait jamais cru devoir faire. Entre le cœur et la raison, entre le bien et le mal, magie noire et illusions, Maeve parviendra-t-elle à se libérer de la prophétie qui la lie depuis trop longtemps à un destin qu'elle n'a pas choisi ?


Avis :

Souvenez-vous, À pleines dents s’achevait sur « donc, le traître est… » et, pof, rideau, la suite au prochain épisode. Le sadisme de l’auteur n’ayant d’égal que la grande patience de ses lecteurs, le dernier tome de la série Maeve Regan va enfin donner les réponses promises. Et de bien surprenantes réponses en fait. Dans cet opus, Marika Gallman va prendre un malin plaisir à brouiller les pistes, à perdre le lecteur avant de faire toute la lumière sur la vérité. Et c’est là qu’on a la confirmation que l’auteur n’a pas écrit ses romans en touriste. Tout s’explique, tout est justifié, même des détails qui semblaient inutiles de prime abord prennent place dans l’engrenage géant qu’est l’intrigue tissée au fil des cinq tomes. Chose appréciable, si l’auteur se rappelle forcément de tout, ce n’est pas toujours le cas du lecteur. Mais, même si elle est un poil sadique comme dit plus haut, Marika Gallman prend le temps de resituer certains faits quand c’est nécessaire, si bien qu’il n’y a jamais, pendant la lecture, de moment où l’on peut se dire « mais de quoi elle parle ?! ». Si l’intrigue est parfaitement maîtrisée, l’action n’est pas en reste. Maeve veut remplir son objectif, soit se débarrasser de son père, et ce ne sera pas juste en claquant des doigts. Le rythme est soutenu, les pages se tournent sans y penser, le lecteur est uniquement poussé par son désir de connaître le point final de la saga. Et c’est trop vite, et avec un petit pincement au cœur, que vient la conclusion. Petit pincement au cœur car l’émotion est aussi au rendez-vous. Pas de pathos, elle est bien dosée et fait son petit effet… Le lecteur pourra peut-être ne pas trouver la fin à son goût (c’est un peu mon cas, je l’avoue, je voulais autre chose), mais elle est juste et logique à l’égard du caractère et du cheminement de l’héroïne principale. Sur ce point, c’est d’ailleurs une des choses que j’ai préférées au fil des tomes, à savoir l’évolution de Maeve. D’insupportable au départ, l’auteur a su la faire mûrir et elle est devenue attachante, au fur et à mesure, et c’est bien pour ça qu’il est difficile de refermer Sur les dents.

La boucle est bouclée, clap de fin a retenti sur la première série d’urban fantasy francophone qui n’a rien à envier aux sagas d’outre-Atlantique. Il ne reste qu’à attendre le prochain projet de l’auteur… (oui, ceci est un appel du pied pour en savoir plus sur le sujet, ce n’est pas subtil, mais on fait ce qu’on peut !).

mercredi 21 mai 2014

Welcome to New York



Résumé :

Devereaux est un homme puissant. Un homme qui manipule au quotidien des milliards de dollars. Un homme qui contrôle la destinée économique des nations. Un homme gouverné par un irrépressible et vorace appétit sexuel. Un homme qui rêve de sauver le monde et qui ne peut se sauver lui-même. Un homme terrifié. Un homme perdu.
Regardez-le tomber.


Avis :

Quelle merde ! Vulgaire, racoleur et putassier, Welcome to New York surfe sur la vague sulfureuse née de sa non-sortie en salle, mais n’attendez rien de ce film qui cumule trop de tares pour mériter que vous posiez votre regard dessus.

Les trente premières minutes (soit un quart du film) sont consacrées à poser le contexte, c’est-à-dire que Gégé, alias Devereaux, alias DSK, aime les femmes, le sexe, le sexe avec les femmes, avec des amis, avec des gens qu’il ne connait pas, etc… Trente longues minutes de mauvais porno pour commencer, avec Depardieu nu (so sexy) qui pousse des petits cris et grognements qui m’ont laissé perplexe (j’ai pensé qu’il allait se métamorphoser, ou faire un AVC), ça vous refroidit un peu. Vient ensuite l’interpellation, l’incarcération, le conflit avec Anne Sinclair aka Simone. On se fait chier. C’est mal filmé, mal joué, avec des dialogues qui frôlent parfois le ridicule. Non, d’ailleurs ils ne frôlent pas le ridicule, ils sont ridicules, faut pas déconner et prendre les enfants du bon dieu pour des canards sauvages ! Le réalisateur doit savoir que son film est nul, alors entre deux réflexions hautement philosophiques, il nous claque quelques scènes de cul sous forme de flashbacks, y’a pas de raison, et si le spectateur s’emmerde, on peut penser que le réalisateur et Depardieu se sont fait plaisir lors du tournage, eux. Si ça ne suffisait pas, les scènes entre Devereaux et sa fille sont gênantes, glauques, déplacées. Que ce soit quand le père demande à son gendre s’il baise bien sa fille (ou il le demande directement à sa fille, j’ai un doute), conversation classique à tous les repas de famille, ou quand père et fille se moquent de Simone (sérieux, ils ne l’humiliaient pas assez dans le film, il fallait lui coller ce prénom-là ??), leur complicité dans la méchanceté m’a dérangée…


Bref, pour moi, ce film est l’une des plus grosses daubes jamais vues, avec en prime, une fois la visionnage achevé, un dégoût profond pour Depardieu, l’impression qu’on s’est foutu de moi et l’envie d’aller me laver les yeux et d’oublier…

mardi 20 mai 2014

Valse avec le diable, Bertrand Solet

Résumé :

À Pontillac, en 1944, l'Occupation allemande oblige chacun à faire des sacrifices. À peine sortis de l'enfance, Jeanne, Ninette, Manuela et Marcel s'accommodent naïvement de la situation L'arrivée au village d'un trop séduisant milicien, pourtant, va bouleverser leurs vies. Entraînés malgré eux dans la valse de l'Histoire, les uns s'engageront du bon côté ; les autres se laisseront guider vers une fin tragique...


Avis :


Dans le sud de la France, en zone libre, quatre adolescents, Jeanne, Ninette, Manuela et Marcel se voient confrontés aux affres de la guerre. Le père de Jeanne est en fait un collaborateur qui a poussé Marcel à s’enrôler dans la milice, tandis que Stéphane, le chef de ladite milice a un comportement des plus troubles. Dans le tourbillon de l’Histoire, comment sauver sa peau sans renoncer à ses idéaux ? Quels choix sont les bons et comment être sûr de prendre la juste décision ? Cette période trouble de l’Histoire est l’occasion pour Bertrand Solet de pointer du doigt les travers de l’homme, mais aussi de mettre en lumière les actes de bravoure des uns et des autres. Valse avec le Diable permet une plus large réflexion sur le comportement à adopter en cas de conflit et comment vivre sa jeunesse quand l’insouciance laisse la place au doute, à la douleur ou à l’injustice. Sans jugement aucun, l’auteur laisse le lecteur faire son propre cheminement. Une lecture à mettre entre toutes les mains.


lundi 19 mai 2014

Le Demi-Monde - Printemps, Rod Rees

Résumé :

Entrez dans le monde virtuel le plus perfectionné jamais conçu, et le plus mortel ! Les ombres étendent leur emprise sur le Demi-Monde. Les soldats de Heydrich défilent au pas de l'oie dans les rues de Paris, Lilith, déesse maléfique venue du fond des âges, s'est réveillée, et Norma Williams n'a d'autre choix que de prendre la tête de la résistance. Perdue dans ce cauchemar virtuel, écrasée par les terribles responsabilités qui pèsent, sur ses frêles épaules, elle ne peut même pas compter sur ceux qu'elle croyait être ses amis, mais qui l'ont trahi. Pour triompher de la folie du Demi-Monde, elle doit se dépasser, ou périr.


Avis :

Le Demi-Monde est un univers virtuel destiné à entraîner les forces US. Créé pour que les tensions entre les habitants soient à leur paroxysme (surpopulation, conditions de vie insupportables, dictatures…), des personnages historiques aussi terrifiants ou dangereux que Staline ou Robespierre ont été intégrés à la simulation pour pimenter le tout. Dans le premier opus, Norma Williams, la fille du Président des États-Unis, avait été kidnappée et envoyée dans le Demi-Monde, et Ella Thomas avait été envoyée pour la sauver. Mission accomplie, avant que Norma ne soit de nouveau capturée, et remplacée dans le monde réel par la fille d’un dictateur du monde virtuel.

Si le premier tome avait été palpitant et addictif grâce à l’univers créé par l’auteur et son imagination débordante (et machiavélique), Printemps prend une tournure assez déconcertante. Dès le départ, le lecteur est appâté par la révélation des créateurs du Demi-Monde : les Grigoris. Leur but ? Mettre en place la « solution finale » dans l’ensemble du monde virtuel. Ce qui paraît prometteur de prime abord va s’avérer en fait très obscur et brouillon. D’ailleurs, brouillon est l’adjectif qui résume le mieux ce second opus. Le lecteur est déboussolé par les changements de cap pris dans l’intrigue. Si le premier tome semblait pointer vers un objectif clairement identifié, Printemps donne l’impression de partir dans tous les sens, avec une grosse part mystique, sortie de nulle part, qui est bien compliquée et peu passionnante en réalité. Le personnage d’Ella Thomas se perd aussi, son évolution est trop brusque et pas vraiment justifiée. Et c’est  tout le problème, au fil de la lecture se succèderont des passages trop longs et peu intéressants, alors que l’auteur va passer en mode « hyper vitesse » pour d’autres et prendre des raccourcis là où on aurait aimé plus de développements.

Ce deuxième tome de Demi-Monde s’est avéré un poil décevant, surtout au regard de mon engouement à la lecture du premier, mais j’espère que l’auteur a juste voulu poser (assez maladroitement) ses pions pour la partie suivante, qui, elle, saura retrouver un réel intérêt et une certaine continuité dans l’intrigue.


vendredi 16 mai 2014

Un garçon de trop d'Abbi Glines

Résumé :

Sage et mesurée, Ashton est une lycéenne parfaite qui fait la fierté de ses parents et le bonheur de Sawyer, son petit copain modèle. Mais pendant l'été, elle croise la route de Beau, son ami d'enfance qu'elle a cessé de fréquenter. Et c'est l'étincelle.
Ashton est-elle vraiment la jeune fille idéale qu'elle s'applique à être ? La fillette aventureuse et libre qu'elle était s'est-elle définitivement évaporée ? Elle aimerait s'en convaincre, mais Beau, le mauvais garçon, s'est bel et bien installé dans son cœur. Et ses baisers sont irrésistibles... Dans la chaleur de l'été, la passion est la seule vérité.


Avis :

Meilleurs amis durant leur enfance, Beau, son cousin Sawyer et Ashton ont vu leurs chemins se séparer quand les deux derniers ont succombé aux premiers émois de l’adolescence en vivant leur romance ensemble dès l’âge de quatorze ans. Trois ans plus tard, Sawyer s’absente plusieurs semaines pour passer les vacances d’été avec sa famille. Seule, Ashton va croiser par hasard Beau, à qui elle a à peine adressé la parole au cours des trois dernières années. Rapidement, leur complicité refait surface et d’autres sentiments prennent le dessus.


Deux garçons, une fille, deux possibilités en l'occurrence… La chaleur de l’été, la force des hormones, un bad boy caliente et une jeune fille esseulée, vous comprendrez rapidement comment va tourner ce roman. Ici, le triangle amoureux, s’il est très présent, n’est pas pénible, au contraire. Le lecteur comprend la belle Ashton, enfermée dans un rôle qui ne lui convient pas, prête à exploser, qui va se rapprocher de la seule personne qui la connaisse vraiment et l’aime telle qu’elle est. Pas grand-chose de neuf sous le soleil, certes, mais le roman se lit bien, est addictif et trognonouchet. Un bon moment de lecture sans prise de tête quoi !



jeudi 15 mai 2014

Balefire T4 - Collier d'eau, Cate Tiernan


Résumé :

Après l’échec du rite des Treize, Thais et Clio voient leur vie changer. Petra, leur grand-mère et unique famille, décline peu à peu. Les pouvoirs encore balbutiants de Thais sèment la panique dans son entourage, allant jusqu’à mettre en danger la vie de son petit ami. Quant à Clio, elle est terrifiée par la vision qu’elle a eue lors de la célébration du rite. Persuadée qu’elle va bientôt mourir, elle s’adonne de plus en plus à la magie noire dans l’espoir de conjurer le sort et d’accéder à l’immortalité. Sans le savoir, c’est également ce que fait Thais, qui a juré de venger la mort de son père. Égarées dans un univers aux issues imprévisibles, et sans l’aide de leur grand-mère, les jumelles sont prêtes à tout pour atteindre leur but, au risque de perdre ce qu’elles ont de plus important : leur lien fraternel, et leur âme.


Avis :

L’heure du dénouement a sonné. Beaucoup d’espoirs en ce quatrième opus, Collier d’eau, qui doit voir toutes les questions du lecteur trouver une réponse.
Après avoir appris que leur père a été tué par Daedalus, les jumelles prennent des chemins radicalement différents : Thais décide de se venger et Clio de travailler avec le sorcier dont elle a tant à apprendre, malgré ses actes passés. Si leurs buts s’éloignent, leurs moyens vont quant à eux se ressembler puisque les deux jeunes filles vont verser du côté de la magie obscure…

Ce dernier tome avait tous les ingrédients pour finir en beauté la série : la vengeance, la jumelle maléfique, Melita qui attendait dans la coulisse et peut-être un peu plus de romance, histoire de bien terminer et d’achever ce qui était timide jusque-là. Au final, c’est un peu la douche froide. Le final que le lecteur était en droit d’espérer, avec la lutte contre les méchants, de la magie et de l’amour s’avère finalement bien facile et limite expédié comme une corvée. Tout ça pour ça ? C’est la question qu’on peut se poser quand on voit l’énergie déployée par l’auteur pour emmener ses personnages au bout de l’aventure et ne pas leur offrir un final plus éclatant. Balefire est vraiment à réserver à un public plutôt jeune ou passionné par la Wicca, et n’a pas l’envergure de la série Immortels, c’est une petite déception en ce qui me concerne.


mercredi 14 mai 2014

L'inconnue du Mississippi, Kathleen Woodiwiss

Résumé :

Ce roman se situe dans le monde riche et luxuriant du Sud-américain. Un monde de torpeur, de luxe, et de volupté, à la veille de la guerre de Sécession. Sur cette toile de fond, un foisonnement de péripéties, de rebondissements, de violences et de scènes d'amour. L'héroïne, cette belle inconnue terrifiée, amnésique, qui est-elle ? Lierin, ou sa sœur jumelle Lenore, ou encore une pauvre folle échappée d'un asile ? Est-elle mariée à Ashton ou à Malcom ? Est-ce une victime ou une simulatrice ?


Avis :

Tout juste mariés, Ashton et Lierin embarquent sur un bateau qui sera attaqué par des pirates. La jeune femme passe par-dessus bord et est présumée morte noyée. Toujours fou de douleur, Ashton n’a pas oublié son aimée trois ans après le drame. Quand une jeune femme amnésique se présente sur sa plantation, Ashton voit en elle son épouse et va faire tout ce qui est en son pouvoir pour la reconquérir. C’est sans compter sur Malcolm, le mari de la sœur jumelle de Lierin, qui vient revendiquer la belle inconnue comme sa femme. Qui est vraiment cette jeune femme ?
Sur le papier, L’inconnue du Mississippi a tout pour séduire les lectrices. La langueur du sud des États-Unis à la veille de la guerre de Sécession, la passion des sentiments et une pointe de mystère. À l’arrivée, le résultat est plutôt assez décevant. Les personnages sont trop lisses et manquent de charisme. Ashton aurait dû être un personnage flamboyant, séducteur et protecteur, mais au final il est trop effacé pour qu’on voie en lui l’étoffe du héros. Lierin est, quant à elle, profondément agaçante, si bien qu’il est impossible de s’identifier à elle. Pour ne rien arranger, l’intrigue est fade, on s’ennuie franchement, et seul le décor arrive encore à faire rêver la lectrice, ce qui est d’autant plus frustrant puisque le lieu et la période sont plus que propices aux belles romances… Une grosse déception.


lundi 12 mai 2014

Moloka'i, la Prisonnière du paradis, Alan Brennert

Résumé :

Hawai, 1892. Rachel Kalama, petite Hawaïenne de sept ans à l'esprit vif et malicieux, rêve de visiter des contrées lointaines à l'image de son père, qui officie dans la marine marchande. Jusqu'au jour où une tache rosâtre apparaît sur sa peau, et où ses rêves d'ailleurs s'envolent aussi sec. Arrachée à son foyer et à sa famille, Rachel est envoyée à Kalaupapa, campement de quarantaine installé sur l'île de Moloka'i. C'est là que sa vie doit se terminer mais elle s'aperçoit qu’en réalité, elle ne fait que commencer.
Débordant de chaleur, d’humour, de compassion, et fort d’une galerie de personnages campés à merveille, ce chef-d’œuvre de narration nous parle d’un peuple qui, face à la terrible réalité de la mort, a choisi la vie.


Avis :

Rachel a sept ans, une famille unie et surtout un papa qui l’adore. Elle grandit dans le cadre idyllique d’Honolulu, jusqu’à ce qu’apparaisse sur son corps une tâche annonciatrice de la lèpre. Si petite qu’elle soit, Rachel sera exilée à la léproserie de Moloka’i sur l’île voisine. La maladie révèle parfois le meilleur de l’homme, c’est ce que démontrera l’histoire de Rachel Kalama.

Superbe destin que celui de cette petite fille arrachée à sa famille, qui, mue par un fort appétit de vivre, essayera de se reconstruire une vie à Moloka’i, pourtant synonyme de mort. À travers le parcours de ce personnage, Alan Brennert soulève aussi différents points éthiques et politiques comme la mort de milliers d’indigènes Hawaïens à cause des maladies, contre lesquelles ils n’étaient pas immunisés, importées par les colons ou l’indexation sans préavis de l’Archipel d’Hawaï par les États-Unis. Si le sujet principal, la lèpre, pourrait présager d’un livre triste au possible, c’est au contraire un roman plein d’espoir et d’humanité que propose l’auteur. Le lecteur vivra au rythme de la petite communauté de Moloka’i, de ses joies et de ses peines. Le personnage de Rachel est des plus attachants, sa joie de vivre et sa force de caractère forcent l’admiration, tout comme le dévouement du père Damien, personnage ayant réellement existé.

Si j’étais un peu craintive au moment où j’ai ouvert ce roman (la maladie, le pathos, c’est pas mon truc), je suis sortie totalement convaincue par ce récit fort, porteur de belles valeurs, qui réussit avec pudeur et émotion à traiter d’un sujet très délicat et méconnu. À lire impérativement si vous aimez les destins forts qui se mêlent à l’Histoire.


vendredi 9 mai 2014

Sarah Dearly T5 - A plus, Michelle Rowen

Résumé :

Comme si ça ne suffisait pas d'être devenue une nocturne, la pire espèce de vampire qui soit, voilà qu'un chasseur infernal, un certain Gideon, me demande de rompre avec Thierry. Il espère également que je le transforme en vampire. Et si je lui désobéis ? Il prévoit de tuer tous ceux que j'aime… Plutôt convaincant comme garçon... et assez séduisant en plus. Non, il ne faut pas que je craque. Je vais trouver une solution !


Avis :

Après un quatrième tome, certes recentré sur Sarah, mais assez facile, j’attendais beaucoup de ce dernier opus qui, je le pensais, allait terminer la saga en beauté. Obligée de cachée sa relation avec Thierry, toujours sous l’emprise de la malédiction et aux mains de Gideon, Sarah est passablement occupée. Au final, l’histoire est cousue de fil blanc, l’intrigue se déroule gentiment, mais sans panache. Pas de surprise, pas de rebondissements ou de surprises, ni de suspense haletant, À plus est surtout l’occasion de faire un dernier tour de piste pour recroiser tous les personnages de la série et leur dire au revoir. La série a perdu, au fil des tomes, la fraîcheur qui la caractérisait, ce qui ne serait pas un reproche si elle avait franchement basculé dans quelque chose d’autre. J’imaginais qu’elle allait  peut-être devenir très sombre, mais non, l’auteur a pris le parti de rester dans le neutre, et cette évolution ne m’a pas vraiment plu. Sarah Dearly reste une série agréable à lire, mais qui était plus prometteuse que ce qu’elle est devenue…


jeudi 8 mai 2014

Ciel Profond, Patrick Lee

Résumé :

Cette singularité qu'on nomme la « Brèche » est le secret le mieux gardé du monde. Il en est un autre pourtant encore plus farouchement dissimulé... et bien plus redoutable. L'aventure commence un jour où le président des États-Unis d'Amérique s'adresse à la nation de son Bureau ovale : un missile déchire le ciel et, dans un éclair, la Maison-Blanche disparaît avec son locataire. Deux mots seulement, deux mots codés voir Scalaire, c'est le seul indice qui mène aux assassins.
Revoici Travis Chase en campagne avec Paige Campbell et Bethany Stewart, tous trois de l'agence Tangent qui veille jalousement sur la Brèche et les « entités » qu'elle crache. Ils ont vingt-quatre heures pour mettre au jour un terrifiant secret enfoui depuis des décennies. La course est lancée. Elle aura pour cadre le pays, mais aussi les années et les aléas de la mémoire : ce sera un voyage dans le temps comme dans l'espace. Qui leur vaudra les foudres d’un « gouvernement » de l'ombre aussi puissant que sans scrupules. Car une destinée terrible attend Travis Chase et il faut à tout prix la lui interdire.


Avis :

Le président Garner assassiné par l’un de ses propres missiles Patriot, les équipes de Tangent en danger de mort et une entité qui permet de retourner dans le passé, voilà le programme du dernier volet de la série Travis Chase. Comme les deux premiers tomes, Ciel profond est un brillant mélange entre thriller et science-fiction, articulé autour d’une entité, à savoir Le fausset, grâce auquel Travis et Paige vont essayer de découvrir la vérité au sujet du mystérieux Scalaire. Pas de temps mort, on retrouve une nouvelle fois ce rythme très soutenu et visuel, qui me fait dire une fois encore que cette série se transposerait bien à l’écran. Si, au départ, l’intrigue est plutôt basée sur le thriller, très vite le côté SF revient pour finalement prendre le dessus jusqu’au dénouement final qui est époustouflant. Alors, on peut reprocher à Patrick Lee de privilégier l’action à la profondeur des personnages, et c’est vrai que, sur le dernier point, l’auteur aurait pu mieux faire. De la même manière, certaines motivations ne sont pas clairement expliquées, le lecteur reste un peu en demande d’éclaircissements sur certains faits. Mais ce ne sont pas des défauts majeurs comparés à la richesse de l’univers créé et à la force de l’imagination de l’auteur pour que le tout soit cohérent au final. Le premier tome de la trilogie Travis Chase est de nouveau disponible, je vous encourage vivement à le découvrir pour vous rendre compte par vous-même.


mercredi 7 mai 2014

Amour, fanfreluches et (petites) confidences, Lisa Cach

Résumé :

Si jamais je fête mes 30 ans avant d’avoir trouvé l’homme de mes rêves, ne m’appelez plus Hannah O’Dowd ! Le hic, c’est que si mes talents de costumière sont très demandés, ma cote amoureuse, elle, est au plus bas. Ce n’est pourtant pas faute d’avoir cherché Mr Perfect. J’ai cru l’avoir trouvé en la personne de Wade, le baroudeur écolo, qui m’a tout appris sur la régurgitation du hibou – vous n’imaginez pas combien le sujet est passionnant. Ensuite, il y a eu Pete, le flic, qui m’a fait acheter des bottes en caoutchouc hors de prix – un exploit, quand on sait le culte que je voue à mes stilettos. Et enfin, Tyler, l’ingénieur en informatique qui se peignait les ongles des orteils en doré – pourquoi pas, après tout ? Hélas ! Inutile de vous faire un tableau : aucun de ces candidats n’a fait l’affaire… Et me voici, à vingt-neuf ans et des poussières, en train de me demander si mon copain Scott ne serait pas un Mr Right qui s’ignore : il est drôle, il ressemble trait pour trait à Chace Crawford, et il a un boulot stable – il est dentiste. Autrement dit, l’équivalent pour moi de ce qu’est l’ogre pour le Petit Poucet. A ce propos, justement, mes amies, Cassie et Louise, disent que je fais peut-être un blocage sur son métier. Mais si vraiment Scott était mon âme sœur, il y a longtemps que je m’en serais rendue compte, non ?


Avis :

Retraçant les péripéties d’Hannah et de ses copines cherchant l’âme sœur, Amour, fanfreluches et (petites) confidences se veut être un croisement entre Sex and the city et Friends. À l’arrivée, ça ne ressemble ni à l’un ni à l’autre. En fait, ça ressemble à un livre de chick-lit fade aux personnages exaspérants et pathétiques.

D’échecs amoureux en speed datings, du coup de foudre aux sites de rencontre, les héroïnes de ce livre n’ont pas d’autre but dans la vie que se caser. Et bien sûr elles n’y arrivent pas car les rencontres faites ne tiennent pas leurs promesses sur la durée. Alors, on peut penser que les échecs seraient drôles, ou peut-être émouvants, mais non, rien de rien, non, il ne se passe rien. Tout est plat et fade dans ce livre, jusqu’au style lourd et pénible qui n’offre même pas la légèreté que la lectrice est en droit d’attendre en ouvrant un roman de ce genre. En bref, passez votre chemin, il y a bien mieux à lire à côté…

mardi 6 mai 2014

La Légion de la colombe noire, Kami Garcia

Résumé :

À la mort de sa mère, le monde de Kennedy vole en éclats. Mais elle ne se doute pas encore que ce drame est lié à des forces surnaturelles. Ce sont deux frères jumeaux, Jared et Lukas, qui le lui révèlent en la sauvant d'un dangereux esprit envoyé pour la tuer. Kennedy apprend aussi que si elle veut rester en vie, elle va devoir prendre la place de sa mère au sein de la Légion, une société secrète une société de chasseurs de fantômes dont les cinq membres ont été assassinés la même nuit, et dont les enfants sont simultanément devenus les héritiers. Avant cette fameuse nuit, Kennedy ne connaissait rien de la vie parallèle de sa mère. Ses nouveaux amis, Jared, Lukas, Alara et Priest, eux, ont été entraînés depuis leur enfance pour devenir à leur tour membres de la Légion. Mais de quoi a-t-elle hérité, à part du chagrin d’avoir perdu sa mère ? Tout ce que Kennedy sait, c’est qu’il y a un démon sur ses traces…


Avis :

Il est déjà difficile de perdre subitement sa mère, mais quand, en plus, tout un monde surnaturel se révèle à elle en même temps, Kennedy n’a pas le temps de souffler, c’est maintenant sa vie qui est en danger. Avec quatre autres adolescents, la jeune fille va découvrir les chasseurs de fantômes, les démons et autres créatures de l’ombre. L’enjeu ? Rien d’autre que sauver leurs vies et peut-être bien plus encore…

Avec des fantômes et autres esprits vengeurs, je m’attendais à quelque chose d’un peu différent de ce qu’on peut trouver actuellement, avec, je l’espérais, quelques frissons à la clé si le côté young adult du roman le permettait. Après lecture, je suis très déçue. Oubliez la peur et les frissons, c’est vraiment très gentillet, il faudrait être ultra-sensible pour être effrayé. L’intrigue en elle-même est une succession de mini-quêtes / dangers / réussites dont la répétitivité devient lassante à la longue. Les personnages ne sauvent pas l’ensemble, fades et prévisibles, ils ne sont pas parvenus à capter mon intérêt. D’ailleurs, à propos de cette bande d’ados, j’aimerais qu’on m’explique comment cinq mômes entre 15 et 17 ans peuvent sillonner le pays sans que ça n’inquiète personne… La légion de la colombe noire avait pourtant pas mal d’atouts pour être un bon roman fantastique, mais, au final, le résultat est bien loin de l’effet escompté…



lundi 5 mai 2014

Balefire T3 - Plume de pierre, Cate Tiernan

Résumé :

Clio et Thais sont des sorcières. Si Clio l'a toujours su et a été élevée dans la sorcellerie, Thais, elle, n'a découvert l'étendue de ses pouvoirs que récemment, après la mort de son père. Alors qu'elle tente de maîtriser ce nouveau don, elle se retrouve au cœur du rite des Treize, dont la puissance pourrait bien changer sa vie et celle de sa sœur à jamais. À la clé de ce rite millénaire ? L'immortalité. Alors que Thais rejette en bloc cette éventualité et se méfie des sorciers qui composent l'assemblée, Clio s'intéresse de plus en plus à la magie noire. La légende qui raconte que les jumeaux sont divisés entre ombre et lumière se vérifiera-t-elle ? Le lien qui unit les deux sœurs résistera-t-il à cette divergence ? Et, surtout, les pouvoirs balbutiants de Thais sont-ils à la hauteur d'un tel rite ?
Entre secrets, rêves de grandeur et double jeu, les jumelles sont-elles de taille à faire face à une assemblée de sorciers qui cherche à les manipuler ?


Avis :

Ce troisième opus voit les jumelles continuer leur apprentissage de la magie, avec, pour Clio, une fâcheuse tendance à flirter avec les limites d’une magie plus sombre. Pendant qu’elles continuent leur exploration de leur pouvoir, des accidents troublants leur arrivent, jusqu’à ce qu’elles se rendent à l’évidence, quelqu’un veut la mort de l’une d’elles. Mais de laquelle, et qui aurait intérêt à ce que l’une des jumelles disparaisse ? Si Daedalus semble être le coupable tout désigné, rien n’est moins sûr…

Plume de pierre est un peu plus sombre que les deux tomes précédents et nous permet, aussi, d’en apprendre davantage sur les Treize, principalement Cerise et Melita. Cate Tiernan cède pourtant à la facilité en utilisant le vieux ressort du jumeau maléfique et peine à donner l’ampleur dramatique qu’elle semble vouloir créer avant le tome final. Le côté tragédie de la fin du livre est une tellement grosse incohérence qu’on n’y croit pas une minute (l’auteur non plus à vrai dire) et le lecteur finit même par se désintéresser des questions en suspens. Même si ce tome est toujours mignon, il est trop ancré dans son côté jeunesse pour réussir à capter un plus large public. Dommage…


vendredi 2 mai 2014

Anna et le French Kiss, Stephanie Perkins

Résumé :

Fraîchement débarquée à Paris pour un an dans un prestigieux lycée, Anna, réservée et maladroite, ne connaît personne et se sent complètement perdue. Elle donnerait cher pour retourner chez elle et retrouver ses habitudes : sa maison, sa famille, ses amies, son job dans son cinéma préféré... Tomber sous le charme d'Etienne, un garçon totalement craquant, n'y change rien. Celui-ci a déjà une petite amie et toutes les filles en pincent pour lui... Mais comment ne pas y croire quand même un peu lorsqu'on a la chance de découvrir une ville aussi belle et fascinante ? Ne dit-on pas que Paris est la capitale de l'amour ?


Avis :

Inscrite contre son gré dans un internat en France, Anna va devoir quitter les États-Unis pour la vieille Europe, laissant derrière elle sa meilleure amie, son peut-être futur petit-ami, son cinéma, ses habitudes… Désorientée, démoralisée, perdue dans la capitale française dont elle ne connaît ni la langue ni la culture, Anna va heureusement pouvoir compter sur la bande d’amis qu’elle va rapidement intégrer. Et parmi eux : Etienne St Clair, jeune homme idéal, beau, sûr de lui, intelligent, sensible… et déjà engagé dans une relation depuis un an ! Ne pas tomber amoureuse de St Clair va devenir l’obsession d’Anna, mais c’est un combat perdu d’avance…

Anna et le french kiss est une petite romance fraîche, légère et toute mignonette, ainsi qu’une jolie déclaration d’amour à Paris. Le lecteur va suivre le parcours de la jeune fille dans la ville lumière et, si on n’échappe pas aux clichés, Paris vue par les yeux d’Anna m’a semblé vraiment agréable et attractive, si bien que j’ai noté de visiter le Panthéon et de faire un tour à The Shakespeare Company aux beaux jours. Cessons ces digressions touristiques et revenons à l’histoire. Pas très originale, cette romance est néanmoins bien contée et se lit facilement. Le duo formé par Anna et St Clair fonctionne bien et est attachant, par contre les personnages secondaires ne sont qu’effleurés et c’est un peu dommage. Néanmoins, cette petite romance vous fera passer un très bon moment de détente et, qui sait, peut-être découvrirez-vous quelques endroits à visiter dans la capitale !