jeudi 5 janvier 2017

Alice au Pays des Morts-Vivants, Mainak Dhar

Résumé :

Pays des Morts, Inde. Du monde d'hier, il ne reste rien, juste les armes, nécessaires à la survie. Depuis qu'un virus a réduit la quasi-totalité de l'humanité à l'état de zombies, le Comité Central règne sur cette partie du globe. L'instrument de son pouvoir : son armée, Zeus.
Alice, quinze ans, vit dans une communauté restée indépendante et libre. Pour toute école, elle n'a connu que celle du combat. Mais elle y excelle. Lors d'une patrouille, elle surprend un mort-vivant portant des oreilles de lapin roses qui sort subitement de terre, puis qui disparaît. Des rumeurs parlent d'un réseau souterrain où les Mordeurs se réfugient.
Sans l'ombre d'une hésitation, elle s'engouffre à sa suite. Et chute...


Avis :

Si le roman de Mainak Dhar n’est pas le premier à nous livrer une Alice version zombies, c’est à mon sens la pire tentative et la saga de Gena Showalter fait limite office de chef d’œuvre à coté.

L’intention est louable, l’idée est bonne, mais cela ne suffit pas. Sorti de quelques références à Lewis Carroll, il ne reste rien de l’esprit d’Alice. Déjà, le début est limite ridicule avec ses zombies en tenue de bunnies. Sans déconner, comment peut-on avoir une idée aussi tordue ?! Ou alors il fallait jouer à fond la carte du déjanté, mais que nenni, Mainak Dahr ne prend pas cette voie. D’ailleurs, on se demande bien sur quel chemin il veut nous entraîner et, une fois le livre refermé, je me pose encore la question. L’ensemble est un grand n’importe quoi sans grande cohérence ni intérêt. L’intrigue est aussi plate qu’une limande, l’action inexistante et mon attention a faibli au fil des pages, sachant qu’on ne partait pas de bien haut non plus. L’écriture est dans la même veine, on sent la bonne volonté mais, encore une fois, ça ne prend pas. Les scènes d’action arrivent à peine à faire frémir un encéphalogramme plat, les dialogues font de la peine et Alice m’a inspiré autant d’empathie qu’un poulpe mort. Au temps pour moi, j’ai sûrement davantage d’empathie pour le poulpe. Bref, passez votre chemin, amis amateurs de zombies ou d’Alice ou les deux, il n’y a rien à garder ici.

2 commentaires: