mardi 30 septembre 2014

Unafraid, Melody Grace

Résumé :

Brittany Ray se moque éperdument de la mauvaise réputation qui lui colle aux basques. Quand on a grandi dans une petite ville assoupie, le long des plages, où le moindre événement déclenche les cancans, et qu'on a une mère junkie et un père qui a fichu le camp, on conserve peu d'illusions sur la vie. La petite sœur grunge et écorchée vive d'Emerson a appris très tôt qu'il était vain d'espérer trouver l'amour et le bonheur : les gens qu'on aime finissent toujours par vous abandonner. Et les autres se servent de vous sans égards. C'est comme sa passion secrète pour le stylisme. Certains rêves ne sont pas faits pour des filles comme elle, déjà abîmée par la vie. Hunter Covington est l'un de ces rêves. Beau à se damner, fils adoré d'une famille aisée, il est tout son contraire. Ils ont passé une nuit ensemble quelques étés auparavant, sur un coup de tête. Et au matin Brit est partie sans un mot, avant de prendre le risque de s'attacher et de souffrir. Que peut-elle attendre d'un garçon qui doit la considérer comme une distraction passagère ? Pourtant, ce qu'elle ignore, c'est que Hunter est enfermé dans la cage dorée que ses parents ont choisie pour lui. Son avenir est tout tracé : grandes écoles, job dans la grande entreprise de son père... on murmure même que sa mère envisage pour lui une carrière politique. Mais ce carcan est justement ce qui le tue à petit feu. À essayer de jouer son rôle à la perfection, il étouffe et s'enfonce dans la solitude. Elle ne sait pas que Hunter vient de tout envoyer promener pour revenir à Beachwood Bay reprendre le ranch de son grand-père. Et retrouver Brit, cette fille imprévisible et dangereuse qu'il n'a jamais oubliée. Saura-t-il gagner sa confiance ? Et si ses propres démons l'enfermaient dans une spirale infernale ? Beachwood Bay est emplie de fantômes du passé. Deux âmes blessées et perdues peuvent-elles se trouver ? Et si le plus grand défi était d'affronter l'avenir sans peur ? Sans peur... Unafraid. Dans un style sincère et direct, Unafraid entraîne le lecteur dans une histoire d'amour déchirante avec des personnages abîmés par la vie. Sur un ton résolument clair, le roman suit la veine sex-seller actuelle. Il s'inscrit dans le courant " New Adult " arrivé en France en janvier 2014, depuis les États-Unis.


Avis :

(Il est pas balèze le résumé éditeur ??)

Brittany Ray (la petite sœur d’Emerson, cf. Unbroken) traîne une réputation sulfureuse depuis des années, si bien qu’elle a réussi à se convaincre qu’elle ne pouvait rien avoir de mieux que sa vie de serveuse et ses aventures d’une nuit. Quand Hunter Covington, qu’elle a quitté au petit matin trois plus tôt, sans explication, revient en ville et cherche à la recontacter, la jeune fille commence peu à peu à reprendre espoir en son destin.


Plutôt mignon, Unafraid est une petite romance agréable à lire, même si le scénario est usé jusqu’à la corde. Hunter est vraiment adorable (et patient), Brit est touchante, son évolution tout du long du roman m’a beaucoup plu, à l’inverse de celle du jeune homme qui m’a vraiment déçue dans la dernière partie du livre. L’écriture est simple et fluide, le lecteur passe un bon moment, mais il manque la petite étincelle qui fait les vraiment bonnes romances. Pas grave, c’est l’été, et cette lecture légère est parfaite pour la saison !

lundi 29 septembre 2014

October Daye T1 - La malédiction de la Rose, Seanan McGuire

Résumé :

Quand je compris ce qu'elle était en train de faire, il était déjà trop tard. J'avais entendu le début de l'incantation... je devrais l'écouter jusqu'à la fin.
J'avais tout pour être heureuse : un mari, une petite fille, un job... Une vie normale, quoi. Sauf que je suis une changeling, je suis à moitié faë.
J'ai tout perdu, d'un coup, d'un seul, et tente de me reconstruire. Je ne demande rien à personne et m'occupe de mes oignons... Seulement, rester sourde à la magie lorsqu'elle coule dans vos veines n'est pas si simple. Merci sortilège, me voici obligée de poursuivre un assassin !


Avis :

October Daye est la fille d’une faë et d’un humain, ce qui fait d’elle une changeling. Dotée de faibles pouvoirs, elle a pu fonder un foyer avec un mari humain et une petite fille, et vivre heureuse. Jusqu’au jour où, suite à une demande de son suzerain faë auquel elle reste liée, elle se retrouve piégée, emprisonnée dans le corps d’un poisson. Quatorze ans plus tard, la malédiction prend fin et October peut de nouveau arpenter la terre ferme. Le retour est difficile, les choses ont changé et la jeune femme a beaucoup de mal à se réadapter. Faisant profil bas et vivant de petits boulots, elle va se retrouver liée à une promesse et obligée de mener l’enquête, au péril de sa vie.

Comment ai-je fait pour passer à côté de cette série à sa sortie ? Pourquoi ne m’aperçois-je qu’elle a été arrêtée au bout de deux tomes qu’une fois que j’ai dévoré le premier et que je suis accro ?
On a ici un roman d’urban fantasy qui sort de l’ordinaire, avec les faës mis en scène. October est une héroïne à qui la vie souriait et qui a tout perdu. Loin des héroïnes survitaminées, elle va mettre du temps à reprendre le dessus et reste fragile. Sensible, elle doit pourtant sauver sa vie et va tout faire pour. Le background mis en place par l’auteur est riche et intéressant, la hiérarchie des faës bien expliquée, le lecteur n’est jamais perdu. Le rythme est enlevé sans pour autant avoir de l’action à gogo, l’auteur laisse la part belle aux sentiments de l’héroïne (je parle ici de ce qu’elle ressent, pas de ses histoires d’amour).

La malédiction de la Rose introduit parfaitement October Daye et son univers, donne les clés de compréhension au lecteur sans trop en dévoiler, ne lui donnant qu’une envie : lire la suite !

vendredi 26 septembre 2014

Treize jours avant minuit, Patrick Carman

Résumé :

Jacob a passé son enfance dans des foyers d’accueil, jusqu’à ce que M Fielding l’adopte. Quand celui-ci meurt dans un accident de voiture, le choc est grand pour le garçon. D’autant que Jacob, lui aussi dans le véhicule, il s’en est sorti indemne. Et pour cause : avant de mourir, M. Fielding lui a donné son don ; désormais Jacob est indestructible. Lorsqu’il retourne au lycée, il retrouve son meilleur ami, Milo, et rencontre une nouvelle, Ophelia, qui est jolie comme un coeur et casse-cou. Elle a le bras dans le plâtre et lui demande de le signer. Pris d’une soudaine inspiration, Jacob écrit les derniers mots de M. Fielding : "Tu es indestructible". Bientôt, les jeunes gens se rendent à l’évidence : Jacob a transmis le don à Ophelia ; il peut le transmettre à qui il veut et le récupérer ensuite. Les trois amis décident de tester les limites du don : ils se mettent en danger et, chaque fois, s’en sortent sans une égratignure. L’idée germe alors dans leur esprit : et s’ils l’utilisaient pour servir de nobles causes ? Dès lors, Jacob, Milo et Ophelia ne cessent de se passer le don d’indestructibilité pour sauver des gens en danger. Mais, petit à petit, Ophelia semble devenir dépendante du don, et plus elle l’utilise, plus elle devient sombre. Jacob et Milo, inquiets pour leur amie, partent dans l’ancienne résidence de vacances de M. Fielding, en quête d’explications. Ils découvrent alors la terrible vérité : sauver une vie n’est jamais gratuit…


Avis :

Ce roman est le dernier lu dans le cadre de la troisième édition du Challenge YA/jeunesse, ouf, je suis venue, j’ai vu, j’ai vaincu. Sauf que lorsqu’on se rend compte, à une semaine de la clôture dudit challenge, qu’il nous manque un pauvre livre pour le boucler, on veut juste lire ce dernier bouquin et on n’est pas très regardant sur l’histoire, on prend le premier qui nous tombe sous la main. C’est comme ça que je me suis retrouvée à lire Treize jours avant minuit, livre pris par Nimbus à la bibliothèque, pas trop de pages et des relents de fantastique, le choix ne me paraissait pas mauvais, enfin « moins pire » que de ne pas réussir le challenge à un livre près !

L’histoire en elle-même est sympathique, une bande de pré-ados un peu X-Men sur les bords, pleins de bons sentiments et un peu naïfs découvrent leurs super pouvoirs et veulent les utiliser pour faire le bien. Sauf qu’un grand pouvoir implique de grandes responsabilités et que la magie a un prix…

On ne peut pas dire que j’ai vraiment aimé ce livre, trop de choses déjà vues, des personnages trop jeunes et pas assez matures, une intrigue un peu simple, j’aurais pu tomber mieux pour ce dernier livre. Après, si je me place du point de vue du lectorat cible et que je prends en compte l’avis de Nimbus Treize jours avant minuit est agréable et se lit facilement, mais même Nimbus n’a pas été emballé plus que ça. Mais bon, le contrat est rempli, c’est le plus important pour moi ^^


jeudi 25 septembre 2014

Le jeu de l'ombre, Sire Cédric

Résumé :

Mais que pouvait bien chercher Malko Swann Une overdose d'adrénaline, la sensation ultime, le sentiment de liberté ? Pourquoi roulait-il aussi vite en pleine nuit sur une route de campagne étroite et sinueuse jusqu'à faire une chute de trente mètres en bas du pont du Diable ? Atteint d'un traumatisme inexplicable, le musicien est désormais incapable d'entendre la musique. Mais il ne s'agit que du début de sa déchéance. Dans l'ombre, quelqu'un l'observe... quelqu'un qui veut jouer avec lui. Un jeu a goût de sang... Il s'engage alors dans un combat désespéré. L'art singulier du suspense de Sire Cédric, sa fascination du vertige et son plaisir manifeste à manipuler le lecteur donnent à ce roman une saveur particulière : l'envie de sympathiser, le temps d'un livre, avec ceux qui sont tombés dans l'obscurité du mal.


Avis :

À la suite d’un accident de voiture, Malko Swann perd la capacité d’entendre la musique. Ce qui est un désagrément pour tout à chacun devient un véritable drame pour cette rock star en mal d’adrénaline. En revanche, il a l’impression d’être épié, d’entendre cette voix qui semble vouloir quelque chose de lui. Parallèlement, une jeune femme est retrouvée assassinée, son corps sauvagement mutilé, et l’inspecteur Vauvert va se charger de cette enquête qui n’est pas forcément sans rapport avec Swann…


Le jeu de l’ombre met en scène deux histoires en parallèle qui ne se rejoindront que plus tard. Si l’enquête menée par Vauvert m’a bien plu, j’ai eu plus de mal avec celle de Malko, d’une part parce qu’on ne sait pas bien où l’auteur veut en venir, mais surtout parce que le personnage est antipathique au possible, à se demander si ce qui lui arrive n’est pas un juste retour de Karma ! Et c’est très compliqué pour moi de m’intéresser à un personnage qui me déplaît autant. Néanmoins, l’enquête de Vauvert relance l’intérêt, et c’est une bonne chose. L’intrigue n’est pas des plus complexes, mais l’auteur laisse planer l’ombre du surnaturel (ou pas), poussant le lecteur à s’interroger et à échafauder ses propres théories, pour mieux le bluffer lors du twist final. Même si Le jeu de l’ombre n’est pas mon roman préféré de l’auteur, j’ai passé un agréable moment avec ce thriller divertissant.


The body finder T2 - L'appel des âmes perdues, Kimberly Derting

Résumé :

Lorsqu'elle retrouve le cadavre d'un jeune homme, Violet attire l'attention du FBI... et d'un stalker. S'engage pour la jeune fille une lutte sans merci pour garder ses capacités secrètes, alors même que Jay, son allié de toujours, se détourne d'elle pour passer de plus en plus de temps avec son nouvel ami, Mike. Mais qui est vraiment ce mystérieux arrivant? Lorsqu'elle commence à fouiller dans le passé tragique de la famille du jeune homme, Violet se heurte à une sombre révélation qui pourrait bien mettre en danger tous ceux qu'elle aime...


Avis :

Dans L’appel des âmes perdues, Violet va se retrouver confrontée à de nombreux problèmes. En effet, en retrouvant un corps, elle va attirer l’attention du FBI, ce qui remettra en cause beaucoup de choses. S’ajoute à ça un inquiétant « admirateur » qui l’épie et des remous dans sa relation avec Jay. Difficile de tout gérer de front, surtout quand on veut le faire toute seule, ce que Violet va apprendre à ses dépens…


Autant j’avais beaucoup aimé le premier tome, autant je me suis ennuyée comme pas possible avec cet opus. Violet se révèle assez pénible (ok, c’est une ado, mais quand même) et le roman fait la part belle à ses états d’âmes. Alors que j’espérais une enquête plus dynamique, le rythme est très lent et l’intrigue secondaire. On sent bien que l’auteur veut faire comprendre que la jeune fille réfléchit à son don et aux implications de celui-ci, mais j’aurais aimé qu’elle réfléchisse plus vite… L’action se réveille un peu dans le dernier tiers du roman, mais trop tard pour moi, j’étais déjà perdue depuis longtemps. J’espère que, par la suite, les enquêtes redeviendront le centre des romans, sinon ce n’est pas une série que je vais suivre bien longtemps…


mercredi 24 septembre 2014

C'est pas grave, Jo Hoestlandt

Résumé :

"Chloé a 14 ans. Avec sa vie d'ado qu'elle conjugue au jour le jour. Je, c'est elle, le jour où elle explose contre sa mère, avec des mots qui font mal, à celle qui les entend, mais aussi à celle qui les prononce. Tu, c’est Mathis, son petit copain qui ne veut plus d'elle. Première rupture. Il, c’est son père, parti si tôt de la maison, qui n’a pas accompagné toute son enfance et qui essaie de se racheter, bien maladroitement. Elle, c’est la version parfaite de Chloé, celle qu’elle voudrait être, la créature de rêve des magazines, mystérieuse et hautaine. On, c’est une histoire d’amitié entre Liza et Chloé. Une histoire si forte qu’elle en est devenue fraternelle, mais qui s’est brisée, à cause de Mathis, justement. Nous, c’est elle et sa grand-mère, un dialogue entre deux générations, une grand-mère qui dit à Chloé ce que sa mère n'a jamais pu, ou su, lui dire. Vous, c’est ce prof d’histoire passionné et passionnant, qui l’intéresse au monde et qui la valorise. Ils, c’est toutes ces personnes qui parlent à la télé ou dans sa classe. Ceux qui pensent tout savoir et pouvoir répondre aux besoins de Chloé et de son entourage. Ceux qui sont loin mais se croient près. Elles, ce sont les filles de l’autre côté de la rue. Celles qui se croient supérieures, celles qui sont riches. »


Avis :


Composé de plusieurs scénettes mettant en avant les différents acteurs de la vie de Chloé, 14 ans, C’est pas grave est un roman jeunesse sans véritable histoire, seulement le mal-être de son héroïne comme fil conducteur. La scène d’ouverture est très réussie et assez terrifiante, le conflit entre la jeune fille et sa mère prend vie au fil des lignes et secoue le lecteur. Quand on est maman d’une fille du même âge, on prie pour ne jamais déraper comme la mère de Chloé et pour que son enfant ne passe pas du côté obscur comme l’héroïne, j’avoue avoir été très marquée personnellement. Mais ensuite, on s’aperçoit rapidement que Chloé est un concentré de négativisme doublé d’une chieuse insupportable et capricieuse. Rien ne va, personne ne lui convient, que ce soit son petit ami (qui finit par la larguer), ses amies, son père… la liste est longue. Et moi, cette gamine m’a gonflée. Les tourments de l’adolescence je veux bien les comprendre, mais il y a un moment où ma patience a des limites. Une soupe et au lit, privée de sorties pendant un mois, c’est tout ce que Chloé mérite !


mardi 23 septembre 2014

Coup de talon, Sylvie Deshors

Résumé :

Il y a quelques semaines, Laure a été agressée dans le métro : insultes sexistes, attouchements, humiliation. Sa sœur Lucie a assisté, impuissante, à la scène. Par peur des moqueries, Laure a fait promettre à Lucie de ne rien dire et se replie de plus en plus sur elle-même. Va-t-elle réussir à donner le coup de talon nécessaire pour refaire surface ?


Avis :

Deux sœurs, l’une petite et brune, Lucie, l’autre grande et blonde, Laure. Une bande de petits cons les croise sur un quai de métro, ils s’en prennent à la blonde, lui volent son sac, la touchent, l’insultent. Normal, elle est blonde, elle porte une robe, elle n’attend donc que ça. Lucie assiste à la scène sans pouvoir rien y faire et voit sa sœur se renfermer sur elle-même, s’enlaidir, se cacher. Ben oui, elle mérite ce qu’il s’est passé, forcément elle l’a cherché, elle est blonde et elle portait une robe…

Coup de talon est un roman assez dur et réaliste sur le sexisme ordinaire, où comment après 40 ans de féminisme, les femmes de tout âge en viennent toujours à se persuader qu’elles sont responsables de leur agression et non victimes. Laure est à l’âge où l’on construit son estime de soi et cet événement va bien évidemment tout bouleverser. Pourquoi refuse-t-elle de parler, comment l’aider, l’auteur fait preuve de beaucoup de pédagogie pour remettre les choses à leur place : Laure est la victime, mettre une robe n’est pas un crime, se taire c’est autoriser les garçons à se comporter ainsi. J’espère que ce genre de livres peut aider à changer les choses…


Lux T1 - Obsidienne, Jennifer Armentrout

Résumé :

Lorsque Kat déménage dans un coin paumé de Virginie-Occidentale, elle s'attend à tout sauf à avoir des voisins de son âge. Déception, si la sœur du beau Daemon est adorable, ce dernier demeure insupportable. Est-ce la raison pour laquelle personne ne semble adresser la parole à la famille Black ?


Avis :

Le résumé de l’éditeur est parfait, il dévoile l’essentiel sans spoiler, ce n’est pas souvent le cas alors je le souligne. Passons maintenant au roman en lui-même.


Lux est une « non romance » paranormale qui ne commence pas forcément bien, mais qui s’arrange sur la fin. Je m’explique : j’avais déjà lu le roman en VO et tiqué sur pas mal de points, j’avais donc hâte de le lire en français pour peut-être mieux comprendre le nombre de copinautes qui se pâment devant Daemon, alors que je n’étais pas franchement convaincue. Quand je dis que le début commence mal, c’est que j’ai une forte impression de déjà-vu : une jeune fille qui déménage et est attirée par le garçon mystérieux et inaccessible qui ne reste qu’avec sa famille, la sœur fofolle qui veut absolument faire amie-amie avec l’héroïne, héroïne maladroite de surcroît, ça vous parle ? Eh oui, au début Obsidenne a un fort arrière-goût de Fascination. Ensuite les différences apparaissent : Katy est plus dégourdie que Bella et là où Edward a un côté gendre parfait, Daemon est plutôt un parfait connard. Leur « non couple » fonctionne d’ailleurs très bien, la tension entre eux donne beaucoup de dynamisme à l’intrigue et j’ai apprécié que les choses ne soient pas écrites par avance. Ils sont tous deux attachants à leur façon, tout comme leur entourage, et le lecteur oublie très vite la série précédemment citée pour se concentrer sur celle qu’il lit présentement. L’écriture de Jennifer Armentrout est vive et fluide, l’univers décrit est original, l’intrigue pleine de rebondissements et l’ensemble parsemé de touches humoristiques. On ne s’ennuie pas un instant, on peste, on espère, on frémit, le roman se vit autant qu’il se lit et on passe un excellent moment. La suite sort quand ??


vendredi 19 septembre 2014

Alcatraz T4 - Alcatraz contre l'ordre du verre brisé, Brandon Sanderson

Résumé :

Le quatrième et ultime tome de l’hilarante série d’Alcatraz ! Alcatraz Smedry, celui qui a le Talent Brise-Tout, a encore beaucoup à prouver mais peu de temps devant lui. Dans cette dernière aventure, Alcatraz affronte une armée de Bibliothécaires – et leurs robots géants – dans le but de conquérir le royaume de Mokia. Si les Bibliothécaires remportent le combat, tout ce qu’Alcatraz a accompli si ardemment jusqu’ici pourrait aboutir à une catastrophe. Alcatraz doit ainsi faire face aux robots, aux mauvais Bibliothécaires et à sa propre mère ! Sera-t-il capable de sauver le royaume de Mokia et les Royaumes Libres de la colère des Bibliothécaires avant que tout tombe en miettes ? Humour et rebondissements garantis jusqu’à la dernière page !


Avis :

Dans cette ultime aventure, Alcatraz doit mettre la touche finale à ce qu’il a commencé et mis en place au cours des trois tomes précédents. Mais réussira-t-il à reconquérir le royaume de Mokia et à sauver la lignée royale ?


L’auteur offre un final en beauté pour la série Alcatraz, avec son lot de rebondissements. Toujours loufoque et plein d’humour, Alcatraz contre l’ordre du verre brisé reste dans le même esprit que les tomes précédents, pour le plus grand bonheur du lecteur. Le rythme ne faiblit pas, il y a de l’action à toutes les pages et Brandon Sanderson prend soin de faire plaisir à ses lecteurs avec une fin positive, qui reste cependant assez ouverte et laisse la possibilité d’une suite, ce qui réjouirait bien évidemment les fans. 


jeudi 18 septembre 2014

Le pacte des coeurs brisés, Ockler Sarah

Résumé :

Jude et ses trois sœurs avaient un pacte : aucune d'elles ne devait plus fréquenter un frère Vargas. Pourtant, quand Emilio, le plus jeune, s'avère être seul capable d'aider le père de Jude, atteint d'un Alzheimer, à réaliser son dernier rêve en réparant sa vieille moto, celle-ci rompt sa promesse. Emilio est-il, comme ses frères, un briseur de cœur ? En tout cas, Jude est sous le charme.
Et, alors que la mémoire de son père se fond progressivement dans l'oubli, la sienne se remplit d'émotions et d'expériences qu'elle n'est pas prête d'oublier.


Avis :

Pour essayer de faire revenir à la surface l’esprit de son père qui se perd dans les brumes de la maladie d’Alzheimer, Jude est prête à tout. Lorsqu’une moto hors d’usage semble raviver l’intérêt de son père, la jeune fille n’hésite pas et veut absolument la faire réparer, persuadée que c’est ainsi qu’elle le sauvera de la maladie. Malheureusement, le seul mécanicien capable de faire les réparations pour un prix raisonnable est Emilio, le cadet des frères Vargas, que Jude et ses sœurs se sont juré d’éviter comme la peste. Mais bientôt, le charme du jeune homme ne tarde pas à faire effet sur Jude…


Rien de bien nouveau dans Le pacte des cœurs brisés, encore une romance au goût d’interdit dans laquelle l’amour sincère est plus fort que tout. La seule originalité vient de la situation du père de Jude, rendant la relation qui lie le trio assez touchante. Pour le reste, je suis restée sur ma faim devant une histoire mignonne mais déjà lue et relue. On passe un bon moment, mais il manque la petite étincelle qui transforme une histoire banale en quelque chose qui fait dresser les poils…


mercredi 17 septembre 2014

Atlantide T1 - Le code perdu, Kevin Emerson

Résumé :

Il y avait avant. Et il y a maintenant. Une Terre dévastée par les radiations solaires. Une civilisation qui a sombré dans le chaos. Et puis il y a Éden-Ouest, le paradis sous dôme. C'est là qu'Owen va passer ses vacances, sélectionné comme quelques autres. Paradis ? Pas si sûr.
D'abord des blessures étranges. Une mise en garde énigmatique. Une transformation inquiétante... Et une certitude : Owen peut sauver ce qu'il reste de la Terre. À condition qu'il comprenne quel est son rôle. Et comment le jouer...
Dans un monde ravagé par les radiations solaires, il existe des havres de paix où l'on vit comme avant. Mais, dans ces paradis terrestres, tout n'est pas si rose. Certains secrets pourraient même menacer l'humanité tout entière... Owen sera-t-il en mesure de tout changer ?


Avis :

Bien, j’ai donc lu ce livre car Nimbus (11 ans) (eh oui ça grandit vite ce genre de bestioles) me l’a chaudement recommandé. Hélas, pour le coup je n’ai pas été aussi enthousiaste que lui. En fait je n’ai pas été enthousiaste du tout ; même si l’accroche était prometteuse, j’ai trouvé le livre en lui-même long. Très long. Et chiant. Très chiant.

Je plante vite fait le décor, c’est du post-apo, l’atmosphère terrestre est devenue dangereuse, les survivants vivent sous des dômes mais ce n’est pas la panacée et ils sont en train de lâcher (les dômes, pas les survivants. Cela dit leur tour viendra très vite quand les premiers seront HS). Bref, notre héros, Owen, a gagné un séjour dans un super camp de vacances qui m’a davantage fait penser à un camp d’entraînement à la Full Metal Jacket qu’au Club Med. L’auteur et moi n’avons sûrement pas la même notion du camp de vacances idéal, passons. Notre petit gars semble de mon avis car il est victime de bizutage permanent, la fête quoi, il est vraiment content d’avoir gagné le petit ! Il va aller nager avec ses petits camarades et là on se rend compte que c’est vraiment un gros veinard notre Owen, il se noie (saleté de karma…). Sauf que non, il ne se noie pas, il a passé dix minutes sous l’eau et s’est transformé en Homme de l’Atlantide. Et là, ça a été le début de la fin pour moi, Owen a pris le visage de Patrick Duffy et c’était foutu, j’avais le générique en tête tout du long (je sais, j’ai de sacrées références). 

Et il n’est pas le seul à avoir les pieds palmés dans le coin (sans compter les canards), oh oh oh, se tramerait-il quelque chose d’étrange dans ce camp ??


Rien de bien transcendant dans ce roman, si ce n’est de mêler poissons, dystopie et mythologie. Sauf que j’aime les premiers avec un petit beurre blanc (et un petit vin blanc aussi), les deuxièmes plus punchy et la dernière dans les livres, très classique. Je me suis donc ennuyée et j’ai un peu lu en diagonale sur la fin pour accélérer la cadence. Mon fils lira la suite mais moi non, j’aurai piscine ^^



L'aventure selon Mo, Sheila Turnage

Résumé :

Orpheline rescapée d'un terrible ouragan, Mo mène une existence paisible avec ses parents adoptifs dans le Sud des États-Unis. Mais Mo n'est pas une fillette ordinaire ; à 11 ans, elle entame déjà le 6ème tome de son autobiographie... Et quand un policier soupçonne le Colonel, son père adoptif, d'être lié à un meurtre, elle prend son histoire en main. Pas question qu'on bouleverse son univers ! Ni qu'on menace ceux qu'elle aime ! Quand on a survécu, comme elle, à la fureur des flots, la vie est un miracle ; et ce miracle, Mo ne laissera personne l'abîmer...


Avis :

Mo (pour Moïse, il n’y a pas de hasard) est une enfant trouvée près du fleuve un jour de tempête. Élevée par Miss Lana et le Colonel, la petite fille coule des jours heureux avec son meilleur ami Dale. Jusqu’au jour où un inspecteur débarque dans le café de Miss Lana. Sa venue rend le Colonel encore plus ronchon que d’habitude, d’autant que le meurtre de Mr Jesse va imposer à l’inspecteur Starr de prolonger son séjour. Mo et Dale, voulant eux aussi éclaircir cette triste histoire, vont créer les Détectives Desperados. Que le spectacle commence !


Voilà un petit roman bourré de qualités : du suspens, de l’humour et un brin de loufoquerie. L’histoire est contée du point de vue de Mo, onze ans, qui est loin d’être une petite fille comme les autres. À la recherche de sa vraie mère, elle jette des bouteilles avec un message dedans dans le fleuve et écrit son autobiographie (déjà six volumes au compteur !). Débrouillarde et impertinente, c’est sur elle que repose entièrement le livre. Le lecteur s’amuse et ne voit pas les pages défiler, pris dans le tourbillon créé par la jeune Mo. Port-Tupelo, où se déroule l’histoire, et ses habitants ne sont pas en reste, il n’y a pas que Mo qui soit spéciale, l’auteur s’offre une galerie de personnages hauts en couleur, à la mesure de son héroïne. Dans ces conditions, on ne peut que passer un très bon moment de lecture !


mardi 16 septembre 2014

Les noces vermeilles, Béatrice Égémar

Résumé :

Paris, 1572. Le lundi 18 août, devant la cathédrale Notre-Dame-de-Paris, Henri de Navarre s'apprête à prendre pour épouse la princesse Marguerite de Valois, soeur du roi de France. Dans la foule, c'est la consternation : le roi va-t-il vraiment donner sa soeur à un huguenot, un hérétique ? Au service de Catherine de Médicis, la reine-mère, Louise de Laval observe la mariée, mais elle a bien d’autres choses en tête. Une jeune demoiselle d’honneur tout comme elle est morte dans des circonstances mystérieuses. Louise est persuadée qu’il s’agit d’un assassinat, un crime qui serait lié à un sombre complot, ourdi dans les couloirs mêmes du Louvre. Aidée par son jeune valet Perdicault, Louise va tenter de démasquer l'assassin. Mais à la Cour, le climat est détestable ; et elle se trouve entraînée dans un tourbillon d'intrigues. Que veut réellement Catherine de Médicis ? René, le parfumeur de la reine, est-il un empoisonneur ? Qui souhaite se débarrasser de l'amiral de Coligny, l’un des chefs huguenots ? Autant de questions auxquelles Louise va tenter de répondre, mais quand elle approchera du but, elle sera rattrapée par l'Histoire. Une nuit, les cloches de Paris sonnent à toute volée. On est à l'aube du 24 août, et Paris s'apprête à fêter la Saint Barthélémy...


Avis :

La Saint-Barthélemy et les complots la précédant vus à travers les yeux d’une demoiselle d’honneur de la reine Catherine, c’est le point de départ des Noces vermeilles. Louise de Laval va, bien malgré elle, se retrouver au cœur de la machination ourdie contre les huguenots à l’occasion du mariage de la princesse Margot avec Henri de Navarre. La jeune noble de province venue assister aux noces avec son père va être confrontée à la mort de sa sœur et contrainte de prendre sa place à la cour. Elle va ainsi découvrir que la maladie qui l’a emportée n’est pas aussi naturelle qu’on aimerait lui faire croire, aiguisant ainsi sa curiosité. Ce qu’elle va découvrir et vivre est au-delà de ce qu’elle aurait pu imaginer.
C’est assez rare qu’en jeunesse un roman prenne ses racines dans la période la plus sombre de la Renaissance, mais l’entreprise est louable d’autant que Béatrice Égémar est une remarquable conteuse. L’angle pris pour observer les évènements est intéressant et l’histoire de Louise tout à fait crédible. Le vocabulaire spécifique est expliqué en marge tout du long du roman et le jeune lecteur trouvera en annexes un rapide topo sur les guerres de religion, ce que j’ai trouvé vraiment bien.

Les noces vermeilles est un bon roman historique qui donne envie, je pense, d’aller plus loin sur le sujet, et je le recommande.


lundi 15 septembre 2014

Les quinze premières vies d'Harry August, Claire North

Résumé :

Harry August se retrouve sur son lit de mort.
Une fois de plus.
Chaque fois qu'Harry décède, il naît de nouveau, au lieu et à la date exacts auxquels il est venu au monde la première fois, possédant tous les souvenirs des vies qu'il a déjà vécues. À la fin de sa onzième vie, une petite fille apparaît à son chevet. « J'ai bien failli vous rater, docteur August, dit-elle. Je dois vous transmettre un message, passé d'enfant à adulte, d'enfant à adulte, remontant de génération en génération depuis un millénaire dans le futur. Le voici : la fin du monde approche, et nous ne pouvons pas l'en empêcher. À vous de jouer. »


Avis :

Vous connaissez le film Un jour sans fin ("Debout les campeurs ! Et hauts les cœurs ! […] C'est le Jour de la Marmotte ! Debout les morts ! Y'en a marre les mottes !") dans lequel le personnage principal revit sans arrêt la même journée ? Eh bien, Harry August, lui, revit sa vie complète à chaque fois, modifiée selon les choix qu’il fait dans chacune. Non content de renaitre indéfiniment, il récupère ses souvenirs à l’âge de 5-6 ans, ce qui le fera d’ailleurs basculer dans la folie lors de sa seconde vie. Cet éternel recommencement serait vide de sens s’il était seul, ce qui n’est pas le cas. D’autres personnes revivent leur vie à l’infini, regroupées au sein du cercle Cronus, ils ont pour consigne de ne surtout jamais changer le cours de l’Histoire. Pourtant, dans l’une de ses vies, Harry reçoit un message du futur lui disant que la fin du monde approche de plus en plus vite, preuve que quelqu’un a violé la loi sacrée du cercle Cronus.

Il m’a fallu un certain temps pour rentrer dans l’histoire. Le récit des vies successives d’Harry me semblait vain quand, enfin, au bout de 150 pages tout s’accélère. On bascule alors dans un thriller complexe et haletant aux implications multiples. Et là, impossible de lâcher le roman, j’ai suivi Harry dans son enquête, remonté les pistes avec lui, été de surprises en découvertes, le tout sur un rythme frénétique rappelant l’urgence de la situation. L’auteur dissémine des indices, des références tout le long du roman (et des différentes vies d’Harry) et le lecteur voit le tout prendre peu à peu forme et s’intégrer au schéma global de l’histoire. Les quinze premières vies d’Harry August est une réussite tant sur le fond que sur la forme, je vous recommande vivement de vous plonger dedans.

samedi 13 septembre 2014

Un swap fantasy fantastique ^^

Aerin, m'a swappée, Aerin m'a swappée \o/

Pour ce swap sur le thème de la fantasy, j'ai été extrêmement gâtée et du coup j'ai poussé un nombre incalculable de petits cris stridents en déballant mon colis, laissant toute dignité au vestiaire. J'ai aussi répété en boucle que tu étais folle, mille mercis, je suis joie <3


Et ça commence super bien, le colis est énorme, je "me" vois en photo et Aerin m'appelle Sassanach *_*

Admirez la déco ^^


Mon fils n'a eu qu'un commentaire : "waaaa le butin de bonbons !" (leurs jours sont comptés...)


Je crois que c'est à peu près à ce moment que je me suis exclamée "Hiiiiiiiii t'es folle Aerin, hiiiiiiiii" ^^


Cersei a déjà trouvé sa place à la maison (j'avais fait les poussières ce matin, ça tombe bien pour la photo)


Quand je disais que j'avais vraiment été gâtée...



Une "petite" vue d'ensemble


Mes enfants ont adoré les bonbons burger


Et on garde la déco en souvenir *_*


Encore merci, merci, merci Général Saucisse, tu m'a trop gâtée, j'aime absolument tout, ma Cersei, le superbe  mug, les livres, le chocolat à l'orange déchire et je vais me faire un thé pour le goûter <3

Kim Wilde - Cambodia

jeudi 11 septembre 2014

Alcatraz T3 - Alcatraz contre les traîtres de Nalhalla, Brandon Sanderson

Résumé :

Alcatraz est un type super, génial même. En tout cas, c’est ce que tout le monde lui répète depuis qu’il est arrivé à Nalhalla, la grande cité des Royaumes Libres. Mais peut-il faire confiance à ses hordes d’admirateurs ? Surtout que Nalhalla grouille d’infâmes bibliothécaires dont le but serait de sceller la paix entre les camps ennemis. Sont-ils sincères ou s’agit-il un double jeu ? Alcatraz a du pain sur la planche, d’autant que son père l’ignore toujours, que Bastille n’est plus que l’ombre d’elle-même et que son cousin Folsom (dont le talent est de danser comme un pied) est suivi de près par une soi-disant ex-bibliothécaire… Une action au rythme soutenu ainsi qu’un dénouement malin et inattendu vous attendent dans ce troisième tome des aventures d’Alcatraz.


Avis :

Alcatraz rentre enfin à Nalhalla et apprend que des bibliothécaires, dont sa mère, y sont pour signer un traité de paix (sous certaines conditions, bien entendu). Dans le même temps, il va devoir faire face à des admirateurs aux intentions troubles et aux tourments amoureux de son cousin.


Dans ce troisième opus, on retrouve les mêmes ingrédients qui sont la marque de fabrique de la série : l’humour, l’absurde et une galerie de personnages loufoques mais attachants. Je suis en revanche moins convaincue, justement à cause de ce côté complètement barge qui a fini par m’agacer. L’univers est sympa, mais trop de loufoque tue le loufoque. Mais, comme je suis consciencieuse, j’ai mis les trois premiers tomes entre les mains de mon lecteur junior, Nimbus, pour avoir son avis. Résultat, il adore, n’est absolument pas lassé par cet aspect déjanté, au contraire, c’est même ce qu’il plébiscite. Je n’ai peut-être pas suffisamment gardé mon âme d’enfant pour apprécier…

Friday Harbor T3 - Le phare des sortilèges, Lisa Kleypas


Résumé :

Quand Jason Black, le génial concepteur de jeux vidéo, a annoncé son arrivée à Friday Harbor, Justine savait déjà que son auberge allait accueillir un personnage insolite, réputé pour ses bizarreries. Et en effet ! Végétarien, féru de bouddhisme, d'une discrétion extrême, Black ne ressemble pas au millionnaire type. Et surtout, Justine devine en lui une facette cachée, sulfureuse, qui la fascine d'emblée. Se pourrait-il qu'avec cet homme énigmatique elle ait enfin trouvé l'âme sœur ? Mais alors, il faudrait rompre le sortilège qui, depuis sa naissance, lui interdit toute prétention à l'amour et au bonheur.


Avis :

Dernier tome de la saga Friday Harbor, Le phare des sortilèges est aussi celui qui m’a le moins plu. On y retrouve Justine, la cousine de Zoë et propriétaire de l’auberge, qui attend Jason Black, le magnat du jeu vidéo, venu passer des « vacances » dans son établissement. Entre les deux, le courant passe tout de suite, d’abord très électrique, certes, mais rapidement leur romance se noue.

Dans cet opus, Lisa Kleypas met le paquet sur la magie qui avait été évoquée dans les précédents romans de la série. Justine est une sorcière née qui a tourné le dos à son coven, raison pour laquelle les relations entre sa mère et elle sont pour le moins tendues. La jeune femme va justement faire une découverte qui va la pousser à se recentrer sur son don. Du coup, la romance passe au second plan, et l’aspect fantastique passe sur le devant de la scène. La romance est bien trop vite bouclée, ce qui m’a à la fois surprise de la part de l’auteur, qui ne nous a pas habitués à céder ainsi à la facilité, et déçue. Si la magie est plus présente, le charme et l’émotion ne font que passer, alors que c’est ce que je recherche quand j’ouvre un roman de Lisa Kleypas. L’intrigue est cependant enlevée et agréable à suivre, on passe un bon moment, mais c’est dommage, à mon avis, que la saga s’achève par ce tome.