lundi 30 juin 2014

La patience du Diable, Maxime Chattam

Résumé :

Un go-fast pris en flag qui transporte bien pire que de la drogue... Deux ados qui tirent sur les passagers d'un TGV lancé à pleine vitesse... Des gens ordinaires découverts morts de terreur. Le Diable mène le bal, le monde est devenu fou. Lieutenant à la Section de Recherche de Paris, Ludivine Vancker comprend bientôt qu'un fil sanglant relie ces faits divers. Rien ne pourra l'empêcher de remonter la piste à sa source. Aux racines de la peur. Le Mal peut-il contaminer ceux qui le traquent ? Après La Conjuration primitive, Maxime Chattam, dans ce thriller d'une maitrise glaçante, sème plus que jamais le doute.


Avis :

Deux adolescents qui ouvrent le feu sur les passagers d’un TGV, une interception de go fast dans lequel la marchandise transportée n’est pas de la drogue mais de la peau humaine et un illuminé sataniste, trois affaires qui n’ont pas grand-chose à voir entre elles de prime abord. Mais Ludivine Vancker est persuadée qu’il y a un lien et elle va se jeter corps et âme dans cette nouvelle affaire qui va la conduire encore plus loin dans la noirceur de l’âme humaine.

La patience du Diable nous permet de retrouver Ludivine et Segnon dont nous avions fait la connaissance dans La conjuration primitive. Maxime Chattam signe ici un thriller bien construit mais trop rapide sur la fin, un poil trop prévisible. Il reprend ses thèmes favoris ; les tueurs en série, la folie, la perversion des âmes fragiles avec une bonne dose de gore. L’ensemble est plaisant (pour qui aime ce genre s’entend), mais on ne retrouve toujours pas le génie dont l’auteur a fait preuve dans sa trilogie du Mal.


vendredi 27 juin 2014

Pourquoi je continuerai à acheter sur Amazon ou comment je suis, semblerait-il, responsable de la fermeture des petites librairies (et des problèmes de fécondité des pandas en captivité).

La loi « anti Amazon » est passée, alléluia, sus au vilain monstre américain. Cette décision relance le débat entre les défenseurs des libraires indépendants et les inconditionnels du site marchand. Comme j’aime bien donner mon avis, mais que je n’aime pas me répéter, autant poser les choses à plat dans un petit article, comme ça c’est fait.

Amazon c’est un peu un ami de la famille pour moi. Quand j’ai besoin de livres, je vais le voir, quand je suis en rupture de stock de tartelettes Yankee Candles ou que je cherche des adaptateurs pour prises anglaises idem. On y trouve tout, on remplit son panier des objets les plus hétéroclites possibles sans bouger de chez soi et le tout arrive dans la boîte aux lettres, gain de temps et donc gain d’argent, comme on dit.

Pour la problématique qui nous intéresse, à savoir les livres, le recours à Amazon se justifie (pour mon cas perso, après chacun ses motivations) par plusieurs facteurs. D’abord, j’habite en zone rurale (eh oui, même en Ile-de-France ça existe), la première librairie est à vingt bornes et c’est une petite librairie, qui propose surtout des best sellers comme Pancol, Musso, King ou Levy. Certes, mais tu peux lui commander les livres que tu souhaites, me direz-vous. Sauf que je n’ai pas envie de me déplacer une fois pour commander et une seconde pour récupérer mes bouquins (rappelez-vous, vingt kilomètres par aller, ça nous en fait donc quatre-vingts pour l’opération complète, ça calme, non ?). Ensuite, je n’ai pas forcément envie d’avoir le regard désapprobateur du libraire sur moi quand je lui commande de la fantasy, du new adult ou de la romance. Je l’ai entendu une fois vomir sur Divergente et toute cette littérature qui pourrit le cerveau des jeunes, croyez-moi, ça refroidit. Enfin, on m’offre la possibilité de bénéficier de la remise de 5% et des frais de port gratuits, pourquoi m’en priverais-je ? Ce n’est pas que je sois près de mes sous, mais bon, ce que j’économise d’un côté, je peux mieux le dépenser d’un autre. Alors, ok, à cause des gens comme moi, une librairie ferme chaque jour. De toute façon, je n’en suis pas à mon coup d’essai, ayant bossé dans la grande distribution, j’ai donc participé à la mort d’une partie du commerce de proximité, je suis donc blindée face à ce genre d’arguments.

Je suis bien consciente que certaines librairies tentent de s’adapter, mais, encore une fois, il faut soit habiter à côté pour pouvoir assister aux évènements organisés pour dynamiser la boutique, ou avoir la foi pour payer six euros de FdP pour un livre qui en coûte vingt…

Concrètement, que va changer cette loi ? Ben, pas grand-chose à mon avis. Les frais de port seront sûrement ridiculement bas et je continuerai à remplir mon panier sur Amazon, praticité oblige. Ou, au pire, je commanderai chez Gibert et irai chercher mes commandes dans le magasin situé à cinq minutes de mon boulot. Mais je n’aurai toujours pas le temps de battre la campagne pour aller acheter dans une petite librairie, ça c’est clair.

 Le commerce évolue, les modes de consommation aussi, c’est le sens de l’Histoire, que l’on trouve ça moche ou pas, il faut intégrer cette donnée car elle n’affecte pas que les libraires mais de nombreux secteurs d’activité ; Sarenza a remplacé le magasin de chaussures du coin, Carrefour a fait fermer les drogueries traditionnelles, la VPC version La Redoute a pris un sacré coup dans l’aile et il n’y a plus de forgeron sur la place du village. Cette loi n’est qu’un écran de fumée et une épine dans le pied des consommateurs, nullement une aide réelle pour les librairies indépendantes, surtout qu’Amazon, même s’il est emblématique, n’est pas leur seul concurrent, on peut aussi citer Fnac.com, les grandes surfaces classiques et culturelles.

Pour autant, je ne suis pas réfractaire à l’idée de me rendre dans une petite librairie si elle répond à mes critères, à savoir la proximité, le choix et la diversité des articles proposés, la qualité de l’accueil et du conseil du libraire. Mais aujourd’hui, je n’ai pas encore rencontré cette perle.

Pour conclure je dirais qu’au final chacun fait ce qu’il veut quand il achète un bouquin, bordel. Aucun « clan » n’a la vérité absolue, il faut respecter les choix des uns et des autres et vivre en bonne intelligence ensemble (c’est beau comme un épisode de La petite maison dans la prairie ce que je viens d’écrire, non ?).


Si vous êtes sages, un jour je ferai un article sur le piratage, ou comment tuer des artistes (et dynamiser la prolifération des algues vertes en Bretagne).

mercredi 25 juin 2014

Nightside T3 - La Complainte du rossignol, Simon R. Green

Résumé :

Je m'appelle John Taylor. J'opère dans les rues du Nightside, la jumelle maléfique de Londres. Ici, des créatures surnaturelles passent des pactes infâmes avec de sombres divinités. Moi, j'ai le pouvoir de trouver n'importe quoi... ou n'importe qui. Ma nouvelle affaire sort pourtant de l'ordinaire. Rossignol, la diva locale, a coupé tous les liens avec sa famille et ses amis. Je dois en apprendre la raison. Il me faut aussi découvrir pourquoi ses fans suicidaires trouvent sa voix aussi mortelle. Au propre comme au figuré. Pour réussir, je vais devoir prêter l'oreille au timbre le plus magnifique et dangereux du Nightside...


Avis :

Quel dommage que Bragelonne ait arrêté la série Nightside après ce troisième tome, car il est loin d’être le meilleur et laisse un petit goût d’inachevé.

John Taylor va devoir mener l’enquête dans le Nightside et, même si l’intrigue est honnête, elle manque de panache. C’est un peu le calme après la tempête du précédent opus, mais comme c’est ainsi que s’achève la saga pour les francophones, ça donne un effet un peu bancal. Heureusement, le caractère du personnage principal porte le livre et, rien que pour ça, La complainte du rossignol mérite d’être lu, car un personnage aussi sombre et cynique, avec un humour aussi particulier que John Taylor, ça ne se rencontre pas tous les jours. Je suis ravie d’avoir fait sa connaissance et si, un jour, la série trouvait sa place chez un autre éditeur, je la poursuivrais avec plaisir.

mardi 24 juin 2014

Meg Corbyn T1 - Lettres Écarlates, Anne Bishop

Résumé :

Meg Corbyn a vécu toute sa vie coupée du monde, traitée comme de la viande par des hommes sans scrupules se servant de ses visions du futur pour s'enrichir. Lorsqu'elle s'enfuit, ils sont prêts à tout pour la récupérer, même à s'aventurer sur le territoire des Autres. Ces créatures de cauchemar prêtes à éradiquer l'humanité au moindre faux pas auprès desquelles Meg va trouver refuge. Mais si Simon Wolfgard, loup-garou et chef de la communauté, est d'abord intrigué par cette humaine intrépide, il pourrait à tout moment décider de simplement éliminer cette source de danger pour les siens...


Avis :

Dans un monde proche du nôtre, les créatures surnaturelles cohabitent tant bien que mal avec les humains. Mais, grosse différence avec les romans d’urban fantasy habituels, les surnaturels ne sont pas ceux qui sont en danger, ils sont ici les prédateurs et les humains sont à leur merci si les premiers en décident ainsi. Meg Corbyn, échappée d’on ne sait où, vient trouver refuge dans une réserve où vivent les Autres, dirigée par Simon Wolfgard, un loup-garou puissant et dangereux qui ne voit pas son arrivée d’un bon œil, mais va quand même lui proposer un emploi et lui permettre de rester.


Quel bonheur de découvrir du renouveau dans l’urban fantasy ! Anne Bishop prend le contrepied de ce que l’on peut lire habituellement, propose un univers riche, cohérent, sombre et dangereux. C’est un régal de se promener dans la réserve avec Meg et de faire la connaissance des êtres surnaturels qui la peuplent. Mais, attention, ce cheminement ne se fait pas sans heurts, le lecteur découvre la complexité du background imaginé par l’auteur, celle des relations entre les humains et les Autres, et les affres de la politique inter-espèces. Le personnage de Meg est très attachant, si forte et fragile à la fois, évoluant avec une naïveté rafraîchissante au milieu de créatures plus dangereuses les unes que les autres. Impossible de lâcher Lettres écarlates tant ce roman est différent, envoûtant et bien écrit : ça faisait longtemps que je l’attendais sans le savoir ! Enfin un livre où l’héroïne ne finit pas à poil au bout de vingt pages avec un loup changé en chaton mort d’amour, j’ai envie de dire merci madame Bishop, j’attends la suite avec impatience !

lundi 23 juin 2014

J'adore New York, Lindsey Kelk

Résumé :

Pendant le mariage de sa meilleure amie, Angela surprend son fiancé dans les bras d'une autre. Munie d'une robe de demoiselle d'honneur, d'une paire de Louboutin et de son passeport, elle saute dans un avion à destination de New York. Sur place elle se lie d'amitié avec Jenny, l'adorable réceptionniste de l'hôtel où elle atterrit, s'offre le relooking du siècle, décroche un job de rêve. Sa nouvelle vie n'a pas fini de la surprendre : la voilà bientôt courtisée par un banquier et une rock star…


Avis :

Quand Angela trouve son fiancé, pantalon sur les chevilles, avec une autre femme sur la banquette de sa voiture, c’est la douche froide. Découvrir que tout le monde, y compris sa meilleure amie, était au courant, c’est le double effet Kiss Cool qui pousse la jeune anglaise à traverser l’Atlantique pour rejoindre New York, sans autre motivation que d’échapper à sa vie qui s’effondre. Ce break va lui permettre de faire le point sur sa vie et de rebondir.

La jeune femme larguée qui essaye de refaire surface est un thème certes usé jusqu’à la corde, mais Lindsey Kelk avait prouvé avec 10 bonnes raisons d'être célibataire que, bien exploité, il pouvait toujours faire recette. Avec J’adore New York ce n’est pas du tout le cas. Plus chick-lit que romance, le livre inventorie avec application tous les clichés du genre : la thérapie par le shopping, la malbouffe et la séduction de tous les mâles potables en tête. Pourquoi pas, mais l’héroïne et sa nouvelle meilleure amie fraîchement rencontrée font preuve d’une immaturité qui fait grincer des dents. Ajoutez à cela beaucoup de longueurs et très peu d’humour, le lecteur est frustré, et le bon moment envisagé avec ce livre tourne court. Lindsey Kelk nous avait habitués à mieux ; espérons que ce ne soit qu’une déception passagère.



samedi 21 juin 2014

Rencontre J'ai Lu pour Elle




Hier soir, les éditions J'ai lu recevaient quelques blogueuses (bah oui, que des filles) pour présenter ce que beaucoup attendaient : l'arrivée du numérique chez J'ai Lu pour Elle.

Dès cet été, vous pourrez retrouver vos collections préférées (la romance et le paranormal, donc des Aventures et Passions à Darklight en passant par le semi-poche et Barbara Cartland) en ebooks. Le site, en plus d'être joli (je suis une petite chose superficielle, toujours), est bien organisé, la navigation intuitive. Cerise sur le gâteau, vous pourrez aussi acheter et pré-commander vos titres favoris, que ce soit la version numérique ou celle papier, directement sur le site de l'éditeur.
Le site aura d'autres fonctionnalités plutôt sympas et tout sera mis en oeuvre pour chouchouter les lectrices, mais il faudra encore attendre un peu pour découvrir tout ça !



Un petit aperçu de ce qui vous attend ! 
(Source : https://www.facebook.com/jailu.pour.elle )

Clean Bandit - Rather Be

jeudi 19 juin 2014

Reboot, Amy Tintera

Résumé :

Wren est morte après avoir reçu trois balles dans la poitrine. 178 minutes plus tard, elle est revenue à la vie, plus forte, plus rapide, plus résistante à la douleur et aux émotions. Elle est devenue une Reboot. Plus le temps de mort clinique est long, plus l'adolescent reboot est puissant et insensible. 120 minutes suffisent déjà à faire d'un adolescent normal un robot guerrier. Ce qui fait de Wren 178 l'arme la plus dévastatrice de la république du Texas. Aujourd'hui âgée de dix-sept ans, elle est l'un des meilleurs soldats de la SHER (Société Humaine d'Évolution et de Repopulation) et forme les nouvelles recrues d'une main de fer. Le dernier en date est loin de satisfaire ses exigences. Callum n'est qu'un 22, encore quasiment humain. Ses réflexes sont ceux d'un nouveau-né, il a peur de tout et semble destiné à faire sortir Wren de ses gonds. Sans trop savoir pourquoi, la jeune Reboot accepte pourtant de le prendre sous son aile. Si elle n'arrive pas à le former correctement, elle devra l'anéantir elle-même. Wren n'a jamais désobéi à un ordre, et, si elle le fait, elle subira le même sort que le jeune 22. Mais comment oublier cette incroyable sensation d'être toujours en vie, celle qui l'étreint quand elle est en compagnie de Callum ?


Avis :

À cause d’un virus, ceux qui meurent prématurément peuvent rebooter, redémarrer une nouvelle vie dans une forme plus performante physiquement d’eux-mêmes, mais aussi plus froide, dénuée d’émotions. Plus le temps écoulé entre la mort et ce second retour à la vie est long, plus performant est le Reboot. Wren est restée 178 minutes en état de mort clinique, ce qui fait d’elle la plus forte des Reboot, la plus efficace, obéissant sans poser de question à la SHER, une organisation censée surveiller les Reboot et les regrouper, notamment les Reboot adultes qui ont tendance à « mal tourner ». En lisant entre les lignes, le lecteur comprend bien que la SHER n’est pas une organisation philanthropique. Mais l’arrivée de Callum, un 22, soit un Reboot on ne peut plus proche de l’humain qu’il était, va changer la donne.


Très attendu et bénéficiant de critiques élogieuses, je me suis jetée sur Reboot. Au final, une fois lu, je ne comprends pas l’engouement général. Non que le roman soit mauvais, mais il est loin d’être original et bourré de facilités. Présentée comme dure, froide et professionnelle, Wren change trop rapidement pour que le lecteur y croie, et c’est principalement là que le bât blesse selon moi. Ensuite les évènements s’enchaînent de manière plutôt classique pour une dystopie, on voit clairement où veut en venir l’auteur et quelle orientation aura l’histoire. Du coup la lecture n’est pas désagréable, mais le schéma, connu et usé jusqu’à la corde, aurait mérité plus de surprises et d’originalité pour retenir l’attention. Amy Tintera déroule son intrigue selon une recette qui a fait ses preuves, mais cela, ajouté au manque de crédibilité du personnage principal, n’a pas suffi à donner une dimension épique au roman. C’est une dystopie parmi tant d’autres et, à l’heure où ce genre est particulièrement en vogue, c’est insuffisant pour retenir mon attention et sortir du lot.


mercredi 18 juin 2014

Unbreak me T2 - Si seulement..., Lexi Ryan

Résumé :

Sept ans après avoir quitté sa ville natale de New Hope, où elle a grandi en rêvant des étoiles et où elle vivait avec sa mère et ses sœurs depuis le divorce de ses parents, Cally Fisher retourne dans sa maison d'enfance, pour aider ses sœurs à se réinstaller, sa mère vient de mourir. À son insu, elle est dès lors confrontée à son propre passé. Par-dessus tout, elle redoute d'affronter l'homme dont le regard la renvoie à la jeune fille qu'elle était, aux choses qu'elle a commises, aux secrets qu'elle ne devra sous aucun prétexte révéler... et à l'avenir qu'elle pensait avoir perdu à jamais. Tout serait plus simple si William la détestait. Mais le professeur et artiste qui pensait ne jamais la revoir, sait qu'il est capable de pardonner à celle qui fut son premier amour. Cette fois, il va se battre pour elle. Il la veut. " Jusqu'à l'âge de 16 ans, les rêves étaient mes textes sacrés et le ciel nocturne mon temple étoilé.". Cally s'est mise à nouveau à chercher les étoiles... oserait-elle un vœu de plus ? Un roman haletant, captivant et rythmé, qui met en scène une héroïne sensuelle, courageuse et bouleversante de vérité et l'homme qu'elle a connu à 16 ans et qu'elle retrouve sept ans plus tard, un artiste et professeur au charme irrésistible auquel il est impossible de ne pas succomber.


Avis :

J’avais beaucoup aimé le premier tome d’Unbreak me et j’avais regretté de ne pas en savoir davantage sur Will. Eh bien c’est maintenant chose faite puisqu’il est à l’honneur dans cet opus.

Nous découvrons Cally Fisher, originaire de New Hope, premier amour de Will, qui revient dans sa ville natale sept ans après l’avoir quittée pour confier ses petites sœurs à son père après le brutal décès de leur mère. S’il y avait bien une personne qu’elle ne souhaitait pas croiser, c’est bien William Bailey, qu’elle a quitté comme une malpropre au moment de son départ. Pourtant, à peine arrivée, c’est bien entendu sur lui qu’elle va tomber en premier.

Le premier tome était agréable, mais j’ai littéralement dévoré celui-ci, captivée que j’étais par l’histoire entre Will et Cally. Nous avions pu comprendre que Will était un peu l’homme idéal, nous en avons ici confirmation. Empathique, compréhensif et doux, le personnage s’écarte un peu des stéréotypes du genre et séduit davantage par ses qualités humaines que par la testostérone qu’il dégage (et pourtant il en dégage, vous pouvez me croire !). Cally est quant à elle une jeune femme tourmentée, forte et fragile à sa manière, terriblement attachante. Ce roman est aussi l’occasion de croiser les personnages découverts dans le précédent opus, comme Maggie et Asher. Tout va toujours bien pour eux, on s’en doutait, mais c’est agréable d’avoir de leurs nouvelles.

Lexi Ryan sait raconter de belles histoires d’amour, fortes en émotions, avec beaucoup de sensualité mais aussi d’humour, qui captivent le lecteur et le sortent de sa routine quotidienne le temps d’un roman. N’hésitez pas, vous ne serez pas déçu et passerez un excellent moment.

mardi 17 juin 2014

Le cercle de pierre T3 - Le Voyage, Diana Gabaldon

Résumé :

À la suite d'un mystérieux phénomène, Claire Beauchamp-Randall a été transportée plus de deux siècles en arrière, au beau milieu d'une Ecosse en lutte pour son indépendance... Vingt ans après cet incroyable périple au cœur du XVIIIe siècle, Claire a refait sa vie. Pourtant, le temps n'a rien effacé du souvenir de Jamie Fraser et des années tumultueuses qu'elle a vécues à ses côtés. Aussi, lorsqu'elle apprend que celui qu'elle n'a jamais cessé d'aimer a survécu à la sanglante bataille de Culloden, qui a vu la défaite de l'armée écossaise, elle se trouve confrontée à un terrible dilemme : osera-t-elle remonter une nouvelle fois le temps ? Jamie a-t-il refait sa vie lui aussi ? Armée de son seul courage et de son amour, elle décide de tenter le tout pour le tout. A peine réuni, le couple est à nouveau emporté dans un tourbillon d'aventures palpitantes. Fuyant la police anglaise, Claire et Jamie s'embarquent pour les Antilles avec un groupe de contrebandiers écossais. Bravant tempêtes, pirates, maladies tropicales et magie vaudoue, ils devront affronter la dure réalité des colonies et de l'esclavage, avant de se retrouver plongés au cœur d'une intrigue politique liée à une étrange prophétie. Mais le plus grand défi de tous, pour l'un comme pour l'autre, ne sera-t-il pas de réapprendre à se connaître, après ces vingt ans de séparation forcée ?


Avis :

/// Ne pas lire ce qui suit si vous n’avez pas lu les tomes précédents \\\

2 355 pages avalées en trois tomes et je ne m’en lasse pas ! Je n’ai même qu’une envie ; retrouver Claire et Jamie là où je les ai laissés ! Diana Gabaldon est une romancière de génie, j’hésite même à construire un petit autel à sa gloire dans mon salon ! Mais je m’emballe, revenons à nos moutons, en Écosse (ha ha ha), où nous avions laissé Claire, Brianna et Roger face à leur terrible découverte : Jamie Fraser n’est pas mort à Culloden. Il aurait lui-même voulu y rester, mais le destin en a décidé autrement. C’est un coup au cœur pour Claire, qui va s’appliquer à découvrir ce qui est arrivé à son écossais de mari ces vingt dernières années (mais il y a deux siècles, vous me suivez ?).

Je viens de terminer Le voyage il y a dix minutes, autant dire que c’est vraiment de la chronique à chaud, désolée si c’est un peu brouillon.

Il m’est impossible de résumer l’intrigue (enfin, les intrigues) de ce tome, ce serait dommage de vous gâcher la surprise de la découverte (je suis sympa comme fille, non ?), mais je ne peux vous dire qu’une chose : Ohlala-rhaaaaaa-nooooooooon-non ?- enfin !-oui-hein ?!-noooon-scrogneugneu-mais euh… (je m’arrête là, je pense que vous avez saisi le concept). Ce troisième tome est juste excellent. Claire remonte le temps à travers les archives de la paroisse pour retrouver Jamie et nous apprenons, en même temps qu’elle, ce qu’il est devenu après Culloden. En parallèle, le lecteur découvre aussi comment Claire a traversé les années suivant son retour et glane par la même occasion certains indices importants pour la suite. J’ai adoré ce retour en Écosse, j’ai été bouleversée, attendrie, révoltée ou indignée, c’est selon (oui, j’ai encore versé une larmouille, mais mon budget Kleenex est en nette diminution). Mais ce n’est que la partie émergée de l’histoire, l’auteur n’en reste pas là et nous propose un tome plein de surprises et de rebondissements. On ne s’ennuie jamais, Diana Gabaldon poursuit son histoire sans panne d’inspiration ni tomber dans le rocambolesque. De belles (et de moins belles) surprises, des départs, des retrouvailles, de l’espoir et toujours les sentiments entre Claire et Jamie en filigrane, Le voyage emporte avec lui le lecteur pour ne jamais le lâcher. J’ai adoré être sa prisonnière volontaire et ne me ferai pas prier pour poursuivre l’aventure…

lundi 16 juin 2014

Féerie pour les ténèbres, Jérôme Noirez

Résumé :

Fichée au milieu de l'En-Dessous comme une lèpre, Caquehan la noire brille d'une sombre lueur. On y entend tout à la fois le fracas de la technole qui régurgite les colifichets mal digérés d'une époque plus faste, les râles du moribond, les soupirs de la putain et, parfois, les rires qui s'échappent des palais. Dans cette ogresque et orgasmique Babylone se débattent Obicion l'officieur, qui enquête sur une jeune fille si sauvagement mutilée qu'on lui voit les os - des os en plastique -, Malgasta la bouffeuse de tyran, Orbarin le roi-charcutier, Meurlon l'esmoigné, Mesvolu le fraselé, ou encore Grenotte et Gourgou, les deux orphelins aux orifices bavards...


Avis :


Féérie pour les ténèbres n’est pas un livre que l’on lit tranquillement, c’est un ouvrage qui vous engloutit avec voracité, vous immergeant dans un univers déjanté et multifacettes. Face à cette hydre, le lecteur peut être quelque peu désorienté, en perte de repères par rapport aux nombreux personnages, lieux et intrigues qui semblent n’avoir aucun lien pour mieux converger au fil des pages. Et justement, l’intrigue, qu’en est-il ? Eh bien le lecteur trouvera un flic s’affairant sur le meurtre d’une femme aux os en plastique, une mercenaire malgré elle, un magicien, un monstre du sous-sol, et puis la technole qui transpire par toutes les brèches… Bref, un joyeux imbroglio de créatures plus surprenantes et étranges les unes que les autres. Mais, en fait, l’intrigue n’est pas la plus importante dans ce livre. Le véritable intérêt du roman, c’est l’univers décrit par Noirez, un mélange de fantasy aux accents steampunk et de polar noir et glauque, servi par la plume nerveuse de l’auteur. Féérie pour les ténèbres c’est un voyage vers un ailleurs complètement inédit qui me fait penser que l’auteur doit être quand même légèrement perché. Ce livre ne plaira pas à tout le monde, mais pour ceux qui cherchent quelque chose de différent, plongez-vous dedans.

vendredi 13 juin 2014

Love Addict, Marianne Tran

Résumé :

Claire Carlson est américaine, trentenaire, abandonnée à Paris. Son riche mari s’est volatilisé, la laissant criblée de dettes. Alors que la situation semble désespérée, cette jolie blonde pétillante est engagée par un groupe de médias pour développer Love Addict, un site Internet dédié à l’amour.
Dès son arrivée, elle doit composer avec le directeur général, un bel homme froid à l’inquiétante réputation de séducteur. Jusqu’au jour où elle succombe et plonge dans une liaison passionnée qui lui fait découvrir Paris sous un jour très sensuel...
Mais voilà, Claire va devoir affronter la jalousie d’un puissant bienfaiteur, les manœuvres d’une ex-maîtresse et l’ombre menaçante du passé de son amant...
Entre sentiments, sexe et humour, une histoire qui vous laissera complètement Addict !


Avis :

Après avoir découvert que son mari, disparu dans la nature, étant en fait un escroc, Claire doit trouver un emploi pour subvenir à ses besoins. N’ayant comme expérience professionnelle que quelques mois en tant que serveuse et la tenue d’un blog, elle se voit embauchée dans un groupe de médias, grâce à la bienveillance du patron du groupe. Mais, lorsqu’elle rencontre le Directeur Général, ce dernier ne semble pas convaincu par le site qu’elle doit développer. Claire, elle, est littéralement envoûtée par cet homme inaccessible.


Premier roman de Marianne Tran, Love Addict n’est pas exempt de défauts, mais plaisant à lire. Présenté comme une romance érotique, le roman est plus que cela, puisqu’outre les découvertes sensuelles de l’héroïne, il est aussi question de jalousie et de trahisons, le tout dans le cadre du travail. Les personnages manquent pourtant de relief, les réactions des protagonistes principaux sont parfois difficiles à comprendre vu le contexte. Si Claire est attachante au départ, son manque de combativité et de maîtrise de sa propre vie m’a gênée. Frédéric est quant à lui insaisissable et maladroit, ce qui ne le rend que plus intéressant, mais j’aurais aimé en connaître davantage sur son passé. Il y a par contre de bonnes idées ; l’auteur sort des sentiers battus et propose des développements inédits à son intrigue. La narration est fluide et le roman se lit très vite, malgré quelques moments un peu lents qui cassent le rythme. Les passages sensuels ne sont jamais vulgaires, ce qui est un excellent point, et ne prennent pas le pas sur l’histoire en elle-même, ils la complètent. Love Addict est une lecture agréable, perfectible mais prometteuse, et Marianne Tran un auteur à suivre.

mercredi 11 juin 2014

Une semaine avec lui, Monica Murphy

Résumé :

Fable travaille d'arrache-pied pour gagner son indépendance, tout en élevant son petit frère. Sa réputation de fille facile lui vaut d'enchaîner les aventures sans lendemain, ce qui arrange bien les affaires de Drew, le meilleur joueur de l'équipe de football de la fac. Alors qu'il s'apprête à passer une semaine dans sa famille au passé tourmenté, il lui propose, moyennant finance, d'incarner sa petite amie. Fable ne demande pas mieux que d'entrer dans la peau du personnage. Si seulement cette parenthèse pouvait s'éterniser…


Avis :

Le pitch d’Une semaine avec lui a un petit air de Pretty Woman, clin d’œil assumé par l’auteur dans le roman d’ailleurs. Fable (Fable, vraiment ?) est serveuse dans un bar et traîne une réputation sulfureuse. Elle peine à joindre les deux bouts, contrainte d’arrêter ses études prématurément pour pallier les défaillances de sa mère irresponsable et alcoolique et, de fait, s’occuper de son adolescent de petit frère qui semble mal tourner. Drew est, lui, fils de bonne famille, quarterback de l’équipe de la fac et, évidemment, beau comme David Gandy un dieu, fantasme vivant de la gent féminine, mais il mène pourtant une vie d’ascète. Obligé de retourner dans sa famille pour les vacances de Thanksgiving, il va proposer à la jeune fille de l’accompagner et de faire semblant d’être sa petite amie, moyennant rémunération. Fable (sérieux, d’où sort ce prénom quand même ?!) va accepter et, je vous le donne en mille, leur relation prendra un tour bien moins formel que le contrat passé entre eux.


Alors, ok, je vous l’accorde, on sent arriver les choses vingt kilomètres à l’avance, mais la relation entre Drew et Fable (je m’y fais pas) est tellement mignonne et pleine d’émotions que le lecteur plonge à pieds joints dedans. Pour une fois, ce n’est pas la belle en détresse qui a besoin d’être sauvée, mais le personnage masculin. On peut peut-être déplorer le manque de subtilité de l’auteur dans les indices qu’elle donne au fil des pages pour percer le secret du jeune homme, mais qu’importe, ça fonctionne. C’est sucré avec une pointe acidulée, ce vrai faux couple qui se cherche et s’espère est attachant et le lecteur attend avec impatience que chacun fasse le premier pas. Et la fin arrive trop vite, très surprenante, laissant le lecteur en manque et horriblement curieux de connaître la suite.

lundi 9 juin 2014

Les Insoumis T2 - Le chemin de la vérité, Alexandra Bracken

Résumé :

Dans un futur proche, les adolescents ont été décimés par un virus inconnu, le NIAA. La plupart des survivants, dotés de pouvoirs psychiques incontrôlables, ont été parqués dans des camps. D'autres, regroupés dans la Ligue des enfants, luttent pour leur liberté.
Au sein de la Ligue, Ruby, capable de contrôler les esprits, se bat pour la fermeture des camps. Sa mission ? Retrouver une clé USB contenant des informations ultrasecrètes impliquant le gouvernement dans la propagation du virus.
Mais son pire ennemi est en elle, car ses pouvoirs grandissants pourraient bien prendre le pas sur sa raison. Et sur son humanité.


Avis :

Les événements du Chemin de la vérité se situent six mois après le premier tome des Insoumis. Ruby a été, malgré elle, enrôlée dans la Ligue des enfants. Loin de la jeune fille naïve rencontrée dans l’opus précédent, c’est maintenant une combattante aguerrie au danger, lucide sur son monde, que ce soit le gouvernement ou La ligue des enfants. Mais, malgré la pression qu’elle subit, elle arrive à garder la tête froide. Son but est toujours de voir les camps fermés, mais elle semble un peu seule dans sa quête. Pour l’instant, elle doit récupérer une clé USB contenant des informations de la plus haute importance sur le virus à l’origine de tous leurs maux.


Il aura fallu au lecteur français attendre un an avant d’avoir la suite de la saga. Le petit reproche que l’on peut faire à Alexandra Bracken, c’est d’avoir commencé son deuxième tome comme si le lecteur venait de refermer le premier. Aucun rappel pour resituer les personnages et l’action, le début du livre est donc un peu déstabilisant, j’ai eu l’impression d’être en terre inconnue. Et puis, petit à petit, les choses se mettent en place et le lecteur arrive à s’immerger dans l’intrigue. Intrigue menée tambour battant, pas le temps de souffler, la quête de Ruby n’attend pas. C’est aussi et surtout l’occasion de mieux découvrir les objectifs de La ligue des enfants, de Cole et Cate, et surtout d’en savoir davantage sur le mystérieux virus qui a provoqué l’apparition des pouvoirs psi. L’auteur n’a pas ménagé ses efforts, entre révélations et retournements de situations, les surprises sont nombreuses et, pour une fois, vraiment efficaces. Souvent on voit les choses arriver de loin, ici ce n’est pas le cas du tout. Les cinq cents et quelques pages se lisent d’une traite, Le chemin de la vérité est bien plus réussi que le premier tome, et j’ai hâte d’avoir la suite !


vendredi 6 juin 2014

La Lettre oubliée, Nina George

Résumé :

Il a toujours un livre en tête pour soulager les maux de l'âme : dans sa « Pharmacie littéraire » installée sur une péniche à Paris, le libraire Jean Perdu vend des romans comme on vendrait des remèdes pour mieux vivre. Il sait soigner tout le monde à l'exception de lui-même. Cela fait vingt-et-un ans déjà, que Manon s'est éclipsée pendant qu’il dormait en lui laissant pour tout adieu une lettre qu'il n’a jamais osé ouvrir. Mais voilà qu'arrive l'été, un été pas comme les autres qui verra Jean Perdu s'échapper de sa librairie pour s'engager dans un voyage au pays des souvenirs, en plein cœur de la Provence, avant de revenir à la vie.


Avis :

Installé dans une péniche, Jean Perdu possède une librairie bien particulière puisque son propriétaire utilise les livres comme des médicaments pour l’âme. Empathique et profondément humain, Jean prescrit les livres comme d’autres les médicaments. Mais, comme souvent le sont les gens très tournés vers les autres, Jean n’est pas heureux. L’amour de sa vie, Manon, s’en enfui, ne lui laissant qu’une lettre d’adieu qu’il n’a jamais ouverte. Hélas, Jean qui sait pourtant si bien soigner les peines des autres, ne sait pas comment soigner la sienne, jusqu’au jour où il entreprend un voyage au pays de ses souvenirs au cours duquel il va remonter le fil de ses souvenirs et tenter d’apporter des réponses pour apaiser sa douleur.


La lettre oubliée est un roman très humain, empli de bienveillance et de tendresse. Le personnage de Jean est très attachant, malmené par la vie et pourtant toujours ouvert et prêt à aider son prochain. Sa quête de vérité va l’emmener où il n’imaginait pas arriver et il sortira plus riche de cette aventure grâce aux rencontres faites en chemin. Nina George signe là un roman altruiste et chaleureux qui donne envie de découvrir un libraire tel que celui-là.


mercredi 4 juin 2014

Beautiful player, Christina Lauren

Résumé :

Will, un séducteur notoire, trader à Wall Street, est chargé par son ami d’enfance, de sortir la jeune sœur de celui-ci, de son cocon académique.
Hannah, une surdouée des sciences, aussi intelligente que sexy, emménage à New York, pour terminer son master. Le Casanova invétéré et célibataire endurci, tombe sous le charme de la jeune nerd de 24 ans, aussi innocente que diablement séduisante. Va-t-il, à son tour, parvenir à lui prouver qu’il est pour elle l’homme idéal ?


Avis :

Hanna « Ziggy » Bergstrom est une geekette investie à fond dans ses études et son job. Tant et si bien qu’elle ne fait rien d’autre. Pas de temps pour les loisirs ni les amis, encore moins pour une romance. Quand son frère, Jensen, décide que cette situation a trop duré, il lui demande de contacter son ami d’enfance, Will, qui habite aussi Manhattan, pour que ce dernier lui présente des amis et la pousse à sortir. Ce qu’il n’avait pas prévu, c’est que Will et Hanna soient attirés l’un vers l’autre.


Après Bennett, la terreur des petites culottes (je ne m’en suis pas remise, il sait combien ça coûte ces petites choses ?!) et Max l’exhibitionniste, place à Will, le marathonien. Ben oui, il court, le jogging est sa religion (même s’il a bien sûr des maîtresses, on est un play-boy ou on ne l’est pas !) et il compte bien convertir la petite Ziggy que lui a confié son meilleur ami. Chose étonnante, il se passe au moins cent pages sans prouesses sexuelles, et je crois que c’est en partie ce qui m’a conquise. Beautiful player est certes une romance érotique, mais laisse la part belle à l’amitié qui unit d’abord les deux protagonistes. Moins de sexe, davantage de temps laissé au développement de la romance, j’ai vraiment pris beaucoup de plaisir à suivre la relation entre Max et Hanna, surtout que j’ai trouvé cet opus largement moins cru et vulgaire que les précédents. Les scènes hot sont bien sûr présentes, mais s’inscrivent mieux dans l’histoire, je n’ai pas eu l’impression de scènes de fesses gratuites (genre il y a un quota à caser), et si toutes les romances érotiques étaient sur ce modèle, j’en lirais sans doute plus. Une vraie réussite qui surpasse les opus précédents, j’en redemande !

Requiem pour Sascha T1 - Lacrimosa, Alice Scarling

Résumé :

Sous ses apparences de jeune femme bien dans sa peau, Sascha dissimule de lourds secrets. Orpheline, elle ignore tout de ses origines et surtout d'où lui vient son pouvoir étrange : elle peut posséder les gens d'un simple contact, qui lui suffit à échanger de corps. Elle s'en sert pour voler et traquer les vampires qui ont massacré sa famille adoptive. Jusqu’au jour où elle rencontre Raphaël. Immunisé à son pouvoir (et à ses charmes), le mystérieux jeune homme va lui donner les moyens de sa vengeance... au risque de la conduire à sa perte.


Avis :

Sascha est une jeune femme un peu marginale, chanteuse dans un groupe de métal dont les autres membres sont devenus sa seule famille. Abandonnée à la naissance devant un couvent (un peu comme Candy, mais version trash), elle sera élevée par les sœurs, jusqu’à une sanglante nuit où des vampires assassineront les religieuses et brûleront le couvent, la seule maison de Sascha. Dès lors, la jeune femme n’aura qu’une idée en tête, venger celles qui ont pris soin d’elle durant son enfance en chassant les responsables du massacre. Pour l’aider dans sa tâche, elle a un don (qu’elle utilise aussi pour détrousser les crétins avinés, y’a pas de petit profit), celui de pouvoir s’approprier le corps d’autrui par simple contact. Le jour où elle rencontre Raphaël marque un tournant dans sa vie, puisque ce dernier semble être complètement insensible à son pouvoir.

J’avais très envie de lire Lacrimosa, d’abord parce que l’auteur est française (made in France, cocorico ! (comprenne qui peut)), que Milady a soigné l’arrivée du roman et que les premiers avis étaient assez tranchés, dans un sens comme dans l’autre. Me voilà donc munie de mon exemplaire (après maintes péripéties, mon espace culturel L. n’ayant pas retiré les livres du carton le lendemain de la sortie, il a fallu faire preuve de diplomatie pour convaincre le gentil vendeur d’aller chercher mon livre dans ledit carton dans la réserve, à l’autre bout du magasin. Là n’est pas le propos, mais il fallait que je partage mon agacement.), que j’ai été faire signer lors du Milady Tour (Alice Starling fait les choses en grand et est très accessible, son roman lui ressemble beaucoup je trouve). Chani, tu blablates, viens-en au livre bon sang ! Oui, donc revenons à nos moutons, qu’ai-je pensé de ce premier tome de Requiem pour Sascha ? Eh bien, dès les premières pages j’ai plongé dans l’univers proposé par l’auteur. Sascha est une jeune femme abîmée par le destin, pas vraiment honnête, ni dans la vie ni en amour, affublée d’un don qu’elle ne maîtrise pas toujours. Elle n’est pas la plus belle, ni la plus forte, ni la plus puissante et c’est justement cet aspect qui m’a particulièrement plu, même si parfois ses réactions sont quand même particulières. Le roman comprend deux parties distinctes, la première posant le décor et les personnages, la seconde faisant vraiment entrer le lecteur dans le vif du sujet. Cette dernière partie est un peu trop rapide, tout s’emballe et j’aurais aimé qu’on prenne un peu plus de temps pour découvrir (et digérer) tout cela. L’intrigue n’est pas particulièrement originale, mais bien traitée, avec son lot de surprises. En revanche, la plume d’Alice Scarling m’a vraiment séduite, directe et incisive, elle correspond bien à l’univers du roman et ses personnages.


Pour résumer, j’ai beaucoup aimé Lacrimosa, même s’il est un poil trop court. Alain Manoukian (poète français, XXème siècle) avait dit d’un candidat de La Nouvelle Star trop lisse et propret « ça sent trop le savon et pas assez la foufoune » (ne me remerciez pas pour ce moment de grande classe, c’est cadeau). Eh bien dans ce roman j’ai trouvé les deux parfaitement dosés, ça change des romans formatés qui fleurissement en librairie. Par contre, vu le cliffhanger de folie que nous a réservé l’auteur, j’ai peur que le 22 août, date de sortie du prochain tome, soit quand même une chouille trop loin pour mes petits nerfs !

mardi 3 juin 2014

Divergente T3, Veronica Roth

Résumé :

Tris et ses alliés ont réussi à renverser les Érudits. Les sans-faction mettent alors en place une dictature, imposant à tous la disparition des factions. Plutôt que de se plier à ce nouveau pouvoir totalitaire, Tris, Tobias et leurs amis choisissent de s'échapper. Le monde qu'ils découvrent au-delà de la Clôture ne correspond en rien à ce qu'on leur a dit. Ils apprennent ainsi que leur ville, Chicago, fait partie d'une expérience censée sauver l'humanité contre sa propre dégénérescence. Mais l'humanité peut-elle être sauvée contre elle-même ?


Avis :


Les factions sont tombées, Evelyn a pris le pouvoir avec l’aide de son fils Tobias, et Tris est en prison. Nous avions parallèlement appris que Chicago faisait partie d’une expérience et qu’il existait une vie au-delà du mur. Autant dire que la situation semble bien compliquée, mais, rassurez-vous, Tris va se libérer et… Et je n’en dirai pas plus pour ne pas spoiler. Ce dernier tome est le point d’orgue de la trilogie de Veronica Roth. Bourré d’action et d’adrénaline, les rebondissements se succèdent sans temps mort jusqu’à un final… qui m’a laissée sur le cul ! Veronica Roth prend le lecteur par surprise et le malmène, je n’attendais absolument pas un dénouement comme celui-là, et c’est avec tristesse que je referme le dernier volet d’une excellente saga.

 

lundi 2 juin 2014

Du sang sur l'histoire, Franck Ferrand

Résumé :

L'Histoire s'écrit à l'encre écarlate... Attentats, batailles, exécutions de masse... toute l'aventure humaine est ponctuée de bains de sang. Du massacre de la Saint-Barthélemy aux tueries de la Grande Guerre, de la répression des révoltes d'esclaves, à Rome, à l'extermination des populations amérindiennes. Et parce qu'ils ont fait couler beaucoup de sang, Attila et Al Capone ont aussi gagné leur place dans la légende rouge de l'humanité. Franck Ferrand a choisi, parmi les émissions à succès d'Au cœur de l'histoire, des récits sanglants qui ont marqué notre mémoire collective. Il s'attache également à résoudre certaines énigmes, et se penche sur les cas mystérieux de la bête du Gévaudan ou de la disparition de Louis II de Bavière.


Avis :


Franck Ferrand anime depuis 2011 Au cœur de l’histoire sur Europe 1. De ses émissions, il a gardé les plus populaires, et a compilé celles ayant pour thématiques communes le sang et le meurtre, dans Du sang sur l’histoire, aujourd’hui réédité chez J’ai lu. Ce livre est typiquement un ouvrage de vulgarisation à l’usage des férus d’Histoire, mais surtout à ceux qui ne l’aiment pas, la craignent ou en ont gardé un mauvais souvenir dû à des cours soporifiques au lycée. Ils pourront ainsi picorer çà et là des faits historiques tenant sur une dizaine de pages, libre à eux d’approfondir, ou pas. Très bien écrit, allant à l’essentiel sans s’embarrasser de détails et surtout passionnant, ce livre est vraiment à la portée de tous et en réconciliera certains avec l’Histoire de France et d’ailleurs. Il est une porte ouverte, invitant le lecteur à poursuivre la découverte à travers d’autres ouvrages plus complets.