vendredi 15 août 2014

Have a break, it's summer holidays




C'est l'heure de mettre ce blog en pause et de partir en vacances. Enfin, non, je ne pars pas, mais le blog est en congés comme moi.

S'il n'y aura pas de nouvelle chronique d'ici les 15-20 prochains jours, j'ai programmé de ressortir d'anciens avis sur des livres que j'ai particulièrement aimés et de vous les faire (re)découvrir. Les liens seront postés sur la page FacebookTwitter et Google+ (au passage, si vous n'êtes pas abonnés, c'est le moment ^^).

Bonnes vacances à ceux qui se la coulent douce comme moi, bon courage à ceux qui reprennent le chemin du travail, et à la rentrée!

Blade Runner, Philip K. Dick

Résumé :

Sur terre, quelques temps après l'holocauste nucléaire : les espèces animales ont quasiment disparues et certains humains, dit "spéciaux", se sont mis à muter, voire à régresser. Rick Deckard est chasseur de prime. Il est chargé de démasquer et d'éliminer des Andys, des androïdes dont le séjour sur terre est illégal. Mais leur perfection est telle qu'il est quasiment impossible de les différencier des humains. Ils pourraient d'ailleurs être bien plus nombreux que prévu. Au point que Deckard finira par se demander s'il n'est pas lui-même une création artificielle dont les souvenirs auraient été implantés.


Avis :

Dans un futur post-apocalyptique très sombre où l’illusion de vie est donnée par des ersatz mécaniques, Rick Deckard est un Blade Runner, un agent chargé de réformer (comprenez éliminer) les androïdes venus sur Terre pour échapper à l’esclavage dans les colonies. Le lecteur va le suivre dans son quotidien et découvrir les questionnements et les rêves qui l’assaillent.


Blade Runner est un roman d’anticipation qui pose de nombreuses questions d’éthique et religieuses dans une ambiance très pessimiste. Ami dépressif passe ton chemin, même avec une pêche d’enfer boostée au Prozac, je suis ressortie de cette lecture le moral en berne. Ce futur lointain et pourtant si proche est loin d’être enthousiasmant. Ayant tout détruit, l’homme a essayé de recréer un semblant de sa vie « d’avant », notamment grâce à la robotique (d’où les fameux moutons électriques). Mais en même temps, il condamne la machine si elle ressemble trop à l’homme. Mais un robot capable d’émotions est-il toujours une machine, doit-on détruire ce que nous souhaitions finalement ? Ce court roman pose un certain nombre de questions sans apporter de réponse, mais fait réfléchir, d’autant que ce futur est loin d’être improbable.

L'histoire de Mr. N T1, Thibault Rollet

Résumé :

« Passe-mondes. C’est ainsi que je me nomme et ce sera votre patronyme à présent. Vous serez bientôt le gardien du plus grand secret de l’humanité. Car les vivants existent. Mais les morts aussi ».
Tout allait pour le mieux dans la vie de Neeyers, homme droit et intègre, journaliste de son état. Jusqu’au jour où un étrange personnage – franchement glauque – est venu lui rendre visite pour lui annoncer que dorénavant, il ne rédigerait plus d’articles pour son journal, mais s’occuperait de guider les morts et de veiller sur eux !
Découvrez un univers parsemé de légendes fantomatiques, une vision de la mort terriblement décalée et hilarante. Laissez-vous porter par les pouvoirs du Passe-mondes et envisagez que ce qu’il se passe dans ces pages pourrait exister…
Parce que c’est le cas. Mais chut ! C’est un secret.


Avis :

Journaliste sans histoire à la vie on ne peut plus banale, Neeyers se voit contacté par un étrange personnage qui lui affirme qu’il est un Passe-mondes, celui chargé de faire passer les âmes des défunts dans l’Au-delà. S’il refuse d’abord le « poste », Neeyers accepte finalement, comme poussé par quelque chose de plus fort que sa volonté propre. Ainsi commence sa formation, jusqu’au jour où il devient Passe-mondes de plein exercice, le précédent ayant pris sa « retraite »…


Je suis restée très perplexe devant le décalage entre le résumé et le contenu du livre. « Une vision de la mort terriblement décalée et hilarante », je m’attendais donc à un roman drôle et un peu barge, avec, pourquoi pas, un petit côté Tim Burton et un personnage à la Beetlejuice. Finalement, je n’ai pas vraiment ri, souri tout au plus, et Tim Burton restera à l’état de référence au début du livre. Mais cela, passe encore. Ce qui m’a le plus déstabilisée, c’est le découpage du roman, et l’orientation prise dans la seconde partie. Je m’explique, au départ l’auteur embarque le lecteur dans une histoire de Passe-mondes qui est plutôt intéressante et bien construite avec l’apprentissage de Neeyers. Et puis d’un coup, il bifurque et emporte son personnage chez les vampires, sans grande transition (le résultat est d’autant plus brutal et peu compréhensible après coup). Là aussi, c’est bien construit, l’auteur prend le temps d’expliquer la politique vampirique et son système de castes, le lecteur pressent les tensions et les problèmes de politique interne, mais, pendant que notre Passe-mondes se fait de nouveaux amis aux dents longues, quid des âmes des défunts ? La mythologie construite dans la première partie semble abandonnée, la fonction de Passe-mondes aussi, du coup quel est l’intérêt d’avoir développé cet aspect ? Au final, ce n’est pas que je n’ai pas aimé L’histoire de Mr. N, mais je n’ai pas compris l’absence de cohérence entre les deux parties. Chacune est intéressante, mais je ne vois pas quel est l’intérêt de les avoir fait cohabiter au sein du même roman, sauf si l’aspect Passe-mondes reprend de l’importance par la suite. Mais à la lecture de ce premier opus, rien ne le laisse présager. À voir ce que donne la suite, peut-être mes interrogations y trouveront une réponse…

jeudi 14 août 2014

Une planète dans la tête, Sally Gardner

Résumé :

Standish vit avec son grand-père dans la «zone 7», celle des impurs, privés de tout, surveillés en permanence... Dyslexique, il subit à l'école brimades et humiliations jusqu'au jour où il se lie d'amitié avec son nouveau voisin, Hector. Ensemble ils rêvent de s'évader sur Juniper, la planète qu'ils ont inventée. Mais Hector et ses parents disparaissent sans laisser de trace... Ont-ils été supprimés ?


Avis :

Depuis la disparition de ses parents, Standish vit avec son grand-père dans la Zone 7, celle des moins que rien, ou presque. Dyslexique, il est raillé à l’école, méprisé par ses professeurs qui ne jurent que par la perfection. Le jour où Hector et sa famille emménagent dans la maison voisine, c’est une vraie bulle d’air pour le jeune garçon, le début d’une amitié, mais aussi la fin de l’insouciance.

Une planète dans la tête est un roman très particulier de par sa construction. Composé de chapitres très courts, la narration oscille entre passé et présent sans avertissement. Une fois ceci intégré, le lecteur peut se concentrer sur l’histoire en elle-même. Au départ, le régime autoritaire, la ségrégation, le délabrement de la Zone 7 nous font penser à une dystopie, mais une fois la date à laquelle se situe l’intrigue dévoilée, le lecteur comprend qu’il est face à une uchronie,  les longs manteaux noirs et les bras levés prenant une toute autre signification. Dans ce monde où la Seconde Guerre mondiale n’aurait pas connu la même issue que celle que nous connaissons, c’est le règne de la terreur, de la pureté de la race et la chasse aux opposants. Mais c'est aussi, comme dans notre Histoire, la course à la conquête spatiale, et c’est ici que se noue l’intrigue du roman, mais je n’en dirai pas plus sur le sujet.


Une planète dans la tête est un livre différent, déroutant, une ode à la liberté et un réquisitoire contre la pensée unique, un livre qui dérange autant qu’il fascine, un OVNI à côté duquel il serait dommage de passer.


Une fille vraiment bien, Kerry Cohen Hoffman

Résumé :

Depuis la mort de son frère aîné, Lindsey, 15 ans, se met en quatre pour satisfaire son entourage. Elève modèle, fille serviable et amie compréhensive : tout le monde peut compter sur la gentille Lindsey. Pourtant, la gentille Lindsey aimerait parfois envoyer tout balader : ses parents, qui font comme si son frère n'avait jamais existé ; sa meilleure amie et la jalousie dont celle-ci fait preuve quand le nouveau du lycée s'intéresse à elle ; ses obligations d'ambassadrice des classes de seconde... Et bientôt, la gentille Lindsey commence à voler. Très vite, elle ne peut plus s'en empêcher.


Avis :

Lindsey est l’ado idéale, celle dont tous les parents rêvent. Intelligente, gentille, mature et serviable, elle s’occupe de son père depuis le décès de son frère et le départ de sa mère. Cette jeune fille modèle, sur qui tout le monde sait pouvoir compter, va pourtant passer du côté obscur, d’abord en volant un billet dans le portefeuille de son père. Rapidement, sa cleptomanie devient irrépressible, la jeune fille craque sous le poids des responsabilités que tout le monde lui fait porter et de la pression.


Une fille vraiment bien dépeint avec intelligence le portrait d’une adolescente, en apparence parfaite, qui part à la dérive. Obligée de grandir trop vite et d’endosser des responsabilités qui ne sont pas de son âge, Lindsey trouve une échappatoire dans le vol qui, finalement, est un moyen d’attirer de l’attention sur elle, une vraie bouteille à la mer en quelque sorte. Sa rencontre avec Kyle, nouveau au lycée et bad boy de son état, va déclencher chez la jeune fille une sorte de prise en compte de sa situation, de son absence de liberté et de son besoin de retrouver l’insouciance de l’adolescence dont elle est privée. Si le procédé qu’elle utilise n’est pas vraiment le meilleur, il aboutira néanmoins à sa libération. Sans porter de jugement, l’auteur brosse un portrait réaliste de la fragilité de l’adolescence et de l’équilibre instable entre la maturité et l’inconséquence propre à cet âge. À recommander aux ados et leurs parents.


mercredi 13 août 2014

Jeux dangereux T1 - Le défi, Emma Hart

Résumé :

Maddie a un mois pour séduire Braden, le faire tomber amoureux d’elle, coucher avec lui et le jeter comme une vieille chaussette, comme lui le fait avec toutes ses conquêtes. Braden a un mois pour séduire Maddie et la faire tomber amoureuse de lui pour l’attirer dans son lit. Chacun décide de relever le défi lancé par ses amis. Les jeux de la séduction et du désir sont ouverts, attention à ne pas se brûler...


Avis :

À ma droite Maddie, mise au défi par ses amies de faire subir à Braden, le tombeur de la fac, le même sort que celui que le jeune homme inflige à ses conquêtes. Elle doit le mettre dans son lit, le rendre accro et le jeter avec le cœur brisé. À ma gauche, Braden, play-boy du campus, n’a jamais eu de petite amie, considère les filles comme un divertissement qui ne doit pas excéder une nuit. Ses amis lui donnent un mois pour séduire la douce Maddie et coucher avec elle. Les deux joueurs relèvent le défi pour une partie qui promet d’être intéressante et surprenante.


Sympathique histoire que celle mise en scène dans Le défi. Le principe du couple improbable poussé dans les bras l’un de l’autre par un pari est un thème qui change un peu, même si l’intrigue reste cousue de fil blanc. Les personnages sont sympathiques, trop peut-être, car on a du mal à s’imaginer Braden comme serial briseur de cœur alors qu’il se montre plutôt prévenant et galant, bien qu’un peu maladroit. Je pensais au départ échapper au lourd passé de l’un des protagonistes, hélas non, ce dénominateur commun à toutes les romances new adult commence à être lassant, ne peut-on pas vivre une belle histoire d’amour sans avoir un passé lourd comme un boulet ?! À part ce détail, j’ai passé un bon moment, mais ce titre ne rentrera pas dans mon top 5.

mardi 12 août 2014

Megan Chase T2 - Démons intimes, Stacia Kane

Résumé :

Depuis trois mois, Megan est à la tête d'une famille de démons. Un pouvoir maléfique sème la discorde dans son clan et Greyson s'éloigne au lieu de lui prêter secours. Elle n'a d'autre solution que de demander l'appui des sorcières.


Avis :

Megan a maintenant sa propre meegra et doit composer avec la part démoniaque en elle. Quand plusieurs de ses démons explosent (au sens près), la jeune femme doit trouver de l’aide. Parallèlement, sa relation avec Greyson se complique, Megan ayant du mal à accepter ce qu’est son amant.


Un deuxième tome encore très sombre. Megan doit faire face à ses nouvelles responsabilités et à ce qu’elle est devenue, mais elle préfère la politique de l’autruche et s’enferme dans ses problèmes. La jeune femme est incapable de se reprendre et cet aspect serait assez agaçant si ses soucis étaient normaux, ce qui est loin d’être le cas. Greyson n’est pas en reste niveau agacement, on pourrait attendre de lui qu’il soit plus présent auprès de son amante, ayant davantage d’expérience démoniaque. L’intrigue est bien menée, à tiroirs, le lecteur en apprend davantage sur l’héroïne et notamment son passé, faisant ainsi lumière sur pas mal de points restés en suspens. Il ne reste plus qu’un tome, je me demande maintenant comment Stacia Kane va conclure sa série…

lundi 11 août 2014

Alcatraz T1 - Alcatraz contre les infâmes bibliothécaires, Brandon Sanderson

Résumé :

Alcatraz Smedry n’est pas aidé par la nature : son nom est ridicule, il est extrêmement maladroit et il est orphelin. Mais le jour de son treizième anniversaire, sa vie prend une tournure inattendue. Il reçoit un mystérieux sac de sable, découvre qu’il a un grand-père un peu dingue et qu’il doit partir avec lui pour sauver le monde des griffes des infâmes bibliothécaires… Voici le premier roman d’une série jubilatoire, née de l’imagination débridée de l’auteur best-seller, Brandon Sanderson.


Avis :

Brandon Sanderson n’existe pas, c’est un nom d’emprunt pour servir de couverture à Alcatraz Smedry et échapper ainsi aux infâmes bibliothécaires. Parce qu’il faut le savoir, les bibliothécaires ne sont pas des êtres bienveillants, amoureux de la littérature comme ils se plaisent à nous le faire croire. Non, ils nous cachent des choses, nous maintiennent dans une certaine ignorance pour servir leurs propres fins… Heureusement, Alcatraz n’est pas dupe, en récupérant son héritage, il va découvrir l’ampleur du complot.

Amateurs de livres loufoques mais intelligents, ce premier tome de la série Alcatraz est fait pour vous. L’histoire, tout aussi folle qu’elle semble l’être, finit par paraître possible grâce à la plume de l’auteur. Bourré d’action et d’humour, ce livre est destiné à un public de jeunes adolescents, mais plaira sans nul doute à un plus large public.


vendredi 8 août 2014

Ici et Maintenant, Ann Brashares

Résumé :

Voici l'histoire de Prenna James, une jeune fille de dix-sept ans qui a immigré à New York avec sa mère. Mais Prenna ne vient pas d'un autre pays. Elle vient d'une autre époque. Un futur où la vie est devenue impossible, ravagé par une pandémie tuant des millions de gens et laissant le monde en ruines... Prenna et ceux qui ont fui avec elle jusqu'au temps présent doivent se fondre dans la société actuelle en suivant des règles strictes : ne jamais révéler d'où ils viennent, ne jamais interférer dans le cours de l'Histoire, et ne jamais, au grand jamais, développer de relations intimes avec quiconque en dehors de leur communauté. Mais tout bascule lorsqu'elle tombe amoureuse d'Ethan Jarves.


Avis :

Le futur est bien sombre, l’humanité est décimée par une maladie mortelle transmise par les piqûres de moustiques. Un groupe d’humains va remonter le passé pour essayer de changer le futur. Parmi eux, Prenna, dix-sept ans, et sa mère. Les consignes des Voyageurs sont strictes : s’intégrer à la société sans se lier aux Natifs, ne rien faire qui puisse bouleverser le cours du temps. Si jusqu’ici Prenna s’est volontiers pliée à ces règles, tout change quand elle se rend compte de ses sentiments pour Ethan.


L’idée de départ était plutôt bonne, mais le résultat final est plutôt brouillon. Ici et Maintenant est à la fois une romance et de la SF, avec un petit côté politique. Ça pourrait fonctionner, mais tout se bouscule et rien n’est vraiment abouti : ni l’intrigue, ni les personnages, ni les relations entre les uns et les autres ou entre présent et futur. Il y avait moyen de faire d’Ici et Maintenant une belle romance, une fable écologique ou un roman d’anticipation noir, mais au final rien de tout ça ; l’ensemble reste très tiède. À côté de ça, l’écriture d’Ann Brasheres est fluide, le roman se lit vite, mais le lecteur reste sur sa faim. Dommage.


jeudi 7 août 2014

Player one, Ernest Cline

Résumé :

2044. La Terre n'est pas belle à voir. Comme la majeure partie de l'humanité, Wade Watts passe son temps dans l'Oasis, un monde virtuel où chacun peut faire et être tout ce qui lui chante. Pour oublier la misère dans laquelle il vit. Il rêve secrètement d'être celui qui décrochera le ticket gagnant de la grande loterie...


Avis :

À sa mort et sans héritier, James Halliday, créateur de l’OASIS, un monde virtuel dans lequel la majorité des humains passent son temps, laisse son immense fortune à celle ou celui qui réussira la quête qu’il a imaginée, sous forme de jeu vidéo. Dans ce futur sombre où la pauvreté est omniprésente pour une large partie de l’humanité, cette quête du Graal va devenir l’obsession de nombreux joueurs, seuls ou professionnels, honnêtes ou prêts à tout pour empocher le magot. Wade Watts, jeune garçon des « piles » (les bidonvilles du futur) va se lancer dans l’aventure et explorer le monde virtuel de Halliday, truffé de références aux années 90, au mépris du danger.

Pour être honnête, je ne suis pas sûre que ce livre plaise à tout le monde. Étant une vieille geekette ayant joué sur Amstrad CPC 6128 et Atari ST et qui a visionné Wargames au moins 30 fois, le background de Player One m’est familier et c’est avec un souvenir ému et la larme à l’œil (j’en fais peut-être un peu trop là ?!) que j’ai redécouvert les jeux, films et musique de cette époque. Je pense que cet aspect, très présent pendant un tiers du livre, peut décourager ceux qui n’ont pas d’attache particulière avec cette époque. Mais, si vous dépassez cela, Payer One est aussi un très bon livre d’aventure avec du suspense, des rebondissements et une touche de romance, qui se lit très vite et est très divertissant. Le monde tel qu’il est décrit n’est pas tout rose et la perspective de passer sa vie connecté à un réseau fait réfléchir sur notre addiction au net.

Player One est un roman multi-facettes très prenant et intelligent, n’hésitez pas à tenter l’expérience.

mercredi 6 août 2014

La marque du tueur, Chris Carter

Résumé :

Dans les bois de L.A., une jeune femme est retrouvée sauvagement assassinée. Sans visage. Sa peau a été arrachée, alors qu'elle était encore en vie. Sur sa nuque, un étrange symbole que le détective Robert Hunter ne reconnaît que trop bien : un double crucifix, la marque du tueur. Impossible : Hunter a arrêté le coupable il y a deux ans. Après sept crimes atroces, sept cadavres marqués par ce même crucifix. Est-ce l'œuvre d'un imitateur ? Mais comment aurait-il eu accès à ce détail de l'enquête jamais rendu public ? Des clubs branchés du Strip Boulevard aux banlieues résidentielles de Pasadena en passant par Malibu, Hunter va se lancer dans une traque de tous les dangers. La première pour son nouveau coéquipier. Et s'ils ne trouvent pas vite le lien entre les victimes, la dernière peut-être...


Avis :

Le cadavre d’une jeune femme est retrouvé atrocement mutilé. Seule indication, une marque sur sa nuque, signature d’un tueur en série censé être derrière les barreaux. L’inspecteur Hunter, qui avait mené l’enquête un an auparavant, reprend le dossier, mais déjà un second corps est retrouvé.

Chris Carter signe ici, pour son premier roman, un thriller efficace qui sait tenir le lecteur en haleine tout du long. Même s’il n’échappe pas aux clichés du genre (le flic solitaire tourmenté par ses démons en tête), l’auteur propose une intrigue bien ficelée et riche en hémoglobine, âmes sensibles s’abstenir. Si la psychologie des personnages aurait pu être un peu plus approfondie, l’enchaînement des évènements est cohérent et le dénouement est pour le moins inattendu (enfin pour moi en tout cas). En résumé, La marque du tueur est un bon thriller très addictif, ce serait dommage de passer à côté.


mardi 5 août 2014

5 bonnes raisons de regarder Outlander (s'il y avait encore vraiment besoin de vous convaincre)


Ça y est, le premier épisode d’Outlander a été diffusé. Après des mois de teasing intense de la part de Starz, les attentes des fans de la série quant à sa qualité n’avaient d’égal que leur impatience. Au final, est-ce que cet épisode est convaincant ? La réponse est un grand oui ! Et je le prouve.


1. Les décors et paysages sont superbes. J’avais déjà envie d’aller en Écosse, mais là c’est encore pire. Malgré la grisaille et la pluie (la série ne vend pas du rêve niveau météo). Si, si. Et la musique est parfaite, on est vraiment immergé en Écosse, j’ai bien envie de me procurer la B.O. (si elle sort un jour) pour me plonger à loisir dans cette ambiance celtique (ça change de Nolwenn Leroy, c’est moi qui vous le dis).



2. L’adaptation est (pour le moment) fidèle au livre. Et vous pouvez me faire confiance, j’ai relu le premier tome la semaine dernière afin de pouvoir comparer. Il y a bien sûr des écarts, des raccourcis, mais ils permettent de gagner en rythme (la première rencontre entre Claire et Jamie est modifiée mais ça ne gâche rien) ou en poésie (la scène à laquelle assistent Claire et Franck au cromlech par exemple).  Les scènes cultes, elles, sont bien présentes, ouf.

3. Sam Heughan EST Jamie Fraser. Déjà charmant dans la vraie vie, il se révèle en kilt. Même le cheveux gras, le visage sale et plein de sang, mes ovaires ne s’y sont pas trompés (et je ne m’en suis pas remise).




4. L’accent écossais a énormément de charme (surtout quand c’est Jamie qui parle, hum). J’ai été envoûtée par le roulement des « r », même si je n’ai pas forcément tout compris du premier coup, notamment quand les personnages s’emballent et parlent aussi en gaélique. Mais ce n’est pas bien grave, j’étais de toute façon sous le charme je vous ai dit !

5. Je ne me lasse pas d’entendre Jamie dire Sassenach, je pourrais l’écouter en boucle, et là on le voit en plus, alors… *_*

 

Alors, fans de la série de Diana Gabaldon ou novices, n’hésitez pas. Si la suite est à l’image de ce premier épisode, aucune crainte à avoir, c’est du bon (mais lisez quand même la série, pour ceux qui n’ont pas encore eu cette chance de découvrir l’histoire sur papier pour la première fois).


Le mot de la fin ? *soupir* (oui, c’est un bon résumé ^^)

Entre mes mains le bonheur se faufile, Agnès Martin-lugand

Résumé :

Depuis l’enfance, Iris a une passion pour la couture. Dessiner des modèles, leur donner vie par la magie du fil et de l’aiguille, voilà ce qui la rend heureuse. Mais ses parents n’ont toujours vu dans ses ambitions qu’un caprice : les chiffons, ce n’est pas «convenable». Et Iris, la mort dans l’âme, s’est résignée.
Aujourd’hui, la jeune femme étouffe dans son carcan de province, son mari la délaisse, sa vie semble s’être arrêtée. Mais une révélation va pousser Iris à reprendre en main son destin. Dans le tourbillon de Paris, elle va courir le risque de s’ouvrir au monde et faire la rencontre de Marthe, égérie et mentor, troublante et autoritaire...
Portrait d’une femme en quête de son identité, ce roman nous entraîne dans une aventure diabolique dont, comme son héroïne, le lecteur a du mal à se libérer.


Avis :

Iris aurait aimé faire carrière dans la mode. Douée, la jeune femme a pourtant choisi une autre voie. Employée de banque, mariée à un médecin, elle a abandonné ses rêves de création au profit d’une vie correspondant plus au schéma classique, dans lequel ses parents voulaient la voir. Jusqu’au jour où le vernis éclate et la jeune femme reprend sa vie en main.

J’avais adoré Les gens heureux lisent et boivent du café, et Entre mes mains le bonheur se faufile, bien que très différent, ne m’a pas déçue. Agnès Martin-Lugand nous offre un portrait au vitriol de la petite bourgeoisie de province aux idées étriquées, et un autre guère plus reluisant de la bonne société parisienne. Iris, femme soumise ballotée d’un « tortionnaire » (faute de meilleur terme) à l’autre est une héroïne attachante pour laquelle le lecteur prend rapidement fait et cause. Dotée d’un entourage toxique, la jeune femme va essayer de prendre son envol malgré les nombreux obstacles. Sa relation avec Gabriel est très jolie, tout en douceur, le seul îlot de normalité (si on veut) auquel Iris va pouvoir se raccrocher. L’auteur sait vraiment dépeindre les travers de ses contemporains avec finesse et psychologie et amener ses héroïnes à leur renaissance, et j’ai été complètement captivée, une fois encore, par sa sensibilité.

Un deuxième roman, quand le premier a été un coup de cœur, est un virage un peu difficile à négocier, Entre mes mains le bonheur se faufile l’a brillamment réussi, j’en redemande.

vendredi 1 août 2014

Le club des menteurs - L'espion de la couronne, Celeste Bradley

Résumé :

Dans un moment d’exaspération, Agatha Cunnington s’était inventé un mari, Mortimer. Ce mensonge lui a permis de voyager tranquillement jusqu’à Londres et de s’y installer. Pour tout le monde, son mari est en déplacement. Jouissant d’une totale liberté, elle va pouvoir enfin enquêter sur la disparition de son frère. Malheureusement, vanter les qualités et les exploits de son mari a éveillé les curiosités. Il lui faut trouver très vite un homme pour tenir ce rôle pendant quelques jours. Mais qui ? Quelqu’un d’assez fruste pour ne pas poser de questions. Et pourquoi pas ce ramoneur qui s’est introduit dans sa maison ?


Avis :

Comment venir s’installer à Londres sans chaperon et sans s’attirer les foudres de ses pairs, quand on est une jeune fille de bonne famille ? En s’inventant un mari, en voyage au service de la Couronne pour justifier son absence ! Mais Agatha se prend au jeu et annonce le retour de monsieur Applequist, son mari. Bien évidemment, tout le monde veut le rencontrer, et c’est Simon Rain, ramoneur/espion, qui sera la victime collatérale des mensonges d’Agatha.


Quel délicieux moment de lecture ! Mensonges et quiproquos insufflent énormément d’humour à cette romance, la faisant sortir du lot. Le couple Applequist est irrésistible, le jeu entre Agatha et Simon est un régal. En revanche, l’histoire d’espionnage en filigrane n’est pas ce qui a le plus retenu mon attention, trop occupée que j’étais à pester intérieurement contre Simon ! J’ai hâte de lire le deuxième tome, je suis sûre que Celeste Bradley ne me décevra pas.