vendredi 31 octobre 2014

Déchirés, Peter Stenson

Résumé :

Accro à la méthamphétamine, Chase Daniels est un junkie minable sans cesse en quête d'un nouveau fix. Quand il se réveille un beau matin pour voir une fillette déchiqueter un Rottweiler, il ne s'inquiète pas plus que ça. Ouais, peut-être qu'il devrait. Car la fin des temps est là : les rues grouillent de zombies avides de chair humaine, et survivre est devenu un objectif à très court terme. Mais que signifie l'apocalypse, se demande Chase, quand la société a déjà tiré sur vous un trait définitif ? Et cette malédiction, qui semble toucher tout le monde sauf lui et son ami Typewriter, n'est-elle pas l'occasion qu'il attendait... celle de prendre un nouveau départ et d'accomplir enfin quelque chose de grandiose ? Dans un monde livré au chaos et aux flammes, le " nouveau " Chase Daniels, perdu dans ses rêves de rédemption et d'amour fou, se met en tête de retrouver son ex-petite amie et de la sauver. Les règles du jeu ont changé : désormais, c'est tuer, ou être tué, fuir sans penser au lendemain. Hanté par les fantômes du passé, dévoré par le manque, Chase ne court-il pas au-devant de sa dernière désillusion ?


Avis :

Quand j’ai vu le mot zombies, j’ai foncé tête baissée comme le bon bourrin de base que je suis parfois, sans regarder vraiment quelle était la teneur du livre. Du coup, j’ai eu une surprise totale et ça c’est rare, mais bien agréable.

Le roman s’ouvre sur une scène choc qui met tout de suite dans l’ambiance. Le lecteur découvre ensuite Chase et Sténo, deux junkies camés jusqu’à l’os qui ont du mal à faire la part de la réalité et du bad trip dans l’apocalypse zombie qui se déroulent sous leurs yeux. Dans ces moments, les grands hommes se révèlent et les consciences se réveillent… Mais ce n’est pas le cas pour nos deux amis qui n’ont qu’une envie : se réapprovisionner en Meth, parce qu’ils sont à court et que ce qu’ils voient, ça craint !


Horrifique, déjanté et bourré d’humour noir, Déchirés est un roman de zombies qui aborde le thème sous un angle unique et somme toute particulier. Et si la Meth pouvait sauver le monde ? Si la survie était au bout de la pipe ou de la seringue (chacun ses préférences) ? Dans un style très cru, l’auteur explore cette piste et nos junkies déambulent dans les rues pleines de morts-vivants avec la drogue comme seul objectif. En découlent des situations, surréalistes ou cocasses, angoissantes, mais toujours complètement décalées comme le sont les protagonistes du roman. L’auteur fait des clins d’œil parfois un peu trop appuyés aux séries Breaking Bad et The Walking Dead, mais Déchirés est une excellente lecture qui sort des sentiers battus, n’hésitez pas !


ZOM-B T1 - Darren Shan

Résumé :

Lorsque les premières vidéos d’attaques de zombies sont mises en ligne sur YouTube, personne ne peut y croire. Pourtant, on y voit bien des créatures dévaster l’Irlande Mais pour B, le plus important est déjà de survivre au lycée, et d’éviter de croiser son père, un alcoolique à la main lourde. Mais lorsque les zombies débarquent dans son lycée, B va falloir trouver rapidement d’autres survivants pour espérer rester en vie ! Des couloirs de son école, jusque dans les rues vides de Londres, B va devoir apprendre une nouvelle vie pour ne pas rejoindre les hordes de morts vivants.


Avis :

Depuis Londres, B. assiste à l’apocalypse zombie en Irlande. Sauf que personne n’y croit, tout le monde pense qu’il s’agit d’un fake. Il faut dire que B. a d’autres chats à fouetter, avec un père raciste porté sur la boisson et prompt à passer ses nerfs sur sa famille. Et puis, l’inimaginable arrive et B. va devoir survivre à autre chose que les coups de son géniteur.

Très difficile de rentrer dans ce roman qui, dans les deux premiers tiers, traite davantage du racisme dur et assumé que de zombies. B. est un personnage exécrable, tiraillé entre son désir d’être aimé de son père quelque en soit le prix et sa conscience. Sauf que sa conscience ne pèse pas bien lourd et B. se complait dans la violence et l’insulte racistes en veux-tu en voilà. J’ai eu beaucoup de mal avec le personnage, aucune empathie bien entendu, et je me demandais quand B. allait finir en repas pour zombies… Le malaise ressenti face au personnage atteint son paroxysme au début de l’invasion, avant que B. change un peu son fusil d’épaule.
À côté de ça, le rendu horrifique est bien géré par l’auteur, l’apocalypse zombie en elle-même prend corps petit à petit et l’auteur plonge le lecteur dans un carnage sanglant d’un seul coup. L’écriture est fluide, facile pour le public visé (à partir de 12 ans) mais les idées développées de façon un peu ambiguë et l’hémoglobine font, qu’à mon sens, qu’il faut bien cerner l’enfant à qui on donne ce livre.

Le roman s’achève sur une révélation qui remet tout le roman en perspective et, si j’étais un peu dubitative quant à lire la suite, je suis maintenant très curieuse !



Zombie Ball, Paolo Bacigalupi

Résumé :

Rabi, un jeune américain d’origine indienne, raconte ses problèmes d’intégration au sein de l’équipe de base-ball et son aventure dans l’usine Milrow, un abattoir gigantesque fournissant les fast-foods de la région. Deux amis le suivent : Joe, fils d’un père alcoolique, et Miguel, Mexicain dont la famille est en situation irrégulière. Les trois adolescents assistent à la zombification des vaches de l’usine, qui, une fois découpées, deviennent des zombies burgers. Lors du match final, les équipes de baseball vont devoir affronter la population fraîchement contaminée.


Avis :

Zombie Ball, c’est l’histoire d’un groupe d’ados malmenés par la vie et leurs pairs qui vont se retrouver plongés en pleine apocalypse zombie. Cette apocalypse est surtout un prétexte pour aborder des thèmes plus profonds comme l’immigration ou les dérives de l’industrie agroalimentaire. Paolo Bacigulpi, à travers ses jeunes personnages issus de l’immigration, dénonce l’exploitation de cette population prête à tout pour ne pas être expulsée, y compris à fermer les yeux sur les pratiques de leur employeur indélicat. Vaches folles zombies transformées en zombie burgers, tout le monde sait que quelque chose cloche aux abattoirs Milrow, mais personne ne bougera tant que le pire n’est pas arrivé. À coup de battes, les jeunes héros vont venir à la rescousse et tenter de sauver leur ville. Cruel et drôle, Zombie Ball a le mérite de faire réfléchir aux travers de notre société.





jeudi 30 octobre 2014

Sublime, Christina Lauren

Résumé :

Dès l'instant où Lucy aperçoit Colin, elle sait ce qu'elle représente pour lui. Lorsqu'ils se croisent, les deux adolescents se reconnaissent. Mais leur amour n'est pas un amour ordinaire. Colin, qui a déjà séduit la moitié des jeunes filles du pensionnat Saint Osanna, se rend compte très vite que la jeune fille n'est pas comme les autres. Evanescente, fragile, elle disparaît parfois, tout le monde ne la voit pas comme lui. Qui est-elle vraiment ? " Je donnerais n'importe quoi pour ces moments volés ensemble ". Seul rescapé de sa famille, après la mort de sa sœur et de ses parents, Colin prend des risques insensés avec sa propre vie, se met en danger, comme s'il ne parvenait à être physiquement avec Lucy que lorsqu'il se trouve lui-même, à la frontière de sa propre mort. Devenu drogué à l'adrénaline, il pousse si loin les limites de la témérité, que Lucy en vient à se demander si, à défaut d'être l'ange gardien qu'elle est censée être pour lui, elle ne serait pas en train de contribuer à sa perte.


Avis :

Loin, très loin de la série Beautiful, Christina Lauren propose, avec Sublime, une romance paranormale young adult dont l’ambiance sied particulièrement à la saison.
Lucy erre dans le parc du pensionnat Saint Osanna quand elle rencontre Colin. S’ils ne se connaissent pas, les deux jeunes gens se reconnaissent instantanément. Populaire au sein de l’établissement, Colin se rend rapidement compte que Lucy n’est pas une élève comme les autres. À part lui, personne ne prête attention à la jeune fille, qui lui semble parfois irréelle. Et si elle était un fantôme, ou peut-être son ange gardien ?


Imaginez une vieille bâtisse avec un parc jonché de feuilles rousses. L’automne et la brume ont envahi les lieux où vit une jeune fille diaphane amoureuse d’un des pensionnaires de cette école. Le décor pose parfaitement les choses, Sublime n’est pas une romance comme les autres, Christina Lauren s’essaye cette fois à la romance teintée de fantastique et de mystères. Essai réussi, car ce roman se lit d’une traite, le lecteur souhaitant connaître le dénouement de l’histoire entre Colin et Lucy. L’ambiance contribue beaucoup à cet engouement, elle est un « personnage » à part entière, aux côtés du couple maudit. Pourtant, quand vient la fin, toutes les questions n’ont pas trouvé de réponse et, surtout, le pourquoi du comment reste nébuleux, ce qui est assez dommage. À ma connaissance Sublime est un one shot, les interrogations en suspens resteront donc en l’état…


mercredi 29 octobre 2014

Les sorcières de North Hamton T3 - Les vents de Salem, Melissa de la Cruz

Résumé :

La sorcière Freya Beauchamp est coincée en 1692, à Salem qui plus est, à trois cents ans de sa mère Joanna et de sa sœur Ingrid. Si on la surprend en train de pratiquer la magie, elle sera forcée de revivre les célèbres procès des sorcières et, cette fois, même son immortalité ne pourra pas la sauver.
Pendant ce temps, la North Hampton moderne est confrontée à d’autres problèmes. Joanna et Norm s’unissent pour sauver leur fille et consultent l’Oracle en quête d’une solution peut-être désespérée. Freddie, qui goûte aux joies du mariage pour le meilleur et pour le pire, se lance avec ses alliés pixies à la recherche d’un totem disparu censé les aider à ouvrir un passage dans le temps afin de ramener Freya au XXIe siècle. Quant à Ingrid, elle renoue avec un amour de jeunesse et se met à douter de sa relation avec l’inspecteur Matt Noble…
Entre présent et passé, la famille Beauchamp parviendra-t-elle à se réunir et, enfin, à trouver la paix ?


Avis :

Freya s’est retrouvée coincée dans le passé, sans aucun souvenir de ses vies passées, à Salem, dans la période la plus sombre de la ville. Pendant ce temps-là, sa famille essaye de la faire revenir à notre époque, même si chacun de ses membres est en proie à ses propres problèmes.

Ce dernier tome oscille entre passé et présent avec le point de vue de Freya et des autres membres de la famille Beauchamp. Si, au départ, Freya avait le don de me hérisser de par sa désinvolture, je l’ai largement préférée dans cet opus qui la voit plus mûre et réfléchie. Les autres membres de la famille restent égaux à eux-mêmes, mis à part Ingrid dont je n’ai pas compris certains agissements. Les questions soulevées dans les deux tomes précédents trouvent ici leurs réponses, l’auteur prenant soin d’offrir une vraie fin à ses lecteurs. En parlant de la fin, je ne suis pas sûre qu’elle m’ait complètement plu, mais je l’ai trouvée raccord avec l’ensemble de la série, donc je suis satisfaite dans l’ensemble. Après un deuxième tome plus faible, Les vents de Salem termine en beauté cette série que je vous recommande.

Horns



Synopsis :

Soupçonné d’avoir assassiné sa fiancée, rejeté par tous ceux qu’il connaît, Ignatius a sombré dans le désespoir. Un matin, il se réveille avec une paire de cornes sur la tête. Celles-ci lui donnent un étrange pouvoir, celui de faire avouer leurs plus noirs secrets aux gens qu’il croise. Ignatius se lance alors à la recherche du véritable meurtrier…


Avis :

Adaptation du roman du même nom de Joe Hill, Horns raconte l’histoire d’Ig, jeune homme fou amoureux de Merrin, accusé du meurtre de cette dernière. Alors qu’il a l’impression de vivre un cauchemar éveillé, le jeune homme voit son front s’orner de deux magnifiques cornes qui semblent lui conférer des pouvoirs lui permettant de recueillir les plus noirs secrets des gens qu’il croise. Une façon pour lui de partir à la recherche du meurtrier de sa fiancée. À moins qu’il ne soit vraiment le coupable…


Film fantastique, horrifique, thriller, drame, comédie ou romance, Horns est tout cela à la fois. La première partie est enlevée, emplie d’humour noir et de cynisme, les sombres secrets révélés étant l’occasion d’une satire de notre société (mis à part ceux de la famille que j’ai trouvés douloureux). La seconde est plus sombre, en partie grâce aux flashbacks qui enfoncent le spectateur dans la douleur du personnage, mais surtout grâce à l’avancée de celui-ci dans la noirceur. Le casting est d’ailleurs très réussi. Daniel Radcliffe est remarquable dans son rôle d’Ig, son jeu est sobre et juste et il donne une dimension différente de celle que j’avais imaginée au personnage. Harry Potter a bien grandi, même si cette étiquette lui colle encore à la peau. Juno Temple est très touchante, le couple que forme son personnage avec Ig fonctionne à merveille, sa luminosité passée contrastant avec le désespoir actuel du jeune homme. Mention spéciale à Joe Anderson dans son rôle de grand frère largué et camé, poignant. Si le film est bien joué, la photo est aussi une réussite aux accents de Twin Peaks et la bande son est une tuerie. Pour autant, le film n’est pas parfait. On peut en effet lui reprocher de ne pas aller au bout de certaines choses, comme l’enquête policière et certains témoignages qui sont évoqués puis laissés de côté. La fin n’est pas non plus satisfaisante, trop rapide, parfois un peu grotesque. La conclusion sera sans doute jugée gnangnan par certains, personnellement j’ai bien aimé et je vous recommande ce film.

mardi 28 octobre 2014

The Walking Dead T3 - La chute du Gouverneur 1ère partie, Robert Kirkman

Résumé :

Woodbury, petite ville fortifiée qui résiste à l’invasion zombie… Le Gouverneur, son chef autoproclamé, commence à montrer des signes de pure démence, et ses actions plongent les habitants dans les ténèbres et la terreur. Woodbury a succombé à l’enfer. Au milieu de ce cauchemar post-apocalyptique, Rick, Michonne et Glenn, personnages phares de la bande dessinée éponyme, font enfin leur entrée. Les fans de la série The Walking Dead auront la surprise de découvrir ces trois héros sous un jour nouveau.


Avis :

Retour à Woodbury après la tentative de « coup d’État » ratée de Lilly et les autres conspirateurs. Philip Blake règne plus que jamais en maître sur la petite ville, les habitants qui ne le portent pas dans leur cœur font profil bas et tout ce petit monde se retrouve autour de l’arène pour se divertir. Mais quand de nouveaux rescapés arrivent à Woodbury, on retrouve toute la folie du Gouverneur.


Moins d’action, plus de psychologie dans cette première partie de La chute du Gouverneur. Après ce putsch raté, Lilly et ses amis font profil bas et abandonnent pour la plupart leur envie de rébellion. Le Gouverneur a de nouveau le champ libre pour ses manœuvres obscures et ceux qui n’ont ni vu la série, ni lu le comics iront de surprise en surprise. Pour les fidèles de la série télé, le déroulement des évènements, lorsque Michonne, Rick et Glenn arrivent à Woodbury est sensiblement différent et la lecture va leur offrir de belles surprises. Là où ça coince, c’est pour les fans du comics. Ce roman rejoint le scénario de la BD et n’apporte strictement rien, à part le plaisir de retrouver les personnages et l’ambiance de The Walking Dead.


lundi 27 octobre 2014

Hopeless, Colleen Hoover

Résumé :

Sky, 17 ans, vit avec sa mère adoptive Karen. Elle débute sa dernière année de lycée dans un nouvel établissement où elle ne connaît quasiment personne. Peu importe, de toute façon, Sky ne ressent aucune émotion depuis son enfance. Alors, quand elle croise Holder, elle est surprise de l'effet qu'il produit sur elle. D'autant que ce garçon croit la connaître, alors qu'elle n'a aucun souvenir de lui...


Avis :

/// Attention, cet avis contient des spoilers \\\

J’ai terminé Hopeless il y a quelques jours et, plus j’y repense, moins j’aime ce roman. La première partie passe, on a une romance young adult entre une jeune fille un brin naïve et un beau jeune homme mystérieux un brin violent, l’attirance est immédiate, ils se pelotent dès qu’ils peuvent, mais ne s’embrassent pas parce que ce moment-là devra être unique (humpf). Bref, ça se tourne autour, il y a la copine excentrique et le copain homo (pourquoi il y a toujours une copine excentrique et/ou un copain homo ? C’est un cahier des charges à respecter ?) qui veillent au grain sur les deux tourtereaux, mais le lecteur sent bien que quelque chose cloche dans ce couple, surtout quand il assiste à la crise de nerfs d’Holder, digne d’une personne en plein SPM aigu… Et puis, badaboum, la révélation arrive, début de la seconde partie, à la lecture de laquelle j’ai fait des bonds tellement j’étais hallucinée. /// Attention bis, je vais vraiment spoiler là \\\

Après une première partie un peu cucul la praline, mais pas désagréable, on entre dans le glauque et là l’auteur met le paquet. Tandis que Sky apprend que son père a sexuellement abusé d’elle alors qu’elle avait trois / quatre ans (chose terrible, mais annoncé comme la météo du lendemain), la jeune fille n’a qu’une envie, faire l’amour avec Holder alors que deux jours avant elle nous avait fait une crise de panique quand ils avaient essayé. Ben oui, normal, tu apprends que ton propre père abusait de toi et ça te donne envie d’une bonne partie de jambes en l’air, tout va bien. Ok, choc post-traumatique, admettons. Bien, elle semble remise, ils se tripotent, s’embrassent, et puis Sky veut un face à face avec son bourreau, ce qui va mal tourner puisque papa va se faire sauter le caisson sous les yeux de sa fille, c’est vrai qu’elle n’en avait pas assez bavé. Sky est accablée par le chagrin et choquée, attend la police avec des morceaux de cervelle collée dans ses cheveux… Non, non, non. Sky rentre à l’hôtel avec Holder, file sous la douche et applique la baisothéraphie de la veille. Sérieux ? Comment peut-on réagir comme ça dans la vraie vie ? On m’a kidnappée ? Roule-moi une pelle. J’ai été violée par mon père ? Fais-moi un gros câlin là maintenant tout de suite. Papa s’est tiré une balle dans la tête ? Prends-moi sauvagement. Non mais allô quoi ?! ©Nabila. Non seulement la vie de Sky est un merdier glauque, mais ses réactions sont complètement incompréhensibles, j’ai été de WTF en WTF jusqu’au bout. Merci mais non merci, je passerai mon chemin à l’avenir.


vendredi 24 octobre 2014

Anno Dracula, Kim Newman

Résumé :

Londres 1888. Depuis que Dracula a épousé la reine Victoria, la terreur règne sur la capitale. Sous l’influence du sulfureux comte, les citoyens sont de plus en plus nombreux à rejoindre les rangs des vampires, toujours plus puissants, et il ne fait pas bon être simple mortel. Mais la riposte ne se fait pas attendre. Dans les sinistres ruelles de Whitechapel, des prostituées vampires se font assassiner par un mystérieux inconnu aux scalpels d’argent. Lancés dans la traque du tueur, Geneviève Dieudonné, une vampire à la jeunesse éternelle, et Charles Beauregard, espion pour le Diogene’s Club, vont devoir gravir les échelons du pouvoir. Et s’approcher dangereusement du souverain le plus sanguinaire qu’a jamais connu le royaume…


Avis :

Dracula a triomphé de Van Helsing et John Harker, il a même épousé la reine Victoria, devenant ainsi Prince Consort. Le vampirisme est ainsi devenu très répandu, et ce dans toutes les couches de la société. Lorsque des prostituées vampires sont assassinées à Whitechapel, Charles Beauregard, espion du Diogene’s club et Geneviève, vampire très ancienne, vont mener l’enquête.


Avec Anno Dracula, Kim Newman réécrit une tranche très connue de l’Histoire. Si la trame générale reste la même, tous les détails sont changés du fait de la survie de Dracula et du vampirisme devenu commun. Les vrais personnages changent aussi, pilier de l’Histoire ou de l’art, ils ont évolué aux vues du contexte. En ce sens, Anno Dracula est un roman exigeant qui demande une bonne connaissance de l’époque Victorienne sous toutes ses facettes et du vampirisme, sous peine de passer à côté de nombre de références. Une fois le décor planté, c’est une enquête classique qui se joue sous nos yeux, à la fois connue et étrangère. Kim Newman mêle adroitement fiction et réalité et rend son uchronie on ne peut plus réelle. La plume de l’auteur est envoûtante et emporte le lecteur dans son monde fantasque le temps d’un roman, si bien qu’à la fin, le lecteur en veut encore.

jeudi 23 octobre 2014

Ce si joli trouble, Cora Carmack

Résumé :

La veille de sa rentrée à la fac, Bliss Edwards a décidé de franchir le pas. Ce soir, elle ramène un garçon chez elle ! Au moment de passer à l'acte, pourtant, c'est la panique. Bliss invente une excuse bidon et quitte son appartement au milieu de la nuit. Et le lendemain, catastrophe : en entrant dans son cours de théâtre, elle tombe nez à nez avec celui qu'elle a abandonné chez elle, complètement nu, huit heures plus tôt... Bliss ne s'est jamais sentie aussi ridicule ! D'autant plus qu'elle le trouve vraiment séduisant...


Avis :

Bliss a 22 ans, va à la fac et est toujours vierge, ce qui n’est pas du goût de son amie Kelsey. Cette dernière, bien décidée à ce que sa copine se débarrasse de son pucelage avant la rentrée, la traîne dans un bar à la recherche de l’amant idéal. Bliss jette son dévolu sur un beau blond, Garrick, le ramène chez elle… et trouve un prétexte complètement loufoque pour fuir avant le moment fatidique ! Le lendemain, la jeune femme croise de nouveau le chemin de Garrick : il n’est autre que son nouveau professeur de théâtre ! Alors que l’idée même d’une liaison entre eux devient impossible, Bliss doit se rendre à l’évidence ; elle n’est pas insensible au charme du jeune professeur.


Ce si joli trouble est une romance NA drôle et sensuelle, avec des personnages attachants, qui allie pudeur et audace pour un résultat très réussi ! J’ai été complètement séduite par le magnétisme de Garrick et l’hésitation touchante de Bliss. Leur couple fonctionne à merveille, et si on n’évite pas un petit goût de déjà-vu, le lecteur se laisse avec plaisir emporter par la romance bourrée de non-dits des deux protagonistes et passe un très agréable moment plein de douceur.

mercredi 22 octobre 2014

Philtres et potions magiques des sorcières, Katherine Quenot

Résumé :

Les sorcières, bien avant leur persécution, étaient à la fois des guérisseuses, des enchanteresses, mais aussi de terribles lanceuses de mauvais sorts. Après des années de recherches et de documentation sur des textes anciens et authentiques, Katherine Quénot a recensé un savoir oublié de tous : leurs recettes secrètes.


Avis :

Avant, j’étais une sorcière autodidacte dont les sorts et potions avaient une efficacité contestable. Mais ça, c’était avant. Aujourd’hui, grâce à Philtres et potions magiques des sorcières, je fais enfin la différence entre un faitout et une marmite, j’ai compris l’importance des cycles de la lune en sorcellerie et je dispose d’une batterie de recettes inratables.

Dans un beau livre aux allures de grimoire joliment illustré, Katherine Quénot s’adresse à toutes les sorcières, de la débutante à la plus expérimentée, et revient sur les bases de leur activité, avant d’entrer dans le vif du sujet. Le livre s’articule en cinq grandes parties autour des thèmes chers à tous : l’amour, la réussite professionnelle, la chance et l’argent, le succès en société et le traditionnel vengeance et défense. Faciles à réaliser, même pour les sorcières à double main gauche, les recettes sont rapides à mettre en œuvre, avec des ingrédients assez communs que vous trouverez sans souci (ou presque) (ok, la tête de vipère c’est plus compliqué que les grains de riz, mais vous êtes une sorcière que Diable, un peu de cran !).

Pour ma part je veux commencer ma nouvelle carrière en tentant la potion de chance qui me permettra de gagner au loto. D’ailleurs, je retourne dans mon jardin y chercher le trèfle à quatre feuilles dont j’ai besoin pour ma recette !

mardi 21 octobre 2014

La route, Cormac McCarthy

Résumé :

L'apocalypse a eu lieu. Le monde est dévasté, couvert de cendres et de cadavres. Parmi les survivants, un père et son fils errent sur une route, poussant un Caddie rempli d'objets hétéroclites. Dans la pluie, la neige et le froid, ils avancent vers les côtes du Sud, la peur au ventre : des hordes de sauvages cannibales terrorisent ce qui reste de l'humanité. Survivront-ils à leur voyage ?


Avis :

Ami dépressif ou âme sensible, passe ta route (ah ah ah), le roman de Cormac McCarthy n’est pas pour toi.
Dans un futur post-apocalyptique, un père et son fils traversent ce qu’il reste des Etats-Unis (je suppose), sans autre but que de survivre un jour de plus. Entre les cadavres, la cendre qui recouvre tout et les autres survivants devenus des prédateurs, ils cherchent un climat meilleur en descendant vers le sud, leurs maigres possessions entassées dans un caddie qu’ils poussent sans relâche. L’homme veut survivre et inculquer à son fils ce qu’est l’humanité, faire de lui quelqu’un de bien, tandis que le petit n’a qu’une peur, perdre son père, son repère, son tout. Histoire d’un amour filial hors normes, La route est assez déprimant, autant par la thématique que par le style dépouillé et froid de l’auteur. J’ai été profondément touchée par cette relation père-fils, par leur errance sans but et sans grand espoir au final, une fuite en avant dont le lecteur se demande parfois quel est l’intérêt, à quoi bon lutter pour survivre dans un monde mort.

La route est un livre poignant, un indispensable de la SF, un de ses livres qui vous marquent et vous hantent bien après la lecture…

vendredi 17 octobre 2014

Le projet Bleiberg, David S. Khara

Résumé :

1942. Pologne. Camp de Stutthof. Le chef suprême de la SS rencontre secrètement le scientifique en charge du plus important projet du 3e Reich. De nos jours. États-Unis. Jay Novacek, jeune trader new-yorkais, dépressif et alcoolique, reçoit la visite de deux émissaires de l'armée. Son père, haut gradé de l'US Air Force, vient d'être assassiné. Alors que la C.I.A. dépêche un agent pour protéger le fils du défunt, près de la base de Langley, en Virginie, un agent du Mossad abat un espion à l'issue d'un interrogatoire musclé. Muni de nouvelles informations, il se rend vers son prochain objectif : un certain Jay Novacek. Venue des heures les plus sombres de l'Histoire, une terrible machination se met en branle, menaçant l'humanité tout entière. N'est-il pas déjà trop tard pour l'arrêter ?


Avis :

Jay Novacek, trader en chute libre imbibé 24h/24 voit sa vie basculer à la mort de son père qu’il n’a pourtant que peu connu. Flanqué d’un garde du corps de la C.I.A. et d’un agent du Mossad, le jeune homme va devoir remonter le fil des découvertes de son père et plonger ainsi dans l’horreur du nazisme.


Difficile de résumer Le projet Bleiberg sans trop en dire, ce qui gâcherait la lecture. David Khara nous offre un thriller à tiroirs mené de main de maître. Les évènements s’enchaînent sans temps morts, la narration oscille entre les évènements passés et le présent et lecteur se prend au jeu de cette course contre la montre impliquant des personnages hauts placés, rendant ainsi les choses encore plus dangereuses. Malgré la multiplicité des énigmes, l’ensemble reste pourtant tout à fait cohérent, l’auteur ne s’étant pas perdu au milieu de son récit, fait assez appréciable pour être souligné car nombre de romans voulant user de ce procédé se retrouvent finalement très brouillons, perdant le lecteur en route. Si vous cherchez un thriller historique mâtiné d’espionnage, n’hésitez pas, Le projet Bleiberg est un excellent choix.

jeudi 16 octobre 2014

Le sang des zombies, Ian Livingstone

Résumé :

Brillant étudiant en mythologie, vous ne vous attendiez certainement pas à passer des vacances, que vous aviez imaginé studieuses, dans un château perdu au fin fond de la Transylvanie, à la merci de hordes de Zombies. Et pourtant vous voilà maintenant menant une chasse effrénée à ces créatures, œuvres de l'immonde Gringrich Yurr et de ses savants fous, dont le rêve insensé n'est autre que de devenir maître du monde. Un rêve que vous seul pouvez réduire à néant. Si toutefois vous restez en vie... Pourrez-vous survivre dans l'enfer qui vous attend, ou deviendrez-vous à jamais un Zombie ?


Avis :

Vous avez vos dés, votre stylo et un petit carnet ? Parfait, partons à la chasse aux zombies concoctée par Ian Livingstone pour ce nouveau Défi Fantastique.

Si le thème est plutôt novateur pour un DF, le livre n’est malheureusement pas le meilleur de la série. Tout d’abord, vu qu’il faut éliminer tous les zombies, le temps de jeu est largement allongé par rapport à d’habitude, ce qui ne serait pas un problème si les tâches n’étaient pas aussi répétitives. J’ai l’habitude de jouer d’une traite, là j’ai dû fragmenter ma lecture pour ne pas me lasser, et c’est là le gros point négatif de ce livre. À côté de ça, il y a aussi des points positifs comme l’immersion complète en mode zombie. Les morts-vivants sont gores, et du gore, vous allez en avoir (d’ailleurs la mention à partir de 12 ans me paraît un peu optimiste). Les illustrations sont, comme à chaque fois, très soignées et jouent beaucoup dans l’ambiance de lecture. Malgré tout, ces qualités n’arrivent pas à effacer le défaut majeur du livre, dommage.

mercredi 15 octobre 2014

October daye T2 - Les racines de la trahison, Seanan McGuire

Résumé :

"Après avoir perdu quatorze années de ma vie et avoir résolu le meurtre de la comtesse Evening, je pensais avoir mérité un peu de tranquillité afin de pouvoir me reconstruire. Mais, si tu ne viens pas à la Faërie, la Faërie viendra à toi ! Depuis cette affaire, je n'ai eu d'autres choix que de reprendre mon rôle de chevalier auprès du duc des Collines Ombragées, Sylvester Torquill. Et ce n'est pas tout à fait le genre de job qui permet
de souffler. Ma nouvelle mission: aller dans le comté de Foudre apprivoisée, en Californie pour veiller sur la nièce du duc January. Croyez-moi, ce n'est pas aussi simple qu'il n'y paraît..."


Avis :

Après les péripéties qui se sont déroulées dans le tome précédent, October (Toby pour les intimes) aspire à un peu de calme. C’est sans compter sur Sylvester Torquill, son suzerain, qui l’envoie en mission avec Quentin, un jeune page, pour surveiller sa nièce qui ne donne plus de nouvelles. Arrivée dans le knowe de January, Toby va rapidement se rendre compte que quelque chose ne tourne pas rond puisque, si la nièce de Syvester se porte bien, ce n’est pas le cas de tout le monde là-bas…


J’avais adoré le premier tome, je suis toujours aussi fan avec celui-ci. Toby va devoir enquêter sur des meurtres étranges puisque même sa magie du sang ne donne aucun indice dessus. Le lecteur va mener l’enquête avec elle et finir par suspecter tous les personnages au fur et à mesure. L’intrigue se déroule en huis-clos, l’ambiance est lourde et pesante, on ressent l’urgence de la situation à chaque ligne. Ici, pas d’histoire d’amour pour venir distraire l’héroïne et la détourner de sa mission. Toujours fragilisée par sa condition passée de poisson et les morts dont elle estime être responsable, Toby a ici à cœur de ne pas échouer et de protéger Quentin coûte que coûte. Le roman se dévore d’une traite, l’écriture est fluide et l’intrigue développée consistante et intéressante. Il n’y a que l’histoire personnelle de Toby qui reste au point mort dans cet opus, mais elle ne peut pas tout mener de front non plus ! Le seul point négatif réside en la fin qui arrive trop vite et le fait que la parution des tomes en VF se termine là. J’ai d’ores et déjà la suite en VO, je ne vais pas tarder à m’y plonger.

mardi 14 octobre 2014

Vertige, Franck Thilliez

Résumé :

Un homme se réveille au fond d'un gouffre, au cœur d'un environnement hostile, deux inconnus et son fidèle chien comme seuls compagnons d'infortune. Il est enchaîné au poignet, l'un des deux hommes à la cheville et le troisième est libre, mais sa tête est recouverte d'un masque effroyable, qui explosera s'il s'éloigne des deux autres. Qui les a emmenés là ? Pourquoi ? Bientôt, une autre question s'imposera, impérieuse : jusqu'où faut-il aller pour survivre ?


Avis :

Jonathan, ancien alpiniste chevronné, se réveille au fond d’un gouffre, attaché à la glace par une chaîne au poignet. À ses côtés, son fidèle chien, mais aussi deux inconnus tout aussi éberlués que lui de se réveiller dans cet endroit. Leur ravisseur ne leur a laissé que quelques vivres et trois questions : qui est le menteur, le voleur et le tueur ? Dans cette prison de glace, la survie s’organise tandis que la méfiance s’installe.


Vertige n’est pas le meilleur roman de Thilliez. L’intrigue est un peu longue à s’installer et m’a fait penser à Saw, mais je l’ai trouvée assez décousue, j’ai eu du mal à comprendre où l’auteur voulait en venir, même si on a la réponse à la fin, cette impression de flottement m’a gênée. La fin, justement, parlons-en, je ne l’ai pas vraiment trouvée satisfaisante en fait, j’attendais autre chose, ou plus de précisions en tout cas. Cela dit c’est bien écrit, ça se lit facilement et rapidement, mais à la fin cette lecture m’a un peu déçue, tout ça pour ça me suis-je dit. Vite lu, je vais vite passer à autre chose.

lundi 13 octobre 2014

Wild cards, George R. R. Martin

Résumé :

En 1946, un virus extraterrestre a frappé le monde et décimé 90 % de la population. Certains des survivants ont cependant acquis des pouvoirs surnaturels. Le XXe siècle s'en retrouve totalement modifié.


Avis :

Qu’est-ce que Wild cards ? Si je pose la question, c’est que ce n’est pas un roman au sens traditionnel du terme. En effet, le livre publié par les éditions J’ai lu est en fait une saga composée de nouvelles écrites par différents auteurs et non le fruit de la plume unique du Papa du Tône de fer. La saga originale a été commencée en 1987, comporte 21 volumes et est toujours en cours. Je ne me lancerai pas dans le rapprochement entre les volumes originaux et leur correspondance avec le livre dont nous parlons aujourd’hui, mais tout ce que je sais c’est que ce livre ne recense pas l’intégralité de l’œuvre, loin de là.

Maintenant, de quoi s’agit-il ? Eh bien Wild cards est en fait une série de superhéros. Après la mort de 90% de la population à cause d’un virus extraterrestre, les survivants se sont vus attribuer des cartes déterminant leur avenir : monstres ou superhéros. Mais on est très loin des Avengers. Georges RR Martin (and friends) n’aime pas que ses personnages soient blancs ou noirs et s’applique à leur donner une complexité, une profondeur parfois déroutante par rapport à ce que nous avons considéré comme acquis pour ce genre de personnages. Comme toute bonne uchronie, Wild cards incorpore des personnages historiques à la fiction, avec quelques-uns particulièrement savoureux. Quant au style, il faut souligner la cohérence du récit malgré la multiplicité des auteurs, la fluidité de la narration.

Atypique et fascinant, inventif et truculent Wild cards offre une autre vision de ses personnages que sont les superhéros. Ayez la curiosité de tenter l’aventure…

vendredi 10 octobre 2014

Avis - Le cercle de pierre T5 - La croix de feu, Diana Gabaldon

Résumé :

Claire, exilée au Nouveau Monde, l’a lu dans ses livres d’histoire et Jamie, son époux, est bien placé pour savoir que ses prédictions se réalisent toujours. Mais ils ignorent que leur fin est proche. C’est en tout cas ce qu’a découvert leur fille, Brianna, en se documentant sur ses parents. Restée au XXe siècle, elle a lu dans une vieille gazette l’avis de décès d’un James Fraser et d’une Claire Beauchamp, brûlés dans l’explosion de leur maison le 29 janvier 1776. Voilà pourquoi elle décide de quitter l’univers des Beatles et du Coca-Cola. Pour tenter, à son tour, de récrire l’avenir… Suivi par Le Temps des Rêves Après La Croix de feu, où l’on retrouvait Claire et son mari, Jamie, en Caroline du Nord, alors que la guerre d’Indépendance américaine était sur le point d’éclater, ce nouveau tome de la grande saga de Diana Gabaldon permet d’en découvrir les derniers – et nombreux – rebondissements. Le colonel Fraser s’engage dans la bataille d’Alamance, qui va se révéler décisive. Brianna tremble pour Roger, son cher époux, et l’automne de 1771 à Fraser’s Ridge va obliger Claire à déployer toutes les ressources de sa science du XXe siècle pour tenter de sauver ceux qu’elle aime.


Avis :

Tout d’abord, une petite précision pour être sûre qu’on parle bien des mêmes choses : je suis la tomaison d’origine, c’est-à-dire que ce livre correspond aux tomes 5 et 6 de la première édition chez Presses de la Cité et aux tomes 8, 9 et 10 chez J’ai lu avant le début de la réédition 2014 sous forme d’intégrales. Pour ceux qui sont perdus, le petit tableau ci-dessous (source Wikipédia) va vous aider à vous y retrouver (enfin j’espère) (cliquez pour agrandir).



Nous nous retrouvons donc à Fraser’s Ridge à l’aube du Gathering. Deux mariages sont prévus, Briana et Roger, et Jocasta et Duncan, les familles affluent dans la montagne pour se joindre aux festivités et, bien sûr, tout ne va pas se dérouler comme prévu.


La première moitié du roman est un peu molle. On suit les préparatifs, la vie quotidienne des Fraser et de leurs métayers qui vivent ensemble en attendant que chaque cabane soit construite, ce qui ne manque pas de créer des tensions. C’est un peu le calme avant la tempête, sauf que lorsque le bouquin fait plus de 1 300 pages, une moitié dans laquelle il ne se passe pas grand-chose, c’est très long, et je commençais à m’ennuyer ferme (il y a une limite à ma patience, même quand il s’agit de l’œuvre de Diana Gabaldon). Mais, femme de peu de foi que j’étais, le rythme s’accélère brusquement, les péripéties se multiplient, Jamie et Roger s’engagent dans la bataille d’Alamance, et à partir de ce moment le lecteur tremble, angoisse, pleure et rit de nouveau. Je n’ai pas vu la seconde moitié passer, j’étais excitée comme une puce sur le dos d’un chiot, j’en voulais plus, je ne voulais plus finir, prolonger le moment, connaître vite la suite… Bref, je me suis plongée avec délice dans ma lecture et j’ai retrouvé un énorme plaisir à suivre les aventures des Fraser, MacKenzie &Co. La fin m’a beaucoup surprise et émue grâce à un personnage et me revoilà avec la même problématique que d’habitude : j’ai envie de lire la suite !

jeudi 9 octobre 2014

Intrépide, SC Stephens

Résumé :

Suite et fin de la série phénomène de C. S. Stephens, et des aventures du couple désormais mythique : Kiera et Kellan.
Les D-Bags vivent une véritable success story qui ne va pas sans causer des problèmes dans la vie de couple du si sexy chanteur du groupe. L’amour de Kiera et Kellan pourra-t’il résister aux pressions constantes que leur inflige le star system ?
Un producteur plus ou moins véreux, une ancienne pop star qui cherche à utiliser leur célébrité et des médias qui relayent de fausses rumeurs : autant d’obstacles q ils devront traverser ensemble. Heureusement ils peuvent compter sur l’amitié et les liens quasi familiaux qu’ils ont créés avec les autres membres du groupe qui les aideront à traverser ce raz de marée médiatique.
Le succès a toujours un prix. Quel sera-t-il pour Kiera et Kellan ?


Avis :

Le premier tome avait été un coup de cœur, le deuxième était un peu en-dessous de ce que j’attendais, j’étais assez curieuse de savoir comment la trilogie prendrait fin et, surtout, ce que j’allais en penser.

Pour ce dernier opus, les D-Bags sont en route pour le succès à grande échelle et se professionnalisent, ce qui est synonyme, entre autres, d’éloignement et de fans en délire, donc de tourments pour Kiera. La jeune femme se retrouve toujours avec le même problème de confiance alors que Kellan lui a déjà maintes fois prouvé qu’il était fou d’elle. À côté de ça, le couple se retrouve confronté à d’autres problèmes que ceux de leur couple, ils doivent faire face à des problématiques adultes, ce qui ne se fera pas sans difficultés non plus.

Dans Intrépide, on assiste vraiment à un tournant dans l’évolution de la relation entre Kiera et Kellan. Si le musicien est toujours égal à lui-même, fort et fragile à la fois mais droit et amoureux de sa compagne, Kiera, toujours en proie aux doutes, va gagner en maturité, comprenant enfin qu’elle doit changer pour pouvoir vivre sa relation de manière sereine. Il était temps me direz-vous, certes, mais, même si le personnage m’a souvent agacée (pas dans le premier tome, mais après), je ne peux pas m’empêcher de la comprendre et de compatir parce qu’au final elle s’est fait beaucoup de mal toute seule.
Mais le roman ne se résume pas à notre couple phare. Le lecteur rentre dans le vif du sujet du star system, espère, s’énerve, tout n’est pas rose pour les D-Bags et il est intéressant de suivre leurs péripéties. Les amis du couple apportent aussi une touche de fraicheur à l’ensemble, on s’est attaché à eux au fil des romans et on se rend compte qu’ils vont aussi nous manquer.

La trilogie Toughtless se termine en beauté avec un dernier tome prenant et émouvant, je vous la recommande chaudement.